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Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mercredi 17 octobre 2012
France — Rentrée scolaire des écoles indépendantes
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lundi 15 octobre 2012
La proportion d'accidents vasculaires-cérébraux chez les moins de 55 ans est en hausse, alors qu'elle baisse chez les plus âgés
L'attaque cérébrale n'est plus l'apanage de la vieillesse: elle concerne de plus en plus de jeunes. C'est le constat alarmant d'une large étude américaine publiée le 10 octobre dans la revue Neurology. En dix ans, la proportion d'accidents vasculaires-cérébraux (AVC) dans la population du Kentucky (est des États-Unis) est ainsi passée de 12,9 à 18,6 % chez les 20-54 ans ; dans le même temps, l'âge moyen des AVC a légèrement rajeuni, passant de 71,2 à 69,2 ans. Parmi les facteurs explicatifs figurent une mauvaise hygiène de vie et la consommation de drogues.
« Une part de cette hausse est sans aucun doute liée à une meilleur détection des AVC grâce à la généralisation de l'IRM, même si cela ne peut être la seule explication », commente le professeur Mathieu Zuber, neurologue à l'hôpital Saint Joseph (Paris). Autre observation de l'équipe américaine, l'incidence croissante n'est pas due aux AVC hémorragiques, plus fréquents dans cette tranche d'âge, mais à la hausse significative des accidents coronariens, habituellement rencontrés chez les plus âgés. C'est pourquoi, sans mettre clairement en évidence les causes de cet accroissement des AVC, les auteurs de l'étude pointent du doigt le boom des facteurs de risque cardio-vasculaires chez les plus jeunes, en premier lieu le diabète et l'obésité.
La consommation de drogues est également évoquée. En effet en 2005, un peu plus de 20 % des patients âgés de 20-54 ans ayant eu un AVC pour la première fois consommaient de la drogue, par rapport à 2,2 % chez les plus de 55 ans.
Femmes jeunes: prudence!
« Cette étude est vraiment inquiétante car elle confirme les données publiées en mars dernier pour la France qui montrent que le taux d'AVC augmente chez les moins de 65 ans alors qu'il diminue chez les plus de 65 ans. Nous étions arrivés aux mêmes conclusions que celles de l'étude américaine en incriminant l'augmentation de l'obésité et du diabète mais aussi en posant la question des drogues illicites », explique au Figaro le professeur France Woimant, neurologue à l'hôpital Lariboisière à Paris. Pour la spécialiste, cette évolution est à surveiller de près. Car si la mortalité par AVC a nettement diminué, l'attaque cérébrale reste la première cause de handicap chez l'adulte. « Or, si ces chiffres se confirment, cela signifie une augmentation du nombre de jeunes dépendants », s'alarme-t-elle. Pour éviter d'en arriver là, une seule solution : maîtriser les facteurs de risques.
Les spécialistes mettent particulièrement en garde les femmes jeunes. « La combinaison migraine, tabac et pilule est explosive pour le cerveau », insiste Mathieu Zuber. Et à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre les AVC, le président de la société française neurovasculaire, le Pr Thierry Moulin rappelle que l'hypertension artérielle demeure le principal facteur de risque maîtrisable. Réduire de deux points sa pression artérielle, c'est diminuer de 40 % son risque d'AVC.
« Une part de cette hausse est sans aucun doute liée à une meilleur détection des AVC grâce à la généralisation de l'IRM, même si cela ne peut être la seule explication », commente le professeur Mathieu Zuber, neurologue à l'hôpital Saint Joseph (Paris). Autre observation de l'équipe américaine, l'incidence croissante n'est pas due aux AVC hémorragiques, plus fréquents dans cette tranche d'âge, mais à la hausse significative des accidents coronariens, habituellement rencontrés chez les plus âgés. C'est pourquoi, sans mettre clairement en évidence les causes de cet accroissement des AVC, les auteurs de l'étude pointent du doigt le boom des facteurs de risque cardio-vasculaires chez les plus jeunes, en premier lieu le diabète et l'obésité.
La consommation de drogues est également évoquée. En effet en 2005, un peu plus de 20 % des patients âgés de 20-54 ans ayant eu un AVC pour la première fois consommaient de la drogue, par rapport à 2,2 % chez les plus de 55 ans.
Femmes jeunes: prudence!
« Cette étude est vraiment inquiétante car elle confirme les données publiées en mars dernier pour la France qui montrent que le taux d'AVC augmente chez les moins de 65 ans alors qu'il diminue chez les plus de 65 ans. Nous étions arrivés aux mêmes conclusions que celles de l'étude américaine en incriminant l'augmentation de l'obésité et du diabète mais aussi en posant la question des drogues illicites », explique au Figaro le professeur France Woimant, neurologue à l'hôpital Lariboisière à Paris. Pour la spécialiste, cette évolution est à surveiller de près. Car si la mortalité par AVC a nettement diminué, l'attaque cérébrale reste la première cause de handicap chez l'adulte. « Or, si ces chiffres se confirment, cela signifie une augmentation du nombre de jeunes dépendants », s'alarme-t-elle. Pour éviter d'en arriver là, une seule solution : maîtriser les facteurs de risques.
