vendredi 24 septembre 2021

Soixante-huit églises incendiées ou vandalisées, timide réaction du PM Trudeau qui organise un sommet sur l'islamophobie (m à j)

Mise à jour du 24 septembre 2021

Soixante-huit (68) églises (catholiques, anglicanes et d’autres confessions) au Canada ont été vandalisées, incendiées ou profanées depuis l’annonce il y a deux mois de la découverte apparente d’une tombe trouvée près d’un pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique.

 En réponse à ces annonces qui ne sont pas surprenantes (la mortalité infantile était très importante au début du XXe siècle, même dans les grandes villes canadienne), les radicaux d'extrême gauche ont bondi sur cette occasion pour terroriser les communautés catholiques et chrétiennes en ciblant les églises.  

Vingt-cinq (25) églises à travers le Canada ont été incendiées au cours des deux derniers mois, beaucoup d'entre elles ont été complètement détruites.

Le chef libéral Justin Trudeau a déclaré qu'il prévoyait de garder les drapeaux canadiens sur les édifices fédéraux en berne en l'honneur des élèves des pensionnats qui ne sont jamais rentrés chez eux jusqu'à ce que les communautés autochtones et leurs dirigeants décident qu'il est approprié de les hisser à nouveau. Ce n'est toujours pas le cas, les drapeaux sont donc toujours en berne.  

Le gouvernement libéral semble se désintéresser totalement de cette flambée de haine et de vandalisme. 

 

 Liste des 68 églises incendiées ou vandalisées (y compris une église copte !), une seule vandalisée au Québec dans la réserve agnière de Kahnawake (Sault Saint-Louis) près des États-Unis et de l'Ontario

 Mise à jour du 11 septembre 2021

Soixante-cinq (65) églises (catholiques, anglicanes et d’autres confessions) au Canada ont été vandalisées, incendiées ou profanées depuis l’annonce il y a deux mois de la découverte apparente d’une tombe trouvée près d’un pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Depuis lors, plusieurs autres groupes amérindiens ont annoncé des découvertes similaires de lieux de sépulture situés à proximité d’anciens pensionnats.


Vingt-cinq (25) églises à travers le pays ont été incendiées au cours des deux derniers mois, beaucoup d’entre elles ont été complètement détruites.

Le 26 juillet, des vandales ont décapité une statue de l’Enfant Jésus et de la vierge Marie à l’extérieur de l’église catholique Sainte-Anne-des-Pins à Sudbury, en Ontario (voir photo ci-dessus). Il y a deux mois, des vandales avaient déjà cassé les bras de la même statue.

Le gouvernement libéral semble se désintéresser totalement de cette flambée de haine et de vandalisme.

 Liste des 65 églises incendiées ou vandalisées (y compris une église copte !), une seule vandalisée au Québec dans la réserve agnière de Kahnawake (Sault Saint-Louis) près des États-Unis et de l'Ontario


Mise à jour du 22 juillet 2021

Liste des 50 églises incendiées ou vandalisées (y compris une église copte !), rien au Québec

 

La présidente de la British Columbia Civil Liberties Association — l’un des groupes de défense des droits civiques les plus importants du pays — a quitté son emploi à la suite du tollé causé par un de ses billets sur les réseaux sociaux où elle soutenait la vague d’incendies d’églises catholiques.

Fin juin, Harsha Walia avait réagi sur Twitter à un reportage de Vice sur les églises catholiques qui avaient été incendiées après la découverte de centaines de tombes anonymes près d’anciens pensionnats.

« Brûlez tout », avait alors écrit Harsha Walia.

Vendredi, la British Columbia Civil Liberties Association a annoncé que Walia avait démissionné et que le conseil d’administration avait accepté sa démission « avec regrets ».

Dans une autre lettre, le conseil d’administration a déclaré, à la suite du gazouillis de Walia, que l’organisation était confrontée à « un racisme et une misogynie inexcusables et à des menaces pour la sécurité physique et mentale ».

« Nous avons été confrontés à une vague de commentaires haineux, alimentés par le fait que notre directrice générale est une leader racisée. »

Entretemps, Justin Trudeau a convoqué un sommet national sur l’islamophobie...  et son gouvernement libéral lancera à destination des blancs une campagne sur le racisme.

Plus de détails ci-dessous…


Mise à jour du 8 juillet

Une dizaine d’églises ont été incendiées, certaines simplement endommagées, d’autres rasées par le feu. D’autres sanctuaires, plus nombreux encore, — principalement catholiques, mais pas exclusivement — ont été vandalisés au cours des dernières semaines. 

