mercredi 7 février 2024

Vedette transgenre de TikTok, Rachel Queen Burton, a plaidé coupable de délits sexuels sur des enfants.

La vedette transgenre de TikTok, Rachel Queen Burton (ci-contre), a plaidé coupable de délits sexuels sur des enfants. Avant de se dire femme, il a agressé sexuellement deux enfants.

Une vedette de TikTok a amassé des milliers d’abonnés en prétendant être une « fière femme trans » - mais il était en réalité un pédophile qui utilisait sa nouvelle identité comme un « masque », ont déclaré ses victimes à un tribunal.

Rachel Queen Burton, 44 ans, a agressé sexuellement deux enfants à plusieurs reprises avant de harceler leur famille et de les conduire à la rue, a appris le tribunal de district d’Adélaïde (Australie).

Burton a ensuite « revêtu un masque », selon ses victimes, et s’est transformée en femme.

Burton a plaidé coupable des chefs d’accusation aggravés de production et de possession de matériel d’exploitation d’enfants, de grossière indécence et d’attentat à la pudeur.

Les déclarations poignantes des deux victimes de Burton, un garçon et une fille, de leur frère ou sœur aîné et de la mère des enfants ont été entendues au tribunal mardi.

Burton, qui a rejoint le tribunal par liaison vidéo depuis une prison pour hommes, a sangloté tandis que la mère des enfants a détaillé les conséquences permanentes de l’abus, a rapporté The Advertiser.
La vedette transgenre de TikTok Rachel Queen Burton, 44 ans, a été arrêtée et inculpée de sévices et d’exploitation d’enfants en octobre 2022.

La vedette transgenre de TikTok Rachel Queen Burton, 44 ans, a été arrêtée et inculpée d’abus et d’exploitation d’enfants en octobre 2022.

« Vous êtes une personne grossière, fausse et complaisante qui a trompé mes enfants et leur a pris tout ce qu’ils avaient sans s’en préoccuper », a déclaré la mère.

« Dans vos délires en ligne, vous n’avez montré aucun remords pour votre mauvais comportement, tout en sachant ce que vous aviez fait… obtenir un public pour votre fausse vie était bien plus important. »

« Vous pouvez porter le masque que vous voulez, mais la vérité est connue et tout le monde sait qui vous êtes vraiment, enfin ».

L’infraction s’est produite dans divers lieux d’Australie-Méridionale en 2019, avant que Burton ne devienne une vedette TikTok en herbe.

Avant son arrestation en 2022, Burton se targuait d’avoir 34 000 admirateurs sur la plateforme de médias sociaux.

Sa bio sur TikTok la décrivait comme « une fière femme transgenre qui vit sa plus belle vie sans aucun regret ».

La mère de la victime a déclaré au tribunal que malgré le fait que la famille ait déménagé après avoir découvert les sévices subis, Burton a continué à les harceler.

Elle a déclaré qu’ils avaient séjourné dans un refuge de la police jusqu’à ce que Burton « se pointe à la fenêtre, jetant un coup d’œil à l’intérieur », ce qui les a obligés à déménager à nouveau.

Elle a décrit Burton comme un « monstre » qui lui donnait « des haut-le-cœur ».

« Être sans-abri était extrêmement épuisant, les inquiétudes étaient incessantes, mais, vous, vous étiez en ligne en train de vivre le meilleur moment de votre vie », a-t-elle lancé.

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mardi 6 février 2024

« Écolos-déprimants, fossoyeurs de la politique familiale... ces autres responsables du déclin démographique »

L’idée selon laquelle l’accroissement de la population serait un danger pour la planète et le dénigrement de la famille traditionnelle ont contribué à la diminution du nombre de naissances, estime le président de Nouvelle Énergie, qui plaide ci-dessous en faveur d’une politique familiale forte. David Lisnard (ci-contre) est également maire de Cannes et président de l’Association des maires de France.

Face à l’ombre grandissante du déclin démographique, la France se trouve à un carrefour critique de son histoire, après avoir longtemps résisté à la tendance observée ailleurs en Europe d’une natalité en berne.

Depuis 2010, année lors de laquelle nous avons connu le plus grand nombre de naissances depuis quarante ans, le taux de fécondité par femme a en effet glissé inexorablement de 2,11 à 1,68 en 2023. Il était encore de 1,78 en 2022. Si cette pente devait se poursuivre, les conséquences pourraient être dramatiques, tant sur le plan socio-économique que sur le devenir même de notre nation.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2023, le nombre de naissances a atteint son plus bas niveau historique, passant pour la première fois sous la barre des 700 000, pour s’établir à 678 000. L’accroissement naturel a atteint son niveau le plus bas depuis l’après-guerre, avec un différentiel positif de 43 000 entre le nombre de naissances et le nombre de décès, soit une croissance démographique insignifiante de 0,3 %, égale à celle de 2022.


Le président de la République a évoqué ce phénomène lors de sa longue conférence de presse du 16 janvier dernier. C’est une bonne chose. Mais, comme trop souvent, la réduction du problème à une unique dimension — crise de la fécondité —, l’incantation — bien stérile, elle — et l’occultation des responsabilités des politiques menées depuis douze ans ne laissent rien augurer de concret et d’efficace.

