mercredi 10 novembre 2021

Maîtrise du français dans l’enseignement supérieur

D'ici la fin de l'année, la ministre de l'Éducation supérieure, Danielle McCann, doit recevoir le diagnostic qu'elle a demandé à un comité d'experts sur la maîtrise du français au cégep et à l'université. Mais sans l'attendre, des tuteurs rendent compte des problèmes élémentaires qui concernent de plus en plus d'étudiants.

Québec — Des parents saisissent les tribunaux au nom de leurs enfants non vaccinés


Un regroupement de plus de 100 familles s’adresse aux tribunaux pour faire valoir les droits des enfants non vaccinés qui ne peuvent pas pratiquer de sport ou d’activité physique en dehors de leur programme scolaire habituel. Les demandeurs invoquent une atteinte aux droits et libertés fondamentales de leurs enfants.

Le décret 1173-2021, adopté par Québec le 1er septembre dernier, interdit notamment aux enfants âgés de 13 ans et plus qui ne sont pas adéquatement protégés contre la COVID-19 de pratiquer tout sport ou activité physique de groupe en dehors du programme régulier.

Cela signifie que les adolescents non vaccinés ne peuvent pas participer aux compétitions sportives, aux ligues ou aux tournois.

Atteinte aux droits et libertés

Les demandeurs soumettent que le décret gouvernemental « porte atteinte de façon injustifiée à plusieurs droits et libertés fondamentaux de leurs enfants, et disent qu’il doit donc être déclaré inapplicable en partie à leur égard », peut-on lire dans la demande de pourvoi en contrôle judiciaire déposée le 3 novembre au palais de justice de Montréal.

Plus précisément, ils entendent faire valoir l’atteinte à la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté de la personne, la sécurité/sûreté et intégrité de la personne, l’égalité, la dignité et la vie privée.

Selon le regroupement de parents, appelé « Tous unis pour nos ados », les mesures prévues par le décret sont arbitraires, ont une portée excessive, sont imprécises et ont un effet disproportionné.

Entre autres, la poursuite met de l’avant le fait que toute personne peut contracter la maladie, qu’elle soit vaccinée ou non, et que les enfants ont très peu de chance d’avoir des symptômes graves liés à la COVID-19.

De plus, on souligne une incohérence entre les mesures décrétées et l’objectif du gouvernement. Par exemple, les adolescents qui font partie d’un programme sport-études peuvent se côtoyer toute la journée, alors que cela n’est plus possible dès qu’ils sortent du cadre strict du programme régulier (pratique après les classes, compétitions, tournois), indique-t-on dans le document judiciaire.

« Deux catégories d’enfants »

Le regroupement « Tous unis pour nos ados » demande au tribunal de déclarer que les personnes mineures ne peuvent être discriminées en raison de leur statut vaccinal pour toute activité scolaire, parascolaire ou sportive.

Sans quoi, cela serait « injuste, immoral et illégal de créer deux catégories d’enfants dans le milieu scolaire et sportif », fait-on valoir dans la poursuite.

« Le préjudice subi par les adolescents non vaccinés est important et risque d’avoir des conséquences qui les suivront toute leur vie, alors que le bénéfice qu’en retire la collectivité est minime ou impossible à mesurer », ajoute-t-on.

Source : Métro


mardi 9 novembre 2021

Nigéria : 38 millions d'habitants en 1950, 190 millions en 2018, 400 millions en 2050 ?

Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes, assurait dans un débat récent que « le Nigeria dans quelques années sera un pays qui aura plus d’habitants que les États-Unis ».

« Aujourd’hui [l’immigration], ce n’est rien par rapport à ce que nous verrons dans dix, vingt ou trente ans. Ce que je souhaite, c’est que nous prenions à bras-le-corps et très rapidement cette affaire, et notamment la contraception au Nigeria en débloquant un grand plan de développement d’infrastructures en Afrique. Je veux stabiliser les populations dans leur pays d’origine », ajoutait-il. 

Foule se presse dans une rue du quartier central des affaires de Lagos, la capitale commerciale du Nigeria, avant Noël, le 23 décembre 2016.

Qu’en est-il ? Le Nigeria comptera-t-il plus d’habitants que les États-Unis ?

Comme de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, le Nigeria a en effet connu une transition démographique. En 1950, 38 millions de Nigérians peuplaient le pays contre 190 millions en 2018, ce qui fait le pays le plus peuplé du continent, loin devant l’Éthiopie et ses 115 millions d’habitants. « La mortalité des enfants a beaucoup baissé, passant de 200 enfants morts avant leur premier anniversaire pour 1000 naissances dans les années 50 à un ratio de 50/1000 aujourd’hui. C’est une baisse sensible, mais la mortalité infantile reste élevée par rapport à des pays d’Europe. La fécondité atteint, quant à elle, environ cinq enfants par femme. Un chiffre en baisse ; il y a 40 ans, ce taux s’élevait à sept enfants », décrypte pour le Figaro Gilles Pison, professeur au muséum d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Institut national d’études démographiques (INED).

