dimanche 11 juin 2023

Tucker Carlson multiplie par plus de 30 sa cote d'écoute (114 millions de vues) en allant sur Twitter

Tucker Carlson était jusqu’à peu un animateur vedette de la télévision relativement conservatrice Fox News. Renvoyé de la chaîne le 24 avril 2023, il a lancé sa propre émission sur le réseau social Twitter et sa première vidéo cumule plus de 110 millions de vues (114 au moment de publier ce billet). 


Version sous-titrée en français du premier épisode.

Prochain épisode de Tucker sur Twitter mardi 13 juin : La réponse de Tucker à l’inculpation de l’ancien président Donald Trump. 

Voir aussi

Fox News—l’ancien créneau de Tucker Carlson perd plus de la moitié de ses téléspectateurs (màj réaction Biden)

 

 

samedi 10 juin 2023

Parents issus des minorités immigrées contre militants LGBTQ

Au Canada aussi, des enfants « arabes » foulent au pied les drapeaux de la fierté LGBTQ2SAI+ :
 
Cette semaine, des enfants musulmans ont piétiné le drapeau de la Fierté le 9 juin 2023. Les parents musulmans d’Ottawa ont envoyé un message à Justin Trudeau et aux militants radicaux de l’idéologie du genre qui le soutiennent.

Autre angle, les parents affrontent les militants LGBTQ2SAI+ en leur criant : « Laissez nos enfants tranquilles ! »
Lors de la même manifestation à Ottawa, pancarte menaçante avec logo antifa (extrême gauche violente) : « Les pédés contre-attaquent ! » ou « Pédés contre-attaquez ! »

Par ailleurs, une enseignante canadienne reproche à une classe d’enfants musulmans d’éviter la LGBT Pride.

Elle se lance dans une tirade en leur disant que s’ils ne veulent pas être haïs pour leur couleur de peau et leur religion, ils doivent accepter les LGBT, sinon ils « n’ont pas leur place ici ». C’est donnant-donnant.


Billet du 7 juin (États-Unis)
 
« Protégeons nos enfants ! » Hier, une coalition dirigée par des musulmans s’est rassemblée devant le conseil scolaire du comté de Montgomery, dans le Maryland, pour protester contre la suppression de la possibilité de « retirer » leurs enfants lors de certaines leçons d’éducation à la sexualité humaine.

Quelques militants pro-LGBT (très blancs) ont contre-manifesté en scandant « écoles laïques » et « protégez les enfants transgenres ».




Glendale (Californie). Violente bagarre entre parents d’élèves issus de l’immigration (hispaniques, arméniens) et militants LGBTQ2SAI+ d’extrême gauche : « Laissez nos enfants tranquilles ». Hier, 6 juin 2023.

Autre reportage :

Glendale, ville située dans la vallée de San Fernando, fait partie du comté de Los Angeles, en Californie. Son système scolaire compte 32 écoles et 25 000 élèves.

L’école primaire de Glenoaks avait annoncé organiser une « journée de la fierté » vendredi dernier (2 juin) afin que les écoliers puissent rencontrer des militants LGBTQ2SAI+ et signent des « cartes d’engagement » LGBTQ2SAI+.

Suite aux protestations de parents, appartenant notamment aux communautés arméniennes et hispaniques, traditionnellement conservatrices, contre cet événement, la section Antifa de la Californie du Sud a appelé les progressistes du secteur à se réunir et s’opposer à de tels « groupes de haine ».

En réaction, des dizaines de parents ont gardé leurs enfants à la maison vendredi dernier. Un enseignant de l’école primaire de Glenoaks a déclaré à l’Epoch Times que plus de 60 % des élèves étaient absents.

Un parent d’élève de cette école, qui souhaite rester anonyme, a déclaré au Daily Signal :

« La situation a atteint un point d’ébullition. Les parents soulèvent des objections depuis longtemps. Nous leur disons : “Nous voulons savoir ce que vous enseignez, nous voulons de la transparence”. Cela fait très longtemps que nous ne l’obtenons pas. Les parents sont allés aux réunions du conseil scolaire pour essayer d’obtenir des réponses, mais ils ne les ont pas eues. Ce que nous avons obtenu, c’est un tas d’opposants qui nous ont collé des étiquettes.

    Le président du comité DEI [diversité, équité et inclusion] de Glendale nous a dit, lors d’une réunion du conseil, qu’ils allaient organiser une “journée de l’amour” pour célébrer les LGBTQ+, et beaucoup de parents ont eu l’impression que leurs préoccupations et leurs voix étaient ignorées.

