vendredi 6 décembre 2024

École — Complément cahier « Françoise David »  — Le massacre de la Polytechnique (rediff)

En février 2009, M. Benoit Dutrizac avait invité à son micro Mme Françoise David pour s'insurger ensemble du concours lancé par Sylvain Bouchard contre la présence de Mme Françoise David sur trois pages dans un cahier d'éthique et de culture religieuse. Aucun autre politicien ne bénéficie du même traitement de faveur. Mme Françoise David est la co-présidente du parti Québec solidaire (1 siège à l'Assemblée nationale). On peut qualifier Québec solidaire de parti résolument à gauche. Benoit Dutrizac n'avait pas hésité à affirmer que Sylvain Bouchard aurait dû se taire alors que sortait au cinéma le film Polytechnique… Il était donc interdit de dénoncer la partialité d'un cahier d'éthique et de culture religieuse écrit par deux auteurs qui se disent féministes et qui font la part belle à une figure de proue du féminisme, alors qu'on commémore sur les grands écrans du Québec la mort de martyrs du féminisme.

Ce massacre par un déséquilibré nommé Marc Lépine (né Gamil Gharbi, fils d'un musulman algérien qui battait sa femme et son fils) sert aujourd'hui à faire taire toute critique vis-à-vis du féminisme, de ses prétentions et empêche toute distance envers l'hagiographie d'une figure du féminisme québécois dans un cahier du programme gouvernemental d'éthique et de culture religieuse devenu récemment obligatoire dès six ans au Québec.

Taux de fécondité du Québec en baisse pour 2024 (prévision) : 1,34 enfant/femme

Statistiques Québec a publié les statistiques des naissances et de décès pour les 9 premiers mois de 2024.

Quelques faits saillants :

  • La population du Québec au 3e trimestre de 2024 est estimée à 9 056 044 alors qu’elle était de 8 848 020 à la même époque en 2023.
  • Le nombre de naissances pour ces 9 mois en 2024 est de 58 200 alors que pour ces mêmes mois il était de 58 300 en 2023, légère chute en dépit d’une hausse de la population.
  • À ce rythme, l’indice synthétique de fécondité devrait baisser de 1,38 en 2023 à 1,34 enfant/femme en 2024.
  • Le nombre de décès pour les 10 premiers mois de 2024 a été de 65 500 et a dépassé de 2250 le chiffre équivalent pour 2023. Le nombre de décès pour les 9 premiers mois de 2024 a été de 58 700, il dépasse donc de 500 personnes le nombre de naissances pour la même période.

Évolution de l'indice synthétique de fécondité (enfant/femme)

Pays  2015 
  2020 
  2022   
2023 
  2024 p 
Belgique 1,69 1,55 1,53 1,47 1,43
Canada 1,60 1,41 1,33 1,26 1,25
Colombie-Britannique 1,38 1,18 1,11 1,00 1,02
France 1,96 1,79 1,79 1,68 1,63
Israël 3,09 2,90 2,89 2,81 2,80
Québec 1,67 1,51 1,48 1,38 1,34
Suisse 1,54 1,46 1,38 1,33 1,29

Démographie et l'islam dans école publique québécoise (Sainte-Maxime à Laval)

« Il y avait des ablutions qui se faisaient dans les toilettes, ils cherchaient des coins isolés dans les corridors pour faire leurs prières. Aussitôt qu’on les arrêtait, la gang nous sautait dessus. […] On se faisait accuser de racisme constamment. »

Pour ce carnet, l'exemple français devrait montrer que l'invocation incantatoire à la « laïcité » de l'État ne changera pas grand-chose sur le fond. Le problème en est un de démographie (il n'y a plus de majorité canadienne-française pour assimiler les masses de jeunes immigrants en ville), de convictions identitaire et religieuse des jeunes immigrés, de vide spirituel présenté par l'école publique et de sourd mépris pour la culture québécoise considérée comme athée, faible et décadente.

