dimanche 25 juin 2023

L'idée de « territoire amérindien non cédé » est le plus pur produit du colonialisme britannique

Les récents communiqués de l'équipe de hockey connue sous le nom de Canadiens de Montréal et du Parti libéral du Québec donnent une ampleur nouvelle à cette idée que Montréal et sa région auraient usurpé un territoire « non cédé » (territoire des Mohawks [Agniers en français], apprend-on de surcroît). Un texte de Jean-Philippe Garneau Professeur d’histoire, Université du Québec à Montréal, paru dans La Presse de Montréal.
 
Plusieurs ont rappelé que ce groupe iroquois, historiquement établi dans l’État de New York actuel, n’avait pas occupé durablement le territoire montréalais au moment de l’établissement des colons français.

Ce n’est pas le fait le plus troublant de cette nouvelle vulgate canadienne, à mon avis. Je crois qu’il est temps de réfléchir de manière historique et de montrer que cette idée de « territoire non cédé » est le plus pur produit du colonialisme britannique. Car c’est bien ce principe de « cession » du territoire qui a servi à déposséder les Autochtones, tant aux États-Unis qu’au Canada (et ailleurs en Australie). Or, il est évident que, dans le contexte politique actuel, cette vieille fourberie coloniale sert aussi à délégitimer les prétentions politiques québécoises. Retour très bref sur un parcours historique apparemment (très) mal connu.

On peut affirmer que, de manière générale, la colonisation anglaise s’est distinguée des autres processus d’appropriation par sa logique propriétaire d’achat du territoire. En comparaison, à partir du début du XVIIe siècle, les Français s’installent sur les rives du Saint-Laurent grâce à une logique d’alliance commerciale et militaire avec un certain nombre de peuples autochtones.

Le tableau d’affichage du Centre Bell, avant le match du Canadien contre les Sharks, le 19 octobre
Alliances
 

Les travaux sont assez d’accord sur ce point : nulle conquête, nul achat de territoire, mais une cohabitation qui repose sur une approbation des Autochtones alliés des Français.

Cette alliance est fragile et oppose les puissantes nations de la ligue iroquoise (État de New York). Mais cette dernière ne revendique pas le territoire occupé par les Français et en veut plutôt aux alliés autochtones de ces derniers, établis autour des lacs Ontario et Érié : les Iroquois parviennent même, avec l’aide des Hollandais, à détruire cette alliance au milieu du XVIIe siècle. Malgré ce coup dur, et avec l’appui notable de certaines nations comme les Outaouais, les Français reconstruisent une alliance encore plus étendue, quoique tout aussi fragile. La Grande Paix de Montréal de 1701 réunit plus de 30 de ces nations, dont quelques représentants de la ligue iroquoise.

La Charte canadienne de 1982 et les tribunaux n’ont pas retenu ce traité d’alliance. Celui-ci aménageait pourtant une vision du territoire où les colons français occupaient à bon droit la vallée laurentienne, ce que semblent confirmer les quelques enclaves de domiciliés autochtones (les villages de la région de Québec, Trois-Rivières et Montréal).

Cessions de territoire

Du côté du colonisateur britannique, la cession de territoire s’impose rapidement comme l’un des outils les plus redoutables de dépossession, facilitant ici ou là l’établissement de colonies de peuplement. D’autres formes de tractations sont également utilisées. Des traités de paix et d’amitié jalonnent ainsi l’histoire coloniale des Treize Colonies à la suite de guerres anglo-autochtones (contre les Abénaquis, notamment).

Puis, la victoire britannique sur les Français (1760) donne l’occasion au conquérant de pacifier bon nombre de nations autochtones établies dans l’intérieur du continent, non sans difficulté (guerre de Pontiac). C’est dans ce contexte que la fameuse proclamation royale de 1763 décrète que ce vaste territoire intérieur ou périphérique est réservé aux Autochtones, selon le bon plaisir des Britanniques. La proclamation constitue la pierre angulaire de la politique d’achats du nouveau souverain.

