vendredi 13 décembre 2013

Québec — La dégringolade en sciences

Lettre ouverte de René Nault, enseignant en sciences de 4e secondaire depuis 20 ans :

Selon les résultats du dernier Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), le Québec est maintenant sous la moyenne canadienne en sciences, et a glissé de la 14e à la 24e position au niveau international, en seulement trois ans. Une réflexion s'impose pour faire cesser cette dégringolade, d'autant plus que personne ne semble s'inquiéter de cette situation.

Les sciences ont sûrement été le secteur qui a subi les plus grands changements lors de la réforme de l'enseignement du secondaire. En effet, les enseignants sont passés de spécialistes à généralistes. Les nouveaux programmes ont regroupé les différents domaines des sciences sous le grand chapeau de « science et technologie » pour la première à la quatrième secondaire et ils touchent à toutes les sciences à la fois.


Par conséquent, un enseignant doit maîtriser des notions de chimie, de physique, de biologie, d'écologie, d'astronomie, de géologie et, bien sûr, de technologie, sans avoir nécessairement la formation adéquate. Ainsi, n'a-t-on pas éteint la passion de chaque enseignant voué à sa discipline spécifique ?

Un des aspects importants de la réforme a été l'introduction de la technologie dans le curriculum. Les jeunes doivent maintenant apprendre entre autres le dessin technique et la manipulation de machines-outils: scie à ruban, perceuse ou ponceuse. Les enseignants peuvent se retrouver avec des groupes de 32 élèves dans un local exigu et dans un environnement bruyant et poussiéreux où les risques d'accident sont présents. Avant la refonte des programmes, le cours d'initiation à la technologie était donné par des enseignants spécialistes et le ratio était d'un maximum de 22 élèves.

Est-ce vraiment aux enseignants de science de montrer aux élèves à utiliser une perceuse, un marteau ou un tournevis? La technologie ne devrait-elle pas être une discipline en soi ? Et le temps qui est consacré à la technologie réduit-il l'enseignement des concepts de base et l'apprentissage de la méthode scientifique ?

Nous avons tous appris que lors d'une expérimentation, la première chose à faire était d'émettre une hypothèse. Aujourd'hui, l'accent est davantage mis sur un but à atteindre. Un certain Albert Einstein disait qu'en science, la réussite dépendait beaucoup plus de la question qui était posée que de la réponse!

Nous avons également tous appris que l'atome était composé de trois particules: proton, électron et neutron. Mais, depuis la réforme, les élèves québécois inscrits au cours régulier de quatrième secondaire n'entendent plus parler des neutrons. Exit cette troisième particule avec le nouveau programme! Le niveau doit-il être rabaissé à ce point pour améliorer le taux de réussite? Nos élèves valent mieux que cela.

Que dire des différentes voies en science, les choix sont tellement compliqués que tout le monde s'y perd : « application technologique et scientifique », « science et technologie », « science et technologie de l'environnement » et finalement « science de l'environnement », seulement pour le quatrième secondaire !

En tant qu'enseignant de sciences, je me suis souvent demandé comment on en était arrivé là. Tous ces grands spécialistes de la pédagogie et de la réforme qui nous dictent trop souvent comment enseigner, comment réagissent-ils devant ce recul de la performance des élèves québécois en sciences?

Il est peut-être temps qu'on écoute les enseignants. Nous devons faire un bilan de la réforme et, au besoin, de corriger le tir. Nous devons nous poser des questions et faire un débat sur cette dérive. Notre société ne peut pas se permettre que l'enseignement des sciences au secondaire continue de décliner. Il en va de l'avenir de nos jeunes.

Voir aussi

PIRLS — Les jeunes élèves québécois lisent moins bien que élèves du reste du Canada

PISA 2012 : Canada perd des plumes, Asie en tête, net recul de la Finlande, la France mauvaise élève

PPCE-2010 :  forte baisse relative en sciences des élèves québécois

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010

Québec — L'enseignement des sciences d'après la « réforme pédagogique »

Le constructivisme radical ou comment bâtir une réforme de l'éducation sur du sable.




