mercredi 23 novembre 2022

Haine — le tueur du club LGBTQ se dit « non binaire », veut qu'on utilise « they » comme pronom, né dans une famille décomposée

L’homme qui a ouvert le feu dans une boîte LGBTQ+ de Colorado Springs, dans l’ouest des États-Unis, et qui a fait cinq morts dans la nuit de samedi à dimanche pourrait être poursuivi pour meurtres et pour crimes motivés par la haine.

Des membres de la communauté LGBTQ+ se sont réunis devant l’établissement pour rendre hommage aux victimes.
 
Ce tragique incident a été immédiatement récupéré par les militants LGBTQ+, les politiciens qui s’y associent, ainsi que les médias de grand chemin progressistes comme l’Agence France Presse (AFP) et Radio-Canada.

C’est ainsi que l’AFP (repris par Radio-Canada) écrivait :

Le président Joe Biden a appelé lundi le gouverneur du Colorado Jared Polis, premier gouverneur ouvertement homosexuel élu aux États-Unis, qui s’était déclaré « horrifié et anéanti ».

Cette attaque survient six ans après la pire tuerie qu’ait connue la communauté LGBTQ+ aux États-Unis lorsqu’un Américain d’origine afghane [fort consommateur de littérature djihadiste…] avait tué 49 personnes dans une boîte gay d’Orlando, en Floride.

Elle s’inscrit dans un contexte de tensions politiques autour des questions transgenres, notamment pendant la campagne des élections américaines de mi-mandat. [Comprendre la protection des enfants contre des mutilations de « changement de sexe », voir La Floride protège les enfants du mouvement trans]

« Lorsque les politiques et les experts continuent à faire circuler des clichés, des insultes et de la désinformation à propos de la communauté trans et LGBTQ+, voilà le résultat », a fustigé dimanche Brianna Titone, première législatrice transgenre élue à la Chambre des représentants du Colorado.

L’ennui avec cette instrumentalisation pavlovienne des forces « progressistes », c’est que le tueur serait un membre de cette même communauté LGBTQ… si l’on en croit l’avocat de la défense du tueur présumé. Voir image ci-dessous. Il est également l’enfant d’une famille dysfonctionnelle.


Le tireur du club LGBTQ+ du Colorado, Anderson Lee Aldrich, a précédemment changé de nom et s’identifie désormais comme non binaire, en utilisant les pronoms ils/eux.

Aldrich, 22 ans, est soupçonné d’avoir tué cinq personnes et d’en avoir blessé d’autres au Club Q samedi. Entre-temps, il a été révélé que leur père est une vedette du porno qui s’appelle « Dick [B*te] Delaware ».

Le nom à la naissance du suspect est Nicholas Franklin Brink. Il l’a changé en Anderson Lee Aldrich en 2016 dans une demande signée par sa mère, sa grand-mère biologique et son beau-grand-père.

Dans un dossier judiciaire, les défenseurs publics d’Aldrich ont déclaré que leur client n’était pas binaire et utilisait des pronoms ils/eux, se référant au client comme « “Mx”. Anderson Aldrich ».

Selon la demande, qui a été signée alors qu’Aldrich s’identifiait encore comme un homme, le changement de nom visait à « se protéger et à protéger son avenir de tout lien » avec son père biologique, Aaron Brink.

Dans la vidéo filmée lors de sa comparution devant une juge, Anderson Aldrich, affalé dans un fauteuil, s’exprimait avec lenteur d’une petite voix atone à l’aide de monosyllabes. Tucker Carlson de Fox News s’est demandé si l’on pouvait poser la question du rôle potentiel de substances illicites.


(Lien vers la même vidéo sur Rumble, censurée en France à cause de Macron et Cie)

Tucker Carlson dénonce l'instrumentalisation éhontée et mensongère du massacre par les médias « progressistes »

Famille décomposée, père acteur de porno au dossier de police chargé

Aaron Brink aurait quitté la mère d’Aldrich quand Anderson était bébé, avant de se lancer dans la MMA et le porno, sous le pseudonyme de « Dick [B*te] Delaware ».

Il est également apparu devant la caméra dans les émissions de téléréalité Divorce Court and Intervention en 2009, lorsque sa fiancée a tenté de lui faire cesser de consommer du crystal meth, selon le New York Post.