Accédant à l’indépendance en 1783, les États-Unis deviennent désormais maîtres de leur politique « indienne ». Mais, en gros, les procédés mis en œuvre pour mener à bien l’appropriation du territoire autochtone n’ont pas différé fondamentalement au sud comme au nord de la nouvelle frontière britanno-américaine : des cessions de territoire, accompagnées parfois d’affrontements sanglants, dépossèdent progressivement les nations autochtones du continent.

Politique raciste

Que ce soit les tractations avec les Mississaugués du lac Ontario à partir des années 1780, celles des années 1850 dans le nord de l’Ontario (traités Robinson) ou encore les traités « numérotés » du Nord-Ouest canadien après 1869, c’est presque tout l’espace canadien, entre le Québec et la Colombie-Britannique, qui est acheté progressivement par les Britanniques et leur successeur, le gouvernement fédéral canadien. La nature inique de ces « traités » ou « cessions » de territoire est bien connue.

Les travaux ont abondamment souligné la contrepartie ridicule offerte par le colonisateur qui, malgré « l’honneur de la Couronne », ne semble pas trop se soucier de sa duplicité (manquements multiples aux engagements pris envers la plupart des groupes autochtones).

S’ajoute à ce processus de dépossession la nouvelle vision « civilisatrice » du XIXe siècle : il s’agit de régler le « problème » autochtone en transformant ces « barbares ». Le Canada de Macdonald (il n’est pas le seul) a repris et systématisé cette politique raciste dont les effets s’apparentent à un véritable génocide (culturel) dès la fin du XIXe siècle (système des réserves et généralisation des pensionnats).

En somme, dire que Montréal est un territoire mohawk non cédé, c’est bien plus que cautionner une lecture erronée de l’histoire généralement acceptée. C’est surtout faire appel au relent nauséabond du colonialisme britannique et de la politique génocidaire canadienne. Mais sa version 2.0 semble bien reposer sur un autre objectif : déposséder cette fois le Québec de sa légitimité politique sur le territoire…


France 2 (télé d'État) fait promotion des séances de lecture aux enfants faites par des travelos


Angleterre — Élèves dénoncent « ostracisme et brimades » à l’école si l'on ose dire qu'il n'y a que deux sexes

Dans une lettre ouverte à Gillian Keegan (ci-contre) ministre de l’Éducation, des élèves mettent en garde contre « l’ostracisme et les brimades » à l’école si elles remettent en cause le « dogme » transgenre.

Des adolescentes ont déclaré à la ministre de l’Éducation qu’elles étaient « trop effrayées » pour déclarer à leurs camarades de classe qu’il n’y a que deux sexes.

Deux jeunes filles de 14 ans ont écrit une lettre ouverte à Gillian Keegan, dans laquelle elles disent qu’elles veulent qu’elle sache « ce que c’est que de vivre dans un environnement scolaire où les voix dissidentes sont étouffées » et où « les idéologies extrémistes sont présentées comme des faits », avant la prochaine publication d’un document d’orientation sur les transgenres dans les écoles.

Les jeunes filles, qui ont déclaré avoir fréquenté différentes écoles secondaires en Angleterre et qui ont publié la lettre sous le couvert de l’anonymat, ont déclaré : « Il règne un climat de peur croissante dans les écoles autour de ce sujet, et de nombreux élèves, dont nous faisons partie, ont peur de s’exprimer ouvertement en raison de la menace de brimades et d’ostracisme de la part des élèves qui adoptent le dogme autoritaire de l’idéologie du genre ».

Elles ont déclaré « avoir toutes deux fait les frais d’enseignants partiaux qui tentent de faire passer l’idéologie du genre au travers de sujets anodins, en affirmant par exemple que Zeus, le dieu grec, était “non-binaire” ou que Lady Macbeth était “fluide en termes de genre” ».

Elles ont précisé : « Les étudiants de notre âge subissent une pression énorme pour se conformer à l’opinion populaire selon laquelle les “femmes trans” sont des femmes, et toute opposition à cette croyance est considérée comme “transphobe” et inacceptable ».

