samedi 15 janvier 2022

Le déclin du temps d’enseignement du français doit cesser

L’article du Journal de Montréal reproduit ci-dessous n’ose pas parler des cours intensifs d’anglais au primaire. Il y a de ces tabous modernes… Notons qu’Éric Zemmour, en nationaliste pro-français cohérent, a déclaré vouloir abolir les cours d’anglais (et autres langues étrangères) en France au primaire. La très gauchiste radio d’État française n’aime pas cette idée.

 


Pour bien apprendre le français, encore faut-il avoir le temps de l’enseigner.

Or, au fil des ans, la multiplication des programmes particuliers, concentrations et profils a mené à une diminution des périodes de français dans la grille-matières.

L’Association québécoise des professeur-e-s de français (AQPF) dénonce la situation depuis des années. Pour faire de la place à une concentration sportive ou artistique dans l’horaire des élèves du secondaire, une à deux périodes de français par cycle sont souvent sacrifiées.

Déjà, en 2011, le phénomène touchait environ un élève sur cinq, selon des données du ministère de l’Éducation.

Le phénomène touche même des élèves du régulier. L’école secondaire Jean-­Baptiste-Meilleur, à Repentigny, a décidé d’offrir à ses élèves de première secondaire six périodes de français par cycle plutôt que huit, l’an prochain, pour faire de la place à des profils centrés sur leurs intérêts.

Pratique pas unanime

Les enseignants de français en profiteront pour corriger les travaux des élèves en sciences et en univers social pour renforcer leur maîtrise de la langue, indique-t-on au centre de services scolaire des Affluents. La pratique ne fait toutefois pas l’unanimité.

«Ça prend du temps pour enseigner le français. Si on ampute une ou deux périodes au secondaire à chaque niveau, il va rester quoi, en termes de savoirs essentiels? On ne peut pas faire l’impossible. C’est pour ça qu’on se retrouve avec des élèves au cégep et à l’université qui ont des difficultés», affirme Katya Pelletier, présidente de l’AQPF.

Le régime pédagogique prévoit 400 heures d’enseignement du français en première et deuxième secondaire.

Chaque école peut toutefois déroger à la règle, puisqu’il s’agit de temps «indicatif» et non obligatoire.

L’AQPF réclame que le français soit «protégé» dans la grille-matières, un changement qui aurait toutefois des impacts bien réels sur les types de programmes offerts aux élèves.

«On tient à garder le plus de temps possible pour l’enseignement du français», soutient Mme Pelletier.

Des solutions pour améliorer le français

Plus de 40% des élèves échouent en orthographe à la fin du secondaire

  1. S'entraîner à écrire plus souvent en classe
  2. S'attaquer aux fautes de français dans toutes les matières
  3. Faire réfléchir les élèves grâce aux dictées 2.0
  4. Initier les élèves à l'écriture dès la maternelle
  5. Mieux former les profs
  6. Miser sur les livres pour apprendre à aimer les mots
  7. Ne pas réduire le temps d'enseignement du français
  8. Suivre les élèves à la trace dès le début de leur parcours
  9. Réviser les programmes de français
  10. Travailler en équipe pour surmonter les difficultés en écriture


Voir aussi

Québec — Triplement du nombre d'heures d'anglais en une trentaine d'années.  

Quatre cents heures d'anglais de plus, centaine d'heures de français de moins ?

Un nombre record de cégépiens faibles en français

Nombre d'heures de français en diminution alors qu'une majorité de décrocheurs en 5e secondaire échoue en français   

Priorité du nouveau ministre : renforcer l'immersion en anglais et la médicamentisation ?

L'État impose plus d'anglais dès le primaire, qu'en dit un linguiste ?


 

Français au cégep : aucune mesure de promotion du français

Un texte de Mathieu Bock-Côté.

On dit que Jean-François Roberge appartient à l’aile nationaliste de la CAQ. C’est probablement vrai. Mais c’est assurément relatif. Dans ce parti qui est une coalition de fédéralistes victorieux et de souverainistes vaincus, les nationalistes rasent les murs.

En un mot, il n’en faut pas beaucoup pour être nationaliste à la CAQ.

Oh ! Il arrive que les dirigeants de la CAQ empruntent la rhétorique du nationalisme, qu’ils évoquent, de manière émouvante, même, l’identité québécoise, et l’histoire à travers laquelle elle s’est nouée. Mais quand vient le temps de prendre des décisions essentielles, les caquistes sont timides.

[Français : un bilan quasi vide, voire négatif]

On portera à leur crédit la loi 21 et la résistance à la campagne de harcèlement médiatique pour soumettre le Québec à la théorie du racisme systémique.

Mais au-delà de ça, le bilan est presque vide, quand il n’est pas négatif.

Résumons : la CAQ n’a pas baissé les seuils d’immigration.

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Elle a financé l’agrandissement de Dawson.

Elle a donné le site du Royal Victoria à McGill.

Est-ce que Philippe Couillard a repris le pouvoir sans qu’on s’en aperçoive ?

La CAQ n’a rien fait d’essentiel pour la langue française.

Car non, le projet de loi 96 n’a rien d’essentiel.

[Roberge, le « nationaliste »]


On en revient à Jean-François Roberge (ci-contre). Le ministre de l’Éducation, qu’on dit nationaliste, vient de s’opposer à l’application de la loi 101 au cégep. Selon lui, son application au primaire et au secondaire est suffisante. Quel petit blagueur !

Il ajoute que « devant la piètre maîtrise de l’anglais de leurs enfants au sortir du secondaire, plusieurs parents dirigent leur progéniture vers les cégeps anglophones ». Ici, il se rend coupable d’incompétence. Car toutes les études prouvent que c’est exactement l’inverse.

Concrètement, le ministre Roberge capitule dans un combat essentiel pour la survie de la nation. Comprend-il que nous risquons de disparaître ? S’il le comprend, pourquoi ne fait-il rien ?

 


La capitulation du Ministre Robergé a suscité cette réponse de l'essayiste Frédéric Lacroix :

Voir aussi

Les cégeps anglais, les étudiants internationaux et le manque de courage politique de Québec 

Les étudiants internationaux: nouveau vecteur d’anglicisation du Québec  

Que faudrait-il faire pour sauver le français au Québec? 

Contradiction : la CAQ veut imposer un cours de culture québécoise, mais pas le cégep en français...  

Les cégeps anglophones sont devenus des cégeps allophones  

Maîtrise du français dans l’enseignement supérieur  

Assimilation des élèves allophones — « Tous leurs loisirs se passent en anglais. Souvent, ils ont étudié en français au primaire et au secondaire par obligation. » 

« Le français pourrait disparaître de la fonction publique au Québec »

« Nous avons tous été stupéfaits d’apprendre que 74 % des employés de l’État à Montréal utilisent parfois une autre langue que le français dans leurs interactions orales avec des personnes physiques au Québec, une proportion qui grimpe à 81 % à Laval et à 88 % en Outaouais », soulignait Mme Lamarre dans les pages du Devoir.

