Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
Sur l'antisémitisme supposé du Front National lire Bruno Gollnisch, ancien député à l’Assemblée Nationale et au Parlement européen, ancien Vice-Président du Front National et membre du Conseil National du RN.
Billet du 14 octobre
Les Occidentaux ont voulu se faire croire après la chute du communisme que l’histoire du totalitarisme était derrière eux, qu’elle ne les concernait plus. Au pire redoutaient-ils l’apparition d’un totalitarisme doux, à visage humain, mais ils ne le croyaient pas vraiment, ne le prenaient pas au sérieux. Et pourtant, le totalitarisme revient. Dans l’incrédulité générale, puisqu’il revient sans goulag, car il n’en a plus besoin. Et il revient sous une forme paradoxale.
Nos sociétés veulent croire que ce qu’elles appellent « l’extrême-droite » les menace existentiellement, comme si elle sortait des enfers pour les y ramener avec elle.
Cette catégorie politique fantomatique, indéfinissable, manipulée et instrumentalisée, sert essentiellement à étiqueter tous ceux qui s’opposent au régime diversitaire. Mais pas seulement : toute personnalité de gauche n’adhérant pas à la doxa ambiante est désormais frappée de cette marque de l’infamie.
La lutte contre la prétendue « extrême-droite » justifie aujourd’hui une suspension progressive des libertés, le retour de mécanismes d’ostracisme et un contrôle social croissant, prétendant éradiquer le mal du cœur de l’homme. En d’autres mots, ce n’est pas « l’extrême-droite » qui nous menace, mais la lutte contre « l’extrême-droite » qui nous conduit au totalitarisme. Je sais cette thèse contre-intuitive. Je me donne la mission ici de la démontrer.
Mathieu Bock-Côté
SOMMAIRE
Introduction. Le retour de la question totalitaire
Chapitre 1. L’extrême-droite introuvable
La France, l’extrême-droite et la culture du cordon sanitaire
L’enjeu d’une définition : argument géographique et argument idéologique
Détour par l’extrême-centre macronien — une redéfinition de l’argument géographique au temps du peuple factieux
L’extrême-droite comme tradition idéologique
En quoi les thèmes de l’extrême-droite sont-ils d’extrême-droite ?
Faut-il parler au diable ? Faut-il aller chez lui ? Que dit-on d’un homme lorsqu’on dit qu’il est d’extrême-droite ?
L’extrême-droitisation comme technique de verrouillage du débat public
Chapitre 2. L’institutionnalisation du mensonge : no pasarán, le réel ne passera pas !
Du sentiment d’insécurité, ou l’accusation de paranoïa lancée à ceux qui découvrent la diversité compliquée
De la récupération politique : que faire du fait divers ?
L’art de nier l’existence des peuples, ou le rôle très particulier du démographe lyssenkiste dans le régime diversitaire
Nous sommes tous des immigrés, ou l’abolition du peuple historique : retour sur l’exemple québécois
De l’inexistence des sexes : le rôle du sociologue du genre
La théorie de la discrimination systémique — ou comment le régime diversitaire justifie une ingénierie sociale permanente
Une esthétique de la laideur, ou l’inversion du beau et du laid
Fonction de la novlangue inclusive
L’intelligence artificielle et le devenir de l’homme avatarisé
Chapitre 3. Les prochains prisonniers politiques d’Occident ou la radicalisation de l’extrême-centre
Surveiller et punir : logique de la peine de mort sociale
La fin de la vie privée dans un monde connecté
Interdire l’extrême-droite
Le rôle des procès politiques et le prochain registre des propos haineux
Interdire la critique de la théorie du genre
Retour sur la pandémie et réflexions sur les nouvelles modalités du contrôle social
Vers un contrôle politique des médias : la propagande d’État au nom du consensus scientifique et pour lutter contre la désinformation
Le sort des dissidents, et la punition des réfractaires
De l’URSS à l’EURSS ?
Conclusion. Un totalitarisme à visage humain ? Portrait de l’homme dissocié
Texte de Mathieu Bock-Côté dans le Figaro de ce samedi, pour qui sur le plan religieux, pour ne pas donner l’impression de cibler l’islam, plusieurs soutiennent qu’il faut faire preuve d’une égale vigueur à l’endroit de toutes les religions, comme si chacune posait les mêmes problèmes.
On apprenait cette semaine qu’une note des renseignements territoriaux s’inquiète de la montée en puissance des salafistes chez les musulmans de France. Ces derniers étendraient leur pouvoir dans les mosquées et auraient notamment une emprise sur la jeunesse. De la même manière, les dernières semaines obligent les aveuglés de jadis à sortir du déni à propos de l’antisémitisme qui progresse en France, qui ne doit rien aux vieux grimoires d’Édouard Drumont et a tout à voir avec les pathologies spécifiques de la civilisation arabo-musulmane. On ne parle pas sans raison d’un antisémitisme d’importation. La modification en profondeur du substrat démographique du peuple français entraîne naturellement celle des mœurs dominantes au cœur de la société. Aucun pays ne saurait être indifférent à la population qui le compose. Les vagues migratoires n’étant pas à la veille d’arrêter, il n’y a aucune raison de croire que les choses changeront.
