jeudi 15 février 2024

Les écoles doivent privilégier le papier et le crayon


La lecture à l’écran est nuisible alors que la prise de notes au clavier n’apporte aucun avantage, selon un rapport de l’INSPQ.

Les écoles doivent mettre la pédale douce sur l’utilisation du numérique en classe : la lecture à l’écran est nuisible alors que la prise de notes au clavier n’apporte aucun avantage, conclut un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) dévoilé jeudi.

« C’est clair qu’il faut favoriser et encourager la lecture papier et la prise de notes manuscrites » à l’école, affirme Tania Tremblay, conseillère scientifique à l’INSPQ.

Elle est l’auteure de la toute première synthèse québécoise qui permet de documenter les effets des écrans sur l’apprentissage des jeunes à l’école, réalisée à partir d’une vaste revue de littérature qui tient compte des résultats de plus de 170 recherches publiées entre 2017 et 2022.

Il s’agit d’enjeux abordés dans une perspective de santé publique puisque la réussite scolaire est associée à la santé et au bien-être à l’âge adulte, explique Mme Tremblay.

Lecture : le papier loin devant l’écran

Les constats relatifs à la lecture à l’écran sont sans appel : la majorité des études révèlent que « la lecture numérique entraîne une diminution de la compréhension de texte par rapport à la lecture papier », peut-on lire.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce phénomène, selon Mme Tremblay. À l’écran, les lecteurs ont souvent tendance à lire « en diagonale », c’est-à-dire de façon plus superficielle.

La lecture virtuelle exige « beaucoup plus d’efforts cognitifs » pour se repérer dans un texte comparativement au papier, où les pages servent de repères visuels fixes.

Finalement, toucher les pages du bout des doigts aide aussi à l’apprentissage. « Le fait de tourner les pages, d’avoir des sensations tactiles aide à la mémorisation et à l’encodage de l’information », explique la conseillère scientifique.

Aucun avantage à la prise de note au clavier

Les données scientifiques indiquent par ailleurs que « la prise de notes numériques n’apporte pas de valeur ajoutée à l’apprentissage ».

Au contraire, la rédaction de notes à la main permettrait de mieux retenir l’information grâce aux mouvements de la main effectués pour former les lettres.

Les élèves qui prennent des notes à la main ont plus tendance à faire une synthèse du contenu, plutôt qu’un verbatim, ce qui aide à l’apprentissage.

À la lumière de ces deux constats, le milieu scolaire est invité à « reconsidérer l’usage d’appareils numériques pour lire et prendre des notes », afin d’améliorer les compétences des élèves en littératie, qui sont à la base de la réussite scolaire, peut-on lire.

Ce constat ne concerne toutefois pas les élèves qui ont recours à des logiciels d’aide à la lecture et à l’écriture en raison de troubles d’apprentissage, tient à préciser Mme Tremblay.

Multitâche : attention, danger !


Cette revue de littérature permet aussi de s’attaquer à une vision « très véhiculée » dans le milieu de l’éducation, qui porte à croire que plus les jeunes sont habitués à travailler avec des appareils numériques, plus ils développent leurs habiletés à travailler en mode multitâche, ajoute Mme Tremblay.

Or sa recension démontre plutôt que le mode multitâche en classe « nuit à l’apprentissage », puisqu’il affecte la mémorisation et la compréhension. D’autres études ont aussi montré que plus le mode multitâche est présent en classe, moins les résultats scolaires sont élevés.

Cette synthèse permet aussi de conclure, sans surprise, que les cellulaires sont une réelle source de distraction en classe, même lorsque l’appareil est posé à l’envers sur le bureau. Sa simple présence perturbe le cerveau des élèves.

Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a d’ailleurs banni officiellement les cellulaires en classe depuis le 1er janvier.

Les signaux d’avertissements concernant l’utilisation des écrans en classe se multiplient depuis quelques mois.

