mercredi 3 juillet 2024

Ontario — Tribunal des droits de la personne accorde 35 K$ pour refus d'épiler un homme se disant femme

Le plaignant a déclaré qu'il avait dit au propriétaire de l'entreprise que celle-ci fournissait des services "à toutes les femmes, quelle que soit leur identité sexuelle".

Jason Carruthers, propriétaire du salon d'épilation Mad Wax, sur les lieux à Windsor, en Ontario, en 2018.

Un amérindien qui s'identifie comme une femme, qui aurait tenté de se suicider à la suite du tollé provoqué par le refus d'un service d'épilation à la cire dans un salon de Windsor, s'est vu accorder 35 000 dollars de dommages-intérêts par le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario.

L'incident a eu lieu en 2018, mais la décision n'a été publiée que le mois dernier.

Le 17 mars 2018, la requérante anonyme a téléphoné à Mad Max Windsor Inc, un salon d'épilation à la cire, et a demandé s'il offrait des services d'épilation à la cire aux « femmes transgenres » (c-à-d aux hommes biologiques qui se disent femmes). L'employée qui a répondu au téléphone lui a d'abord dit "non", puis "je ne sais pas", selon le demandeur. L'employée elle-même a déclaré qu'elle ne savait pas ce que signifiait le terme "transgenre" et a dit au demandeur que le propriétaire du salon le rappellerait.

Le litige porte essentiellement sur l'appel téléphonique entre la propriétaire et la requérante anonyme, désignée uniquement sous le nom d'AB dans les documents du tribunal.

Les souvenirs qu'ils ont de cette conversation téléphonique diffèrent considérablement.

Le propriétaire a déclaré qu'il avait supposé que le requérant demandait une épilation brésilienne et non une épilation des jambes. Le requérant a déclaré que le propriétaire l'avait également qualifié à plusieurs reprises d'homme ou avec de "parties du corps masculines", bien qu'il ne lui ait jamais dit qu'il avait des organes génitaux masculins. Le propriétaire a nié avoir « mégenré » le requérant, mais après avoir nié avoir posé des questions sur ses organes génitaux, il a admis qu'il "l'avait peut-être fait".

Le plaignant a déclaré que le défendeur lui avait dit qu'il n'y avait personne dans le personnel qui serait à l'aise pour fournir des services à "quelqu'un comme vous"", peut-on lire dans la décision du tribunal.

Le propriétaire a contesté cette affirmation, rappelant qu'il avait dit qu'il "n'avait personne dans son personnel à ce moment-là qui pouvait fournir des services d'épilation à la cire pour hommes". Le requérant a déclaré qu'il avait dit au propriétaire de l'entreprise qu'il avait pour mission de fournir des services "à toutes les femmes de manière égale, quelle que soit leur identité sexuelle" et qu'il avait proposé de le rencontrer pour l'"éduquer" sur les obligations légales. (L'homme s'identifiant comme une femme, selon la décision du tribunal, travaillait comme directeur exécutif d'une organisation locale de Windsor qui fournit des services et un soutien à la communauté transgenre).

Le propriétaire a également déclaré que le demandeur l'avait menacé de "problèmes avec le tribunal" et d'un "cirque médiatique". Le demandeur a nié avoir proféré de telles menaces et le tribunal a convenu qu'il ne l'avait pas fait. Cependant, le requérant a publié sur Facebook une vidéo sur sa rencontre avec Mad Max. Le propriétaire a contacté les médias pour "rétablir la vérité" et a fourni le nom et les coordonnées du trublion aux journalistes. Aucun article n'a été publié à ce moment-là.

Mais le 11 mai 2018, après que le plaignant a déposé une plainte pour violation des droits de l'homme, le propriétaire de Mad Max a publié un communiqué de presse, affirmant que le salon n'avait pas de personnel disponible pour effectuer des services d'épilation à la cire pour hommes ou des services d'épilation à la cire sur les organes génitaux masculins, affirmant que le personnel avait des objections culturelles et religieuses à la réalisation de tels services. Ce communiqué a donné lieu à une couverture médiatique du désaccord et à des plaintes pour discrimination.