Brink a de longs antécédents criminels, y compris des condamnations pour voies de fait contre la mère du tireur présumé, Laura Voepel, avant et après la naissance du suspect, selon les dossiers des tribunaux d’État et fédéraux.

Une condamnation pour délit de coups et blessures en 2002 en Californie a abouti à une ordonnance de protection qui interdisait initialement au père, Aaron F. Brink, de contacter le suspect ou sa mère, sauf par l’intermédiaire d’un avocat, mais a ensuite été modifiée pour permettre des visites surveillées avec l’enfant.

Le père a également été condamné à deux ans et demi de détention pour importation de marijuana. Alors qu’il était en liberté surveillée, il a violé ses conditions en testant positif aux stéroïdes illégaux, selon les archives publiques.

Brink a participé à des sports de combat MMA, au sein de l’UFC et d’autres compétitions de combat, avec 29 victoires et 27 défaites à son tableau.

Il a été encouragé à faire du porno par un producteur de combats de lutte MMA lors d’une fête et a commencé à jouer dans des films en 2002. Il est retourné dans l’industrie pour adultes en 2019 après une longue interruption. 

Il y a quelques jours un autre bar LGBTQ attaqué à plusieurs reprises

Il y a quelques jours, à New York, un autre bar LGBTQ a été attaqué. Immédiatement, la même scie sur la preuve que ces attaques illustrent la haine qui menace « la communauté » a fait le tour des médias. Quelques citations d’un article de NBC ci-dessous.

Erik Bottcher, conseiller municipal homosexuel de New York, a qualifié les incidents de « crimes de haine » dans un tweet dimanche et a exhorté toute personne disposant d’informations permettant d’identifier l’auteur à contacter le NYPD Hate Crime Task Force. 

« L’épidémie de violence anti-LGBTQ+ est nationale », a également tweeté dimanche Mark Levine, le président de l’arrondissement de Manhattan. « Un bar gay bien connu du côté ouest de Manhattan a été attaqué à plusieurs reprises ces dernières semaines. Nous ne pouvons pas supporter cela. »

Mais il y a un pépin : le suspect, Sean Kuilan, identifié grâce à des vidéos de surveillance, affirme être un homosexuel lui-même et n’avoir agi que pour venger autrui. La police n’a pas retenu la haine comme le motif de ces attaques.

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Carence de crimes haineux, il faut les inventer ?

La croisade des LGBT contre la liberté d’expression et les distinctions linguistiques immémoriales

Enfants élevés par des couples homos deux fois plus susceptibles d’être déprimés et obèses 

Étude suédoise : les « mariés » de même sexe sont trois fois plus susceptibles de commettre un suicide

Étude suggère des risques pour les enfants élevés par des couples homosexuels


Québec adopte des critères « diversitaires » pour l'octroi de bourses d'étudiants en maîtrise et doctorat

Un texte de Patrick Moreau, paru en tribune libre dans le Devoir. L’auteur est professeur de littérature à Montréal, rédacteur en chef de la revue Argument et essayiste. Il a notamment publié Ces mots qui pensent à notre place (Liber, 2017) et La prose d’Alain Grandbois. Ou lire et relire Les voyages de Marco Polo (Nota bene, 2019). Rappelons que certains prétendent que le gouvernement québécois de la CAQ est « conservateur ».

Depuis l’année passée, les Fonds de recherche du Québec (FRQ) ont modifié les critères qui leur servent à évaluer les dossiers de demandes de bourses déposés par des étudiants qui se lancent dans une maîtrise ou un doctorat. Jusque-là, les critères pris en compte par l’organisme subventionnaire étaient essentiellement des critères d’excellence : parcours universitaire, notes obtenues, prix et récompenses. À ces premiers critères s’en ajoutaient d’autres, destinés à évaluer la valeur du projet de recherche présenté : originalité et pertinence, méthodologie, etc. Tous ces critères tendaient donc à une évaluation des qualités du chercheur et du projet de recherche pour lequel celui-ci demandait le soutien des FRQ.


 

Seulement voilà, depuis le printemps 2021 s’est ajoutée à ces éléments la prise en compte d’une autre série de critères réunis sous la rubrique « mobilisation sociale ». Or, ceux-ci renvoient davantage à une évaluation politique des différents projets qu’à une évaluation de leur qualité. Il y est question notamment de « capacité d’engagement » et de « prise en considération des objectifs de développement durable des Nations unies, dont l’équité, la diversité et l’inclusion ».