Dans un rapport publié cet été, l’UNESCO a affirmé qu’il y a « peu de données solides sur la valeur ajoutée que les technologies numériques apportent à l’éducation », tout en mettant en garde contre les « effets néfastes » des écrans en classe, comme les problèmes de concentration et les sources de distraction.

mercredi 14 février 2024

Transition de genre : un père perd la garde de son fils de 8 ans

Dennis Hannon affirme que son fils a été soumis à une procédure accélérée de blocage de la puberté pendant plusieurs années, alors qu’il s’est finalement senti à l’aise dans son corps de garçon.

 

Dennis Hannon, un père new-yorkais de 32 ans, a perdu la garde de son fils de 8 ans après avoir voulu empêcher sa « transition de genre » et la prise de bloqueurs de puberté.


Une « illusion qu’ [elle] a tenté d’imposer à notre fils »

Informaticien à Buffalo dans le Nord de l’État de New York, l’homme affirme que son ex-femme a « poussé » leur enfant vers une transition, alors que le petit garçon n’était pas perturbé par le fait d’être un garçon.

Selon ses dires, en 2017, deux ans après leur séparation, elle a commencé à habiller son fils avec des vêtements de fille. Il s’agissait d’une « illusion qu’[elle] a tenté d’imposer à notre fils » considère le père de famille. « À trois ans, comment peut-il s’identifier comme une fille ? Il ne m’a jamais rien montré du tout » déplore-t-il.

Dennis Hannon voyait son fils deux fois par semaine et un week-end sur deux, tandis que son ex-femme avait la garde le reste du temps. Avec son père, l’enfant était « un garçon qui s’appelait Matthew [1] ». Alors que, « lorsqu’il était avec sa mère, c’était en fait une fille qui s’appelait Ruby », explique le père de famille.

« La réponse qu’elle voulait entendre »

Selon les documents judiciaires, en 2019, la maman a amené Matthew chez un praticien favorable aux « soins d’affirmation du genre ». Elle a alors sollicité des bloqueurs de puberté pour arrêter la production d’hormones masculines de son fils (cf. Bloqueurs de puberté : un effet souvent négatif sur la santé mentale des adolescents).

Par la suite, la mère de famille a également adressé Matthew à un pédiatre qui, après un entretien téléphonique de 45 minutes avec elle, a déclaré que l’enfant semblait continuer à souffrir de « dysphorie de genre ». Le praticien a donc « recommandé l’administration de bloqueurs de puberté » indique Dennis Hannon (cf. Transition de genre chez une mineure : des médecins poursuivis).

Elle a cherché à tout prix des thérapeutes lui apportant « la réponse qu’elle voulait entendre » pour obtenir la « transition sociale » et finalement la « transition médicale » de notre enfant, explique le père de famille (cf. « La transition de genre est devenue incontrôlable » : l’alerte d’une psychiatre « pionnière » dans ce domaine).

Personne n’a remis en question le récit de la mère ni s’est demandé si l’enfant souffrait réellement de « dysphorie de genre », estime-t-il. « Parce qu’elle disait qu’il était confus quant à son sexe, cela devait être vrai », dénonce le père de famille.

Aucun diagnostic officiel de « dysphorie de genre »

Dennis Hannon n’a découvert ces éléments qu’en 2020, lorsqu’il a porté plainte contre son ex-femme pour ce qui s’était passé jusque là.

Un an avant, M. Hannon avait reçu une lettre de l’école maternelle de son fils adressée au « parent ou tuteur de Ruby Rose Hannon », et utilisant le pronom « elle ». « J’ai pensé qu’ils avaient envoyé la lettre à la mauvaise adresse », explique-t-il.

C’est finalement grâce à cette lettre que le père de famille a découvert la « transition » de son fils. « J’ai été le dernier à être informé » alors qu’il prenait « des bloqueurs de puberté » s’offusque-t-il.

Bien qu’aucun « diagnostic officiel de dysphorie de genre » n’ait jamais été posé par les professionnels de santé, en 2020, le tribunal a ordonné au père de famille d’emmener son fils voir un thérapeute spécialisé dans les questions de genre.

