samedi 1 novembre 2014

Le climat, science ou religion ?


De Didier Raoult, né en 1952 au Sénégal, il est un chercheur biologiste et professeur de microbiologie français. Médecin de formation, il se spécialise en maladies infectieuses. Il a découvert avec son équipe plus de soixante nouveaux virus, dont les mimivirus (ou virus géants). Il est classé parmi les dix premiers chercheurs français par la revue Nature.

La nature refuse d’obéir aux prédictions. Difficile à admettre pour certains scientifiques.

En tant que scientifique spécialisé dans la découverte de nouveaux microbes, puis comme chargé de mission auprès des ministères de la Santé et de la Recherche, j’ai été amené à m’interroger sur les prédictions d’épidémies et les modèles mathématiques qui les soutiennent.

Ma conclusion est qu’il est impossible de prédire l’avenir, ce que l’on voit pour Ebola. Nous pouvons extrapoler, à partir de données connues, que l’évolution des chiffres se fera au même rythme, par déduction, mais rien n’est moins sûr.

Concernant les prédictions sur le réchauffement climatique, Paul Nurse, le nouveau président de la British Science Association, a proposé que les climato-sceptiques soient écrasés puis brûlés !

L’adhésion à la prédiction climatique est devenue une ligne de démarcation entre démocrates et républicains aux États-Unis ! John Kerry, secrétaire d’État américain, compare les climato-sceptiques aux imbéciles qui croient que la Terre est plate et cite la Genèse de la Bible pour conforter son point de vue !

Cette nervosité croissante est née d’une inquiétude grandissante liée au fait que la nature a refusé d’obéir aux prédictions. Les faits sont difficilement contestables : la température de la Terre a augmenté rapidement de 1980 à la fin des années 90, depuis, elle est en plateau, on parle d’« hiatus » climatique.

La surface de la banquise antarctique bat tous les ans des records de taille et certains glaciers grossissent. De nombreuses explications et de multiples nouveaux modèles sont proposés, mais plus personne ne conteste le fait qu’aucun modèle prédictif n’avait prévu ce que nous observons.

En pratique, la température de la planète n’augmente plus. L’avenir dira si elle reste stable, diminue ou augmente.

Un article qui vient de paraître dans Nature annonce que la mesure de la température globale de la Terre n’est plus le bon indicateur. Il vaut mieux casser le thermomètre qui vous contredit ! Récemment, le New York Times et Nature ont relevé un intéressant renversement sémantique : le remplacement du terme « réchauffement de la planète » par « changement climatique ». Le basculement s’est opéré à partir de 2006 dans les colonnes du New York Times, quand l’évidence de l’« hiatus climatique » est devenue incontestable. Et, comme l’a constaté Nature, la courbe des publications scientifiques parlant de « réchauffement » et celles évoquant un « changement » s’est inversée en 2009.

Que les journalistes et les hommes politiques adhèrent sans nuance à une théorie qui leur donne l’impression d’être éclairés, ce n’est pas surprenant. Pour les scientifiques, c’est beaucoup plus gênant. En science, une théorie doit pouvoir être contredite. C’est la base de l’enseignement de Karl R. Popper, sinon elle perd son statut de théorie scientifique pour devenir une religion, ce qui justifie dès lors de brûler les hérétiques, comme le propose sir Paul Nurse. En leur temps, même les prédictions de Nostradamus n’étaient pas devenues des pièces de procès en hérésie scientifique !

Source : Le Point


Voir aussi


Débat à la télé belge entre un climato-sceptique et un réchauffiste

Écologisme — Pas de réchauffement climatique depuis 16 ans ? (m à j, réactions prof Lindzen)

Le réchauffement climatique est en panne depuis 16 ans.

Écologisme — la revue Nature reconnaît l'échec des modèles prédictifs informatiques


Conférence de Drieu Godefridi et Istvan Marko, coauteurs de Climat, quinze vérités qui dérangent, publié chez Texquis. La conférence s'est tenue à Louvain-la-Neuve (Belgique), le 23 février 2014, à 19 h. Durée : 1 h 5 min.

CERN : des modèles climatiques à corriger ?

Prof. Henri Masson, Université d’Anvers, déclare les modèles du GIEC « aberration statistique »

Jacques Brassard : nouvelles embarrassantes pour les réchauffistes


Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

Manipulations de données par des chercheurs du GIEC ? (« Cacher la baisse »)

3 commentaires:

Éric Roberge a dit…

Dans tous ces débats, je dirais même dans tous les débats, il est une suggestion ou une invitation qui n'est pas assez souvent renouvelée, à mon avis, et il s'agit de se renseigner par soi-même. Il faut lire et se poser des questions. Vous remettez en question mon affirmation, ma position, mon opinion? Excellent! Maintenant, plutôt que de me mépriser, dites-moi si vous avez lu, et si oui, l'avez-vous fait en variant vos sources? Car il serait presque aussi navrant de lire SEULEMENT de son propre camp que de ne pas lire...

Pour une école libre a dit…

Éric, je suppose que ces commentaires s'adressent à nous (plutôt qu'à M. Raoult).

Bien sûr que nous avons lu les sources contraires. C'est très facile : il suffit de lire la grande presse, d'écouter Radio-Canada qui ne parle que ces sources (n'oubliez pas aussi de les sermonner, n'est-ce pas ?) et même des études scientifiques dans la presse scientifique de vulgarisation comme Nature.

Vous noterez que nous ne doutons pas qu'il y ait eu un petit réchauffement, que l'effet de serre existe, qu'il existe un source anthropogénique à cette augmentation dans les gaz à effet de serre. Etc.

La question est de savoir quelles sont les ampleurs de réchauffement (petites pour nous), les dégâts possibles (fortement exagérés quand on parle du catastrophisme à la Gore) et des options qui s'offrent à nous (l'adaptation est sans doute plus rentable que l'abaissement massif préconisé de l'émission des gaz à effets de serre).

Merci de nous dire ce que vous en pensez.

Anonyme a dit…

Merci pour vos article et votre site plus qu'intéressant...
Concernant le titre "Climat: science ou religion", il faudrait plutôt mettre, "Climat: science ou secte". Car si tous sont censés savoir que le mot religion provient du mot relié, et cela implique indubitablement le volontariat (d'y entrer ou d'en sortir), le mot secte quant à lui, rend bien compte des faits actuels... Une secte est un endroit où il est relativement facile d'entrer mais où il est presque impossible de sortir!
Les réchauffiste effectuent un véritable lynchage publique des gens qui sont septiques. On licencie au nom de cette secte. On demande même à ce que des listes de climatoseptiques soient dressées afin de leur faire payer la facture plus tard. Certains demandent de rendre illégal de parler contre le réchauffement causé par le CO2 d'origine humaine, voire de les mettre en prison. Bref, il y a une exclusions sociale (un véritable sociocide)et financière pour tous ceux qui ne croient pas aux diktats anthropo-réchauffistes. Ainsi,il est important que les gens comprennent bien la différence entre une religion et une secte et dans le cas qui nous intéresse, le réchauffisme est véritablement une secte! Christian