lundi 1 octobre 2012

Le français nuit-il au Québec ?


L’enseignement intensif de l’anglais au primaire financé à coup de dizaines de millions de dollars par Ottawa

Réaction contre l'imposition de l'année bilingue aux jeunes écoliers francophones québécois

Québec — la 6e année bilingue pas imposée aux anglophones, mais bien aux francophones et aux immigrants que l'on prétend franciser

L'ADQ pour que l'État impose plus d'anglais dès la première année du primaire, qu'en dit un linguiste ?

Mythe : « seuls les enfants peuvent apprendre de nouvelles langues avec un haut degré de maîtrise »

Lent déclin du français à Montréal et sa banlieue

Résultats en lecture du français très médiocres, on impose l'anglais intensif de manière « brutale »

Élèves de l'école publique à Montréal : le français perd du terrain depuis 1998 tandis que l'anglais demeure stable

Les francophones bientôt minoritaires à Montréal, légère baisse des francophones dans l'ensemble du Québec

Écoles lavalloises — vague d'immigration, pauvreté et tensions raciales

200 000 immigrants en 4 ans au Québec, bon pour le développement durable !?

L'immigration, le remède imaginaire





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Ontario — La « Loi pour des écoles tolérantes » anticonstitutionnelle ?

La nouvelle Loi pour des écoles tolérantes de l'Ontario est sujette à une contestation juridique parce qu'elle viole les droits des catholiques de la province. C'est ce qu'affirme le renommé spécialiste en droit constitutionnel Eugene Meehan dans le dernier numéro de LexView (en anglais).

« Certains éléments de la Loi ne tiennent pas compte de la doctrine catholique et ignorent les protections constitutionnelles dont bénéficient les écoles confessionnelles. Ils ouvrent la porte à un modèle « taille unique » qui ne peut respecter les différences catholiques et l'idée même d'avoir des systèmes scolaires séparés », écrit Meehan.

« En empiétant sur les aspects confessionnels liés au fonctionnement des écoles dans le but de prévenir les préjugés, le projet de loi 13 risque de manière paradoxale de porter préjudice aux groupes religieux minoritaires. Au lieu de favoriser le respect de la diversité des croyances et des choix scolaires, elle risque d'encourager et de n'approuver qu'un seul point de vue et de contredire le but des écoles confessionnelles », a-t-il ajouté.

Eugene Meehan, cr, est un partenaire de Supreme Advocacy défense suprême SRL, à Ottawa. Il est l'auteur ou le coauteur de 14 livres sur le droit canadien. Il est un ancien directeur juridique de la Cour suprême du Canada et a été président national de l'Association du Barreau canadien.

Voir aussi

Le texte en français du « Projet de loi 13, Loi de 2012 pour des écoles tolérantes »

LexView 77.0 — Constitutional Implications of Bill 13 Amendments

Media Advisory : Ontario's Bill 13 vulnerable to legal challenge

Ontario — Père demande exemption pour ses enfants pour les matières morales auxquelles il s'oppose

Intimidation à l'école : insultes sur le physique, les notes, l'origine culturelle et linguistique bien avant « l'homophobie »

Ontario — Les parents se rebiffent contre le nouveau programme de lutte contre l'« homophobie »

Lutter contre l'« homophobie » à 4 ans, c'est la Loi !




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Un enfant de la DPJ créé par procréation assistée au frais du gouvernement

Une femme au passé violent et torturé a été inséminée en janvier 2011 grâce à un don de sperme. Au cours des années précédentes, elle avait déjà fait des démarches - vaines - dans deux cliniques privées pour avoir accès à un don de sperme, puisque son conjoint était infertile. Dès l'accouchement, le nouveau-né a été enlevé à sa mère. Il ne retournera vraisemblablement jamais dans sa famille...

La patiente, dont nous ne pouvons révéler l'identité pour protéger celle de son enfant, est bien connue des milieux policiers pour des histoires de vol, d'actes violents, de conflits avec les voisins et de violence conjugale. Elle a reçu à l'adolescence un diagnostic de dépression majeure et de troubles obsessionnels compulsifs. Elle souffre d'anxiété et de désorganisation. Son conjoint, de 28 ans son aîné, est atteint de déficience intellectuelle et d'un début de démence. Il est agressif, physiquement et verbalement. Incapable de s'occuper lui-même de ses affaires, il est sous la responsabilité du Curateur public.