Il y est allé pendant un an et demi. « Si je refusais, ils disaient que j’interférais avec un traitement médical essentiel et qu’ils m’enlèveraient la garde », déplore Dennis Hannon. Lorsque le père a finalement décidé de mettre fin aux consultations, le thérapeute l’a signalé au tribunal.

« C’est un véritable cauchemar »


Désormais, M. Hannon a perdu la garde de son fils. Il n’a plus qu’un droit de visite, et ne le voit que quelques heures par semaine. En outre, le père de famille n’a plus son mot à dire dans les décisions médicales concernant l’enfant. « C’est un véritable cauchemar » déplore-t-il, « cela a complètement détruit ma vie ».

Dennis Hannon voudrait récupérer la garde de son fils, mais il dit ne pas avoir les moyens de payer la procédure d’appel.

De façon semblable, une famille du Montana a perdu la garde de sa fille de 14 ans après avoir refusé qu’elle devienne un garçon (cf. Genre : une jeune fille du Montana retirée à sa famille).

Les services de protection de l’enfance (CPS) se sont présentés au domicile de la famille à Glasgow et ont ensuite décidé que leur fille, qui souffrait de troubles mentaux, avait besoin d’une « transition » pour « aller mieux ». Elle a donc été placée dans un établissement où elle a été autorisée à vivre sous l’apparence d’un garçon.

« C’est quelque chose avec lequel il va devoir vivre »

Depuis la décision du tribunal, l’enfant est redevenu « un petit garçon normal ». À l’âge de neuf ans, Matthew « ne s’identifie plus à une fille », et ne s’habille plus comme tel.

« Mon fils est un petit garçon ordinaire, il s’appelle Matthew », explique Dennis Hannon. « Sa mère essaie toujours de l’influencer en utilisant les pronoms féminins, et elle l’appelle toujours B, qui est le diminutif de Ruby », poursuit-il toutefois.

« C’est quelque chose avec lequel il va devoir vivre », déplore le père de famille. « C’est terrible » (cf. Les mineurs face au changement de sexe : des violences inédites contre les enfants).

À l’école, la situation est très difficile. En effet, alors qu’une année, il était une fille nommée Ruby, portant des robes et du maquillage, l’année suivante, il était un garçon appelé Matthew. Les enfants l’interrogent : « Tu n’étais pas une fille ? »

150 000 $

Au cours de ces sept années, la procédure judiciaire a coûté 150 000 dollars à M. Hannon.

« J’ai dépensé chaque sou de ma retraite », a-t-il déclaré. Il a également été condamné à payer les frais d’avocat de son ex-femme.

M. Hannon a déclaré qu’il voulait absolument récupérer la garde de son fils, mais qu’il n’avait pas les moyens de payer la procédure d’appel.

Quant à l’effet sur Matthew, « il a été terrible », a déclaré M. Hannon.
 
[1] Les noms ont été modifiés.
Source : Daily Mail, via Généthique

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mardi 13 février 2024

Canada — De plus en plus d'étudiants étrangers vivent dans la pauvreté

Des étudiants étrangers font la queue devant une tente d’un organisme de bienfaisance afin de recevoir des denrées à Ottawa, en Ontario.

Selon les dirigeants de plusieurs organisations du genre qui tentent d’aider les étudiants qui vivent en situation de pauvreté, le logement est le problème le plus criant, surtout dans les grands centres.

« Le logement dans le Grand Toronto, c’est comme le Far West », affirme la présidente de la College Student Alliance, Azi Afousi à la CBC.

De plus, depuis le 1er janvier 2024, les étudiants étrangers ne sont de nouveau plus autorisés à travailler plus de 20 heures par semaine. Depuis le 15 novembre 2022, les étudiants étrangers du pays pouvaient travailler à l’extérieur de leur campus au-delà de la limite de 20 heures par semaine. Cette initiative du gouvernement fédéral avait eu pour objectif de contrer la fameuse pénurie de main-d’œuvre.

Cette situation signifie que certains étudiants doivent même utiliser les services d’organismes caritatifs pour se nourrir, ajoutent M. Singh et Mme Afousi.

