dimanche 12 décembre 2021

Elon Musk inquiet de l'effondrement démographique

Dans un gazouillis récent, le magnat de la technologie Elon Musk, père de 6 enfants, a soutenu la colonisation de Mars, affirmant que l’effondrement de la population est un gros problème sur Terre et que la population de Mars est nulle, elle aura besoin de personnes.

 Elon Musk a tweeté : « J’essaie de donner le bon exemple ! L’effondrement de la population est un problème beaucoup plus important que les gens ne le pensent, et ça, c’est uniquement pour la Terre. Mars a un grand besoin de personnes, étant donné que la population est actuellement nulle. Les humains sont les gardiens des autres formes de vie sur Terre. Apportons la vie sur Mars ! »

Le PDG de Tesla et SpaceX, Elon Musk, veut que les gens aient plus de bébés.

« Il n’y a pas assez de monde », a déclaré lundi M. Musk lors d’un événement organisé par le Wall Street Journal. « Je ne saurais trop insister sur ce point, il n’y a pas assez de monde », a-t-il déclaré.

Le milliardaire de la technologie a déclaré que les taux de natalité faibles et en baisse rapide sont « l’un des plus grands risques pour la civilisation ».

Ses commentaires interviennent alors qu’un nombre croissant de personnes décident de ne pas avoir d’enfants, citant des préoccupations telles que le changement climatique et les inégalités sociales.

Musk a ajouté que trop de « personnes bonnes et intelligentes » pensent qu’il y a trop de gens dans le monde et que la population devient incontrôlable.

« C’est complètement l’inverse », a déclaré Musk, exhortant les gens à examiner les données. « Si les gens n’ont plus d’enfants, la civilisation va s’effondrer. Écoutez-moi bien. »

Avoir 6 enfants aujourd’hui serait, selon lui, donner le bon exemple à la population afin d’éviter les prévisions démographiques récentes de l’ONU qui prévoit 2 milliards de personnes en moins que prévu pour 2100, nettement plus de vieux hors d’Afrique et plus de deux fois plus d’Africains..

Elon Musk, deux de ses enfants (Xavier et Griffin) et leur mère Justine

 

Les analystes de Morgan Stanley ont déclaré dans une note aux investisseurs en juillet que « le mouvement de stérilité en raison de craintes suscitées par le changement climatique se développe et a un impact sur les taux de fécondité plus rapide que toute tendance précédente dans le domaine de la baisse de la fécondité ».

Pour étayer leur argument, ils ont cité des enquêtes, des recherches universitaires et des données de Google qui montrent que le changement climatique accélère directement et indirectement l’effondrement de la fécondité.

Des chercheurs de l’UCLA ont montré que le nombre de naissances aux États-Unis a chuté au cours des neuf mois suivant un épisode de chaleur accablante, tandis qu’une étude menée l’année dernière sur 18 000 couples en Chine a montré que le changement climatique et la pollution par les particules étaient associés à une probabilité accrue de stérilité de 20 %.

Bien sûr, si tout le monde arrêtait d’avoir des enfants, l’humanité finirait par cesser d’exister. Un groupe marginal d’anti-natalistes pense que c’est exactement ce qui devrait arriver, mais la plupart des gens ne partagent pas ce point de vue.

En effet, de nombreuses personnes considèrent avoir des enfants comme un droit humain fondamental et un droit qui peut apporter bonheur et joie aux familles.

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Police allemande vérifie la distance des manifestants avec mètre pliant

Des policiers hessois marchent avec des règles pliantes à travers la foule à Francfort le 11 décembre 2021.

Voir aussi

Vidéo à l’appui, une Australienne a livré un témoignage troublant de sa quarantaine dans un camp, où elle serait restée enfermée 14 jours malgré un test négatif. Elle se fait notamment réprimander pour avoir franchi de quelques pas son balcon sans son masque.

Hayley Hodgson, une jeune femme de 26 ans, a témoigné auprès du média Unherd News d’un séjour contraint qu’elle dit avoir subi 14 jours durant dans le centre de quarantaine australien de Howard Springs, où sont confinés des individus revenant de l’étranger, mais également des personnes ayant contracté la Covid-19 ou de simples cas contacts.