En fin de compte, le tribunal [Mark Steyn a déjà déclaré ces « tribunaux des droits de la personne » de parodie de justice] a estimé que la mention répétée des organes génitaux d'AB et les questions posées à ce sujet, ainsi que l'erreur de genre commise par le demandeur, suggéraient que la discrimination avait joué un rôle dans le refus d'offrir des services d'épilation des jambes. Karen Dawson, vice-présidente du Tribunal des droits de la personne de l'Ontario, a également estimé que le communiqué de presse et les entretiens avec les médias étaient "destinés à mettre le requérant dans l'embarras et à saper ses plaintes" plutôt qu'à donner aux médias les deux versions de l'histoire.

En particulier, l'utilisation de mots tels que "menace" et "attaque" en relation avec la vidéo du requérant sur Facebook, ainsi que les références au "sentiment de sécurité" du personnel, ont joué sur les stéréotypes néfastes des femmes transgenres [des hommes disant qu'ils sont des femmes]", a déclaré le tribunal dans sa décision.

Le communiqué, bien qu'il ne nommait pas AB directement, citait son employeur et le propriétaire de l'entreprise a fourni son nom et ses coordonnées aux médias qui l'ont demandé. (Il est coutumier dans le journalistique de rechercher de telles informations afin d'obtenir les commentaires des deux parties à un litige). Dans l'ensemble, Mme Dawson a estimé que le communiqué de presse constituait des "représailles" parce que le requérant avait déposé une plainte auprès du Tribunal des droits de la personne de l'Ontario.

Le plaignant a affirmé que les commentaires des médias "l'avait poussé[e] à se cacher et même à se déplacer, parce qu'elle [il] craignait pour sa sécurité". Bien qu'il soit un militant transgenre bien connu à Windsor, il n'avait jamais parlé de ses organes génitaux en public et les commentaires du salon "ont ouvert une conversation publique non consensuelle" à ce sujet.

"Elle [il] a déclaré que ces commentaires étaient incroyablement traumatisants pour elle [lui] et, à un moment donné, elle [il] a tenté de se suicider", peut-on lire dans la décision.

Le plaignant se serait également tourné vers des drogues, perdu son emploi et rompu son mariage (selon le National Post) et aurait dû déménager dans une nouvelle communauté à sept heures de route pour s'en sortir.

"J'estime que les actions des défendeurs ont touché le cœur de l'identité de la requérante, et ce de manière très publique", écrit Mme Dawson.

Le plaignant s'est vu ordonner une indemnisation de 35 000 dollars et le personnel du salon a dû suivre une formation « au code des droits de la personne ».

Des écoles secondaires finlandaises en perte de vitesse importent des élèves de l'étranger

Dans l'idéal, le lycée de Marianne Korkalainen à Rautavaara, une petite ville de l'est de la Finlande, accueillerait au moins 20 nouveaux élèves chaque année. Cet automne, la municipalité décroissante ne lui enverra qu'une douzaine d'élèves. Mais Mme Korkalainen, la directrice de l'école, a un plan : elle a l'intention d'inviter une demi-douzaine de jeunes de pays plus pauvres pour l'aider à remplir les sièges vides. Des adolescents enthousiastes originaires de pays tels que le Myanmar, le Viêt Nam et la Tanzanie troqueront leurs villes tropicales pour son petit refuge enneigé. Ils recevront une éducation finlandaise, aux frais des contribuables finlandais.



La population en âge d'être scolarisée diminue dans de nombreux pays européens, et en Finlande, plus rapidement que dans la plupart des autres pays. D'ici à 2030, le pays pourrait compter près de 10 % d'enfants âgés de 4 à 18 ans en moins, selon les projections de l'Union européenne. D'ici à 2040, leur nombre pourrait diminuer d'un cinquième. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les écoles rurales, qui souffrent à la fois du faible nombre de naissances et de l'exode vers les villes. Des centaines d'entre elles ont fermé leurs portes au cours des dernières décennies. Certaines offrent désormais aux jeunes de la région des avantages tels que des leçons de conduite gratuites et de petites "bourses" en espèces, dans l'espoir de les retenir.

L'idée de mettre des étrangers derrière les pupitres devenus vides a été lancée par une jeune entreprise finlandaise. Finest Future vend des cours de finnois à des personnes avides de connaissances dans des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. Ceux qui obtiennent des résultats satisfaisants sont orientés vers les écoles qui le souhaitent. D'ici la fin de l'année, l'entreprise aura contribué à faire venir environ 1 500 élèves étrangers. Mais elle affirme que son objectif est, à terme, de fournir aux écoles secondaires supérieures finlandaises - qui forment environ 110 000 élèves au total - environ 15 000 nouveaux visages chaque année. Certaines petites écoles accueillent déjà plus d'élèves étrangers que d'élèves finlandais.