Dès sa sortie de l'hôpital, l'enfant a été placé en famille d'accueil, où il vit toujours, près d'un an plus tard. Les coordonnées de la famille sont tenues secrètes par ordre de la cour, parce que la mère est parfois «agressive ou insistante» envers les intervenants qui lui viennent en aide. Elle conserve tout de même des droits de visite, lors desquels elle a besoin de surveillance constante, parce qu'elle manipule l'enfant avec tant de maladresse qu'on craint qu'elle le fasse tomber, selon ce qu'a indiqué la DPJ au tribunal. Le bébé évite les contacts visuels avec sa mère et pleure «intensivement» lorsqu'elle le touche. Malgré les conseils des intervenants, elle ne s'améliore pas. De plus, toujours selon les observations de la DPJ, elle souffre de problèmes de santé mentale (un nouveau diagnostic de trouble de personnalité avec traits limites s'est récemment ajouté à son dossier), elle a plusieurs antécédents judiciaires et vit une instabilité conjugale.

Selon la cour, les chances de l'enfant de retourner un jour vivre avec sa mère sont «sombres».

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Sondage — Les Canadiens pour un débat sur l'avortement...

Il n'existe pas de loi encadrant au Canada l'avortement. On peut donc avorter, à la limite, un enfant parfaitement viable quelques minutes avant sa naissance.

Un député conservateur, Stephen Woodworth, a déposé une motion afin qu’un comité parlementaire étudie si un fœtus peut être considéré comme un être humain avant la naissance.

Ce qui a été frappant, plus particulièrement au Québec, ce sont les ravages du consensualisme sur la liberté de penser et la remise en question de tabous du siècle passé (l'avortement un droit sans limite, le fœtus un amas de cellules dont on peut se débarrasser sans entrave peu importe son âge).

Dans un même élan pavlovien, on a donc entendu des politiciens dire qu'il ne fallait même pas discuter du sujet (tous les députés du NPD), ce qui est quand même étonnant pour des gens qui se disent ouverts d'esprit et se considèrent souvent rebelles. L'affaire aurait été décidée une fois pour toutes... Les médias, comme Radio Canada, ont d'ailleurs éludé la question de fond : ils ne parlèrent pas du fait qu'on pouvait avorter des fœtus viables à quelques semaines de leur terme normal, mais ils ont résumé le débat à une sombre attaque de conservateurs rétrogrades anglophones contre les droits les plus élémentaires des femmes.  On nageait dans la subjectivité émotive la plus flagrante.

L'ennui c'est que, d'une part, cela ressemble fort à du dogmatisme et que, d'autre part, ce n'est pas l'opinion des électeurs canadiens.

En effet, une étude d'Abacus Data de mai 2011 montrait que la majorité des Canadiens étaient pour un débat robuste en la matière, contrairement aux parlementaires et au prétendu consensus colporté par les médias.

Pire, pour les chiens de garde du « consensus » dit progressiste, l'opinion des Canadiens étaient assez claire. Seuls 22 % étaient pour le statu quo : ne protégez la vie des enfants qu'à partir de leur naissance.



Tout le ramdam fait autour de cette motion était assez comique à voir. Ne voyait-on pas tous les habitués du micro et de la presse nous dire que même parler du statut du fœtus c'était brimer les droits des femmes ? Dans quelle crise d'apoplexie ne verront-on pas ces gens si on en venait à empêcher les avortements tardifs comme dans la majorité des pays européens ? Car la France et l'Espagne, notamment, balisent le droit à l'avortement : tuer peu de temps avant sa naissance à terme un enfant viable y est interdit alors que ce n'est pas le cas au Canada. Les chiennes de garde de l'avortement trouvent-elles que ces pays européens sont rétrogrades et ne respectent pas le droit des femmes ?