Les spécialistes mettent particulièrement en garde les femmes jeunes. « La combinaison migraine, tabac et pilule est explosive pour le cerveau », insiste Mathieu Zuber. Et à quelques jours de la journée mondiale de lutte contre les AVC, le président de la société française neurovasculaire, le Pr Thierry Moulin rappelle que l'hypertension artérielle demeure le principal facteur de risque maîtrisable. Réduire de deux points sa pression artérielle, c'est diminuer de 40 % son risque d'AVC.
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Le cannabis facilite le décrochage scolaire et le développement de la schizophrénie
Selon Alexandre Baratta, psychiatre et praticien hospitalier :
« Les répercussions de la consommation de cannabis sont nombreuses et polymorphes. Elles sont de type sanitaires avec des répercussions familiales (éclatement de la cellule) et sociales (isolement, absentéisme scolaire ou professionnel). En tant que psychiatre, j’insisterais surtout sur les effets neurotoxiques du cannabis. Les troubles psychiques les plus fréquents sont également les moins graves. S’ils ne rendent pas fous, ils favorisent largement les décrochages scolaires. Apathie, abrasion des capacités d’abstraction, ralentissement du traitement des informations, recrudescence d’angoisse, troubles du sommeil, voir véritable dépression. Autant de troubles de nature à entraver le développement scolaire harmonieux des adolescents. Lorsque la consommation s’emballe, peuvent se surajouter une problématique de dépendance physique. Un mythe bien ancré auprès des jeunes voudrait que ce ne soit pas possible avec le cannabis. Ce phénomène est certes moins fréquent qu’avec l’héroïne, mais il existe bel et bien. Sueurs, irritabilité, tremblements, insomnie massive lorsque l’adolescent interrompt brusquement les joints. Autant de symptômes observés chez de jeunes consommateurs surpris par l’importance des troubles.
Mais le risque représenté par le cannabis est représenté par la schizophrénie. Il est largement reconnu par la communauté médicale que le cannabis est le plus gros pourvoyeur d’entrée en schizophrénie. Véritable coupure à la réalité, cette maladie mentale n’a pas de traitement curatif à ce jour. Si des traitements symptomatiques existent (les anti-psychotiques), leur efficacité sous entend une prise régulière et au long cours, tout comme un diabétique doit réaliser une injection d’insuline quotidiennement. Cette maladie mentale se manifeste par un panel de signes cliniques associant entre autre: comportement bizarre, isolement autistique, intime conviction d’être l’objet de persécutions mystiques, ou encore hallucinations auditives : nous pourrions souhaiter mieux à des adolescents préparant l’épreuve du baccalauréat. Certaines voix s’élèvent et protestent : l’alcool qui est une substance elle aussi neurotoxique est entièrement légalisée. Alors, pourquoi autant de bruit autour du cannabis ? Cette question en rappelle une autre qui pourrait faire sourire : de quoi mieux vaut-il mourir ? De la peste ou de la tuberculose ? Question qui pourrait faire sourire si la situation n’était pas si grave.
»« Les répercussions de la consommation de cannabis sont nombreuses et polymorphes. Elles sont de type sanitaires avec des répercussions familiales (éclatement de la cellule) et sociales (isolement, absentéisme scolaire ou professionnel). En tant que psychiatre, j’insisterais surtout sur les effets neurotoxiques du cannabis. Les troubles psychiques les plus fréquents sont également les moins graves. S’ils ne rendent pas fous, ils favorisent largement les décrochages scolaires. Apathie, abrasion des capacités d’abstraction, ralentissement du traitement des informations, recrudescence d’angoisse, troubles du sommeil, voir véritable dépression. Autant de troubles de nature à entraver le développement scolaire harmonieux des adolescents. Lorsque la consommation s’emballe, peuvent se surajouter une problématique de dépendance physique. Un mythe bien ancré auprès des jeunes voudrait que ce ne soit pas possible avec le cannabis. Ce phénomène est certes moins fréquent qu’avec l’héroïne, mais il existe bel et bien. Sueurs, irritabilité, tremblements, insomnie massive lorsque l’adolescent interrompt brusquement les joints. Autant de symptômes observés chez de jeunes consommateurs surpris par l’importance des troubles.