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Kartable : l'instruction secondaire en ligne à la française


Ils ont 27 ans, ont intégré HEC avec une note de 20 en maths et sont les inventeurs d’un site d’e-learning inédit, Kartable.fr. Sarah Besnaïnou et Julien Cohen-Solal ont planché deux ans avec une cinquantaine d’enseignants pour parvenir à mettre en ligne ce qui paraît simple : tous les cours dans toutes les matières pour collégiens et lycéens. Soit 10 000 leçons.

Une offre centralisée qui n’existait pas sur le Web. Tout parent qui aura tenté de faire réviser des cours d’histoire à son ado en classe de troisième saura apprécier la clarté bienvenue de ces programmes scolaires. Cours – enfin – lisibles, présentation sobre. Dans chaque matière, des exercices et leurs corrigés. En prime : de la méthodologie pour apprendre aux élèves comment s’approprier efficacement ces contenus.

« 200 000 inscrits en deux mois, 6 000 nouveaux abonnés chaque jour », assurent les concepteurs. « L’élève peut se fabriquer ses devoirs, observer sa progression, conserver ses fiches dans un classeur », précise Sarah Besnaïnou.

Gratuit, le site se financera en proposant des services supplémentaires payants tels qu’un suivi personnalisé ou une ligne de soutien sur laquelle des enseignants répondront en direct. Seul regret, la faute d’orthographe du nom du site.

Source : Le Point

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À la maison, l’étudiant suit les cours en vidéo, à l’école les enseignants surveillent les exercices

Prochainement (en 2009), tous les cours du CNED en accès gratuit





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Belgique — le test PISA ne prend pas en compte les décrocheurs

Que manque-t-il à cette enquête Pisa ? La prise en compte du décrochage scolaire. Pisa interroge les élèves de 15 ans qui sont en classe, pas ceux qui ont quitté précocement l’école. Et ce n’est pas rien. Le décrochage scolaire n’existe quasi pas en Finlande, il représente 7 % des élèves en Flandre mais 15 % en Wallonie (18 % des garçons) et 23 % des garçons à Bruxelles, soit près d’un sur quatre, un triste record ! On peut supposer que tous ces enfants qui ne participent pas à l’étude Pisa, auraient des résultats aux tests très mauvais. L’enquête est donc biaisée en Fédération Wallonie-Bruxelles : les résultats sont surestimés. Et les enseignants le savent.

Jean Hindriks

Co-auteur avec Marijn Verschelde de l’étude L’École de la chance (sur la pertinence de l’enquête Pisa) dans la revue Regards économiques, fév. 2010. Professeur d’économie à l’UCL.

Source La Libre

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Belgique — l’écart entre élèves autochtones et allochtones reste criant

Belgique — un décret de mixité sociale obligatoire soulève l'ire des parents et des enseignants

Étudiants africains en France, étudiants français en Belgique

Belgique — Près de la moitié des enfants à l'école primaire communale sont musulmans

Belgique — les nombreux décrets pour promouvoir la mixité sociale à l'école sont un échec

Belgique — La moitié des élèves bruxellois ont un retard scolaire d'un an à l'entrée du secondaire

En Belgique, les élèves musulmans aiment l'école catholique




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mercredi 11 décembre 2013

La charte des valeurs s'opposerait à la philosophie du programme ECR

Analyse de Vincent Beaucher, postdoctorant en éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières et chargé de cours en éducation à l’Université de Sherbrooke, un pur produit de l'université progressiste et multiculturaliste,la charte des valeurs (que nous ne soutenons pas avec ferveur) seraient contraire au programme d'éthique et de culture religieuse. Ce qui est intéressant dans sa dénonciation c'est que cet universitaire bon teint oppose à la charte un programme scolaire, c'est donc bien qu'ECR aurait une visée politique ?

