samedi 6 novembre 2021

Histoire — 7 novembre 1800, interdiction du pantalon pour les femmes (sauf autorisation spéciale)

 

La loi du 26 brumaire an IX interdit aux femmes le port du pantalon : « Toute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l'autorisation. »

 

Cette interdiction a été partiellement levée par deux circulaires de 1892 et 1909 autorisant le port féminin du pantalon « si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou les rênes d'un cheval ». 

 

Cette ordonnance a été reconnue comme implicitement abrogée en .


 

vendredi 5 novembre 2021

Éducation — Des symptômes d’écoanxiété présents chez près d’un jeune adulte québécois sur deux

Près d’un jeune adulte sur deux a manifesté de l’écoanxiété récemment.

Selon une étude de l'Université de Sherbrooke, menée auprès de plus de 10 000 Québécois en octobre dernier, 49 % des jeunes adultes ont présenté des symptômes qui y sont liés.

 

 Enfants amenés par leur école pour défiler lors de la Journée de la Terre à Granby

Dans l'ensemble de la population, 26 % des répondants disent avoir ressenti au moins une manifestation d'écoanxiété au cours des deux dernières semaines.

La professeure au Département des sciences de la santé communautaire de l'Université de Sherbrooke et chercheuse principale de l'étude, la Dre Mélissa Généreux, explique que la manifestation la plus fréquente est d’être inquiet pour l'avenir de l’humanité.

Ce sont des personnes qui vont de façon soutenue se sentir nerveuses, inquiètes en pensant aux changements climatiques. Elles vont être incapables d'arrêter de penser à ce problème et aux autres problèmes en lien avec l'environnement. Elles vont avoir du mal à travailler ou à étudier tellement ces pensées vont être envahissantes, explique la Dre Généreux.

La Dre Généreux précise que l'écoanxiété ne fait pas l'objet d'un diagnostic médical.

Il faut se mettre en mode solution. Ce que je peux faire pour essayer de faire ma part sans être en mode passif, mais en mode actif. Si ça devient trop envahissant, on peut développer des troubles d’anxiété, de l’anxiété généralisée, des troubles de panique. Ça peut même aller vers des symptômes de dépression. Ce n’est pas à prendre à la légère, affirme la Dre Mélissa Généreux.

Dès le primaire, les écoles belges « aident » les élèves à manifester contre le « dérèglement climatique »

 

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« Sauver le climat », la nouvelle tentation autoritaire


Climat et élèves en grève : « On ne veut pas mourir dans 10 ans ».

Belgique — présence obligatoire d’écoliers dans les manifestations « pour le climat »

Apocalypse climatique — 2 % de plus sur le bulletin pour manifester pour le climat

Écologisme — la revue Nature reconnaît l’échec des modèles prédictifs informatiques

Écologisme — Pas de réchauffement climatique depuis 16 ans ? (m à j, réactions prof Lindzen)

Écologie — Les hommes ont-ils vraiment fait disparaître 60 % des animaux depuis 1970 ? (Non !)

Affirmations fréquentes exagérées sur le climat et non fondées (le rapport du GIEC les dément)

« Des coraux plus résistants à la chaleur » ou des études précédentes peu fiables et alarmistes ?

Comment la science se trompe... Dans The Economist du 26 octobre, un dossier sur l’évolution du système mondial de recherche scientifique : « How science goes wrong ». On y apprend notamment qu’un nombre important et croissant de publications souffrent de biais statistiques ou défauts méthodologiques qui devraient inciter à la prudence sur les conclusions, quand il ne s’agit pas d’erreurs pures et simples.

Belgique — La grève pour le climat s’étend aux écoliers du primaire, « la fanatisation de l’enfance » ?


« Mobilisation des écoliers » belges pour le climat, idéalisme ou nouveau millénarisme inculqué ?

Climat — contrairement aux prévisions, aucune accélération à la hausse du niveau de la mer

Écologie — Augmentation de la biomasse et des surfaces boisées à l’échelle planétaire

Climat — Le point de rupture à nouveau reporté ? (La date de l’Armageddon climatique se déplace au fur et à mesure...)

« Impartialité » — Les journalistes font éclater leur joie à la signature de la 21 COP dans la salle de presse

Le climat, science ou religion ?
 

