vendredi 25 novembre 2022

Selon le président de l'Association des enseignants allemands, la forte immigration explique les mauvais résultats scolaires allemands

Pourquoi les écoles allemandes se comparent-elles si mal aux autres écoles dans le monde (30e place selon un classement international) ? Une étude récente de l’Institut de recherche économique (Université de Munich) montre que 23,8 % de tous les étudiants « n’acquièrent aucune compétence de base qui devrait être enseignée à l’école ».


Le président de l’Association des enseignants allemands, Heinz-Peter Meidinger (68 ans), s’adresse sans détour au quotidien populaire Bild : « Une raison décisive de la baisse des performances dans les écoles primaires est la proportion d’élèves issus de l’immigration, qui a augmenté de plus de 50 pour cent au cours des 10 dernières années. » Selon Meidinger, « plus leur proportion est élevée, plus le niveau est faible, au moins dans l’ensemble — cela a été démontré par les études PISA d’accompagnement. »

Meidinger a également souligné : « Si une grande partie de la classe n’est plus du tout en mesure de suivre l’enseignement, l’enseignant doit bien sûr abaisser les objectifs. Le niveau de performance des enfants non issus de l’immigration diminue alors également ».

Pour Meidinger, la ministre fédérale de l’éducation Bettina Stark-Watzinger (54 ans, FDP) est « une reine sans fief, car la politique scolaire proprement dite est décidée par les régions (Länder) ».

En ce qui concerne les 200 000 étudiants ukrainiens dans le pays, Meidinger s’est également montré sceptique quant à savoir « si une intégration permanente et réussie dans le système scolaire allemand sera possible si les conditions ne s’améliorent pas ».

La ministre Stark-Watzinger reconnaît la faiblesse de niveau, a-t-elle déclaré au Bild, au vu des mauvaises performances des écoles allemandes : « Cette évolution est alarmante et montre clairement le grand besoin d’action. Nous avons besoin d’écoles modernes, de plus d’enseignants et de plus d’enseignement numérique. »

Stark-Watzinger a souligné qu’avec le programme « bon démarrage », elle souhaitait « y mettre le paquet » afin d’assurer à long terme de meilleures chances de formation en Allemagne.

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Hôpital pour enfants de Toronto : politique pour aide médicale à mourir destinée aux enfants sans autorisation préalable des parents

Dans une revue médicale prestigieuse, des médecins de l’Hospital Sick Children de Toronto ont établi des politiques et des procédures pour administrer l’aide médicale à mourir aux enfants [euthanasier/les aider à se suicider], y compris dans les cas où les parents ne seraient informés qu’après le décès de l’enfant. 


L’article paraît à peine trois mois avant que le Conseil canadien des académies ne rende compte au Parlement du consensus médical sur l’extension de l’euthanasie volontaire dans des circonstances actuellement interdites par la loi. Le Conseil canadien des académies cherche spécifiquement à étendre la prétendue aide à mourir aux patients de moins de 18 ans, aux patients psychiatriques et aux patients qui ont exprimé une préférence pour l’euthanasie avant d’être rendus incapables de le faire pour cause d’Alzheimer ou d’une autre maladie.

L’article du 21 septembre rédigé par des médecins, des administrateurs et des éthiciens de Sick Kids a été publié dans J Med Ethics du British Medical Journal et soutenu par le Joint Centre for Bioethics de l’Université de Toronto.

Dans un organigramme qui décrit comment une mort médicalement provoquée se produirait à l’hôpital pour enfants malades de Toronto, les auteurs Carey DeMichelis, Randi Zlotnik Shaul et Adam Rapoport ne mentionnent pas de conversation avec la famille ou les parents sur la façon dont l’enfant mourra jusqu’à ce que le décès se produise pendant la « période de réflexion ».

La confidentialité des patients régit la décision d’inclure ou non les parents dans une décision concernant une mort assistée, ont déclaré les auteurs. Si des mineurs mentalement aptes de moins de 18 ans stipulent qu’ils ne souhaitent pas que leurs parents soient impliqués, les médecins et les infirmières doivent respecter la volonté des patients.