Des prières en classe. Des membres du personnel qui se parlent entre eux et s’adressent aux élèves en arabe. Une nouvelle école a été signalée au ministère de l’Éducation pour de possibles accrocs à la loi sur la laïcité : l’école secondaire Saint-Maxime, à Laval. Elle fait actuellement l’objet de « vérifications » du Centre de services scolaire (CSS) de Laval.


L’établissement a aussi été le théâtre de fortes réticences d’élèves aussitôt qu’il est question de sexualité dans les cours ou les activités en milieu scolaire.

Rapport du congrès américain sur la gestion de la pandémie de Covid-19

« Le mensonge donne des fleurs, mais ne donne jamais de fruits. »
 

Cette maxime prend tout son sens à la lumière d’un rapport explosif de 520 pages sur la pandémie de COVID-19 rendu public mercredi par un sous-comité spécial du Congrès américain dirigé par des élus républicains, mais auquel participaient également des démocrates.

Vérité

Après deux ans d’enquête, ce que certains voulaient taire ou maquiller a finalement éclaté au grand jour. Le rapport nous apprend entre autres que:
  • Le virus a probablement été le résultat d’un accident de laboratoire à Wuhan dans le cadre de recherches sur le gain de fonction financées par l’État américain.
  • Les gouvernements américains et chinois, le Dr Fauci et des membres de la communauté scientifique ont tenté de cacher ces faits.
  • L’obligation vaccinale a causé d’importants dommages collatéraux.
  • La recommandation des «6 pieds» de distanciation sociale ne reposait sur aucune base scientifique.
  • Aucune preuve scientifique n’a permis de démontrer que les masques avaient été efficaces pour contrôler la propagation du virus.
  • L’OMS a relayé la propagande du gouvernement chinois.
  • Les confinements ont causé plus de tort que de bien en nuisant à l’économie, en causant des troubles de santé mentale chez les adultes, et en perturbant le développement des enfants et des jeunes adultes.
  • Le gouvernement a mésinformé ses citoyens, notamment en qualifiant la théorie de la fuite de laboratoire de «théorie du complot».
  • Le pouvoir du vaccin a été exagéré.
  • Le vaccin a entraîné chez certains des effets indésirables qui doivent faire l’objet d’une enquête approfondie.
 
«Complotistes»

Encore récemment, ceux qui tenaient de pareils propos étaient dénigrés, ostracisés et qualifiés de «complotistes». Or, ce rapport nous apprend que nombre d'entre eux voyaient clair à bien des égards... Mais ne comptons pas sur leurs accusateurs pour leur présenter des excuses! (La rumeur voudrait que Biden gracie le Dr Fauci après son fils Hunter...)

Chose certaine, la confiance entre les institutions et les citoyens a été brisée.

Or, comme l’indique très justement le rapport, «la confiance se mérite. La responsabilité, la transparence, l’honnêteté et l’intégrité permettront de regagner cette confiance». 
Source : Journal de Québec

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jeudi 5 décembre 2024

TEIMS/TIMSS 2023 - Résultats inquiétants pour les élèves de 4e année/CM1 en Belgique francophone et France, Québec dans la moyenne basse

L’étude Tendances de l’enquête internationale sur les mathématiques et les sciences (TEIMS) est une évaluation internationale qui mesure les connaissances et les compétences des élèves de 4e année en mathématiques et en sciences; le projet est parrainé par l’Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire (AIE). La TEIMS a lieu tous les quatre ans depuis 1995. Plus de 60 pays ont participé à la TEIMS 2023. L'Ontario et le Québec y ont aussi participé à titre séparé. L'enquête est connue en France sous son abréviation anglaise : TIMSS.

Les résultats de l'enquête 2023 sur le niveau des élèves de 4e année (CM1 en France) en mathématiques et en sciences ont été publiés.

Le niveau des élèves français est toujours très inquiétant. Les élèves québécois s'en sortent mieux, mais sont dans la moyenne basse de l'OCDE.