Le pouvoir, qui connaît un réveil tardif, s’avoue inquiet. Du salafisme, il se méfie : pourquoi les musulmans n’adopteraient-ils pas un islam dit « modéré », autrement nommé « républicain » ? Pourquoi les musulmans n’adapteraient-ils pas leur pratique religieuse et leurs habitudes sociales au pays qui les accueille ? Ceux qui disent cela oublient qu’il existe en France une contre-société islamique suffisamment nombreuse pour résister à l’assimilation et avec une force d’attraction suffisante pour attirer puis intégrer les populations nouvelles. Une formule revient souvent : on parle d’enclaves étrangères qui ne disent pas leur nom. La formule semble à certains brutale. Elle est néanmoins exacte.
On ne semble surtout pas comprendre que les cultures ne cohabitent pas naturellement et que, lorsque plusieurs se retrouvent sur un même territoire, l’une d’entre elles finit par prédominer. À moins qu’elles ne se séparent, ce que confirme la partition objective du territoire, observée depuis plus de vingt ans.
On se propose alors de créer du vivre-ensemble — c’est le terme technocratique qui s’est substitué à l’identité nationale, qui était une identité organique, ne se réduisant pas aux catégories juridiques fixées par l’état. Pour cela, on lance alors une grande croisade contre l’intolérance, ou la haine, ou le racisme, ou l’antisémitisme, mais sans jamais les caractériser — car si on les caractérisait, apparemment, on discriminerait. L’universalisme républicain exige qu’on traite la population sans tenir compte des références identitaires qui la divisent, qui la clivent — sans distinguer non plus entre le peuple historique d’un pays et les populations nouvelles qui s’y installent sans en prendre le pli identitaire. Ce qui entraîne une déréalisation des termes les plus courants.On le voit avec le mot « Français », réduit à sa signification administrative, même si le vocabulaire courant opère encore une distinction élémentaire entre la nationalité administrative et la nationalité existentielle — et cela, même si les vigilants du régime diversitaire veulent assimiler cette distinction à « l’extrême droite ».
Sur le plan religieux, pour ne pas donner l’impression de cibler l’islam, plusieurs soutiennent qu’il faut faire preuve d’une égale vigueur à l’endroit de toutes les religions, comme si chacune posait les mêmes problèmes. On trouve toujours pour cela de vieilles ou nouvelles gloires pour expliquer que la grande querelle de notre temps serait encore celle entre la « laïcité » et la « religion ». De passage sur LCP, Vincent Peillon a ainsi osé affirmer que lorsqu’il avait voulu imposer à l’école la « lutte contre les stéréotypes de genre, ce n’était pas l’islam radical — il y en avait un peu — (qu’il avait) en face de (lui), mais des catholiques exacerbés et d’une violence sans limites ». Une telle audace dans l’outrance relève du génie comique : en France, c’est le catholicisme qui pose problème. Ce propos représente bien le logiciel des élites agonisantes qui gouvernent encore nos pays.
[Note du carnet:
Peillon en verve
Peillon est un anticatho écumant de la vieille école, un laïcard radical rageur très XIXe siècle. Il a publié un ouvrage en 2008 intitulé La Révolution française n’est pas terminée, il y écrivait : « Il faut que nous inventions, pour instaurer la république, une spiritualité voire une religion ». (Voir notre billet avec extrait de son livre et vidéos.) Il y affirmait aussi :
« c’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin ».
Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :
« c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi ».
On comprend alors dans le détail les grands thèmes qu’il impose à l’éducation nationale :
– La scolarisation précoce des enfants,
des enfants de moins de trois ans annoncée le 10 septembre par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault dans le but, selon lui, de « lutter contre la délinquance », mais qui correspond en tous points à l’idée de
coupure totale de l’enfant d’avec autre chose que la République socialiste :
« Il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… ».
Dans une lettre du 4 janvier 2013 adressée aux recteurs, Vincent Peillon alors ministre de l’Éducation socialiste, affirmait sa volonté de révolutionner la société en se servant de l’école : « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles ».
On en arrive à la grande inversion identitaire de notre temps. Un peuple historique qui refuse d’être dépossédé de son pays ou qui refuse d’y être traité comme une communauté parmi d’autres est accusé de racisme. Il est désormais de trop chez lui. Quant à l’unité nationale, elle devra se faire contre ceux qui résistent à cette dépossession. On avait déjà constaté qu’un pays qui ne maîtrise pas ses frontières en reconstitue de nouvelles à l’intérieur de son territoire : c’est la société digicode. On constate aussi qu’il voudra rééduquer sa population, ce qui exige tout à la fois un contrôle du discours public et une intrusion sans précédent dans la vie privée, pour réformer les mœurs, pour les accorder à la morale inclusive. On y verra sans se tromper la marque du totalitarisme diversitaire.
Sept policiers de Nashville placés en service administratif après la fuite du manifeste de la fusillade
Sept policiers de Nashville, dans le Tennessee, ont été placés en service administratif dans le cadre de l’enquête de leur département sur la fuite d’écrits de « manifeste » laissés par le tireur qui a tué six personnes dans une école primaire chrétienne plus tôt cette année.