Mais le risque représenté par le cannabis est représenté par la schizophrénie. Il est largement reconnu par la communauté médicale que le cannabis est le plus gros pourvoyeur d’entrée en schizophrénie. Véritable coupure à la réalité, cette maladie mentale n’a pas de traitement curatif à ce jour. Si des traitements symptomatiques existent (les anti-psychotiques), leur efficacité sous entend une prise régulière et au long cours, tout comme un diabétique doit réaliser une injection d’insuline quotidiennement. Cette maladie mentale se manifeste par un panel de signes cliniques associant entre autre: comportement bizarre, isolement autistique, intime conviction d’être l’objet de persécutions mystiques, ou encore hallucinations auditives : nous pourrions souhaiter mieux à des adolescents préparant l’épreuve du baccalauréat. Certaines voix s’élèvent et protestent : l’alcool qui est une substance elle aussi neurotoxique est entièrement légalisée. Alors, pourquoi autant de bruit autour du cannabis ? Cette question en rappelle une autre qui pourrait faire sourire : de quoi mieux vaut-il mourir ? De la peste ou de la tuberculose ? Question qui pourrait faire sourire si la situation n’était pas si grave.
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Cannabis : les ravages du laisser-faire
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Le cannabis affaiblirait les défenses immunitaires
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Québec : 40 % des élèves du secondaire se droguent (2007)
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Financement des écoles privées – Une affaire explosive
Chronique sensée de l'ancien ministre du PQ Joseph Facal dans le Journal de Montréal de ce jour :
Le débat sur le financement public des écoles privées refait périodiquement surface au Québec depuis un demi-siècle. La nouvelle ministre de l’Éducation a choisi de l’aborder sous deux angles liés entre eux. Elle se questionne d’abord sur la sélection que pratiqueraient les écoles privées : les fonds publics ne devraient-ils pas aller vers des services auxquels tous peuvent avoir accès ? Elle avance ensuite que le passage au réseau privé des meilleurs élèves concentre les élèves en difficulté dans un réseau public à bout de souffle.
Faits
Rappelons quelques faits têtus. D’abord, la sélection existe déjà dans le réseau public : écoles internationales, programmes sports-études, etc. Ensuite, la plupart des écoles privées ne sélectionnent pas : seules celles situées dans les régions densément peuplées le font. Il y a sélection là où la demande est supérieure à l’offre. Le réseau privé n’est pas non plus fermé à l’idée de faire plus pour les élèves en difficulté. Toutefois, les parents qui envoient leurs enfants à l’école privée au niveau secondaire le font parce qu’ils cherchent une éducation plus exigeante et mieux encadrée. Si l’école privée baissait de régime pour s’ajuster aux élèves en difficulté ou si ces derniers échouaient massivement parce qu’ils ne peuvent suivre le rythme, tout le monde serait perdant. Il faudrait être particulièrement imaginatif pour accueillir sans diluer. À mon avis, c’est l’intégration massive des élèves en difficulté dans les classes régulières du réseau public qui fut une erreur. L’intention était généreuse : ne pas stigmatiser un élève plus lent en le mettant à part. Déployée à grande échelle, l’expérience a clairement échoué.
Avantageux ?
De vieilles objections attendent aussi qu’on leur réponde. La fin ou une forte réduction du financement étatique du réseau privé ramènerait vers le réseau public des dizaines de milliers d’élèves. Leur éducation, financée présentement à 60 % par les fonds publics, serait dorénavant financée à 100 % par l’État. Sauverait-on de l’argent ? Non. Aurait-on plus de ressources pour les élèves en difficulté ? Rien n’est moins sûr. Où logerait-on cet afflux massif de nouveaux élèves ? Mystère et boule de gomme. Justement parce qu’elle est financée par les fonds publics, l’école privée québécoise est accessible à la classe moyenne. Y envoyer son enfant coûte, par année, la différence entre apporter son lunch au bureau plutôt que de manger au restaurant trois midis par semaine. Tous les parents n’ont pas les mêmes priorités. Voyez le fabuleux paradoxe : faite au nom de l’anti-élitisme, l’abolition du financement public ferait des écoles privées qui survivraient le refuge d’une super élite de l’argent et non d’une élite du mérite scolaire. Quel message dévastateur on enverrait ! La popularité de l’école privée n’est pas la cause des difficultés du réseau public. Elle en est la conséquence. Cette question très émotive a le potentiel pour devenir une véritable bombe nucléaire.
Le débat sur le financement public des écoles privées refait périodiquement surface au Québec depuis un demi-siècle. La nouvelle ministre de l’Éducation a choisi de l’aborder sous deux angles liés entre eux. Elle se questionne d’abord sur la sélection que pratiqueraient les écoles privées : les fonds publics ne devraient-ils pas aller vers des services auxquels tous peuvent avoir accès ? Elle avance ensuite que le passage au réseau privé des meilleurs élèves concentre les élèves en difficulté dans un réseau public à bout de souffle.