À l'intérieur d'un camp d'internement Covid australien. Vidéo sous-titrée en français (20 minutes)


vendredi 10 décembre 2021

Estrie — le programme ECR amputé de 30 à 50 % en 2017 dans plusieurs écoles

En 2017, le Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) avait déposé un grief pour dénoncer que des enseignants d’ECR avaient vu leur temps consacré à cette matière être amputé de 30 %, 40 % ou 50 % dans les écoles de la Haute-Ville (Granby), Jean-Jacques-Bertrand (Farnham), Joseph-Hermas-Leclerc (Granby) et Massey-Vanier (Cowansville).

Les professeurs estimaient que ces ponctions les empêchaient de couvrir adéquatement le programme. « On n’y arrivait plus », a indiqué un enseignant d’ECR, Joël Mailloux, à la dernière assemblée publique du conseil d’administration de Val-des-Cerfs.

C’est aussi ce que l’arbitre a statué en précisant qu’un minimum de 80 % du temps alloué à cette matière doit être respecté, sinon cela contrevient à la convention collective des enseignants, à la Loi sur l’instruction publique ainsi qu’au Régime pédagogique de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire.

Le centre de services scolaire (anciennement commission scolaire) a fait appel de cette décision en stipulant entre autres que le tribunal ne pouvait se substituer aux instances telles que les conseils d’établissement et les directions des écoles qui avaient ajusté leur grille-matière de façon à laisser plus de temps à d’autres activités.


Les coopérants québécois en Afrique : des wokes avant l'heure

Les coopérants québécois en Afrique : des wokes avant l’heure, c’est ce qu’affirme l’africaniste Bernard Lugan dans cet entretien donné dans le cadre de la parution du dernier ouvrage de Bernard Lugan.

L’université de Butare était liée par un accord de coopération avec le Québec. On y a trouvait donc des enseignants québécois. Brefs extraits tirés des Nouvelles incorrectes d’une Afrique perdue de Bernard Lugan.

[Le couple québécois Lafleur — lui professeur en physique, elle bibliothécaire — adopte un petit singe].

C’était donc un singe à peine sevré qui était arrivé dans le foyer des Lafleur où il était considéré comme l’enfant qu’ils avaient refusé d’avoir. Qui plus est, un enfant, élevé selon la pédagogie « moderne ». Autrement dit, tout lui était permis.

Le résultat fut qu’en grandissant Bibi, car tel était son nom, devint vicieux et insupportable. En plus de voler à l’intérieur des maisons dans lesquelles il s’introduisait, il ravageait les potagers, attaquait les poules, dépeçait les poussins vivants et menait une sarabande effrénée sur les toits. Ses voisins québécois n’osaient pas se plaindre, car Pauline [Mme Lafleur] était une passionaria féministe aux terribles emportements.

[…]

Comme tous les « vieux » Africains, Philippe [il n’est pas Québécois] faisait une courte sieste après le déjeuner et, ce moment étant sacré, rien ne devait donc le troubler. Or, Bibi, devenu vicieux en raison de sa mauvaise éducation, avait pris l’habitude de grimper dans l’avocatier jouxtant la maison de Philippe d’où il narguait ses chiens lesquels répondaient à ses provocations par de longs aboiements. Pour les exciter encore davantage, Bibi les bombardait d’avocats qu’il arrachait aux branches et qu’il jetait sur le toit de tôle de la maison, ce qui produisait un bruit effroyable.

Un jour, sa patience ayant tout de même des limites, Philippe prit sa plus belle plume pour s’adresser aux « parents » de Bibi une missive dans laquelle, d’une manière fort civile, il demandait qu’à l’heure de la sieste, l’animal soit gardé dans la maison.

Pauline prit très mal le qualificatif d’« animal » par lequel l’auteur de la lettre avait désigné son « enfant ». Aussi, à voix haute, afin que tous l’entendissent, elle traita Philippe de phallocrate. Précision utile, Bibi était une femelle…

Et Bibi continua le manège qui amusait fortement sa « maman ».