Le département de police métropolitain de Nashville (MNPD) a déclaré mercredi dans un bref communiqué que les affectations administratives des agents étaient « absolument non punitives » et avaient été ordonnées « pour protéger l’intégrité de l’enquête en cours et en cours ».
La police a déclaré depuis le jour du massacre de l’école Covenant que le suspect avait laissé derrière lui un « manifeste » et d’autres écrits, mais le contenu de ce matériel a été gardé scellé par les enquêteurs. Trois élèves de 9 ans et trois adultes ont été tués lors de l’attaque du 27 mars. Le suspect a été abattu par la police sur les lieux.
Les images de trois pages d’écriture ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux lundi après avoir été publiées sur le site Web de l’émission « Louder with Crowder », qui prétend avoir « obtenu en exclusivité » les photos.
Datée du 3 février 2023, soit quelques semaines avant la fusillade, une page s’en prend aux enfants aisés « avec leurs privilaiges [sic] de blancs [sic] ».
« Ces crackers [petits blancs ruraux], qui vont dans des écoles privées huppées avec leurs kwakis [sic] et leurs sacs à dos de sport huppés », aurait écrit la meurtrière. « Avec les mustangs et les décapotables de leur papa. Va te faire f*tre, petit c*n. J’aimerais te tuer, espèce de petit c*n avec ta tignasse de cheveux jaunes. J’veux tous vous tuer petits blancs. Tas de pédales. » La meurtrière trans avait déjà fréquenté l’école visée, a indiqué la police après le massacre. Les policiers qui sont arrivés l’ont abattue à l’intérieur du bâtiment.
Mise à jour du 28 mars
Une fusillade dans une école privée chrétienne du Tennessee a fait trois morts parmi les élèves ainsi que trois victimes parmi les adultes de l’école, dont la directrice de l’école. La meurtrière a été tuée par la police, ont annoncé les autorités.
Les victimes ont été tuées lors de l’attaque à la Covenant School (École de l’Alliance), ont indiqué les autorités. La police de Nashville a déclaré que des officiers ont engagé le combat avec le tireur et l’ont tué. Il s’agit d’une femme qui se disait homme de 28 ans, elle portait deux « fusils d’assaut » et une arme de poing.
Six personnes, dont trois enfants, ont été tuées par balles lundi matin dans une école primaire chrétienne de Nashville
Le tireur a été identifié comme étant Audrey Elizabeth Hale, une résidente de Nashville, qui s’identifiait comme un homme transgenre. Les enquêteurs effectuaient des recherches à un domicile lié à cette personne. Le chef de la police de Nashville, John Drake, a déclaré qu’Audrey Elizabeth Hale s’était préparée à la fusillade, notamment en rédigeant un manifeste que la police n’a toujours pas rendu public. Pourquoi ?
« Nous avons également établi que des cartes de l’école avaient été dessinées avec des détails sur les points d’entrée surveillés. Par le passé, elle a été élève dans cette école », a déclaré le chef de la police. « Il y avait un véhicule à proximité qui nous a fourni un indice sur son identité. »
Une enfant pleure dans le bus qui l’emmène de l’école Covenant, à la suite de la fusillade
La police affirme que la tueuse est entrée dans le bâtiment par une porte latérale et a tiré des coups de feu avant de se rendre au deuxième étage, où Hale a été confrontée aux agents qui sont intervenus. Ces derniers ne pensent pas qu’elle portait un gilet pare-balles, ont indiqué les autorités.
Hale était armée de deux armes de type AR, dont un fusil et un pistolet, et d’une arme de poing. Deux des armes pourraient avoir été achetées légalement dans la région de Nashville, a indiqué M. Drake. Les enquêteurs se penchent sur un mobile possible, mais n’ont pas divulgué de détails.
La police de Nashville est intervenue à la suite d’une fusillade à l’école Covenant dans le Tennessee
Les responsables du centre médical ont indiqué que trois jeunes écoliers avaient été transportés à l’hôpital pour enfants Monroe Carell Jr. de Vanderbilt avec des blessures par balle. Les trois ont été déclarés morts après leur arrivée. Les trois autres adultes ont également été déclarés morts à la suite de l’attaque. Tous trois faisaient partie du personnel de l’école.
La police a identifié les victimes comme étant Evelyn Dieckhaus, Hallie Scruggs et William Kinney, tous âgés de 9 ans, Cynthia Peak, 61 ans, Katherine Koonce, 60 ans, et Mike Hill, 61 ans. Koonce était la directrice de l’école Covenant, selon le site web de l’école. Hallie Scruggs était la fille du pasteur principal de la Covenant Presbyterian Church, Chad Scruggs.
L’école Covenant est un établissement privé chrétien qui accueille des élèves jusqu’à la 6e année avec près de 200 élèves, selon son site Internet.
L’école Covenant a été fondée en 2001 et a des frais de scolarité annuels compris entre 7 250 $ américains pour une école maternelle de trois jours et 16 500 $ par année du primaire.L’école concentre son programme sur la théologie biblique, où les étudiants suivent des cours sur la Bible ainsi que des cours d’éducation standard, la devise de l’école étant « Guider les cœurs, responsabiliser les esprits, célébrer l’enfance ».L’école est située dans le quartier aisé de Green Hills, juste au sud du Bluebird Cafe de Nashville, un endroit apprécié des musiciens et des auteurs-compositeurs.
