Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mardi 25 avril 2023
Immigration — « Même les électeurs de gauche considèrent qu'il y en a trop »
lundi 24 avril 2023
Les sociétés multireligieuses ethniques et culturelles sont toutes vouées à se déchirer
La nation est un cercle de confiance que l’immigration sape…
Cet ex-ambassadeur de France, ex-patron de la DGSE (nommé par Jacques Chirac en 2002), explique : « En raison de mon expérience acquise à l’étranger. » La connaissance de l’autre l’a passionné.
« J’ai fait mon service militaire au Cameroun. À la sortie de l’ENA [il est également diplômé de HEC], je suis parti au Sud-Vietnam pour l’application des accords de Paris. J’étais conseiller d’ambassade à Saïgon au moment de la chute de la ville et témoin des conséquences terribles du retrait américain. Ensuite, je suis allé à Bangkok alors que le Cambodge tombait aux mains des Khmers rouges. J’y ai mesuré le degré de violence totalitaire, la plus grande horreur depuis la Seconde Guerre mondiale. Ils copiaient la Révolution culturelle chinoise en pire. J’ai été consul général à San Francisco, où j’ai vu naître la Silicon Valley. Je suis revenu au Quai d’Orsay, à Paris, au moment où les Soviétiques occupaient l’Afghanistan. Puis j’ai été pendant quatre ans le représentant permanent adjoint de la France à l’ONU. Le meilleur endroit pour se rendre compte combien l’Occident est minoritaire et combien les autres nous regardent avec autant d’envie que de ressentiment. »
Il poursuit…
Tout juste après la chute du Mur, il est nommé ambassadeur en Hongrie. Il a connu Viktor Orbán jeune. « Il était le grand libéral, il a beaucoup évolué depuis. »
Toujours au cœur des remous de la vie internationale, il devient ambassadeur en Israël entre 1991 et 1993. « Un poste assez peu recherché au Quai d’Orsay, c’était au moment des accords d’Oslo. Je rencontrais souvent Yitzhak Rabin. » Il a été assassiné par un Juif extrémiste religieux opposé aux accords.
Catherine Nay l’interroge :
— Quelles leçons tirez-vous de ce parcours si varié ?
« Que la xénophobie est le sentiment le plus répandu au monde. Que le premier réflexe c’est d’être méfiant, voire hostile, à l’égard de l’étranger, que les sociétés multireligieuses ethniques et culturelles sont toutes vouées à se déchirer. C’est un monde dur, où personne ne fait de cadeau à personne. J’ai pensé que ces leçons de l’extérieur seraient pertinentes pour nous. Avec l’immigration, le dehors est devenu notre dedans. »
— Qu’entendez-vous par là ?
« La nation est un cercle de confiance que l’immigration sape. La clé de voûte de la confiance sociale est l’État providence, lequel est incompatible avec une libre circulation des personnes. »
Ce qu’ont réalisé les sociaux-démocrates danois avec l’assentiment de leur population. Une expérience qu’une grande partie de l’Europe observe aujourd’hui avec curiosité et intérêt.
« Cela m’a convaincu que si nous ne prenons pas en main nos intérêts vitaux, personne ne le fera à notre place. C’est pour cette raison que j’ai accepté de parler devant les sénateurs. »
— Vos propos bruts de décoffrage ont troublé et même secoué les sénateurs. Que leur avez-vous dit ?
« Je leur ai bien précisé que mon sujet n’était pas l’immigration en général et surtout qu’il fallait arrêter de dire que la France est depuis toujours un pays d’immigration. C’est faux. Cela a commencé en 1850. Il y a eu trois vagues. La première a duré un siècle avec la venue de migrants d’origine euro-chrétienne, discrète, laborieuse, reconnaissante, régulée par l’économie et qui cherchaient à s’assimiler. Le modèle indépassable de fusion réussie.
La deuxième a commencé dans les années 1970 et n’a fait que s’amplifier. C’est un peuplement qui n’est calibré ni par l’emploi ni par le politique. Juste par des droits individuels soumis au seul juge national ou supranational. Un flux en roue libre qui nous submerge. L’écart culturel qui nous sépare des arrivants n’a aucun équivalent dans notre histoire. Tous viennent du tiers-monde, de sociétés défaillantes où règnent l’incivisme, la violence et la corruption. La majorité est de religion musulmane. Cela ressuscite une discorde religieuse dont on pensait être débarrassés depuis 1905.