Lors de leur demande de bourse, les candidats doivent donc expliquer en quoi leur projet de recherche constitue « une participation citoyenne » et contribue d’une manière ou d’une autre à cette « mobilisation sociale » qui vise l’atteinte d’objectifs de « développement durable » ou d’« inclusion ».

Ces nouveaux critères laissent craindre que les FRQ ne confondent recherche scientifique et militantisme. Le document explicatif qui accompagne l’énoncé de ces nouveaux critères semble d’ailleurs confirmer une telle crainte puisqu’à titre d’exemples de projets de recherche qui y satisferaient, il énumère : « Effets de la pollution sur la santé », « Autonomisation des femmes autochtones », ou encore « Logement abordable et santé mentale ». En dehors de ces sujets « sociaux » ou « écologistes », en eux-mêmes parfaitement louables, on comprend qu’il sera évidemment plus difficile pour des chercheurs qui se penchent sur des phénomènes astronomiques, la physique quantique ou bien l’histoire de la philosophie de justifier une telle contribution au développement durable.

Ainsi, un seul exemple de recherche en littérature est donné dans le document explicatif susmentionné ; il s’agit de « La vie littéraire au Québec », thème qui correspondrait à l’« Objectif de développement durable 11 : Villes et communautés durables ». Encore apprend-on que l’on doit cette correspondance un peu tirée par les cheveux au seul fait que les FRQ accordent de leur propre chef « une portée élargie » à cet ODD 11 « en y intégrant le patrimoine immatériel en s’appuyant sur la Convention du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO ».

On est soulagé de savoir que, grâce à ce tour de passe-passe, il sera encore possible, au Québec, de soutenir des recherches qui portent sur l’art, la littérature ou l’histoire québécoises.

Mais qu’en sera-t-il de celles portant sur la philosophie d’Aristote, la littérature française ? On devine sans trop de peine le genre de contorsions intellectuelles auxquelles on contraindra certains chercheurs qui seront sommés d’établir un lien entre leur sujet de recherche et l’un ou l’autre des ODD de l’ONU. À moins qu’afin de satisfaire aux exigences des ODD 5 (Inégalités entre les sexes) ou 10 (Inégalités réduites), ils ne se voient tous obligés de réorienter leurs recherches vers l’homophobie chez Aristote ou le sexisme des classiques — sujets en eux-mêmes pertinents, sauf à devenir un nouveau genre d’obligation morale.

De plus, ces critères ne concernent pas seulement les projets de recherche pour lesquels est demandé un soutien financier, mais le demandeur lui-même, qui doit expliquer comment il met « sa pensée, sa parole et son action au service d’une cause collective ». On exige donc de lui qu’il prouve non seulement qu’il est apte à produire une recherche de qualité, mais aussi à quel point il est « progressiste ».

Car là encore, les exemples donnés par les FRQ confirment une conception très orientée de ce que leurs responsables considèrent comme un « engagement » louable et légitime. On y trouve ainsi : « Vous faites partie d’un groupe ou d’un comité qui vise à favoriser l’équité, la diversité et l’inclusion » ; « Vous réalisez des balados pour encourager les saines habitudes de vie » ; ou encore « Vous participez au nettoyage des berges ». Le but est clair : il s’agit pour les candidats de montrer patte blanche. De montrer qu’ils communient aux idéaux du « progressisme » contemporain afin d’éviter que se glisse parmi eux un vilain climatosceptique, un odieux réactionnaire, ou bien alors un de ces « esprits forts » réfractaires à toute idéologie politique, surtout si celle-ci est imposée.

Mais est-ce vraiment à un organisme subventionnaire qui dispose de fonds publics d’imposer ses préférences idéologiques ? Surtout, n’est-il pas intolérable qu’un tel organisme public s’arroge le droit de juger de la vie privée et des opinions des personnes qui réclament son aide ? Car le choix de participer aux activités d’un organisme de bienfaisance comme celui de s’engager en faveur d’une cause quelconque relève bel et bien de la liberté individuelle.

Les FRQ ne devraient avoir à juger que des projets de recherche qui leur sont soumis, et en aucun cas de l’« engagement » des personnes qui les soumettent. Leur fonction est de sélectionner de futurs chercheurs et non des citoyens modèles.

dimanche 20 novembre 2022

Chute de la natalité et hausse du vieillissement historiques en Espagne

La natalité en Espagne préoccupe. Le nombre de naissances recensées n’a jamais été aussi bas depuis 1941.