Le système est en partie en concurrence avec les internats coûteux de pays tels que la Grande-Bretagne. En théorie, les économies réalisées par les jeunes grâce à la gratuité des cours en Finlande justifient les inconvénients liés à l'apprentissage d'une langue que peu de gens parlent. Il en va de même pour la perspective d'une inscription gratuite à l'université finlandaise dans quelques années. Les écoles sont d'accord parce que, selon les règles actuelles, le gouvernement central débourse des fonds par élève pour chaque nouvel arrivant, comme s'il était finlandais. Les établissements de la campagne apprécient le sang neuf.

À long terme, tous les Finlandais en profiteraient, affirme Peter Vesterbacka, cofondateur de Finest Future, un entrepreneur qui a participé à la création de la marque "Angry Birds" pour Rovio, une société de jeux. La population totale de la Finlande, qui s'élève à 5,5 millions d'habitants, commencera à décliner au cours de la prochaine décennie. Le pays peine à attirer des travailleurs étrangers hautement qualifiés (environ 9 % de ses habitants sont nés à l'étranger, l'un des taux les plus bas d'Europe). M. Vesterbacka estime que les étrangers qui arrivent dès l'adolescence, qui apprennent la langue et qui sont éduqués dans le système finlandais ont beaucoup plus de chances de rester et de réussir que les adultes qui sont ciblés plus tard dans le cadre de programmes pour travailleurs qualifiés. Il estime qu'ils rapportent beaucoup plus d'argent au pays que ce que le gouvernement doit dépenser pour leur formation.

La question est de savoir dans quelle mesure ces arguments continueront à l'emporter au fur et à mesure que le programme s'étendra. À l'heure actuelle, les lycées n'ont besoin d'aucune autorisation spéciale du gouvernement central pour accueillir des étrangers parlant le finnois, à condition qu'ils aient des places vacantes. Cela pourrait facilement changer. Le ministère de l'éducation d'Helsinki a clairement fait savoir qu'il n'aimait pas financer des places pour les enfants d'autres pays. En outre, le fait de concentrer les dépenses sur un plus petit nombre d'écoles de plus grande taille pourrait s'avérer bien plus utile aux enfants finlandais que de soutenir les petites écoles, même si les habitants de la campagne trouvent cela ennuyeux. Quelle que soit la suite des événements, l'expérience finlandaise est susceptible de fournir à d'autres systèmes scolaires en perte de vitesse de précieuses leçons. ■

Source : The Economist

M à j : résultats (Les élections générales du 29 mai en Afrique du Sud, intentions de vote, listes en lice, bilan)

En Afrique du Sud, à l'issue des récentes élections ayant privé l’ANC de sa majorité absolue, un gouvernement de coalition s'est donc instauré. Toutefois, il est paradoxal de constater que, malgré une quasi-similitude des programmes politiques entre l’ANC, l’Umkhonto we Sizwe et les EFF, les animosités personnelles entre leurs dirigeants respectifs (Cyril Ramaphosa, Jacob Zuma et Julius Malema) ont prévalu et ont conduit à la formation d'une alliance pour le moins inhabituelle. Cette nouvelle coalition associe l’ANC à la la DA (Democratic Alliance), le parti des minorités ethniques.

Ainsi gouverneront ensemble un parti qui prône un renforcement de la discrimination anti-blanche (Black empowerment) qui plaide pour la condamnation d’Israël pour génocide et dont tous les députés ont soutenu la saisie des fermes appartenant aux Blancs (dans un laps plus ou moins long), et un parti blanc qui s'oppose à cette discrimination raciale, soutient Israël et s'oppose à la saisie des fermes des Blancs…

Cette alliance singulière suscite les accusations d'une trahison des principes de l’ANC de la part de l’EFF et de l’Umkhonto we Sizwe qui y voient une manœuvre destinée à préserver postes, prébendes et privilèges des cadres l’ANC. Ces partis d'opposition appellent en conséquence tous les Noirs à se rallier à leur cause…


Billet du 3 juin

Résultats (le parlement compte 400 sièges) :