La troisième vague a été déclenchée par les “printemps arabes”. Il y a aujourd’hui en France 25 fois plus de musulmans que dans les années 1960. L’islam est une civilisation totale, fière, guerrière, offensive, militante qui a très mal vécu d’être humiliée par l’Occident depuis deux siècles. La globalisation lui a offert une chance, le volcan s’est réveillé. »
— À quel signe voyez-vous son éruption ?
« Cela s’appelle le djihadisme, le salafisme, l’islamisme, la réislamisation culturelle. Vous voyez bien que si l’antagonisme colonial ne s’est pas estompé soixante ans après, c’est que nous avons été assez stupides pour imaginer qu’en reconstituant sous le même toit métropolitain le face-à-face de gens qui venaient de divorcer on parviendrait à les rabibocher. Erreur fatale. Certaines mémoires ne sont pas conciliables. D’où ce fait vu nulle part ailleurs : nous avons une immigration à tendance victimaire, revendicative, portée autant au ressentiment qu’à l’ingratitude et qui se présente en créancière d’un passé qui ne passe pas.
Souvenez-vous de ce coup de tonnerre fondateur : le match de foot France-Algérie en 2001, avec l’émergence surréaliste de Français antifrançais qui sifflaient La Marseillaise. Pour moi, un choc. »
— Où allons-nous ? Tout ce que vous dites est assez effrayant. Mais que faire ?
« Mitterrand parlait de “seuil de tolérance” ; Macron, lui, a introduit le mot “diaspora”. Pour moi, le grand préalable est de reprendre le contrôle de nos instruments juridiques. Nous sommes ligotés par ce que l’on appelle à tort l’État de droit et ses principes généraux, qui ne sont au service que des droits individuels mis en œuvre par nos cinq cours suprêmes : la Cour de Luxembourg, la Cour de Strasbourg, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État, et la Cour de cassation, qui condamnent, de fait, la puissance publique à l’impuissance.
Il faut revenir à une législation nationale du droit d’asile. De Gaulle et Pompidou n’avaient pas ratifié la Convention européenne des droits de l’homme, Giscard l’a fait. C’est lui qui a voulu le regroupement familial en 1976. C’est Chirac qui a signé le décret. Apanage du Premier ministre.
Voyant le chômage augmenter, Raymond Barre l’avait suspendu, mais l’association Gisti avait saisi le Conseil d’État, qui a annulé son décret au motif qu’un homme a le droit de mener une vie familiale normale. Ce qui allait ouvrir les vannes d’une immigration de peuplement. L’immigration non pilotée est désormais soumise aux juges.
Pour moi, c’est l’État qui doit fixer les clôtures, dire qui peut entrer. Le juge l’en empêche. Et en conséquence, il est réduit au rôle d’agence de distribution de droits et de prestations. La France est le pays le plus généreux en Europe.
La dette devient la variable d’ajustement. Vous l’avez remarqué : en matière d’immigration, le principe de précaution n’existe pas. »
Il ne nous reste plus qu’à conclure, mais on est un peu assommée et désemparée par son constat.
« Les politiques sont mal vus parce qu’ils ont construit eux-mêmes, faute de courage, leur propre illégitimité. Ils font campagne avec des promesses comme si l’État était toujours puissant. Une fois qu’ils sont élus, les Français s’aperçoivent que les résultats ne sont pas à la hauteur de leurs promesses. C’est ce décalage qui est à la source de leur impopularité et de la colère des Français. »
Évidemment, à l’écouter, on l’imagine proche du Rassemblement national ou de Reconquête.