Les étudiants étrangers originaires de l’Inde ont contribué à eux seuls à hauteur de deux milliards de dollars aux revenus de fonctionnement des établissements postsecondaires de l’Ontario l’année dernière. Le gouvernement provincial, lui, a donné environ 1,8 milliard de dollars de financement à ces mêmes établissements, selon un rapport publié en septembre 2023 par le cabinet-conseil Higher Education Strategy Associates.

M. Singh affirme que son organisme reçoit environ cinq appels par jour d’étudiants étrangers établis à Brampton, en Ontario, et qui peinent à se loger, à se nourrir ou même à se vêtir adéquatement. Il ajoute que son organisme en recevait environ cinq par semaine l’an dernier.

Selon un rapport de la vérificatrice générale de l’Ontario publié en décembre 2021, dans les 24 collèges publics de la province, 68 % des revenus des droits de scolarité proviennent d’étudiants étrangers. Le Collège Northern de Timmins, dans le Nord de l’Ontario, est arrivé en tête de liste avec des droits de scolarité d’étudiants étrangers qui ont représenté 92 % des revenus de scolarité en 2021.

M. Singh affirme que la situation est particulièrement grave à Brampton, une ville qui compte 35 établissements d’enseignement supérieur agréés et qui attire chaque année des dizaines de milliers d’étudiants étrangers. Depuis juin dernier, Khalsa Aid a livré plus de 5000 sacs d’épicerie remplis de denrées non périssables à des étudiants étrangers, ajoute-t-il.

M. Singh reproche au gouvernement fédéral d’avoir accueilli un nombre record d’étudiants étrangers – 800 000 en 2022, puis 900 000 en 2023 — sans s’assurer qu’il y avait suffisamment de logements.

Selon Julie Lafortune, porte-parole d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), « il est clair que le nombre d’étudiants qui arrivent au Canada est devenu insoutenable. »

Dans un communiqué de presse publié en janvier, l’Ontario a indiqué qu’il exigera désormais de tous les collèges et de toutes les universités qu’ils garantissent des possibilités de logement aux nouveaux étudiants étrangers.

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Les « demandeurs d’asile » de plus en plus nombreux à recourir à l’aide sociale au Québec

Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec a reçu plus de demandes d’aide financière de dernier recours au début de 2024 par rapport à la même période de l’année précédente. Une augmentation de 30,5 % attribuable surtout à l’arrivée de demandeurs d’asile. La tendance observée l’an dernier, soit une hausse record du nombre d’assistés sociaux, semble se poursuivre. Cette augmentation du nombre de ménages prestataires de l’aide sociale, d’environ 11 %, est la plus élevée enregistrée en 25 ans. La moyenne mensuelle de prestataires demandeurs d’asile, quant à elle, a plus que doublé d’une année à l’autre, passant de 19 455 adultes en 2022 à un peu plus de 40 000 en 2023.

lundi 12 février 2024

Paris — 7 établissements scolaires catholiques sous contrat pourraient être transformés en logements sociaux

Voici venue la «guerre scolaire urbaine» alerte Anne Coffinier !

À Paris, sept établissements d’enseignement privés se retrouvent piégés par le plan local d’urbanisme de la mairie.

Le nouveau PLU (plan local d’urbanisme) de la Ville de Paris a prévu de contraindre près de 2000 bâtiments à se transformer à terme, en tout ou partie, en logements sociaux. Techniquement, ces parcelles sont classées en « emplacements réservés » ; on dit ainsi pudiquement qu’elles sont « pastillées » par le PLU. Des établissements publics sont visés, tels que le CROUS de Mabillon, mais aussi des immeubles de bureaux, des immeubles de logement et même – et c’est l’objet de cet article – des établissements d’enseignement privés sous contrat.