[…]

[Le lendemain, Philippe, d’un coup de fusil, effraie Bibi qui, indemne, s’enfuit.] La détonation fit que Pauline se précipita chez son voisin. Telle une gorgone, elle surgit devant lui échevelée, hurlant « Assassin, assassin ! »

[…]

Quelques semaines plus tard, Justin et Pauline se séparèrent, puis ils quittèrent le Rwanda. Le premier après avoir épousé la « boyesse » du doyen de la faculté de droit. La seconde après s’être mise en ménage avec la femme du pasteur norvégien de la mission adventiste de N... Les deux femmes s’établirent ensuite en Grèce où, durant plusieurs années, elles tinrent un bar lesbien au pied de l’Acropole. […]

Les étranges manières dont ces Québécois usaient avec leurs boys et leurs boyesses avaient de quoi surprendre les natifs [rwandais]. Ils demandaient ainsi à ces derniers de les appeler par leur prénom, débarrassaient eux-mêmes la table, organisaient un repas par mois lors duquel il les servaient… Il n’hésitaient pas à partager avec eux leurs sentiments, leurs soucis d’argent et leurs peines de cœur, en en faisant leurs confidents. Certains, mais ceux-là étaient également vicieux, prenaient leur bain en famille, y associant la boyesse des enfants [la jeune nounou].

Bref, pour la population rwandaise habituée à voir vivre de « vrais Blancs », le comportement de ces Québécois était le sujet de longues conversations, d’interrogations répétées et de nombreux éclats de rire.

Un thème qui revenait sans cesse était celui de leurs chaussures. À la différence des autres Blancs qui se protégeaient des parasites en portant des souliers fermés, les Québécois habillaient en effet régulièrement leurs pieds nus de ces hideuses sandales à lanière que nous appelons en France « chaussures de curé ».

Le résultat ne se faisait pas attendre : une ou deux semaines après leur arrivée au pays des mille collines, les nouveaux venus étaient en position allongée, car, sous leurs orteils, s’étaient glissée puis lovée la délicieuse Tunga penetrans, charmante petite tique tropicale qui y avait pondu des centaines d’œufs formant une boule blanche fort douloureuse… et que les boys enlevaient délicatement au moyen d’une épingle désinfection à la flamme.

[…]

Fanion au vent, le véhicule de fonction du vice-recteur québécois [de l’université de Butare] était garé devant le magasin Trafipro — le Prisunic local. Assis au volant et fumant tranquillement une cigarette, le chauffeur rwandais sans intervenir son patron les bras chargés de sacs.

La scène était observée avec accablement par une nuée de gamins dont le gagne-pain consistait précisément à porter les achats des Blancs jusqu’à leurs voitures en échange d’une piécette… Mais, comme l’esclavage avait été aboli, les Québécois portaient eux-mêmes les paquets, privant avec bonne conscience ces enfants de leur ration alimentaire quotidienne…

Narcisse [le boy d’Henri] qui observait la scène avec intérêt posa alors à Henri une question traduisant la sublime profondeur se sa réflexion :

« Patron, les Québécois sont-ils des Blancs ? »

[…]

Herman De Klerk était Flamand. Médecin détaché de l’hôpital universitaire d’Anvers à la faculté de médecine de Butare. […] Il vomissait la Belgique […], il qualifiait les Wallons de sous-Québécois, ce qui, dans sa bouche, les plaçait au niveau le plus bas de l’échelle humaine. [Lors d’une soirée animée, la discussion tourne autour de collaboration :]

« Non, quand je parle de collabos, je pense à ces prétendus autonomistes qui, pour s’affirmer face à leurs métropoles, se vendent aux populations du tiers-monde pourvu qu’elles baragouinent leur idiome… Et je vais vous en donner quelques exemples : afin de disposer de francophones supplémentaires face aux anglophones, les Québécois importent des Sénégalais et des Algériens. Pour s’affirmer face aux Espagnols, les Catalans invitent les Maures à s’installer chez eux à condition qu’ils parlent ce qu’ils appellent leur langue et qui n’est qu’un pidgin méditerranéen littoral… Quant aux Écossais, par haine des Anglais, ils adoubent des Pakistanais à la condition qu’ils jouent de la cornemuse. Et j’allais oublier les Bretons… »