« Je ne veux pas que l’on me classe politiquement. Je n’ai jamais appartenu à un parti, je n’ai jamais été rattaché à une personne. J’ai toujours refusé de faire partie d’un cabinet. Lorsque j’ai quitté la DGSE, j’ai décliné les propositions du privé. À mon époque, on était formaté pour servir l’État, c’était mon ambition. L’ENA, c’était prestigieux ; j’ai choisi le Quai d’Orsay, qui, hélas, n’est plus ce qu’il fut. »
dimanche 23 avril 2023
Ukraine — le 23 avril 1943, le massacre des civils Polonais de Yanova Dolina par les Ukrainiens nationalistes
Le 23 avril 2023 marque le 80e anniversaire du massacre de Yanova Dolina, organisé par les nationalistes ukrainiens de Bandera pendant les massacres des Polonais de Volhynie. Les historiens estiment qu’à cette occasion jusqu’à 100 000 civils polonais ont été tués.
Yanova Dolina (photo ci-dessous) était une cité ouvrière modèle construite dans les années 1930 par les Polonais près d’une carrière de basalte.
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| Rue de Yanova Dolina (la vallée de Jean) |
Contexte historique, l’entre-deux-guerres
Québec — Amérindiens veulent être éduqués en anglais, refusent plus de français au nom des « droits ancestraux »
La loi visée impose trois (3) cours de français aux étudiants inscrits dans les cégeps anglophones. C’est apparemment trop. Au nom de leurs droits ancestraux d’assimilés à l’anglais par le fédéral, les autochtones au Québec n’en veulent apparemment pas.
Au Québec, près de la moitié des communautés ont pour deuxième langue l’anglais, après leurs langues autochtones qui sont d’ailleurs toutes elles-mêmes en danger.
On ne voit pas en quoi apprendre plus de français menacerait plus ces langues… Au contraire, une concurrence entre les langues européennes pourrait aider ces langues à mieux s’en tirer.
De manière cryptique et sans plus d’explication, la SRC reproduit ces paroles de John (pas Jean) Martin, le chef de Gesgapegiag [Gaspésie] et membre du Comité des chefs du CEPN : « La loi 14 restreint l’accès aux études supérieures en anglais aux jeunes qui remplissent certains critères précis, qui ne s’appliquent pas à tous les jeunes de nos communautés. Ceux-ci ne devraient jamais avoir à choisir entre apprendre le français pour avoir accès aux études supérieures ou entretenir la connaissance de leur langue autochtone ».Maton de Panurge — Quand les médias se font les limiers du pouvoir pour dénicher les « thérapies de conversion »
Selon Métro :
Des églises offrent des thérapies de conversion pour les personnes LGBTQ+ à Montréal, un an après l’adoption de la loi canadienne les interdisant. Des journalistes de Métro ont enquêté sur ces églises en prétendant vouloir changer d’orientation sexuelle et ont obtenu l’une de ces thérapies qui s’apparentent à un exorcisme.Notez que lesdits journalistes n’ont pas hésité à mentir pour débusquer les fournisseurs de « thérapies de conversion », mais que l’article de Métro ne se gêne pas pour mettre en relief que ces églises ont nié avoir fourni des « thérapies », lorsqu'ouvertement interrogés par le journal. Oh ! tant qu’à y être, pouvez-vous me dire quand les journalistes cessent de mentir afin que je sache s’ils disent vrai dans leur article…
Mais qu’est-ce qu’une « thérapie de conversion » ? « Thérapie de conversion » est le terme employé par la Loi C-4 du Canada et la Loi 70 au Québec pour désigner toute tentative de changer ou réprimer l’« orientation sexuelle », l’« identité de genre » ou l’« expression de genre » d’une personne. Cependant, les deux lois s’entendent pour n’interdire que les « thérapies de conversion » visant à « amener une personne à changer son orientation sexuelle, son identité de genre ou son expression de genre ou encore à réprimer les comportements sexuels non hétérosexuels », pour citer la loi québécoise. Pourquoi donc ne pas interdire les « thérapies » ayant pour but de rendre une personne homosexuelle ?
Les « thérapies » par lesquelles les espions de Métro sont passés consistaient en prières prononcées par le pasteur de l’église qu’ils sollicitaient, et en quelques conseils.