Parti  Voix  Sièges  Différence  Ligne politique
ANC 40,18 %159 71 nationalisme africain au pouvoir depuis la fin de l'apartheid, parti du président Ramaphosa
DA 21,81 % 87 ▲︎parti des minorités ethniques, libéral au niveau économique
MK 14,58 % 58 ▲︎ 58 parti fondé par l'ancien président Zuma, anti-Ramaphosa, nationalisme zoulou et populisme
EFF 9,52 % 39 propose de nationaliser les entreprises « stratégiques » et d’exproprier les terres des blancs sans compensation
IFP 3,85 % 17 ▲︎nationalisme zoulou, conservateur
PA 2,06 % 9 ▲︎défense des intérêts des métis (surtout du Cap occidental), anti-immigration, se dit centriste au niveau économique
VF+ 1,36 % 6 conservateurs afrikaners

L'ANC, autrefois dirigé par Nelson Mandela, a remporté 159 sièges sur les 400 que compte le parlement lors des élections de mercredi, contre 230 lors de l'assemblée précédente.

M. Ramaphosa a néanmoins qualifié les résultats de victoire pour la démocratie, appelant les partis rivaux à trouver un terrain d'entente et se préparant apparemment à des pourparlers de coalition.

Le parti de l'opposition, l'Alliance démocratique (DA), s'est déclaré ouvert à des pourparlers de coalition avec M. Ramaphosa, mais il s'oppose à un certain nombre des grandes priorités de son gouvernement.

Une fois tous les votes comptés, l'ANC a obtenu 40 % des voix, contre 58 % lors de l'élection précédente, a annoncé la commission électorale dimanche.

Selon les analystes, ce résultat est inférieur au scénario le plus pessimiste que le parti craignait, à savoir 45 %. L'ANC doit maintenant former une coalition pour former le prochain gouvernement.

Les partis politiques sud-africains ont deux semaines pour trouver un accord de coalition, après quoi le nouveau parlement siégera pour choisir un président.

Toutefois, le parti arrivé en deuxième place (DA) s'oppose à deux des grandes priorités de l'ANC : les politiques racialistes de discrimination anti-blancs et le projet de loi sur l'assurance maladie nationale (NHI), qui promet des soins de santé universels pour tous.

L'ANC a déclaré que ces deux politiques n'étaient pas négociables dans les pourparlers de coalition.

L'ancien président Jacob Zuma, qui dirige aujourd'hui le parti uMkhonto weSizwe (MK, le fer de lance en zoulou), arrivé en troisième position avec 58 sièges, n'a pas assisté à l'annonce des résultats et avait laissé entendre qu'il pourrait les contester.

Le MK a déclaré qu'il serait prêt à travailler avec l'ANC, mais pas tant qu'il serait dirigé par M. Ramaphosa.

Ce dernier a remplacé M. Zuma en tant que président et chef de l'ANC à la suite d'une lutte de pouvoir acharnée en 2018.

Dans une interview accordée à la BBC, Patrick Gaspard, qui a été ambassadeur des États-Unis en Afrique du Sud de 2013 à 2016, a décrit les deux hommes politiques comme des « ennemis jurés ».

Plus tôt dans la journée de dimanche, M. Zuma a appelé à un nouveau scrutin et a déclaré que la commission électorale ne devrait pas annoncer les résultats définitifs.

Samedi, il a averti la commission qu'elle « nous provoquerait » si elle ignorait sa demande d'une nouvelle élection et d'une enquête indépendante sur les allégations de son parti selon lesquelles l'élection a été truquée.

« Ne créez pas de problèmes quand il n'y en a pas », a-t-il déclaré.On s'inquiète désormais de la réaction des partisans de M. Zuma aux résultats.

Créé il y a quelques mois à peine, le parti de M. Zuma a obtenu la plus grande part des voix dans la province zouloue pour les élections nationales, soit 44 % contre 19 % pour l'ANC.

Les questions locales pourraient avoir joué un rôle important dans ce changement, certains membres de la communauté ayant tourné le dos au parti ANC parce qu'il n'avait pas réussi à remédier aux graves pénuries d'eau.

Certaines parties de la province, comme Trenance Park, qui se trouve à seulement 20 minutes de route de la ville principale de Durban, n'ont pas d'eau du robinet depuis 10 mois.

Les habitants dépendent de camions-citernes qui, parfois, ne livrent pas l'eau à temps.