    Si vous organisez cette journée le 2 juin, nous la boycotterons et nous garderons nos enfants à la maison le 2 juin, parce que les préoccupations des parents ne doivent pas être ignorées, les parents doivent être entendus, et parce que je ne veux pas que mes enfants soient exposés à ce genre de choses. »

Dans des publications sur les réseaux sociaux, les Antifa se revendiquent soutenir George Pudlo, candidat démocrate au Congrès, alias « Maebe A. Girl » quand il se transforme en travelo, pour qualifier les protestations des parents d’efforts de « groupes de haine essayant de faire taire les voix LGBTQ2SAI+ ».

jeudi 8 juin 2023

France : descentes de nombreux inspecteurs dans les écoles privées hors contrat

Le controversé ministre de l'Éducation Pap Ndiaye

Communiqué de presse de la FPEEI sur les inspections académiques de l’Éducation nationale dans les écoles hors contrat [c’est-à-dire non subventionnée] : contrôle de l’école ou contrôle des familles ?

La Fédération des parents d’élèves des écoles indépendantes enregistre de nombreuses plaintes de ses adhérents à la suite d’inspections pratiquées par les services académiques de l’Éducation nationale dans l’école de leurs enfants.

Plusieurs de ces inspections ont donné lieu à des pratiques scandaleuses.

Arrivée par une porte dérobée, fouille des cartables des élèves, intimidations… Plusieurs plaintes de parents font état d’inspecteurs en surnombre : 10 pour une école de 90 élèves par exemple !

Il arrive également de plus en plus souvent que les inspecteurs imposent de se retrouver seuls avec les élèves pour pouvoir s’entretenir avec eux et refusent parfois la présence de toute personne de l’école pour assister aux entretiens.

Récemment, une directrice qui a tenté de s’y opposer s’est même vue menacée de voir son école fermée. 

Les questions qui leur sont posées sont vécues par les élèves eux-mêmes comme une intrusion dans la vie privée des familles.

Soit elles constituent une réelle immixtion dans leur vie privée, soit elles remettent tendancieusement en cause le projet pédagogique et le caractère propre de l’école où sont scolarisés les enfants.

Est-ce vraiment l’école qui est inspectée ? Ne sont-ce pas plutôt les familles qui y scolarisent leurs enfants ? Jugez-en vous-même au travers d’exemples des questions posées aux élèves :

  • Avez-vous des problèmes familiaux ? Avez-vous accès à internet à la maison ? À la télévision ? 
  • Parlez-vous de la sexualité à la maison en famille ? En parlez-vous beaucoup ? 
  • Que lisez-vous chez vous ? 
  • Dans quelles écoles sont vos frères et sœurs ?
  • Avez-vous des amis en dehors de l’école ? 
  • En avez-vous assez d’être cloitrés toute la journée sans votre téléphone ? 
  • Supportez-vous l’uniforme ? 
  • Cela ne vous dérange-t-il pas de ne jamais changer d’aspect ?
  • Quelle est la chose qu’il faut changer à l’école ? 
  • Pourquoi ne lisez-vous pas des mangas ?

Pour rappel, toutes les écoles hors contrat sont déclarées légalement et connues des services de l’Éducation nationale. Les inspections devraient être des moments d’échanges permettant aux établissements de progresser et de délivrer un enseignement toujours plus qualitatif aux élèves. 

Au lieu de cela, ces inspections abusives sont vécues par les enfants et les équipes pédagogiques comme une épreuve traumatisante et ternissent l’image des inspecteurs et de l’Éducation nationale.

Source

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France — Pap Ndiaye, « le ministre de la déconstruction nationale »

Le Macron nouveau : Ndiaye militant communauriste noir à l'Éducation nationale française 

France — « Ils ont accusé les enfants d'être transphobes » à l'École alsacienne, où le ministre de l'Éducation a placé ses enfants...

Bock-Côté sur Pap Ndiaye, le controversé nouveau ministre de l'Éducation en France    

Éric Zemmour sur BFMTV : Pap Ndiaye tombe enfin le masque

France — Demain, la classe moyenne n’aura-t-elle plus aucun moyen de protéger ses enfants de l’effondrement de l’école publique ?

France — Le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, a placé ses enfants dans une école privée élitiste pour avoir une « scolarité sereine »

France — Malgré un budget de l'éducation publique en hausse constante, l’enseignement privé remporte la mise

 

mercredi 7 juin 2023

Les nationalistes flamands s'opposent au projet des libéraux flamands de renforcer l'anglais à Bruxelles

Il faut « upgrader » vers l’anglais
 
Le sujet a longtemps été une source de division politique en Belgique, où les différences linguistiques entre les communautés néerlandophone et francophone — les deux principales langues du pays — se sont parfois transformées en un conflit politique amer.