Si une projection démographique est par nature difficile, un accroissement important de la population nigériane semble hautement probable. Un rapport de l’Organisation des Nations unies prévoit que ce pays d’Afrique de l’Ouest concentrera le deuxième plus grand taux de croissance démographique en 2050, avec une population qui devrait, selon les estimations moyennes, atteindre près de 400 millions d’habitants, et 700 d’ici à la fin du siècle. Selon l’INED, les États-Unis en 2050 compteront 380 000 habitants et 433.000 à la fin du siècle. Le Nigeria comptera donc plus d’habitants que les États-Unis. Philippe Juvin aura donc probablement raison, même si, bien sûr, la date exacte du croisement des courbes démographiques n’est pas connue.

D’autant que la population nigériane est particulièrement jeune : en 2020, 54,1 % de ses habitants sont âgés de 0 à 19 ans, 43,1 de 20 à 64 ans avec un âge moyen de la maternité autour de 29 ans. « Même si la fécondité continue de baisser dans les prochaines années, le Nigeria ne peut échapper à une augmentation de sa population. Néanmoins l’accroissement de la population a atteint un maximum de 2,5 % à 3 % par an ces dernières décennies et devrait diminuer », analyse Gilles Pison.

Cette croissance démographique intervient dans un contexte régional particulier. Le rapport de l’ONU ajoute que la population de l’Afrique subsaharienne dans son ensemble devrait doubler d’ici 2050 (en augmentation de 99 %). Cette vaste zone demeure la région du Sud dont la croissance démographique est la plus rapide, en moyenne 2,7 % par an, contre 1,8 % en Afrique du Nord. Ce taux tend néanmoins à stagner. « Au Nigeria, la baisse de fécondité concerne surtout les femmes urbaines, de niveau secondaire et plus, et appartenant au quintile le plus riche », affirme le rapport. (L’urbanisation a toujours diminué la natalité même quand la population était peu instruite.)

Cet accroissement démographique pourrait également augmenter les flux migratoires. « Deux tiers des migrations impliquant des Africains subsahariens se font à l’intérieur de l’Afrique », rappelle néanmoins Gilles Pison. « Les flux devraient potentiellement augmenter vers l’Europe, tout en restant modestes par rapport à la totalité des migrations en provenance du Nigeria », conclut Gilles Pison.

En résumé, le Nigeria comptera donc bien plus d’habitants que les États-Unis. Son accroissement démographique est comparable à celui des autres pays de l’Afrique de l’Ouest — environ 2,5 % par an. Là encore, comme l’affirme Philippe Juvin, il pourrait engendrer une hausse des flux migratoires à destination de l’Europe.

Source : Le Figaro


Bjorn Lomborg : Le changement climatique N'est PAS la fin du monde (vidéo sous-titrée)

Alors que le sommet COP26 se réunit pour deux prochaines semaines à Glasgow, nous pouvons tous nous attendre à être bombardés de scénarios de catastrophe, remplis d'histoires sur la disparition imminente de notre espèce. Au cours des deux derniers jours, nous avons eu droit à Boris Johnson qui nous avertit qu'il était "minuit moins une" et le prince Charles qui affirme qu'il s'agit "littéralement du saloon de la dernière chance". Et bien sûr, Greta Thunberg a déjà fait quelques apparitions de son côté, accusant les politiques de « faire semblant de prendre notre avenir au sérieux » pour conclure que la COP26 ne « nous mènera nulle part ».

Bjorn Lomborg a un point de vue différent. Son dernier livre, Fausse alarme : comment la panique climatique nous coûte des milliards, nuit aux pauvres et échoue à réparer la planète ("False Alarm: how climate change panic costs us trillions, hurts the poor, and fails to fix the planet") expose comment selon lui, bien que le changement climatique soit un problème réel et qu'il soit principalement causé par l'homme, la panique et l'alarmisme sont contre-productifs.

[Nous ne sommes pas d'accord avec tous les points abordés par Bjorn Lomborg, cependant il est instructif de l'écouter pour comprendre à quel point les médias nous présentent les choses d'une façon partiale dans ce dossier.] 

 Voir aussi 

Bjorn Lomborg : « Le changement climatique n’est pas la fin du monde » (article écrit)

La Norvège défend le pétrole et l’environnement… avec l’argent du pétrole et du gaz  

Climat : pourquoi l’apocalypse n’aura pas lieu

Écologie — Soyez écolo, mangez de la viande ! (m à j)  

Les 6 derniers mois en Antarctique ont été les plus froids jamais enregistrés  

Belgique — écoles comme centres d’organisation des manifs écologistes  

Catastrophisme — la SRC et le palais de Buckingham sous eau  

Facebook censure Bjorn Lomborg pour avoir écrit que la hausse des températures sauve 166 000 vies/an   

Sixième rapport du GIEC : et si on passait à autre chose, l’adaptation  

Écologie — Non, le ciel ne nous tombera pas sur la tête !  

Climat — contrairement aux prévisions, aucune accélération à la hausse du niveau de la mer

Écologie — Augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire

Climat — Le point de rupture à nouveau reporté ? (La date de l’Armageddon climatique se déplace au fur et à mesure…)

« Impartialité » — Les journalistes font éclater leur joie à la signature de la 21 COP dans la salle de presse

En 1839, on se félicitait, on se vantait même du réchauffement des climats froids  

Noël et la jeunesse « conscientisée » (par qui ?)  