Manœuvres immobilières

Les propriétaires institutionnels de bureau ont conduit un lobbying actif et se sont vivement défendus dans les médias. Ils menacent d’utiliser massivement leur droit de « délaissement » pour forcer la Mairie de Paris à reculer. Concrètement, ils prévoient de demander à la Mairie de racheter leur bâtiment et, si elle ne l’avait pas fait dans le délai imparti d’un an, le bâtiment en question serait dépastillé, donc libéré de ses obligations quant aux logements sociaux.

La manœuvre est habile : la Mairie de Paris, déjà lourdement endettée, n’aura pas les moyens financiers d’acheter des centaines de parcelles à Paris, a fortiori dans un contexte également compliqué pour les bailleurs sociaux.

Sept écoles piégées !

Et voilà qu’on découvre qu’au moins sept établissements privés catholiques scolaires sous contrat sont pastillés  dans la capitale ! Ces derniers ne pourront ni construire, ni mener une restructuration lourde, ni réaliser une extension, ni surélever un bâtiment, ni réaliser un changement de destination sans devoir créer des habitations dont une partie de logements sociaux pouvant aller jusqu’à 100% de la surface d’habitation créée. Autrement dit, cela signifie que ces derniers seront privés de la possibilité de réaliser tout type de travaux de grande ampleur. Leur développement sera donc gelé.

Mais de quels établissements s’agit-il ? Le collège Saint-Jean Gabriel dans le 4è arrondissement, l’école Saint-Eloi, le collège Sainte-Clotilde et le lycée Saint-Michel de Picpus dans le 12è, mais aussi les groupes scolaires Saint-Vincent de Paul et de Notre-Dame de France dans le 13è arrondissement ainsi que le lycée Saint-Michel des Batignolles dans le 17è. Curieux coup du sort, qui vient dans le contexte de l’annonce de la suspension des subventions de la Ville de Paris à l’école Stanislas, en contradiction avec la loi.

Les écoles pastillées viennent donc d’être invitées par la Direction diocésaine de Paris à protester par écrit, dans le cadre de l’enquête publique ouverte jusqu’au 29 février. En plus de cette étape nécessaire, les établissements catholiques concernés et les parents d’élèves ont évidemment intérêt à faire connaître fortement leur opposition, à l’instar de ce qu’ont fait les foncières et autres propriétaires institutionnels de bureaux, sans quoi  ils seront immolés par « notre Drame de Paris », Anne Hidalgo.

Le pas de vague n’est pas possible

En politique, le « pas de vagues » n’est pas une option. En religion, non plus d’ailleurs, mais c’est un autre sujet.

Une fois le PLU adopté, restera la possibilité de l’attaquer au tribunal administratif pour illégalité. N’est-ce pas en effet un détournement de procédure que de classer tant de parcelles en emplacement réservé, alors que la Mairie de Paris sait bien qu’elle est incapable de les racheter lorsque les propriétaires feront valoir en nombre leur droit de délaissement ?

Cet usage offensif du dispositif de pastillage est de la politique. Anne Hidalgo fait même preuve d’innovation en inventant une nouvelle dimension à la guerre scolaire qui se joue maintenant… dans la rue ! Voici en effet venue la « guerre scolaire urbaine ».  Comme c’est technique, la Maire de Paris a pu avancer sans être repérée.

Il est quand même inouï que les écoles visées n’aient été prévenues que le 6 février. Au Conseil de Paris, personne n’a identifié cette attaque contre les établissements catholiques sous contrat lorsque le PLU a été examiné. Il faut dire que les parcelles sont nommées uniquement par les numéros de rue et que la loi ne prévoit pas d’obligation pour les mairies de prévenir les propriétaires concernés. Là encore, seuls les initiés pourront agir et sauver la valeur marchande et la liberté d’utilisation de leur propriété. Drôle de conception de la transparence politique et du respect des droits des citoyens, dont pas moins de 40% des enfants sont scolarisés dans les établissements sous contrat parisiens…


Source

Tentative d’incendie criminel dans une église de Regina (vidéo)

Des images de surveillance montrent un suspect tentant d'incendier une église dans le centre-ville de Regina plus tôt cette semaine.