En France comme au Québec et en Ontario, l’écart entre garçons et filles s’accroit depuis les précédentes enquêtes, en sciences comme en maths :


Comme précédemment, la France présente des écarts particulièrement criants entre élèves de milieux favorisés et défavorisés. Même les élèves français les plus favorisés ont un niveau bien inférieur aux élèves similaires des autres pays de l’OCDE :


Les allophones (ceux qui ne parlent ni le français ni l'anglais comme langue maternelle en Ontario et au Québec) ont de meilleurs résultats que les locuteurs francophones et anglophones de langue maternelle. Ce n'est pas le cas en Belgique ou en Allemagne. Dans le tableau ci-dessous, on remarque que le Québec est la juridiction avec le moins d'élèves dont la langue toujours parlée à la maison est celle du test (49%) et ce sont ceux avec le pire résultat pour le Québec.
 

Les étudiants parlent la langue du test à la maison

 (mathématiques 4e année/CM1)


ToujoursPresque toujours Parfois Jamais
Pays%
d'étu-diants
Résultat Moyen%
d'étu-diants
Résultat Moyen%
d'étu-diants
Résultat Moyen%
d'étu-diants
Résultat Moyen
Allemagne 56
(1,0)
535
(2,3)
19
(0,6)
529
(4,5)
22
(0,8)
505
(3,8)
4
(0,3)
492
(7,7)
Belgique (Flandres) 56
(1,3)
534
(2,2)
15
(0,6)
524
(3,5)
25
(1,1)
497
(4,3)
4
(0,4)
508
(9,5)
Belgique (Franco) 55
(1,2)
497
(2,5)
19
(0,7)
495
(3,8)
23
(1,0)
470
(3,7)
3
(0,3)
467
(7,6)
France 64
(1,3)
488
(3,2)
15
(0,7)
498
(3,6)
19
(0,9)
464
(4,7)
2
~
~
~
Moyenne
internationale
62
(0,2)
505
(0,5)
16
(0,1)
512
(0,7)
18
(0,1)
496
(0,8)
4
(0,1)
461
(1,8)
Ontario 52
(1,5)
496
(3,8)
17
(1,0)
524
(5,4)
27
(1,2)
504
(5,2)
4
(0,7)
511
(21,2)
Québec 49
(1,9)
507
(3,4)
20
(0,9)
528
(3,7)
25
(1,6)
517
(4,0)
6
(0,6)
530
(6,4)

( ) Les erreurs types figurent entre parenthèses. En raison des arrondis, certains résultats peuvent sembler incohérents.
Un tilde "~" indique que les données sont insuffisantes pour présenter un résultat.

Voir aussi

La France dernière du classement européen en maths selon une nouvelle enquête

La laïcité suffit-elle pour assurer le « vivre ensemble » ?

Extraits:

«La pression est telle qu’il faut prendre des décisions concernant le nombre de musulmans en Europe. Il ne peut pas croître au rythme actuel sinon nous irons au-devant de drames qu’aucune version de la laïcité ne permettra de maîtriser», prévient Pierre Manent.

«La laïcité sait plus facilement déplacer une statue de Saint Michel que transformer l’islam ! Elle a perdu de son autorité. Les musulmans, qui se sentent chez eux, se disent: «De quel droit elle va réformer notre religion ?», déplore Pierre Manent.

Voir aussi

 Laïcité — oui aux caricatures de Jésus, mais pas « du » prophète  ?

L'entrisme islamiste dans les écoles publiques détourné en remise en question des écoles privées catholiques au Québec

Quel bilan pour la laïcité à la française ? Mathieu Bock-Côté face à Iannis Roder

« France laïque et républicaine » — En dix ans, le port du voile chez les femmes musulmanes a explosé

Le mythe de l'école « neutre »

Il faut cesser de parler « des religions » et oser parler de l’islam et de l’islamisme


 

Pour la première fois, le prénom Muhammad est le plus populaire en Angleterre et au Pays de Galles

L’Office National de statistique (ONS) a publié le classement pour l’année 2023 concernant les prénoms les plus donnés par les Britanniques. Le prénom Muhammad occupe la première place du classement, Noah et Oliver suivent sur le podium.

Muhammad a été pour la première fois le prénom le plus fréquemment donné aux garçons l'an dernier en Angleterre et au Pays de Galles, selon des données officielles publiées ce jeudi 5 décembre.