Aujourd’hui, une proposition des libéraux flamands (Open VLD) visant à faire de l’anglais la troisième langue administrative dans la capitale du pays suscite des critiques de la part du parti nationaliste de la région nord de la Flandre, l’Alliance néo-flamande (N-VA).

« L’anglais à Bruxelles peut être une langue initiale pour accueillir les expatriés », a déclaré Cieltje Van Achter, le chef du groupe de la N-VA au parlement régional de Bruxelles, à POLITICO.

Mais, a-t-elle ajouté, « il est important que les personnes qui décident de passer leur vie ici apprennent également le français et le néerlandais », afin de faciliter leur intégration.

Le débat — récurrent dans la politique bruxelloise — sur l’importance accordée à l’anglais dans la capitale européenne a été relancé en début de semaine après que le parti flamand de centre droit Open VLD a proposé que l’anglais soit utilisé dans les procédures administratives.

La proposition, qui fait partie du programme électoral de l’Open VLD en vue des élections fédérales belges de 2024, vise à donner à l’anglais « les mêmes droits que le néerlandais et le français dans les services administratifs régionaux et communaux, sans en faire une troisième langue officielle », a déclaré le parti dans un communiqué de presse.

« Les contacts oraux avec les citoyens doivent être autorisés en anglais. Nous devrions être polis et accueillants envers les personnes qui ne parlent ni le néerlandais ni le français », a déclaré mardi le ministre bruxellois du multilinguisme, Sven Gatz, qui a proposé cette mesure avec la secrétaire d’État au budget, Alexia Bertrand, à la radio flamande Radio 1.

L’idée ne s’appliquerait qu’aux actes administratifs de base.

« Les citoyens auraient le droit d’utiliser l’anglais pour leurs interactions de base avec les services de la commune », a déclaré Nele Matthys, porte-parole de Mme Bertrand, tout en précisant que les documents officiels ne seraient pas rédigés en anglais.

Dans la région de Bruxelles, les fonctionnaires de l’administration sont tenus, en vertu d’une loi de 1966, de parler soit le français, soit le néerlandais, les deux langues officielles de la seule région bilingue de Belgique.

Parler anglais est devenu de plus en plus courant dans certains quartiers de la capitale européenne, qui accueille des dizaines de milliers de diplomates et où plus d’un tiers de la population n’est pas belge (mais souvent issue de pays francophones africains).

À Bruxelles, on a parfois l’impression que les Flamands font la promotion de l’anglais pour que la lingua franca ne soit pas le français.
 
Toutefois, compte tenu des sensibilités linguistiques dans la capitale d’un pays linguistiquement divisé, il n’est pas certain que cette idée passe la rampe. 
 
Français parlé par près de 95 % de la population

En 2006, plus de 60 % des Bruxellois parlaient uniquement le français à la maison, mais en 2013 ils n’étaient plus que 38 %. Par contre, plus de 88 % des Bruxellois estiment bien ou très bien parler le français, contre 95,5 % il y a six ans. En 2013, ils sont 23 % à considérer avoir une bonne ou très bonne connaissance du néerlandais, contre 28 % il y a cinq ans, et 33 % en 2000.

Selon le professeur Rudi Janssens, les cinq langues les plus parlées en 2006 à Bruxelles-Capitale étaient le français (95,5 %), l’anglais (35,4 %), le néerlandais (28,2 %), l’espagnol (7,3 %) et l’arabe (6,3 %). Il s’agit bien ici de « langues véhiculaires », c’est-à-dire des langues utilisées en société pour communiquer entre deux ou plusieurs individus.

Mais l’étude est intéressante à plus d’un titre, car elle révèle quelles seraient les langues parlées à la maison : 83,7 % utiliseraient l’une des deux langues officielles de la région en 2006, soit les deux : le français (56,8 %), le néerlandais et le français (8,6 %), le néerlandais (7,0 %), le français avec une autre langue que le néerlandais (11,3 %), ou toute autre langue étrangère (16 %).


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Ne dites plus « Journées du Patrimoine », mais « Heritage Days » : « Un nouveau nom pour une dynamique plus inclusive »

Fonctionnaire de l’Union européenne : « Le français est une langue de merde qui doit disparaître »

Seul un quart des habitants de Bruxelles sont des Belges d’origine belge, ils sont encore 66 % en Wallonie, mais ils sont vieillissants (article de 2021 portant sur la population au 1er janvier 2020) 

À Bruxelles, 22,5 % de la population est belge d’origine belge

Qu'est-ce qu'une femme ?
(vidéo sous-titrée en français) [179 millions de vues sur Twitter...]