La meurtrière est issue d’une famille religieuse dont la mère demandait un contrôle plus strict des armes à feu
Audrey Hale, 28 ans, s’identifiait comme transgenre, a confirmé la police lundi, sans donner plus de précisions.
Le chef Drake et d’autres responsables ont à plusieurs reprises qualifié la suspecte, née de sexe féminin, d’« elle ».
La police a déclaré qu’elle était transgenre et qu’elle utilisait en ligne les pronoms « il » et « lui ».
La tueuse s’est décrite comme « lui » sur sa page LinkedIn, qui mentionnait des emplois récents dans la conception graphique et la livraison d’épiceries.
Mme Hale disposait également d’un compte sur les réseaux sociaux où elle faisait la promotion de son art et où elle se désignait par le nom d’Aiden.
Norma Hale a parlé à ABC News peu après que sa fille Audrey Hale, 28 ans, a été désignée comme la tireuse.
Normal Hale (au centre), la mère d’Audrey Hale (à droite), la tireuse qui se disait homme qui a tué six personnes, dont trois enfants de neuf ans et trois membres du personnel, était elle-même une militante du contrôle des armes à feu sur les réseaux sociaux
Mme Hale a déclaré : « C’est très, très difficile en ce moment. Je crois que j’ai perdu ma fille aujourd’hui ».
Norma a ensuite demandé à ce que son intimité soit préservée, car sa famille a du mal à faire face à l’ampleur des actes commis par sa fille décédée.
Les propres messages de Norma décriant les fusillades dans les écoles et appelant à un contrôle accru des armes à feu sont apparus à la suite du massacre de Hale dans l’école qu’elle avait fréquentée.
Le 21 février 2018, elle a publié sur sa page une pétition visant à rendre illégaux les chargeurs d’armes à feu de grande capacité, en réponse aux horreurs commises à l’école primaire Sandy Hook en 2012. Selon la police, les parents d’Audrey Hale ont affirmé qu’ils pensaient qu’elle avait vendu ses armes à feu achetées légalement après avoir exprimé leur désapprobation.
La rhétorique des militants trans est de plus en plus véhémente. Le mouvement TRAN invite depuis quelque temps de se mobiliser pour le « Jour de la vengeance trans » afin de « mettre fin au génocide trans ».
Les pistolets roses
Pink Pistols est une association homosexuelle en faveur des armes à feu aux États-Unis. Son slogan est « Un homosexuel armé ne se fait pas frapper » (« Armed gays don’t get bashed »), ou encore « Pointe quelqu’un avec ton calibre » (« Pick on someone your own caliber »). Fondée en juillet 2000 par Doug Krick, un activiste libertarien du Massachusetts, l’organisation est composée dans les années 2010 d’une quarantaine de sections d’homosexuels détenteurs d’armes. L’adhésion à l’association est ouverte à tous, sans condition ni d’homosexualité ni de détention d’arme. Le 23 septembre 2018, la femme trans Erin Palette est devenue la nouvelle présidente des Pink Pistols.
Avertissement d’une vengeance à venir
Selon Andy Ngô (voir gazouillis ci-dessous), « avant la fusillade de masse, les militants trans (TRAN) avaient appelé à la “vengeance” contre le Tennessee et les conservateurs pour avoir interdit la transition médicale des enfants. »
Avouons-nous la vérité! Si la sous-scolarisation touchait les femmes, on
en parlerait tous les jours, il y aurait un plan d’action impliquant
tous les ministères. Pour les hommes, on se contente d’un sous-chapitre
dans un document des Finances sur la perte de productivité.
Seuls 69% des garçons obtiennent leur diplôme secondaire dans les délais prévus. Seuls 41% des diplômés au Québec sont des gars. C’est la plus faible proportion de tout le Canada.
Évidemment, les garçons n’obtenant pas leur diplôme d’études secondaires, la sous-scolarisation se prolonge et s’aggrave au niveau collégial et universitaire. Au dernier relevé, il y avait 185 000 femmes dans les universités québécoises contre seulement 128 000 hommes.
On commence à parler de l’indécence consistant à recruter du personnel médical dans des pays beaucoup moins bien dotés que le Canada. On s’est par exemple insurgé le mois dernier que le Québec démarche au Cameroun, au Bénin, au Togo et en Côte d’Ivoire, quatre pays figurant sur la liste rouge de l’Organisation mondiale de la santé. Leur nombre d’infirmières pour 10 000 habitants varie de 1,9 à 6,45 alors qu’il est de… 102,7 au Canada.
Le problème déborde cependant du cadre médical. Quand le Canada recrute des ingénieurs, des informaticiens, des chercheurs, des gestionnaires ou encore des étudiants en ces domaines, il oublie -ou fait mine de ne pas savoir- que ce sont autant de têtes diplômées ou en voie de l’être qu’il vole à des pays qui en auraient besoin pour se construire. Les ambassadeurs de trois pays africains -le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Bénin- lancent un cri du cœur pour faire réaliser à l’Occident les conséquences de ce dragage.