Les féministes des années soixante ne veulent aucune restriction au « droit à avorter ». Est-ce que les prétendues « progressistes » (en fait des conservatrices qui ne veulent rien changer au vide juridique) sont alors pour l'avortement sélectif des filles si les mères le décident ? Après tout, « c'est leur corps, elles décident, ces fœtus ne sont que des amas de cellules, etc. » Non ?

Le pompon revient aux féministes qui exigent la démission de la ministre de la Condition féminine Rona Ambrose, car celle-ci a eu l’audace de voter pour la motion M-312 qui voulait se pencher sur la possibilité de donner des droits au fœtus… C’était choquant de la part d'une femme nous dirent-elles. Comprendre : les femmes doivent TOUTES penser PAREIL, c’est ça ? On ne peut pas être une femme et être pro-vie ? TOUTES les féministes devraient être pro-avortement et de gauche ? Pourquoi cela semble-t-il même concevable pour la soi-disant élite médiatique et politique au Québec ? Trop habituée au consensualisme ?

Ah, une pétition pour soutenir Rona Ambrose (malheureusement en anglais) : ici.  Et une page Facebook. On trouve aussi une vidéo de jeunes femmes qui appuient Rona Ambrose :




Voir aussi

Le consensualisme, nouvel extrémisme






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dimanche 30 septembre 2012

Sortir le religieux de l'école pour y laisser entrer l'ésotérisme et les gourous

On vous l'avait déjà montré ici, le cours gouvernemental obligatoire d'éthique et de culture religieuse (ECR) et l'animation « spirituelle » des écoles québécoises sont souvent prétextes à l'introduction d'une pléthore de spiritualités, de pratiques douteuses et aux visites de gourous. Les parents s'en sont inquiétés dès le début, on ne les a pas écoutés même en séance publique. Pire, le représentant du gouvernement, Pierre Pettigrew, a même recommandé de mettre fin à ces réunions publiques qui donnaient une tribune aux parents inquiets.

Les enfants sont donc invités à « laisser entrer un animal en eux », on leur raconte que Jésus était un emmerdeur, qu'il fréquentait des prostituées, ailleurs on apprend que Bouddha, Mahomet et Jésus c'est la même chose. Dans une autre école on nous a communiqué que « Hare Krishna ! Hare Krishna ! » était en visite régulière au cours d'ECR. Des parents nous ont raconté que leur enfant avait commencé à s'intéresser à la spiritualité autochtone depuis ses cours d'ECR, qu'il s'était acheté un capteur de rêves et priait la Terre-Mère, un autre encore consultait désormais sa roche dans ses exercices spirituels. La liste est longue, la spiritualité amérindienne rentre en force dans les écoles québécoises : tant au primaire dans les manuels, que dans les activités scolaires ou parascolaires (les journées de la Terre, les heures de la Terre et autres célébrations écologistes qui rentrent en grand dans l'école québécoise).

C'est donc sans surprise que nous avons pu lire ceci dans La Presse de ce vendredi :
La théorie des chakras au primaire

Trois écoles primaires de Lanaudière ont récemment permis à une enseignante et orthopédagogue de donner des ateliers parascolaires pour aider les élèves « à réorganiser leur énergie » en utilisant une approche basée sur la théorie des chakras. 
Et d'après ce qu'elle nous a indiqué, d'autres écoles et une autre commission scolaire envisagent d'offrir le même atelier, possiblement durant les heures de classe, dans le cadre du cours d'éthique et de culture religieuse. Depuis quatre ans, au moins 10 intervenants ont payé 1 100 $ pour apprendre aux enfants à harmoniser leurs supposés «  champs électromagnétiques », représentés sous forme de treillis connecté à l'univers. L'approche a été inventée par l'Américaine Peggy Dubro, qui dit canaliser des esprits. Au Québec, elle est enseignée par une coach de vie des Laurentides, Gisèle Proulx. Sa lettre type propose d'aider les directions d'école à répondre à la montée des cas de déficit d'attention. Connaître « leur nature énergétique » aide les enfants à se concentrer et à gérer leurs émotions, dit-elle. Allergique à l'ésotérisme, le chercheur en psychoéducation Serge Larivée est choqué. « Les enseignants sont une courroie de transmission du paranormal », dénonce-t-il. 
Quand trois élèves sont devenus psychotiques à quelques semaines d'intervalle, la directrice elle-même est rentrée un dimanche « pour faire chasser les mauvais esprits » de son école, confirme une professionnelle (à condition que nous ne nommions pas l'endroit). En une seule année (2007-2008), le Centre d'information sur les nouvelles religions (CINR) de l'Université de Montréal a reçu près d'une centaine de demandes d'information sur des organisations controversées qui ont été en contact avec des élèves. Des écoles avaient notamment invité AGIRA, un centre de Saint-Hubert qui offre des cours de « psychologie spirituelle ésotérique ». Ou encore Narconon, un centre de désintoxication récemment fermé parce qu'il était affilié à l'Église de scientologie. 
Environ 25 groupes scolaires montréalais ont par ailleurs visité un lieu qui se présente comme « le réceptacle des énergies de la Hiérarchie des maîtres » (soit l'Ashram canadien des sciences spirituelles et occultes). Il arrive aussi que des enseignants exposent leurs croyances en classe. « On leur rappelle alors de prendre une posture professionnelle en éducation. On n'a pas obtenu le droit de tout rentrer juste parce qu'on a sorti [le catholicisme] des écoles », indique Louise Coutu, présidente de l'Association des animateurs de vie spirituelle et d'engagement communautaire du Québec.