« Il y a eu de nombreux cas d’élèves victimes de brimades et d’ostracisme parce que leur opinion n’était pas conforme à l’idéologie du genre, où les élèves critiques à l’égard du genre sont sanctionnées par les enseignants, rejetées par les élèves, et abandonnées par leurs amis ».

« Beaucoup d’entre nous ont trop peur de s’exprimer par crainte des conséquences, et cela doit changer pour que les différentes opinions puissent être entendues, même sur des sujets qui divisent comme celui-ci ».

Cette lettre intervient après qu’un enseignant du collège de Rye, dans le Sussex de l’Est, a été enregistré en train de dire à des élèves qu’ils étaient « méprisables » pour avoir exprimé leur conviction qu’il n’y a que deux sexes, après qu’une autre élève se soit identifiée comme étant un chat.

L’enseignant a déclaré : « Ce n’est pas une opinion que nous exprimons dans cette école, et si vous ne l’aimez pas, vous pouvez changer d’école ».

Le Telegraph croit savoir que l’enseignant au centre de la controverse sur le « sexe du chat » a été écarté de la salle de classe toute cette semaine, depuis que l’enregistrement est devenu viral la fin de semaine dernière.

Un parent d’élève du Rye College a déclaré que « l’enseignant était là, mais pas en classe ». Aquinas, le consortium de l’Église d’Angleterre qui gère l’école, a refusé de démentir cette affirmation à trois reprises.

Kemi Badenoch, ministre des femmes et de l’égalité, a demandé à l’Ofsted de procéder à une « inspection rapide » de l’école et a déclaré que l’enseignant avait enfreint les règles qui stipulent que les écoles doivent rester politiquement impartiales.

L’Ofsted a déclaré qu’il « examinait attentivement » la lettre de Mme Badenoch demandant une inspection rapide, quelques mois après la dernière inspection de l’école par l’organisme de réglementation en janvier.

Le gouvernement s’apprête à publier, dans les semaines à venir, un projet de lignes directrices à l’intention des écoles sur la manière de répondre aux élèves qui s’interrogent sur leur sexe.

Tracy Shaw, de la Safe Schools Alliance, a déclaré : « Cette lettre claire et sincère de ces deux jeunes filles confirme ce que nous disons depuis longtemps. La culture de nombreuses écoles doit être examinée de fond en comble.

« Nous voulons que le ministère de l’Éducation fasse preuve de sens de l’initiative et mette un terme à la mainmise de l’idéologie sur l’éducation », a-t-il ajouté.

« Nous ne pouvons pas avoir une société où les adolescentes ont peur de dire la vérité et de revendiquer leurs droits à la dignité, à la sécurité et à la vie privée. »

Un porte-parole du ministère de l’Éducation a déclaré : « La sécurité et le bien-être des élèves sont notre priorité absolue. Nous avons clairement indiqué que les enseignants ne devaient pas enseigner des opinions contestées comme des faits et qu’ils devaient encourager leurs élèves à échanger respectueusement avec ceux avec lesquels ils ne sont pas d’accord. »

« Il est important que les parents et les tuteurs soient convaincus que leurs enfants ne sont pas influencés par les opinions des enseignants. C’est pourquoi nous travaillons à la publication d’orientations concernant les enfants qui s’interrogent sur leur sexe [et les autres comme ici ?] avant la fin de l’année scolaire ».

Source : Daily Telegraph

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vendredi 23 juin 2023

La Pologne va simplifier l'entrée d'étrangers afin d'accepter « au moins 400 000 immigrants par an »

La Pologne va simplifier l’obtention de visas pour les citoyens ukrainiens, saoudiens, iraniens, qataris, koweïtiens, turcs, émiratis, arméniens, azerbaïdjanais, géorgiens, pakistanais, indiens, thaïlandais, kazakhs, ouzbeks, vietnamiens, nigérians et moldaves afin d’accepter « au moins 400 000 immigrants par an »

Le ministère des Affaires étrangères souhaite permettre à davantage de pays de demander un visa directement au ministère polonais des Affaires étrangères, et non au consulat.

