samedi 8 février 2014

Si euthanasier c'est « mourir dans la dignité »...


...les autres formes de mort sont-elles indignes ? Si ce n'est pas le cas, pourquoi ne pas parler clairement et parler d'« euthanasie » plutôt que de « mort  dans la dignité ».



Voir cette vidéo sur Jean-Luc Roméro qui avait déjà désinformé les spectateurs français sur le mariage homosexuel au Canada (et même au Québec s'il a confondu les deux).

Voir aussi

France — On désinforme sur le Canada et le « mariage » homo

Des médecins contre « l'assistance à mourir » par euthanasie





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Allemagne — Un père en prison pour avoir refusé que sa fille suive un cours d’éducation sexuelle en primaire



Un père et une mère condamnés à de la prison ferme pour avoir refusé que leur fille en primaire suive des cours d’éducation sexuelle.

L'État premier décideur de l'éducation de tous les enfants.



Le reportage date du 21 septembre 2013, il est très bien doublé en français.


Voir aussi

Allemagne — Mère de douze enfants emprisonnée : elle refuse pour ses enfants le cours d'éducation sexuelle au primaire

Allemagne — juge refuse la garde des enfants pour empêcher l'émigration des parents

Police allemande enlève les enfants d'une famille instruits à la maison

École à la maison en Allemagne —  Accompagnez-nous maintenant de gré ou plus tard de force »

Québec — 
Enfant envoyé par un juge en garderie pour le « socialiser » après que seuls les experts de la DPJ ont pu témoigner (suite : La DPJ recule après plus 3 ans d'interrogatoires, de tests et de procès : une famille recouvre sa liberté).

Allemagne — Parents inquiets protestent contre l'imposition de la théorie du genre






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vendredi 7 février 2014

Québec — Premier pour le suicide des hommes

Denise Bombardier revient sur cette triste première place.

« C’est au Québec que l’on retrouve le plus haut taux de suicide chez les hommes. À hauteur de 80 % de l’ensemble des suicides. Cette statistique s’ajoute à toutes les autres qui renvoient une image des Québécois à l’opposé du lieu commun répété sans cesse sur la joie de vivre et la jovialité des gens de party que nous serions. À preuve, la place surdimensionnée des humoristes désormais transformés en agents de changement social, en commentateurs politiques [politiquement corrects], en icônes laïcs de la nouvelle société dont la soif de rire semble insatiable.

J’écoutais cette semaine la psychiatre Suzanne Lamarre commenter ces statistiques plus élevées qu’à peu près partout au Canada. Elle disait qu’au Québec, contrairement au reste du pays, le suicide semble une option parmi d’autres pour ceux dont la souffrance psychique est intolérable. Hélas, l’option est irréversible. Comment expliquer qu’une société en arrive à croire que la mort soit une solution au mal de l’âme et que les hommes désespérés transforment le désir de vivre, donc de lutter, de s’affirmer, de s’engager, en désir de disparaître, de se « libérer » oubliant les survivants plongés dans la détresse ? Il est impératif de s’interroger sur certains aspects de la culture québécoise afin de mieux cerner cette distinction qui est la nôtre. On ne répétera jamais assez qu’une forme de matriarcat psychologique a modelé nos valeurs et nos comportements. Les femmes apparaissent moins fragiles que les hommes. Elles se déploient mieux préparées sur le terrain émotionnel, mieux armées qu’eux. Les hommes sont demeurés plus taiseux, plus renfermés, incapables souvent d’expliquer leur angoisse. [Mme Bombardier vaudrait-elle que les hommes deviennent des femmes comme les autres ?] Et le machisme ne leur est plus d’aucun recours. Alors, le romantisme morbide qui transforme le suicide en geste courageux – bien qu’il soit plutôt l’expression d’un découragement abyssal – apparaît comme une option parmi d’autres.

Libres de choisir ?

S’ajoute à cela la position, appelons-la juridique ou philosophique, qui se résume par deux phrases : « C’est un droit. On est libre de choisir de mourir. » Malheureusement, cette façon de voir chez nombre de gens qui usent de la Charte des droits et libertés d’une manière pour le moins surprenante peut faciliter sans doute le passage à l’acte de personnes en détresse. Sous une apparence de tolérance et de respect de l’autre, n’y aurait-il pas une indifférence doublée d’un refus d’être soi-même dérangé ou remis en question ? Pourquoi plus de suicides au Québec qu’ailleurs au Canada ou que chez les anglophones du Québec ? Pourquoi des hommes à 80 % ? Pourquoi faut-il une semaine de la prévention du suicide pour regarder ce phénomène en face en découvrant les témoignages bouleversants et empreints de dignité des proches, brisés à vie par le geste de leur mari, épouse, frère, sœur, cousin, ou ami ? Il n’y a pas de lien de cause à effet avec ce qui précède. Mais que penser du fait que le seul projet de loi qui fasse quasi-consensus au Québec porte sur la fin de vie alors que tous les projets de loi sur la vie provoquent des débats houleux qui nous déchirent ? Le poids d’une culture de la mort pèserait-il sur nous ? »

On parle peu des suicides des hommes, quel que soit le pays. On parle de la violence contre les femmes, mais peu de la violence contre les hommes ou de leurs suicides. Voir ici. Ci-dessous les causes de morts violentes aux États-Unis. Il apparaît que le suicide et le meurtre touchent principalement les hommes.