James Hentges, prêtre de la paroisse du Saint-Sacrement de Regina, a partagé la vidéo de l'incident du 9 février sur les médias sociaux samedi.

La vidéo, d'une durée de 48 secondes, montre un individu masqué en train de verser le contenu d'un jerrycan près de l'entrée du bureau de l'église, située au 2049, rue Scarth, dans le centre-ville de Regina.

Après plusieurs tentatives infructueuses, le suspect finit par allumer le contenu du bidon, ce qui provoque des flammes qui envahissent rapidement l'entrée.

La vidéo se termine alors que le suspect s'éloigne de l'incendie et fuit la scène à pied.

Dans son message sur les médias sociaux, le père Hentges a demandé à toute personne ayant des renseignements sur l'incident de communiquer avec la police de Regina ou avec Échec au crime.

Selon le site Web de l'église. La messe de dimanche a été annulée en raison de l'incendie et du nettoyage qui en découle.

La police de Regina a d'abord signalé que l'incendie faisait l'objet d'une enquête vendredi après-midi.

Les pompiers ont été appelés à la paroisse du Saint-Sacrement vers 3 h 40 le 9 février pour un incendie signalé, selon un communiqué de presse.

À leur arrivée, les équipes ont constaté que la porte arrière de la paroisse était en feu et ont pu rapidement éteindre les flammes.

Les enquêteurs ont été appelés et ont déterminé que l'incendie était d'origine criminelle et ont contacté la police.

Dimanche après-midi, le service de police de Regina (RPS) n'avait pas encore fait le point sur l'enquête.

Lien connexe

96 églises au Canada ont été vandalisées, incendiées ou profanées depuis l'annonce de la découverte apparente de tombes près d'un pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique. Timide réaction du PM Trudeau qui organisa alors un sommet sur l'islamophobie.

61 % des Québécois veulent moins d'immigrants, 56 % des Canadiens

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Sondage Abacus — Proposer la réduction de l'immigration serait politiquement rentable au Canada (août 2023)

67% des Canadiens considèrent que les cibles d'immigration sont trop élevées (novembre 2023, Abacus)

Sondages sur l’immigration au Canada (2011) [250 000 immigrants à l’époque seulement, 50 % pour réduire ce nombre]

Sondage : une majorité de Canadiens veulent moins de « réfugiés » et Un Canadien sur deux pense que les cibles en immigration sont trop hautes, 75 % qu’elle entraîne une demande excessive des services (sondage Léger mi-2022) 

Fissures dans le consensus pro-immigration au Canada anglais (Sondage Nanos, août 2023) 

dimanche 11 février 2024

Italie — Lutte contre l'immigration illégale

Voir aussi   

Italie — Le gouvernement Meloni pourrait accueillir 500 000 immigrants légaux cette année (m à j)

« Les droits parentaux n'existent pas au Canada » selon un député fédéral NPD

Dans le cadre de la politique mise en place par l’Alberta qui protège les enfants mineurs des bloqueurs de puberté et des opérations chirurgicales qui les mutilent, un député britanno-colombien a déclaré : 

« Les droits parentaux n’existent pas au Canada » - Randall Garrison, membre du Parlement canadien, NPD, 8 février 2024, Ottawa.

Or : 

Le premier responsable de l’éducation de l’enfant n’est pas l’État : c’est le parent. Selon le Code civil du Québec, l’éducation est un attribut de l’autorité parentale. En droit civil, l’éducation est à la fois un droit et un devoir pour le parent : art. 599 et 605 du Code civil du Québec (CCQ).

599. Les père et mère ou les parents ont, à l’égard de leur enfant, le droit et le devoir de garde, de surveillance et d’éducation. 
 
605. Que la garde de l’enfant ait été confiée à l’un des parents ou à une tierce personne, quelles qu’en soient les raisons, les père et mère ou les parents conservent le droit de surveiller son entretien et son éducation et sont tenus d’y contribuer à proportion de leurs facultés.