Qu’est-ce qu’une femme ? dépasse les 179,5 millions de vues depuis sa mise en ligne sur Twitter le 1er juin 2023. Ce documentaire censuré par les médias sociaux et boudé par les médias traditionnels est aujourd’hui l’un des documentaires les plus populaires et les plus influents de tous les temps.

Un an après sa sortie, le documentaire Qu’est-ce qu’une femme ? du Daily Wire a atteint de nouveaux sommets grâce à une diffusion en avant-première sur Twitter qui a permis un triomphe spectaculaire contre la censure des médias sociaux.

Le tweet du film de 90 minutes, qui met en scène Matt Walsh, l’animateur du Daily Wire, posant des questions difficiles sur le mouvement de l’idéologie du genre, a été vu plus de 170 millions de fois depuis qu’il a été posté par le compte Twitter du Daily Wire jeudi, le premier jour du mois des fiertés, ce qui en fait l’un des documentaires les plus appréciés de tous les temps.

À titre de comparaison, on estime que 19,3 millions de téléspectateurs ont regardé le dernier épisode de la série « Game of Thrones » de HBO lors de sa première en 2019, et que le dernier discours sur l’état de l’Union du président Joe Biden a attiré 27,3 millions de personnes.

Extrait YouTube

Au départ, un tel résultat semblait impossible à atteindre.

Lorsque le documentaire Qu’est-ce qu’une femme ? a été mis en ligne gratuitement pour les utilisateurs de Twitter jeudi, Twitter l’a qualifié de « contenu haineux » et en a limité la visibilité en raison de deux cas de « mauvaise définition du genre » supposés. En réponse à un fil de discussion viral du codirecteur général du Daily Wire, Jeremy Boreing, sur cette affaire, le propriétaire de Twitter, Elon Musk, a insisté sur le fait que les sanctions étaient une erreur commise par « de nombreuses personnes » au sein de l’entreprise. Néanmoins, les utilisateurs ont été limités dans leur capacité à retweeter, « aimer » ou même commenter le message tout au long de la nuit.

La réaction à la censure a été féroce, menée par de petits comptes comme par des personnalités éminentes qui se sont demandé si le « Twitter 2.0 » de M. Musk était vraiment la plateforme de liberté d’expression qu’on leur avait promise. L’indignation a grandi jusqu’à ce que les restrictions soient levées tôt vendredi matin, lorsque Musk lui-même a fait la promotion du film en retweetant le message.

« Chaque parent devrait regarder ce film », a déclaré M. Musk dans son tweet, qu’il a ensuite épinglé en haut de sa page.

Le lancement en fanfare du film Qu’est-ce qu’une femme ? sur Twitter, ponctué par le départ brutal d’Ella Irwin, responsable du département « confiance et sécurité » de Twitter, a fait des vagues au cours du week-end. Non seulement l’histoire a eu la cote sur Twitter dans tous les pays du monde, mais elle a également été couverte par un éventail éclectique de publications, dont The Daily Beast, Variety, NBC News, CNN et National Review.

« Le champion du monde de l’effet Streisand ! Ce film est couvert presque partout sur Terre », a observé M. Musk alors que le nombre de téléspectateurs augmentait rapidement.

Dimanche, le documentaire de 90 minutes figurait en tête de la section « Les plus populaires » de la liste des « Meilleurs films à la maison » sur Rotten Tomatoes pour le mois de juin, devançant des monstres hollywoodiens tels que « Spider-Man : Into the Spider-Verse » et « The Super Mario Bros Movie ». Le documentaire a également obtenu un score positif de 96 % auprès du public,

Version complète sur YouTube 

Version complète sur Rumble



Billet du 16 mai 2022

Qu’est-ce qu’une femme ? est un documentaire produit par The Daily Wire, un site d’information conservateur sur lequel Matt Walsh héberge une émission.

Dans ce documentaire, Walsh s’entretient avec « des experts », tels que des thérapeutes « affirmant le genre », des chirurgiens du changement de sexe et des professeurs d’idéologie du genre (dont la plupart sont eux-mêmes transgenres ou membres de la communauté LGBTQ2SAI+). Il leur pose une question simple : « Qu’est-ce qu’une femme ? »

La majorité des répondants disent qu’ils n’ont aucune idée de la façon de définir la féminité ou refusent de répondre à la question, la qualifiant de sectaire et inutile. Non seulement ils sont incapables de fournir une définition simple d’une femme, mais ils trouvent ce concept offensant et transphobe.