« Habituellement, la famille est intimement impliquée dans ce processus de prise de décision (de fin de vie) », écrivent-ils. « Si, toutefois, un patient mentalement apte indique explicitement qu’il ne veut pas que les membres de sa famille soient impliqués dans sa prise de décision, bien que les prestataires de soins de santé puissent encourager le patient à reconsidérer et à impliquer sa famille, en fin de compte, les souhaits des patients aptes en matière de confidentialité doit être respecté. »

La politique proposée pour Sick Kids soutient qu’il n’y a pas de distinction éthique significative entre un patient choisissant de refuser un traitement pénible et acceptant une mort inévitable par rapport aux patients qui choisissent de mourir par injection chimique avant que la maladie n’entraîne la mort. Légalement, l’Ontario n’exige pas que les parents participent à la décision d’un mineur capable de refuser d’autres traitements. Par conséquent, il n’y a aucune raison légale d’exiger la participation des parents à une mort assistée, selon la politique de Sick Kids.

La bioéthicienne Bridget Campion a déclaré qu’elle n’était ni surprise ni choquée par l’article.

« Le fait est que l’aide médicale à mourir est désormais légale. Et c’est légal dans de nombreux endroits du monde », a déclaré le chercheur, conférencier et auteur à l’Institut catholique canadien de bioéthique. « Maintenant que c’est légal, de nombreux pratiquants disent : “Comment faisons-nous cela ?” Je ne suis pas du tout surprise. »

Les opposants au suicide assisté concentrent leurs efforts sur la protection de l’objection de conscience, a-t-elle déclaré, tant pour les cliniciens à titre particulier que les établissements de soins de santé confessionnels.

« Il est difficile de savoir que faire dans les circonstances. C’est désormais légal », a-t-elle déclaré. « À mon avis, si nous nous engageons à construire une culture de la vie, oubliez la législation. Il est trop tard, ce temps est révolu. Il faut absolument que nous nous assurions que certaines choses restent en place — qu’on puisse encore prodiguer des soins de santé conformes à la doctrine catholique, qu’on puisse s’opposer par objection de conscience. Mais, pour moi, la chose la plus importante est “d’accord, comment construisons-nous une culture de la vie ? Comment construisons-nous une culture de soins ? » Si nous pouvons faire cela et faire en sorte que les gens ne veulent pas d’aide médicale à mourir, alors nous aurons réalisé une bonne chose.”

Comme d’autres bioéthiciens catholiques, Campion trouve l’argument du suicide assisté basé sur les droits et l’autonomie du patient simpliste et trop étroit. La politique de Sick Kids semble ne pas tenir compte des droits ou des valeurs collectives, car elle est axée sur l’autonomie du patient.

“Ces jours-ci, ce à quoi je pense, c’est que nous avons tendance à considérer la médecine comme une chose très privée — entre le patient et le clinicien”, a-t-elle déclaré.

“Nous devons également penser aux communautés de santé, aux communautés de bien-être.”

Source

Rappel du philosophe non croyant Luc Ferry sur les raisons de l’Église catholique de s’opposer à l’euthanasie et “au suicide assisté”

Immigration — Les Français durcissent le ton

La position des Français en matière d’immigration tend à se durcir. C’est ce que montre un sondage Odoxa Backbone Consulting [Bienvenue en France!], réalisé en exclusivité pour Le Figaro. Alors que doit débuter au mois de décembre un débat au Parlement sur le sujet, l’opinion publique opte de plus en plus pour un freinage de la politique d’accueil du pays.

«Il y a trop d’immigrés en France.» En quatre ans, ce constat s’est progressivement installé au sein de la population. Aujourd’hui, pas moins de 72% des citoyens le partagent, soit 9 points de plus qu’en 2018. Sans surprise, cela concerne en très grande partie les sympathisants du Rassemblement national (97 %), ceux des Républicains (82%) mais aussi de Renaissance [parti de Macron] (66%). Tous n’appellent pas pour autant à fermer drastiquement les frontières, et certains (30%) estiment même qu’il faut continuer d’accueillir les réfugiés. Mais ils sont de plus en plus minoritaires.
 