Un des journalistes (toujours sous le masque du mensonge…) a contacté un pasteur, prétendant qu’il voulait aider son petit frère à se défaire de son « orientation sexuelle », amenant le pasteur Karl DeSouza à révéler qu’il connaîtrait des groupes de soutien pour une telle personne, selon Métro :
Le pasteur a proposé de mettre le jeune homme en contact avec des groupes de soutien situés à différents endroits au Canada, dont certains à Montréal. Ces groupes seraient composés de « frères et sœurs chrétiens » qui sont « aux prises avec l’homosexualité » et qui pourraient témoigner de la façon dont ils « surmontent cela ».
« Vous n’êtes pas seul », lui a-t-il assuré. « Une fois que j’aurai pris contact avec ces gens, ils me mettront dans le réseau où ils me donneront d’autres contacts. »
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samedi 22 avril 2023
Décadanse, une lecture décapante de la révolution sexuelle
Recension du dernier ouvrage de Patrick Buisson par Charlotte d’Ornellas.
Retraites. Délinquance juvénile. Refus de l’autorité. Crise du logement. Femmes seules, appauvries. Explosion des familles. Divorces conflictuels. Délation sexuelle. « Gilets jaunes ». Solitude. Consommation de psychotropes. Pornographie. Pédopornographie. Hypersexualisation. Suicides.
Litanie (non exhaustive) de mots choisis dans une actualité souvent tragique pour dire les maux d’une société qui se sait malade sans savoir se diagnostiquer. Patrick Buisson, lui, a choisi celui de « décadanse », néologisme emprunté à Gainsbourg, pour disséquer la grande bascule de l’époque : « Aller à la mort en dansant dans ce climat de nihilisme festif et exubérant. » Un tel résumé semble moralisateur ou caricatural ; il est pourtant la conclusion dramatiquement juste d’un ouvrage qui n’est ni l’un ni l’autre. Il fallait ce travail minutieux, patient, précis, ce voyage entre déclarations politiques, sondages, reportages télévisuels, émissions radiophoniques, débats parlementaires, déclarations d’idéologues ou de religieux, archives médiatiques ou littéraires, pour comprendre comment nous en sommes arrivés là, quelles furent les étapes. Il fallait l’acuité de l’historien et l’intransigeance du sociologue pour saisir à quel point la promesse de bonheur portée par la révolution sexuelle a échoué. À quel point, surtout, une promesse d’émancipation individuelle entraîne la mutation d’une société entière. Les mots, les maux : subjectivisme, hédonisme, relativisme ; 500 pages pour comprendre.
L’alliance du libéral et du libertaire qui devaient s’entendre pour finir de liquider les « valeurs ascétiques et inhibitrices du vieux monde »
L’ouvrage précédent de Patrick Buisson explorait la transformation de l’homme religieux en homme économique. Décadanse aborde sa mutation vers l’homme érotique : l’alliance du libéral et du libertaire qui devaient s’entendre pour finir de liquider les « valeurs ascétiques et inhibitrices du vieux monde ». Peu importe la sincérité de tel ou tel à chaque étape de la révolution : le résultat est le même.
Indépendance d'esprit et mutins de Panurge (lexique)
AMOUR — « Le monde moderne est plein d’anciennes vertus chrétiennes devenues folles » (Gilbert Keith Chesterton).
ARISTOCRATIE — Étymologiquement : le gouvernement des meilleurs. Il est significatif que ce terme ait progressivement pris un sens péjoratif avec la modernité qui a instauré le règne de la bourgeoisie, c’est-à-dire le gouvernement des marchands et calculateurs.
BIEN — « Qui veut faire l’ange fait la bête », dit le proverbe, ce qui signifie notamment que la morale des intentions est dangereuse. Nous vivons à l’époque de « l’angélisme exterminateur », celle où les ingénieurs sociaux prétendent créer de force le paradis sur Terre et faire le bonheur des gens malgré eux.
BOURGEOISIE — Le phénomène marquant de la fin du XXe siècle est le ralliement définitif de la bourgeoisie à l’idéologie de gauche et au cosmopolitisme et donc sa rupture avec les valeurs conservatrices et traditionnelles. Cette évolution résulte de deux phénomènes. D’abord, la richesse est de plus en plus transnationale : c’est la bourgeoisie qui tire le plus grand profit de l’ouverture des frontières. Ensuite, la chute du communisme en Europe : le communisme faisait peur, en effet, à la bourgeoisie marchande et l’incitait à ne pas se couper de ceux qui pouvaient lui faire obstacle, la droite et les nationalistes notamment ; elle incitait aussi la bourgeoisie à soutenir des politiques sociales afin de contrecarrer l’influence des communistes dans les milieux populaires. La disparition de cette menace a rendu cette prudence superflue.