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Laval s’anglicise

Natalité baisse au Québec depuis 7 ans, mais CS de Montréal devrait accueillir 5000 élèves de plus d’ici cinq ans [impact de l’immigration]

Chute importante prévue du français dans les foyers québécois

Québec — Trois nouveau-nés sur dix ont au moins un parent né à l’étranger

 

 

Attaqués et harcelés des professeurs «cancelés» créent leur propre université au Texas avec le soutien d'Elon Musk

« Nous ne pouvons pas attendre des universités réputées qu’elles s’améliorent d’elles-mêmes. Alors, nous allons créer la nôtre. » C’est ainsi que Pano Kanelos, docteur en littérature et en philosophie politique et ancien président du St. John’s College d’Annapolis, a annoncé le 8 novembre dernier la création de l’université d’Austin (UATX). Qui a été pensée comme un remède aux maux contemporains de l’enseignement américain : la « cancel culture », la censure et la politisation des cours. Une plaisanterie ? L’établissement a déjà rassemblé dix millions de dollars de dotations privées, reçu plus de mille candidatures d’enseignants, et les premiers cursus commenceront cette année. Parmi les donateurs, on trouve Elon Musk.

Des études réalisées par Jordan Moss et Peter J. O’Connor ont montré que la « jeune gauche » en vogue ces dernières années — sur les réseaux sociaux sinon dans la vie politique — est antilibérale, préfère la censure à la liberté d’expression et a davantage en commun avec l’extrême droite qu’avec la gauche libérale traditionnelle. Des psychologues australiens ont étudié les traits de caractère dénommés « triade sombre » (le machiavélisme, le narcissisme et la psychopathie) chez les protagonistes des trois parties de ce conflit politique. Il en est ressorti que ces traits étaient également présents dans les deux camps extrémistes, et rares chez les libéraux classiques.

Quelles sont les conséquences pour les universités américaines ? Les étudiants exigent de plus en plus souvent que les universités créent des espaces dits « sûrs » (« safe »). Un lieu « sûr » est un endroit dans lequel il est possible d’éviter toute confrontation non désirée et d’être protégé, par exemple, des idées du camp politique adverse. C’est pourquoi les universités ne devraient pas inviter d’intervenants dont les positions sont controversées et provoquer de débats sur des thèmes pouvant offenser certaines personnes. Selon une étude sur la génération Z réalisée par des chercheurs de l’université d’État de San Diego, 86 % des étudiants estiment que cette protection fait partie des devoirs de l’université.

« Nous pensions que la censure ne pouvait qu’être le fait de régimes oppressifs dans des pays lointains. Mais il s’avère que la peur peut devenir endémique dans une société libre. Qu’elle peut devenir la règle dans le seul endroit qui ait pour mission de défendre le droit de penser l’impensable, de discuter l’inexprimable et de questionner l’incontestable », écrit Kanelos dans son texte proclamant l’ouverture de l’université.

Revenir aux sources libérales

Selon lui, l’UATX a pour objectif de revenir aux sources : l’université ne doit pas être professionnalisante ni préparer au monde du travail. Sa mission doit être la formation intellectuelle et l’épanouissement des personnes en tant qu’individus et que parties prenantes de la société. L’activité universitaire devrait donc se focaliser sur la « recherche de la vérité » — y compris en se confrontant à ce qui est différent, révoltant ou répugnant. Car si une tendance est représentée dans la société et influe sur notre réalité, nous avons le devoir de la comprendre, et pas de l’éviter.

Kanelos se réfère aux statistiques : presque un quart des enseignants des filières de sciences humaines est prêt à exposer à l’ostracisme un ou une collègue de travail en raison d’opinions « incorrectes » sur l’immigration ou le genre, et un cinquième des doctorants exprime sa volonté de discriminer les enseignants ayant des idées conservatrices. Selon une enquête réalisée sur les campus, 62 % des étudiants se plaignent du fait que l’atmosphère à l’université ne leur permet pas de dire ce qu’ils pensent. Pourtant, 70 % d’entre eux sont prêts à dénoncer les professeurs qui expriment des idées offensantes. Sur les 491 campagnes des dernières années visant à faire retirer les invitations d’intervenants extérieurs, 200 environ ont obtenu gain de cause.

Québec — Le triumvirat anti-Covid ignore-t-il les risques de myocardites chez les jeunes adultes vaccinés ?

Nous sommes le 13 janvier 2022, voici un extrait de la conférence de presse tenue ce jour-là…

Les trois membres du triumvirat anti-Covid semblent tout ignorer des avis défavorables d’organismes officiels quant à l’utilisation du vaccin Moderna pour les jeunes hommes âgés de moins de 30 ans alors que ce vaccin est celui qu’on propose en pharmacie.

Cette ignorance généralisée n’est pas faite pour rassurer.

Voici la directive dont la journaliste parlait. Une directive de l’INSPQ et de la Santé Publique datant du 3 décembre 2021 dans laquelle on explique que le Conseil consultatif national de l’immunisation au Canada (CCNI) a recommandé que le vaccin de Pfizer-BioNTech [BNT162b2] soit privilégié par rapport à Moderna [mRNA-1273] chez les personnes de 30 ans et moins afin d’éviter des risques de myocardites.

Santé Publique : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/3185-vaccination-moins-30-ans-covid-19-myocardites-pericardites-vaccin-arn-messager.pdf

Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) :

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/immunisation/comite-consultatif-national-immunisation-ccni/declaration-rapide-recommandation-utilisation-vaccins-covid-19-personnes-12-ans-plus-cas-myocardite-pericardite-signales-apres-administration-vaccins-arnm/resume.html

Une étude récente d’Oxford publiée le 25 décembre indique aussi des risques pour les jeunes hommes de moins de 40 ans pour une troisième dose du vaccin Pfizer (BNT162b2). Que ce soit avec Moderna ou Pfizer, ce risque augmente avec le nombre de doses.

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.12.23.21268276v1.full.pdf 

Extrait : « le risque de myocardite est plus élevé après des doses successives de vaccin à ARNm [Pfizer-BioNTech, Moderna] qu’après des doses successives de vaccin à adénovirus [AstraZeneca alias ChAdOx1]. Pour la première fois, nous observons une augmentation des événements de myocardite à la suite d’une troisième dose de vaccin BNT162b [Pfizer-BioNTech]. » Le taux d’incidence (IRR dans le tableau ci-dessous) de myocardite associé à une troisième dose de Pfizer pour les jeunes adultes mâles de moins de 40 ans est aujourd’hui de 7,60 soit approximativement la moitié du taux d’incidence (inacceptable) associé à deux doses de Moderna, lequel est de 16,52.

Une étude nordique inédite a révélé que les hommes de moins de 30 ans en Finlande, en Suède, en Norvège et au Danemark, qui avaient reçu le vaccin Spikevax © de Moderna, présentaient un risque légèrement plus élevé que les autres de développer une myocardite. S’appuyant sur ces données, le 7 octobre 2021, la Finlande, la Suède et le Danemark ont interrompu l’utilisation du vaccin de Moderna contre la Covid-19 chez les jeunes hommes. 