Des migrants se tiennent à bord d'un bateau dans la ville de Paleochora, au sud-ouest de l'île de Crète, le 22 novembre.

Mauvaise opinion

Dans ce contexte, la politique migratoire d’Emmanuel Macron est elle aussi observée avec sévérité : 7 Français sur 10 ont ainsi une mauvaise opinion de l’action menée, et chacun y va de sa critique. Pour la gauche, c’est un manque de générosité.


Pour la droite, c’est un laxisme démesuré

La décision récente de l’exécutif d’accueillir le navire Ocean Viking à Toulon n’a pas non plus aidé à redorer le blason du gouvernement. Cet accueil a même vivement divisé les Français, lesquels pensent, pour 53 % d’entre eux, que ce choix était une erreur, contre 46% le saluant. Les plus réfractaires sont une fois de plus du côté des sympathisants du RN (93 %) et des Républicains, dans une moindre mesure (62%). Sans surprise là aussi, les sympathisants de gauche se sont plutôt réjouis de ce revirement, qu’il s’agisse des Insoumis et des socialistes (73%) ou des écologistes (62 %).

Dans ce contexte, les mesures du projet de loi immigration sont particulièrement attendues. Certaines d’entre elles, comme le durcissement des mesures d’expulsion des étrangers en situation irrégulière, sont même largement approuvées (85 %). C’est aussi le cas de l’amélioration de l’insertion professionnelle des travailleurs étrangers, qui convainc 66% des sondés. Enfin, pour 8 Français sur 10, il convient d’inscrire les étrangers menacés d’expulsion au fichier des personnes recherchées, pour rendre les obligations de quitter le territoire français (OQTF) plus efficaces. Un débat tragiquement relancé au mois d’octobre, après le meurtre de la petite Lola par une étrangère en situation irrégulière. 

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mercredi 23 novembre 2022

Haine — le tueur du club LGBTQ se dit « non binaire », veut qu'on utilise « they » comme pronom, né dans une famille décomposée

L’homme qui a ouvert le feu dans une boîte LGBTQ+ de Colorado Springs, dans l’ouest des États-Unis, et qui a fait cinq morts dans la nuit de samedi à dimanche pourrait être poursuivi pour meurtres et pour crimes motivés par la haine.

Des membres de la communauté LGBTQ+ se sont réunis devant l’établissement pour rendre hommage aux victimes.
 
Ce tragique incident a été immédiatement récupéré par les militants LGBTQ+, les politiciens qui s’y associent, ainsi que les médias de grand chemin progressistes comme l’Agence France Presse (AFP) et Radio-Canada.

C’est ainsi que l’AFP (repris par Radio-Canada) écrivait :

Le président Joe Biden a appelé lundi le gouverneur du Colorado Jared Polis, premier gouverneur ouvertement homosexuel élu aux États-Unis, qui s’était déclaré « horrifié et anéanti ».

Cette attaque survient six ans après la pire tuerie qu’ait connue la communauté LGBTQ+ aux États-Unis lorsqu’un Américain d’origine afghane [fort consommateur de littérature djihadiste…] avait tué 49 personnes dans une boîte gay d’Orlando, en Floride.

Elle s’inscrit dans un contexte de tensions politiques autour des questions transgenres, notamment pendant la campagne des élections américaines de mi-mandat. [Comprendre la protection des enfants contre des mutilations de « changement de sexe », voir La Floride protège les enfants du mouvement trans]

« Lorsque les politiques et les experts continuent à faire circuler des clichés, des insultes et de la désinformation à propos de la communauté trans et LGBTQ+, voilà le résultat », a fustigé dimanche Brianna Titone, première législatrice transgenre élue à la Chambre des représentants du Colorado.

L’ennui avec cette instrumentalisation pavlovienne des forces « progressistes », c’est que le tueur serait un membre de cette même communauté LGBTQ… si l’on en croit l’avocat de la défense du tueur présumé. Voir image ci-dessous. Il est également l’enfant d’une famille dysfonctionnelle.