L’enfant n’est pas sous l’autorité de l’État, mais sous l’autorité de ses parents : art. 598 CCQ. Au Québec, le parent n’a pas l’obligation de déléguer l’éducation de son enfant à un tiers (art. 601 CCQ & art. 51 de la Loi d’interprétation).


598. L’enfant reste sous l’autorité de ses père et mère ou de ses parents jusqu’à sa majorité ou son émancipation.

601. Le titulaire de l’autorité parentale peut déléguer la garde, la surveillance ou l’éducation de l’enfant.
 
51. Chaque fois qu’il est prescrit qu’une chose sera faite ou doit être faite, l’obligation de l’accomplir est absolue ; mais s’il est dit qu’une chose « pourra » ou « peut » être faite, il est facultatif de l’accomplir ou non.
 

Le rôle de l’État est de soutenir le parent dans sa tâche d’éducateur, et non de se substituer à lui. Lorsque le parent choisit de déléguer en partie l’éducation de son enfant à un tiers, il n’aliène pas, au profit de l’État, son autorité parentale. Juridiquement, le professeur n’est pas un mandataire de l’État, mais un titulaire momentané de l’autorité parentale : art. 601 CCQ.

Ces principes de droit interne sont en accord avec les Conventions internationales auxquelles le Canada a adhéré, notamment l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et l’article 18 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

§ 26. 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.

 Article 18. La responsabilité d’élever l’enfant et d’assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux.

Voir aussi

L’Alberta annonce l’interdiction de la chirurgie de changement de sexe pour les mineurs (m à j, vidéos)

« État ou parent, qui est le premier éducateur des enfants ? »

Droits parentaux amoindris — Des parents en furie contre la DPJ

L’auteur « non binaire » d’un livre sur un élève transgenre de 10 ans : « Les droits parentaux me mettent vraiment en colère »

La théorie du genre imposée à tous en Europe par l’État : « s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités »

Les politiques du gouvernement du Québec sapent la famille et les communautés religieuses, contre-pouvoirs nécessaires dans une société libre

L’État partage-t-il l’autorité parentale en matière d’éducation des enfants ? (Espagne)

Éducation « anti-homophobe » en Ontario  : les parents n’auraient-ils plus de droits ?

Projet de loi 15 du Québec (2022) — les parents de plus en plus évincés par l’État comme protecteur de l’intérêt de l’enfant

 
 

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Ce n’est pas aux législateurs de décider ce qui est bon pour les enfants, c’est aux parents

Québec — Le Guide gouvernemental à l’intention des milieux scolaires reprend les clichés militants LGBTQ2SAI+

La « personne » enceinte — Loi sur les normes du travail du Québec, article 81.4 (oui, oui, sous la CAQ)

L'Australie et l'immigration

L’AUSTRALIE se targue depuis longtemps d’être le pays multiculturel le plus performant au monde. Les immigrants ont augmenté sa population de plus d’un tiers au cours de ce siècle, pour atteindre plus de 26 millions de personnes. La promesse de soleil et de travail bien rémunéré a d’abord attiré les migrants européens ; aujourd’hui, ils sont plus nombreux à venir de Chine et d’Inde. Cette situation n’a jamais déclenché de réaction populiste importante. Mais aujourd’hui, leur tolérance est mise à l’épreuve.
 

La cause en est un afflux massif récent. Le solde migratoire, qui correspond au nombre d’immigrants moins le nombre d’émigrants, a dépassé les 500 000 au cours de l’année qui s’est achevée en juillet 2023. C’est le double du niveau prépandémique et la population de Canberra, la capitale de l’Australie, s’est ajoutée au total national. Cette augmentation considérable a coïncidé avec une crise du logement, largement imputée aux immigrants. Le gouvernement travailliste de gauche d’Anthony Albanese admet que la « concession sociale » en faveur de l’immigration est en train de s’effriter. En décembre, il s’est engagé à réduire de moitié le taux d’immigration annuel au cours des deux prochaines années.