Nouvelles connexes

L’avantage de la double vaccination continue de baisser. Lundi 10 janvier, le Ministère de la Santé a arrêté de publier le risque d’infection d’une personne non vaccinée par rapport à une personne vaccinée deux doses. Il n’avait cessé de baisser depuis des mois (c’est le plus pâle en bas du graphique) pour devenir avantageux à 0,7 pour les non-vaccinés. Tous les autres risques des non-vaccinés baissent également rapidement que ce soit l’hospitalisation en général ou l’admission aux soins intensifs.


Mardi, le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a indiqué que 50 % des quelque 2800 hospitalisations liées à la Covid-19 sont en fait des personnes asymptomatiques qui ont été détectées lors d’un test fait à leur admission.

Le Centre de justice a annoncé le 13 janvier qu’il intentera une action en justice contre le gouvernement provincial du Québec, à la suite de l’annonce par le Premier ministre François Legault d’une « taxe santé planifiée » pour les résidents du Québec qui ne reçoivent pas le nombre requis d’injections de Covid, nombre actuellement établi à trois.  Le mardi 11 janvier 2022, le Premier ministre du Québec, François Legault, a déclaré aux médias qu’une contribution « substantielle » sera demandée à ceux qui ne se font pas vacciner contre le Covid. Malgré un taux de double vaccination de 78,3 %, le Québec a mis en place certaines des mesures de confinement les plus strictes en Amérique du Nord. La province a imposé un couvre-feu à partir de 22 heures à 5 heures du matin interdisant même pendant quelques jours l’acte solitaire de promener son chien, et a mis en place des « passeports vaccinaux » pour les lieux de culte et pour les commerces jugés « non essentiels » par le gouvernement.

« La “taxe santé” proposée au Québec est une violation flagrante des droits des Québécois en vertu de la Charte et un affront à l’égalité pour laquelle le Canada était autrefois connu », déclare le président du Centre de justice, John Carpay.

« Il s’agit d’une attaque flagrante contre une minorité de la société. Historiquement, la persécution d’une minorité par le biais de la fiscalité a ouvert la voie à des mesures encore plus graves. Nous combattrons devant les tribunaux cette taxe discriminatoire et non scientifique et défendrons le droit à l’autonomie corporelle des Québécois et de tous les Canadiens. Cette injustice n’a pas sa place au Canada », ajoute M. Carpay.

La Charte canadienne des droits et libertés stipule clairement que chaque individu est égal devant et en vertu de la loi et a droit à une protection égale et à un bénéfice égal de la loi sans discrimination. Et les tribunaux canadiens ont affirmé à maintes reprises le droit à l’autonomie corporelle garanti par la Charte.

« L’annonce d’une taxe imposée à ceux qui refusent les injections de Covid, comme le » passeport vaccin », est une discrimination et une erreur. Les vaccins n’empêchent pas les gens de contracter ou de propager le Covid, il n’y a donc aucune justification médicale ou scientifique à la persécution financière et à la discrimination contre les citoyens non vaccinés », conclut M. Carpay.

Sondage Léger : Les Québécois parmi ceux qui attribuent le plus d’efficacité aux vaccins…

Le Pr de médecine Michaël Peyromaure s’oppose au passeport vaccinal, la vaccination des enfants.

Selon le professeur Peyromaure, la technocratie a pris le pas sur les bonnes pratiques médicales.

Pour lui, le bruit que l’on fait autour de la Covid cache le problème de fond : la crise que traverse l’hôpital (son trop grand nombre d’administrateurs, les lits qu’on ferme, le manque d’autonomie des chefs de service, la dépense dans ces couches d’administrateurs).

Pour Bernard La Scola, professeur de microbiologie à l’IHU de Marseille, l’efficacité des restrictions sanitaires actuelles est nulle — ou presque.

 

Times of Israel: Un essai clinique israélien, le premier au monde, conclut que la 4e dose n’est « pas assez bonne » contre Omicron. Un expert du Sheba Medical Center affirme que le vaccin augmente les niveaux d’anticorps Covid, mais il y a « encore beaucoup d’infections » parmi ceux qui l’ont reçu. Plus d'info en français sur INews24.

Le ministre israélien des Finances, Avigdor Lieberman, a déclaré samedi 15 janvier qu’il avait été testé positif à la Covid-19, qu’il s’isolerait, mais continuerait à travailler à domicile. Le 10 janvier, Lieberman a publié une photo de lui recevant une quatrième dose de vaccin contre la Covid-19 (voir ci-dessous).


 

jeudi 13 janvier 2022

Les Québécois parmi ceux qui attribuent le plus d'efficacité aux vaccins...

La firme de sondage Léger vient de publier un sondage important sur la perception de l’efficacité des vaccins au Québec, au Canada et aux États-Unis.

Il en ressort que les Québécois sont parmi ceux qui attribuent le plus d’efficacité aux vaccins, 51 % des Québécois pensent ainsi que les vaccins empêchent de contracter la Covid-19 et 85 % que les vaccins assurent que les personnes vaccinées infectées par la Covid-19 ne seront pas hospitalisées ou ne souffriront pas de complications graves liées à la Covid-19.

 


Les Américains sont nettement moins convaincus que les vaccins « assurent » de ne pas être hospitalisés ou souffrir de complications majeures.



Les vaccins n’empêchent bien évidemment pas de contracter la Covid-19. Depuis la vague Omicron, les vaccinés sont plus susceptibles d’être contaminés selon les chiffres du Québec que les non-vaccinés. La semaine passée au Québec, un non-vacciné était 0,7 fois moins susceptible d’être contaminé qu’un vacciné (voir la capture d’écran ci-dessous). Le Québec n’est en rien une exception à ce sujet (le professeur Raoult en parle ici, on a émis l’hypothèse que les anticorps facilitants pourraient expliquer ce paradoxe [1]). Ce chiffre étant « peu responsable », le gouvernement l’a éliminé ces derniers jours de son tableau de bord.

Il n’est pas plus vrai que « les vaccins assurent que les personnes vaccinées infectées par la Covid-19 ne seront pas hospitalisées ou ne souffriront pas de complications graves liées à la Covid-19 ». Pour s’en convaincre, il suffit de noter que plus deux tiers des hospitalisations sur 28 jours (voir ci-dessous, chiffre de ce 13 janvier) et plus de la moitié des personnes en soins intensifs sont des personnes vaccinées ! Et les décès de vaccinés ne sont pas inconnus non plus.

Comment expliquer cette confiance exagérée au Canada, et au Québec en particulier, dans l’efficacité des vaccins contre l’infection et l’hospitalisation ? Les médias « responsables » auraient-ils caché cette efficacité très relative ? Les gens pensent-ils que les avantages, plus nets, des vaccins face aux variants précédents sont toujours valables avec Omicron ?

Ce sondage a été réalisé par Léger du 7 au 9 janvier 2022 auprès de 1 547 Canadiens et 1 014 Américains, âgés de 18 ans ou plus, recrutés aléatoirement.