Climat désormais 11e préoccupation sur 12 aux États-Unis  

Bjorn Lomborg : les climato-alarmistes nous mettent en danger avec de fausses données  

Le climat change, mais ce n’est pas la fin du monde, ni même le principal problème écologique  

Écologisme occidental : « Les riches sont sommés de ne plus faire d’enfants »  

Inquiets pour la planète contre inquiets pour leur patrie  

Père se plaint de l’enseignement « non factuel » des changements climatiques, il doit ensuite s’adresser au tribunal 

L’Australie a-t-elle vraiment battu des records de chaleur ? 

Climat/Météo — Les catastrophes naturelles moins coûteuses et moins mortelles en 2019  

Climat — « L’Occident est fatigué et déprimé »

Greta Thunberg : le colonialisme, le racisme et patriarcat ont causé la crise climatique

Robert Redeker : « L’école s’applique à effacer la civilisation française » (Le Sanglot du maître d’école blanc)

Peter Taalas, responsable du climat à l’ONU : « Arrêtez de vous inquiéter, faites des bébés ! »

Belgique — Connaissances scientifiques des élèves sur le climat en recul

Thunberg et jeunesse écocondriaque — « 86 % des jeunes pensent à tort que le nucléaire émet du CO2 »

Greta La Science Thunberg devant le Congrès : « Même avec 1 °C, un nombre inacceptable de vies perdues »

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

Repentance permanente — Les manipulateurs de l’histoire québécoise sont parmi nous

 

lundi 8 novembre 2021

Écart salarial entre les sexes : démontage de la « vérification des faits » faite par une chaîne d'« informations » télé

L’équipe de décodage d’Éric Zemmour a réfuté sur Twitter la vérification des faits partiale et bâclée, le déchiffrage à la manque que la chaîne BFM-TV a fait de ses propos sur l’écart salarial entre les hommes et les femmes. Nous avons regroupé ci-dessous plusieurs gazouillis de cette réfutation. Une fois de plus les « fact-checkers » comme on dit à Paris se révèlent être les gardiens de la doxa, les matons de Panurge qui répètent les idées reçues de la rectitude politique et démontrent qu’ils sont incapables d’interpréter l’étude qu’ils citent.

Dimanche matin dans l’Émission BFM Politique, Éric Zemmour a corrigé Hedwige Chevrillon qui, reprenant une formule qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, prétend que les femmes travailleraient gratuitement depuis le 3 novembre (voir la vidéo ci-dessous).

Nous allons examiner cela d’un peu plus près.

BFM s’est tout d’abord empressé de monter en épingle ce sujet, pour affirmer que Éric Zemmour niait les inégalités salariales entre les hommes et les femmes. Or, non seulement il n’a rien dit de tel, mais ce qu’il a expliqué sur BFM Politique est juste.


L’analyse bâclée de BFM-TV

Revenons d’abord sur cette théorie, selon laquelle les femmes travailleraient gratuitement depuis le #3Novembre9H22. Cette théorie est reprise partout, y compris par le service public, comme en témoigne cet article de franceinfotv.

Cette théorie se fonde sur une étude de l’INSEE sur les écarts de rémunération homme-femme. En ramenant les salaires à un équivalent temps plein, l’INSEE affirme que l’écart salarial en France est de 16,8 % entre les hommes et les femmes.

insee.fr/fr/statistique… 

 

Comme le note l’INSEE, il existe de fortes différences de temps de travail entre hommes et femmes, notamment parce que les femmes sont bien plus souvent à temps partiel que les hommes (insee.fr/fr/statistique…), d’où un écart qui passe de 28,5 % à 16,8 % en équivalent temps plein. 


Mais cela ne signifie évidemment pas qu’à travail égal une femme gagne 16,8 % de moins qu’un homme ! En effet, comme l’INSEE l’explique, cet écart s’explique principalement par le fait que les hommes et les femmes n’occupent pas les mêmes emplois dans les mêmes secteurs.

En effet, les hommes et les femmes sont très inégalement répartis entre les secteurs et, au sein d’un même secteur, entre les postes. On peut aisément s’en convaincre en comparant les professions les plus courantes chez les hommes et les femmes.


Les professions occupées davantage par les hommes ont tendance à être mieux rémunérées que celles où les femmes sont surreprésentées, ce qui explique l’existence d’un écart important, mais ce n’est pas le cas quand on compare hommes et femmes qui occupent le même poste !

Quand on ajuste l’écart statistiquement pour tenir compte de cela, d’après la même étude de l’INSEE, il se réduit à 5,3 % dans le secteur privé, ce qui est très loin du chiffre que tous les médias répètent et que les journalistes de BFMTV ont repris face à Éric Zemmour.

Mais comme l’INSEE le note, ça ne veut pas dire que cet écart résiduel est dû à de la discrimination ! En effet, il peut exister des différences hommes/femmes non observées qui affectent leurs rémunérations, de sorte que l’écart aurait été différent si on avait pu les observer.

