mercredi 19 juillet 2023

Radio-Canada : « Record historique de chaleur à Rome  ». Vraiment ?

Hier, Radio-Canada titrait que Rome avait connu une chaleur historique et que cela devait perdurer jusqu’à la fin du mois.

Le site officiel de l’Institut météorologique italien affichait les valeurs ci-dessous pour mardi (maximum de 40 °C) pour la station Urbe (centre). D’autres stations romaines donnent des valeurs maximales inférieures ou égales (Latina : 37 °C, Vigna di Valle : 37 °C, aéroport de Ciampino : 40 °C, aéroport de Fiumicino : 33 °C).

Observations à Rome (station Urbe) pour dimanche, lundi et mardi (avec un fond un peu plus clair)

Quant aux températures prévues, elles sont en baisse : 

Prévisions maximales : 38° C pour jeudi, 36° C vendredi, 34° C samedi, 36° C dimanche.

Il semble que certains quartiers de Rome auraient enregistré des températures de près de 43 °C, mais il ne s’agit pas à notre connaissance de mesures officielles dans des conditions précises (à l’ombre, entre 1,50 mètre et 2 mètres du sol, avec une sonde éloignée de surfaces artificielles qui risquent de réchauffer l’air comme celle de la façade de la pharmacie ci-dessus à Rome, etc.)

Notons que les villes sont des îlots de chaleur (elles sont plus chaudes que les campagnes environnantes) et qu’elles tendent à le devenir de plus en plus fortes avec l’urbanisation croissante (le béton, l'asphalte, les bâtiments vitrés captent la chaleur solaire) la densification et l’utilisation de la climatisation qui s'accroît. Or, Rome est une ville très « minéralisée » avec peu despaces verts. Il faut donc prendre les valeurs « historiques » du centre-ville de Rome — et de toute autre grande ville — avec un certain scepticisme.

Et puis quelle est la température maximale enregistrée à Rome ? Prenons une source (au-dessus de tout soupçon) comme Wikipédia.

On trouve en français :

« La plus haute température à Rome fut de 44,6 °C le

En italien, Wikipédia donne ces valeurs (pour la station « Urbe »). Le maximum enregistré est de 40,7 °C l’année passée. Pas de record battu apparemment.


Quant à Wikipédia en anglais, la page consacrée spécifiquement au climat de Rome (3 stations) ne note aucun record battu cette année. Mais la page plus générale sur Rome donne (sans préciser de station…) un nouveau record sur la foi d’un article de presse : « The highest temperature ever recorded in Rome was 41.8 °C (107,2 °F) on 18 July 2023. ». L’article en question ne donne aucune source, ne mentionne aucune station météorologique : « Temperatures in Rome hit 41.8 C on Tuesday ». Où ? Dans quelles conditions ? Pourquoi le site officiel de l’Institut météorologique n’indique-t-il que 40 °C pour la station « Urbe » à 15 h et 16 h le 18 juillet 2023 ?


Et qu’en est-il du 43 °C mentionné par la SRC pour mardi ? 

Voir aussi

Wall Street Journal : « Les journées les plus chaudes jamais enregistrées ? N’en croyez rien »

Éducation — Des symptômes d’écoanxiété présents chez près d’un jeune adulte québécois sur deux

(Le titreur de Radio-Canada — vos impôts à l’œuvre — a écrit  ILÔTS plutôt que ÎLOTS)

La société progressiste nous rend-elle malades ?