 

Notes

[1] Un article très cité sur les réseaux sociaux mentionne l’équilibre entre les anticorps facilitateurs (néfastes) et neutralisants (bénéfiques) chez les personnes vaccinées est en faveur de la neutralisation pour la souche Wuhan, les variants Alpha et Bêta, mais pas pour les Gamma, Delta, Lambda et Mu. L’évolution du SARS-CoV-2 a considérablement affecté l’équilibre ADE/neutralisation qui est aujourd’hui en faveur de l’ADE ». Le phénomène de ces anticorps facilitants, plus connu sous le sigle anglais ADE pour « antibody-dependent enhancement », a été observé avec « la fièvre jaune, avec la dengue, avec le SIDA et avec d’autres coronavirus », explique le Pr Lelièvre, qui schématise ainsi le mécanisme général des anticorps : « Les anticorps ressemblent à la lettre Y. La partie en V, appelée “fragment FAB”, se fixe directement à la protéine du virus pour le neutraliser. La partie en I, appelée “récepteur FC”, se fixe quant à elle sur les cellules de l’immunité et les active pour qu’elles détruisent à leur tour le virus ». Mais, de temps en temps, il peut y avoir un effet délétère, de deux sortes possibles. D’abord, via le récepteur FC, le virus peut infecter des « macrophages », des cellules qui participent à l’immunité et qui normalement éliminent les pathogènes, entraînant ainsi une diffusion du virus. « C’est ce qui a été observé dans le cas de la péritonite du chat, qui est une forme de coronavirus », explique Jean-Daniel Lelièvre.

[2] Nous avions déjà parlé du fait qu’il faudrait ne plus inclure les gens primovaccinés depuis moins de 15 jours dans les statistiques des non-vaccinés afin de pouvoir évaluer les avantages et les risques associés à cette première vaccination.  Pour le Pr Raoult, nous sommes fort probablement plus vulnérables d’attraper le coronavirus les 2 semaines suivant la piqûre de vaccination. Le rapport ontarien auquel le Pr Raoult fait mention est celui-ci Cas confirmés de Covid-19 après la vaccination en Ontario : du 14 décembre 2020 au 12 décembre 2021. Voici le graphique tiré de ce rapport où, entourés d’un gros trait noir, apparaît le pic de cas de Covid (symptomatiques en bleu foncé, asymptomatiques en bleu clair) parmi les récemment vaccinés (moins de 14 jours après inoculation). Dans les statistiques d’infection, ils sont souvent groupés avec les non-vaccinés.

 

Nous avons désormais des chiffres similaires pour l’Alberta tirés du site officiel de la province. Il s’agit de trois graphiques qui représentent le délai entre la première dose jusqu’au diagnostic de la Covid-19. Et ceci pour les infections observées, les hospitalisations et les décès. On remarque que les incidents sont concentrés dans les premiers jours. Les couleurs dans les graphiques albertains indiquent l’âge des personnes. 

Les infections, les hospitalisations et les décès montent en flèche dans les jours et semaines qui suivent l’inoculation de la première dose de vaccin.

L’Alberta compte environ 4,4 millions d’habitants, cet échantillon est donc significatif. La grande majorité des vaccins administrés dans la province sont des vaccins à ARNm de Pfizer et Moderna, bien qu’environ 10 % aient été des vaccins à ADN/AAV, principalement d’AstraZeneca.

Les chiffres semblent confirmer les données nationales d’Israël et de la Grande-Bretagne, qui ont vu l’année dernière les décès liés à la Covid atteindre des sommets historiques juste après le début des campagnes de vaccination de masse.

Une hypothèse expliquait ces décès par la vague hivernale préexistante de Covid en Grande-Bretagne, bien que d’autres pays européens tels que la France et l’Espagne n’aient pas fait face à de telles poussées à la même époque.

Cette explication ne s’applique pas à l’Alberta. La campagne de vaccination du Canada a commencé relativement tard, et la quasi-totalité de celle-ci a eu lieu après le pic de Covid de l’hiver 2020-2021. Jusqu’à la mi-février 2021, à peine 2 % des résidents de l’Alberta avaient reçu leur première dose.

Une autre explication potentielle est que la première dose de vaccins affaiblit temporairement le système immunitaire, comme le révèleraient selon d’aucuns les propres données des essais cliniques de Pfizer. Voir la baisse de lymphocytes dans les premiers jours suivant la vaccination.

Selon les règles de décompte utilisées par les autorités de santé publique et les médias, tous ces décès et infections sont comptés et signalés comme étant survenus chez des personnes non vaccinées. 

Voir aussi  

« Justice » : Un père non vacciné perd temporairement le droit de voir son enfant adolescent qui est doublement vacciné

Dernières nouvelles sur la Covid  

Vers la vaccination obligatoire pour les non-vaccinés, « fardeau » du réseau public de la santé ?  

Un peu de perspective et d'espoir dans le climat très sombre entretenu actuellement  

Les surdoses de fentanyl, première cause de décès chez les adultes américains âgés de 18 à 45 ans (pas la Covid !) 

Trudeau : « est-ce qu'on tolère les gens » farouchement opposés à se faire vaccinés anti-Covid ?

 

 

mercredi 12 janvier 2022

Le triomphe des impostures intellectuelles


Le langage est violent ! La science est sexiste ! Le sexe biologique n’existe pas ! Seuls les blancs peuvent être racistes ! Vous avez forcément entendu un de ces lieux communs woke dans la bouche d’un ami progressiste, d’un homme politique français d’extrême gauche ou d’un journaliste de Radio France. Dans Le triomphe des impostures intellectuelles, les chercheurs Helen Pluckrose et James Lindsay nous expliquent comment de telles âneries sont peu à peu devenues crédibles, et comment répliquer à tous ces déconstructeurs. Dans leur essai, Le triomphe des impostures intellectuelles, les chercheurs Helen Pluckrose et James Lindsay analysent « comment les théories sur l’identité, le genre, la race gangrènent l’université et nuisent à la société ».

Rois du canular

Rappelons d’abord que Helen Pluckrose et James Lindsay participèrent il y a trois ans à un formidable canular qui fit grand bruit : imitant la « réflexion » et le sabir universitaires des promoteurs des théories sur le genre, la race, le féminisme, etc., nos chercheurs envoyèrent à des revues de référence des articles bidonnés et délirants qui reçurent pourtant les compliments des comités de lecture desdites revues. La revue Gender, Place and Culture plaça parmi ses 12 meilleures publications celle de nos facétieux chercheurs sur la « culture du viol canine » qu’ils avaient, disaient-ils, pu analyser dans les parcs à chiens de Portland en inspectant les parties génitales de 10 000 chiens tout en interrogeant leurs propriétaires sur leur sexualité. Dans un autre article intitulé « Passer par la porte de derrière : défier l’homo-hystérie masculine et la transphobie à travers l’usage de sex-toys pénétratifs », H. Plukrose et ses acolytes préconisaient d’encourager l’auto-pénétration des hommes par voie anale avec des sex-toys pour vaincre l’homophobie et la transphobie. Un universitaire de la revue Sexuality and Culture qualifia cet article de « contribution incroyablement riche et excitante à l’étude de la sexualité et de la culture ». Démonstration par l’absurde de la vacuité de certaines théories fumeuses parfaitement réussie.