En deuxième position l'année précédente, il a cette fois dépassé Noah. Oliver est le troisième prénom le plus donné. En 2023, 4.661 nouveaux-nés ont été prénommés Muhammad, selon l'Office national des statistiques (ONS).

Ce prénom fait partie du top 10 depuis 2016, et en prenant en compte toutes ses déclinaisons (Mohammed, Mohammad, Mohamed, Mohamad), il était déjà le prénom le plus populaire à plusieurs reprises, par exemple en 2009, 2014, 2019 et 2022.

L'Angleterre et le Pays de Galles comptent 3,9 millions de musulmans

Trois variantes (Muhammad, Mohammed et Mohammad) figurent ainsi parmi les 100 prénoms les plus donnés en 2023. L'Angleterre et le Pays de Galles comptent 3,9 millions de musulmans sur une population totale de 59,6 millions d'habitants (soit 6,5%), selon le dernier recensement datant de 2021. Un nombre en hausse par rapport au précédent recensement de 2011 (2,7 millions, 4,9%).

L'ONS expliquait en 2016 la popularité des prénoms Muhammad, Mohammed et Mohammad notamment par le fait qu'ils prédominent au sein de la communauté musulmane, où ils sont traditionnellement donnés en hommage au prophète Mahomet, tandis qu'une grande diversité de prénoms masculins existe dans le reste de la population.

Chez les filles, pas de changement en haut du classement, Olivia, Amelia et Isla ont été reconduites dans le trio de tête. L'ONS a aussi souligné que la culture «continue d'influencer» les parents quand vient le moment de trouver un prénom pour leur enfant, avec, par exemple, davantage de petites filles prénommées Margot l'an dernier (215), dans le sillage de la sortie du film «Barbie» de Margot Robbie.

De nouveaux prénoms ont fait leur entrée dans le Top 100 avec l'apparition des Hazel, Lilah, Nevaeh et Raya pour les filles, et Jax, Enzo et Bodhi pour les garçons.

mercredi 4 décembre 2024

Le système éducatif de l'Inde est-il à l'origine des problèmes du sous-continent ?

Pendant la majeure partie de l’histoire, les économies de l’Inde et de la Chine ont progressé au même rythme. En 1970, les deux pays étaient presque aussi riches l’un que l’autre. Mais aujourd’hui, le PIB par habitant de la Chine, qui s’élève à environ 13 000 dollars, est près de cinq fois supérieur à celui de l’Inde. Ce gouffre s’explique traditionnellement par l’ouverture de leurs économies. La Chine est devenue l’usine du monde, ce qui a dopé la croissance. L’Inde en est devenue le service administratif. Mais qu’est-ce qui a façonné ces trajectoires ?

Selon une nouvelle étude de Nitin Kumar Bharti et Li Yang, la politique de l’éducation est un facteur important et sous-estimé. Les chercheurs du World Inequality Lab de l’École d’économie de Paris ont suivi l’évolution de l’éducation dans les deux pays entre 1900 et 2020. Au début du XXe siècle, moins de 10 % des enfants indiens et chinois allaient à l’école ; aujourd’hui, presque tous les enfants y vont. Mais le chemin vers l’éducation universelle a été remarquablement différent et a eu des effets profonds sur le développement.


La Chine a adopté une approche « ascendante » de la scolarisation. Dans les années 1950, les responsables de la toute nouvelle République populaire ont donné la priorité à l’élargissement de l’accès à l’enseignement primaire et secondaire. L’Inde indépendante, en revanche, a adopté une approche « descendante ». Cela signifiait soutenir des universités de haute qualité, telles que les instituts indiens de technologie, au détriment des écoles primaires.

En 1980, 93 % des enfants chinois étaient inscrits à l’école primaire, mais seulement 1,7 % des jeunes étaient inscrits à l’université ; en Inde, les proportions équivalentes étaient de 69 % et 8 %.