En théorie, ces différences non observées pourraient augmenter l’écart comme le réduire, mais en pratique les études portant sur des entreprises/secteurs particuliers, ce qui permet des données plus fines, trouvent systématiquement que ça le réduit voire qu’il disparaît.

Par exemple, cette étude sur les chauffeurs Uber montre que les hommes gagnent 7 % de plus que les femmes, mais que cet écart s’explique entièrement par des différences de comportements entre chauffeurs masculins et féminins.  https://www.nber.org/papers/w24732

On peut aussi citer cette étude sur l’écart salarial chez des avocats aux États-Unis, qui trouve que prendre en compte la productivité, ce que l’INSEE ne peut pas faire dans son étude sur l’ensemble des salariés, réduit encore davantage l’écart.

journals.uchicago.edu/doi/abs/10.108…

Enfin, on peut citer cette étude sur les conducteurs de bus et de train, qui trouve un écart salarial de 11 % qui peut intégralement s’expliquer par le fait que les femmes ont une préférence pour la flexibilité dans les horaires.

De plus, l’INSEE a apparemment obtenu cet écart de résiduel de 5,3 % en prenant le logarithme du salaire en équivalent temps plein comme variable dépendante dans une régression, mais cette méthode ne tient pas compte de l’impact des différences de temps de travail correctement.

En effet, cette méthode revient à supposer que le salaire augmente de façon linéaire avec le temps de travail, mais en réalité il augmente plus rapidement, car les gens rechignent davantage à travailler plus quand ils travaillent déjà beaucoup que quand ils travaillent peu !

Par exemple, si vous travaillez 2 fois plus, vous ne serez pas seulement payé 2 fois plus mais plus de 2 fois plus. Or, en utilisant cette méthodologie, l’INSEE fait implicitement l’hypothèse que vous ne serez payé que 2 fois plus.

Le rôle de ce phénomène dans l’écart salarial hommes-femmes est pourtant connu dans la littérature scientifique et l’INSEE aurait pu estimer la relation non linéaire entre temps de travail et salaire pour en tenir compte.

Economist Claudia Goldin investigates what causes the gender wage gap, and what doesn’t.

https://www.harvardmagazine.com/2016/05/reassessing-the-gender-wage-gap

C’est même pire que ça, car non seulement le salaire à un instant t est une fonction non linéaire du temps de travail à l’instant t, mais il a été montré que la *croissance* du salaire dépendait (de façon non linéaire) du temps de travail aujourd’hui. jstor.org/stable/10.1086…
 

Or, la méthodologie de l’INSEE ne permet pas non plus de tenir compte de cela, puisqu’elle ne prend en compte (incorrectement comme nous l’avons vu) que l’impact du temps de travail à l’instant t sur le salaire à l’instant t.

Par conséquent, non seulement on ne peut pas supposer que l’écart résiduel de 5,3 % est dû à la discrimination et on a même d’excellentes raisons de penser qu’il se réduirait si on pouvait tenir compte des caractéristiques non observées, mais il est déjà surestimé au départ.

Pour résumer, l’écart salarial entre hommes et femmes n’a sans doute pas grand-chose à voir avec la discrimination par les employeurs, mais s’explique intégralement ou quasi intégralement par les différences de temps de travail, de secteurs et de postes.

Cette réalité peut être le fruit d’un choix personnel, mais résulte sans doute aussi d’une obligation pour un nombre toujours plus grand de femmes, notamment les mères célibataires, mais pas seulement, qui doivent supporter des doubles journées travail/enfants à charge.

L’exemple des conducteurs de bus et de train cité plus haut n’est d’ailleurs pas innocent à cet égard : si les femmes ont une préférence pour un emploi du temps plus flexible, c’est sans doute en partie parce qu’elles ont plus d’obligations en dehors du travail que les hommes !

Surtout, si des inégalités subsistent, c’est que les responsables politiques n’ont toujours pas su conduire les politiques publiques qui doivent permettre aux femmes de rester libres de leurs choix pour concilier vie professionnelle et vie familiale.

Le véritable débat est là, mais comme les associations féministes et les médias reprennent tous en chœur cet élément de langage démagogique du #3Novembre9h22, il n’aura malheureusement pas lieu…

 


Liens connexes

Voir aussi ce qu’en disait le grand économiste Thomas Sowell, ce n’est pas les lois des féministes qui expliquent l’augmentation des salaires des femmes depuis les années 70....

Le salaire des jeunes Anglaises dépasse celui des jeunes Anglais. C’est à partir de 30 ans que cela s’inverse.

Cliquer sur le graphique ci-dessus pour l’agrandir.


Wall Street Journal : « Il n’y a pas d’écart salarial hommes-femmes »

Deux fois plus de dépressions chez les femmes qu’il y a 40 ans. Rançon de la « libération » de la femme ?

L’État [et ses emplois à l’abri des aléas économiques] se féminise et se « diversifie »

Brève — L’écart de rémunération entre les sexes reflète les décisions de la famille que nous pouvons ou ne voulons pas changer

Faiblesse des revenus masculins, une des causes de l’effondrement du mariage ?