Beaucoup plus sérieusement, Plukrose et Lindsay s’attaquent dans leur essai aux mêmes impostures intellectuelles constituant pour l’essentiel ce qu’on appelle aujourd’hui le wokisme. Issus de la Théorie postmoderne des années 60 qui trouvait ses racines dans les travaux des penseurs de la « French Theory » (Foucault, Derrida, Lyotard, entre autres), les principes qui président ce mouvement sont, premièrement, un scepticisme radical quant à la possibilité d’accéder à une vérité objective et, deuxièmement, la croyance que toute la société est exclusivement organisée autour de rapports de domination et d’oppression.

Comment identifier une idée woke

Les auteurs décrivent les quatre thèmes essentiels de cette Théorie postmoderne :

  1. Le brouillage des frontières (objectif/subjectif, vérité/croyance, humain/animal, sexe/genre, etc. Les notions d’ambiguïté, de fluidité et de « trouble » en découlent, en particulier dans les théories post-coloniale et queer).
  2. Le pouvoir du langage (qui mènera des années plus tard à l’écriture inclusive ou au pronom « iel », à une novlangue universitaire obscure, à celle du politiquement correct, à de nouveaux syntagmes comme « racisé », « privilège blanc », « hétérocentrisme », etc.)
  3. Le relativisme culturel (réévaluation constante des productions artistiques ou intellectuelles anciennes ou récentes à l’aune de ces seules théories).
  4. L’abandon de l’individu et de l’universel (pour ne se préoccuper que des « petits groupes » ou minorités considérées comme seuls vecteurs de valeurs et de connaissances).

On aura aisément reconnu certains traits caractérisant les mouvements déconstructionnistes actuels.

S’ils ne dédouanent pas totalement la Théorie postmoderne des années 60/70, les auteurs considèrent qu’elle relevait plus d’un jeu intellectuel que d’un un acte militant : « Les premiers Théoriciens (postmodernes) n’avaient grosso modo aucun but et se servaient de l’ironie et du ludisme pour renverser les hiérarchies et perturber ce qu’ils considéraient comme des structures injustes de pouvoir et de savoir. » Ils semblent toutefois minorer l’enracinement spécifiquement américain de ce mouvement aboutissant à ce qu’Allan Bloom [1] appelle le principe « d’ouverture » (à tout, à tous, à n’importe quoi qui s’oppose au savoir ou qui « libère de l’autorité » jusqu’au moment où « l’ouverture consistait à “faire son porte truc” »), principe élevé comme valeur suprême aux sein de la démocratie américaine et évacuant toute idée de traditions et de transmission, préparant ainsi le terrain au « déconstructionnisme ». Les penseurs de la French Theory ont trouvé aux États-Unis le lieu idéal pour l’application étendue à la société entière de ce que Bloom constate dès les années 60 dans l’université, à savoir des enseignants n’exigeant plus rien de leurs étudiants, le « développement personnel » se substituant au savoir universitaire, et les récriminations des minorités victimaires remplaçant tous les apprentissages nécessaires à une véritable instruction. De plus, Bloom note que s’il ne peut plus y avoir de religion (Nietzsche), l’impulsion religieuse demeure : « Plus de religion, donc, mais de la religiosité. » Et, de fait, certains campus universitaires ressemblent de plus en plus à une concentration de sectes religieuses intransigeantes, agressives, puristes et punitives.

Vérités péremptoires et pseudo-scientifiques

Au contraire de ce que prétendent certains, le phénomène wokiste qui découle directement de la Théorie postmoderne n’est ni inexistant, ni anodin. On le retrouve aujourd’hui dans tous les endroits stratégiques, l’université en premier lieu. Dans ce fourre-tout appelé « Justice sociale », les théoriciens woke établissent des « vérités » péremptoires et pseudo-scientifiques sur le « privilège blanc », le « racisme systémique », la « culture du viol », etc., rendant ainsi la déconstruction du monde occidental non seulement souhaitable mais, selon eux, absolument nécessaire à l’émancipation de tous les « opprimés ». Le wokisme est en réalité un appareil révolutionnaire qui permet à des minorités de tyranniser et de s’imposer dans les lieux de pouvoir et de savoir : « Il faut avoir un peu de cran pour s’opposer à une idéologie aussi puissante. » Les réactions outrées de certains de nos universitaires ou journalistes face à la dénonciation des dérives wokistes sont là pour en témoigner. L’idéologie wokiste, abstraite et totalitaire, ne parvient pas « à d’autres conclusions que les affirmations simplistes voulant que les hommes blancs hétérosexuels soient injustement privilégiés, qu’ils doivent se repentir et finalement laisser la place aux autres. »

Le wokisme se répand dans toute la société : de plus en plus prégnant dans le monde de l’éducation ou celui de la culture, il a fait son apparition dans des entreprises organisant des stages « pour la diversité » ou contre l’homophobie ; au moment de quitter le Parti des Indigènes de la République Houria Bouteldja a pu dire sa satisfaction de voir les thèses décolonialistes s’imposer « dans toutes les universités et les milieux antiracistes » ; les GAFAM et l’industrie du cinéma (Netflix en tête) sont noyautés par le wokisme. Les représentants de l’extrême-gauche ont historiquement été les idiots utiles de la plupart des totalitarismes, ils ne pouvaient pas rater celui-là. Jean-Luc Mélenchon vient de déclarer qu’il voulait que la « liberté de genre » soit inscrite dans la Constitution : « Si c’est votre intime conviction, que vous êtes une femme ou un homme, vous avez le droit de l’affirmer contre la réalité des apparences et de votre corps. Et la société, la seule chose qu’elle peut espérer, c’est que vous soyez bien dans votre peau, dans votre rôle, dans votre genre. » Avis à tous ceux qui se prennent, contre la réalité des apparences et de leurs corps, pour une tortue, une scie sauteuse ou une carotte : Monsieur Mélenchon est prêt à leur donner entière et constitutionnelle satisfaction, car la société, la seule chose qu’elle peut espérer, c’est que vous soyez bien dans votre peau (de tortue, de scie sauteuse ou de carotte).

Ridiculiser le wokisme avec ses propres armes

Wokisme rime souvent avec délire, écrivent en substance Plukrose et Lindsay. Exemple (qui aurait pu être un de leurs canulars et qui n’en est pas un) : Dan Goodley, professeur travaillant sur le « validisme », demande aux handicapés de ne pas chercher à se rapprocher des normes « valides » (en refusant les traitements ou les prothèses, par exemple) afin de… subvertir les normes sociales et d’échapper à « l’autonomie, l’indépendance et la rationalité [qui] sont des qualités souhaitées par le système néolibéral validiste ».

Comme Helen Pluckrose et James Lindsay, n’hésitons pas à recourir parfois à la plaisanterie : Jean-Luc Mélenchon transformé en spécialiste du genre, Rama Yade se sentant « micro-agressée » par la statue de Colbert ou Sandrine Rousseau déconstruisant son mari et ses privilèges de bourgeoise blanche, avouons quand même qu’il y a de quoi se marrer. Cet essai passionnant permet de combattre le wokisme, soit en l’abordant de front avec de solides raisonnements, soit en le ridiculisant avec ses propres armes car « la moquerie est quelquefois plus propre à faire revenir les hommes de leurs égarements, et elle est alors une action de justice » [2] ; même si, les « éveillés » ne supportant aucune contradiction et toute moquerie leur étant une « offense », il sera difficile de les ramener sur le chemin de la raison : « Il y a des personnes si peu raisonnables, qu’on n’en peut avoir de satisfaction, de quelque manière qu’on agisse avec eux, soit qu’on rie, soit qu’on se mette en colère » [2]. Qu’importe, il nous faut continuer de dénoncer le totalitarisme woke de toutes les façons possibles.