Voir aussi

Violences conjugales : les hommes battus oubliés en France comme au Québec ?

« Le délit de violence psychologique est liberticide et contre-productif »


Real Women of Canada, Violence against women — a money grabber (en anglais).

Le 25 novembre et le 6 décembre, hier et aujourd’hui
 



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jeudi 6 février 2014

Interdiction potentielle de rites et explications religieuses dans certaines résidences privées ?

En principe, le champ d'application de la charte (projet de loi 60) doit être restreint aux lieux de travail des employés de l'État et se limiter uniquement aux heures de travail.
Or, pour 15 000 responsables de garderies familiales subventionnées, le lieu de travail se confond avec la résidence privée.

Le respect de la vie privée de ces milliers de Québécoises pourrait ainsi être éventuellement menacé par l'application de la charte.

Le projet de loi 60 vise ces personnes. Le gouvernement du Parti québécois étend aux garderies familiales la directive religieuse déjà en vigueur dans les Centres de la petite enfance (CPE) contestée en justice, et ayant pour effet d'interdire l'apprentissage d'une croyance religieuse, que ce soit par des chants, prières ou à l'aide d'objets religieux.

L'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) se pose des questions sur la légalité de cette approche et se demande comment Québec entend l'appliquer, compte tenu qu'on parle de services offerts dans des résidences privées.

« On estime que c'est au gouvernement à faire la démonstration qui justifie de faire une mise en application qui irait jusque dans le domicile des travailleuses autonomes dans notre réseau », a commenté le directeur général de l'AQCPE, Louis Sénécal, en entrevue à La Presse Canadienne, mercredi.

« Le caractère privé de ce mode de garde et le fait qu'il est assuré par des travailleuses autonomes rendent son application complexe », écrit l'organisme dans son mémoire à présenter en commission parlementaire, dans le cadre de la consultation menée sur le projet de loi 60, qui définit la charte de la laïcité de l'État. La date de sa présentation n'est pas encore fixée.

L'AQCPE espère que toutes les zones d'ombre de l'application de la charte, tant en CPE qu'en garderie familiale, seront élucidées avant l'adoption du projet de loi.

« Qui sera chargé en milieu familial de l'application de la charte ? », s'interroge-t-il, en disant craindre un problème d'équité avec les CPE, qui seront eux plus faciles à contrôler par Québec, vu leur caractère plus institutionnel.

Source




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mercredi 5 février 2014

Québec — dépenses insoutenables de l'État

L'ancien ministre Jacques Brassard remarque sur le budget québécois (dont le deuxième poste de dépense est l'éducation et la famille...) :

Ce n’est pas la première fois qu’une étude nous révèle qu’en matière de finances publiques, le Québec, comme bien des États-providence dans le monde, fonce à toute vitesse dans le mur de la débâcle.

La collision sera douloureuse et ravageuse.

Nous aurons beau faire toutes les pirouettes qu’on veut, avec les chiffres dévoilés cette semaine par les HEC, le constat est dévastateur : notre sacro-saint modèle québécois se déglingue dramatiquement.

Le ministre des finances peut bien s’échiner à faire accroire qu’en resserrant quelques boulons notre État ventripotent devrait encore tenir, il doit se douter qu’il fait de l’esbroufe. Pour son dernier budget, il n’a atteint aucune cible (revenus, dépenses, déficit, dette) et il semble surtout compter sur des versements accrus de péréquation afin d’éviter le naufrage. Plutôt gênant !

En fait (et ça perdure depuis des années), tous les paramètres économiques et financiers du Québec clignotent en rouge : taux de croissance anémique, taux de chômage incompressible, déficits récurrents, dépenses excessives, dette incontrôlée, développement économique en panne. Un tableau cauchemardesque !


Je ne vous apprends rien en vous répétant que notre État-Providence est devenu un gros mammouth souffrant d’obésité morbide. Il faut d’urgence le mettre au régime. Il doit se délester du suif en surabondance.

Nous ne pouvons plus nous payer à coup de déficits et d’endettement des programmes chromés que des provinces plus riches que nous n’ont même pas songé à se donner. En écrivant cela, j’énonce un cliché éculé. Sans doute. Mais c’est la vérité toute crue.