Scientologie

Règle générale, les enseignants veulent bien faire, précise la directrice du CINR, Marie-Ève Garand. « Ils sont sensibles au discours des groupes qui prétendent pouvoir aider les enfants sans les médicamenter », dit-elle. Julie Fournier, l'enseignante de Lanaudière, est en effet convaincue du bien-fondé de son approche. « Les enfants se retrouvent mieux outillés. Même les parents méfiants changent leur fusil d'épaule devant les résultats », nous a-t-elle déclaré lorsque nous l'avons interrogée sur ses ateliers de rééquilibrage d'énergie. Sa formatrice, Gisèle Proulx, abonde dans son sens. « Les classes sont grosses à l'école, les enfants sont sur le Ritalin. Il faut essayer autre chose », plaide l'ancienne infirmière, qui a changé de carrière parce qu'elle désapprouvait le recours excessif aux médicaments. 
Son analyse : « Le champ énergétique des enfants est souvent trop haut, donc ils ne sont pas groundés. » La commission scolaire des Samares, qui chapeaute les écoles où ont été donnés les ateliers, compte intervenir. « Comme enseignant, on est un modèle et il faut faire attention à ce qu'on fait. On n'est pas groundé [sic] à l'univers : on a les deux pieds sur terre, dans une classe, et on utilise les stratégies qu'on a déployées à la commission scolaire », nous a dit la directrice générale, Sylvie Anctil. Pour les intervenants comme pour les parents, il est facile de s'y perdre. À Longueuil, l'Académie Phénix se présente comme un centre d'aide scolaire pour enfants en difficulté. Il faut cliquer sur un lien discret, sur son site Internet, pour découvrir qu'on y applique la technique de Ron Hubbard, fondateur de l'Église de scientologie.

Selon la journaliste de La Presse, Marie-Claude Malbœuf, « The Gift of the Golden Dolphin est un livre qui fait croire aux enfants qu'ils ont des chakras et qu'ils peuvent améliorer le fonctionnement de leurs glandes en les inondant d'énergie dorée. » Mais... en cours d'éthique et de culture religieuse on leur dit de respecter cette croyance parmi toutes les autres, pourquoi cette journaliste voudrait-elle que ces enfants soient aussi intolérants qu'elle ?

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Scène de classe en ECR : ambivalence, ambivalence ?

Trois ans d'ECR, son relativisme, ses cérémonies chamaniques, les parents réduits au silence

L’« animation spirituelle » à l’école québécoise

Le yoga : troisième volet du triptyque spirituel de la Nouvelle École québécoiseMC ?

À l'école des gourous dès 4 ans

« Un cours qui viole la liberté de conscience des hassidim »






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Comment la Suède a fait maigrir l'État (y compris l'école)


On notera la liberté administrative des écoles publiques en Suède, malheureusement au niveau des programmes scolaires et de l'enseignement à la maison, la Suède ne s'est toujours pas défaite de ses habitudes jacobines et collectivistes.