Présentation de l’éditeur

Ceux qui connaissent Bernard Lugan le reconnaîtront sans peine sous les traits de son narrateur, Henri Nérac. Style colonial de la vieille école : chaussettes remontées jusqu’aux genoux, chemises aux plis réglementaires, capitula à deux pinces et single malt. On commande d’ailleurs son whisky en tirant en l’air, deux coups pour un double scotch. L’auteur du Banquet des Soudards n’est pas du genre à sympathiser avec le premier venu : il choisit ses amitiés dans le cercle restreint des hommes authentiquement libres. On les retrouve dans ces Nouvelles incorrectes d’une Afrique disparue. Rien que des pièces uniques au cuir tanné : seigneurs de guerre, coloniaux hauts en couleur, soldats perdus qui ont coiffé le képi blanc, vieux Pères blancs en burnous… On les suit du Rwanda à l’Afrique du Sud, du Maroc à la Rhodésie, du Sud-Ouest africain à la Tanzanie. En bons gentlemen, ils mettent un point d’honneur à ne jamais déroger à un certain art de vivre aristocratique. Comme Lugan, plus drolatique que jamais.

Nouvelles incorrectes d’une Afrique perdue
par Bernard Lugan,
publié le 8 octobre 2021,
à La Nouvelle Librairie,
à Paris,
256 pp,
ISBN-13 : 978-2491446680


La rectrice de l'université anglophone McGill à Montréal a gagné 860.000 $ imposables en 2021

La pandémie n’a pas empêché de fulgurantes hausses de rémunération des hauts dirigeants des universités québécoises. Cette année, la rectrice de l’Université anglophone McGill a même touché une somme record de 860 000 $.


Suzanne Fortier trône depuis plusieurs années en tête du palmarès des technocrates universitaires les mieux payés du Québec. Cette fois, le traitement imposable de la vice-chancelière de McGill a dépassé 860 000 $.

En plus d’un salaire de base de 478 901 $ et d’une prime de rendement de 93 000 $, Mme Fortier a touché une indemnité ponctuelle de 288 890 $ réservée aux gestionnaires.

« C’est un paiement unique payable à l’âge de 65 ans ou après en considération des années de service depuis qu’[elle est] en poste, a précisé la porte-parole de l’établissement, Cynthia Lee. Ceci fait référence au plan de retraite complémentaire auquel certains membres de la haute direction ont droit. »

Ce bonus est versé même si Mme Fortier poursuit son mandat. Elle touchera aussi une indemnité de départ à sa retraite. L’an dernier, la rectrice de McGill avait gagné un salaire de base de 465 000 $ et une prime de rendement de 91 000 $.

Le numéro un de l’Université Concordia, autre université anglophone et anglicisante à Montréal, n’est pas en reste. Graham Carr gagne annuellement plus de 426 000 $.

Ayant occupé plusieurs postes de direction depuis près de 10 ans avant d’être choisi comme recteur en 2019, il a pu accumuler les primes de transition prévues pour les cadres, peut-on constater dans le rapport de gestion déposé à l’Assemblée nationale.

Une somme de 433 000 $ pourrait ainsi s’ajouter à l’indemnité de départ que M. Carr pourra toucher au terme de son mandat de cinq ans.

Prime d’un an de salaire

Dans la dernière année, Guy Breton a quitté son poste de recteur de l’Université de Montréal, empochant au passage son indemnité de départ de 442 635 $, l’équivalent de 12 mois de salaire. C’est la norme chez les dirigeants universitaires. Son successeur, Daniel Jutras, touchera un peu moins, soit 405 000 $ par an. À la lecture des rapports financiers, on constate que les hauts dirigeants des universités à charte sont encore beaucoup mieux payés que leurs pairs du réseau de l’Université du Québec. Dans leur cas, c’est le gouvernement qui fixe les conditions de travail.

Ainsi, la rectrice de l’UQAM, fréquentée par près de 37 000 étudiants, a touché un peu moins de 235 000 $ cette année. En 2018, le gouvernement Couillard avait renoncé à légiférer pour faire le ménage dans la rémunération des hauts dirigeants universitaires.