Les habitants du KwaZulu-Natal espèrent que maintenant que les élections sont terminées, le problème sera réglé pour de bon.

Un peu plus tôt, le chef de la police sud-africaine avait prévenu que les menaces de déstabilisation du pays ne seraient pas tolérées.

    Julius Malema chef de l'EFF:  « Nous n’appelons pas au massacre des Blancs, du moins pour l’instant », « je ne peux prévoir l'avenir », ceux qui s'offusquent sont des « pleurnicheurs ».

« Il ne peut y avoir de place pour des menaces d'instabilité afin d'enregistrer des objections ou des préoccupations concernant les processus électoraux », a déclaré le ministre de la police, Bheki Cele, lors d'une conférence de presse.

L'ANC a toujours obtenu plus de 50 % des voix depuis les premières élections démocratiques du pays en 1994, qui ont vu Nelson Mandela accéder à la présidence.

Mais le soutien au parti a considérablement diminué en raison de la colère suscitée par les niveaux élevés de corruption, de chômage et de criminalité.

 « Il y a des dizaines de millions de jeunes dans ce pays que l'on appelle la génération née libre, née après 1994, après la fin de l'apartheid, et ils ont le sentiment que leur pays a subi une transformation politique, mais pas économique », a déclaré M. Gaspard à la BBC.

Il a ajouté qu'en 2015, « il devenait déjà très clair que l'ANC était sur une trajectoire descendante parce qu'il ne parvenait pas à fournir les services essentiels dans le pays », mentionnant en particulier les coupures d'électricité.

L'ANC a exclu que Cyril Ramaphosa se retire de la présidence malgré les résultats désastreux.

L'EFF a demandé les postes de ministre des Finances et de président de l'Assemblée nationale avant d'entamer les négociations de coalition.

La DA qualifie la possibilité d'un accord de l'ANC avec l'EFF et MK de coalition « apocalyptique ».


Billet du 18 mai

Les élections générales du 29 mai en Afrique du Sud seront les plus disputées depuis trois décennies de démocratie multiraciale. Le Congrès national africain, autrefois dirigé par Nelson Mandela, a remporté près de 70 % des voix il y a seulement 20 ans. Depuis lors, cependant, il est en déclin. Lors des dernières élections de 2019, il a obtenu 57,5 % des voix. Cette fois-ci, il aura du mal à gagner la moitié de l’électorat et à garder le contrôle de Gauteng et de KwaZulu-Natal, les deux provinces les plus peuplées des neuf provinces du pays.

mardi 2 juillet 2024

Québec — 109 hommes de 25 à 29 ans pour 100 femmes du même âge en 2023 (101 hommes pour 100 femmes il y 40 ans)

Le Québec compte 64 000 hommes de plus que de femmes chez les jeunes adultes, un écart qui s’est fortement creusé dans les dernières années en raison de l’afflux d’immigrants temporaires.

L’an dernier, on dénombrait 109 hommes de 25 à 29 ans pour 100 femmes du même âge, révèlent des chiffres de l’Institut de la statistique du Québec obtenus par notre Bureau d’enquête. Il y a 40 ans, ce ratio était plutôt de 101 hommes pour 100 femmes et il y a à peine 10 ans, de 104 hommes pour 100 femmes.

Benoît Laplante, professeur en démographie à l’Institut national de la recherche scientifique, qualifie cette hausse subite d’«exceptionnelle».

Contrairement à d’autres pays, «le taux de masculinité actuel au Québec n’a rien à voir avec la guerre et très peu avec l’avortement sélectif», souligne-t-il.

Ce grand écart est dû surtout au profil et au nombre des résidents non permanents, soit les étudiants internationaux, les travailleurs étrangers temporaires (par exemple agricoles) et les demandeurs d’asile.

Ils étaient 600 000 au Québec au dernier décompte. Et ce sont, en majorité, des hommes.

Selon les experts, la nature des emplois temporaires, les exigences physiques de la migration, les rôles sociaux, la mobilité et le niveau d’éducation plus élevé chez plusieurs hommes peuvent expliquer ce déséquilibre.

Effet négatif sur la natalité possible

Il pourrait cependant avoir un effet négatif sur la natalité, puisqu’elle est calculée en fonction du nombre de naissances (stable) et de la population (en augmentation).

Au Québec, le cabinet de la ministre Christine Fréchette considère le taux de masculinité chez les jeunes adultes comme «préoccupant».