« Depuis déjà plus de trois mois, le projet de charte des valeurs québécoise tel que proposé par le Parti québécois est un élément de discussion et de réflexion incontournable. Échaudés par divers événements survenus au cours des dernières années et aussi en fonction de ce qui passe ailleurs dans le monde, les Québécois sont désormais (hyper)sensibles à l’influence que pourrait (r)avoir la religion sur nos mœurs sociales et politiques.

En éducation, la place de la religion a connu un sort conséquent de l’évolution de sa place dans la société, bien que plus lentement. Ainsi, même si l’État s’est officiellement distancé du clergé à la suite de la Révolution tranquille, il a été convenu et socialement accepté que l’enseignement religieux se poursuive dans les écoles, et ce, jusqu’au tournant du nouveau millénaire. Ce n’est qu’en 2008 que le programme d’éthique et culture religieuse (ECR) prend officiellement la relève de l’enseignement moral et surtout de l’enseignement religieux.

Bien que toujours débattue, cette idée d’offrir une formation en culture religieuse se base sur plusieurs constats. Pour n’en nommer que quelques-uns, il y a celui que l’école publique n’a pas à former de « bons petits chrétiens », donc à offrir l’enseignement religieux, même si l’alternative de l’enseignement moral laïque existe. Cependant, l’histoire du Québec est grandement influencée, qu’on le veuille ou non, par la présence de l’Église.

Il apparaît alors pertinent de développer une connaissance de cet état de fait toujours visible et expliquant notre développement social. À cela s’ajoute le fait que ce même développement social s’est grandement métamorphosé au cours des dernières décennies, l’immigration ayant changé le
portrait du Québec contemporain. Une des conséquences concerne évidemment une nouvelle pluralité de croyances spirituelles auxquelles il convient de s’intéresser.

Le programme d’ECR, de par ses finalités que sont la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien commun, s’oriente exactement dans le sens des constats énoncés ci-haut, à savoir que le Québec a des liens passés et actuels avec le fait religieux. La compétence « Manifester une compréhension du phénomène religieux », appuyée par la compétence « Pratiquer le dialogue », cherche donc à faire des ponts avec les fondements du Québec (le passé) et aussi avec ses citoyens aux origines et croyances diverses (le passé, le présent et le futur). En filigrane de l’ensemble du programme d’ECR se trouve un élément très important, à savoir que la ligne entre l’acceptable et l’inacceptable est définie, entre autres, par les valeurs communes du Québec.

Ces dernières proviennent, par exemple, de la Charte des droits et libertés de la personne que l’Assemblée nationale a adoptée il y a près de 40 ans. Ainsi, pour donner un cas « classique », il serait clairement et définitivement inacceptable qu’un élève affirme la suprématie de l’homme sur la femme, peu importe l’origine culturelle ou religieuse d’une telle croyance. Il serait du devoir de l’enseignant de remettre en question cette position, voire de la réprimer.

[Aveu intéressant, surtout quand viendra le temps d'interpréter ce qu'est la suprématie supposée de l'homme. Est-ce que tout discours qui ne serait pas servilement féministe et progressiste serait inacceptable ? Est-ce que dire, par exemple, que la femme a un rôle distinct dans la famille serait inacceptable et donc réprimé ?]

Un de ces objectifs du cours d’ECR consiste à donner l’occasion aux élèves d’en apprendre sur les religions, le catholicisme en tête. Il ne s’agit pas à proprement parler « d’enseigner les religions », mais plutôt de les découvrir en passant par différents thèmes, comme « Les rites qui entourent la naissance ». [Et les célébrations comme le Noël des souris ou les figures religieuses et mythiques comme dans Superman comparé à Jésus.]

[Voir Mathieu Bock-Côté et Joëlle Quérin : la transmission des connaissances factuelles n'est pas le but du cours ECR, mais l'inculcation d'une attitude multiculturaliste (certains diront relativiste) envers toutes les religions et les cultures.] 