Suède : modèle ou mythe ?
(Chronique de Nathalie Elgrably-Lévy en 2010).

Depuis plusieurs décennies, il ne se produit pas un débat public sans qu’on cite en exemple le modèle suédois où l’État-providence prend en charge l’individu du berceau jusqu’à la tombe.

À plusieurs égards, s’inspirer de l’expérience suédoise est approprié tant les similitudes avec notre belle province sont nombreuses. À l’instar du Québec, ce pays a traversé une grave crise économique dans les années 1990: hausse du taux de chômage, importante détérioration des finances publiques, augmentation vertigineuse de la dette publique, dégradation du système de santé et d’éducation, etc.

Certes, la Suède a depuis réussi à renflouer son Trésor public, à maîtriser sa dette et à enregistrer un taux de croissance économique enviable, autant de prouesses qui contribuent à l’élever au rang de modèle à reproduire. Récemment, le ministre des Finances, Raymond Bachand, invoquait le modèle suédois pour justifier l’étatisation du jeu en ligne. Claudette Carbonneau, présidente de la CSN, a également fait appel à la célèbre social-démocratie scandinave pour défendre l’idée d’une hausse de l’impôt des particuliers à revenus élevés. M. Bachand et Mme Carbonneau souhaitent qu’on imite le modèle suédois? Excellente idée! Mais pourquoi se contenter d’émuler quelques mesures? Adoptons-le au complet.

Par exemple, on pourrait reproduire la manière dont fonctionne le marché du travail suédois. S’il est vrai que le taux de syndicalisation avoisine les 80%, il reste que les négociations salariales ont été radicalement décentralisées, si bien que 93% des travailleurs suédois couverts par une convention collective négocient maintenant leurs conditions de travail à l’échelle locale. Notons aussi que la rémunération des employés de l’État, jadis calculée selon l’ancienneté, est maintenant déterminée en fonction de leur rendement. Quant à la sécurité d’emploi, elle a carrément disparu. Mme Carbonneau souhaite qu’on imite la fiscalité suédoise, mais serait-elle disposée à appliquer leurs réformes relatives au marché du travail?

Quant à M. Bachand, il pourrait recourir à l’expérience suédoise lors de l’élaboration de son prochain budget. Alors qu’il espère éponger son déficit en haussant la TVQ, la Suède a opté pour une série de réformes majeures à son régime fiscal afin de réduire substantiellement le fardeau supporté par les travailleurs et les entreprises. En date du 1er janvier dernier, 99% des travailleurs à temps plein ont bénéficié d’une réduction d’impôts variant de 1000 à 1500 couronnes suédoises par mois (soit entre 141$ et 212$ par mois). La fiscalité des entreprises, quant à elle, a fait l’objet de changements si importants qu’elle figure maintenant parmi les plus concurrentielles au monde.

Pour les gouvernements suédois qui se sont succédé, la «réduction de la taille de l’État» était plus qu’un slogan. Ils ont procédé à une importante décentralisation des pouvoirs au niveau des autorités locales et à une réorganisation totale des composantes du gouvernement. Ils ont ouvert à la concurrence, et donc au secteur privé, le secteur de la santé. Ils ont libéralisé à divers degrés l’industrie de l’électricité, du taxi, des télécommunications, des services postaux, de la vente d’alcool et du transport aérien et ferroviaire.

Les réformes adoptées depuis 1995 ont permis au pays des Vikings de redresser son économie. Aujourd’hui, le modèle suédois ne fait pas référence à la concrétisation d’un paradis socialiste. C’est plutôt le symbole d’une classe politique qui a eu l’humilité de reconnaître la banqueroute de l’État-providence, la sagesse de remettre en question les vaches sacrées qui handicapent l’économie, et le courage de sortir des sentiers battus et de procéder à des changements contraires aux dogmes. Nos élus invoquent souvent le modèle suédois… mais auront-ils l’audace de le mettre en pratique ?