Le tireur du club LGBTQ+ du Colorado, Anderson Lee Aldrich, a précédemment changé de nom et s’identifie désormais comme non binaire, en utilisant les pronoms ils/eux.

Aldrich, 22 ans, est soupçonné d’avoir tué cinq personnes et d’en avoir blessé d’autres au Club Q samedi. Entre-temps, il a été révélé que leur père est une vedette du porno qui s’appelle « Dick [B*te] Delaware ».

Le nom à la naissance du suspect est Nicholas Franklin Brink. Il l’a changé en Anderson Lee Aldrich en 2016 dans une demande signée par sa mère, sa grand-mère biologique et son beau-grand-père.

Dans un dossier judiciaire, les défenseurs publics d’Aldrich ont déclaré que leur client n’était pas binaire et utilisait des pronoms ils/eux, se référant au client comme « “Mx”. Anderson Aldrich ».

Selon la demande, qui a été signée alors qu’Aldrich s’identifiait encore comme un homme, le changement de nom visait à « se protéger et à protéger son avenir de tout lien » avec son père biologique, Aaron Brink.

Dans la vidéo filmée lors de sa comparution devant une juge, Anderson Aldrich, affalé dans un fauteuil, s’exprimait avec lenteur d’une petite voix atone à l’aide de monosyllabes. Tucker Carlson de Fox News s’est demandé si l’on pouvait poser la question du rôle potentiel de substances illicites.


(Lien vers la même vidéo sur Rumble, censurée en France à cause de Macron et Cie)

Tucker Carlson dénonce l'instrumentalisation éhontée et mensongère du massacre par les médias « progressistes »

Famille décomposée, père acteur de porno au dossier de police chargé

Aaron Brink aurait quitté la mère d’Aldrich quand Anderson était bébé, avant de se lancer dans la MMA et le porno, sous le pseudonyme de « Dick [B*te] Delaware ».

Il est également apparu devant la caméra dans les émissions de téléréalité Divorce Court and Intervention en 2009, lorsque sa fiancée a tenté de lui faire cesser de consommer du crystal meth, selon le New York Post.

Brink a de longs antécédents criminels, y compris des condamnations pour voies de fait contre la mère du tireur présumé, Laura Voepel, avant et après la naissance du suspect, selon les dossiers des tribunaux d’État et fédéraux.

Une condamnation pour délit de coups et blessures en 2002 en Californie a abouti à une ordonnance de protection qui interdisait initialement au père, Aaron F. Brink, de contacter le suspect ou sa mère, sauf par l’intermédiaire d’un avocat, mais a ensuite été modifiée pour permettre des visites surveillées avec l’enfant.

Le père a également été condamné à deux ans et demi de détention pour importation de marijuana. Alors qu’il était en liberté surveillée, il a violé ses conditions en testant positif aux stéroïdes illégaux, selon les archives publiques.

Brink a participé à des sports de combat MMA, au sein de l’UFC et d’autres compétitions de combat, avec 29 victoires et 27 défaites à son tableau.

Il a été encouragé à faire du porno par un producteur de combats de lutte MMA lors d’une fête et a commencé à jouer dans des films en 2002. Il est retourné dans l’industrie pour adultes en 2019 après une longue interruption. 

Il y a quelques jours un autre bar LGBTQ attaqué à plusieurs reprises

Il y a quelques jours, à New York, un autre bar LGBTQ a été attaqué. Immédiatement, la même scie sur la preuve que ces attaques illustrent la haine qui menace « la communauté » a fait le tour des médias. Quelques citations d’un article de NBC ci-dessous.

Erik Bottcher, conseiller municipal homosexuel de New York, a qualifié les incidents de « crimes de haine » dans un tweet dimanche et a exhorté toute personne disposant d’informations permettant d’identifier l’auteur à contacter le NYPD Hate Crime Task Force. 