Durant le primaire et le secondaire, il sera ainsi question de thèmes touchant les fêtes, les personnages, les livres, les institutions, etc., qui fondent les spiritualités. Il n’y a pas d’obligation à tout couvrir, seuls les thèmes sont prescrits. En ce sens, les apprentissages pourront varier en fonction des réalités propres à chaque milieu. Bref, un gros menu en perspective, qui représente tout un défi pour les enseignants et les élèves, mais qui peut être, somme toute, une aventure éminemment enrichissante.


Le cas de la charte

Un questionnement émerge alors avec l’annonce du projet de la charte des valeurs québécoises. Si le contenu de la charte réaffirme pour l’essentiel des valeurs déjà sous-entendues dans le programme d’ECR, l’intention d’interdire le port de signes religieux ostentatoires chez certains fonctionnaires envoie un drôle de message [le style!], pour ne pas dire un message contradictoire à l’essence de l’éducation aux cultures religieuses contenue dans le cours d’ECR.

En effet, alors que le gouvernement demande aux jeunes Québécois de tout horizon de s’intéresser aux différentes religions que l’on retrouve au Québec et dans le monde, la branche exécutive du même gouvernement veut légiférer pour qu’on ne puisse plus voir la présence de ces religions au sein de son appareil (mais peut-être sans inclure les élus...?). Bien que l’intention puisse ultimement être défendable, il n’en demeure pas moins que pendant 11 ans, soit tout le primaire et tout le secondaire, on dit en quelque sorte aux élèves que les religions sont globalement bonnes, qu’il faut les comprendre et les respecter. [Si toutes les religions sont bonnes, ne tombe-t-on pas dans un relativisme ?]

Sauf qu’en même temps, le débat actuel soulève le fait qu’il n’est peut-être pas bien vu de (trop?!) s’afficher en tant que croyant, tout particulièrement aux yeux du gouvernement. Si les citoyens adultes se heurtent à la complexité de la situation amenée par la charte, qu’en sera-t-il des élèves? Devrions-nous croire que les jeunes accepteront sans mot dire ce double message? Rien n’est moins sûr, surtout que le programme d’ECR, avec son volet éthique, vise le développement de la pensée critique  [alors que certaines pensées sont à réprimer, voir plus haut ?] en amenant les jeunes à se questionner en s’appuyant sur des faits et des valeurs communes [vagues et décidées par qui ? Les élèves qui y arrivent par « le dialogue », l'animatrice ECR, l'État ?] 




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mardi 10 décembre 2013

L'école à la maison — Lancement d'un ouvrage qui propose un changement de perspective sur le sujet

C'est le 5 décembre que Mme Christine Brabant, pionnière de la recherche sur l'école à la maison au Québec, a procédé au lancement de son livre L'école à la maison, un projet familial, social et démocratique, lors d'une conférence de presse tenue à la Librairie Café En Marge de Rouyn-Noranda.

Lors de l'évènement, l'auteur, également professeure chercheure au DESS en administration scolaire à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et cofondatrice du Centre international pour la recherche sur l'éducation en famille (International Center for Home Education Research), a présenté son ouvrage qui propose de soutenir l'école à la maison et d'en stimuler la maturation, plutôt que de tenter d'intéresser davantage ces familles aux programmes et aux évaluations scolaires.

Selon l'auteur, de nombreux modèles de « villages éducatifs » ont été expérimentés à travers les époques et dans différentes cultures et l'école à la maison peut en être une autre formule envisageable, tout comme la forme scolaire. « Dans tous les pays où la population adulte est largement scolarisée, un nombre croissant de parents choisissent d'assumer la responsabilité de l'éducation de leurs enfants. Ils adoptent un mode de vie centré sur l'apprentissage en famille, permettant un parcours d'apprentissage adapté à chacun ainsi qu'une socialisation familiale et communautaire. Cette option éducative a déjà fait ses preuves en termes de réussite académique et sociale. Ce mouvement s'est développé en un réseau éducatif dynamique et structuré, reconnu légalement et soutenu par les autorités scolaires à travers le monde. Le Québec accuse un retard à ce chapitre. Il est temps de mettre en place des mesures de soutien et d'encadrement pour les familles québécoises qui font ce choix », soutient Mme Brabant.