Hippopotames dans la Tamise, fermes vikings au Groenland : ces réchauffements climatiques qui ont déjà marqué l’Histoire

Climat — Désormais notre sort est scellé (Greta Thunberg 5 ans plus tard)

Crise climatique — Le Sahel reverdit

 

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Facebook censure Bjorn Lomborg pour avoir écrit que la hausse des températures sauve 166 000 vies/an

 

mardi 18 juillet 2023

La dérive immigrationniste de l'Église catholique

À rebours de la récente théologie du migrant qui salue les migrations de masse comme un levier pour édifier l'unité politique du genre humain, la tradition de l’Église catholique nous enseigne que "l’histoire de toutes les nations est appelée à entrer dans l’histoire du Salut" (Jean-Paul II)


Émission entière:

Rédacteur en chef culture à VA, critique cinéma et spécialiste de l’Église catholique, Laurent Dandrieu signe "Rome ou Babel, pour un christianisme universaliste et enraciné". Un essai qui remet le chrétien au centre du village. Laurent Dandrieu démontre, à l'appui de la doctrine de l'Église et d'auteurs chrétiens, que l'universalisme catholique est aujourd'hui largement dévoyé en un cosmopolitisme qui voudrait voir le genre humain unifié et les peuples mélangés tout en culpabilisant ceux qui s'accrocheraient à leur identité.

Voir aussi

L'Église catholique — pour qui sonne le glas ? (M-à-j)

Rome ou Babel : pour un christianisme universel et enraciné

L’idée banale selon laquelle il suffirait d’oublier ce qui sépare ne mène à rien…

 Le danger d'une morale hypertrophiée (selon Arnold Gehlen)

 « Un Dieu, trois religions »

Islam et christianisme : les impasses du dialogue interreligieux actuel

Rémi Brague : Y a-t-il un islam des Lumières ?

Manuel d’histoire (1) — chrétiens intolérants, Saint-Louis précurseur des nazis, pas de critique de l’islam tolérant pour sa part

« L’arrivée de Muhammad [Mahomet], au VIIe siècle, améliore la situation de la femme », mais « Les femmes [dans le catholicisme] ont une place importante, mais ne peuvent devenir prêtres. » in Le rôle des femmes dans les religions selon le livre ECR d’ERPI pour la 2e secondaire

Raad Salam Naaman : « España es el objetivo primordial del islam y de los musulmanes » (l’Espagne est un objectif primordial de l’islam et des musulmans

lundi 17 juillet 2023

L'Ukraine se vide, le taux de fécondité y serait à 0,7 enfant/femme (la moitié du russe)

Extrait d’un article du Corriere della Sera de Milan de ce dimanche 16 juillet.


L’Ukraine se vide : moins d’enfants et d’habitants « Beaucoup ne reviennent pas, c’est une catastrophe ».

De 52 millions à moins de 30 : l’avenir est en danger

Ligne de front Un artilleur ukrainien accroupi sur la ligne de front près de Bakhmout, dans le Donbass.

Au cours de ces 16 mois de guerre, de nombreuses villes, en particulier dans l’est du pays, ont perdu beaucoup d’habitants. Les cas de séparation se sont également multipliés : des soldats abandonnés par leur compagne ou vice-versa.

Des villes et surtout des villages vides, des familles éclatées, des soldats seuls au front avec femmes et enfants à l’étranger qui ne reviennent pas, un taux de natalité au plus bas : l’Ukraine traverse une crise démographique d’une ampleur catastrophique. 

« L’effondrement de la population entraînera bientôt de très graves problèmes économiques et sociaux. […]

On en parle peu en public, le problème est brûlant, mais personne ne sait comment l’aborder, et l’urgence de la lutte contre l’invasion russe oblige à repousser toutes les autres questions. Lorsque la maison brûle, il faut d’abord éteindre le feu et ce n’est que plus tard que l’on pensera aux meubles à acheter », se défendent les fonctionnaires du gouvernement Zelensky.

Pourtant, la question semble trop urgente pour être remise. Il suffit de regarder les chiffres : au moment de l’indépendance en 1991, après l’implosion de l’Union soviétique, l’Ukraine comptait environ 52 millions d’habitants. Le recensement national de 2001 faisait état de 48,5 millions, chiffre qui aurait chuté à 42 dans les mois précédant l’invasion ordonnée par Poutine le 24 février 2022. Ces chiffres coïncident avec le déclin de la population dans toutes les anciennes républiques soviétiques [européennes]. Mais le coup le plus dur a été porté dans les premières semaines des 16 derniers mois de guerre, qui ont provoqué la fuite massive des femmes et des enfants à l’étranger, le gouvernement ayant immédiatement interdit le départ des hommes âgés de 18 à 65 ans.