La ministre de l’époque, Hélène David, avait opté pour une règle budgétaire contraignante qui force depuis ce temps les établissements à déposer à l’Assemblée nationale chaque année un rapport détaillé de l’état de traitement de leurs cadres.

RÉMUNÉRATION IMPOSABLE DES RECTEURS DES UNIVERSITÉS 2020-2021

UNIVERSITÉ MCGILL

Suzanne Fortier

Salaire de base : 478 901 $

Autres éléments du traitement imposable : 382 070 $ (comprenant une indemnité ponctuelle de 288 890 $ réservée à la haute direction)

Total: $860,971

UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

Guy Breton

Salaire de base : 442 635 $

Autres éléments du traitement imposable : 326 $

Total : 442 961 $

UNIVERSITÉ CONCORDIA

Graham Carr

Salaire de base : 424 423 $

Autres éléments du traitement imposable : 1706 $

Total : 426 129 $

UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

Daniel Jutras, nouveau recteur

Salaire de base : 405 000 $

Autres éléments du traitement imposable : 3493 $

Total : 408 493 $ (Puisqu’il n’a pas travaillé 12 mois, la rémunération totale de Daniel Jutras du 1er mai 2020 au 30 avril 2021 a été de 389 086,26 $)

UNIVERSITÉ LAVAL

Sophie D’Amours

Salaire de base : 337 620 $

Autres éléments du traitement imposable : 1731 $

Total : 339 351 $

UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE

Pierre Cossette

Salaire de base : 331 805 $

Autres éléments du traitement imposable : 2038 $

Source : Journal de Québec


jeudi 9 décembre 2021

Le Sénat du Canada adopte en priorité le projet de loi C-4 interdisant les « thérapies de conversion »


Le gouvernement canadien a adopté le projet de loi C-4, un projet de loi qui viserait à interdire les thérapies de conversion, mais qui semble porter atteinte aux droits des individus du même coup.

Mercredi dernier, le projet de loi C-4 interdisant les thérapies de conversion a été adopté de façon accélérée à la Chambre des communes, à peine celle-ci reconvoquée après une longue suspension. Cette semaine, le sénateur soi-disant conservateur Leo Housakos a demandé l’approbation unanime pour que le projet de loi devienne loi et a réussi. Le projet de loi C-4 sera donc la loi du pays grâce à l’appui massif des « conservateurs » dans les deux chambres.

Deux projets de loi antérieurs visant à interdire des thérapies de conversion similaires avaient échoué en raison à la fois de leur teneur troublante et du fait que le Canada avait déjà mis en place des lois qui empêchent les pratiques thérapeutiques abusives ou forcées associées aux thérapies de conversion coercitives, chimiquement invasives et abusives.

Pour plusieurs, comme le député Garnett Genuis, un farouche opposant aux deux projets de loi qui avaient échoué, le projet de loi C-4 est un pas de trop. D’aucuns, à l’instar de Genuis, soulignent les graves problèmes entourant certaines des définitions du projet de loi.

Le projet de loi C-4, qui avait été auparavant présenté sous le nom de projet de loi C-6 et qui s’est heurté à une forte opposition, a été adopté avec une célérité inhabituelle, voire suspecte, au Parlement alors que Genuis était à l’étranger.

Pourquoi les gens devraient-ils s’inquiéter ?

Le projet de loi C-4 rendrait illégal toute thérapie ou conseil qui encourage un individu à réduire son attirance ou son comportement homosexuel — même si un adulte décide de son plein gré de les recevoir. Pour ces critiques, il criminalise également tous les services de conseil qui peuvent chercher à aider toute personne, y compris les enfants, qui souhaitent « détransitionner » et revenir à leur sexe biologique.

Ce projet de loi ne viserait pas à protéger qui que ce soit, il s’agit d’imposer une vision idéologique particulière : on ne peut regretter des tendances homosexuelles ou ne peut regretter avoir entamer une « transition ».