« L’épidémie de violence anti-LGBTQ+ est nationale », a également tweeté dimanche Mark Levine, le président de l’arrondissement de Manhattan. « Un bar gay bien connu du côté ouest de Manhattan a été attaqué à plusieurs reprises ces dernières semaines. Nous ne pouvons pas supporter cela. »

Mais il y a un pépin : le suspect, Sean Kuilan, identifié grâce à des vidéos de surveillance, affirme être un homosexuel lui-même et n’avoir agi que pour venger autrui. La police n’a pas retenu la haine comme le motif de ces attaques.

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Québec adopte des critères « diversitaires » pour l'octroi de bourses d'étudiants en maîtrise et doctorat

Un texte de Patrick Moreau, paru en tribune libre dans le Devoir. L’auteur est professeur de littérature à Montréal, rédacteur en chef de la revue Argument et essayiste. Il a notamment publié Ces mots qui pensent à notre place (Liber, 2017) et La prose d’Alain Grandbois. Ou lire et relire Les voyages de Marco Polo (Nota bene, 2019). Rappelons que certains prétendent que le gouvernement québécois de la CAQ est « conservateur ».

Depuis l’année passée, les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont modifié les critères qui leur servent à évaluer les dossiers de demandes de bourses déposés par des étudiants qui se lancent dans une maîtrise ou un doctorat. Jusque-là, les critères pris en compte par l’organisme subventionnaire étaient essentiellement des critères d’excellence : parcours universitaire, notes obtenues, prix et récompenses. À ces premiers critères s’en ajoutaient d’autres, destinés à évaluer la valeur du projet de recherche présenté : originalité et pertinence, méthodologie, etc. Tous ces critères tendaient donc à une évaluation des qualités du chercheur et du projet de recherche pour lequel celui-ci demandait le soutien des FRQ.


 

Seulement voilà, depuis le printemps 2021 s’est ajoutée à ces éléments la prise en compte d’une autre série de critères réunis sous la rubrique « mobilisation sociale ». Or, ceux-ci renvoient davantage à une évaluation politique des différents projets qu’à une évaluation de leur qualité. Il y est question notamment de « capacité d’engagement » et de « prise en considération des objectifs de développement durable des Nations unies, dont l’équité, la diversité et l’inclusion ».

Lors de leur demande de bourse, les candidats doivent donc expliquer en quoi leur projet de recherche constitue « une participation citoyenne » et contribue d’une manière ou d’une autre à cette « mobilisation sociale » qui vise l’atteinte d’objectifs de « développement durable » ou d’« inclusion ».

Ces nouveaux critères laissent craindre que les FRQ ne confondent recherche scientifique et militantisme. Le document explicatif qui accompagne l’énoncé de ces nouveaux critères semble d’ailleurs confirmer une telle crainte puisqu’à titre d’exemples de projets de recherche qui y satisferaient, il énumère : « Effets de la pollution sur la santé », « Autonomisation des femmes autochtones », ou encore « Logement abordable et santé mentale ». En dehors de ces sujets « sociaux » ou « écologistes », en eux-mêmes parfaitement louables, on comprend qu’il sera évidemment plus difficile pour des chercheurs qui se penchent sur des phénomènes astronomiques, la physique quantique ou bien l’histoire de la philosophie de justifier une telle contribution au développement durable.

Ainsi, un seul exemple de recherche en littérature est donné dans le document explicatif susmentionné ; il s’agit de « La vie littéraire au Québec », thème qui correspondrait à l’« Objectif de développement durable 11 : Villes et communautés durables ». Encore apprend-on que l’on doit cette correspondance un peu tirée par les cheveux au seul fait que les FRQ accordent de leur propre chef « une portée élargie » à cet ODD 11 « en y intégrant le patrimoine immatériel en s’appuyant sur la Convention du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ».

On est soulagé de savoir que, grâce à ce tour de passe-passe, il sera encore possible, au Québec, de soutenir des recherches qui portent sur l’art, la littérature ou l’histoire québécoises.