«Il est important pour notre gouvernement de préserver un bon équilibre hommes-femmes», ajoute-t-on par courriel, en faisant remarquer que plusieurs recrues internationales pourvoient des postes à prépondérance masculine.

7 Européens sur 10 estiment que leur pays accueille trop de migrants

7 Européens sur 10 estiment que leur pays accueille trop de migrants et sont largement favorables à un contrôle accru de l'immigration. l'immigration. L'idée de fixer des quotas au niveau mondial tend à être approuvée.

C'est-à-dire, 70 % des Français estiment que leur pays accueille trop d'immigrants, 90 % des Grecs, 77 % des Allemands, 74 % des Italiens, mais seulement 54 % des Hongrois et 57 % des Danois, citoyens de deux pays qui ont une politique stricte en matière d'immigration.


Sondage BVA pour Arte

lundi 1 juillet 2024

Forte absence dans les écoles publiques francophones d'Ottawa au lever du drapeau LGBTQ


Selon Campaign Life Coalition, malgré l'absence de reportages, de nombreux élèves étaient absent lors de la journée du lever du drapeau LGBTQ à leur école.

Kamel El-Cheikh, de HandsOffOurKids.ca, s'est personnellement impliqué dans l'organisation de débrayages dans quatre écoles publiques françaises de la région d'Ottawa. Dans ces écoles, un grand nombre d'élèves sont restés à la maison.

Voici les chiffres pour ces écoles selon ce militant.

ÉCOLE PRIMAIRE PUBLIQUE MICHAËLLE-JEAN - NEPEAN (ONTARIO)



Sur un total de 738 élèves, 591 auraient boycotté la cérémonie du hissage du drapeau de la fierté LGBT le 4 juin. Cela représenterait 80 % de l'effectif de l'école. Les classes ont apparemment dû être regroupées pour les 147 élèves restants, dont 50 % ont demandé à ne pas participer aux activités de la Fierté.


ÉCOLE PRIMAIRE PUBLIQUE MICHEL-DUPUIS - OTTAWA (ONTARIO)


225 élèves seraient restés à la maison le 3 juin.

ÉCOLE PRIMAIRE PUBLIQUE L'ODYSSEE - NEPEAN (ONTARIO)

 


160 élèves auraient quitté leur classe et seraient rentrés chez eux avec leurs parents le 3 juin à la suite d'une émission diffusée en direct sur Instagram par Kamel, qu'il a commencée juste avant le lever du drapeau de la "Fierté" prévu, et dans laquelle il a appelé les parents du quartier à venir chercher leurs enfants.

Les parents sont venus et ont ramené leurs enfants à la maison, laissant le personnel de l'école perplexe (photo ci-dessus). La protestation de Kamel a en fait retardé le lever du drapeau, de sorte que lorsque le personnel a hissé l'emblème LGBT, de nombreux enfants étaient déjà sortis de l'école !

ÉCOLE PRIMAIRE PUBLIQUE GABRIEL-ROY - ORLÉANS (ONTARIO)


50 élèves seraient restés chez eux pour protester contre le drapeau de la fierté LGBT.

Se basant sur ses sources d'information internes, Kamel affirme que dans les 31 écoles publiques francophones de la région d'Ottawa, un taux d'absence moyen de 70 % aurait été observé.

dimanche 30 juin 2024

Étude — « Laver le cerveau » des enfants pour les rendre favorables à l’idéologie du genre

Une étude[1], récemment publiée par la British Psychological Society, évalue la façon dont les enfants peuvent se faire « laver le cerveau » pour qu’ils soient favorables à l’idéologie du genre.

Les travaux ont été menés par un groupe de psychologues qui a conçu une méthode afin de manipuler les enfants en « réduisant la croyance en l’immuabilité du genre », voire en encourageant les enfants à se déclarer eux-mêmes transgenres (cf. Dysphorie de genre chez l’enfant et l’adolescent : « ne pas promouvoir des traitements expérimentaux et inutilement invasifs »).

Les résultats ont montré que les enfants de 10 ans et moins, certains étant âgés de 5 ans seulement, étaient plus susceptibles d’adopter des comportements favorables au transgenrisme après.