C’est désormais un fait : en Espagne il y a davantage de personnes qui meurent que de nouvelles naissances. Un déséquilibre continu qui préoccupe l’équilibre du pays : les spécialistes estiment que durant les 50 prochaines années, la population (autochtone) sera de plus en plus faible.

113 364 décès de plus que de naissances en 2021

Selon les chiffres de l’Institut national espagnol de statistiques (INE), le taux de natalité espagnol ne cesse de baisser depuis 2010, avec une chute plus importante à partir de 2015. 

En effet, depuis 2015, le pays subit une perte progressive de population causée par un taux de natalité de plus en plus bas et une mortalité plus élevée. Une tendance qui a été aggravée par la pandémie de Covid.  Les dernières statistiques de l’INE avec des données de 2021 révèlent une certaine baisse du nombre de décès, qui a diminué de 8,7 % par rapport à l’année précédente, même si, avec 450 744 décès, ce chiffre se place au second rang du nombre de décès depuis que l’Institut de la Statistique enregistre ce nombre. Les décès ont dépassé les naissances de 113 364. Le  taux de fécondité en Espagne est de 1,19 enfant/femme. Le taux de remplacement de la population est généralement établi à 2,1 enfants/femme.

Nombre de naissances depuis 1941 (la population de l’Espagne était alors de 26 millions de personnes, en 2021 elle était de 47,4 millions)
Une génération sans enfants

Les naissances sont inégalement réparties sur le territoire : les zones les plus rurales et moins habitées recensent peu de naissances, et il y a en revanche davantage de nouveau-nés le long du littoral méditerranéen.

Deux principales raisons expliquent le phénomène. Il y a d’une part une baisse de la volonté d’avoir des enfants pour toute une génération : de nombreux Espagnols autour de la trentaine expliquent ne pas ressentir le besoin de devenir parents ; ils préfèrent leur carrière professionnelle, mais se disent aussi satisfaits de leur vie sociale sans enfants. L’État providence rassure et éloigne le spectre d’une vieillesse sans descendance. D’autre part, ceux qui souhaiteraient avoir des enfants deviennent parents de plus en plus tard, ou jamais, à cause du contexte économique du pays : les projets de grossesse sont reportés pour des raisons financières, par peur de l’avenir, de l’instabilité et du manque de perspectives professionnelles.

Un problème d’équilibre national

Les données de l’INE font état de 337 380 naissances l’année dernière, soit 1,15 % de moins que l’année 2020. Il s’agit du chiffre le plus bas depuis qu’il existe des registres de la natalité dans le pays. La baisse de la natalité et les progrès de la médecine transforment la population espagnole en une population vieillissante, pour laquelle des problèmes de pensions sont à venir. Le système de retraite espagnol va devoir affronter un souci de taille : plus de 30 % de la population appartient à la génération dite du baby-boom. Ces travailleurs seront tous à la retraite d’ici moins de vingt ans. Or, la génération qui devra permettre de payer leurs pensions de retraite est celle dite des millénariaux, qui représentent tout juste 16 % de la population, deux fois moins nombreuse donc.

Pour le gouvernement de gauche espagnol, il s’agit d’un « problème arithmétique à résoudre » pour les prochaines décennies. Le ministre de la Sécurité sociale José Luis Escrivá a expliqué que la prochaine génération, qui sera moindre, « va obliger à renforcer le système de retraite durant les vingt prochaines années ». Les experts estiment que le déséquilibre le plus important sera atteint en 2050, puis la situation devrait s’adoucir avec des coûts qu’il sera à nouveau possible d’assumer une fois la génération nombreuse des baby-boomers disparue. Plusieurs solutions sont à l’étude pour pouvoir passer ces deux décennies compliquées, notamment des modifications du système de calcul des retraites, l’augmentation des bases de cotisation, et la promotion de la retraite partielle ou de la « retraite active », entre autres.

Taux de vieillissement en forte hausse

Les chiffres du vieillissement de la population espagnole sont une année de plus étonnamment élevés. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique INE, l’Espagne a enregistré en 2022 un nouveau taux de vieillissement maximal de 133,5 %, autrement dit on compte 133 personnes âgées de plus de 64 ans pour 100 personnes de moins de 16 ans.