Une autre différence frappante concerne les études des jeunes en âge d’aller à l’université. En Chine, ils sont plus enclins à poursuivre des études d’ingénieur. En Inde, ils préfèrent les sciences humaines, le commerce ou le droit. Les diplômes professionnels sont également traités plus sérieusement en Chine. Depuis les années 1980, plus de 40 % des jeunes Chinois ont suivi une formation professionnelle, contre seulement 10 % en Inde.

Tout cela a créé des forces de travail différentes au fur et à mesure que leurs économies se libéralisaient. En 1988, environ 60 % des adultes indiens étaient analphabètes, contre 22 % en Chine. Cette situation a empêché les Indiens de quitter l’agriculture pour occuper des emplois plus lucratifs. Cela a également réduit leur productivité. En outre, la proportion plus élevée de diplômés en ingénierie et en formation professionnelle en Chine, combinée à une scolarisation primaire plus répandue, a contribué à la prospérité de son secteur manufacturier. L’avantage relatif de l’Inde en matière d’enseignement supérieur l’a rendue plus apte à une croissance axée sur les services.

Les approches contrastées de l’éducation ont des racines historiques. À la fin du XIXe siècle, les dirigeants de la dynastie chinoise des Qing (Ts’ing) se sont concentrés sur les compétences professionnelles afin d’équiper leurs armées. Les dirigeants coloniaux britanniques de l’Inde voulaient un système scolaire qui produise des administrateurs anglophones pour gérer leur empire. Après l’indépendance, les dirigeants indiens ont renforcé ce biais.

Depuis lors, cependant, l’Inde a tenté de résoudre ces problèmes. Dans les années 2000, l’accès à l’enseignement primaire a été considérablement élargi, mais au détriment de la qualité. Le gouvernement encourage également l’enseignement professionnel. Et dans l’enseignement supérieur, de plus en plus d’Indiens suivent des études d’ingénieur. Mais il est peut-être trop tard. De nombreux économistes estiment que l’Inde n’est plus à l’ère de la croissance tirée par l’industrie manufacturière. Un rapport publié en septembre confirme ces craintes. Sur les 1,5 million d’étudiants en ingénierie qui obtiendront leur diplôme au cours de l’exercice financier en cours, seuls 10 % devraient trouver un emploi dans l’année qui suit leur sortie de l’université.


 
Source : The Economist

France — Éducation à la sexualité à l'école : de quoi parle-t-on ?

Charlotte d'Ornellas fait le point sur le programme d'Éducation à la sexualité en France dans l'émission Face à l'info du 02/12/2024 sur CNews.

 

 Éducation à la sexualité : l’Enseignement catholique émet à son tour des réserves

L’Enseignement catholique et l’Association de parents d’élèves de l’enseignement libre (Appel) ont à leur tour exprimé leurs « sérieuses réserves » face au projet de programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. La ministre de l’Éducation nationale refuse toujours toute modification du texte.

Plus de détails.


Keir Starmer : la droite a délibérément fait exploser l’immigration plutôt que de former des Britanniques à certains métiers

Mise à jour du 4 décembre

Eugénie Bastié souligne que le Premier ministre britannique de gauche Keir Starmer accuse la droite britannique d’avoir organisé « des pénuries de compétences partout » pour rendre l'économie « désespérément dépendante de l’immigration ». Selon la journaliste, il met le doigt sur une dimension essentielle de la question migratoire aujourd’hui : l'addiction organisée des économies occidentales à l’importation continue de main d’œuvre sous-payée et sous-qualifiée. Car ce serait bien ce qui se cache derrière ces discours qu’on entend aussi en France (et au Canada ainsi qu'au Québec) sur le fait que nous ne pourrions nous passer d’immigration. Pour Eugénie Bastié, il s'agirait d'une idée profondément antisociale et il est temps que ceux qui se prétendent de gauche s’en rendent compte.


Billet du 2 décembre

Keir Starmer, élu en juillet, a subi la plus forte baisse de popularité de tous les premiers ministres britanniques de l'ère moderne après les élections. Dans un discours récent (voir la vidéo sous-titrée ci-dessous), ce travailliste a accusé la droite d’avoir délibérément fait exploser l’immigration plutôt que de former des Britanniques à certains métiers. Il promet d'être nettement plus strict en matière d'immigration.