Source : Causeur

[1] Allan Bloom, L’âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, Les Belles Lettres.

[2] Pascal, Les Provinciales, onzième lettre.

Voir aussi 

Canulars embarrassants : revues « savantes » dupées par de fausses études adoptant des mots clés à la mode 

Parodier le vocabulaire des études de genre : un nouveau genre à succès ?

Prof Peter Boghossian : les wokes ont eu sa peau

Peter Boghossian : « Avec l’idéologie “woke”, les certitudes morales deviennent inébranlables »

Le wokisme, hérésie du progressisme et produit du nihilisme fait moralisme 

Vers la vaccination obligatoire pour les non-vaccinés, « fardeau » du réseau public de la santé ?



Voir aussi

Ralentir la contagion ? Ces deux scientifiques voudraient l’accélérer ! (article du Wall Street Journal traduit) 

« Justice » : Un père non vacciné perd temporairement le droit de voir son enfant adolescent qui est doublement vacciné 

Dernières nouvelles sur la Covid 

Un peu de perspective et d'espoir dans le climat très sombre entretenu actuellement  

Les surdoses de fentanyl, première cause de décès chez les adultes américains âgés de 18 à 45 ans 

Trudeau : « est-ce qu'on tolère les gens » farouchement opposés à se faire vaccinés anti-Covid ?

 

Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan contre les confinements et autres mesures punitives et contreproductives, plus particulièrement avec le variant Omicron. Radio-Canada s'en plaignait « La Saskatchewan fait cavalier seul au pays en n’adoptant pas davantage de mesures. [...] Pour autant, [le Dr] Nazeem Muhajarine ne croit pas qu'il soit trop tard pour agir. »

« Justice » : Un père non vacciné perd temporairement le droit de voir son enfant adolescent qui est doublement vacciné

(Les adolescents même non vaccinés n’ont quasiment aucun risque au Québec. Deux jeunes de 10 à 19 ans sont morts avec la Covid pendant les deux ans de la pandémie Covid-19 au Québec, tous les deux avec des comorbidités. Ils n’apparaissent même pas sur ce diagramme, puisque ces deux jeunes ne représentent que 0,016 % des décédés. Le raisonnement pour encourager la vaccination des jeunes était de protéger les personnes âgées et fragiles quand on croyait que les vaccins empêchaient la propagation du virus.)

Dans son jugement daté du 23 décembre, le juge Jean-Sébastien Vaillancourt, de la Cour supérieure, a ainsi répondu à cette question : « […] il aurait normalement été dans le meilleur intérêt [calque : intérêt supérieur] de l’enfant d’avoir des contacts avec son père, mais pas dans son meilleur intérêt d’avoir des contacts avec lui si celui-ci n’est pas vacciné et est opposé aux mesures sanitaires dans le contexte épidémiologique actuel. »

Le juge note que l’adolescent a reçu deux doses, mais que le père n’est pas vacciné : ce dernier a déclaré devant le tribunal avoir « des réserves quant au vaccin », mais a soutenu respecter les mesures sanitaires, notamment en ne sortant presque pas de chez lui. Toutefois, il ne présente aucun argument pour appuyer ni expliquer ses réserves, constate le magistrat.

De plus, « des extraits de la page Facebook de Monsieur produits par Madame révèlent qu’il semble effectivement s’opposer aux vaccins et aux mesures sanitaires », retient le juge, et même « portent à croire qu’il est effectivement ce qu’on appelle communément un “complotiste”, de sorte que le tribunal a de fortes raisons de douter qu’il respecte les mesures sanitaires comme il affirme le faire dans sa déclaration écrite ».

Puis Jean-Sébastien Vaillancourt tranche : « […] il est de connaissance judiciaire que la vaccination est une mesure de prévention fortement encouragée par les autorités sanitaires nationales et mondiales. »

Encouragée, mais pas imposée. Et de nombreux docteurs s’y opposent.

Toutefois, l’adolescent est doublement vacciné et « bénéficie d’une certaine protection à l’égard du virus », est-il écrit dans le jugement.

Est-ce suffisant pour lui permettre de côtoyer son père ?

Non, selon le juge : « […] il est de connaissance judiciaire que la protection n’est pas totale, et qu’elle semble même être réduite face au variant Omicron, qui se propage actuellement au Québec. Il est également de connaissance judiciaire que ce variant est hautement contagieux. »

Le juge semble avoir oublié que la vaccination n’empêche pas la contagion… Bien au contraire. Depuis la vague Omicron, les vaccinés sont plus susceptibles d’être contaminés selon les chiffres du Québec (supprimés depuis hier de son tableau de bord) que les non-vaccinés. Ils transmettent également autant le virus que les non-vaccinés, ils seraient toutefois moins susceptibles de développer des formes graves de la maladie.


 

 Source : Le Devoir 
 
Voir aussi
 
La directrice des CDC informe sur la bénignité d’Omicron comparé à Delta : 
 

 

Québec n’a pas écouté ses experts médicaux sur l’administration rapide d’une 3e dose aux infectés. La décision de Québec de permettre aux personnes infectées par la COVID-19 de recevoir une 3e dose dès la fin de leurs symptômes relève de besoins « opérationnels » et non de l’avis de ses experts en santé publique. Le ministère de la Santé a pourtant affirmé mercredi qu’elle avait été prise « à la suite d’une recommandation de la santé publique », or deux membres du comité d’immunisation du Québec (CIQ) répliquent qu’il s’agit plutôt d’une décision gouvernementale pour faciliter l’administration notamment du passeport vaccinal.

Pour l’OMS, combattre la pandémie à coups de doses de rappel n’est pas une stratégie viable. L’Agence européenne des médicaments partage ces craintes : « Si nous donnons des doses de rappel tous les quatre mois, nous pourrions avoir des problèmes avec la réponse immunitaire. La réponse immunitaire pourrait en fin de compte être moins bonne que nous voudrions qu’elle soit. Il faut faire attention à ne pas surcharger le système immunitaire. Il existe bien sûr aussi une lassitude dans la population envers l’administration de ces rappels. » (voir vidéo en anglais ci-dessous)

mardi 11 janvier 2022

Dernières nouvelles sur la Covid

Quelques nouvelles récentes sur la Covid-19.