Le Premier ministre Justin Trudeau affirme que c’est « compréhensible ».

Il est vrai que Trudeau fils a également déclaré qu’incendier et détruire des églises étaient « inacceptables et répréhensibles », mais en ajoutant dans le même souffle que la chose était également « compréhensible » le Premier ministre mine sa condamnation très tardive.

Il a fallu attendre le 2 juillet, près de trois semaines après le début de cette série d’attaques contre les églises, pour que le chef du Parti libéral du Canada se fende d’une condamnation de ces incendies accompagnée de moult compréhensions pour ces actes violents et d’attaques indirectes contre les congrégations religieuses tenues pour responsables. Un des premiers incendies criminels liés à la découverte de tombes anonymes sur les sites de pensionnats autochtones eut lieu le 12 juin aux Six nations de la rivière Grand près de Brantford en Ontario.

Le 12 juillet, un incendie a endommagé une église anglicane sur les Six Nations de la rivière Grand.

Depuis lors, plusieurs églises catholiques, un certain nombre de paroisses anglicanes et des églises évangéliques au service des communautés d’immigrants africains et vietnamiens ont été ciblées. Il est évident que si des actes similaires avaient visé des mosquées ou d’autres lieux de culte non chrétiens, Trudeau aurait tweeté au quart de tour, multiplié les déclarations graves et sombres et dénoncé ces attaques comme des crimes haineux inexcusables.

Au lieu de cela, même lorsqu’on lui a demandé, Trudeau n’a pu se résoudre à parler d’actes haineux et ses condamnations semblent toujours accompagnées par des « oui, mais ».

« Il est inacceptable et injuste que des actes de vandalisme et des incendies criminels aient lieu à travers le pays, y compris contre les églises catholiques », a déclaré Trudeau vendredi.

C’est une dénonciation plutôt molle, mollesse aggravée par l’ajout que ces incendies et vandalismes sont compréhensibles.

« Je comprends la colère qui règne contre le gouvernement fédéral, contre des institutions comme l’Église catholique. C’est réel et c’est tout à fait compréhensible, compte tenu de l’histoire honteuse dont nous sommes tous de plus en plus conscients et dont nous nous engageons à faire mieux en tant que Canadiens », a déclaré Trudeau.

Les auteurs de ce carnet (en tant que « Canadiens ») ne se sentent pas du tout responsables de la politique fédérale qui imposa la fréquentation de ces pensionnats aux enfants d’autochtones, et ceci dans des conditions objectives inacceptables. Conditions dénoncées dans des rapports remis au gouvernement fédéral qui furent ignorés. Ottawa sous-finança ces pensionnats de manière chronique. Voir la section Inspections « embarrassantes » ignorées par le gouvernement fédéral d’Ottawa.

Trudeau n’est pas le seul responsable fédéral à trouver tout cela compréhensible. Son ancien conseiller principal, Gerald Butts, a tweeté mardi que « on peut comprendre » que des gens incendient des églises.

Le tweet, publié le 6 juillet en réponse à Terry Glavin de groupe du National Post (centre droit), laisse entendre que même si l’incendie d’églises n’est peut-être pas « sympa », c’est « compréhensible », en raison des tombes anonymes découvertes récemment aux abords d’anciens pensionnats exploités par le gouvernement canadien et des congrégations religieuses.

Les commentaires de Butts ne concordent pas avec ceux des anciens des pensionnaires de ces établissements en Colombie-Britannique, qui ont explicitement appelé à la fin de l’incendie des églises.

Un groupe d’ex-pensionnaires qui a parlé à Global News a déclaré que le vandalisme et les incendies criminels qui se sont multipliés au Canada au cours des dernières semaines ont conduit à davantage de conflits et de dépression pour ceux qui ont survécu aux écoles.

« Nous ne répandons pas la haine, nous aimons les gens, nous ne détruisons pas les lieux religieux des autres », a déclaré Jenn Allan-Riley, dont la mère a fréquenté des pensionnats.

« Nous demandons aux personnes qui allument ces incendies d’arrêter maintenant. »

«  Brûler des églises n’est pas être solidaire de nous, les Autochtones. »

Le chef national des Premières Nations, Perry Bellegarde, a déclaré qu’il pouvait comprendre « la frustration, la colère, la blessure et la douleur… Mais brûler les choses n’est pas notre façon de faire. » 

Pour sa part, Harsha Walia, la directrice de l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique a déclaré « Brûler-les toutes » alors qu’elle commentait l’incendie de deux nouvelles églises catholiques. Malgré la controverse qu’a suscitée cette déclaration, Mme Walia est toujours directrice de cet organe militant très en pointe dans la défense des minorités ethniques et des Amérindiens.