Aujourd’hui, en vertu du règlement de janvier 2021, seuls les Biélorusses ont une telle possibilité. Le projet envisage de l’étendre aux citoyens de nombreux autres pays — l’Ukraine, mais aussi : les pays du Moyen-Orient (Arabie séoudite, Iran, Qatar, Koweït, Turquie, Émirats arabes unis), le Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie), l’Asie (Pakistan, Inde, Thaïlande, Kazakhstan, Ouzbékistan, Vietnam), ainsi que le Nigeria et la Moldavie. 
 
Joanna Torbé-Jacko, experte en droit de l’immigration au Business Centre Club souligne que la demande de travailleurs est élevée, en particulier dans les secteurs typiquement masculins (construction, soudure, transport).

Cette demande ne sera pas satisfaite par les immigrants en provenance d’Ukraine, dont une proportion importante sont des femmes, explique l’avocate.. — Depuis le début de la guerre, les entrepreneurs de ces secteurs n’ont pas observé d’afflux de travailleurs étrangers, mais plutôt un flux important de départs, ajoute-t-elle.

L’exposé des motifs et l’étude d’impact du projet ministériel indiquent clairement que son objectif est précisément de répondre aux besoins du marché du travail. Bien qu’il soit difficile d’estimer le nombre de personnes qui bénéficieront de la possibilité d’obtenir un visa plus facilement, le rapport d’évaluation estime qu’il s’agira de « pas moins de 400 000 personnes par an ».

Les personnes exerçant près de 40 professions pourront obtenir un visa leur permettant de travailler à tour de rôle, selon le projet de règlement du ministère des Affaires étrangères.

La possibilité de demander un visa non pas par l’intermédiaire des consulats, mais directement auprès du ministère des Affaires étrangères est très pratique, souligne l’avocate Joanna Torbé-Jacko. Elle ajoute qu’il serait également bienvenu d’étendre la procédure de prestations à ces pays, c’est-à-dire de simplifier la possibilité d’exercer une activité professionnelle.

En outre, la possibilité de demander un visa directement auprès du ministère des Affaires étrangères facilite grandement sa prolongation. Les citoyens de la Biélorussie et de l’Ukraine pourront donc demander non seulement un visa polonais, mais aussi un visa Schengen, à des fins telles que le tourisme, la visite de parents ou d’amis ou la participation à des événements sportifs, ainsi que la conduite d’activités culturelles et la participation à des conférences, de même qu’à toutes les autres fins prévues par la loi sur les étrangers. L’exécution de tâches officielles par des représentants d’une autorité d’un État étranger ou d’une organisation internationale constitue une exception. Pour les citoyens d’autres pays, en revanche, la procédure simplifiée ne sera possible qu’aux fins de l’exercice d’un emploi ou d’une activité commerciale, d’études ou de recherches scientifiques, de l’utilisation de la carte du pôle, du séjour temporaire aux fins du regroupement familial et des transferts à l’intérieur d’une entreprise.




Georges Buscemi sur la résistance de parents et d'élèves contre l’activisme LGBTQ2SAI+ dans les écoles (vidéos)

Entretien de Georges Buscemi, le président de Campagne Québec-Vie, la principale organisation pro-vie au Québec, sur Théovox de jeudi dernier. Lors de cet entretien, il était question de la résistance de parents contre l’activisme LGBTQ2SAI+ dans les écoles.

Georges Buscemi fait allusion à cet incident qui s’est produit le 16 avril de cette année quand une centaine d’étudiants de l’école secondaire Chêne-Bleu, à Pincourt (Montérégie de l’Ouest) ont piétiné le drapeau LGBT arraché par un de leur camarade salué par la foule qui huait le symbole LGBTQ2SAI+.

« Une vidéo de l’incident a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. »

Il y a quelques semaines, un intervenant de l’Association LGBTQ2+, Vaudreuil-Soulanges, s’était rendu à l’école pour faire de la sensibilisation auprès des élèves. Selon Julie Lemieux, les élèves sont de plus en plus réticents à l’idéologie LGBT « Notre intervenant sentait beaucoup de fermeture, de résistance venant des étudiants. Il a trouvé très difficile son passage à l’école », commente-t-elle.