Il faut s’opposer à toute thérapie de conversion forcée, nuisible ou coercitive ; il faudrait également s’opposer à ce que des gens ne soient pas en mesure de rechercher librement les conseils qu’ils souhaitent. Il s’agit d’un affront aux droits et libertés de citoyens qui souhaitent peut-être mettre un frein à des comportements sexuels ou une identité qu’ils ne désirent pas.

Selon les critiques du projet de loi C-4, voici un exemple de thérapie désormais illégale : un homme trompe sa femme avec un homosexuel et demande des conseils afin d’améliorer sa vie de famille et de maintenir son engagement de fidélité envers sa femme. Un conseiller prodiguant des conseils pour que le mari cesse sa liaison homosexuelle offrirait des conseils qui encouragent la réduction du comportement homosexuel et enfreindrait donc la loi.

Le projet de loi C-4 serait tout simplement vicié dans sa formulation. Cette formulation vague donnera un pouvoir arbitraire sans précédent aux autorités si elles souhaitent punir un thérapeute qui ne sera pas de leur bord idéologique tout en fermant les yeux sur d’autres pratiques jugées conformes à leur prisme idéologique.

L’autre préoccupation majeure du projet de loi est que pratiquement toutes les grandes religions ont un enseignement sur la sexualité, y compris le genre et l’orientation. Ce projet de loi serait un affront direct aux libertés religieuses, car il érigerait en crime tout conseil religieux donné par un chef religieux en matière de comportement ou d’attirance sexuels acceptables selon ces religions.

Pour Adam Soos, un journaliste de Calgary auprès de Rebel News, il s’agit d’un projet de loi choquant et qui doit être contesté.

Il a rejoint un groupe de personnes qui se battent actuellement, y compris des experts cliniques, une femme qui a tragiquement subi une thérapie de conversion forcée et qui s’élève toujours contre le projet de loi C-4 et Jose Ruba, qui est le directeur de FreeToCare.ca et a lancé un réseau d’intervention psychologique et sociale (« counseling ») entre pairs à BeyondGay.ca, qui a lui-même été attiré par le même sexe, mais a pu choisir l’intervention psychologique et sociale qu’il désirait et vivre sa vie librement selon ses convictions.

Adam Soos préconise de se rendre sur BanBillC4.com et de signer la pétition contre ce projet de loi qu’il qualifie de troublant. (Plus de 5200 signatures à l’heure d’écrire ces lignes.) 


En même temps, en France, le parti du président « progressiste » Macron pousse un projet de loi similaire. Extraits d’un article de l’Incorrect sur le sujet :

Après le délit d’entrave à l’IVG [avortement], on risquait de s’ennuyer : viendra bientôt un délit d’entrave à l’identité sexuelle. Il devient interdit d’informer, d’accompagner, pire encore de soigner une personne qui s’interrogerait sur son identité sexuelle. Sous prétexte d’une plus grande liberté, accroissons encore un peu la confusion des mineurs. Professionnel de la santé ou parent, attention dorénavant à vos propos qui pourraient vous coûter cher.

L’enfer est pavé de bonnes intentions, nous dit-on. C’est encore pire lorsqu’elles sont feintes. Le 5 octobre, une proposition de loi interdisant les « thérapies de conversion » a été adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale. Le texte prévoit de sanctionner d’une peine de deux ans d’emprisonnement assortis de 30 000 euros d’amende « les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale ». Si la victime est mineure, la peine monte à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Pendant les débats à l’Assemblée nationale, Laurence Vanceunebrock (LREM), rapporteur de la loi, a justifié la nécessité du texte par l’existence de pratiques telles que des « exorcismes, retraites, stages de guérison, séances d’humiliation, hypnose, traitements par électrochocs, prescriptions d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, injections d’hormones, ou encore mariages forcés, séquestrations, privations de nourriture, coups et violences, viols, et même excision ». Comment mettre sur le même plan une retraite et un mariage forcé, ou bien une prescription d’anxiolytiques et une séquestration ? Sans compter que la plupart des actes cités sont déjà réprimés par le Code pénal. Ensuite, l’intitulé du nouveau délit est tellement flou qu’il ne répond pas aux critères de la loi pénale, voulant qu’une peine précise soit infligée en réponse à un délit clairement défini. En réalité, sous couvert de lutte contre l’homophobie, le gouvernement institue la théorie du genre dans le droit français. Cela par un texte dangereux à double titre, dont les premières victimes seront les enfants.