Il faut tailler dans le vif. Avec comme ambitieux objectif de vivre selon nos moyens. Il faut faire ce que l’Allemagne, la Suède, l’Espagne, le Portugal, la Grèce et bien d’autres ont fait : revoir les programmes de dépenses de l’État et les aligner sur la capacité de payer des contribuables. Cela suppose évidemment, dans bien des cas, de carrément réinventer des programmes ruineux : services de santé, services de garde, assurance parentale, régimes de retraite, panoplie de subventions aux entreprises.

La tâche est colossale. L’économiste Pierre Fortin a produit un graphique qui démontre qu’en 2009, « si le Québec, provincial et municipal, avait dépensé dans la même proportion de son revenu intérieur que les autres provinces, il aurait dépensé 29 milliards de dollars de moins.» Vous rendez-vous compte ? 29 milliards ! Ahurissant !


Ceci est une caricature et n'est pas le vrai montant de la dette du Québec


Ce seul chiffre suffit à illustrer la débandade budgétaire de l’État québécois. Mais après tout, me rétorqueront certains, ne sommes-nous pas une « société distincte » ?!

Le plus angoissant, c’est que, devant ce que Pierre Fortin appelle « l’insoutenable précarité des finances publiques québécoises », la classe politique se cantonne dans le déni et la fuite en avant.

Car, voyez-vous, à part la CAQ qui fait au moins l’effort de s’intéresser à ces questions, les deux grands partis de gouvernement (le PQ et le PLQ) s’acharnent à croire que le tout s’arrangera avec un hypothétique taux de croissance subitement musclé et une poussée de développement économique qu’on annonce en parole, mais qu’on s’ingénie par ailleurs à bloquer et à entraver pour plaire aux gourous écolos.

L’avenir est sombre et on n’est pas sorti du bois !



Le vrai chiffre de la dette estimée en temps réel par l'Institut économique de Montréal



Les humoristes qui dénoncent l'État-vampire ont encore de beaux jours devant eux

Voir aussi

Histoire — les Français sous l’Ancien Régime payaient 18 jours de travail en impôts




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Décrochage des enseignants au Québec

Au Québec, on rapporte qu’autour de 15 % à 20 % des enseignants abandonnent durant leurs cinq premières années d’enseignement (Gaudreau, 2011; Kirsch, 2006).

C'est nettement moins qu'aux États-Unis et ailleurs au Canada. Environ 33 % des nouveaux enseignants en Amérique quittent durant les trois premières années et que presque 50 % auront quitté au bout de cinq années (Shakrani, 2008).

Il serait intéressant que se pencher sur les causes de ces différences. Ainsi dans quelle mesure la sécurité de revenus relativement élevés dans un Québec au revenu moyen inférieur et au chômage supérieur aux autres États en Amérique du Nord expliquerait-il cette plus forte rétention ?

Via  Gestion efficace de la classe et le Professeur masqué.




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PISA — élèves québécois passent en sciences de la 10e position en 2006 à la 24e place en 2012

Alors que les Québécois se félicitaient d’avoir des jeunes forts en mathématiques il y a à peine un mois, la faible performance de ces derniers en sciences est passée sous silence (sauf sur ce carnet), déplorent plusieurs intervenants du milieu dans les pages du Journal de Montréal.

C’est ce qui ressort du dévoilement en décembre dernier des résultats de la plus récente étude PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), une situation qui inquiète l’enseignant de quatrième secondaire en sciences et technologie, René Nault.

«On se pétait les bretelles avec notre performance en mathématiques, mais personne n’a parlé que depuis 2006, on remarque une lourde tendance à la baisse en sciences», a-t-il indiqué.

Depuis 2006, le positionnement des élèves québécois en sciences a dégringolé passant de la 10e à la 14e position en 2009 pour finalement aboutir à la 24e place en 2012.

Cette étude, réalisée sur un intervalle de trois ans, compare la performance des élèves des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) en mathématiques, lecture et sciences.


Québec en bas de la liste ci-dessus (résultats PISA 2012 en sciences)

Réforme scolaire, les profs des généralistes surchargés

La réforme scolaire, mise en place au tournant des années 2000, pourrait être à la source de cette baisse, croit M. Nault.

Selon lui, le rapatriement de tous les cours de science, comme la biologie ou la physique, en un seul et même cours aurait pour conséquence de ne proposer qu’un survol des sujets sans jamais les traiter en profondeur. Une situation aggravée par l’augmentation de la charge de travail des enseignants, affirme-t-il.

« On a diminué de niveau, nous sommes passés de spécialistes à généralistes et nous avons le double de tâches », a affirmé René Nault, anciennement enseignant en sciences physique.

Le professeur à l’Université Laval Simon Larose, qui se penche sur les effets de la réforme sur les élèves, a lui aussi constaté les mêmes résultats inquiétants.