Les jeunes femmes gagnent plus que les jeunes hommes dans les métropoles américaines

Discrimination — Les lesbiennes gagnent plus que les hétérosexuelles.

Tempête dans la gazouillosphère québécoise : « Les filles attachent moins d’importance au salaire que les garçons » 

L’effondrement du mariage aux États-Unis, ses causes et ses effets

 
 

Étude — La testostérone change la structure du cerveau

Le cerveau des femmes est mieux préparé que celui des hommes pour faire face aux défauts génétiques

Paradoxe confirmé : l’égalité juridique des sexes renforce les stéréotypes sexuels (chasser le naturel, il revient au galop ?)

Boris Cyrulnik : l’école valorise la docilité des filles et dévalorise la hardiesse des garçons
Cerveau masculin et cerveau féminin

Le paradoxe de l’égalité entre les sexes c. la théorie du genre

Étude norvégienne — Plus un homme participe aux tâches ménagères, plus il y a risque de divorce

Jordan Peterson et l’égalité des sexes : députée et ex-ministre suédoise à du mal à comprendre   

Assimilation des élèves allophones — « Tous leurs loisirs se passent en anglais. Souvent, ils ont étudié en français au primaire et au secondaire par obligation. »

Certains pensent encore que l’immigration allophone est la solution à l’effondrement démographique des francophones et cela en présence de cégeps et universités anglophones subventionnés par la majorité (pour l’instant) francophone. Suicide linguistique par lâcheté, mollesse ou aveuglement idéologique ? Témoignages du portail du réseau collégial.

Nicolas Bourdon est enseignant en français au Collège Bois-de-Boulogne. Dans les dernières années, il a subi les contrecoups de la diminution des inscriptions dans son cégep. « J’enseigne le français depuis 14 ans. Entre 2017 et 2019, il y a eu une diminution importante du nombre d’étudiants dans plusieurs cégeps francophones. En 2019, j’étais au chômage », relate l’enseignant.

Nicolas Bourdon est inquiet pour l’avenir des cégeps francophones. « Il y a un exode des étudiants allophones et francophones vers le réseau anglophone. Ces cégeps dépassent largement leur mandat premier, qui est de desservir les étudiants de la communauté anglophone » [Il faudrait définir cette communauté, nous ne connaissons que très peu d’anglophones de souche au Québec, mais beaucoup de Grecs, Italiens, juifs anglicisés], remarque-t-il. Une situation qui s’explique notamment par le fait que le gouvernement a autorisé le financement du surplus d’étudiants du côté anglophone dans les dernières décennies, ce qui a permis à ces cégeps d’augmenter leurs effectifs sans pénalité.

« La consommation culturelle de mes étudiants se fait principalement en anglais. Le taux de littéracie est faible en français. Il est urgent d’agir collectivement pour rectifier le tir ».

– Nicolas Bourdon

De concert avec ses collègues membres du Regroupement pour le cégep français, Nicolas Bourdon souhaite voir le gouvernement revaloriser le français comme langue première d’enseignement au Québec. Il craint que le financement actuel des établissements anglophones fragilise la langue française, et particulièrement à Montréal. « Au Collège Bois-de-Boulogne, on entend de plus en plus l’anglais dans les couloirs. La consommation culturelle de mes étudiants se fait principalement en anglais. Le taux de littéracie est faible en français. Il est urgent d’agir collectivement pour rectifier le tir », affirme l’enseignant.

Rappelons que l’actuel projet de loi 96 prévoit de restreindre la croissance de l’effectif étudiant des cégeps anglophones au prorata de la communauté de langue anglaise, c’est-à-dire à 8,7 %. Selon le ministère de l’Éducation, la taille actuelle de la communauté collégiale anglophone est de 17,5 % au Québec. Le projet de loi ne va pas assez loin, déplore Nicolas Bourdon. « En appliquant le projet de loi, on estime qu’en 2030 la taille de l’effectif étudiant du côté anglophone sera passée de 17,5 % à 16 %. Ce que le projet de loi fait, c’est qu’il freine légèrement la croissance du côté anglophone, et permet aux cégeps francophones de survivre. Ce n’est pas assez. Ce que nous souhaitons, c’est l’application de la loi 101 au cégep, le cégep obligatoire en français pour les Québécois francophones et allophones. »

Le cas des allophones déjà anglicisés

Au cœur de la métropole, les cégeps francophones sont parfois perçus comme le deuxième choix, après les cégeps anglophones. Des établissements particulièrement prisés par la communauté allophone de Montréal.

Geneviève Dumais, conseillère en orientation dans un cégep montréalais observe cet état de fait quotidiennement. « Je travaille dans un cégep multiethnique. Chez nous, les étudiants allophones me parlent souvent de leur intérêt pour les cégeps anglophones. Plusieurs d’entre eux sont déjà anglicisés. Tous leurs loisirs se passent en anglais. Souvent, ils ont étudié en français au primaire et au secondaire par obligation. Lorsqu’ils ont le choix, ils vont préférer un établissement anglophone. »

Pour ces étudiants dont la langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français, la langue anglaise apparaît dans bien des cas comme étant plus facile que le français. « Pour certains, aller étudier dans un cégep anglophone apparaît comme une solution pour améliorer leurs résultats », relate la conseillère en orientation.