Cet événement est loin d’être isolé et a plutôt tendance à prendre de l’ampleur. Selon TVA Nouvelles, des élèves de deux écoles secondaires en Estrie ont protesté contre la journée contre l’homophobie et la transphobie. À l’école internationale du Phare, une pétition a été lancée pour retirer les symboles LGBTQ+ et des jeunes ont arraché les affiches et les drapeaux. Le CSSRS a confirmé que des mesures ont été prises à l’égard des élèves fautifs. À l’école secondaire La Frontalière de Coaticook, des élèves se sont vêtus de noir au lieu des couleurs de l’arc-en-ciel. Des sanctions ont été imposées et le CSSHC a assuré que des actions de « sensibilisation » (endoctrinement renforcé ?) seront menées.

L’idéologie du wokisme semble perdre de son attrait et agace les élèves qui doivent habituellement se conformer à la doxa dans le silence. Un autre élément important à noter est que les commentaires sous les vidéos et les publications sur les réseaux sociaux soutiennent massivement les élèves qui se rebellent contre le drapeau LGBTQ+.

La CBC nous apprend par ailleurs qu’au Nouveau-Brunswick le Premier ministre, Blaine Higgs, maintient sa volonté de changer la politique 713, prétendument conçue « pour protéger les étudiants LGBTQ ».

Parmi ces changements, les élèves de moins de 16 ans doivent désormais obtenir la permission de leurs parents pour que les enseignants et le personnel utilisent les noms et pronoms qu’ils ont choisis.

Mme Higgs a défendu ce changement, affirmant que les informations concernant un enfant ne devraient pas être cachées à ses parents.

« Nous essayons de trouver un moyen de protéger les enfants et d’impliquer les parents lorsque le moment est venu et de faire participer les bonnes personnes à ce processus », a-t-il déclaré.

La menace d’élections sur cette question a été évoquée par M. Higgs après qu’il a été confronté à la rébellion de plusieurs de ses principaux ministres en réponse à la révision de la politique. Depuis lors, un ministre a démissionné du cabinet de M. Higgs.

Jeudi, après avoir entendu M. Higgs parler à l’Assemblée législative de sa conviction que la dysphorie de genre est devenue « à la mode » et que l’acceptation croissante de cette maladie nuit aux enfants et exclut les parents, l’ancienne ministre Dorothy Shephard s’est levée et a quitté l’assemblée.

Alors que le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, parlait jeudi à l’Assemblée législative de sa conviction que la dysphorie de genre est devenue « à la mode » et que son acceptation accrue nuit aux enfants et exclut les parents, la ministre Dorothy Shephard s’est levée et a quitté l’Assemblée. Elle a ensuite démissionné de son poste de ministre du Développement social.

En réponse aux critiques de M. Shephard, M. Higgs a déclaré qu’il reconnaissait que les décisions prises à l’Assemblée législative ne seraient pas toutes unanimes, mais que la majorité du caucus avait convenu qu’il fallait « trouver une manière de gérer » la politique 713.



jeudi 22 juin 2023

Californie — manifestation anti-LGBT à l'école de Glendale

Le 20 juin, un rassemblement anti-LGBT a eu lieu devant le siège du district scolaire unifié de Glendale à Glendale, en Californie. Des contre-manifestants se sont également rassemblés sur place, et la police pouvait être vue déployée dans la zone pour éviter les affrontements. Parents inquiets de la « propagande LGBT » contre activistes inquiets d'une « Amérique blanche suprématiste décomplexée et fasciste »...


Programme de subventions fédérales en agriculture de 10 % de plus pour les femmes, les racisés, les LGBTQ2SAI+, les autochtones, etc.

Ottawa a développé des programmes de subventions en agriculture.

Un de ces programmes qui vise à promouvoir des techniques propres en agriculture s’attire des critiques de certains agriculteurs qui l’estiment discriminatoire. 