Et aujourd’hui, la population résidente est estimée entre 28 et 31 millions.

De 52 millions à moins de 30 millions en trois décennies : une perte très grave pour le pays, qui compromet ses chances de reconstruction après la fin de la guerre, pénalise la normalisation économique et sape le système de retraite », explique Alexander Démentchouk, recteur de la faculté de sciences politiques de Kiev : « Il n’y a pas d’enfants, donc pas d’avenir ». Les jeunes femmes issues des classes moyennes supérieures et ayant un excellent niveau de scolarité s’en vont. Et ce qui est encore plus grave, c’est que plus de la moitié d’entre elles n’ont pas l’intention de revenir en Ukraine. Les enfants étudient dans des écoles allemandes, polonaises, autrichiennes, françaises ou néerlandaises. Les mères ont immédiatement trouvé du travail.

La politique européenne d’accueil nous a d’abord semblé un miracle de générosité, mais elle se révèle aujourd’hui une malédiction ». Selon Ella Libanova, démographe réputée de l’Académie nationale des sciences, tout cela affecte le taux de fécondité, qui a chuté à 0,7 %, l’un des plus bas du monde.

Ce sont des faits que nous, journalistes, vérifions tous les jours. Tous les centres urbains autour du Donbass sont semi-déserts : il ne reste que les personnes âgées, les malades et les pauvres. Mais le problème est national. La plupart de mes meilleurs employés ont rapidement trouvé du travail en Pologne et en France. Nos industries ne fonctionnent pas, il n’y a pas de marché.

Aucun d’entre eux ne reviendra », déclare Sergueï, un entrepreneur en informatique qui possède des bureaux dans tout le pays. Il lui arrive de rencontrer des soldats et des officiers qui racontent qu’ils sont restés seuls. « Ma femme et nos deux enfants de cinq et sept ans sont partis pour l’Allemagne dès les premiers jours de la guerre. 

Depuis, nous sommes de moins en moins en contact. Et voilà que j’apprends qu’elle s’est trouvé un nouveau compagnon », raconte Alexei, un capitaine de 40 ans cantonné près de Bakhmout (Artemyovsk). Le conflit va accroître le nombre de divorces. Les femmes quittent les hommes, mais même les soldats trouvent parfois de nouvelles compagnes », explique Ioulia Komar, une psychologue qui s’occupe des difficultés familiales. Le débat est ouvert sur la question des retours possibles. Une étude récente du HCR estime que 76 % des réfugiés ont l’intention de rentrer. Mais les experts ukrainiens restent très sceptiques. Dans les deux prochains mois, notre gouvernement élaborera un programme de soutien aux retours, en essayant d’impliquer les partenaires européens », déclare le professeur Démentchouk. Il espère que cela se fera « le plus tôt possible ».

Voir aussi

 Ukraine — sa population est tombée à 29 millions (elle était de 37,6 au début 2022)

« Le déclin démographique de l’Ukraine risque d’amenuiser ses capacités de résistance à la Russie »

Population allemande : -1,5 million d’Allemands, + 4,3 millions d’immigrants en 8 ans

Vers l’interdiction du russe en Ukraine ?