Faits
Rappelons quelques faits têtus. D’abord, la sélection existe déjà dans le réseau public : écoles internationales, programmes sports-études, etc. Ensuite, la plupart des écoles privées ne sélectionnent pas : seules celles situées dans les régions densément peuplées le font. Il y a sélection là où la demande est supérieure à l’offre. Le réseau privé n’est pas non plus fermé à l’idée de faire plus pour les élèves en difficulté. Toutefois, les parents qui envoient leurs enfants à l’école privée au niveau secondaire le font parce qu’ils cherchent une éducation plus exigeante et mieux encadrée. Si l’école privée baissait de régime pour s’ajuster aux élèves en difficulté ou si ces derniers échouaient massivement parce qu’ils ne peuvent suivre le rythme, tout le monde serait perdant. Il faudrait être particulièrement imaginatif pour accueillir sans diluer. À mon avis, c’est l’intégration massive des élèves en difficulté dans les classes régulières du réseau public qui fut une erreur. L’intention était généreuse : ne pas stigmatiser un élève plus lent en le mettant à part. Déployée à grande échelle, l’expérience a clairement échoué.
Avantageux ?
De vieilles objections attendent aussi qu’on leur réponde. La fin ou une forte réduction du financement étatique du réseau privé ramènerait vers le réseau public des dizaines de milliers d’élèves. Leur éducation, financée présentement à 60 % par les fonds publics, serait dorénavant financée à 100 % par l’État. Sauverait-on de l’argent ? Non. Aurait-on plus de ressources pour les élèves en difficulté ? Rien n’est moins sûr. Où logerait-on cet afflux massif de nouveaux élèves ? Mystère et boule de gomme. Justement parce qu’elle est financée par les fonds publics, l’école privée québécoise est accessible à la classe moyenne. Y envoyer son enfant coûte, par année, la différence entre apporter son lunch au bureau plutôt que de manger au restaurant trois midis par semaine. Tous les parents n’ont pas les mêmes priorités. Voyez le fabuleux paradoxe : faite au nom de l’anti-élitisme, l’abolition du financement public ferait des écoles privées qui survivraient le refuge d’une super élite de l’argent et non d’une élite du mérite scolaire. Quel message dévastateur on enverrait ! La popularité de l’école privée n’est pas la cause des difficultés du réseau public. Elle en est la conséquence. Cette question très émotive a le potentiel pour devenir une véritable bombe nucléaire.
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Soutenir davantage l’école privée et la diversité scolaire plutôt que menacer les parents
Soutenir davantage l’école privée et la diversité scolaire plutôt que menacer les parents
MONTRÉAL, le 15 oct. 2012 – La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) tient à réagir à la déclaration de la ministre de l’Éducation, Mme Marie Malavoy, sur la fin du financement gouvernemental des écoles privées du Québec qui sélectionnent leurs élèves. La CLÉ
s’inscrit en faux contre ces menaces alors que l’école privée remplit
une fonction primordiale, de manière efficace et de façon économique.
Pour la CLÉ,
le gouvernement est garant de l'accès pour tous à une éducation qui
correspond aux choix des parents et des élèves, que ce soit dans les
écoles privées ou dans un réseau public qui devrait gagner en autonomie.
Il n’est pas productif de menacer de la sorte les parents qui ont à
cœur l’éducation de leurs enfants. La CLÉ en appelle à un dialogue constructif et à renforcer la diversité et la concurrence scolaire.
Cette diversité doit exister tant dans l’administration des écoles que dans l’offre de programmes. Un sondage Léger-Marketing
tenu du 27 au 29 février 2012 indiquait que 54 % des Québécois désirent
que les écoles bénéficient d’une plus grande liberté dans le choix des
programmes qu'elles enseignent et dans la façon de les enseigner.
La CLÉ regrette la philosophie égalitariste qui inspire la ministre de l’Éducation
dont l'issue pourrait être un ‘nivellement par le bas’. Le Québec a
besoin d’écoles d’excellence. Cette excellence peut s’exprimer dans de
nombreux domaines scolaires : sportif, artistique, technique ou
académique.
Pour le secrétaire de la CLÉ, Patrick Andries, « la meilleure manière d’éviter que l’école privée ne
devienne la chasse gardée des plus nantis est d’en faciliter l’accès
pour tous. L'État doit faciliter cet accès et ne pas l'entraver. » Or,
comme l’indiquaient l’économiste Jean-Luc Migué et le professeur Richard
Marceau dans leur ouvrage Le Monopole public de l'Éducation, les règles et restrictions imposées à l'école privée par le
gouvernement du Québec sont en grande partie responsables de la
sélection pratiquée par l’école privée.
La Coalition pour la liberté en éducation
préconise une plus grande diversité de l'offre scolaire et la remise de
l’argent du financement entre les mains des parents (bons scolaires),
ou de leur accorder des crédits d'impôts, d’accroître la liberté dans
les programmes et de soutenir toutes les écoles (privées comme
publiques) qui accueillent des élèves en difficulté ou à risques.