Pour avoir droit à l’aide maximale, il faut satisfaire des critères qui n’ont aucun lien avec l’environnement. 

Le programme offre d’ailleurs de plus gros montants à certains groupes d’entrepreneurs, mais sur la base de leur âge, leur ethnicité et leur orientation sexuelle. 


« C’est plus difficile pour les femmes, les jeunes et tous les autres groupes sous-représentés d’avoir accès à du financement », affirme Marie-Claude Bibeau, ministre de l’Agriculture. « C’est plus difficile pour ces personnes de mettre leur contribution pour aller chercher la subvention par après. » 

L’agriculture au Canada représente environ 10 % des émissions de gaz à effets de serre de tout le pays, c’est pourquoi des programmes pour inciter les agriculteurs à faire un virage vert ont été mis sur pied par le gouvernement fédéral. 

Par contre, le programme des technologies propres en agriculture va trop loin selon certains. 

Le programme offre un financement jusqu’à 40 % du coût des travaux, et 10 % de plus à certains groupes marginalisés. 

« Le jeune je suis capable de comprendre, car ils en ont plus besoin que nous, mais si tu es une minorité visible ou à part, tu as 10 % de plus que tu peux aller chercher, ça n’a pas sa place », estime Yves van der Tol, agriculteur. « Tout le monde est égal au Canada. » 


mercredi 21 juin 2023

Immigration — Forte crise du logement en Australie, comme au Canada

L’Australie souffre d’un énorme problème de logement. Mais la cause n’est pas liée à un soudain manque d’offres de logement.

L’Australie est un chef de fil mondial de la construction de logements

La base de données de l’OCDE sur le logement abordable montre que l’Australie a construit beaucoup plus de logements par habitant que la plupart des autres pays de l’OCDE : L’Australie s’est classée au quatrième rang des pays de l’OCDE pour la construction de logements en 2020.

Selon l’OCDE, le taux de construction de logements en Australie est resté inchangé par rapport à 2011.

Un des plus vastes programmes d’immigration au monde

Le problème fondamental ne réside pas dans la difficulté de l’Australie à construire des logements, mais dans le fait qu’elle a mis en œuvre l’un des plus vastes programmes d’immigration au monde, garantissant ainsi que la demande de logements dépasse toujours l’offre.

Au cours des deux décennies qui ont précédé 2001, la migration nette à l’étranger (NOM) de l’Australie s’est élevée en moyenne à 95 000 personnes par an, tandis que la croissance démographique a été de 217 000 personnes par an en moyenne.

Au cours de la période de 20 ans qui s’achève en 2021, le solde migratoire de l’Australie a été en moyenne de 182 000 personnes par an pour une croissance démographique moyenne de 320 000 personnes par an. Et cette période inclut l’immigration nette enregistrée pendant la pandémie.

La pénurie de logements ne fera que s’aggraver si les prévisions agressives du budget fédéral de mai en matière d’immigration se concrétisent.

Le budget prévoit que la migration nette de l’étranger atteindra 400 000 pour la toute première fois en 2022-23 avant de ralentir à 315 000 en 2023-24. Elle se modérera ensuite pour atteindre un niveau historiquement élevé de 260 000, où elle se maintiendra pendant toute la durée des projections.

L’Australie souffre d’une pénurie de logements apparemment insurmontable

Climat — Désormais notre sort est scellé (Greta Thunberg 5 ans plus tard)


Il y a cinq ans Greta Thunberg gazouillait : « Un éminent scientifique spécialiste du climat avertit que le changement climatique anéantira toute l’humanité si nous ne cessons pas d’utiliser les combustibles fossiles au cours des cinq prochaines années ».