« Il y a eu un grand manque de vision dans l’implantation de cette réforme, même pour les enseignants. Parler de biologie ou de chimie, c’est un défi immense pour un enseignant spécialisé en science physique, par exemple », avance-t-il.

Ses recherches démontrent un mécontentement tant chez les parents que chez les élèves.

« On a noté un déclin de diplomation chez les jeunes, on ne sait pas si c’est dû au contenu, à l’implantation ou à la politique », s’interroge M. Larose.

Les sciences, métiers de l’avenir

Sources de métiers prometteurs, les sciences présentent des débouchés intéressants, d’où l’inquiétude suscitée par les mauvais résultats obtenus par les élèves québécois dans ces disciplines.

Selon une enquête de Jobboom, Bilan des perspectives du marché du travail 2014, le tiers de la main-d’œuvre dans le domaine de l’aérospatiale devra être remplacé dans les années à venir.

« Comme 30 % de la main-d'œuvre québécoise du secteur aérospatial partira à la retraite d'ici les 15 prochaines années, ces perspectives favorables s'annoncent durables », explique le bilan.

Pour l’enseignant en quatrième secondaire en sciences et technologie à l’école Joseph-François-Perrault, René Nault, les sciences sont primordiales au développement du pays.

« Nous savons tous que les sociétés se basent sur la recherche et le développement, c’est donc essentiel de bien former nos jeunes », explique-t-il.

Mêmes effets délétères en histoire et en géographie ?

Cette même tendance à faire des professeurs des généralistes s'observe également en Univers social où des profs d'histoire enseignent maintenant la géographie et vice-versa. Des enseignants spécialisés sont devenus des généralistes multidisciplinaires. Quoi de moins étonnant quand l'enseignement privilégie au Québec les diplômés d'études généralistes en éducation (relire l'histoire de Patrick Letendre ce prof de latin) et que les programmes (comme ECR) ne se veulent pas « encyclopédistes », mais insistent plutôt sur l'apprendre à apprendre (ou à réagir de manière politiquement correcte pour le cours ECR). On comprend l'intention, on se demande toutefois si l'on ne verse pas trop dans le « général » au Québec.


Voir aussi

Québec — La dégringolade en sciences

PIRLS — Les jeunes élèves québécois lisent moins bien que élèves du reste du Canada

PISA 2012 : Canada perd des plumes, Asie en tête, net recul de la Finlande, la France mauvaise élève

PPCE-2010 :  forte baisse relative en sciences des élèves québécois

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010

Québec — L'enseignement des sciences d'après la « réforme pédagogique »

Le constructivisme radical ou comment bâtir une réforme de l'éducation sur du sable.




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mardi 4 février 2014

Démographie russe — le solde naturel est redevenu positif

La Russie en 2013 aura donc connu une hausse naturelle de population, le nombre de naissances dépassant celui des décès, et ce pour la première fois depuis 1991.

Décembre 2013 aura vu 157.904 naissances contre 152.066 en décembre 2012, soit 5.838 naissances en plus, et 157.641 décès, contre 159.239 en décembre 2012 soit 1.598 décès en moins. Au final en décembre 2013, la population russe aura donc augmenté naturellement de 263 habitants contre une baisse de 7.173 en décembre 2012.

Sur l’année 2013, le pays aura connu 1.901.182 naissances contre 1.896.263 l’année dernière, soit 4.919 naissances en plus, et 1.878.269 décès contre 1.898.836 l’année dernière, soit 20.657 décès en moins. La population a donc naturellement (sans immigration) augmenté de 22.913 habitants, un record bien inattendu et imprévu, même pour les démographes les plus optimistes.

Brève synthèse de l’évolution démographique russe de 1992 à nos jours

   Année    Naissances  DécèsSolde  
1991  1.794.626  1.690.657   +103.969
19921.587.6441.807.441-219.797
19931.378.9832.129.339-750.356
19941.408.1592.301.366-893.207
19951.363.8062.203.811-840.005
19961.304.6382.082.249-777.611
19971.259.9432.015.779-755.836
19981.283.2921.988.744-705.452
19991.214.6892.144.316-929.627
20001.266.8002.225.332-958.532
20011.311.6042.254.856-943.252
20021.397.0002.332.300-935.300
20031.483.2002.370.300-887.100
20041.502.4772.295.402-792.925
20051.457.3762.303.935-846.559
20051.457.3762.303.935-846.559
20061.479.6372.166.703-687.066
20071.610.1002.080.400-470.300
20081.717.5002.081.000-363.500
20091.764.0002.010.500-246.500
20101.789.6002.031.000-241.400
20111.793.8281.925.036-131.208
20121.896.2631.898.836-2.573
2013  1.901.182  1.878.269   +22.913

Pour la première fois depuis 1991 donc, la population n’augmente plus qu’avec l’apport de l’immigration, ce qui était le cas depuis 2009. Les chiffres de l’immigration sont connus uniquement pour les 11 premiers mois de l’année et 271.828 personnes sont devenues résidentes temporaires ou permanentes ou bien des citoyens de la Fédération de Russie.