Le président du Sénat congolais regrette que le rapport officiel belge sur la colonisation en ait omis les aspects positifs

Lu sur le carnet de la journaliste du Soir Colette Braeckman via Belgicatho :

« Nous recevant en marge de la visite de parlementaires belges à Kinshasa, le président du Sénat congolais Modeste Bahati Lukwebo a accepté de commenter le rapport présenté par les experts chargés de présenter le travail de la commission décolonisation. Pour lui en effet, « il importe d’être réaliste et de rappeler toutes les facettes de l’entreprise coloniale. »

Statue du roi colonisateur belge Léopold II au Congo, près de Kinshasa, ex-Léopoldville
  
« Certes, il y a eu des contraintes, la chicotte a été utilisée, mais en même temps les ressources du Congo ont été mises en valeur. L’’impunité n’existait pas et les lois étaient appliquées ; les enfants étaient obligés d’aller à l’école et sanctionnés s’ils n’y allaient pas… »  
 
Statue du roi colonisateur belge, Léopold II, vandalisée à Bruxelles

Se souvenant d’un passé qui n’est pas si éloigné, le numéro deux de l’État congolais regrette que les experts aient omis de souligner les aspects positifs de la colonisation : « il n’y avait pas que les questions politiques.. Il ne faudrait pas oublier que des plantations ont été créées, que de nouvelles villes sont apparues, dotées d’un plan d’urbanisation. Bukavu [ex-Costermanville jusqu'en 1953] en est un exemple : créée par les Belges, la ville était très belle, très attrayante pour les touristes. Aujourd’hui elle est ravagée par les érosions, les maisons s’effondrent ou sont ravagées par des incendies : c’est un effet de la guerre, de la mauvaise gouvernance . Bravant les règlements, les gens ont construit dans des parcelles qui ont été loties, on a coupé les arbres.. Au fil du temps, beaucoup de Congolais se souviennent de l’époque coloniale avec nostalgie et beaucoup seraient tentés de dire « c’était mieux avant » ajoutant que les nouveaux dirigeants n’ont pas valu mieux que les Belges ! Ces derniers veillaient à ce que les règles soient appliquées et obligeaient les gens à travailler, mais pour leur bien… Si on veut se développer, il faut de la discipline…

[...] L’ancien colonisateur devrait il présenter des excuses ? « Oui, il faudrait s’excuser pour les excès qui ont été commis, mais aussi faire la balance entre le positif et le négatif.. Tout n’était pas mauvais, il faut avoir le courage de le dire. Et de nombreux compatriotes ont regretté que Patrice Lumumba ait manqué de respect envers le roi Baudouin.. » [...]

Série de photos des années 50 (généralement à gauche) et des années 2000 (le plus souvent à droite) représentant les mêmes lieux à Bukavu.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

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Éducation sur la colonisation belge au Congo dans une école belge

Histoire — Rwanda et Congo, 7 millions de morts ?


 

jeudi 4 novembre 2021

Commandez Le Nouveau Petit Guide de l'Effondrement


Nouvelle manière de se présenter chez Microsoft : nom, race, pronom, genre, pilosité...?

Nouvelle manière de se présenter chez Microsoft ? Est-ce la nouvelle norme dans les GAFAM ? Il ne suffit plus de décliner son nom, prénom, ses pronoms, mais également sa race et les attributs pileux ou capillaires…

– Bonjour, tout le monde, Je m’appelle Natalia Godyla, je suis une femme caucasienne, avec de longs cheveux blonds et mon pronom est « elle ». Je suis une responsable du marketing de produit, ici chez Microsoft et coprésentatrice de cette émission avec ce gars. 

 – Oui, ça doit être moi. Je m’appelle Nic Fillingham, je suis un homme caucasien avec des lunettes et une barbe et mes prénoms sont « il » et « lui ». Je suis l’évangéliste de la sécurité ici chez Microsoft. […]

Une femme blanche-asiatique (à ses dires) de Microsoft commence son discours en reconnaissant que le campus de Microsoft se situe sur le territoire traditionnel d'une demi-douzaine de nations amérindiennes. « Des peuples qui continuent d'habiter la région, d'honorer et de mettre en lumière leur antique patrimoine. »


France — Le niveau de défiance des parents envers l’Éducation nationale devient « préoccupant »

Un ministre de l’Éducation nationale qui « n’a pas su convaincre les parents d’élèves » et dont la gestion de la crise sanitaire « n’a pas amélioré les choses ».