- 30 -
Pour information : Richard DÉCARIE, porte-parole
Cel. : 514-701-7254
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samedi 13 octobre 2012
L'école privée comme moyen d'appropriation et de valorisation de l'éducation
Les parents qui désirent envoyer leur enfant dans une école privée, qui le prépare aux examens, qui visitent différentes institutions, qui attendent les résultats avec impatience, qui bien souvent se serrent la ceinture pour intégrer cette nouvelle facture à leur budget annuel, eh bien, ces parents envoient un message à leur enfant. Ils disent: l'école, l'éducation, ta réussite nous tiennent à cœur. Ces enfants sont bien souvent des élèves moyens, mais des élèves moyens conscients des sacrifices et des coûts consentis par leurs parents. Ce sont des adolescents à qui l'on répète: wow, tu es chanceux, tu as une bonne école, de bons profs, de bons amis! Profites-en, ce sont de belles années!
Et ces jeunes s'identifient à cette culture scolaire, à ses couleurs, à ses équipes sportives, à sa réussite à laquelle ils sont fiers de contribuer; voilà ce qu'on appelle communément le «sentiment d'appartenance» et qui est si flou quand on fréquente une polyvalente qui rassemble quelques milliers d'élèves.
Si, dans les années 1960, le Québec avait un urgent besoin de se moderniser et de mettre en place de grandes écoles pour accueillir rapidement tous ces jeunes que le rapport Parent se promettait de scolariser, aujourd'hui, la donne a passablement changée, car on a pu constater que l'idée, bonne sur papier, ne réussissait qu'à «produire» 60% de diplômés. Tous n'ont pas su se conformer à ce moule, à cette usine à adolescents souvent bien impersonnelle. Le Québec d'aujourd'hui commence à souffrir de «structurite» aiguë comme l'illustre le discours caquiste et sa volonté de faire le ménage dans les régies régionales et les commissions scolaires. Les gens ont soif de proximité, d'emprise et d'imputabilité. Les écoles primaires ont été bien moins touchées par la concurrence des établissements privés et à mon avis, c'est leur petite taille et leur aspect «école de quartier» qui ont joué à leur avantage. Alors privé ou public, ce que les parents souhaitent par-dessus tout, c'est que leur enfant s'intègre dans un milieu chaleureux, où il développera un sentiment d'appartenance de sorte qu'il aura envie de s'y rendre chaque matin, retrouver les siens et des activités stimulantes.
L'école privée, tout comme les programmes spécialisés au public, c'est bien plus qu'une question de sélection des élèves, c'est une implication des parents dans la vie de leur enfant, car avant l'école, il y a la famille. Et l'éducation, ça se promeut dès le berceau.
Source: Kathleen Shannon
Et ces jeunes s'identifient à cette culture scolaire, à ses couleurs, à ses équipes sportives, à sa réussite à laquelle ils sont fiers de contribuer; voilà ce qu'on appelle communément le «sentiment d'appartenance» et qui est si flou quand on fréquente une polyvalente qui rassemble quelques milliers d'élèves.
Si, dans les années 1960, le Québec avait un urgent besoin de se moderniser et de mettre en place de grandes écoles pour accueillir rapidement tous ces jeunes que le rapport Parent se promettait de scolariser, aujourd'hui, la donne a passablement changée, car on a pu constater que l'idée, bonne sur papier, ne réussissait qu'à «produire» 60% de diplômés. Tous n'ont pas su se conformer à ce moule, à cette usine à adolescents souvent bien impersonnelle. Le Québec d'aujourd'hui commence à souffrir de «structurite» aiguë comme l'illustre le discours caquiste et sa volonté de faire le ménage dans les régies régionales et les commissions scolaires. Les gens ont soif de proximité, d'emprise et d'imputabilité. Les écoles primaires ont été bien moins touchées par la concurrence des établissements privés et à mon avis, c'est leur petite taille et leur aspect «école de quartier» qui ont joué à leur avantage. Alors privé ou public, ce que les parents souhaitent par-dessus tout, c'est que leur enfant s'intègre dans un milieu chaleureux, où il développera un sentiment d'appartenance de sorte qu'il aura envie de s'y rendre chaque matin, retrouver les siens et des activités stimulantes.
L'école privée, tout comme les programmes spécialisés au public, c'est bien plus qu'une question de sélection des élèves, c'est une implication des parents dans la vie de leur enfant, car avant l'école, il y a la famille. Et l'éducation, ça se promeut dès le berceau.
Source: Kathleen Shannon
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France — Appui à l'adoption par les homosexuels en net déclin
L’institut Ifop vient de réaliser un sondage pour Le Figaro, qui montre que l’approbation du l’adoption par les homosexuels est en chute libre en France : on passe de 58 % d’opinions favorables en juin 2011 à 48 % en octobre 2012 ! C’est moins qu’en mai 2004 où l’adoption était approuvée par 49 % de Français.