CARÊME — Le ramadan des chrétiens, ainsi que le précisait un périodique et que le rappelait un évêque afin d’être mieux compris de ses ouailles, auxquelles il conseillait d’en profiter pour se rapprocher de nos frères musulmans.
CATHOLICISME — Pour les bien-pensants, le catholicisme doit adopter une lecture progressiste de Vatican II, se rapprocher des autres religions (« les trois monothéismes ») au nom d’un œcuménisme béat, admettre la relativité et l’adaptation de ses dogmes et se conformer aux principales croyances de la modernité triomphante, et, au fond, séculariser et laïciser l’expérience religieuse.
CHARTE — La charte des droits et libertés de la personne du Québec, nouveau décalogue qu’il faut respecter (voir page 64 du manuel pour la 6e primaire de Modulo pour le cours ECR) qui présente l’avantage de pouvoir « progresser » et être facilement modifié pour en éliminer des droits, surtout ceux des parents. Progrès récent : amender l’article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés pour limiter le rôle des parents dans le choix de l’éducation de leurs enfants et leur droit à des programmes scolaires qui respectent leurs croyances et convictions.
CHRÉTIEN PROGRESSISTE — Il flirte avec son adversaire pour se faire pardonner sa foi. Pour lui, le prochain est ce qui est le plus éloigné de sa famille et de son pays : Zoulous, hindous, Tibétains, vagabonds et gitans, etc.
DÉCROCHAGE SCOLAIRE — Problème récurrent produit par le monopole (avec une minuscule) de l’éducation et qui persiste de plan d’action à plan d’actions, de millions en millions dépensés ; prétexte invoqué pour intimider les parents qui s’opposent aux cours d’ECR : « en appelant au boycottage du cours d’ECR, vous favorisez le décrochage scolaire ».
DIALOGUE — Acceptation des arguments d’autrui, affadissement, par exemple « dialogue interreligieux » ; tenir le gros bout du bâton et imposer son point de vue quand il s’agit du Monopole de l’Éducation : « Le ministère dialogue avec les mennonites » quand il vient de les menacer de faire intervenir la DPJ [protection des mineurs] pour « s’occuper » de leurs enfants.
HÉDONISME — L’hédonisme est, avec l’individualisme et le narcissisme, une des « valeurs » modernes en Occident ; il conduit l’individu, qui n’a plus d’autre fin que lui-même (son bonheur égoïste et sa seule survie), au nihilisme. L’hédonisme est bien vu, car il s’exprime principalement dans la consommation marchande et parce qu’il détruit les communautés intermédiaires qui sont des contre-pouvoirs.
HUMANITÉ — Naguère on déplorait l’absence de Dieu dans la société, remplacé par l’Homme celui-ci en est à son tour chassé, remplacé par l’humanité, sans que le véritable amour chrétien du prochain y ait gagné.
IMPARTIALITÉ — Un homme impartial est assuré de déplaire à tous les partis alors qu’un homme habile est toujours prêt à hurler avec les loups et à bêler avec les moutons.
INTELLECTUEL — Est réputé « intellectuel » tout ce qui n’est pas facilement intelligible. « Le cours d’éthique et de culture religieuse a été validé par des intellectuels québécois. »
JÉSUITE MODERNISTE — Le meilleur moyen d’attrister certains jésuites modernistes est de rendre hommage à l’éducation remarquable et stricte inculquée jadis aux jeunes gens dans leurs collèges.
LÉGALITÉ — Il existe un curieux souci de la légalité chez ceux qui ont toujours milité pour l’esprit rebelle, l’autonomie et ont vécu en marge des lois dès qu’il s’agit d’imposer leurs propres préjugés aux autres (exemple : « Le cours d’ECR est obligatoire »).
LIBERTÉ MODERNE — « L’homme d’aujourd’hui est libre, comme le voyageur perdu dans le désert. » (Nicolas Gomez Davila)
MENSONGE — Il y a plus de courage à démasquer le menteur qu’à dénoncer le mensonge.