Voici le premier élément du baromètre Quand les parents notent l’école 2021 réalisé auprès de 1 002 parents d’élèves par l’IFOP pour l’association SOS Éducation. Selon cette enquête, Jean-Michel Blanquer jouit d’une popularité « en berne » depuis 2019, avec cette année 56 % des parents qui déclarent avoir une « mauvaise opinion » (+ 15 points depuis 2019) et 19 % une « très mauvaise opinion ».

En outre, la confiance dans le gouvernement pour résoudre les grands problèmes de l’école « s’érode ». L’étude prend pour exemple le sentiment d’aggravation de la baisse du niveau des élèves « qui s’est considérablement renforcé au cours des deux dernières années », avec 69 % des parents d’élèves qui partagent cet avis (9 points de plus qu’en 2019). L’étude parle ainsi de « la défiance des parents d’élèves sur la capacité du gouvernement et du ministère de l’Éducation à enrayer la baisse du niveau des élèves. » De même, 64 % des parents n’auraient pas confiance (+4 points) dans le gouvernement pour résoudre les inégalités des chances en fonction de l’origine sociale.

Renforcement de l’autorité et des sanctions, autonomie accrue de l’action des équipes éducatives, plus de transparence sur les résultats scolaires et les faits de violence par établissement… En revanche, indique le document, « les parents d’élèves s’affranchissent de leurs préférences politiques pour soutenir très largement ces mesures, en dehors des clivages gauche-droite ». Pour l’année 2022, 57 % des parents interrogés souhaiteraient une augmentation du budget de l’Éducation nationale (+ 6 points), une hausse très marquée quand ils sont parents d’élèves dans le privé (sous contrat) (une hausse de 15 points depuis 2019).

Pour ce qui est de l’évaluation du système éducatif et des conditions d’apprentissage, « le taux de satisfaction des parents d’élèves sur leur perception globale de l’enseignement dispensé chute, quel que soit le niveau de classe. L’élémentaire perd 5 points et le secondaire chute littéralement, 11 points de moins pour le lycée et 10 pour le collège. Les parents s’avèrent particulièrement critiques sur les enseignements qui y sont dispensés»  et ils n’ont « pas identifié de progrès dans les politiques publiques menées depuis l’arrivée aux manettes de Jean-Michel Blanquer ». Les parents demanderaient le retour de l’autorité, plus de transparence pour lutter contre la violence, une autonomie accordée à l’équipe pédagogique et une plus forte responsabilisation des parents.

« En dépit de la volonté de réformer l’École, les parents d’élèves demeurent globalement satisfaits de l’établissement de leurs enfants », analyse enfin l’association, avec 57 % des parents qui pourraient dire du bien de l’établissement de leur enfant. Toutefois, « un tiers des parents ayant scolarisé leur enfant dans le public (32 %) estiment que ce dernier aurait plus de chances de réussir dans le privé… » Parmi les critères de choix de l’établissement dans lequel est scolarisé son enfant, le « niveau des élèves/taux de réussite aux examens » augmente, tout comme « la place des valeurs portées par l’équipe pédagogique dont le taux progresse de 14 points. » À noter « un changement important entre 2019 et 2021 », les parents travaillant dans l’enseignement montreraient « des signes de perte de confiance dans les établissements publics : 43 % seulement leur font confiance, contre 66 % en 2019, soit une baisse de 23 %. »

« Il faut en finir avec cette fausse bienveillance du collège unique et d’un baccalauréat en carton. Voilà la priorité qui devrait apparaître dans tout programme politique, digne de ce nom, pour 2022 », commente alors la déléguée générale de SOS ÉDUCATION Sophie Audugé. Elle décrit un système éducatif « parmi les plus inégalitaires au monde, le niveau globalement acquis par les élèves baisse dramatiquement, et la course aux établissements d’élite, privés comme publics, commence de plus en plus tôt ». Elle estime par ailleurs que « le niveau de défiance des parents d’élèves quant à la capacité de nos institutions à relever les grands défis de l’École est extrêmement préoccupant. »

mercredi 3 novembre 2021

Fausse autochtone — La directrice scientifique de l'Institut de la santé des Autochtones

« Je suis Bear Clan. Je suis Métisse Anichinabée Métisse du territoire du Traité no 4 », explique-t-elle en tenue traditionnelle lors d’un discours télévisé pour TEDx en 2019.