Le documentaire commence sur une note humoristique, alors que Walsh demande à une thérapeute familiale : « Comment savoir si je suis une femme ? Je veux dire, j’aime les bougies parfumées et je regarde “Sexe à New York” [Sex and the City à Paris] ».

« Quelle bonne question ! » dit la thérapeute (qui arbore tous les dehors d’une femme) en hochant la tête et en souriant de manière encourageante.

« Alors, qu’est-ce qu’une femme ? » demande Walsh. Quelque peu déconcertée la conseillère répond : « Excellente question ! Mais comme je ne suis pas une femme, je ne peux pas vraiment répondre à ça. »


Québec — le meilleur candidat à un poste de professeur à McGill écarté car issu de la « majorité »

L’Université anglophone de McGill à Montréal est poursuivie pour 300 000 $ par un enseignant.  Extraits d'un article du Journal de Montréal.
 

Jonathan Dagenais a postulé pour un poste de professeur adjoint à l’École de musique Schulich de l’Université McGill, l’automne dernier. La direction de l’établissement lui a préféré une femme issue d’une nation autochtone du Manitoba, alors que la candidature de M. Dagenais avait été recommandée par le comité de sélection pour le poste.

Un chargé de cours de l’Université McGill estime avoir été écarté injustement d’un poste de professeur parce qu’il « ne fait pas partie de la diversité » et poursuit l’Université pour 300 000 $.

Dans une poursuite qui doit être déposée aujourd’hui au palais de justice de Montréal, l’enseignant Jonathan Dagenais se dit victime de « discrimination à l’embauche », essentiellement parce qu’il est un homme blanc.

Le chargé de cours soutient que l’Université n’avait « aucune intention » de lui accorder un poste de professeur. Le comité de sélection avait pourtant jugé que sa candidature était la meilleure. M. Dagenais est même soutenu par une trentaine d’étudiants, qui ont demandé à McGill de revenir sur sa décision.

En octobre 2022, l’École de musique Schulich de McGill affiche un poste de professeur adjoint de direction instrumentale, spécialisé en instruments à vent.

M. Dagenais, qui est chargé de cours à l’École depuis 2021, fait partie des trois finalistes pour le poste. En février dernier, il participe donc à l’audition finale, qui implique notamment une performance comme chef d’orchestre et une démonstration d’enseignement.

RECOMMANDATION

Quelques semaines plus tard, le comité de sélection, composé de sept professeurs et étudiants, recommande au doyen de choisir M. Dagenais pour occuper ce poste.

Mais le doyen de l’École, Sean Ferguson, décide d’aller à l’encontre de cette recommandation, « doutant de la justesse des conclusions » formulées par le comité de sélection, peut-on lire dans une lettre de McGill obtenue par notre Bureau d’enquête.

Il jette alors son dévolu sur la deuxième candidate en lice, une femme issue d’une nation autochtone, native du Manitoba, qui a passé les dix dernières années à enseigner aux États-Unis. La candidature est ensuite avalisée par le vice-principal exécutif de l’Université.


PLUS QUALIFIÉE ?

Pour le doyen Ferguson, cette candidate était « hautement plus qualifiée » que M. Dagenais, écrit McGill dans sa lettre.

[...]

Un argument que rejette M. Dagenais, qui allègue dans sa poursuite que McGill espérait plutôt toucher des subventions par l’emploi d’une personne issue de la diversité.

« Comment M. Ferguson peut-il conclure que l’autre candidate était supérieure, alors qu’il n’a pas assisté à ma performance comme chef d’orchestre ni à ma démonstration d’enseignement ? » s’interroge-t-il, en entrevue.

LES ÉTUDIANTS SE MOBILISENT

Dans la foulée de cette nomination, une trentaine d’élèves de l’École de musique Schulich ont fait parvenir une lettre au doyen Ferguson, lui demandant de revoir sa décision en faveur du chef d’orchestre Jonathan Dagenais.

« Nous apprécions quand les décisions sont prises en se basant sur le mérite, le talent et les qualifications, sans égard à l’origine, le genre, l’orientation sexuelle [et] la classe sociale [...] », ont écrit les cosignataires, qui ont d’ailleurs souligné la sensibilité de M. Dagenais aux enjeux de diversité. [...]

Angleterre — La chirurgie transgenre a endommagé mon corps pour toujours - « ce n'est pas une chirurgie sûre »

Un patient autiste qui a « détransitionné » intente une action en justice concernant les traitements administrés aux jeunes souffrant de dysphorie de genre.