Ce carnet est certainement pour un soutien aux parents qui instruisent leurs enfants à la maison : crédit d'impôt, accès aux laboratoires, aux bibliothèques, aide ponctuelle d'un spécialiste mais uniquement si les parents le désirent.

Pour ce qui est de l'encadrement, ce carnetier est très soupçonneux de tout encadrement supplémentaire qui ne pourrait se faire qu'aux détriments des parents et au seul bénéfice de bureaucrates qui se cacheront derrière de grosses ficelles connues : la standardisation, la lutte aux extrémismes, l'intérêt de l'enfant défini par des fonctionnaires.

Selon Mme Brabant, il faut aussi être conscient que ces expérimentations pédagogiques et sociales pourraient produire de nouvelles connaissances en éducation et ainsi contribuer à l'amélioration de notre système éducatif et à l'évolution de notre société.

Cet ouvrage qui fut également lancé le 13 novembre dernier à Montréal s'adresse à un lectorat plus largement intéressé par des idées alternatives ou innovatrices en éducation

L' école à la maison au Québec
Un projet familial, social et démocratique
par Christine Brabant
Presses universitaires du Québec
2013,
280 pages,
D3899,
ISBN 978-2-7605-3899-3

Pour commander le livre

Entrevue avec l'auteur sur Radio Canada





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lundi 9 décembre 2013

Compte rendu du colloque international sur l'éducation catholique tenu à Montréal

Près de cent cinquante personnes se pressaient à l’étage dans une salle pleine du Grand Séminaire de Montréal samedi matin pour assister au col­loque inter­na­tional qu’orga­nisait l’Asso­ciation des parents catho­liques du Québec. Le colloque se tenait sous la présidence de l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine.
Table des matières
1. Mgr Christian Lépine
2. Me Jean-Yves Côté
3. Mme Barbara Séguin
4. Mme Anne Coffinier  (1re partie)
5. M. Paul Donovan
6. Mme Marguerite Bourbeau
7. Mme Anne Coffinier (2e partie)
8. M. Dominique Boily
1. Mgr Christian Lépine

Il fut le premier à intervenir pour rappeler les tenants de la doctrine catholique en matière d’éducation : les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Pour l’archevêque, la famille précède l’État. Ce droit est d’ailleurs inscrit à l’article 26 de Déclaration universelle des droits de l'homme :
3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.
Ce droit est tenu pour évident, il n’a pas à être justifié.

Évidemment, si les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, ils ne sont pas les seuls à pouvoir éduquer leur progéniture. Ils ont le droit d’être aidés.

La paroisse à un rôle à jouer, elle doit en effet servir les parents. Car, c’est un défi que d’être parent : il faut sagesse, formation et préparation. Les choses ne vont pas toutes seules. Il existe une alliance naturelle entre la famille et la paroisse, car cette dernière est un lieu de grâce, de ressources et de soutien mutuels. Il faut sans doute encore promouvoir ce lien.

Les parents se sentent démunis, l’école a un rôle indispensable, mais pas uniquement un rôle d’instruction, elle a également une dimension éducative. L’école est là pour servir les parents.

Mgr Lépine rappelle ensuite ces paroles de Jean-Paul II :
« La laïcité n'est pas le laïcisme ! Elle n'est autre que le respect de toutes les croyances de la part de l'État, qui assure le libre exercice des activités cultuelles, spirituelles, culturelles et caritatives des communautés de croyants. Dans une société pluraliste, la laïcité est un lieu de communication entre les diverses traditions spirituelles et la nation. »
Le rôle de l’État est de protéger l’espace de liberté d’une laïcité bien comprise.