«Ça dépouille, bien évidemment, cette fuite de cerveaux. Nos pays sont en pénurie de cadres de qualité. Au Bénin, nous ressentons le coup», lance Luc Isidore Takpa, consul honoraire à Montréal -le Bénin n’a plus d’ambassade au Canada. «On n’arrive pas à atteindre le niveau d’expertise de ces pays [occidentaux] parce qu’il y a fuite», ajoute-t-il. Il raconte que le Bénin vit un boom similaire à ce qu’a vécu le Québec lors de la Révolution tranquille. Tout est en construction. Mais le manque de connaissances oblige le pays à faire appel à la Chine, qui débarque avec ses ouvriers et repart ensuite avec son savoir-faire.
La colline parlementaire d'Ottawa surplombe la rivière des Outaouais
Bafétigué Ouattara, l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire, abonde. «Il n’y a de richesse que l’Homme. Le développement est porté à bout de bras par les ressources humaines, par des compétences, et sans ces compétences, la crème de notre société s’en va. Le développement ne peut pas être harmonieux.» La Côte d’Ivoire, donne-t-il en exemple, est le plus grand producteur de cacao au monde, mais il aurait besoin de savoir-faire pour le transformer à domicile et ainsi encaisser la plus-value.
Au Maroc, expose l’ambassadrice Souriya Otmani, ce sont de 8000 à 10 000 cadres supérieurs qui quittent le pays chaque année. À eux s’ajoutent des spécialistes divers. Bon an mal an, dit-elle, la moitié des 1500 diplômés de l’École Mohammadia d’ingénieurs, la principale école de génie au pays, partent. Les chasseurs de têtes marocains «travaillent maintenant exclusivement pour l’international». «Cela a un impact direct sur l’économie, les services, sur tout le développement du pays. Et c’est un investissement important du Maroc dans la formation de ces cadres dont il ne bénéficie pas.»
Tous trois plaident pour une migration qui s’inscrirait plutôt dans une perspective de co-développement. Mme Otmani donne l’exemple d’une entente entre le Maroc et l’Allemagne en vertu de laquelle un contingent de personnel médical part pour l’Europe y travailler et parfaire sa formation. Lorsqu’il revient deux, trois ou quatre ans plus tard, il ramène au pays de meilleures connaissances tandis que l’Allemagne reçoit une nouvelle cohorte. M. Ouattara aimerait pour sa part que les pays qui se servent chez lui offrent en contre-partie des ressources pour bâtir des infrastructures éducatives. [...]
À l'une des deux (2!) universités anglophones de Montréal, Concordia, le Canada multiethnique s'affronte :
Violently attacking Jewish students on campus is not progressive but it’s what happens when we allow for hateful rhetoric to go unchecked- that includes calling Jews colonizers. Enough @Concordiapic.twitter.com/CmPieOBPUK
Des étudiants juifs physiquement attaqués et traités de « kike » (termes injurieux en anglais pour les juifs).
La tension sur les campus universitaires en lien avec le conflit au Proche-Orient ne cesse de s'intensifier. Aujourd'hui, une altercation a éclaté entre des étudiants soutenant Israël et d'autres soutenant la Palestine sur le campus de l'Université Concordia. Plus de détails… pic.twitter.com/QenJZsQnky
En lien avec les affrontements entre des groupes pro-israéliens et pro-palestiniens à l’Université Concordia, le SPVM (la police de Montréal) a procédé à l’arrestation d’une seule personne, une étudiante de 22 ans, pour avoir commis des voies de fait à l’endroit d’un agent de sécurité.
« Nous ne tolérons pas l'intimidation ou la violence sur notre campus et nous allons examiner de plus près l'incident d'aujourd'hui », a réagi l’Université Concordia.
J'ai honte. Yanise Arab, un professeur de la Faculté d'Histoire de l'Université de Montréal, insulte des étudiants de confession juive à Concordia. L'Université de Montréal est mon alma mater et doit congédier cet antisémite. https://t.co/5ohlLbI3QD
Combien d'étudiants étrangers parmi ces gens ? Combien de ces gens sont des étudiants étrangers venus étudier en anglais seulement et faisant partie des 471000 immigrants dits « temporaires » , un chiffre en explosion dont le Québec a perdu la maîtrise ?
Affiche annonçant une manifestation pro-palestinienne qui aurait lieu demain, le 9 novembre, au centre-ville de Montréal. Un seul mot en français : « rue »...
Des coups de feu sur deux écoles juives à Montréal et des bousculades à l'université Concordia : Justin Trudeau et François Legault lancent un appel au calme. #RDIMordus#polcan#polqcpic.twitter.com/uZNw4paUmJ
Le film Sound of Freedom a été doublé en français. Il a été réalisé par Alejandro Monteverde, avec Jim Caviezel. Au cinéma, en France, le 15 novembre 2023.
En voici la bande-annonce :
Le film ne contient aucune image sexuelle…
La version française du film est terminée et elle est de très grande qualité (grâce aux comédiens qui doublent habituellement Brad Pitt, Laurence Fishburne et Nicole Kidman).