Les cégeps anglophones, toutefois, n’admettent que les étudiants les plus performants. Un contingentement plus serré que dans le milieu francophone dû au nombre limité de places dans les cégeps de langue anglaise. « Actuellement, un étudiant qui fait une demande d’admission dans les Collèges Champlain, Vanier ou Dawson, à 70 % de moyenne, ils ne pourront pas le prendre parce qu’il n’y a pas de place. Ils sont rendus dans des moyennes très très élevées. Ça crée un engouement pour le réseau anglophone, perçu comme étant plus élitiste et plus performant que le réseau francophone », reconnaît Geneviève Dumais.

« Actuellement, un étudiant qui fait une demande d’admission dans les Collèges Champlain, Vanier ou Dawson, à 70 % de moyenne, ils ne pourront pas le prendre parce qu’il n’y a pas de place. Ils sont rendus dans des moyennes très très élevées. »

– Geneviève Dumais

Une image élitiste

Le contingentement plus serré qui existe dans le réseau anglophone a comme effet de concentrer les meilleurs étudiants du côté anglophone. Ce qui alimente une l’image élitiste des collèges de langue anglaise. D’où son attractivité pour certains étudiants de milieux plus aisés.

En priorisant l’admission des étudiants de la communauté anglophone dans le réseau anglophone, et en limitant son accès aux étudiants francophones, le projet de loi 96 devrait permettre de rééquilibrer les forces dans le réseau, espère Geneviève Dumais. « Prioriser les étudiants qui ont l’anglais comme langue maternelle dans le réseau anglophone va permettre aux étudiants anglophones moins performants d’être admis dans leurs cégeps, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Cette mesure va aussi avoir comme effet de rapatrier un bon nombre des étudiants francophones les plus doués dans le réseau francophone. »

« Le projet de loi 96 fait les choses à moitié. Il risque de consolider l’image du cégep anglophone élitiste en favorisant le contingentement du côté anglophone. »

– Nicolas Bourdon

Nicolas Bourdon craint au contraire que la limitation du nombre de francophones admis dans les cégeps anglophones n’alimente l’image élitiste de ces établissements. « Le projet de loi 96 fait les choses à moitié. Il risque de consolider l’image du cégep anglophone élitiste en favorisant le contingentement du côté anglophone. Ça va exacerber ce problème-là. Si on veut que le français garde une place prépondérante au Québec, il faut que le cheminement normal des études supérieures soit en français. Certains étudiants voudraient bien étudier en français, mais ils sont tentés par l’éducation en anglais parce que les cégeps anglophones ont la réputation de desservir l’élite. Pour certains étudiants, étudier en anglais est une meilleure garantie de succès sur le marché du travail. Cette idée-là est à déconstruire. »

Tous, cependant, s’accordent sur l’importance de revaloriser le système d’éducation francophone au Québec. Une valorisation qui doit passer par un financement équitable des cégeps francophones. Rappelons que l’assiette budgétaire des cégeps francophones n’est pas représentative de la proportion de francophones au Québec, puisque le financement des établissements est déterminé par le nombre d’étudiants inscrits.

Une situation stable à Québec

Marie-Anne Beaudin est conseillère en orientation à l’école secondaire Saint-Jean-Eudes à Charlesbourg dans la région de Québec. À l’école où elle travaille, environ 10 % des finissants choisissent de poursuivre leurs études collégiales en anglais.

« Dans la région de Québec, nous avons un seul collège anglophone, le Collège Champlain-St-Lawrence. Tous les ans, sur les 200 étudiants de 5e secondaire qui obtiennent leur diplôme, il y en a de 15 à 20 qui vont choisir le cégep en anglais. La première raison est qu’ils vont avoir le goût de poursuivre leur apprentissage de la langue anglaise, comme un défi personnel. D’autres envisagent de poursuivre leurs études universitaires en anglais, aux États-Unis, à McGill, ou encore dans un programme qui va nécessiter une bonne connaissance de l’anglais, comme le droit », observe-t-elle.

Étant donné le nombre limité de places au Collège Ste-Lawrence, l’entrée y est très contingentée. « Il faut avoir environ 85 % de moyenne pour y être admis », admet Marie-Anne Beaudin. Pour cette raison, le nombre d’étudiants francophones qui choisissent le collège anglophone reste stable dans la région de Québec.

Les limites du libre-choix

À la suite de l’annonce du projet de loi 96, des étudiants francophones Collège Champlain de Lennoxville sont sortis dans la rue pour faire valoir leur droit de choisir le cégep de leur choix. En limitant l’accès aux collèges anglophones, le projet de loi fait resurgir la question historique du libre-choix des individus en matière d’enseignement.

« En tant que conseillère en orientation, mon travail est de permettre aux étudiants de faire un libre-choix éclairé. Il y a des conséquences à aller étudier en anglais au cégep, et c’est important d’en informer les finissants du secondaire. D’abord, l’adaptation à la langue, c’est exigeant. L’étudiant francophone qui décide d’étudier en anglais au cégep pourrait avoir de moins bons résultats et être pénalisé au moment de faire sa demande d’admission à l’université », explique Geneviève Dumais.