OUVERTURE — Euphémisme souvent équivalent de « démission » qui qualifie le ralliement au point de vue de personnes issues des partis politiques de gauche ou de la « société civile » ; l’ouverture ne se fait jamais à droite pour inclure des personnes conservatrices.
PRESSE (LA) — La presse est bien nommée, car elle est devenue un instrument de pression.
SOCIAL — « “Social” est l’adjectif qui sert de prétexte à toutes les escroqueries. » (Nicolás Gómez Dávila)
THÉORIE DU GENRE — Selon cette théorie, l’identité et l’orientation sexuelles, loin d’avoir une origine biologique, sont de simples constructions sociales. S’oppose pourtant à cette autre idée populaire que l’on naît homosexuelle et qu’on n’y peut rien.
UTOPIE — Il faut se méfier des utopies, car elles conduisent aux pires réalités.
VÉRITÉ — « Ne nous mettons pas d’accord sur une vérité en dialoguant, mais en mûrissant. » (Nicolas Gomez Davila)
Voir aussi
Bud Light — Nouvelle pub patriotique pour contrer effondrement des ventes et perte de 6 milliards de $ US en bourse (Homme qui se dit femme ambassadeur de la marque)
Le 22 avril
Alissa Heinerscheid, vice-présidente chargée du marketing de Bud Light, prend un congé. Elle est remplacée par Todd Allen, vice-président chargé du marketing mondial de Budweiser.
Le 16 avril : diffusion d’une publicité patriotique
Budweiser a publié une nouvelle publicité patriotique alors que sa maison mère est confrontée à la controverse sur son partenariat avec l’influenceur transgenre Dylan Mulvaney.
La publicité, diffusée vendredi sur les réseaux sociaux et vue plus de 12 millions de fois sur Twitter, met en scène un des célèbres chevaux Clydesdale de Budweiser traversant le pays de New York au Grand Canyon, en passant par des scènes du cœur de l’Amérique, tandis qu’un narrateur délivre un message patriotique.
« Il s’agit d’une histoire plus importante que celle de la bière », déclare le narrateur de la publicité. « C’est l’histoire de l’esprit américain.
Pendant la diffusion de l’annonce, le cheval Clydesdale passe devant certains des sites américains les plus célèbres, comme l’horizon de la ville de New York, le Lincoln Memorial à Washington D.C., des petites villes et des terres agricoles. À un moment donné, la publicité montre deux personnes hissant un drapeau américain, l’une d’entre elles plaçant la main sur son cœur.
— Budweiser (@budweiserusa) April 14, 2023
Le narrateur de la publicité déclare : « Brassé pour ceux qui considèrent les défis comme une chance et le lendemain comme un espoir », alors que le cheval passe devant les deux personnes qui hissent le drapeau américain et le Lincoln Memorial.
Cette publicité patriotique est diffusée alors qu’Anheuser-Busch, propriétaire de Budweiser, continue de faire face aux réactions négatives suscitées par un partenariat entre une autre de ses marques populaires, Bud Light, et M. Mulvaney.
Un propriétaire de bar du Missouri a déclaré la semaine dernière à Fox Business que les ventes de Bud Light en bouteille avaient chuté de 30 %, tandis que les ventes de bière pression avaient baissé de 50 %.
Le 14 avril : Anheuser-Busch perd de 6 G$ US en bourse
La société mère de Bud Light, Anheuser-Busch Inbev, a perdu plus de 6 milliards de dollars de capitalisation boursière depuis l’annonce de son partenariat avec Dylan Mulvaney, un « influenceur » transgenre de 26 ans, le 2 avril, alors que les propriétaires de bars et les distributeurs signalent une forte baisse des ventes de Bud Light au cours de la semaine dernière. Pendant ce temps, le concurrent de Budweiser, Molson Coors (TAP), a vu 350 millions de dollars ajoutés à sa capitalisation boursière au cours de la semaine dernière.