L’Ontario a maintenant mis à jour ses données hospitalières pour révéler que, selon les chiffres de ce mardi 11 janvier, 46 % des hospitalisations liées à la Covid sont accidentelles et 17 % des admissions en soins intensifs liées à la Covid sont accidentelles. Par « accidentelles », on entend ici des personnes dont la raison de l’hospitalisation ou de l’admission en soins intensifs n’est pas la Covid, mais dont on découvre qu’elles ont la Covid par un test de routine. Autrement dit, 54 % des hospitalisations et 83 % des soins intensifs sont « à cause de » la Covid et pas uniquement « avec » la Covid. (La proportion de cas Omicron et Delta dans chaque catégorie n’est pas claire.)

Pr Peyromaure : « sur le plan du principe je suis contre l’obligation vaccinale, quel que soit le public intéressé pour une raison simple : le vaccin n’a qu’un an de diffusion et nous n’avons pas connaissance des effets indésirables à moyen et long terme ! »

La propagation du variant Omicron va transformer le Covid-19 en une maladie endémique avec laquelle l’humanité peut apprendre à vivre selon l’EMA, qui a également exprimé des doutes quant à l’administration d’un quatrième vaccin à la population. « Personne ne sait exactement quand nous serons au bout du tunnel, mais nous y arriverons » : ce 11 janvier, Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de l’Agence européenne des médicaments (EMA) a tenu un discours résolument positif sur l’évolution de la pandémie. 

Pour le Pr Raoult, nous sommes fort probablement plus vulnérables d’attraper le coronavirus les 2 semaines suivant la piqûre de vaccination.

Pour plus détails, voir la vidéo Effets de la vaccination sur l’épidémie, Bulletin d’information scientifique de l’IHU du 11/I/2022 par le Pr Didier Raoult, Directeur de l’IHU Méditerranée Infection. (vidéo de 39 minutes)

Le rapport ontarien auquel le Pr Raoult fait mention est celui-ci Cas confirmés de COVID-19 après la vaccination en Ontario : du 14 décembre 2020 au 12 décembre 2021. Il est partiellement traduit en français. Voici le graphique où, entourés d’un gros trait noir, apparaît le pic de cas de Covid (symptomatiques en bleu foncé, asymptomatiques en bleu clair) parmi les récemment vaccinés (moins de 14 jours après inoculation). Dans les statistiques d’infection, ils sont souvent groupés avec les non-vaccinés.


Juste à temps pour justifier un tour de vis supplémentaire contre les non-vaccinés, boucs émissaires si commodes des gouvernements, Québec change son tableau de bord. Voyons d’abord la vue d’ensemble des tableaux d’hier et d’aujourd’hui.

Tableau de bord d’hier


Tableau de bord d’aujourd’hui


Qu’est-ce qui a changé ?

1) Disparition du risque d’infection d’un non-vacciné par rapport à un vacciné deux doses


Normal : le risque d’infection d’un non-vacciné était inférieur (à 0,7) à celui d’un double vacciné (à 1). Très mauvais cela. Le gouvernement a donc enlevé cet indicateur puisqu’il ne lui était plus utile.

2) Retrait des taux détaillés d’incidence par statut vaccinal


Le premier taux d’incidences rapportées à la taille de chaque groupe vaccinal souffrait du même défaut que l’indicateur précédent : ils ne permettaient pas d’hystériser le débat. C’est ainsi que pour les nouveaux cas, on voyait clairement que les non-vaccinés étaient moins sujets (90,6 pour 100 000 personnes non vaccinées) à être infectés que les doublement vaccinés (109,36 pour 100 000 personnes doublement vaccinées).

Les deux autres colonnes (celles qui demeurent avantageuses pour les vaccinés) ont été conservées et synthétisées dans la nouvelle mouture de ce tableau de bord, ce sont les deux dernières cases de cette ligne :

Les chiffres ne prennent plus en compte que les personnes de 5 ans et plus. Y inclure les jeunes enfants (d’office non vaccinés) rendait ces indicateurs moins dramatiques.

Remarquons que, même ainsi, on est loin des « 10 % de non-vaccinés ont 10 fois plus de risques que les vaccinés » entendus, y compris de la bouche de M. Legault le 30 décembre. L’avantage des vaccinés semble, en outre, diminuer avec le remplacement du variant delta par le variant omicron. Cela prendra quelque temps encore aux soins intensifs pour qu’on en soit certain.

Même si les non-vaccinés ne représentent même plus un tiers (29 %) des nouvelles hospitalisations (depuis 28 jours), Radio-Canada persiste à diffuser l'information fausse que plus 50 % des hospitalisations sont dues aux non-vaccinés. Ajoutons que ce 29 % d'hospitalisés comprend aussi des enfants de 5 à 18 ans et pas uniquement ce 10 % d'adultes. Voir le bandeau en bas d'écran dans la capture d'écran ci-dessous prise ce mardi 11 janvier:

3) Apparition de la rangée 0 à 4 ans

La catégorie des non-vaccinés est désormais divisée en deux rangées pour diminuer la proportion des non-vaccinés de la 3e rangée en isolant mieux les adultes, cibles prochaines apparemment d’une amende/taxe/contribution supplémentaire. Ceci permet aussi de mieux faire ressortir le taux d’infection et d’hospitalisation des non-vaccinés de plus de 4 ans.

4) Ajout d’un risque des non-vaccinés d’aller aux soins intensifs

L’INSPQ utilise une méthodologie dont on ignore les détails précis (le code de l’algorithme est-il publié sur Github ?) pour estimer le risque d’une personne non vaccinée par rapport à une personne doublement non vaccinée d’être hospitalisée et, désormais, d’aller aux soins intensifs.


Le premier chiffre (risque d’hospitalisation, dont on ignore rappelons-le le calcul précis) n’a fait que s’effondrer ces dernières semaines.  Le 18 décembre, il était encore de 14,6 fois, c’est-à-dire deux fois plus que le risque publié hier.

Ce résultat semble différent de celui que l’on peut tirer des chiffres publiés dans le tableau (2999 hospitalisations de double vaccinés pour 76 % de population = 39,46 hospitalisations pour 1 % et 1331 hospitalisations de non-vaccinés pour 12,8 % = 103,98 pour 1 %, le risque d’un non-vacciné d’être hospitalisé par rapport à un double vacciné semble a priori être 2,63 fois plus important et non 7,1 fois).

Le second chiffre (soins intensifs) est nouveau, on comprend son utilité : il est plus effrayant que celui de l’hospitalisation.

5) Manque toujours le taux « accidentel » de Covid-19

On ne sait toujours pas combien de gens rentrent dans ces statistiques de façon un peu fortuite : ils viennent à l’hôpital pour une autre raison, se font tester mécaniquement pour la Covid 19 et on découvre qu’ils ont un test positif sans que cela soit la raison de leur hospitalisation ou de leur admission aux soins intensifs.

6) Manque : nombre de personnes attrapant la Covid pendant les deux semaines après leur vaccination

Il serait utile que le Québec, comme l’Ontario, indique ces chiffres.