Pologne — Des classes pour élèves ukrainiens en russe  

L’Algérie mène la chasse à la langue française (pour le remplacer par l’anglais)

Marioupol, les élèves retournent en classe [en mai] (vidéos), heureux de pouvoir étudier en russe

Moldavie — 88 % des réfugiés ukrainiens choisissent le russe comme langue d’enseignement, 6 % l’ukrainien

Lettonie — Vers l’élimination de l’enseignement en russe en 2025 

Ukraine — Sites internet, réseaux sociaux, interfaces de logiciel devront être traduits en ukrainien et cette version doit être présentée en premier

Budapest bloque adhésion de l’Ukraine à l’OTAN en raison des lois linguistiques de l’Ukraine (2017)  

Des élèves réfugiés ukrainiens étudieraient en anglais au Québec malgré la loi 101 (et la loi 96) 

Rentrée scolaire à Marioupol, lent retour à la normalité

 

Près de 40 % des étudiants de l'université Brown s'identifieraient comme LGBTQ+, soit deux fois plus qu'en 2010

Le campus de Brown

L’université Brown est une université privée américaine fondée en 1764 et située à Providence, dans l’État du Rhode Island. Elle fait partie de la Ivy League, un groupe d’universités américaines regroupant les plus anciennes et les plus prestigieuses du pays. Elle est généralement considérée comme très progressiste.

Les frais de scolarité pour le premier cycle universitaire s’élèvent à 65 656 $ américains pour l’année 2023/24. Le coût annuel moyen pour les étudiants bénéficiant d’une aide fédérale est de 26 308 $ américains en 2021. À ces frais d’inscription, il faut ajouter des frais comme ceux d’assurances, de logements, des livres, etc. La somme totale pour une année d’étude de premier cycle, sans subvention, est estimée à 88 948 $ par l’université.

Le nombre d’étudiants de l’université Brown s’identifiant comme LGBTQ+ aurait doublé depuis 2010, selon un nouveau sondage réalisé par le journal étudiant de l’université.

Environ 38 % des étudiants de Brown s’identifient comme homosexuels, bisexuels, queers, asexuels, pansexuels, en questionnement ou autres, soit plus de cinq fois le taux national d’adultes ne s’identifiant pas comme hétérosexuels.

Un sondage similaire réalisé à l’université il y a un peu plus de dix ans avait révélé que 14 % des étudiants s’identifiaient comme faisant partie de la communauté LGBTQ+.

Gouvernement britannique veut lutter contre « les diplômes universitaires douteux »

Les cours universitaires qui ne donnent pas de bons résultats, avec des taux d’abandon élevés et des perspectives d’emploi médiocres, seront soumis à des contrôles stricts.
 
Le Premier ministre britannique et son ministre de l’éducation ont annoncé que les étudiants et les contribuables seraient mieux protégés contre les formations diplômantes douteuses qui affichent des taux d’abandon élevés, ne débouchent pas sur de bons emplois et laissent les jeunes avec des salaires médiocres et de lourdes dettes.

Dans le cadre de ces projets, l’Office des étudiants (OfS) sera invité à limiter le nombre d’étudiants que les universités peuvent recruter dans des formations qui ne leur offrent pas de bons débouchés.

Le Royaume-Uni possède certaines des meilleures universités au monde, mais une minorité des cours proposés laissent les étudiants criblés de dettes, avec de faibles revenus et des perspectives d’emploi médiocres. Le gouvernement entend rendre le système plus équitable pour eux, mais aussi pour les contribuables, qui investissent massivement dans l’enseignement supérieur et sont redevables de milliards de livres de frais de scolarité non récupérés si les revenus des diplômés sont faibles.

dimanche 16 juillet 2023

Aucune étude fondée sur les preuves démontre le bénéfice d’affirmer la transition de genre d’un mineur sur l’argument du risque suicidaire

Publié dans le Wall Street Journal du 13 juillet 2023:

En tant que professionnels expérimentés impliqués dans la prise en charge directe d'un nombre croissant de jeunes de diverses origines, dans l'évaluation des preuves médicales, ou dans les deux, nous avons été surpris par les affirmations de l'Endocrine Society concernant l'état des preuves en matière de soins affirmatifs pour les jeunes (Lettres, 5 juillet). Stephen Hammes, président de l'Endocrine Society, écrit : « Plus de 2 000 études publiées depuis 1975 brossent un tableau clair : les soins tenant compte du genre améliorent le bien-être des personnes transgenres et de diverses identités de genre et réduisent le risque de suicide ». Cette affirmation n'est pas étayée par les meilleures preuves disponibles.