On a cru que l’on respecterait la liberté des gens en expulsant la religion de la vie publique, mais cela débouche sur une absence de liberté, car la dimension spirituelle est une question cruciale, primordiale qui donne sens à la vie.

2. Me Jean-Yves Côté

Le second à intervenir est Me Jean-Yves Côté. Il rappelle son parcours : avocat dans la cause ECR pour les parents de Drummondville devant les cours supérieure et d’appel du Québec. Ensuite avocat à la Cour suprême dans le même dossier pour un regroupement d'associations. Il est également l’avocat désigné pour représenter la HSLDA comme intervenante dans l’affaire Loyola contre le Monopole de l’éducation (voir ce billet de vendredi).

dimanche 8 décembre 2013

Instruction à la maison – La Cour suprême des États-Unis ordonne au gouvernement Obama de répondre aux parents allemands

La famille Romeike à l'étude
La Cour suprême a ordonné au procureur général Eric Holder de répondre par écrit à la requête de l’organisme de défense des parents-éducateurs (la HSLDA) au nom des Romeike.

Après avoir fui en 2008 l’Allemagne parce qu’ils y étaient persécutés pour instruction à domicile, la famille Romeike avait obtenu en 2010 l’asile politique aux États-Unis à la suite de la décision de Lawrence Burman, juge de l’immigration. L’administration Obama a révoqué leur droit d’asile en 2012 et la cour d’appel du 6e circuit a confirmé la position de l’administration en affirmant que l’Allemagne ne faisant que mettre en œuvre une loi de portée générale sur l’absentéisme scolaire. La HSLDA a fait appel devant la Cour suprême des États-Unis le 10 octobre 2013.

« Nous sommes heureux de l’intérêt que la Cour porte sur les questions que nous lui avons présentées dans notre pétition », a déclaré le président HSLDA, Michael Farris. L’affaire Romeike c. Holder permet à la Cour d’aborder des questions importantes liées à la liberté religieuse et aux droits de l’homme. Nous espérons qu’après l’examen du mémoire du gouvernement, ils nous permettront d’entendre notre affaire.

Plus de 10 000 appels sont présentés à la Cour suprême chaque année, mais seuls 80 sont entendus. Le directeur du contentieux de la HSLDA James Mason s’est dit optimiste.

« Le gouvernement a d’abord renoncé à son droit de réponse, pensant apparemment que l’affaire Romeike c. Holder n’était pas digne d’un examen par le haut tribunal du pays », a déclaré Mason. « Il est évident que quelqu’un à la Cour suprême n’est pas du même avis. Alors que la probabilité d’être entendu par la Cour suprême est très faible, cette demande de la Cour suprême améliore nos chances, mais il est impossible de prédire si le tribunal acceptera en fin de compte d’entendre notre cause. »

Dans son ordonnance, la Cour suprême a donné au procureur général jusqu’au 19 décembre pour répondre. Toutefois, si le gouvernement Obama demande une extension et que celle-ci lui est accordée, son mémoire ne pourrait être déposé qu’en février.

Voir aussi

Administration Obama se range du côté des lois restrictives allemandes sur l’éducation à la maison (m-à-j vidéo)





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samedi 7 décembre 2013

PISA 2012 — La France 1re au classement général pour le creusement des inégalités par l'école


Par Anne Coffinier :

Pisa nous dit deux choses : le système scolaire français continue à s’enfoncer et il est LE pays le plus inégalitaire de tout l’OCDE. Autrement dit le pays dans lequel la différence d’origine sociale compte le plus sur les résultats scolaires et dans lequel les différences de niveaux entre les meilleurs et les plus faibles sont les plus grandes. Malgré le discours égalitariste et l’hostilité bien française à l’égard des élites (dont la réforme du paiement des professeurs de classes préparatoires n’est que l’illustration la plus récente), la France réussit donc le tour de force d’être première au classement dès lors qu’il s’agit d’inégalités entre ses élèves.