« Les enfants âgés de 5 à 6 ans et de 9 à 10 ans qui ont visionné une vidéo d’une jeune fille transgenre nommée Jazz se sont distingués des enfants du groupe témoin, sans vidéo, à plusieurs égards : ils ont fait preuve d’une meilleure compréhension des identités transgenres, ont été moins enclins à considérer le genre comme immuable, et ont été moins enclins à juger que le genre à la naissance déterminait deux propriétés stéréotypées spécifiques au genre : jouer avec un service à thé plutôt qu’avec un camion ; aimer se maquiller plutôt que d’aller à la pêche » explique l’étude.

Comme elle l’indique clairement, les jeunes esprits sont influençables (cf. Questionnements de genre chez les enfants : un colloque pour éclairer parents et professionnels) .

[1] The role of story videos on children’s reasoning about transgender identities, Rachel D. Fine, Solangel C. Troncoso, Susan A. Gelman, 19 June 2024, https://doi.org/10.1111/bjdp.12503

Source : Washington examiner, Jeremiah Poff (24/06/2024), via Généthique.

samedi 29 juin 2024

Occultation, dissimulation et ingérence autour du clan Biden ?

L'émission au complet

 

Présentation du livre de Gérald Olivier par son éditeur

Chypre, mars 2023. Le Dr Luft, un ex-militaire israélien reconverti dans le secteur de l'énergie, disparaît. Un peu avant de se volatiliser, cet homme, qui avait accusé le président des États-Unis de collusion avec des intérêts chinois, avait écrit : "Le Département de la justice essaie de m'enterrer pour protéger Joe, Jim et Hunter Biden". En octobre 2020, déjà, un article du New York Post exploitant les documents trouvés dans l'ordinateur portable du fils de Joe Biden avait mis en évidence les liens troubles entre le président et des firmes étrangères, dont une entreprise ukrainienne. Ces révélations avaient été tues par l'immense majorité des médias ou présentées comme une opération de désinformation orchestrée par Moscou. Ceux qui parlaient de cette affaire avaient été bannis des réseaux sociaux, comme l'a exposé Elon Musk s'agissant de Twitter. Pourquoi s'est-on livré à la plus grande opération de "Cover Up" (dissimulation, occultation) de l'histoire des USA ? Pour protéger qui et pour cacher quoi ?

Cover Up : Le clan Biden, l'Amérique et l'État profond
par Gérald Olivier,
paru aux éditions Konfident,
le 26 octobre 2023,
230 pp.,
ISBN-10 : 2493837037

Canada — 110 000 fonctionnaires fédéraux supplémentaires en neuf ans (+ 42%)

Extraits d'un texte de Mario Dumont dans le Journal de Montréal.

L’élection partielle de Toronto–St. Paul’s a représenté un tremblement de terre politique. Pour le Canada et pour le Parti libéral. Toute la semaine, la défaite libérale a été commentée, avec raison, comme un facteur qui devrait pousser Justin Trudeau vers la porte de sortie.

La défaite de Justin Trudeau dans ce château fort, où il présentait une candidate vedette, remet en question sa capacité de gagner des sièges. Si Toronto–St. Paul’s n’est plus sûr pour le PLC, que reste-t-il de sûr?

[...]


Ce qui me frappe de cette élection, c’est le symbole d’un Canada dysfonctionnel. Le premier ministre se casse la margoulette dans une élection complémentaire qui est à l’image de ce que le Canada est devenu. Brisé, déréglé, cassé.

Élections Canada a dû s’excuser au lendemain de cette élection pour un comptage des votes d’une lenteur jamais vécue. Des résultats ont été transmis tard dans la nuit, pour ne pas dire le lendemain matin.
Quoi?

  • Après Service Canada qui a failli à faire une chose simple comme émettre les passeports;
  • après l’ARC qui a versé de la PCU à tort et à travers;
  • après le système de paye Phoenix qui ne verse pas correctement la simple paye aux employés;
  • après le ministère de l’Immigration qui est embourbé complètement;
  • après l’Agence des services frontaliers qui a donné des contrats ridicules pour ArriveCAN et qui a laissé s’installer un réseau d’exportation de véhicules...
  • voici qu’Élections Canada n’est plus capable de faire la chose la plus élémentaire: compter les votes!