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Suède – Père veut instruire son enfant à la maison : « un fanatique des droits de l'homme » selon les autorités

Garderie asexuée en Suède

« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits »

« Les monopoles sont incapables de répondre à tous les désirs » Per Unckel, ex-ministre de l’Éducation et des Sciences en Suède (1991-1994)






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samedi 29 septembre 2012

Étude norvégienne — Plus un homme participe aux tâches ménagères, plus il y a risque de divorce

Selon une étude norvégienne, plus les tâches ménagères sont réparties dans un couple sans égards pour le sexe du conjoint, plus les risques de divorce étaient élevés.

Selon l'institut de recherche en sciences sociales Nova, la proportion de divorces parmi les ménages qui partagent les tâches domestiques de manière non traditionnelle est environ 50 % plus élevée que chez ceux où l'essentiel des petites tâches ménagères est accompli par la femme.

« Plus un homme en fait à la maison, plus la proportion de divorces augmente », a expliqué jeudi à l'AFP Thomas Hansen, coauteur d'une vaste étude intitulée L'égalité à la maison. Pour les chercheurs, il n'y a aucun, ou presque aucun lien de causalité, et cette corrélation est plutôt un signe de la « modernité » des couples.

« Les couples modernes le sont à la fois pour ce qui est de la répartition des tâches et dans leur perception du mariage », moins sacralisée, a soutenu M. Hansen, soulignant que, pour lui, il s'agissait d'une question de « valeurs ».

« Peut-être est-ce parfois vécu comme positif d'avoir des rôles bien répartis avec beaucoup de prévisibilité (...) où l'un n'empiète pas sur les platebandes de l'autre &raquo, a toutefois estimé M. Hansen. « Ça peut générer moins de querelles alors qu'on peut plus facilement se chamailler si on a les mêmes rôles et si on a le sentiment que l'autre ne fait pas sa part », a-t-il ajouté.

En Norvège, pays épris ou obsédé — selon le point de vue — de parité, l'éducation des enfants est généralement partagée de manière équitable entre le père et la mère (sept couples sur dix), a relevé M. Hansen qui s'exprimait d'ailleurs depuis un parc où il s'occupait des siens. Mais, pour ce qui est des petites tâches ménagères, c'est essentiellement la femme, dans sept cas sur dix, qui en fait le plus.

Pourtant, l'étude fait aussi ressortir qu'elles sont globalement satisfaites de cette situation et que leur niveau de bonheur en général est comparable à celui des femmes de couples dits « modernes ».





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jeudi 27 septembre 2012

Étude — Pourquoi les écoles privées canadiennes forment de meilleures personnes


Ray Pennings, directeur de recherche chez Cardus se joint à Michael Coren et explique pourquoi il faut mettre fin du monopole publique de l'éducation

Résumé des résultats de l'étude de Cardus. 

Renforcement des familles: Les diplômés d'écoles non gouvernementales sont moins susceptibles de divorcer ou de se séparer. Les diplômés des écoles protestantes évangéliques et ceux éduqués à domicile sont plus susceptibles d'avoir plus d'enfants.

Plus grand engagement social: Les diplômés d'écoles non gouvernementales sont plus souventg membres d'associations communautaires ou de quartier, ils participent également à plus d'activités artistiques et culturelles. Les diplômés des écoles non confessionnelles indépendantes, en particulier, votent plus, font plus de bénévolat, et participent dans une plus grande variété d'organismes.

Plus généreux: les diplômés des écoles non gouvernementales écoles consacrent plus de temps au bénévolat que leurs homologues des écoles publiques, pour une variété de causes. Les anciens élèves des écoles écoles protestantes évangéliques, par exemple, se concentrent davantage sur le bénévolat tourné vers la foi, la famille, et leur prochain.

Expriment leur identité par leur travail: les diplômés des écoles indépendantes non religieuses sont plus susceptibles d'occuper des postes de responsabilité. Ils s'attendent à ce que leur travail soit valorisant par son utilité, la créativité nécessaire, son aspect intéressant et par sa dimension humaine. Les diplômés des écoles protestantes évangéliques et ceux instruits à la maison ont un sens aigu de la vocation professionnelle, ils cherchent des emplois qui correspondent à cette vocation et qui paient bien, mais leur métier est moins central pour eux que pour leurs homologues des écoles indépendantes non religieuses.