Même l’interprétation la plus généreuse — selon laquelle, en ne mettant pas fin à l’utilisation des combustibles fossiles à cette date (c’est-à-dire aujourd’hui 21 juin 2023), nous sommes condamnés à un avenir funeste, que nous avons franchi le point de non-retour fatal et que notre fin est scellée — est aussi absurde que l’interprétation moins généreuse du tweet ci-dessus, lequel aurait d
’ailleurs récemment été supprimé. Il serait archivé ici : 





 

Faire des études post-secondaires en anglais conduit souvent les francophones à travailler en anglais et à préférer travailler en anglais

L’Office québécois de la langue française (OQLF) vient de publier une étude sur les usages linguistiques en milieu de travail des jeunes de 18 à 34 ans, qui montre que plus des trois quarts (77 %) de l’ensemble des jeunes francophones préfèrent travailler en français. Mais ce pourcentage chute à 40 % si ces derniers ont fait leurs études post-secondaires en anglais.

L’étude s’appuie sur un vaste sondage effectué en 2021 auprès de 6008 répondants ainsi que sur des groupes de discussion. Ce qui est observable chez les jeunes francophones l’est aussi, mais à un degré bien supérieur, chez les jeunes allophones qui ont pourtant eux aussi fréquenté l’école secondaire française. Moins de 5 % des allophones qui ont fait leurs études post-secondaires en anglais préfèrent travailler en français, contre 41 % qui optent pour l’anglais, 27 % qui préfèrent travailler dans les deux langues et 28 % qui n’affichent aucune préférence.

Confirmant certaines données d’études antérieures, cette enquête de l’OQLF montre que ces préférences se traduisent dans la langue qui est effectivement utilisée au travail. S’ils ont fait leurs études post-secondaires en français, les jeunes francophones travaillent le plus souvent dans leur langue dans une proportion de 87 % contre 55 % s’ils ont fait le même parcours en anglais. Plus du quart de ces derniers travaillent le plus souvent en anglais. Pour les jeunes allophones qui ont choisi le cégep ou l’université de langue anglaise, une majorité travaille le plus souvent en anglais (53 %), à peu près le même pourcentage (55 %) que les anglophones qui ont toujours étudié dans leur langue.

Sans surprise, le portrait de la langue ou des langues parlées par les jeunes au travail est différent selon qu’on se trouve sur l’île de Montréal ou dans des agglomérations comme Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke. Seule Gatineau présente une situation semblable à celle qui prévaut dans la métropole.

Ainsi, à Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke, la proportion des jeunes pour qui le français était la seule langue parlée régulièrement au travail variait de 62 % à 69 %. Sur l’île de Montréal, ce pourcentage chute à 36 % et la moitié des jeunes y travaillent dans les deux langues.

Pour les jeunes francophones, le fait d’avoir une connaissance de l’anglais est perçu comme un minimum pour obtenir un emploi dans plusieurs domaines. Certains d’entre eux estiment toutefois que le fait d’être un francophone unilingue ne devrait pas empêcher quelqu’un d’accéder à un emploi ou d’obtenir une promotion. D’autres font remarquer que les immigrants francophones sont mal informés sur l’importance du bilinguisme pour décrocher un emploi.

Certains jeunes estiment que le bilinguisme au travail est porteur de possibilités sur le plan personnel alors que d’autres s’en inquiètent, « rappelant que cette exigence peut représenter un obstacle professionnel pour de nombreuses personnes », rapportent les auteurs de l’étude.

À l’heure actuelle, 18 % des cégépiens font leurs études en anglais et la majorité d’entre eux proviennent du réseau secondaire français. Cette étude de l’OQLF amène de l’eau au moulin de ceux qui militent pour que la loi 101 soit étendue au cégep. À tout le moins, elle conforte le gouvernement caquiste qui, avec la Loi sur la langue commune (loi 96), a plafonné le nombre de places au cégep anglais, qui allaient en croissant.

Source : Le Devoir
 
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Les universités anglaises du Québec (pourquoi existent-elles ou sont-elles accessibles aux étrangers ?) font fortune en offrant un diplôme et la citoyenneté canadienne à la clé. Elles anglicisent Montréal.
 

Selon ce mémoire, déplacement de la clientèle de langue française vers l'anglais à Montréal:
  • perte de 11,8% de l'effectif pour les universités françaises;
  • gain de 19,8% pour les universités anglaises.