Une tendance à la baisse déjà observée cet été et très forte chez certains groupes d’électeurs comme les sympathisants UMP (centre-droite de Sarkozy), dont la minorité favorable à l’adoption passe de 38 % en août 2012 à 21 % ce mois-ci.
L'appui au « mariage » fléchit lui aussi. Le sens de l’Histoire des progressistes n’existerait-il donc pas ?
Voir aussi
Le paradoxe de l'égalité entre les sexes c. la théorie du genre
Pas de classiques de la littérature, mais la lutte contre l'hétérosexisme en classe de français, d'anglais, d'histoire et de mathématiques
Le philosophe Redeker : le mariage homosexuel, une parodie
Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels
Le mariage ne vise pas seulement à gérer les diverses situations affectives, il organise la filiation et la famille.
« Nous, enfants nés sous X, on ressent plus fort d'avoir failli être privé de père et de mère »
Les études sur l'homoparentalité seraient truffées d'erreurs
Garçon gardé par un couple de lesbiennes subit un traitement hormonal pour bloquer sa puberté
École québécoise : l'homoparentalité expliquée aux enfants du primaire par l'État
Sondages : Les États-Uniens surestiment grandement le nombre d'homosexuels
Deux lesbiennes « trahies » par le père homosexuel qui veut voir son fils après un mariage de complaisance
Lutte à « l'hétérosexisme » : manque de modestie constitutionnelle du gouvernement québécois
Les foyers homosexuels sont victimes d’un plus grand niveau de violences et affectés de plus de troubles sociaux et psychologiques, comme la maltraitance physique des enfants
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Fermer toutes les écoles privées ne suffit pas à assez abaisser le nombre d'élèves en difficulté pour satisfaire Mme Malavoy !
« Quand vous êtes rendu à 25 %, voire 30 % des élèves qui ont des difficultés ou qui sont à risques, vous comprenez que la situation devient extrêmement lourde. Si vous en aviez peut-être 10 %, là vous êtes capables avec de l'aide de faire fonctionner votre classe. »
Voyons voir.La ministre Madame Malavoy
à l'antenne de Radio-Canada ce vendredi (voir début vidéo)
Le nombre d'EHDAA est passé de 14,8 % en 2003-2004 à 20,1 % en 2011-2012 dans le réseau public. Notons d'abord que le nombre des enfants en difficulté (les EHDAA) a augmenté de 36 % en 8 ans... Il serait bon d'avoir une explication sur ces chiffres. Notons aussi la notion subjective d’élèves « à risques ». Pour la même période, selon la Presse, ce taux est passé de 2,5 à 2,6 % dans les écoles privées. Selon Jean-Marc St-Jacques, dans la même émission de Radio-Canada, ce taux serait plutôt de 10 % dans le privé (bien qu'il ne soit pas clair si cela comprend les enfants à risques ou non). Le représentant des écoles privées déclare également que la proportion d'enfants en difficulté au primaire dans le réseau (semi-) privé est supérieure à celle du réseau gouvernemental. Comme le souligne M. St-Jacques, parmi ces enfants en difficulté et à risque, on trouve des enfants immigrés (ils maîtrisent parfois mal le français) qui vont dans les écoles semi-privées comme les écoles gouvernementales.
Mais, admettons le 25 % d'élèves qui ont des difficultés ou qui sont à risques de Madame Malavoy et faisons comme si les écoles privées n'avaient aucun élève en difficulté ou à risque.
Que se passe-t-il si tous les élèves du privé venaient renforcer le système gouvernemental ? Étant donné le nombre des jeunes élèves au primaire et au secondaire dans les deux réseaux que l'on retrouve au Tableau 2, page 134, d'Indicateurs de l'éducation, édition 2011.
Primaire
|
Secondaire
(jeunes)
|
Primaire +
Secondaire
| |
Commissions scolaires
| 429 950 | 369 759 | 799 709 |
Établissements privés
| 32 136 | 88 779 | 120 915 |
| Total | 920 624 | ||
| 25 % en difficulté et à risques au public | 199 927 | ||
| Pourcentage en difficulté et à risques après fusion | 21,72 % | ||
On observe que même si tous les élèves du semi-privé rejoignent le système gouvernemental et qu'aucun de ces élèves du privé n'est en difficulté ni à risques, le taux des élèves en difficulté ou à risques ne tombe qu'à 21,72 %. Loin, très loin des 10 % de Madame Malavoy. Le nombre d'élèves dans le semi-privé n'est tout simplement pas suffisant pour peser assez à la baisse et satisfaire les conditions de Mme Malavoy.