Dans 10 jours, le réalisateur du film, Alejandro Monteverde, sera à Paris pour défendre le film dans les médias. Il sera également à l’avant-première exceptionnelle organisée mardi 7 novembre prochain dès 20 h à l’UGC Normandie à Paris. Pour y assister et être les premiers à voir ce film en France, réservez vite vos places ici (c’est une grande salle de plus de 800 places, mais elles partent très vite).
Sur la SAJE (distributeur)
Article du Parisien du 30 octobre 2023
Fondée en 2014, la société a enrichi son catalogue de 230 titres, la plupart sortis en VAD (vidéo à la demande), sur disque ou diffusés à la télévision. Mais « 40 d’entre eux ont fait l’objet d’une sortie en salles, souligne Hubert de Torcy, créateur et dirigeant de l’entreprise. Tous nos films parlent de la foi. Il y a beaucoup de manières de l’aborder : des biopics, des vies de saints, des documentaires, des dessins animés qui racontent la Bible… On trouve tous les genres. »
Parmi les exemples de films qu’un non-chrétien pourrait juger très « limites », l’un des premiers distribués par la société en 2014, « Et si le ciel existait ? », fiction américaine qui racontait comment un petit garçon découvrait « l’existence du paradis ».
À l’opposé, « Sacerdoce », du Français Damien Boyer, sorti en salles le 18 octobre, épatant documentaire très bien réalisé, suit le parcours de prêtres d’aujourd’hui qui décrivent, sans tabous, leur vocation et les difficultés qu’ils éprouvent face aux récentes révélations sur la pédophilie et les agressions sexuelles dans l’Église.
Ces 40 films sortis par Saje en neuf ans le sont via un circuit particulier. Si Hubert de Torcy, auparavant journaliste spécialisé dans les médias chrétiens et animateur sur la chaîne KTO, s’est lancé dans la distribution au milieu des années 2010, c’est, avoue-t-il, « par frustration ».
« Je voyais alors que plein de longs métrages sortaient aux États-Unis, c’était l’émergence de films » très rentables sur place, soutenus par les Églises évangélistes : « Et si le ciel existait » (distribué par Sony aux USA, et par Saje en France), engrange alors 108 millions de dollars de recettes pour un budget de 14 millions, tandis que « Dieu n’est pas mort », produit pour 2 millions de dollars, en récolte 64 millions.
Sollicité pour certains films de Scorsese ou Malick
« On a donc sorti en 2014 sur 90 copies aux forceps, personne ne nous connaissait et n’y croyait chez les exploitants malgré les acteurs — Oscar Isaac, Andy Garcia, Eva Longoria —, se souvient le dirigeant. Je me suis servi de mon expérience pour la communication, via les médias chrétiens et le réseau des curés de paroisses. On a fait 100 000 entrées avec une excellente moyenne par copie. Les exploitants nous ont dit qu’ils avaient vu arriver des gens qu’ils ne voyaient jamais au cinéma, qu’il y avait un vrai marché, et nous ont encouragés à continuer… »
Saje Distribution est même régulièrement sollicitée par les plus gros distributeurs et studios français lorsqu’ils acquièrent un film à message chrétien, comme Metropolitan Film Export pour « Silence » de Martin Scorsese ou UGC pour « Une vie cachée » de Terrence Malick : « On intervient comme une agence dans ces cas-là, on s’occupe des achats d’espace, de la communication vers les réseaux chrétiens… »
C’est ce type de relations avec Studiocanal qui a amené Hubert de Torcy à co-distribuer « Vaincre ou mourir » en janvier : « Nous avions une bonne maîtrise des niches de publics concernés. Les polémiques, on ne les a franchement pas vu venir, on est tombés de notre chaise. Mais à l’arrivée, ça a aidé le long métrage, je remercie tous ceux qui en ont parlé ! Notre point mort était à 115 000 entrées, on en a fait 315 000. »
« Rien d’orienté » dans Son de la liberté
Reste le cas « Sound of Freedom », qui devrait à nouveau faire jaser mi-novembre. Quel rapport avec la chrétienté alors qu’il s’agit d’un thriller d’action assez efficace ? Dans ce film que l’on doit à un cinéaste catholique qui n’a réalisé auparavant que des films « faith-based », il est fait référence aux « enfants de Dieu qui ne sont pas à vendre ».
Notamment à travers une chanson, et via un étonnant « message » lu face à la caméra par le comédien Jim Caviezel après le générique. « La référence aux enfants de Dieu, c’est un problème pour les athées, tranche Hubert de Torcy. Il renvoie à un message de l’Évangile sur la défense des plus pauvres. Il y a aussi une citation biblique dans le film. Un chrétien y sera sensible… »
Hubert de Torcy dans son bureau, entre la Vierge et une affiche le représentant sous les traits du « Parrain »… du cinéma chrétien
Et quid de la polémique sur les enlèvements d’enfants, thèse chère aux complotistes de QAnon qui recommandent de voir le film, alors que ce mouvement est persuadé qu’il existe un vaste réseau international de pédophilie dans lequel on retrouverait des célébrités ?