Mais qu’en sera-t-il de celles portant sur la philosophie d’Aristote, la littérature française ? On devine sans trop de peine le genre de contorsions intellectuelles auxquelles on contraindra certains chercheurs qui seront sommés d’établir un lien entre leur sujet de recherche et l’un ou l’autre des ODD de l’ONU. À moins qu’afin de satisfaire aux exigences des ODD 5 (Inégalités entre les sexes) ou 10 (Inégalités réduites), ils ne se voient tous obligés de réorienter leurs recherches vers l’homophobie chez Aristote ou le sexisme des classiques — sujets en eux-mêmes pertinents, sauf à devenir un nouveau genre d’obligation morale.

De plus, ces critères ne concernent pas seulement les projets de recherche pour lesquels est demandé un soutien financier, mais le demandeur lui-même, qui doit expliquer comment il met « sa pensée, sa parole et son action au service d’une cause collective ». On exige donc de lui qu’il prouve non seulement qu’il est apte à produire une recherche de qualité, mais aussi à quel point il est « progressiste ».

Car là encore, les exemples donnés par les FRQ confirment une conception très orientée de ce que leurs responsables considèrent comme un « engagement » louable et légitime. On y trouve ainsi : « Vous faites partie d’un groupe ou d’un comité qui vise à favoriser l’équité, la diversité et l’inclusion » ; « Vous réalisez des balados pour encourager les saines habitudes de vie » ; ou encore « Vous participez au nettoyage des berges ». Le but est clair : il s’agit pour les candidats de montrer patte blanche. De montrer qu’ils communient aux idéaux du « progressisme » contemporain afin d’éviter que se glisse parmi eux un vilain climatosceptique, un odieux réactionnaire, ou bien alors un de ces « esprits forts » réfractaires à toute idéologie politique, surtout si celle-ci est imposée.

Mais est-ce vraiment à un organisme subventionnaire qui dispose de fonds publics d’imposer ses préférences idéologiques ? Surtout, n’est-il pas intolérable qu’un tel organisme public s’arroge le droit de juger de la vie privée et des opinions des personnes qui réclament son aide ? Car le choix de participer aux activités d’un organisme de bienfaisance comme celui de s’engager en faveur d’une cause quelconque relève bel et bien de la liberté individuelle.

Les FRQ ne devraient avoir à juger que des projets de recherche qui leur sont soumis, et en aucun cas de l’« engagement » des personnes qui les soumettent. Leur fonction est de sélectionner de futurs chercheurs et non des citoyens modèles.

dimanche 20 novembre 2022

Chute de la natalité et hausse du vieillissement historiques en Espagne

La natalité en Espagne préoccupe. Le nombre de naissances recensées n’a jamais été aussi bas depuis 1941.

C’est désormais un fait : en Espagne il y a davantage de personnes qui meurent que de nouvelles naissances. Un déséquilibre continu qui préoccupe l’équilibre du pays : les spécialistes estiment que durant les 50 prochaines années, la population (autochtone) sera de plus en plus faible.

113 364 décès de plus que de naissances en 2021

Selon les chiffres de l’Institut national espagnol de statistiques (INE), le taux de natalité espagnol ne cesse de baisser depuis 2010, avec une chute plus importante à partir de 2015. 

En effet, depuis 2015, le pays subit une perte progressive de population causée par un taux de natalité de plus en plus bas et une mortalité plus élevée. Une tendance qui a été aggravée par la pandémie de Covid.  Les dernières statistiques de l’INE avec des données de 2021 révèlent une certaine baisse du nombre de décès, qui a diminué de 8,7 % par rapport à l’année précédente, même si, avec 450 744 décès, ce chiffre se place au second rang du nombre de décès depuis que l’Institut de la Statistique enregistre ce nombre. Les décès ont dépassé les naissances de 113 364. Le  taux de fécondité en Espagne est de 1,19 enfant/femme. Le taux de remplacement de la population est généralement établi à 2,1 enfants/femme.

Nombre de naissances depuis 1941 (la population de l’Espagne était alors de 26 millions de personnes, en 2021 elle était de 47,4 millions)
Une génération sans enfants

Les naissances sont inégalement réparties sur le territoire : les zones les plus rurales et moins habitées recensent peu de naissances, et il y a en revanche davantage de nouveau-nés le long du littoral méditerranéen.