Formation axée sur l'emploi plutôt que l'influence: Les diplômés d'écoles protestantes évangéliques se contentent d'une diplôme d'études secondaires ou collégiales ou obtiennent une maîtrise, mais relativement peu arrêtent au baccalauréat (licence en Europe). Quant à ceux éduqués à la maison pour des raisons religieuses, ils ont tendance à se contenter d'un diplôme secondaire ou collégial ou obtiennent un doctorat. Ceci suggère que, lorsque les élèves de ces deux groupes vont à l'université, ils poursuivent leurs études avec rigueur et zèle  Il est fort possible qu'ils se préoccupent de l'utilité de leur diplôme et n'arrêtent leurs études que lorsqu'ils ont l'impression d'avoir un niveau suffisant pour obtenir un bon emploi. Les diplômés des écoles indépendantes non confessionnelles ont plus de chance d'obtenir un diplôme universitaire et d'en obtenir un de niveau supérieur (maîtrise et doctorat).

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Statistiques Canada — Les athées sont-ils moins altruistes ?

A+ pour l’enseignement à la maison selon une étude des universités Concordia et Mount Allison

L'instruction à la maison serait « antidémocratique » selon un éditorialiste du Devoir

Les enfants instruits à la maison aux États-Unis réussissent mieux que ceux des écoles publiques

Les enfants instruits à la maison ont d’aussi bons résultats dans les États peu contraignants que dans les États tatillons



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mardi 25 septembre 2012

Suède — les jeunes remettent le vouvoiement au goût du jour

La Suède a aboli le vouvoiement dans les années 1960. Mais aujourd'hui les jeunes le remettent au goût du jour – au grand dam de ceux qui ont vécu la révolution du tutoiement, dont un journaliste dont la chronique traduite apparaît ci-dessous. Cette chronique porte le nom de Kalla mig gubbjävel, « Appelez-moi un vieil idiot ».

Au début des années 1960, le suédois a vécu ce qu'on a appelé la réforme du tu (du-reformen). On considérait auparavant que le mieux était de s'adresser aux personnes d'un rang social comparable au sien ou plus élevé en utilisant un titre et un nom de famille. L'usage de herr (monsieur), fru (madame) et fröken (mademoiselle) était en général restreint à la conversation avec des personnes dont la profession, les titres académiques ou le rang militaire n'était pas connu de leur interlocuteur. On se posait parfois la question de savoir s'il fallait s'adresser ainsi à son interlocuteur à la troisième personne. Pour contourner ce problème, on utilisait parfois le passif : « Est-ce que du sucre est pris dans le café ?». Au début du XXe siècle, beaucoup essayèrent de remplacer ce système compliqué de titres par le pronom vous (ni en suédois, 2e personne du pluriel), à l'image de ce qui se fait en français.

Chronique (traduction)

La serveuse, la trentaine, me demande : (”Vill ni ha något mer?”) « Je vous en remets un peu ? ». je lui réponds courtoisement : « Il ne faut pas me vouvoyer ». Elle me jette un regard inexpressif et continue – certainement sans penser à mal – à me vouvoyer tandis que nous réglons l’addition.

Le vouvoiement est devenu courant en Suède, particulièrement de la part des jeunes, et surtout dans le secteur des services. Or se faire vouvoyer pose un sérieux problème à de nombreux Suédois. "La vérité, c’est que je préfère me faire traiter de 'vieux con' que d’être vouvoyé", lance un sexagénaire à propos de l’arrivée du vouvoiement. J’ai tendance à partager cet avis.

Dans les années 1960, une réforme instituant la généralisation du tutoiement est entrée en vigueur en Suède. C’était une expression de l’air du temps, une façon de régler nos comptes avec le passé, avec les directeurs d’usine, la petite noblesse et le carcan du conformisme. Les Suédois ont mis à bas le système pyramidal et refusé d’établir des différences entre les gens. L’adoption du tutoiement par [le quotidien] Dagens Nyheter a accéléré sa généralisation.