Voir aussi
Marie Malavoy : une « petite révolution » attend les écoles privées du Québec
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Marie Malavoy : une « petite révolution » attend les écoles privées du Québec
Les écoles « privées » doivent être financées à 100 %
L'école gouvernementale coûte deux fois plus cher que l'école (semi-)privée
Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée
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vendredi 12 octobre 2012
L'école gouvernementale coûte deux fois plus cher que l'école (semi-)privée
Le projet évoqué par le gouvernement Marois de restreindre l'accès à l'école privée subventionnée en limitant toute forme de sélection des élèves pourrait faire du tort au Trésor public et entraîner des ponctions supplémentaires dans les poches des contribuables.
C'est ce qu'a dit craindre Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FÉEP), au cours d'une entrevue accordée à Argent.
M. St-Jacques a mis en évidence le fait qu'il coûtait beaucoup plus cher au gouvernement de financer l'éducation d'un élève dans le réseau gouvernemental (dit "public") que dans le réseau semi-privé. « Un élève au privé, le gouvernement paie 60 % des coûts. Au public, c'est 100 % », a-t-il expliqué.
Selon la FÉEP, en tenant compte des coûts administratifs plus bas, un élève dans le privé coûte à Québec 48 % de ce que coûte un élève dans le réseau gouvernemental, soit deux fois moins cher. En moyenne, un parent paie 3000 $ pour envoyer son enfant dans une école privée subventionnée, et 7000 $ dans une école non subventionnée.
Résultats pernicieux
Selon M. St-Jacques, la mesure pourrait avoir l'effet pernicieux de rendre l'école privée élitiste, réservée seulement à des élèves non seulement bons, mais ayant aussi des parents très riches.
Douzaine d'écoles privées dédiées aux élèves en difficulté
En ce moment, selon M. St-Jacques, l'école semi-privée dessert surtout la classe moyenne et dans force régions, elle ne pratique aucune sélectivité, en raison de la diminution du nombre d'enfants. Une douzaine d'écoles privées au Québec sont même dédiées aux élèves en difficulté.
Dans une étude datant de 2007 menée pour le compte du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, le professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Bernard Vermot-Desroches, souligne que le budget du Québec est accaparé à hauteur de 25 % par l'éducation.
Au total, environ 3,2 % du budget provincial de l'éducation va au secteur privé, ce qui représente seulement 4,5 % des subventions gouvernementales versées à l'ensemble des réseaux de l'éducation.
Culture « anti-excellence »
M. St-Jacques a dit ignorer ce qui arriverait d'établissements renommés comme Jean-de-Brébeuf, à Montréal, si on leur coupait leurs subventions. «&nbs^p;On a besoin d'établissements comme ça si on veut que le Québec avance », a-t-il dit.
Un cadeau aux commissions scolaires ?
Selon M. St-Jacques, il ne faut pas exclure que le gouvernement Marois veuille s'attaquer aux écoles privées pour des raisons idéologiques, puisqu'il n'existe pas d'espoirs d'économies avec cette proposition.
Diane De Courcy, ex-présidente de la Commission scolaire de Montréal, a été élue sous la bannière du PQ dans Crémazie lors de la dernière élection « On connaît bien ses positions », s'est-il borné à dire, précisant que l'affaiblissement du privé pourrait profiter à certaines grosses commissions scolaires.
En fin d'après-midi, l'attachée de presse de Mme Malavoy, Suzanne Beauvais, a tenu à minimiser l'avancement du projet, disant qu'il ne s'agissait que d'une « réflexion ».
C'est ce qu'a dit craindre Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FÉEP), au cours d'une entrevue accordée à Argent.
M. St-Jacques a mis en évidence le fait qu'il coûtait beaucoup plus cher au gouvernement de financer l'éducation d'un élève dans le réseau gouvernemental (dit "public") que dans le réseau semi-privé. « Un élève au privé, le gouvernement paie 60 % des coûts. Au public, c'est 100 % », a-t-il expliqué.
Selon la FÉEP, en tenant compte des coûts administratifs plus bas, un élève dans le privé coûte à Québec 48 % de ce que coûte un élève dans le réseau gouvernemental, soit deux fois moins cher. En moyenne, un parent paie 3000 $ pour envoyer son enfant dans une école privée subventionnée, et 7000 $ dans une école non subventionnée.
Résultats pernicieux
Selon M. St-Jacques, la mesure pourrait avoir l'effet pernicieux de rendre l'école privée élitiste, réservée seulement à des élèves non seulement bons, mais ayant aussi des parents très riches.
Douzaine d'écoles privées dédiées aux élèves en difficulté
En ce moment, selon M. St-Jacques, l'école semi-privée dessert surtout la classe moyenne et dans force régions, elle ne pratique aucune sélectivité, en raison de la diminution du nombre d'enfants. Une douzaine d'écoles privées au Québec sont même dédiées aux élèves en difficulté.