Prix de la Carpette anglaise 2021

Et le prix de la « Carpette anglaise » 2021 est décerné à… Gérald Darmanin. Dans la catégorie des personnalités françaises en lice, c’est le ministre de l’Intérieur qui a été « honoré » par cette distinction, rapporte Le Figaro. L’Académie décerne en effet chaque année un prix d’« indignité civique » à un membre des élites françaises qui s’est distingué par son utilisation de la langue anglaise en lieu et place du français. On appelle aussi cette grande réunion annuelle la « table des grands défenseurs de la langue française ».

Ironiquement, ses membres se sont donc réunis mardi 7 décembre pour élire leur grand champion. Deux catégories sont en lice chaque année (hormis en 2020 où le Covid a vu cette petite messe annulée) : une personnalité française et une étrangère. Chez les Français, trois étaient nommés : Gérald Darmanin donc avec sa nouvelle carte d’identité bilingue français-anglais, le dictionnaire Le Robert pour avoir intégré cette année le pronom non genré « iel » ou encore le Groupe Danone, qui s’est permis de remplacer sa gamme « Taillefine » par « Light & Free ». Sans compter, ont rappelé les jurés, ses campagnes de publicité tournées vers l’anglicisme. Un des membres a également voulu ajouter au dernier moment la région Île-de-France qui a transformé le Pass Navigo en « Navigo Easy ».


 Deuxième titre pour Ursula von der Leyen

Les débats furent disputés racontent nos confrères du Figaro, mais au bout du compte, après de longues hésitations avec Le Robert, c’est le ministre de l’Intérieur qui a été désigné vainqueur. Il succède à La Banque postale (lauréate 2019) qui avait renommé sa banque mobile en « Ma French Bank », ou encore au président du CSA, Olivier Schrameck (2018), qui avait refusé d’exercer les pouvoirs qui lui incombent en matière de respect de la langue française sur les chaînes de radio et de télévision. En 2017, Anne Hidalgo avait été désignée championne à deux titres : pour avoir déclaré l’usage de l’anglais comme prioritaire en tant que langue de communication de la ville de Paris, mais aussi pour avoir projeté en février 2017 sur la tour Eiffel le slogan « Made for Sharing » lors de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024.

Du côté de la personnalité étrangère cette année, le jury composé de Philippe Saint-Robert (son président), Marc Favre d’Echallens ou encore Eugénie Bastié, ont décerné le prix à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Elle a été jugée coupable d’avoir « remplacé le français comme langue officielle dans presque toutes les institutions européennes ». Or pour Albert Salon, un des jurés, l’Anglais n’est parlé que par 1 % des Européens. Le doublé pour Ursula von der Leyen puisqu’elle avait déjà eu ce titre en 2019 après avoir tenté de mettre en place une procédure décisionnelle uniquement en anglais dès le 1er décembre 2019.

 


Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com Académie de la Carpette anglaise, Le Droit de comprendre, 222 avenue de Versailles, 75016 Paris.

Adresses utiles pour commentaires :

– Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur

https://www.interieur.gouv.fr/fr/Contact/

– Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne

https://ec.europa.eu/commission/commissioners/2019-2024/president_fr



France : Un enseignant menacé par un lycéen musulman pour avoir rappelé que la France est de tradition catholique

Un enseignant menacé par un lycéen musulman pour avoir rappelé que la France est de tradition catholique. Le professeur d’Angers dit craindre pour sa vie, sa famille.

« Je fais du droit. Je fais un rappel historique. Ce sont des faits que la France soit un pays catholique. Ce n’est pas contestable. Je suis sidéré. Je suis enseignant depuis 27 ans et c’est la première fois que je vois ça. »

De son côté, l’élève, mineur, a été reçu, avec ses parents, par le conseiller principal d’éducation (CPE). Il a décidé de déposer une plainte au commissariat de police d’Angers, qui a ouvert une enquête. Le directeur de l’établissement, Anthony Bellanger, suit l’affaire de très près :

« Nous avons entendu l’élève et ses parents. Nous avons aussi demandé aux conseillers délégués de nous rendre un rapport. »

Le directeur a demandé la mise à pied immédiate du professeur visé.