Ce taux migratoire légal et permanent est assez stable et maîtrisé selon les chiffres publiés :

   Année   Migrations
2000+213.610
2001+72.284
2002+77.927
2003+35.126
2004+39.632
2005+107.432
2006+132.319
2007+239.943
2008+242.106
2009+247.449
2010+158.078
2011+319.071
2012+249.930
2013+271.828(sur 11 mois)


Prévisions et ajustements

On y voit plus clair désormais dans la nouvelle matrice des pronostics démographiques pour 2030 de l’État russe qui comprend trois scénarios : un scénario bas envisageant une population de 131.862.200 personnes en 2030 (la précédente prévision de 2006 envisageait 128.000.000 habitants en 2030), un scénario médian envisageant une population de 141.612.000 personnes en 2030 (contre 139.372.000 habitants en 2030 pour la précédente prévision de 2006) et un scénario haut envisageant une population de 151.229.100 habitants en 2030, contre 148.000.000 en 2030 selon la précédente prévision de 2006.

Le scénario haut envisageait également une population de 143.793.700 habitants au 1er janvier 2014, mais grâce une hausse naturelle de population de 76.400 personnes et une immigration de 360.400 personnes. Avec une population de 143.657.134 habitants au 1er janvier 2014 obtenue par une hausse naturelle de population de 22.913 habitants, et une immigration de 271.828 sur 11 mois, la Russie semble donc pour l’instant plutôt se diriger vers le scénario haut.


Indice synthétique de fécondité en 2011 (2,1 enfants/femme pour assurer le renouvellement des générations)
La Russie d'Europe sauf Caucase musulman en fort déficit


Et après ?

Le taux de fécondité est passé de 1,195 enfants/femme en 2000 à 1,69 enfant/femme en 2012 (le niveau québécois) et sans doute autour de 1,75 en 2013 (plus haut qu’au Québec). Fait intéressant, ce taux est repassé au-dessus de 2 enfants/femmes dans les campagnes russes pour la première fois depuis 1995 : 2,056 en 2011, 2,215 en 2012 et sans encore doute plus en 2013, les chiffres n’étant pas encore disponibles.

La baisse des avortements, le recul de l’âge du premier enfant, ainsi que la hausse du taux de fécondité devraient donc sans doute permettre à la Russie de voir se maintenir un nombre de naissances assez élevé pour la prochaine année. L’année 2014 devrait par conséquent sans doute voir une nouvelle hausse naturelle de population sauf imprévu ne vient bousculer les tendances en cours d’établissement.

Pour expliquer cette hausse imprévisible du nombre de naissances, certains mentionnent une tendance culturelle à faire des enfants, incitée par une promotion de la part de l’État russe depuis quelques années qui semble avoir démontré son efficacité et qui pourrait continuer à produire des effets positifs, peut-être même au-delà de toutes les prévisions.

Si la bataille pour 2013 est gagnée, cela ne signifie pas pour autant que les problèmes sont réglés bien entendu.

La pyramide des âges russes ne laisse planer aucun doute à ce sujet. Si en 2010, les 20-25 ans étaient 11.840.532, les 25-30 ans 11.615.850 et les 30-35 ans 10.540.290, à titre comparatif, en 2020, les 20-25 ans seront 6.242.375, les 25-30 ans 7.736.651 et les 30-35 ans 11.446.098. C'est le résultat de l'importante contraction démographie subie après la chute de l'URSS et de l'effondrement économique et social qui s'en suivit.

Ces trois classes d’âges représentaient en 2010 31.093.033 habitants contre 25.425.024 en 2020.

Le volume de naissance que ces trois classes d’âges seront en état de produire sera donc inévitablement plus faible.

À l’horizon 2015, le nombre de naissances devrait recommencer à grandement diminuer jusqu’à l’horizon 2030-2035, soit le moment où les nombreuses naissances des années post-2005 arriveront à leur 25 ans et donc en gros en âge de se reproduire. Cette baisse plausible des naissances pour la période 2015-2030 devrait cependant s’accompagner d’une baisse forte de la mortalité comme c’est le cas depuis 2010, de façon soutenue. La population ne devrait ainsi pas trop diminuer, grâce à l’immigration, mais aussi à l’espérance de vie qui augmente considérablement (64 ans en 2003, 67 ans en 2007 et 70 ans en 2012), entrainant dans les années qui viennent un vieillissement de la population.

Source : Voix de la Russie

Voir aussi

Russie — la démographie expliquerait-elle le retour au conservatisme ?

La Russie entend limiter l'avortement pour éviter une contraction démographique

La crise démographique russe est en train de passer de mode

Russie — Poutine veut trois enfants par femme

Russie — Relance de la démographie

Québec — Nouvelle campagne pour l'immigration... aucune pour la natalité...