Dans une étude datant de 2007 menée pour le compte du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, le professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Bernard Vermot-Desroches, souligne que le budget du Québec est accaparé à hauteur de 25 % par l'éducation.
Au total, environ 3,2 % du budget provincial de l'éducation va au secteur privé, ce qui représente seulement 4,5 % des subventions gouvernementales versées à l'ensemble des réseaux de l'éducation.
Culture « anti-excellence »
M. St-Jacques a dit ignorer ce qui arriverait d'établissements renommés comme Jean-de-Brébeuf, à Montréal, si on leur coupait leurs subventions. «&nbs^p;On a besoin d'établissements comme ça si on veut que le Québec avance », a-t-il dit.
Un cadeau aux commissions scolaires ?
Selon M. St-Jacques, il ne faut pas exclure que le gouvernement Marois veuille s'attaquer aux écoles privées pour des raisons idéologiques, puisqu'il n'existe pas d'espoirs d'économies avec cette proposition.
Diane De Courcy, ex-présidente de la Commission scolaire de Montréal, a été élue sous la bannière du PQ dans Crémazie lors de la dernière élection « On connaît bien ses positions », s'est-il borné à dire, précisant que l'affaiblissement du privé pourrait profiter à certaines grosses commissions scolaires.
En fin d'après-midi, l'attachée de presse de Mme Malavoy, Suzanne Beauvais, a tenu à minimiser l'avancement du projet, disant qu'il ne s'agissait que d'une « réflexion ».
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Les écoles « privées » doivent être financées à 100 %
Pour Nestor Turcotte, enseignant à la retraite :
L'Australie a un authentique système d'écoles privées. Certains citoyens, liés surtout par leurs croyances religieuses, s'unissent pour bâtir leurs propres écoles. Ils les subventionnent à 100 % tout en payant des impôts pour faire vivre le système public d'éducation.
Au Québec, il y a des écoles nommées privées, mais que l'État subventionne à la hauteur de 60 %. Ces écoles sélectionnent leurs élèves en leur faisant subir des examens d'admission. Ces institutions scolaires choisissent leurs élèves. Elles demandent aux parents de payer une partie les frais d'exploitation de l'école et elles demandent à l'État de fournir le reste. Il faut noter que les parents de ces élèves continuent à payer des impôts pour maintenir le système public des écoles. Les parents qui envoient leurs enfants à l'école privée paient donc à deux endroits : ils paient pour le public et ils paient aussi pour le privé.
La nouvelle ministre de l'Éducation veut que les écoles privées soient ouvertes à tous. En d'autres mots, elle demande aux écoles dites «privées» d'abandonner la sélection des élèves et de prendre tous les jeunes qui veulent fréquenter l'institution. Si cela devait advenir, la nouvelle école ne porterait que le titre d'école privée. Cette dernière serait en fait une école publique (puisqu'elle serait ouverte à tous) subventionnée à la hauteur de 60 % et subventionnée à la hauteur de 40 % par les parents. Pourquoi les parents enverraient-ils alors leurs enfants à une école privée ouverte à tous, tout en payant pour le régime public et pour le régime privé?
Si la nouvelle école privée de la nouvelle ministre de l'Éducation devient ouverte à tout le monde, elle doit demander à son gouvernement de la subventionner à 100 %. S'il n'y a aucun critère d'admission à l'école privée, pourquoi le Ministère de l'Éducation ne subventionnerait-il pas cette nouvelle école devenue publique, à la hauteur des subventions de toutes les autres écoles du Québec?
Qu'est-ce qui pousserait les parents à envoyer leurs enfants à ces nouvelles écoles privées si ces nouvelles écoles n'en portent que le nom? La qualité de l'enseignement? Le choix des professeurs? L'encadrement scolaire? Pourquoi ces écoles continueraient-elles d'exister sous un vocable qui ne veut plus rien dire?
Il n'y a qu'une façon de régler cette question : permettre la création d'écoles privées totalement subventionnées par les parents, comme c'est le cas en Australie. Les parents qui ont les moyens ou qui n'ont pas les moyens et qui souhaiteraient y envoyer leurs enfants le feraient. Il y aurait peu d'écoles privées au Québec, mais ce serait d'authentiques écoles privées.
En Australie, j'ai pu constater que ce ne sont pas uniquement les riches qui envoient leurs enfants aux écoles totalement privées. Certains parents n'hésitent pas à faire d'énormes sacrifices pour donner à leurs enfants une formation de qualité.
L'école où j'ai enseigné était catholique. Elle était totalement privée, mais ouverte à toutes les confessions. Pour ces parents, une solide instruction et une éducation de qualité n'avaient pas de prix. Un modèle que le Québec pourrait copier.
Voir aussi
Marie Malavoy : une « petite révolution » attend les écoles privées du Québec
Les règles imposées à l'école privée sont responsables de la sélection pratiquée
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