Carrie Bourassa est professeure au département de santé communautaire et d’épidémiologie à l’Université de la Saskatchewan. Elle y dirige le Morning Star Lodge, un laboratoire de recherche en santé autochtone.

Carrie Bourassa est également directrice de l’Institut de santé des peuples autochtones à l’Institut de recherche en santé du Canada (CIHR), une agence fédérale qui sert de principal outil de subvention pour les questions de santé autochtone au pays.

Cependant, la professeure d’études autochtones de l’Université de la Saskatchewan Winona Wheeler affirme que l’origine autochtone de Mme Bourassa est mensongère. Elle avance que des recherches généalogiques indiquent que les origines de sa collègue sont entièrement européennes.

« Elle n’a aucun droit de mentir ainsi afin d’établir de la crédibilité dans le milieu et ainsi récolter des offres d’emploi et des subventions. C’est de l’abus », explique Winona Wheeler.

Ces enquêtes menées par des universitaires autochtones ont été corroborées par la CBC. Quand elle a été interrogée à ce sujet, Mme Bourassa a déclaré ne pas être en mesure de produire des preuves généalogiques de son ascendance autochtone, mais dit avoir embauché un généalogiste il y a deux ans pour l’assister dans ses recherches, et que ce travail se poursuit.

À la suite de ces révélations, la directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones (ISA), Carrie Bourassa, a été mise en congé immédiat sans solde pour une durée indéterminée dès maintenant, affirme le président des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), Michael Strong, dans une note envoyée à CBC lundi.

Michael Strong précise que cette décision a été prise d’un commun accord avec la Dre Bourassa, qui se retire donc « de ses fonctions de directrice scientifique de l’ISA ».

Plus de détails ici (en anglais) et ici sur la généalogie avec photos de ses aïeux.

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Métis pour certains, usurpateurs pour d’autres 

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Multiculturalisme : un groupe autochtone canadien en accuse un autre d’appropriation culturelle

ECR — obsession pour les Amérindiens censément écologistes 

Allemagne — part des moins de 6 ans issus de l'immigration

Pourcentage de la population issue de l’immigration chez les moins de 6 ans. Pour le Brandebourg (marquée d’un astérisque), les données ne sont pas disponibles. Le 50,7 % correspond à Berlin, ville-État enclavée dans le Brandebourg. La Saxe, le bastion du parti nationaliste Allianz für Deutschland (AfD), a le pourcentage le plus faible avec 15,2 %.
Source : Mikrozensus 2020

On peut très bien vivre en anglais à Montréal

Le P.D.G. d’Air Canada n’a pas l’intention d’apprendre le français. « J’ai toujours pu vivre à Montréal sans parler français », explique calmement en anglais Michael Rousseau. M. Rousseau, malgré son nom français, est anglophone.

 

Affaires : le français a encore perdu du terrain

Le point de vue de Michel Girard dans le Journal de Montréal:

Ici même au Québec, au royaume du français en Amérique du Nord, des assemblées annuelles de sociétés québécoises se tiennent strictement en anglais, des entreprises bafouent les règles d’affichage, d’autres enfreignent les règles sur les services en français, la connaissance de l’anglais s’impose de plus en plus...

Et « The cherry on the Sundae » ? Le nouveau PDG d’Air Canada, Michael Rousseau, prononcera demain une allocution uniquement en anglais devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Ce qui n’empêchera pas le gratin du milieu des affaires montréalais d’y assister en grand nombre.

Heureusement, le ministre responsable de la langue française, Simon Jolin-Barrette, a cru nécessaire hier de lancer un avertissement au milieu des affaires. Il estime que l’allocution du grand patron d’Air Canada devrait être livrée en français.

« Air Canada et sa direction doivent faire mieux, dit-il. C’est une marque de respect de s’adresser à la communauté d’affaires de Montréal, métropole francophone du Québec, dans la langue officielle et commune, le français. »

Le ministre Jolin-Barrette affirme que la CCMM doit elle aussi jouer son rôle dans ce genre d’invitation des personnalités d’affaires.