« Il y a des conséquences à aller étudier en anglais au cégep, et c’est important d’en informer les finissants du secondaire. D’abord, l’adaptation à la langue, c’est exigeant. »

– Geneviève Dumais.

S’il est important de soulever la question des conséquences des études en anglais, mettre en valeur les avantages des études collégiales en français l’est tout autant, selon la conseillère en orientation. « En étudiant en français, les étudiants se dotent d’un niveau de français de niveau postsecondaire, qui implique la richesse du vocabulaire et la qualité de la langue écrite. La littérature et la philosophie sont des cours qui permettent aux étudiants de développer leur sens de la rhétorique et l’argumentation en français. Ce sont des apprentissages fondamentaux dans une société de langue française », reconnaît-elle.

Choisir d’étudier en français ou en anglais au cégep est un enjeu qui déborde la sphère privée. On voit présentement l’impact que ces choix individuels ont sur l’ensemble de la société québécoise, notamment en ce qui concerne le statut de la langue française. « Si les cégeps anglophones pouvaient s’agrandir sans limites, je serais inquiète pour l’avenir de nos cégeps francophones. C’est important que le gouvernement fixe des limites, car l’enjeu est collectif ; celui de valoriser la langue française au Québec », conclut Geneviève Dumais.

Voir aussi

« Le français pourrait disparaître de la fonction publique au Québec »

« Nous avons tous été stupéfaits d’apprendre que 74 % des employés de l’État à Montréal utilisent parfois une autre langue que le français dans leurs interactions orales avec des personnes physiques au Québec, une proportion qui grimpe à 81 % à Laval et à 88 % en Outaouais », soulignait Mme Lamarre dans les pages du Devoir.

Les Canadiens français deviendraient minoritaires au Québec en 2042 (long billet, graphiques)

Montréal : en 2031 les minorités visibles représenteront 31 % de la population 

Démographie — En 15 ans, les minorités visibles sont passées au Québec de 7 % à 13 % de la population

Laval s’anglicise

Natalité baisse au Québec depuis 7 ans, mais CS de Montréal devrait accueillir 5000 élèves de plus d’ici cinq ans [impact de l’immigration]

Chute importante prévue du français dans les foyers québécois

Québec — Trois nouveau-nés sur dix ont au moins un parent né à l’étranger 

Canada — un pays non blanc vers le milieu de ce siècle ?

Surfinancement des établissements anglophones au Québec 

« Tous les programmes qui continussent », dixit Robert Haché, recteur de la Laurentian University (devant le même Comité permanent des langues officielles le même jour)

Québec — Près de 70 % des francophones veulent que la loi 101 s’applique aux cégeps 

Québec — Un réseau collégial de plus en plus anglophone  

Réforme de la loi 101 : « demi-mesures juridico-bureaucratiques », une guerre de retard et encore plus d’anglais intensif… 

  
 
 
 
Québec — Le taux d’échec en français bondit en 5e secondaire

Un nombre record de cégépiens faibles en français 

 

samedi 6 novembre 2021

Histoire — 7 novembre 1800, interdiction du pantalon pour les femmes (sauf autorisation spéciale)

 

La loi du 26 brumaire an IX interdit aux femmes le port du pantalon : « Toute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l'autorisation. »

 

Cette interdiction a été partiellement levée par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon « si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval ». 

 

Cette ordonnance a été reconnue comme implicitement abrogée en .


 

vendredi 5 novembre 2021

Éducation — Des symptômes d’écoanxiété présents chez près d’un jeune adulte québécois sur deux

Près d’un jeune adulte sur deux a manifesté de l’écoanxiété récemment.

Selon une étude de l'Université de Sherbrooke, menée auprès de plus de 10 000 Québécois en octobre dernier, 49 % des jeunes adultes ont présenté des symptômes qui y sont liés.

 

 Enfants amenés par leur école pour défiler lors de la Journée de la Terre à Granby

Dans l'ensemble de la population, 26 % des répondants disent avoir ressenti au moins une manifestation d'écoanxiété au cours des deux dernières semaines.

La professeure au Département des sciences de la santé communautaire de l'Université de Sherbrooke et chercheuse principale de l'étude, la Dre Mélissa Généreux, explique que la manifestation la plus fréquente est d’être inquiet pour l'avenir de l’humanité.

Ce sont des personnes qui vont de façon soutenue se sentir nerveuses, inquiètes en pensant aux changements climatiques. Elles vont être incapables d'arrêter de penser à ce problème et aux autres problèmes en lien avec l'environnement. Elles vont avoir du mal à travailler ou à étudier tellement ces pensées vont être envahissantes, explique la Dre Généreux.

La Dre Généreux précise que l'écoanxiété ne fait pas l'objet d'un diagnostic médical.