Évolution de l’indice de vieillissement de l’Espagne de 1999 (en bas) à 2022 (en haut)
 
Ce chiffre représente la plus forte croissance depuis 1999, soit 4,4 points de pourcentage, compte tenu du fait que l’année dernière, il était de 129,1 %. En d’autres termes, l’Espagne n’a pas autant vieilli en 23 ans.
 
Nationalité des mères
 
En 2020, 262 982 (77,5 %) bébés sont nés de mères de nationalité espagnole (y compris les immigrés naturalisés), 25 861 (7,6 %) de mères de nationalité africaine (y compris l'Afrique du Nord), 23 395 (6,9 %) de mères de nationalité américaine ( Amérique du Nord et du Sud), 20 089 (5,9 %) aux mères de nationalité européenne (pays européens et non membres de l'UE) et 6 751 (2,0 %) aux mères de nationalité asiatique.
 

 Sources : INE, El Mundo, El Diario

 

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Espagne : la natalité à son plus bas niveau

En Espagne, la natalité baisse, le nombre d’écoles aussi

La guerre d’Espagne sans légendes  

Espagne — Vox veut permettre aux parents d’avoir leur mot à dire en éducation

vendredi 18 novembre 2022

mercredi 16 novembre 2022

Ontario — l'euthanasie pour éviter la pauvreté et l'itinérance

Autre conséquence de la folie des prix du logement en Ontario qui concentre une grande partie de l’immigration du Canada, pays avec le plus haut taux d’immigration du G7 : le désespoir des gens qui ne parviennent pas à se loger et qui, parfois, considèrent l’euthanasie plutôt que de devoir être confrontés à l’itinérance et à la pauvreté.

Voir aussi 

La pente inéluctable de « l’aide médicale à mourir », l’extension du domaine de l’euthanasie ? 

Toronto, aimant de l’immigration massive : maison de 2 mètres de large à vendre pour 2 millions de dollars

Un Québec à l’avenir radieux : l’euthanasie pour tous ?

Pays-Bas — Une femme « euthanasiée contre sa volonté »  

Québec — « Le désastre de l’euthanasie »

Euthanasie au Québec : des médecins objectent et pas uniquement pour des raisons religieuses  

Louis O’Neill : « La loi sur l’aide médicale à mourir s’appuie sur un consensus politique plus ou moins préfabriqué » 

Pays-Bas — Une victime de viol obtient d’être euthanasiée pour mettre fin à son traumatisme  

Euthanasie : Condamner le suicide mais approuver l’aide à mourir… 

Suicide assisté : décision disproportionnée de la Cour suprême dans ses effets prévisibles et potentiels ?

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés  

Canada, champion de l’augmentation du prix du logement depuis 2000, aussi un pays à très forte immigration… 

Bloomberg: les salaires canadiens stagnent en raison de l’immigration de masse alors que l’inflation grimpe 

Immigration de masse : le Canada connaît la plus forte croissance démographique du G7

L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement

 

 

 

mardi 15 novembre 2022

Une fois en Amérique Nord, l'empreinte carbone d'un immigré est multipliée par plus de trois (3)

M. Trudeau veut importer un demi-million d’immigrés par an au Canada, très peu provenant d’Europe. Il se dit aussi très soucieux du bilan carbone du Canada. Comment ces deux buts sont-ils conciliables alors que chaque habitant en Amérique du Nord a une empreinte carbone très largement supérieure à celle des pays d’où proviennent les immigrés ?

Même le Québec aurait une véritable empreinte carbone de 15 tonnes de gaz à effet de serre par habitant (et non 10 tonnes selon d’autres calculs). C’est bien plus que les moins de 2 tonnes par personne en Afrique subsaharienne, les 2 à 3 tonnes en Asie du Sud-Est et près de 4 tonnes pour l’Amérique du Sud. 

Chaque personne qui immigre au Canada en provenance du Sud détériore donc le bilan carbone de la planète, il aurait eu une empreinte carbone nettement moindre s’il était resté dans son pays ou avait immigré dans un pays avec une moindre empreinte carbone (soit quasiment tous les pays du monde).

Il existe sans doute une solution pour concilier à la fois la mégalomanie immigrationniste du fils Trudeau et diminuer le bilan carbone du Canada : réduire considérablement notre niveau de vie en augmentant sensiblement le prix de l’énergie. Le confort, le transport, l’industrie et l’automatisation ne sont qu’énergie transformée. En réduisant sensiblement notre niveau de vie, l’État pourra imposer la simplicité « involontaire » à tous et accueillir plus d’immigrants tout en baissant le bilan carbone du pays. Quel avenir radieux ! Est-ce là la voie ensoleillée dont nous parlait Trudeau en 2015 ?