 

 


Billet originel du 30 juin

Les pompiers ont été appelés pour lutter contre un incendie qui s’était déclaré dans une église catholique au nord d’Edmonton vers 3 heures du matin ce mercredi 30 juin.

À 6 heures du matin, les équipes étaient toujours sur les lieux pour éteindre les points chauds à la paroisse Saint-Jean-Baptiste, mais l’église catholique romaine de la rue principale de Morinville était déjà gravement endommagée alors que les services de lutte contre les incendies des localités voisines avaient été appelés à l’aide. Morinville se situe à environ 30 kilomètres au nord-ouest de la capitale de l’Alberta.

« L’incendie avait déjà pleinement envahi le sous-sol lorsque les premières équipes de pompiers sont arrivées ici. Ils sont entrés dans le bâtiment, mais l’intérieur de l’église s’était déjà effondré, ils ont donc reculé et leur intervention est devenue défensive ou extérieure », a déclaré Iain Bushell à CTV News Edmonton.

Au total, une cinquantaine de pompiers étaient sur place. Ils se sont reposés par rotations pendant l’intervention en prévision des températures élevées annoncées pour plus tard dans la journée.

« Triste comme l’enfer »

De l’autre côté de la rue, les riverains ont vu un siècle d’histoire s’effondrer sous leurs yeux.

L’église fut achevée en 1907 et accueillit sa première messe le 1er janvier 1908.

L’église et la ville portent le nom du père Jean-Baptiste Morin, qui conduisit plusieurs familles francophones vers la région de Morinville depuis le Québec en 1891.

« Je ne pense pas que je pourrai vraiment croire que c’est passé jusqu’à ce que la fumée s’estompe. Jusqu’à ce que tout soit terminé. C’est vraiment le cas. C’est le centre de cette communauté », a commenté Angela Meyer.

Un autre habitant de Morinville, Roger Morin, s’est marié à l’église il y a 42 ans le 30 juin. Sa femme est décédée d’un cancer plus tôt en 2021.

« J’ai déjà subi une perte très importante dans ma vie, et tout cela en fait partie », a-t-il déclaré.

« Je ne sais vraiment pas comment me sentir. Je me sens juste triste. Triste comme l’enfer. »

Le Premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a condamné ce qui, selon lui, semblait être « un autre crime haineux violent ciblant la communauté catholique. L’église centenaire de Saint-Jean-Baptiste était le cœur de Morinville et un élément clé de l’histoire et de la vie spirituelle de la communauté francophone de l’Alberta. »

Incendie suspect

Les autorités n’ont pas déclaré comment l’incendie a été déclenché, mais la Gendarmerie royale (GRC) qualifie l’incendie de suspect.

De nombreuses églises incendiées récemment

Cinq églises en Colombie-Britannique ont été le théâtre d’incendies. La GRC pense que l’un des deux incendies dans des églises de la région de Calgary a été délibérément allumé. Une statue à l’extérieur de l’église catholique polonaise d’Edmonton a été vandalisée avec de la peinture rouge.

« Le moment est certainement mal choisi étant donné ce qui se passe dans le pays en ce moment et le fait qu’il s’agisse d’une église catholique, mais encore une fois, je vais laisser l’enquêteur sur les incendies s’en occuper correctement », s’est contenté de dire Bushell.


Aucune condamnation de ces actes incendiaires par le PM Trudeau

À notre connaissance, le Premier ministre Justin Trudeau n’a pas abordé cette vague d’incendies, ces représailles et cette haine, visant l’Église catholique. Rappelons que c’est le gouvernement fédéral (y compris le père de Justin Trudeau) et non l’église catholique qui a imposé l’obligation aux enfants autochtones de fréquenter les pensionnats autochtones et que c’est ce gouvernement fédéral qui n’a pas fourni les moyens nécessaires pour assurer des conditions dignes de séjour… Enfin, l’Église catholique n’a en rien été la seule à tenir de tels pensionnats, d’autres confessions en ont également tenu.

Voir aussi

La découverte de tombes d’enfants à Kamloops demande une enquête rigoureuse et non des conclusions trop hâtives et partiales 

Le gouvernement canadien, responsable des conditions des pensionnats amérindiens comme celui de Kamloops  

Ce qu’on ne dit jamais : certains Autochtones ont grandement apprécié leur pensionnat

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