Il faut se mettre en mode solution. Ce que je peux faire pour essayer de faire ma part sans être en mode passif, mais en mode actif. Si ça devient trop envahissant, on peut développer des troubles d’anxiété, de l’anxiété généralisée, des troubles de panique. Ça peut même aller vers des symptômes de dépression. Ce n’est pas à prendre à la légère, affirme la Dre Mélissa Généreux.

Dès le primaire, les écoles belges « aident » les élèves à manifester contre le « dérèglement climatique »

 

Voir aussi

« Sauver le climat », la nouvelle tentation autoritaire


Climat et élèves en grève : « On ne veut pas mourir dans 10 ans ».

Belgique — présence obligatoire d’écoliers dans les manifestations « pour le climat »

Apocalypse climatique — 2 % de plus sur le bulletin pour manifester pour le climat

Écologisme — la revue Nature reconnaît l’échec des modèles prédictifs informatiques

Écologisme — Pas de réchauffement climatique depuis 16 ans ? (m à j, réactions prof Lindzen)

Écologie — Les hommes ont-ils vraiment fait disparaître 60 % des animaux depuis 1970 ? (Non !)

Affirmations fréquentes exagérées sur le climat et non fondées (le rapport du GIEC les dément)

« Des coraux plus résistants à la chaleur » ou des études précédentes peu fiables et alarmistes ?

Comment la science se trompe... Dans The Economist du 26 octobre, un dossier sur l’évolution du système mondial de recherche scientifique : « How science goes wrong ». On y apprend notamment qu’un nombre important et croissant de publications souffrent de biais statistiques ou défauts méthodologiques qui devraient inciter à la prudence sur les conclusions, quand il ne s’agit pas d’erreurs pures et simples.

Belgique — La grève pour le climat s’étend aux écoliers du primaire, « la fanatisation de l’enfance » ?


« Mobilisation des écoliers » belges pour le climat, idéalisme ou nouveau millénarisme inculqué ?

Climat — contrairement aux prévisions, aucune accélération à la hausse du niveau de la mer

Écologie — Augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire

Climat — Le point de rupture à nouveau reporté ? (La date de l’Armageddon climatique se déplace au fur et à mesure...)

« Impartialité » — Les journalistes font éclater leur joie à la signature de la 21 COP dans la salle de presse

Le climat, science ou religion ?
 

Le président du Sénat congolais regrette que le rapport officiel belge sur la colonisation en ait omis les aspects positifs

Lu sur le carnet de la journaliste du Soir Colette Braeckman via Belgicatho :

« Nous recevant en marge de la visite de parlementaires belges à Kinshasa, le président du Sénat congolais Modeste Bahati Lukwebo a accepté de commenter le rapport présenté par les experts chargés de présenter le travail de la commission décolonisation. Pour lui en effet, « il importe d’être réaliste et de rappeler toutes les facettes de l’entreprise coloniale. »

Statue du roi colonisateur belge Léopold II au Congo, près de Kinshasa, ex-Léopoldville
  
« Certes, il y a eu des contraintes, la chicotte a été utilisée, mais en même temps les ressources du Congo ont été mises en valeur. L’’impunité n’existait pas et les lois étaient appliquées ; les enfants étaient obligés d’aller à l’école et sanctionnés s’ils n’y allaient pas… »  
 
Statue du roi colonisateur belge, Léopold II, vandalisée à Bruxelles

Se souvenant d’un passé qui n’est pas si éloigné, le numéro deux de l’État congolais regrette que les experts aient omis de souligner les aspects positifs de la colonisation : « il n’y avait pas que les questions politiques.. Il ne faudrait pas oublier que des plantations ont été créées, que de nouvelles villes sont apparues, dotées d’un plan d’urbanisation. Bukavu [ex-Costermanville jusqu'en 1953] en est un exemple : créée par les Belges, la ville était très belle, très attrayante pour les touristes. Aujourd’hui elle est ravagée par les érosions, les maisons s’effondrent ou sont ravagées par des incendies : c’est un effet de la guerre, de la mauvaise gouvernance . Bravant les règlements, les gens ont construit dans des parcelles qui ont été loties, on a coupé les arbres.. Au fil du temps, beaucoup de Congolais se souviennent de l’époque coloniale avec nostalgie et beaucoup seraient tentés de dire « c’était mieux avant » ajoutant que les nouveaux dirigeants n’ont pas valu mieux que les Belges ! Ces derniers veillaient à ce que les règles soient appliquées et obligeaient les gens à travailler, mais pour leur bien… Si on veut se développer, il faut de la discipline…

[...] L’ancien colonisateur devrait il présenter des excuses ? « Oui, il faudrait s’excuser pour les excès qui ont été commis, mais aussi faire la balance entre le positif et le négatif.. Tout n’était pas mauvais, il faut avoir le courage de le dire. Et de nombreux compatriotes ont regretté que Patrice Lumumba ait manqué de respect envers le roi Baudouin.. » [...]

Série de photos des années 50 (généralement à gauche) et des années 2000 (le plus souvent à droite) représentant les mêmes lieux à Bukavu.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Voir aussi

Repentance — Le Congo a-t-il enrichi la Belgique ?

Éducation sur la colonisation belge au Congo dans une école belge

Histoire — Rwanda et Congo, 7 millions de morts ?