« Protéger la langue française va demander des efforts de tous les acteurs de la société. »

À la suite de six plaintes dirigées contre la « future » allocution en anglais du PDG d’Air Canada, le Commissariat aux langues officielles a contacté Air Canada pour rappeler à la haute direction de l’entreprise montréalaise que « Le bilinguisme est une compétence cruciale pour tout leader, particulièrement pour ceux des institutions assujetties à la Loi sur les langues officielles », comme c’est le cas pour Air Canada.

Notez qu’au cours des cinq dernières années, Air Canada a fait l’objet, d’environ 80 plaintes par année pour non-respect de la Loi sur les langues officielles.

Force est de constater que le français comme langue de travail et langue des affaires au Québec a perdu du terrain.

Le je-m’en-foutisme

Dans le milieu des affaires, il y a un je-m’en-foutisme qui semble avoir pris de l’ampleur au fil des années face à la protection du français au Québec.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Voilà pourquoi le gouvernement Legault a décidé de freiner l’érosion du français.

Le 13 mai dernier, le ministre Jolin-Barrette a déposé le projet de loi 96, Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français.

Le projet de loi propose des modifications importantes qui visent à moderniser la Charte de la langue française. On y retrouve des nouvelles dispositions qui encadrent l’usage du français comme langue de travail, de commerce et d’affaires, ainsi que d’enseignement. [Mais rien sur l'application de la loi 101 aux établissements post-secondaires.]

Les consultations que mène le ministre Jolin-Barrette sur son projet de loi 96 vont bon train.

L’internationalisation

Dans le dessein de ne pas se retrouver avec des nouvelles dispositions en matière de langue française trop restrictives pour le milieu des affaires québécois, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a soulevé quatre préoccupations :

1. La nécessité de faciliter l’internationalisation de nos entreprises et la croissance des activités de siège social à partir de la métropole ;

2. L’importance de limiter les charges administratives additionnelles imposées aux PME ;

3. Le risque de créer une multiplication de procédures judiciaires contre des entreprises bien intentionnées ;

4. Le rôle crucial de l’accompagnement sur le terrain pour la francisation des PME et de leur personnel [le personnel devrait être nettement plus francophone avant d'être employé et formé dans des établissements francophones et non des cégeps et universités québécoises anglophones].

Cela dit, il est évident que l’usage de l’anglais a son importance au Québec au sein des multinationales et des entreprises exportatrices. Tout le monde sait que la langue internationale des affaires, c’est l’anglais.

Mais l’un n’empêche pas l’autre. Une entreprise implantée au Québec a tout intérêt à protéger le français comme langue de travail, tout en desservant ses clients étrangers dans la langue anglaise [s'ils ne sont pas francophones...].

Les différences hommes-femmes apparaissent très tôt dans le développement embryonnaire

Les disparités de santé entre les hommes et les femmes sont connues depuis longtemps, bien que les mécanismes qui les sous-tendent dans la santé et les maladies cardiaques soient restés inconnus. Les hommes et les femmes diffèrent dans la prévalence, les réponses au traitement et les taux de survie de toute une série de maladies. Pour les maladies cardiaques, les femmes s’en sortent presque uniformément beaucoup moins bien que les hommes.

Publiées dans la revue Development Cell [1], des scientifiques de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill et de l’université de Princeton suggèrent que les différences d’expression des protéines hommes-femmes se produisent immédiatement après la transformation des cellules embryonnaires en cellules cardiaques appelées cardiomyocytes. Il s’agit du stade le plus précoce du développement cardiaque, bien avant que l’embryon ne soit exposé aux hormones sexuelles. 
 
Frank Conlon, professeur de génétique et de biologie à l’Université de Caroline du Nord, coauteur principal de l’étude explique que « l’expression des protéines diffère entre les cœurs mâles et femelles à la période embryonnaire, avant la détermination primaire du sexe et avant que l’embryon ne soit exposé aux hormones sexuelles ».

La compréhension de la biologie de base du développement du cœur à ce stade très précoce fournit des informations cruciales aux biologistes des cellules souches, qui souhaitent utiliser les cellules progénitrices cardiaques pour la régénération du tissu cardiaque et d’autres thérapies de remplacement du cœur.

Source : Cell Science (26/X/2021)

[1] Shi W, Sheng X, Dorr KM, et al. Cardiac proteomics reveals sex chromosome-dependent differences between males and females that arise prior to gonad formation. Dev Cell. 2021:S1534580721007668. doi: 10.1016/j.devcel.2021.09.022