 La hauteur correspond aux émissions moyennes exprimées en tonnes de CO2 par personne et par an. La largeur désigne la taille de la population. Le Canada est à 15,2 tonnes (tout en haut en vert) alors que l’Inde est à 1,7 tonne…

Les calculs d’un groupe d’économistes de l’École d’économie de Paris (PSE) sont légèrement différents avec des données de 2019 et en comptabilisant les importations nettes de biens et services. En moyenne, chaque être humain émet 6,6 tonnes de CO2 par an. Comme l’indique notre carte, cette moyenne varie de 1,6 tonne par personne en Afrique subsaharienne, à 20,8 tonnes par habitant en Amérique du Nord. Sur le Vieux Continent, le niveau d’émissions de CO2, qui inclut l’impact des biens et services importés d’autres régions, se situe actuellement à 9,7 tonnes par Européen.

 

Pour ce qui est de l'impact de la hausse des coûts de l'énergie sur l'économie, il suffit de considérer ce qui se passe en Europe actuellement.


lundi 14 novembre 2022

Humour déconstructeur


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Campagne publicitaire (subventionnée) de l'homme « enceint » dénoncée par des féministes  

Loretta et le droit en tant qu’homme d’avoir des bébés 

Humour — Désolé d'être là (Les Québécois de souche sont-ils de trop ?)

La couleur du pouce en l’air (était L’Homme enceint d’Unicode et Apple)

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Explosion de jeunes ados qui se disent « transgenres » à l’école… Épidémie psychologique à la mode ? 

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M. Drainville, faites cesser le tripotage des notes !

Un texte de Joseph Facal publié dans le Journal de Québec.

Le nouveau ministre de l’Éducation, Bernard Drainville (ci-contre), disait récemment vouloir s’attaquer à des questions concrètes et obtenir des résultats concrets.

Excellente idée. Il n’aura pas à chercher bien loin.

Je lui suggère un point de départ à la fois concret et crucial : qu’il fasse cesser le maquillage des notes.

M. Drainville disait récemment qu’un des grands dangers qui le guettent est de devenir l’otage des fonctionnaires. Je ne suis pas sûr qu’il mesure pleinement à quel point il a raison.

Maquillages et tripotages

Commençons par le primaire.

La question n’est pas neuve. La pratique a souvent été dénoncée, mais elle se poursuit et se réinvente, sans cesse justifiée par les fumisteries qui servent de fondements théoriques aux gourous qui tiennent en otage le ministère et les facultés de sciences de l’éducation.

Un exemple récent vient d’être dévoilé dans un excellent reportage de la journaliste Louise Leduc.

Vous allez voir, c’est assez tordu, merci.

La nouvelle trouvaille, le nouveau tour de passe-passe se nomme le régime de « modification des attentes ».

Un jeune a des difficultés. Normalement, les notes dans son bulletin devraient refléter ses difficultés. Il sera, comme le dit le jargon éducatif, « en situation d’échec ». Mais au Québec, on ne veut pas faire échouer et forcer le redoublement.

L’enfant sera donc dans une classe [normale], mais ne fera pas les mêmes examens que ses camarades.

L’enseignant baissera ses attentes et modifiera sa correction. Dans le bulletin, il sera dit que l’enfant aura « réussi » et, hop, il passe à l’année suivante.

Disparues les notes épouvantables ! Les écoles, elles, pourront afficher de belles statistiques de « réussite ».

Mais cette « réussite » est fausse, artificielle.

Mme Leduc rapporte le cas d’une jeune fille en 6e année du primaire, dans une classe régulière, qui fait ses mathématiques… de 4e année.

L’an prochain, elle doit entrer au secondaire. Il arrivera quoi vous pensez ?

On a répertorié au moins 16 000 enfants dans cette situation, mais ils sont en réalité beaucoup plus nombreux parce que beaucoup de directions ont refusé de répondre aux questions de la journaliste.

Les parents interrogés, eux, ne sont pas du tout complices de la supercherie. Ils veulent la vérité.

La vraie manière sensée d’attaquer ces difficultés serait évidemment de faire des classes particulières, de mettre des orthopédagogues et des psychoéducateurs dans le coup, et de cesser de dénigrer les métiers manuels.