Pour le créateur de Saje, ce sont les médias qui ont créé ces querelles, car « dans le film, il n’y a rien d’orienté ou de complotiste sur le sujet. On l’a montré aux exploitants, ils ont compris qu’il n’avait rien à voir avec tout ça ».
On lui demande d’où sortent ces chiffres sur les enlèvements d’enfants visibles avant le générique de fin : « Ce sont les chiffres officiels issus d’organismes tels que l’ONU, ils sont sourcés dans le dossier de presse ». On lui fait remarquer que le spectateur n’aura pas accès au dossier de presse. Et que « Sound of Freedom » est produit par Mel Gibson, connu pour ses prises de position catholiques, et interprété par Jim Caviezel, adepte du mouvement complotiste QAnon.
« Le film ne fait que dénoncer la pédocriminalité, et essaye d’ouvrir les yeux sur ce sujet », insiste Hubert de Torcy. Ce sera, au final, aux spectateurs d’en juger le 15 novembre…
Article d’Ouest France de décembre 2017
Cette jeune société française de distribution est spécialisée dans les films d’inspiration chrétienne.
L’Étoile de Noël (image), dessin animé sorti mi-novembre, est le récit biblique de la Nativité, avec de l’humour et des graphismes à la Shrek… Pour la société de distribution Saje, ce film d’animation est plus qu’un cadeau de Noël. « C’est un film Sony Pictures sur lequel nous avons été mandatés pour la communication. Nous avions aussi travaillé sur la sortie de La Confession », indique Hubert de Torcy, dirigeant-fondateur de Saje.
Saje est une jeune société encore en phase d’investissement dont l’objectif est de créer et structurer un marché pour les films d’inspiration chrétienne. « Ce qui nous a poussés à nous lancer dans cette aventure, c’est de voir tous ces films basés sur la foi sortir aux États-Unis, sans que jamais un distributeur en France ne se risque à les distribuer. Outre-Atlantique, les églises se sont organisées pour aller voir ces films en groupe et en faire des succès populaires. »
En France, c’est souvent un chemin de croix. « En général, nous ne bénéficions pas des subventions du Centre national du cinéma et nous parvenons difficilement à vendre nos films aux chaînes de télé. Notre force, c’est le réseau des paroisses, églises et écoles qui organisent des séances à la demande. »
Une stratégie de niche qui commence à donner des résultats. « Notre dernier film, Dieu n’est pas mort, a fait 30 000 spectateurs, uniquement en cinéma à la demande. » Saje compte beaucoup sur la VAD. « Nous avons un projet de développement d’une boutique VAD à destination de la famille, où chacun pourra choisir des films en toute confiance. »
Le dernier film distribué par Sage est sorti le 29 novembre. Tout mais pas ça est une comédie italienne, « l’histoire d’un chirurgien athée qui apprend que son fils rentre au séminaire et qui va tout faire pour l’en dissuader… »
Malgré une croissance démographique plus forte que prévu et quelques révisions à la baisse de l’expansion économique, le PIB réel par habitant du Québec devrait encore se situer à moins de 10 % de celui de l’Ontario d’ici le milieu de la présente décennie.
Rappelons que cet « objectif de richesse collective » a été mis en place en 2018. Toutefois, ce résultat prévu comporte deux mises en garde.
Premièrement, il est probable que la population du Québec croisse davantage, ce qui présente un risque à la baisse pour le PIB par habitant.
Toute baisse dans les lignes vertes indiquent une baisse du PIB/habitant.
Notons qu’à la suite du relèvement de ses prévisions démographiques, l’Ontario s’attend désormais à une diminution de son PIB par habitant l’an prochain. (Il est donc possible que le Québec voit son PIB/habitant baisser, mais simplement moins fort que celui de l'Ontario. Cela dépendra de la force de l'immigration, une immigration forte faisant baisser plus vite le PIB/habitant).
Deuxièmement, même si le PIB par habitant prévu au Québec est sur une trajectoire qui devrait permettre de réduire l’écart avec l’Ontario au fil du temps, les prévisions sont inférieures à celles établies il y a à peine huit mois.
« La rencontre avec les recteurs des universités McGill, Concordia et Bishop’s (ci-dessous) a donné lieu à des discussions franches.
Ils ont reconnu le déclin du français au Québec, particulièrement à
Montréal, et l’importance d’agir pour renverser la tendance. On s’en
réjouit.
On salue leur volonté de franciser davantage les étudiants anglophones. C'est un pas dans la bonne direction.
Maintenant, on reste fermes sur nos principes : ce n’est pas aux
contribuables québécois de financer la formation de milliers d’étudiants
canadiens hors Québec.
On doit aussi corriger le déséquilibre financier dans le réseau universitaire.
On va poursuivre nos discussions avec les universités anglophones pour
la mise en oeuvre du nouveau modèle de tarification et trouver une
solution spécifique à la réalité de Bishop’s.
»
Billet du 6 novembre
Selon la Presse, les universités anglophones du Québec ont offert au premier ministre François Legault de franciser au moins 40 % de leurs étudiants non francophones venant du reste du Canada et de l’étranger, notamment avec l’instauration de cours obligatoires.