7) Manque : le risque d’être hospitalisé, de décéder si l’on contracte la Covid

Il faudrait clairement faire figurer ce risque, rappelons que les démocrates aux États-Unis surestiment, dramatisent grandement ces risques. Les risques cités dans le billet en question (1 à 5 % pour l’hospitalisation) ont encore baissé avec omicron alors que l’hystérie gouvernementale et médiatique semble, elle, de plus en plus palpable…


Billet originel du 8 janvier

Faible efficacité des vaccins contre l’infection actuelle

Depuis quelques jours avant la Noël, les double-vaccinés ontariens sont proportionnellement plus sujets à être infectés par le coronavirus que les non-vaccinés et les partiellement vaccinés (74,5 infectés pour 100 000 non-vaccinés et 97,17 pour 100 000 double-vaccinés) :


On observe la même efficacité négative au Québec :

On y note qu’une personne non vaccinée est moins susceptible (risque de 0,7) qu’une vaccinée d’être infectée. Ce risque est en chute constante depuis septembre 2021 à l’avantage des non-vaccinés.

On note que le risque d’hospitalisation des non-vaccinés adultes est toujours plus important que celui des vaccinés (de 7,8 fois). Mais ce risque s’effondre aussi depuis la fin septembre. Notons que ce risque est encore plus bas (environ 2 à 3 fois) si l’on inclut les enfants dans les calculs.
 
Omicron plus bénin que Delta
 
L’Ontario a publié une mise à jour sur la sévérité du variant Omicron. Elle établit que parmi les cas Omicron entre le 22 novembre et le 25 décembre 2021 :
  • 3/11 622 (3 personnes sur 11 622 cas soit 0,03 %) cas Omicron appariés sont décédés, contre 17/14 181 (0,12 %) cas Delta.
  • 59/11 622 (0,5 %) ont été hospitalisés ou sont décédés contre 221/14 181 (1,6 %) parmi les cas Delta.
  • 7/11 622 (0,06 %) cas Omicron appariés ont été admis en soins intensifs ou sont décédés, contre 60/14,181 (0,42 %) cas Delta.
  • Pour les cas Omicron par rapport aux cas Delta, le risque d’hospitalisation ou de décès était inférieur de 65 % tandis que le risque d’admission aux soins intensifs ou de décès était de 83 % inférieur.
  • Les estimations stratifiées par âge (< 60 et ≥ 60 ans) ont également montré un risque plus faible d’hospitalisation ou de décès par rapport aux cas Delta (70 % pour les moins de 60 ans et 60 % pour les plus de 60 ans). 
  • La gravité réduite d’Omicron par rapport à Delta que ce soit pour les hospitalisations ou les admissions aux soins intensifs semble se maintenir dans tous les groupes : sexe, âge et statut vaccinal. 

Paradoxe : alors que l’épidémie devient plus bénigne et échappe aux vaccins, les gouvernements redoublent de sévérité et veulent imposer ces mêmes vaccins à tous et à répétition.

TVA et le ministre fédéral Duclos désinforment

Dans un article du 6 janvier, Quebecor laisse écrire (sans un démenti vengeur) :


Le Ministre fédéral de la Santé (!) Jean-Yves Duclos répète le même bobard repris par Radio-Canada sans que le diffuseur gouvernemental ne corrige cette assertion :



Or, c’est inexact comme les statistiques du Québec l’indiquent clairement dont voici un agrandissement :



Sur 3338 hospitalisations ces 28 derniers jours, 1131 sont des non-vaccinés ou des personnes ayant reçu une dose depuis moins de 14 jours, soit 34 % et non 50 % ! Et pour ce qui est des soins intensifs, la proportion est inférieure à 50 % et non 75 % comme l’article de Quebecor l’affirmait.

Plus d’un tiers des cas hospitalisés avec la Covid-19 ne sont pas hospitalisés à cause de la Covid-19.

Le docteur Horacio Arruda a avoué cette semaine (le 5 janvier) qu’au moins 30 à 40 % des hospitalisations comptabilisées comme COVID actuellement au Québec sont des patients à l’hôpital pour une autre raison.

Les cas positifs « incidentaux » de Covid-19 sont de 50 % à 65 % dans les hôpitaux de New York, selon un article du 4 janvier du New York Times. « Nous constatons une augmentation du nombre d’hospitalisations », a déclaré le Dr Rahul Sharma, médecin urgentiste en chef de l’hôpital NewYork-Presbyterian/Weill Cornell. Mais la gravité de la maladie semble différente des vagues précédentes, a-t-il déclaré. « Nous n’envoyons pas autant de patients aux soins intensifs, nous n’intubons pas autant de patients, et en fait, la plupart de nos patients qui se présentent aux urgences et dont le test est positif sortent en fait. »

 

Pour le Dr Didier Raoult, la vaccination générale ne saurait juguler la propagation de l’infection, il faut cibler les mesures sur les personnes à risque.

 

Israël : la quatrième dose moins performante que prévu, selon une étude de l’hôpital Cheba :

Les femmes vaccinées contre la COVID-19 ont eu une augmentation de la durée du cycle menstruel de près d’un jour par rapport à celles qui n’étaient pas vaccinées, selon une nouvelle étude.  Ce nombre de jours (une moyenne rappelons-le) monte à plus de deux jours quand les deux injections ont lieu pendant le même cycle menstruel.

Une étude de l’Académie chinoise des sciences suggère que le variant Omicron du Covid-19 se serait développé en 2020 chez certains animaux, notamment les souris, avant d’être retransmis à l’homme. Ce type de réservoir animal rend très difficile, voire impossible, l’élimination de la Covid par la vaccination (des hommes). On a avait aussi évoquer la possibilité d’une jeune femme immunodéprimée, comme le rapporte cet article de Science. Mais cette hypothèse ne fait pas l’unanimité chez les chercheurs.

L’OMS prévient que les doses de rappel ne sont pas la solution pour en finir avec la pandémie

 

Voir aussi

Pr Jean-Michel Claverie sur le variant Omicron est beaucoup moins pathogène que le delta.. « Le vaccin ne marche pas du tout… je connais des gens positifs vaccinés trois doses… la troisième dose dure moins longtemps que les précédentes… le gain disparaît au bout de 3 mois ! »

« Nous allons très certainement vivre avec ce virus. Il faut renforcer le système de santé et ne pas réduire la santé aux seuls indicateurs Covid. Il est très important d’avoir une lecture globale de cette gestion de crise », déclare la Dre Alice Desbiolles :

Le Sars-CoV-2 n’est pas un bon candidat à l’éradication, car il ne faudrait pas de réservoir animal de cette maladie (or ils existent, voir le cas de la souris ci-dessus) et que ce vaccin soit stérilisant (comme pour la variole ou la polio par exemple où il met fin à la transmission), ce n’est pas le cas. Nous devons nous concentrer sur la protection des personnes à risque de formes graves.

Le gouvernement britannique admet que l’efficacité des masques faciaux n’est « pas concluante » dans les écoles. Les écoles où des couvre-visages ont été utilisés en octobre 2021 ont vu une réduction deux à trois semaines plus tard des absences dues au Covid de 5,3 % à 3 % — une baisse de 2,3 points de pourcentage. Dans les écoles qui n’utilisaient pas de couvre-visage, les absences sont passées de 5,3 % à 3,6 %, soit une baisse de 1,7 point de pourcentage. Le rapport déclare que la différence n’était pas statistiquement significative et que la réduction légèrement plus importante dans les écoles où des masques étaient portés pourrait être due au hasard.