Fondamentalement, c’est très simple : pour savoir si on s’améliore ou pas, il faut mesurer objectivement.

Comment mesurer objectivement si on tripote ce qui est censé servir de marqueur ?

En fait, c’est plus pervers encore : on sait que ça va mal, mais on fait semblant que ça va bien.

Bouillie pour les chats

M. Drainville disait aussi récemment qu’un des grands dangers qui le guettent est de devenir l’otage des fonctionnaires.

Je ne suis pas sûr qu’il mesure pleinement à quel point il a raison.

Je mets ma main au feu qu’on lui expliquera que ces traficotages ont d’excellentes raisons d’être et qu’ils sont là pour le bien des enfants.

L’explication sera très convaincante. Cela ne l’empêchera pas d’être de la bouillie pour les chats.


samedi 12 novembre 2022

À l'usage, l’écriture dite « inclusive » se révèle excluante

Texte paru dans La Dépêche du Midi en marge de la publication de l’ouvrage collectif intitulé Malaise dans la langue française. Pour La Dépêche, Sami Biasoni, qui a dirigé le projet, revient sur les questions soulevées par les signataires. 

 — Selon vous, le langage inclusif perturberait l’évolution de la langue française ?

— Ces personnes, favorables à l’écriture inclusive, pensent qu’on peut changer la langue française à l’image d’un produit mécanique. Mais nous pensons que de telles tentatives sont dommageables, car il ne faut pas oublier que nous avons affaire à un bien commun. On ne peut accepter, sans débattre, qu’il soit confisqué par certains aux revendications militantes queer ou wokistes, en vue d’être remanié et imposé à tous. D’ailleurs, à l’image du wokisme, qui pouvait avoir des aspirations justes, il y a des conséquences et une forme d’irresponsabilité dans ce mouvement.

Des femmes tués ?

— Pourquoi ne serait-il pas envisageable de modifier radicalement notre langue ?

— D’une part, parce que la langue se forme dans et par le temps. Elle est le résultat d’usages « naturels » entre des groupes d’individus libres de leurs choix langagiers et non pas de confrontations directes, au sens politique du terme. Ici, nous faisons face à une démarche forcée, c’est-à-dire que l’on vient édicter des règles, non pas parce qu’elles sont nécessaires à la langue, mais parce que d’aucuns estiment que les critères qui doivent prévaloir sont des critères de nature morale qui sont ceux des théories de la déconstruction. Par exemple, si via l’usage du point médian [ndlr : utilisé pour tenter de regrouper au sein d’un même mot le masculin et le féminin], on met les Françaises avant les Français, on peut sous-entendre que vous avez fait un choix de préférence sociale. C’est extrêmement dangereux. 


 

— Vous parlez de conséquences, quelles seraient-elles ?

— Dans l’ouvrage, Mazarine M. Pingeot évoque une ligne de fracture entre « nous et eux ». Ce « nous » désigne ceux qui détiennent le capital social et symbolique — les intellectuels, les milieux académiques — et qui sont capables de suivre ces évolutions très rapides de la langue et de comprendre pourquoi « iel » [ndlr: pronom qui évoquerait selon ses partisans une personne, quel que soit le « genre » qu’il prétend avoir] existe. Le « eux », c’est la grande majorité des Français qui récuse très fortement les formes dites « inclusives » dont il est question.

— Vous insinuez que l’inclusif pourrait mettre en difficulté certains Français ?

 Les grandes associations qui luttent contre la dyspraxie et la dyslexie le disent très clairement, de nombreux parents, personnels éducatifs ou psychologues également : il s’agit d’une difficulté supplémentaire majeure dans l’acquisition des compétences de lecture et d’écriture pour les enfants, notamment pour ceux qui se trouvent déjà en difficulté. C’est là une autre ligne de fracture : lorsque l’on ne maîtrise pas la langue et ses subtilités, on risque l’exclusion du monde du travail, comme du champ démocratique. C’est notamment en cela que l’écriture dite « inclusive » se révèle, à l’usage, excluante.

Voir aussi 

Trente-deux linguistes énumèrent les défauts de l’écriture inclusive

Malaise dans la langue française — Promouvoir le français au temps de sa déconstruction 

Polémique autour de l’écriture inclusive en Espagne  

Des points bonus accordés pour l’utilisation de l’écriture inclusive 

France — Comment l’écriture inclusive prend le pouvoir à l’université