Deux principales raisons expliquent le phénomène. Il y a d’une part une baisse de la volonté d’avoir des enfants pour toute une génération : de nombreux Espagnols autour de la trentaine expliquent ne pas ressentir le besoin de devenir parents ; ils préfèrent leur carrière professionnelle, mais se disent aussi satisfaits de leur vie sociale sans enfants. L’État providence rassure et éloigne le spectre d’une vieillesse sans descendance. D’autre part, ceux qui souhaiteraient avoir des enfants deviennent parents de plus en plus tard, ou jamais, à cause du contexte économique du pays : les projets de grossesse sont reportés pour des raisons financières, par peur de l’avenir, de l’instabilité et du manque de perspectives professionnelles.

Un problème d’équilibre national

Les données de l’INE font état de 337 380 naissances l’année dernière, soit 1,15 % de moins que l’année 2020. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis qu’il existe des registres de la natalité dans le pays. La baisse de la natalité et les progrès de la médecine transforment la population espagnole en une population vieillissante, pour laquelle des problèmes de pensions sont à venir. Le système de retraite espagnol va devoir affronter un souci de taille : plus de 30 % de la population appartient à la génération dite du baby-boom. Ces travailleurs seront tous à la retraite d’ici moins de vingt ans. Or, la génération qui devra permettre de payer leurs pensions de retraite est celle dite des millénariaux, qui représentent tout juste 16 % de la population, deux fois moins nombreuse donc.

Pour le gouvernement de gauche espagnol, il s’agit d’un « problème arithmétique à résoudre » pour les prochaines décennies. Le ministre de la Sécurité sociale José Luis Escrivá a expliqué que la prochaine génération, qui sera moindre, « va obliger à renforcer le système de retraite durant les vingt prochaines années ». Les experts estiment que le déséquilibre le plus important sera atteint en 2050, puis la situation devrait s’adoucir avec des coûts qu’il sera à nouveau possible d’assumer une fois la génération nombreuse des baby-boomers disparue. Plusieurs solutions sont à l’étude pour pouvoir passer ces deux décennies compliquées, notamment des modifications du système de calcul des retraites, l’augmentation des bases de cotisation, et la promotion de la retraite partielle ou de la « retraite active », entre autres.

Taux de vieillissement en forte hausse

Les chiffres du vieillissement de la population espagnole sont une année de plus étonnamment élevés. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique INE, l’Espagne a enregistré en 2022 un nouveau taux de vieillissement maximal de 133,5 %, autrement dit on compte 133 personnes âgées de plus de 64 ans pour 100 personnes de moins de 16 ans.

Évolution de l’indice de vieillissement de l’Espagne de 1999 (en bas) à 2022 (en haut)
 
Ce chiffre représente la plus forte croissance depuis 1999, soit 4,4 points de pourcentage, compte tenu du fait que l’année dernière, il était de 129,1 %. En d’autres termes, l’Espagne n’a pas autant vieilli en 23 ans.
 
Nationalité des mères
 
En 2020, 262 982 (77,5 %) bébés sont nés de mères de nationalité espagnole (y compris les immigrés naturalisés), 25 861 (7,6 %) de mères de nationalité africaine (y compris l'Afrique du Nord), 23 395 (6,9 %) de mères de nationalité américaine ( Amérique du Nord et du Sud), 20 089 (5,9 %) aux mères de nationalité européenne (pays européens et non membres de l'UE) et 6 751 (2,0 %) aux mères de nationalité asiatique.
 

 Sources : INE, El Mundo, El Diario

 

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La guerre d’Espagne sans légendes  

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vendredi 18 novembre 2022

mercredi 16 novembre 2022

Ontario — l'euthanasie pour éviter la pauvreté et l'itinérance

Autre conséquence de la folie des prix du logement en Ontario qui concentre une grande partie de l’immigration du Canada, pays avec le plus haut taux d’immigration du G7 : le désespoir des gens qui ne parviennent pas à se loger et qui, parfois, considèrent l’euthanasie plutôt que de devoir être confrontés à l’itinérance et à la pauvreté.