Mise à jour du 13 avril: Anheuser-Busch perd de 5 G$ US
Un partenariat noué avec une influenceuse transgenre pour promouvoir la bière Bud Light a fait perdre environ 5 milliards $ US ($6.7 milliards CAN) au géant brassicole Anheuser-Busch. Depuis la fin mars, l’action de l’entreprise possédant la marque Budweiser a chuté de plus de 4 %, faisant s’envoler plus de 5 milliards $ US en capitalisation boursière, a rapporté le New York Post mercredi.
Ventes s’effondrent
vendredi 21 avril 2023
Idéologie LGBTQ2SAI+ : la Floride protège les enfants dans les écoles publiques (vidéo)
Le ministère de l’Éducation de Floride, sous l’autorité du gouverneur républicain Ron DeSantis, a approuvé des règles qui étendent l’interdiction des contenus LGBT dans les écoles publiques à toutes les années scolaires.
L’année dernière, M. De Santis avait signé la loi sur les droits parentaux en matière d’éducation, qui interdisait aux écoles d’enseigner le transgenrisme et d’autres questions liées à la sexualité aux enfants de la maternelle à la troisième année, limitait les discussions sur la sexualité des enfants plus âgés à un contenu « adapté à leur âge » et exigeait que les parents fussent informés de tout changement susceptible d’affecter le bien-être physique, émotionnel ou mental de leur enfant.
Les militants de gauche et leurs alliés médiatiques ont caricaturé cette mesure en l’affublant du nom de « Loi Ne Dites pas Homo » (Don’t-Say-Gay Bill) et l’ont présenté comme une attaque haineuse contre les enseignants et les élèves LGBT, tout en ignorant l’activisme LGBT dans les écoles et l’ire que celui-ci suscite chez des élèves et des parents.
Le mois dernier, le Conseil de l’éducation de Floride a publié une proposition de règlement visant à étendre ces nouvelles dispositions et qui modifieraient les « principes de conduite professionnelle » des écoles de Floride afin d’interdire les cours sur le genre et l’identité sexuelle à tous les niveaux scolaires, à commencer par la maternelle, tandis que, pour les niveaux 4 à 12, ces cours seraient interdits à moins qu’ils ne soient « expressément requis » par le programme scolaire de Floride ou dans le cadre d’un cours sur la santé génésique, auquel cas les parents pourraient décider de retirer leurs enfants de la classe.
Le ministère de l’Éducation de l’État a approuvé ce règlement mercredi, selon le Daily Caller. Elle devrait entrer en vigueur dans un mois environ.
« Nous pensons que l’éducation devrait toujours se concentrer sur l’enseignement des bases des mathématiques, des sciences, de l’histoire, etc. dans la salle de classe, en particulier lorsqu’il s’agit de questions telles que l’orientation sexuelle et l’identité de genre », a déclaré Ryan Kennedy, membre de l’Alliance des citoyens de Floride, lors de la réunion.
Ces dispositions dont la portée est élargie sont la dernière mesure prise par M. De Santis pour tenir les promesses qu’il avait faites lors de son deuxième discours d’investiture, à savoir continuer à éliminer le prosélytisme idéologique de l’éducation et, plus largement, pour faire de la Floride l’endroit « où le wokisme se meurt ».
Le gouverneur a pris de nombreuses mesures pour interdire la théorie critique de la race et les discussions sexuelles inappropriées à l’âge des élèves dans les salles de classe, pour aider à élire des conservateurs partageant les mêmes idées dans les conseils scolaires locaux et pour forcer le respect des normes de l’État, telles que l’obligation d’avoir des toilettes réservées aux hommes et aux femmes. Le mois dernier, il a proposé une législation visant à imposer de nouvelles normes aux collèges et aux universités en matière de responsabilité, d’exactitude historique et d’interdiction de l’endoctrinement idéologique ou de l’imposition de la conformité idéologique.
Son conservatisme dynamique et entreprenant a suscité un grand intérêt en tant que candidat à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2024. Il n’a pas encore annoncé sa candidature, mais on s’attend à ce qu’il le fasse à la fin de l’actuelle session législative de Floride, en mai.
L’ancien président Donald Trump mène actuellement les sondages nationaux pour l’investiture du GOP avec une marge substantielle, bien que De Santis reste compétitif dans les sondages de son État et dans la collecte de fonds.
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