Ritchie Herron, 35 ans, qui a subi une opération de changement de sexe, ne s’identifie plus comme transgenre.

Lorsque Ritchie Herron s’est réveillé après avoir subi une opération de changement de sexe, il a eu le sentiment d’avoir commis une terrible erreur.

Cinq ans plus tard, ses cicatrices suintent encore parfois et il ne peut ni marcher sur de longues distances ni faire du vélo. « Je me suis réveillé après ce qui était une crise de santé mentale, avec un corps qui sera à jamais changé et endommagé », a-t-il déclaré. Il ne s’identifie plus comme transgenre et vit en tant qu’homosexuel « du mieux que je peux, compte tenu de ce qui s’est passé ».

Aujourd’hui, ce fonctionnaire de Newcastle, âgé de 36 ans, a entamé une action en justice contre le NHS England (Santé publique anglaise), aux côtés du père « au cœur brisé » dont le fils de 21 ans devrait sous peu subir une opération d’ablation des organes génitaux dans une clinique pour adultes. Les deux hommes réclament un contrôle judiciaire comprenant une enquête indépendante sur l’innocuité des traitements proposés par le NHS aux jeunes de moins de 25 ans souffrant de dysphorie de genre.

 
Herron à 3 ans

Steve Barclay, secrétaire d’État à la santé, et Kemi Badenoch, ministre de l’Égalité, ainsi que le Dr Hilary Cass, qui a récemment procédé à un examen du service de développement de l’identité sexuelle de Tavistock (Gids), ont également fait l’objet d’une assignation en justice. Le père espère empêcher l’opération de se dérouler.

mardi 6 juin 2023

Propos transphobes et cisgenrés à la maternelle

Ce film de 1990 peut-il encore être diffusé aujourd'hui ? C'est un concentré de stéréotypes de genre (en plus d'être sexiste, misogyne et âgiste). 

Les filles jouent à la poupée, les garçons au camion. On y distribue même du lait à tous les enfants de la maternelle ce qui est un trait de racisme systémique blanc (l'intolérance au lactose augmente à partir de 3 ans dans les « populations » non européennes).

« Le Québec brûlera plus que jamais en raison de la crise climatique »

Titre sensationnaliste du Devoir qui se base sur « les experts » (pas des experts, hein)…

C’est possible, mais on ne voit pas de raisonnement derrière ce titre si ce n’est un début de saison sec qui concentre plus d’incendies que dans le passé récent. Il est encore bien trop tôt pour affirmer que 2023 dans son ensemble sera exceptionnel. Et même s’il l’était cela ne ferait pas une tendance climatique. Le réchauffement du climat doit augmenter l’évaporation et les précipitations (l’eau doit bien retomber quelque part), cela peut se solder par plus de sécheresse ou plus d’humidité selon les endroits…

L’article sensationnaliste du Devoir affirme que « les superficies brûlées annuellement pourraient être multipliées par deux, voire par quatre au cours des prochaines décennies ».

Dans un avenir proche donc. Qu’est-ce qui permet le Devoir d’affirmer cela sans ambages ? Les données récentes ne semblent pas déceler de tendance dans ce sens…

Voir les chiffres de la Base nationale de données sur les feux de forêt du Canada (BNDFFC).




Des modèles climatiques (comme ceux d’Ouranos) prévoient, en effet, depuis quelques années plus d’incendies à l’avenir au Québec avec le réchauffement du climat. Principalement parce que le réchauffement augmenterait les sécheresses et les coups de foudre (il y aurait bien une augmentation des précipitations, mais il y aurait aussi davantage d’évaporation). C’est plausible, mais cela reste des prévisions à long terme sujettes à erreur et, brutes, elles n’intègrent pas des mesures d’atténuation potentielles ou le changement de l’environnement (une sorte de rétroaction naturelle).

Car ce réchauffement s’accompagnerait également d’un déplacement des essences d’arbre vers le nord. Déplacement qui peut être accéléré (ou ralenti) par l’action des hommes après la récolte des résineux. Par exemple, un enrichissement de la composition forestière en feuillus permettrait de diminuer l’inflammabilité de la forêt nordique. Est-ce que le gouvernement promeut ces plantations de feuillus ? Si oui, depuis quand ? Plante-t-on toujours autant de résineux dans le Nord. On peut aussi imaginer que des conditions plus chaudes et donc clémentes s’accompagneront d’une plus grande occupation humaine de ces régions et donc à un déboisement, ce qui diminuera d’autant les surfaces susceptibles de prendre feu.