Québec — Taux de natalité et indice de fécondité en légère baisse pour la troisième année

Russie — augmentation de la natalité de 2,8 % en 2009





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Phobie scolaire : le nouveau mal du monopole scolaire

 Ils sont entre 1 et 5 % des élèves scolarisés dans les pays occidentaux et leur maladie est encore en tabou en France. Cette nouvelle pathologie, appelée phobie scolaire, montre que le moule unique de l’éducation nationale, dans sa réalité concrète, ne convient pas à tous les enfants et même qu’il en rend malade un nombre significatif et, apparemment, croissant. Dès lors, pour les parents, le parcours du combattant commence, car il faut trouver, dans l’urgence, un nouveau mode d’instruction pour leur enfant : hors contrat [sans subventions gouvernementales, avec plus de liberté pédagogique qu'au Québec], école à la maison avec ou sans cours par correspondance, année à l’étranger, etc. Une mère décrit cette maladie trop peu connue dans un livre témoignage. C’est l’un des premiers sur la phobie scolaire.

Dans le livre Le jour où je n'ai pas pu aller au col­lège, Anne-Marie Rocco, jour­na­liste au maga­zine Challenges, et sa fille Justine Touchard, étudiante, racontent leur com­bat face à la pho­bie sco­laire, un mal méconnu qui touche de nom­breux élèves décro­cheurs. Entretien avec Anne-Marie Rocco.

Pourquoi votre fille a-t-elle cessé un jour de se rendre au collège (12-15 ans) ?

Ce n'est pas une déci­sion ration­nelle. En 2007, au début de sa classe de 3e [14 ans], Justine n'arrivait tout sim­ple­ment plus à aller au col­lège. Elle dor­mait très mal, fon­dait régu­liè­re­ment en larmes et par­tait chaque matin avec la boule au ventre. Début octobre, c'est devenu insur­mon­table. Plusieurs para­mètres se sont super­po­sés : Justine avait eu quelques mésa­ven­tures avec des cama­rades qui se moquaient d'elle et puis la pres­sion sco­laire était trop impor­tante. A mon niveau, je me sou­viens notam­ment de la réunion parents-professeurs du début d'année : le pro­vi­seur et les pro­fes­seurs ont pré­senté le bre­vet comme un objec­tif majeur. Ils en par­laient comme d'un doc­to­rat, en créant un stress inutile. Comme ma fille man­quait de confiance en elle, elle a cra­qué et s'est retrou­vée dans une situa­tion de blo­cage à la fin du pre­mier trimestre.

Comment a réagi l'équipe éducative ?

Sur le moment, elle a été assez com­pré­hen­sive. L'établissement, un col­lège privé sous contrat, se ren­dait compte du mal-être de Justine et était dis­posé à ce qu'elle reste quelques jours à la mai­son. Mais pas trop long­temps, à cause du bre­vet... [Examens facultatifs à la fin de la 3e, secondaire IV.] Son pro­fes­seur prin­ci­pal, très à l'écoute, a fait en sorte que Justine soit tenue infor­mée quo­ti­dien­ne­ment par ses cama­rades des tra­vaux effec­tués en classe. Problème : au bout de quelques semaines, Justine ne vou­lait tou­jours pas retour­ner en cours et le col­lège a com­mencé à s'impatienter.

Nous avons donc dû faire un choix et nous avons coupé les ponts avec ce col­lège. J'ai cher­ché des établis­se­ments dif­fé­rents, des péda­go­gies alter­na­tives... Et je dois dire qu'entre les « boîtes à bac » hors contrat [qui prépare principalement au bac français/D.E.C. québécois] et les établis­se­ments cal­qués sur le modèle de l'Éducation natio­nale, c'est le désert. Justine a donc ter­miné son année avec le CNED, avant de décro­cher le bre­vet en can­di­dat libre. Au bout de deux ans de cours par cor­res­pon­dance et après une psy­cho­thé­ra­pie, elle a consenti à retour­ner dans un lycée public à taille humaine, au sein d'une classe lit­té­raire en sous-effectif. Justine a eu des moments dif­fi­ciles, mais son retour en classe s'est fait en dou­ceur. Aujourd'hui, elle pré­pare un BTS en com­mu­ni­ca­tion. Elle va mieux, mais ses pro­blèmes ne sont pas encore réglés.

N'est-ce pas un effet de mode de par­ler de « pho­bie sco­laire » ? Que sait-on de cette pathologie ?