Les résultats de la France plongent : elle perd 5 places au classement général, passant de la 13e à la 18e place sur 34 pays ; ses résultats en maths se dégradent et l’anxiété face à cette matière augmente quand, en parallèle, les inégalités se creusent dans toutes les matières, constate le Ministère de l’Education nationale sur son site internet. Les performances en français et culture scientifique restent, quant à eux, stables.

Bref, l’élite scolaire serait toujours aussi performante mais les mauvais élèves toujours plus perdus et le décrochage toujours plus inquiétant.

Le Ministère prétend que ce constat PISA « donne raison à la refondation de l’école », (sic, cf site internet du Ministère), mais on attend toujours le « choc PISA » en France. Trêve de laïus sur l’exception française : il faut regarder la vérité en face. L’école publique est un accélérateur d’inégalités et d’injustices. Et ses premières victimes sont les populations les plus fragiles.

Anne Coffinier




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vendredi 6 décembre 2013

PISA 2012 — Quand les enfants sont éduqués, ils peuvent être instruits


Débat entre Éric Zemmour et Nicolas Domenach :

  • Les bons élèves français sont très bons;
  • Ce sont les 15 % des élèves les plus mauvais (qui sont très mauvais) qui plombent les résultats;
  • Ce sont les banlieues (peuplées d'immigrés) qui font baisser la moyenne;
  • L'immigration en France est de mauvaise qualité [comme aux États-Unis en moyenne et contrairement à l'Australie et le Canada qui sélectionnent leur immigration];
  • Dégât du pédagogisme qui touche le plus les enfants de milieux peu favorisés;
  • Importance de la famille (valorise-t-elle l'école, l'effort scolaire ?), c'est l'éducation primordiale pour que l'enfant s'instruise;
  • Ce n'est pas une question de moyen, mais de valeurs et de pédagogie;
  • Bémol quant à la méthode (PISA c'est beaucoup de QCM, les écoliers français n'y sont pas habituées, ils s'abstiennent de répondre quand ils ne savent pas, pas « de prise de risque » en langage PISA).






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Colloque international sur l'éducation catholique, le 7 décembre 2013


[Mise à jour : voir le compte rendu détaillé de ce colloque.]

Un colloque sur le thème de l'éducation catholique aura lieu le samedi 7 décembre 2013 de 9 h 00 à 17 h 00.

Il se tiendra au Grand Séminaire de Montréal – 2065, rue Sherbrooke Ouest, Montréal

Et aura pour thème : L’ÉDUCATION, UN PROJET DE FAMILLE ET D’ÉCOLE

Il aura comme président Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal.

Ce colloque présentera des conférencières et conférenciers d’une grande expérience dans le domaine de l'enseignement.

En outre, une personnalité très connue dans le monde de l'enseignement libre en France, madame Anne Coffinier vous partagera sa très riche expérience.

Veuillez nous contacter, si vous désirez de plus amples informations et aussi pour réserver votre place.

Pour tout renseignement, communiquez avec les organisateurs par courriel (apcq406@bellnet.ca) ou par téléphone au 514-276-8068 ou au 514-279-0670


Les conférenciers invités et les sujets des conférences seront :

Mgr Christian Lépine
L’éducation de l’enfant: noble mission des parents. 


Anne Coffinier, de France
présidente et cofondatrice de l'Association Créer son école
Choix parental et liberté en éducation 

Me Jean-Yves Côté, avocat
Le droit parental et les choix éducatifs au Québec


Paul Donovan, directeur de l'École secondaire Loyola
Le projet scolaire catholique



Inscription : 20 $ par adulte
Dîner : 10 $

Animation pour enfants et adolescents. Dîner servi sur place ; possibilité d’apporter son dîner.

Inscription : 20 $/adulte ; dîner : 10 $/personne, gratuit pour les 12 ans et moins.

Réservations: apcq406@bellnet.ca – Téléphone : 514-276-8068 ou 514-279-0670






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