Rappelons que d’après ce même organisme Ouranos « Dans la forêt boréale de l’Abitibi et du centre du Québec, le cycle de feux est passé de 70 à 80 ans avant 1850, de 90 à 150 ans entre 1850 et 1920, et de 190 à 330 ans entre 1920 et 1999 (Bergeron et coll. 2001). Cette diminution de l’activité des feux est attribuée principalement à une réduction des périodes de sécheresse (Bergeron et Archambault 1993) et possiblement à l’emploi de meilleures méthodes et à des investissements plus importants dans le contrôle des feux au cours du 20e siècle (Bergeron et coll. 2006). Depuis les années 1970, en marge d’un réchauffement de la température (Girardin et al. 2007, Ouranos 2015), on observe une tendance à la hausse de la superficie brûlée au Canada (Girardin et al. 2007). » Or une forêt qui n’a pas brûlé depuis longtemps, grâce à l’allongement des cycles de feux, a plus de matière combustible et produit donc de plus grands feux.

D’après Yan Boulanger, chercheur de Ressources naturelles Canada, « Lorsqu’on met tout ça ensemble, au Canada, on observe des tendances positives dans les superficies brûlées depuis 1959 pour plusieurs régions. Au Québec, on a des tendances positives dans l’ouest de la province, mais elles ne sont pas significatives cela dit. » On n’a donc, à nouveau, pas de tendances observables très inquiétantes au Québec (contrairement au Nord-Ouest du Canada), certaines régions du Québec brûlent moins récemment (Sud et Est).

Les grands incendies du Lac-Saint-Jean

Mai 1870. Le printemps est particulièrement chaud. Les colons s’attendent à de bonnes récoltes ; ils ont même commencé à labourer plus tôt qu’à l’habitude. Le 17, 18 et 19 mai, la canicule frappe la région avec des températures records pour cette période de l’année. La foudre s’abat sur la forêt asséchée par la canicule.

Les colons ne parviennent pas à contenir l’incendie. Désespérés, certains se lancent dans la rivière pour échapper aux flammes.

Patrick Blanchet rapporte le témoignage d’une jeune fille victime du feu : « Alors, on se jeta tous dans la rivière. On avait de l’eau jusqu’au cou. Maman nous arrosait la tête avec des serviettes mouillées. On sortit de là lorsque le feu fut terminé. Tout était dévasté. »

Un autre habitant de la région écrit : « Tout à coup, on aperçut une voiture venant du bout d’en haut du rang, qui se sauvait devant le feu ; c’était Désiré Gagnon, avec sa famille, en petite charrette. Il criait : “Sauvons-nous, car c’est la fin du monde.” »

L’incendie est hors de contrôle, traversant les rivières et les lacs en brûlant tout sur son passage. En une journée, le feu se propage jusqu’à La Baie, à 120 kilomètres de son point de départ.

Au total, 380 000 hectares sont ravagés, soit trois fois et demie la surface du lac Saint-Jean. Le feu fait sept morts et une centaine de blessés. Cinq cents familles perdent tout ce qu’ils ont.

Rapidement, on blâma les colons qui auraient allumé le feu. Les journaux de l’époque s’en donnèrent à cœur joie. « Cet incendie est attribuable à la stupidité de certains fermiers qui ont mis le feu aux forêts », peut-on lire dans Quebec Morning Chronicle.

D’autres attribuent la tragédie à une colère divine. « “Il faudrait être aveugle pour ne pas voir dans ces divers fléaux qui fondent sur nous simultanément, un sérieux avertissement de la Providence. Nous sommes devenus égoïstes, orgueilleux, lâches”, rapporte un journal de l’époque.

Ce n’est pas le premier feu à ravager la région. En 1846, un grand brasier réduit en cendres les premières installations des colons.

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean garde encore les cicatrices de cet incendie. “Il y a beaucoup de peuplements d’épinettes noires et de pins gris dans la région qui datent de 1870”, explique Réjean Gagnon, ancien professeur d’écologie forestière à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Il faudra attendre une vingtaine d’années avant que le Québec se dote de moyens pour combattre les incendies. C’est à la fin du 19e siècle que les premiers gardes-feu commencent à sillonner les forêts de la région.

Feux oubliés de 1996

1996 est une année record. « Le 13 juin 1996, il y avait 378 incendies de forêt en activité au Québec », explique Gérard Lacasse, de la SOPFEU, dans un article.

Pendant cet été-là, près de 700 000 hectares sont réduits en cendres, soit environ 16 fois l’île de Montréal.