« C’est à titre conservatoire et à effet immédiat, au moins jusqu’aux vacances de Noël. Si j’ai pris cette décision, c’est pour préserver la présomption d’innocence du professeur et pour le protéger. Ce n’est pas une sanction ».

De son côté, le professeur a déposé plainte contre l’élève, pour menaces, agression physique et verbale.

Source : Ouest France.


Un enseignant poignardé par un élève dans une école secondaire de Montréal

Un enseignant d’une école secondaire de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension, quartier très riche de sa diversité, a été poignardé par un élève jeudi matin.

L’employé de l’établissement scolaire l’école John F. Kennedy, située sur la rue Villeray, a été agressé par un élève muni d’« un objet coupant ou tranchant », peu après 10 h, jeudi matin. Les policiers sont rapidement arrivés sur les lieux et ont localisé le professeur en question, qui a subi des blessures mineures au haut du corps. On ne craint pas pour sa vie.

Aucune autre personne n’a été blessée dans le cadre de cette altercation.

Le suspect, un adolescent de 16 ans, avait pris la fuite, mais les policiers l'ont arrêté non loin de l'école dans l'heure qui a suivi.

Un nageur qui se dit femme pulvérise les records de natation féminine aux États-Unis

Le sportif, qui s’appelait Will auparavant, a complètement survolé les courses féminines auxquelles elle a participé. Mais la polémique enfle, décrypte le Washington Post.  

Pendant trois ans, Will Thomas était bien connu dans son club de natation de l’université de Pennsylvanie. Mais depuis, Will est devenu transgenre et s’appelle Lia. Cela ne l’empêche pas de concourir aux épreuves de natation dans le pays et évidemment… d’empiler les victoires. Car comme le rapporte le Washington Post, Lia Thomas a tout raflé lors des finales du Zippy Invitational à Akron dans l’Ohio. Le nageur transgenre a en effet remporté toutes les courses pour femmes auxquelles il a participé, du 100 mètres au 500 mètres en passant par le relais.


 Son temps de 4’36,06 sur le 500 mètres lui aurait déjà permis de remporter une médaille de bronze aux épreuves nationales universitaires (NCAA), mais celui sur 200 mètres a été encore plus impressionnant, puisqu’il a établi un nouveau record (1’41,93) ce qui lui aurait permis cette fois-ci de décrocher l’argent au niveau national. « Elle a gagné la course avec pratiquement sept secondes d’avance sur sa dauphine, et son temps est le plus rapide du pays », a détaillé le département du sport. Sur le 500 mètres de la veille, elle avait laissé sa concurrente plus de 14 secondes derrière.

Les parents de jeunes filles en colère

Injuste pour les défenseurs du sport féminin pour qui la participation d’un athlète transgenre aux épreuves féminines est totalement hors de propos. « Évidemment que les records des femmes sont battus […] Lia a concouru en tant qu’homme pendant trois ans avec la NCAA”, s’offusque Linda Blade, auteur de How Trans Activism and Science Denial are Destroy Sport (Comment l’activisme trans et le déni de la science détruisent le sport).

Dans un journal étudiant de son université de Pennsylvanie, Lia Thomas l’assure pourtant : « Être trans n’a rien changé à ma façon de nager et pouvoir continuer est gratifiant. » Pas de quoi convaincre des parents de jeunes filles qui concourent dans les mêmes catégories : « Mes deux filles nagent en compétition […] Elles s’entraînent trois à quatre fois par semaine […] Ce genre de conneries me met en colère », peste l’une d’elles. Un homme propose que les femmes en compétition avec les athlètes transgenres refusent de participer, « cela mettrait fin à cette absurdité », réagit-il. Alors que les nageurs trans ne sont plus obligés de réduire leur taux de testostérone, certains spécialistes jugent que Lia Thomas pourrait un jour titiller Katie Ledecky. Ni plus ni moins que la septuple championne olympique et quinze fois championne du monde.

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