Le phé­no­mène, qui recouvre plu­sieurs types de patho­lo­gies, reste encore flou. Mais ce n'est pas un effet de mode ! Notre livre le prouve : il est le pre­mier et le seul témoi­gnage per­son­nel. Il existe un autre ouvrage sur le sujet, coécrit par deux femmes méde­cins de l'hôpital Robert Debré, beau­coup plus médi­cal. Par ailleurs, je consi­dère que je fais par­tie des parents très bien infor­més et je n'avais jamais entendu par­ler de pho­bie sco­laire avant qu'un psy­chiatre n'emploie l'expression pour qua­li­fier la situa­tion de Justine. J'ai alors com­pris que nous n'étions pas seuls : beau­coup d'autres familles sont confron­tées au phénomène.

[...]

Le jour où je n'ai pas pu aller au collège
par Anne-Marie Rocco et Justine Touchard
aux éditions Flammarion
paru le 28 août 2013
à Paris
319 pages
ISBN-13: 978-2081295926


Sources : VousNousIls et Liberté scolaire




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lundi 3 février 2014

Parlez-vous le français socialiste ?

Phrases alambiquées ou absurdes, non-sens, novlangue… Le pouvoir socialiste en France martyrise la langue française. Petit lexique.

En françaisEn socialisteCitation
Donner aux élèves la même éducation
Bâtir du commun
« Il revient à l'École française de contribuer à bâtir du commun. » (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l'école)
L'avenir des jeunes Français
Leur devenir de citoyen
« Il s'agit d'accompagner les élèves dans leur devenir de citoyen. » (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l'école)
Personnel scolaire chargé de veiller à la discipline
Groupes académiques climat scolaire
« Afin de rendre effective cette lutte contre les violences, des “groupes académiques climat scolaire” sont par ailleurs déjà constitués pour aider localement chaque école et établissement. » (Site du ministère de l'Éducation nationale).
Détruire l'identité sexuée
Déconstruire les stéréotypes de genre
« La création du programme “ABCD de l'égalité”, qui s'adresse à l'ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 [5e secondaire] et à leurs enseignants, vise à déconstruire des stéréotypes de genre. » (Site du ministère de la Santé, décembre 2012)
Égalité hommes-femmes
Égalité femmes-hommes
« Pour une raison toute bête, explique-t-on au ministère des Droits des femmes, c'est par ordre alphabétique. Il n'y a pas de raison que les femmes soient en deuxième position ! »
L'école maternelle
La première école
« Changer le nom en “petite école” ou “première école”, c'est neutraliser d'une certaine manière la charge affective maternante du mot “maternelle”. » (Sandrine Mazetier, députée PS, le 1er février 2013)
Travailler pour le pays
Faire France
« Il s'agira donc, désormais, de “faire France” en reconnaissant la richesse des identités multiples.» («Refonder la politique d'intégration », 2013)
Bâtir une société harmonieuse
Faire de l'en-commun
« De la conception à la gestion des espaces publics, comment construire un “en-commun”.» («Refonder la politique d'intégration », 2013)
Se lancer dans des projets
Produire des possibles
« Il faut changer de paradigme, proposer une nouvelle forme d'action publique, pour produire des “possibles” à l'intersection des valeurs de la République et du respect des gens eux-mêmes et de leurs capacités à coproduire de l'action publique. » (« Refonder la politique d'intégration », 2013)
La France évolue
Les dynamiques plurielles de la société
« L'histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des “grands hommes” mâles, blancs et hétérosexuels. Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le “panthéon” des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société.» («Refonder la politique d'intégration », 2013)
Couple homosexuel dans l'impossibilité de procréer
Confronté à «l'infertilité sociale»
« La présente proposition de loi a pour objet d'ouvrir l'assistance médicale à la procréation à tous les couples infertiles, qu'il s'agisse d'une infertilité médicale ou “sociale”. » (Proposition de loi déposée au Sénat par cinq sénateurs socialistes le 19 juillet 2013)
Être enceinte
Être en état de grossesse médicalement constaté
« La collaboratrice libérale en état de grossesse médicalement constatée a le droit de suspendre sa collaboration » (Projet de loi pour l'égalité entre les hommes et les femmes, septembre 2013)
Les parents et les médecins
Les acteurs impliqués dans la conception
« Aujourd'hui, la filiation biologique n'est plus la seule filiation possible ; il y a une multiplication des acteurs impliqués dans la conception et l'éducation des enfants. » (Dominique Bertinotti, commission des lois, réunion du 18 décembre 2012)
Construire la société française
Le Nous inclusif et solidaire
« L'enjeu est dès lors de rendre possible l'identification à une communauté politique plurielle, c'est-à-dire une communauté concrètement caractérisée par des identités diverses et hétérogènes - que ce soit en raison d'une histoire faite d'immigration, de colonisation ou tout simplement et plus généralement de la pluralité des identités sociales et politiques et des croyances morales qui traversent la société —, mais néanmoins capable de s'identifier positivement à un “Nous”. Ce que nous nommerons un Nous inclusif et solidaire. » (« Refonder la politique d'intégration », 2013)



Michel Schneider, psychanalyste, décrypte ce nouveau langage dans Le Point de cette semaine.