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La pente inéluctable de « l’aide médicale à mourir », l’extension du domaine de l’euthanasie ? 

Toronto, aimant de l’immigration massive : maison de 2 mètres de large à vendre pour 2 millions de dollars

Un Québec à l’avenir radieux : l’euthanasie pour tous ?

Pays-Bas — Une femme « euthanasiée contre sa volonté »  

Québec — « Le désastre de l’euthanasie »

Euthanasie au Québec : des médecins objectent et pas uniquement pour des raisons religieuses  

Louis O’Neill : « La loi sur l’aide médicale à mourir s’appuie sur un consensus politique plus ou moins préfabriqué » 

Pays-Bas — Une victime de viol obtient d’être euthanasiée pour mettre fin à son traumatisme  

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Suicide assisté : décision disproportionnée de la Cour suprême dans ses effets prévisibles et potentiels ?

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés  

Canada, champion de l’augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration… 

Bloomberg: les salaires canadiens stagnent en raison de l’immigration de masse alors que l’inflation grimpe 

Immigration de masse : le Canada connaît la plus forte croissance démographique du G7

L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement

 

 

 

mardi 15 novembre 2022

Une fois en Amérique Nord, l'empreinte carbone d'un immigré est multipliée par plus de trois (3)

M. Trudeau veut importer un demi-million d’immigrés par an au Canada, très peu provenant d’Europe. Il se dit aussi très soucieux du bilan carbone du Canada. Comment ces deux buts sont-ils conciliables alors que chaque habitant en Amérique du Nord a une empreinte carbone très largement supérieure à celle des pays d’où proviennent les immigrés ?

Même le Québec aurait une véritable empreinte carbone de 15 tonnes de gaz à effet de serre par habitant (et non 10 tonnes selon d’autres calculs). C’est bien plus que les moins de 2 tonnes par personne en Afrique subsaharienne, les 2 à 3 tonnes en Asie du Sud-Est et près de 4 tonnes pour l’Amérique du Sud. 

Chaque personne qui immigre au Canada en provenance du Sud détériore donc le bilan carbone de la planète, il aurait eu une empreinte carbone nettement moindre s’il était resté dans son pays ou avait immigré dans un pays avec une moindre empreinte carbone (soit quasiment tous les pays du monde).

Il existe sans doute une solution pour concilier à la fois la mégalomanie immigrationniste du fils Trudeau et diminuer le bilan carbone du Canada : réduire considérablement notre niveau de vie en augmentant sensiblement le prix de l’énergie. Le confort, le transport, l’industrie et l’automatisation ne sont qu’énergie transformée. En réduisant sensiblement notre niveau de vie, l’État pourra imposer la simplicité « involontaire » à tous et accueillir plus d’immigrants tout en baissant le bilan carbone du pays. Quel avenir radieux ! Est-ce là la voie ensoleillée dont nous parlait Trudeau en 2015 ?

 La hauteur correspond aux émissions moyennes exprimées en tonnes de CO2 par personne et par an. La largeur désigne la taille de la population. Le Canada est à 15,2 tonnes (tout en haut en vert) alors que l’Inde est à 1,7 tonne…

Les calculs d’un groupe d’économistes de l’École d’économie de Paris (PSE) sont légèrement différents avec des données de 2019 et en comptabilisant les importations nettes de biens et services. En moyenne, chaque être humain émet 6,6 tonnes de CO2 par an. Comme l’indique notre carte, cette moyenne varie de 1,6 tonne par personne en Afrique subsaharienne, à 20,8 tonnes par habitant en Amérique du Nord. Sur le Vieux Continent, le niveau d’émissions de CO2, qui inclut l’impact des biens et services importés d’autres régions, se situe actuellement à 9,7 tonnes par Européen.

 

Pour ce qui est de l'impact de la hausse des coûts de l'énergie sur l'économie, il suffit de considérer ce qui se passe en Europe actuellement.