Elles veulent en contrepartie que son gouvernement renonce à doubler les droits de scolarité pour les étudiants des autres provinces et abandonne la nouvelle tarification pour les étudiants étrangers.
Les recteurs des universités McGill, Concordia et Bishop’s ont rencontré François Legault à ses bureaux de Montréal en fin d’avant-midi lundi.
Le très riche campus urbain de McGill à Montréal
Ils lui ont fait une proposition pour convaincre le gouvernement de reculer sur son nouveau modèle de tarification annoncé le 13 octobre.
La ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, entend faire passer de 9000 $ à 17 000 $ les droits de scolarité des étudiants canadiens non résidents du Québec pour la rentrée de l’an prochain, ce qui représenterait 110 millions de dollars. Elle veut fixer un tarif plancher à 20 000 $ pour les étudiants étrangers, montant sur lequel le gouvernement entend percevoir 3000 $. Les sommes amassées serviraient à augmenter le financement des universités francophones. Ces mesures s’inscrivent dans le plan d’action du gouvernement sur l’avenir de la langue française.
Les trois universités anglophones condamnent cette décision et prévoient une baisse du nombre d’étudiants venant d’ailleurs. Selon leurs recteurs, la survie de Bishop’s est en jeu, alors que McGill et Concordia pourraient essuyer des pertes combinées de plus de 100 millions par selon des « scénarios prudents ».
« Nous reconnaissons par ailleurs que le français demeure menacé au Québec, en particulier à Montréal, et réaffirmons que toutes les universités sont les alliées naturelles du gouvernement dans la protection, la promotion et le rayonnement du français au Québec et ailleurs dans le monde », peut-on lire dans leur proposition.
« Il est primordial de protéger la langue française ; nous en sommes profondément convaincus. Toutefois, nous croyons qu’il vaut mieux franciser les personnes étudiantes venant de l’extérieur du Québec quand elles arrivent ici, plutôt que de les écarter d’emblée par l’entremise de politiques tarifaires prohibitives », ajoute-t-on.
Ainsi, « les universités de langue anglaise du Québec se mobiliseront pour accroître l’intégration linguistique et culturelle de leurs personnes étudiantes non francophones ». Elles prennent « l’engagement » de déployer « une gamme complète de nouvelles initiatives visant la promotion du français et une meilleure connaissance de la société québécoise ».
Les universités Concordia et McGill « s’engagent à instaurer, dans un délai de trois ans, des cours et des activités obligatoires de français langue seconde, en vue de soutenir efficacement l’intégration professionnelle au sein de la métropole. » Un étudiant qui aurait un tel cours obligatoire dans son cheminement devrait le réussir pour obtenir son diplôme, selon des précisions que nous avons obtenues.
« Certes, l’objectif est ambitieux, mais témoigne d’une volonté résolue : viser qu’au moins 40 % des personnes étudiantes non francophones inscrites dans les programmes de premier cycle atteignent un niveau de français 6 de l’Échelle québécoise, équivalent à un niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues, lors de l’obtention de leur diplôme », ajoutent les trois universités. Le niveau 6 est le stade intermédiaire de connaissance du français dans l’échelle comprenant 12 niveaux.
[Notes du carnet : Pourquoi seulement 40 % ? Pourquoi pas 100 % ? Pourquoi attendre trois ans avant de mettre en oeuvre ? Un niveau B2 ne permettrait pas à un médecin de parler correctement français (avec une vocabulaire technique suffisant)... Pour tous les métiers en contact avec le public, il faut viser un niveau C1 ou C2 avant tout stage au contact avec le public : médecin, infirmière, avocat, etc. Rappelons que maîtriser le contenu du premier Assimil (débutant) correspond pour les langues comme l'espagnol ou le français à un niveau B2]
Pour arriver à atteindre l’objectif, les recteurs proposent d’introduire, « avec la collaboration du gouvernement », des « incitatifs considérables » comme des bourses récompensant les étudiants qui « parviennent à certifier officiellement ce niveau de maîtrise du français ».
[Comment ? Des dépenses gouvernementales supplémentaires en sus d'un renoncement aux hausses ? Alors que cette francisation constitue une amélioration et un enrichissement de la formation universitaire qui appellerait donc à une hausse des frais de scolarité...]
Les universités se disent prêtes à augmenter l’offre de cours de français langue seconde adaptée aux compétences des étudiants, à multiplier les stages en français, à élaborer des initiatives pour assurer la réussite des examens des ordres professionnels et pour favoriser l’arrivée sur le marché du travail, à organiser des activités de promotion de la culture québécoise.
Elles demandent au gouvernement de maintenir le statu quo dans la tarification des étudiants canadiens non résidents du Québec (9000 $). Elles réclament également l’abandon de la nouvelle tarification pour les étudiants étrangers et « la mise en place de solutions de rechange pour équilibrer le financement des universités […] afin de s’assurer qu’elles soient durables et équitables pour l’ensemble du réseau ».
Pour Éric Zemmour, le destin des Chrétiens d’Orient préfigure le destin des Chrétiens d’Occident si nous poursuivons notre folle politique d’immigration.