Langue de bois, nommer ainsi celle des socialistes serait insultant pour le bois. Novlangue alors ? C’est trop dire. Cette langue d’État n’est pas comme celle de 1984 le masque d’une double pensée, mais le révélateur d’une pensée zéro.

Quelques spécimens, en commençant par le sommet : la parole de notre président se dégrade. Conférence de presse du 14 janvier. Absence systématique de prononciation des liaisons, phrases fautives ou absurdes (« Je ne suis pas gagné par le libéralisme, c’est tout le contraire », ce qui a autant de sens que « le capitalisme est l’exploitation de l’homme par l’homme, le communisme, tout le contraire »). Platitudes d’un comique involontaire : « En Afrique, il fait très chaud. » Espérons que le président ne cédera pas aux communicants qui l’invitent à se refaire une cote de popularité en parlant de plus en plus.

Les ministres ensuite, dont la langue est simple à déchiffrer : ce qu’elle dit est le contraire de ce qu’elle veut dire. Faire (faire France, faire sens, faire laïcité…) révèle l’incapacité à faire quoi que ce soit dans le réel. Un signal fort dit le manque de volonté. Simple désigne une usine à gaz réglementaire. Juste, comme dans TVA juste, désigne quelque chose de socialement injuste. C’est vrai que accompagne presque toujours une erreur ou un mensonge. Partenaires sont nommés les adversaires sociaux. Mariage pour tous cumule inexactitude (la loi ne l’ouvre qu’aux homosexuels) et exagération (7 000 sur un total de 238 000 en 2013). Pacte ne désigne qu’une annonce unilatérale sans contrepartie et trahit une naïve volonté d’armistice.

Au déni des lendemains qui déchantent s’ajoutent abus, ridicules et obscurités. Pluriels absurdes (les territoires, les outre-mers). Non-sens : croissance négative pour dire récession. Phrases alambiquées : on n’est plus enceinte mais en état de grossesse, pas capable mais en capacité, non pauvre, mais en situation de précarité, expressions qui donnent à ceux qui les prononcent l’illusion d’avoir quelque chose à dire parce qu’ils font des phrases plus longues. Emploi du double sujet : « Mon gouvernement, il est au travail », comme si les politiques s’empressaient d’assurer leur moi incertain en doublant à tout bout de champ le sujet grammatical. Évitement quasi phobique : écouter signifie reculer devant les demandes (bonnets rouges, pigeons…) ; observatoire désigne l’État s’observant observer une réalité qui lui échappe ; responsabiliser veut dire laisser faire quand les socialistes s’adressent aux patrons, et punir pour les clients de la prostitution ; stigmatiser remplace le récent « discriminer » pour dire le fait de nommer une personne ou une catégorie ; reconstituer de l’en-commun se substitue au ridicule « vivre-ensemble » et à ce mot honni, « peuple ».

Le socialisme est un nominalisme. Exemplaire bêtise : supprimons les mots, les choses suivront. D’où, pour éradiquer la domination masculine, la féminisation forcée des titres et l’inversion de l’ordre des mots (ne plus dire égalité hommes-femmes mais femmes-hommes.) J’avais retenu de l’arithmétique qu’une égalité se lit dans les deux sens : je me trompais. Dernière lubie d’un socialisme devenu sociétisme par sa volonté de révolutionner les rapports de vie privée faute de réformer la chose publique, la suppression dans les Codes de l’expression bon père de famille.

Pensez ! une triple horreur, le bon qui ne serait pas le monopole des femmes, les pères, ces antiques despotes, et la famille, un archaïsme qu’il faut déconstruire. Les politiques abaissent un pays en abaissant son langage.

Albert Camus se fixait comme but politique d’« élever le pays en élevant son langage ». Nul n’est tenu à une langue relevée, mais élevée, oui. Par l’effort de dire comme il faut ce qui est. « La France est en mesure de considérer et de traiter les problèmes, non pas sous une forme plus ou moins haletante et changeante, mais en tant que desseins continus et décisions de longue portée. » C’était aussi un 14 janvier, mais en 1963, qu’un président disait ces mots. Il s’appelait de Gaulle et avait une autre idée que son lointain successeur non seulement de la France, mais de la manière de lui parler.

« Il faut aimer la France », conseillait ou concédait Hollande. Messieurs les socialistes, aimez les premiers, et de grâce ne martyrisez pas sa langue pour lui faire dire vos fantasmes.

Voir aussi

Sélection novlangue de la semaine (en construction)

Sélection novlangue de la semaine (2)

Novlangue au Monopole : le mot athée désormais tabou

Ne dites plus... parlez pédagogiste...

Lexique du Plateau

Novlangue — OQLF prescrit « action positive » plutôt que « discrimination positive »