Tous les examens systématiques réalisés à ce jour, y compris ceux publiés dans le Journal of the Endocrine Society, ont révélé que les preuves des avantages pour la santé mentale des interventions hormonales chez les mineurs étaient peu ou très peu certaines. En revanche, les risques sont importants et incluent la stérilité, la dépendance permanente aux médicaments et l'angoisse du regret. C'est pour cette raison que de plus en plus de pays européens et d'organisations professionnelles internationales recommandent désormais la psychothérapie plutôt que les hormones et les chirurgies comme traitement de première intention pour les jeunes dysphoriques de genre

L'affirmation du Dr Hammes selon laquelle la transition entre les sexes réduit le nombre de suicides est contredite par toutes les revues systématiques, y compris la revue publiée par l'Endocrine Society, qui déclare : « Nous n'avons pu tirer aucune conclusion sur le décès par suicide ». Aucune preuve fiable ne suggère que la transition hormonale soit une mesure efficace de prévention du suicide.

La politisation des soins de santé pour les personnes transgenres aux États-Unis est malheureuse. Pour y remédier, les sociétés médicales doivent aligner leurs recommandations sur les meilleures preuves disponibles, plutôt que d'exagérer les avantages et de minimiser les risques.

Cette lettre est signée par 21 cliniciens et chercheurs de neuf pays.

New York — 5200 noirs et latinos ayant échoué tests pour devenir enseignants obtiennent 1,8 milliard $ de dédommagement

Échouer à l’examen du certificat d’enseignant de l’État de New York s’est avéré payant, surtout pour un homme du Queens qui a appris ce mois-ci qu’il allait toucher 2 millions de dollars à ce titre.

Environ 5 200 anciens enseignants noirs et hispaniques de la « Grosse Pomme » et anciens aspirants éducateurs devraient percevoir plus de 1,8 milliard de dollars de dommages et intérêts après que la ville a cessé de contester un procès fédéral pour discrimination qui durait depuis près de trois décennies et qui dénonçait la partialité d’un examen de certification.

Il s’agit de la plus grosse somme versée par la ville dans le cadre d’une procédure judiciaire.

Vendredi, 225 personnes ayant échoué au test d’arts libéraux et de sciences utilisé pour la certification des enseignants entre 1994 et 2014 avaient déjà été informées qu’elles recevraient un règlement d’au moins un million de dollars, selon une analyse des dossiers du tribunal fédéral de Manhattan.

Les décisions de justice ont conclu que l’examen violait les lois sur les droits civiques en permettant à un nombre bien plus important de candidats blancs de le réussir.

L’affaire devrait donner lieu à des centaines d’autres indemnités d’un million de dollars à l’avenir.

Le 5 juillet, Herman Grim, 64 ans, du Queens, a reçu le montant le plus élevé à ce jour : 2 055 383 dollars.

Cette somme comprend 1 583 114 dollars d’arriérés de salaire pour les heures non comptabilisées, les intérêts perdus et d’autres compensations.

Herman Grim a reçu 2 055 383 dollars au titre du règlement.

Les autres grands gagnants sont Andrea Durant, 62 ans, de Center Moriches sur Long Island, qui a obtenu 1 976 787 dollars, et la succession de feu Kathy Faye Bailey, du Queens, qui s’est vu attribuer 1 875 119 dollars.

Complotisme — Pour Trudeau, si les musulmans s'opposent à l'agenda LGBTQ, c'est la faute à la droite américaine (m à j)

M. Trudeau ne semble pas avoir convaincu les parents musulmans qui s'opposent aux cours inspiré de la théorie du genre qu'ils ne sont que des marionnettes désinformés par la méchante droite américaine. 