En raison des vents du nord, la fumée de ces feux se rend jusqu’à la ville de New York. « Les gens se demandaient si ce n’était pas leur État qui passait au feu », explique M. Lemieux, géographe et professeur retraité de l’UQAC.

Mais le 18 juillet 1996, ces feux disparaissent de l’espace médiatique aussi vite qu’ils sont arrivés ; c’est le déluge et les inondations  qui commencent. 

L’été 2005 a été le plus chaud au Québec depuis 1947. Des orages allument des feux un peu partout dans la province. On enregistre un record de 1374 incendies sur le territoire. En juin 2005, un feu de 1100 hectares s’approche à moins d’un kilomètre de la ville de Chibougamau. Les autorités demandent à 185 habitants d’évacuer leur demeure de manière préventive.

Sur des vidéos, on voit un immense nuage de fumée s’élever au-dessus de la ville. Le ciel est rouge. C’est le branle-bas de combat. Des avions et des hélicoptères de la SOPFEU font des aller-retour pour combattre le feu. Ils sont 65 pompiers à combattre l’incendie. Finalement, des vents favorables éloignent le brasier de la ville.

Voir aussi

Depuis 35 ans, Parcs Canada brûle à dessein des milliers d’hectares de forêt. Le but : maintenir la biodiversité et l’intégrité des écosystèmes canadiens (Québec Science, 2018)

Perspective : où y a-t-il des incendies aujourd’hui sur la Terre ? (m-à-j 2019)

Bobards — Incendies en Australie : cinq images qui ont trompé des milliers de personnes (2020)

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Le climat change, mais ce n’est pas la fin du monde, ni même le principal problème écologique

Climat/Météo — Les catastrophes naturelles moins coûteuses et moins mortelles

Inquiets pour la planète contre inquiets pour leur patrie

Le village de Lac La Biche (3100 habitants) en Alberta a été victime d’un grand feu de forêt en 1919. Des données récentes suggèrent que l’incendie faisait probablement partie d’un vaste incendie qui couvrit environ 7,5 millions d’acres (environ 3 millions d’hectares ou 30,350 km², soit environ la superficie de la Belgique) et s’étendait de Boyle à Prince Albert, en Saskatchewan. La cause de l’incendie est inconnue. Après son passage à Lac La Biche le lundi après-midi du 19 mai 1919, le village fut complètement rasé à l’exception de quelques bâtiments.

Anthony Watts sur l'hystérie médiatique (et la récupération politique) au sujet des feux de forêt au Canada (10 juin 2023)

« Le premier ministre [Trudeau] a déclaré que le changement climatique provoquait de plus en plus d'incendies de forêt mais les données montre l'inverse », a déclaré Ross McKitrick, professeur d'économie environnementale à l'Université de Guelph. (10 juin 2023)

Près de 5 % des jeunes Français sont “illettrés”, selon le ministère de l’Éducation


D’après une étude du ministère de l’Éducation nationale, un jeune Français sur dix serait en « difficulté de lecture », tandis que la moitié d’entre eux sont en situation d’illettrisme.

L’Éducation nationale tire la sonnette d’alarme. Après une enquête menée sur les 750 000 participants à la Journée Défense et citoyenneté (JDC) en 2022, une note de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance), relayée par BFMTV ce mardi 6 juin, révèle que 11 % des Français âgés de 16 ans à 25 ans sont « en difficulté dans le domaine de la lecture ». Ces jeunes connaîtraient des problèmes de compréhension de l’écrit.

Une compréhension en lecture « inexistante »

Pire, la moitié de ces jeunes seraient « en situation d’illettrisme ». Ils auraient « une compréhension en lecture très faible, voire inexistante » et même un « déficit important de vocabulaire », selon l’étude. La DEPP démontre également 10 % de jeunes, possédant des « acquis limités », qui « parviennent à compenser leurs difficultés pour accéder à un certain niveau de compréhension ». Toutefois, la lecture est pour eux une « activité laborieuse », qu’ils « savent mettre en œuvre pour en tirer profit ». Au contraire, 79,8 % des jeunes sont considérés comme des « lecteurs efficaces ».

La DEPP dévoile également une différence de niveau entre les filles et les garçons. Les participants masculins à la JDC sont 12,9 % à être en difficulté, contre 9,1 % pour les filles.

L’étude a enfin constaté des difficultés plus prononcées selon la situation géographique. Les départements du nord de la France sont les plus touchés par le phénomène, avec notamment 15,7 % de jeunes en difficulté de lecture dans l’Aisne et 13,2 % dans la Somme. En Île-de-France, le niveau de difficulté oscille entre 6 % à Paris et 15,5 % en Seine–Saint-Denis.