La concession sociale repose sur un compromis. Pendant deux décennies, les deux grands partis ont prôné la sécurité des frontières comme moyen d’arrêter les demandeurs d’asile, ou « boat people », tout en laissant entrer un nombre croissant de travailleurs qualifiés et d’étudiants. La migration nette a plus que doublé entre 2000 et 2019, alimentant certains des taux de croissance démographique les plus rapides de l’OCDE, un club composé principalement de pays riches. Cela a alimenté une poussée de croissance, jusqu’à ce qu’un long verrouillage du covid-19 déclenche une récession.

Après l’ouverture de ses frontières en novembre 2021, l’afflux a repris. Et les Australiens ont commencé à se plaindre. Ils n’érigent pas vraiment de barrières. Dans un sondage réalisé l’année dernière, 78 % d’entre eux ont déclaré que l’immigration rendait leur pays plus fort. Mais la plupart d’entre eux préféreraient qu’il y en ait moins : deux sondages réalisés en décembre ont révélé qu’environ 60 % d’entre eux estimaient que l’afflux actuel était trop important. Selon l’institut de sondage Freshwater Strategy, le pourcentage d’Australiens qui considèrent l’immigration comme leur principale préoccupation a plus que doublé entre septembre et décembre, pour atteindre 13 %.

Le coût du logement est l’une des principales raisons. Les prix de l’immobilier ont grimpé en flèche malgré des coûts d’emprunt élevés, et l’Australie est confrontée à une pénurie chronique de logements à louer. Les deux principaux partis admettent que l’immigration élevée exacerbe le problème. « Nous avons une génération d’Australiens qui ne peuvent même pas accéder à une propriété locative… ce n’est pas le moment de mettre en place de vastes programmes d’immigration », a déclaré Clare O’Neil, ministre travailliste de l’Intérieur.

Le Premier ministre travailliste, M. Albanese, s’engage à réduire l’immigration à un « niveau durable ». Son gouvernement prévoit de ramener l’immigration nette à un niveau de 235 000 d’ici à 2027, soit à peu près le niveau d’avant la pandémie. Selon Abul Rizvi, ancien secrétaire adjoint du ministère australien de l’Immigration, c’est la première fois qu’un gouvernement australien se fixe un tel objectif en dépit du risque évident pour la croissance.

Les réductions sont peut-être moins draconiennes qu’il n’y paraît. L’immigration était de toute façon appelée à diminuer, à mesure que l’arriéré de demandes datant de l’époque de la pandémie se résorbe. Néanmoins, le gouvernement promet une « répression », notamment en ce qui concerne les visas pour les étudiants, qui constituent la plus grande cohorte de migrants. Il affirme que nombre d’entre eux fraudent le système en s’inscrivant à des cours bidons.

Extraits de l’Economist

 
 
 

vendredi 9 février 2024

« Guerre en Ukraine: le narratif s’effondre » - Jacques Baud (par Stéphan Bureau)

Fallait-il attendre deux ans et compter les morts par centaines de milliers pour réaliser que la Russie n’allait pas perdre la guerre en Ukraine ?

Un constat qui confinait tous ceux qui avaient l’audace de le faire au rôle d’apologiste de Vladimir Poutine. Dans cette perspective, la lecture du réel s’est vite transformée en discours de propagande. La fiche Wikipédia de notre invité, Jacques Baud, ne laisse d’ailleurs pas de place au doute, nous serions en face d’un personnage à la solde de Moscou ! Jacques Baud n’aurait-il pas plutôt annoncé et répété très tôt une vérité que personne ne voulait entendre à l’ouest?

Baud a travaillé pour le renseignement stratégique suisse, ancien chef de la doctrine des opérations de la paix de l’ONU, il a aussi collaboré à des programmes de l’OTAN en Ukraine. Selon lui, « la cause ukrainienne est perdue », « Zelensky a fait un pacte avec le diable. » La guerre n’est entretenue par l’Occident que dans l’espoir secret d’affaiblir Moscou.


Jacques Baud est l’auteur de plusieurs livres sur le conflit en Ukraine, son plus récent, L’Art de la guerre russe est sorti en janvier 2024 aux éditions Max Milo.

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