Le 15 juillet, un grand groupe de musulmans s'est rassemblé à Mississauga, en Ontario, pour protester contre les cours sur les questions transgenres et LGBTQ2SI+ dans les écoles. Au Canada et aux États-Unis, des musulmans ont organisé des manifestations similaires, provoquant la stupeur et le silence des libéraux et progressistes.


Billet du 14 juillet
 
Le Premier ministre Justin Trudeau a déclaré que les parents musulmans qui s’opposent à ce que leurs enfants reçoivent un enseignement sur les questions d’identité de genre à l’école sont victimes de « désinformation » de la part de la « droite américaine » et de « l’extrême droite ». Une sombre manipulation, un complot ourdi par cette droite islamophobe pour désinformer les musulmans dont l'allié naturel est le Parti libéral du Canada.
 

« Je suis conscient de cette préoccupation dont j’ai souvent entendu parler, je sais qu’il s’agit d’un problème très réel », a déclaré M. Trudeau à un parent musulman inquiet à Calgary, lors d’un échange de huit minutes enregistré sur vidéo et mis en ligne mercredi soir.

« Malgré » une forte immigration, le niveau de vie au Canada est à la traîne : rapport de la TD

Selon un nouveau rapport, le Canada est à la traîne par rapport à d’autres économies avancées en ce qui concerne le niveau de vie, les problèmes persistants de productivité étant l’un des principaux facteurs à l’origine de cette tendance. La forte immigration a masqué ce retard de productivité en faisant croître le PIB brut du pays, mais une fois divisé par le nombre d’habitants le résultat final est nettement moins rose.

Dans un rapport des Services économiques TD publié jeudi, Marc Ercolao, économiste à la Banque TD, a déclaré qu’en dépit d’une « croissance globale solide au cours des dernières années », le Canada est à la traîne des États-Unis et d’autres pays économiquement comparables en ce qui concerne son niveau de vie, ou le produit intérieur brut (PIB) réel par habitant. Il a indiqué qu’en 2014-2015, les chocs pétroliers ont contribué à la sous-performance dans ce domaine, qui s’est poursuivie à la suite de la pandémie de COVID-19.



M. Ercolao a déclaré que malgré le ralentissement économique lié à la pandémie, la croissance de l’économie canadienne a été favorisée par une « immigration survitaminée » et une « population robuste », qui ont stimulé la consommation et la demande de logements. Toutefois, M. Ercolao a déclaré que les niveaux élevés de croissance économique n’étaient pas toujours synonymes de prospérité. Selon lui, une fois corrigée de l’augmentation de la population canadienne, l’économie « révèle une image qui laisse beaucoup à désirer ». 


    « Le retard du pays en matière de PIB par habitant n’est pas nouveau, mais il s’est aggravé depuis la pandémie », a déclaré M. Ercolao.

Au début des années 1980, le Canada disposait d’un avantage de près de 4 000 dollars par rapport à la moyenne des économies avancées, tout en restant à peu près au niveau des estimations américaines. En 2000, cet avantage s’est pratiquement évaporé et le PIB par habitant des États-Unis a dépassé celui du Canada de plus de 8 000 dollars. Pourtant, depuis le choc pétrolier de 2014-2015, la performance du Canada est allée de mal en pis. Le PIB réel canadien par habitant n’a progressé qu’à un maigre taux de +0,4 % par an, faisant pâle figure par rapport à la moyenne des économies avancées, qui est de +1,4 %.

Pas d’amélioration dans un avenir prévisible

Le graphique ci-dessous présente les prévisions trimestrielles pour le PIB réel et le PIB réel par habitant jusqu’au quatrième trimestre 2025. Nous estimons que le PIB réel au T2-2023 sera de 1,1 % t/t annualisé. À partir de là, le PIB réel ralentira à 0,2 % par trimestre au premier trimestre 2024 avant de remonter à 1,9 % d’ici 2025. Au cours de la période de prévision, le PIB réel par habitant devrait être le plus faible au T2-2024 (-1,7 % par rapport au trimestre précédent) et commencer à enregistrer une croissance positive au T1-2025. D’ici le quatrième trimestre 2025, le PIB réel par habitant devrait augmenter de 0,5 % par rapport au trimestre précédent.