En 1967, devenu le nouveau patron de la Direction de la santé et des affaires sociales, Bror Rexed a tenu à ce que tous ses fonctionnaires se tutoient. La réforme généralisant le tutoiement n’était pas un décret émanant du sommet de l’État, mais l’expression d’une aspiration du peuple à davantage d’égalité. Le tutoiement s’accompagne par ailleurs d’une intonation particulière, sans affectation, presque familière. On parle comme on parlerait à la maison, sans élever la voix, en s’adressant directement à la personne concernée. Ce n’est pas ainsi que l’on s’adresse aux autres en Italie ou en France, où un "Bonjour monsieur" place clairement la conversation dans la sphère publique – et non privée. Et l’intonation est à l’avenant.

Un ami né à Västerås [à l’Ouest de Stockholm] dans les années 1960 m’a raconté récemment que, dans sa jeunesse, on passait son temps libre en famille. On se hâtait de rentrer chez soi après le travail – il n’y avait guère autre chose à faire – et il existait entre les gens une distance que l’on ne franchissait tout simplement pas. L’introduction du tutoiement avait également cette fonction : réduire la distance.

Ajoutez à cela que le vouvoiement n’est pas naturel en suédois. Pour beaucoup de linguistes, c’est même une abomination. La forme de politesse qui avait cours en Suède avant les années 1960 n’était pas le vouvoiement, mais le titre ou le nom de la personne. Monsieur Johansson. Hilda. Directeur. Maître de conférences Berglund. Lorsque l’on ne connaissait pas le titre de la personne, on pouvait se rabattre sur la profession : Monsieur le chauffeur. Ou sur la forme passive : « Un peu plus de café est-il désiré ? »

En dernier recours, on passait au vouvoiement. Vous là. Pour les personnes âgées, le vous est offensant. C’est ainsi que les membres de la classe supérieure s’adressent à ceux qui se trouvent en bas de l’échelle. Existe-t-il seulement une raison d’introduire un vouvoiement de politesse qui n’a jamais été en usage dans notre langue ? Le tutoiement est aussi représentatif de la Suède que le sont Ikea ou H&M. Tout en exprimant la même idée d’égalité. Il vaut la peine d’être défendu. Toi l’antique, toi le libre [Du gamla, du fria, hymne national suédois]

Voir aussi



Retour du vouvoiement à l'école québécoise




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samedi 22 septembre 2012

Fort besoin de places dans l'Ouest de Montréal : immigration et projets immobiliers

Les écoles de l'ouest de l'île de Montréal vivent une crise sans précédent. Plusieurs établissements ont dû aménager des classes dans le gymnase, la bibliothèque, les locaux de services de garde et ceux d'informatique faute de place. La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys vient de demander au ministère de l'Éducation près de 120 millions de dollars pour l'ajout de 163 nouvelles classes. C'est sans compter de nombreux travaux d'agrandissement déjà en cours.

« On n'a jamais vu ça. Il y a une hypercroissance dans le secteur, explique à La Presse le directeur général de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, Yves Sylvain. Il y a un fort taux d'immigration en plus de plusieurs nouveaux projets immobiliers. » C'est une particularité de ce secteur, qui reçoit une grande part des nouveaux arrivants. À l'école Enfants-du-Monde, par exemple, quelque 80 % des enfants sont des immigrés, 15 % de première génération.

« Déjà, nos classes sont pleines », dit M. Sylvain. En cinq ans, le nombre d'inscriptions est passé de 23 000 à 27 000. Et ça continue d'augmenter. Une école du territoire a notamment accueilli 550 élèves de plus que prévu au début de l'année: on en attendait 750, il y en a 1300. « On n'a pas le choix de leur faire de la place. On agrandit de l'intérieur en attendant mieux », dit le directeur général.

Locaux nécessaires d'ici 2017*

Roxboro Dollard-Des-Ormeaux : 9 classes pour 200 nouveaux élèves

Mont-Royal : 13 pour 285 nouveaux élèves

Saint-Laurent : 60 pour 1320 nouveaux élèves

LaSalle: 22 pour 480 nouveaux élèves

Lachine: 23 pour 505 nouveaux élèves

L'Île-des-Soeurs : 2 pour 45 nouveaux élèves

Pierrefonds-Ouest : 22 pour 480 nouveaux élèves

Dorval : 22 pour 265 nouveaux élèves

*sans compter les travaux déjà en cours





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