Je ne dis pas que tout est la faute de Justin Trudeau. Je constate seulement que la fonction publique fédérale, naguère prise en exemple en matière de professionnalisme, en arrache aujourd’hui pour accomplir les tâches de base. En d’autres termes, qu’il soit à blâmer ou non, il ne peut se dégager de l’impression que, sous sa gouverne, la machine fédérale roule carré.
Faire moins avec plus

Le plus fou, c’est que tous ces ministères qui ont perdu de l’efficacité opèrent avec plus d’employés que jamais. Depuis que le gouvernement libéral est en poste, on dénombre quelque 110 000 fonctionnaires fédéraux supplémentaires. Il s’agit d’un bond ahurissant de 42% en à peine neuf ans.

Ajoutons au portrait que les fonctionnaires ont reçu beaucoup d’aide (en théorie) avec une explosion du recours aux consultants externes durant la même période. Évidemment, si l’on se fie au modèle ArriveCAN, la synergie entre consultants et fonctionnaires ne semble pas tellement garante d’une grande productivité. [...]

Voir aussi

Canada — Administration centrale fédérale : 33 361 embauches en 2022-2023, 61 % de femmes et 31,3 % de non blancs

L’endettement historique du Canada, l’héritage de Trudeau? (Il y a aussi les dépenses et le centralisme historiques)

L’État se féminise et se « diversifie » (m à j) [Les femmes comptaient pour 59,5 % de l’effectif régulier de la fonction publique québécoise en mars 2021, comparativement à 58,6 % en mars 2017 et 55,6 % en 2007.]
 
 
 
 
 
 
 

Logements réservés aux minorités ethniques : « C'est pas discriminatoire. C'est fait pour des clientèles ciblées »


Les deux immeubles situés dans le secteur Cap-de-la-Madeleine sont gérés par La Fédération régionale des Organismes sans but lucratif d’habitation de la Mauricie–Centre-du-Québec

La création de deux immeubles d’habitations à loyer modique réservés à des personnes issues des minorités visibles dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, suscite un malaise chez plusieurs. Ce sont les « groupes racisés, les immigrants, les Canadiens noirs » avec enfants qui ont été priorisés pour justifier le projet et se qualifier à l’aide du gouvernement fédéral de Justin Trudeau de 2,7 millions de dollars.

Au nom d’une amie monoparentale et à faible revenu, Danielle Leduc avait entrepris des démarches pour louer un appartement dans l’un des deux immeubles nouvellement construits par un organisme sans but lucratif (OSBL).

On y trouve des appartements à loyer modique qui, moyennant certaines conditions, se louent 675 $ par mois pour un appartement de 5 pièces et demi (la salle de bain compte pour une demi-pièce).

Danielle Leduc s’est vu répondre que sa demande était irrecevable étant donné qu’elle n’est pas une nouvelle arrivante. Elle raconte s’être fait dire : « non, elle ne se qualifie pas, malheureusement, parce que ce n’est pas dans nos critères : c’est d’abord et avant tout pour les immigrants ».

La résidente du secteur Cap-de-la-Madeleine affirme n’être pas loin d’y voir de la discrimination. « J’ai dit : “est-ce que c’est un petit peu discriminatoire ? Est-ce que c’est pas de la discrimination à l’envers ?” », raconte Danielle Leduc.

Les immeubles, qui comptent six unités chacun, ont pu être construits grâce à un programme fédéral qui imposait ce type de critères.

La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Mauricie–Centre-du-Québec qui a construit et qui gère ces immeubles se défend de faire de la discrimination. « C’est pas discriminatoire. C’est fait pour des clientèles ciblées », explique le président de la Fédération qui souligne qu’il n’est pas rare de voir des logements dédiés à des groupes.

Le concept, à ses yeux, n’est pas différent de celui des logements pour les étudiants ou pour les Autochtones. Dans ce cas-ci, ce sont principalement les « groupes racisés, les immigrants, les Canadiens noirs » avec des enfants qui ont été priorisés pour justifier le projet et se qualifier à l’aide fédérale de 2,7 millions de dollars.

« On a 32 petits enfants qui sont dans ces deux blocs-là, puis ça met de la vie, ajoute-t-il. Ces familles-là, noires, qui ont des enfants, ont de la misère à trouver des logements. »

Le caractère exclusif de la clientèle visée apparaît préoccupant pour Danielle Leduc. « Je pense que le logement, c’est de base pour tout le monde et ça devrait être sans égard à la couleur de peau, à l’origine. Je pense que la Constitution devrait protéger tout le monde. »

Source : Radio-Canada

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