Malheureusement pour les Canadiens, le redressement du niveau de vie ne semble guère se profiler à l’horizon. Le PIB réel par habitant s’est déjà contracté au cours des trois derniers trimestres et nos prévisions les plus récentes font état de contractions persistantes jusqu’à la fin de 2024 (graphique 8). Au cours des prochains trimestres, l’économie devrait subir un ralentissement cyclique, car les objectifs ambitieux du gouvernement fédéral en matière d’immigration continuent de soutenir les flux de population. Le Canada est également l’un des rares pays avancés à ne pas avoir retrouvé son niveau de PIB par habitant d’avant la pandémie. À plus long terme, l’OCDE prévoit que le Canada se classera à l’avant-dernière place des membres de l’OCDE en termes de croissance du PIB réel par habitant jusqu’en 2060. Cela montre bien que si nous ne modifions pas fondamentalement notre approche de la productivité et de la croissance, les problèmes de niveau de vie du Canada persisteront pendant de longues années.

Conclusion

Il devient de plus en plus difficile d’ignorer l’écart croissant entre le PIB réel par habitant du Canada et celui des autres grandes économies. La question a été largement occultée, car l’économie canadienne connaît une croissance en termes bruts par un appel très important à l’immigration, masquant ainsi ses problèmes de productivité persistants en augmentant le nombre de travailleurs. Le cœur du problème reste le même : une baisse de la productivité du travail au Canada, malgré ou à cause d’une forte immigration.

Voir aussi

Crises du logement et de la santé sapent le consensus pro-immigration au Canada, les gouvernants restent sourds

Australie : il existe un lien manifeste entre l’accessibilité au logement et le taux de fécondité

 
 
 
 
 
Immigration — Forte crise du logement en Australie, comme au Canada (2023)

À Montréal, le nombre d’élèves allophones est si élevé que les cours de français virent aux cours de français langue étrangère

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l’école

Il se bâtit au Canada entre 200 000-300 000 unités de logement par an, en 2022 1 million de personnes s’est ajouté à la population

 
« Trop et trop vite » : des économistes mettent en garde contre la politique d’immigration libérale « pro-affaires »

vendredi 14 juillet 2023

L'armée américaine a un problème de recrutement de poids

L’armée américaine et l’armée de l’air, qui cherchent désespérément à combler leurs déficits de recrutement, font un effort considérable pour recruter des immigrés, en leur offrant la possibilité d’obtenir la citoyenneté en quelques semaines. (11 juin 2023)

Quelle est l’ampleur de la crise du recrutement ? 

Au cours du dernier exercice budgétaire, l’armée de terre a manqué son objectif de recrutement de 15 000 soldats en service actif, soit 25 % de son objectif. Ce déficit a contraint l’armée à réduire ses effectifs prévus en service actif de 476 000 à 466 000. Et l’exercice comptable en cours risque d’être encore pire. Les responsables de l’armée prévoient que les effectifs du service actif pourraient diminuer de 20 000 soldats d’ici septembre, pour atteindre 445 000 soldats. Cela signifie que la principale force terrestre du pays pourrait diminuer de 7 % en seulement deux ans, à un moment où ses missions augmentent en Europe et même dans le Pacifique, où l’armée de terre fournit un grand nombre de moyens essentiels en temps de guerre, sans lesquels les autres services ne peuvent pas fonctionner.

Pour ne rien arranger, en 2022, quelque 40 000 soldats de la Garde nationale et 22 000 réservistes qui ont refusé d’être vaccinés contre le COVID-19 ne sont plus autorisés à participer à leurs tâches militaires, ce qui les prive également de certains avantages militaires.