Car ce très grave effondrement démographique peut être attribué à une convergence de facteurs, mais surtout à un état d’esprit décliniste et malthusien. Il résulte également d’une propension à dénigrer et remettre en question l’institution centrale de notre société qu’est la famille.

Nos ancêtres, ces derniers siècles, étaient bien plus exposés que nous le sommes à la pauvreté, aux problèmes du logement, aux épidémies et aux guerres. Ils faisaient pourtant de nombreux enfants. Et on le constate aujourd’hui dans les pays pauvres, voire très pauvres, où la natalité est proportionnelle à la misère.

Alors, d’où vient cette chute des naissances ? Elle est le résultat de la conjonction d’une crise existentielle occidentale, que l’on pourrait qualifier de spirituelle, et de la mise à mal de la politique de la famille et de la natalité qui faisait la singularité positive de la France, jusqu’à François Hollande et Emmanuel Macron.

Vue par certains comme archaïque, la cellule familiale traditionnelle a été mise à mal par le démembrement du Code civil napoléonien et par toute une série de réformes qui ont remis en cause les fondements de la politique familiale initiée dans les années 1930.

Parmi celles-ci, l’altération du principe d’universalité des allocations familiales décidée sous François Hollande constitue une erreur fondamentale.

Elle a concerné plusieurs millions de familles, en diminuant de moitié ces allocations pour les foyers parentaux qui disposent de revenus supérieurs à 6000 euros mensuels et les divisant par 4 quand ils excèdent 8000 euros par mois.

D’autres mesures, comme la baisse du quotient familial décidée en 2013 qui a pénalisé environ 800 000 foyers de la classe moyenne, ou bien la réforme en 2015 du congé parental, ont été aussi pénalisantes.

Qu’est-ce que le quotient familial ?

La notion de foyer fiscal est utilisée dans certains pays comme la France pour le calcul de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur la fortune immobilière. Il consiste à imposer non pas les individus isolément, mais les ménages qu’ils composent.

Son principe est le suivant : « à niveau de vie égal, taux d’imposition égal ». Il est en effet destiné, dans le cadre de l’impôt progressif, à assurer l’équité fiscale entre les contribuables célibataires et ceux qui sont chargés de famille.

En pratique, chaque ménage dispose d’un certain nombre de parts : par exemple, en France, 1 part par adulte et 1/2 par enfant pour les deux premiers enfants et 1 part entière à partir du 3e enfant ou par enfant handicapé. On divise ensuite le revenu imposable par le nombre de parts, puis l’impôt est calculé sur une seule part. La somme ainsi obtenue est ensuite multipliée par le nombre de parts du foyer afin d’aboutir au montant final que le ménage aura à payer.


En obligeant un fractionnement du congé parental entre la mère et le père — s’immisçant en cela dans l’intimité des arbitrages du couple —, la loi a entraîné une baisse drastique du nombre de congés parentaux pris par les mères, sans atteindre l’objectif d’un plus grand recours au congé parental par les pères (hausse de 1,1 point).

À ce titre, les conclusions du récent rapport de France Stratégie sont sans appel sur une réforme, une fois encore plus dogmatique que réaliste.

Voilà de quoi, en France, réfléchir à deux fois avant de se lancer dans le pourtant si beau projet de fonder une famille, voire une fratrie.

Plus insidieux, un autre facteur a émergé ces dernières années, qui considère l’accroissement de la population comme un danger pour la planète. Les partisans de cette perspective alarmiste, imprégnée de millénarisme, vont jusqu’à envisager désormais l’enfant comme une menace et non plus comme une chance pour l’avenir. La résonance d’un tel discours sur les jeunes générations n’est malheureusement pas négligeable surtout quand il provient de certains scientifiques qui proclament que pour la France, « un enfant de moins, c’est 40 tonnes de CO2 de gagnées ». Le sophisme de ces écolos-tyrans (et déprimants) est le suivant : pour éviter la mort, supprimons la vie. Imparable et absurde vérité. Ce renoncement à tendance totalitaire ne voit pas la vie comme une chance, mais comme un problème, et un enfant non pas comme une joie, mais comme un producteur de CO2. Cette pensée est non seulement sordide moralement, mais inopérante pour l’écologie dont les problèmes nécessitent avant tout, pour être réglés, du développement scientifique, de nouveaux modes décarbonés de production, de l’investissement massif, donc de la croissance !

Le risque qui pèse aujourd’hui sur nous n’est plus le baby-boom, mais le baby-bust. Toutes les études démontrent que le nombre de naissances sur la planète va passer d’environ 140 millions par an à 110 millions à la fin du siècle, essentiellement dans les pays développés.

Par ailleurs, il ne faut pas négliger une forme d’individualisme croissant au sein de la société qui explique qu’une partie de la population, en quête de réalisation personnelle, peut hésiter à assumer les responsabilités et les charges associées à la parentalité.

Toutes ces raisons doivent nous alerter pour éviter de suivre la voie de pays comme l’Italie, l’Espagne, le Japon [, le Québec] ou la Corée du Sud, touchés de plein fouet par un vieillissement démographique qui menace leur existence même. À plus court terme, cette proportion croissante de personnes âgées par rapport aux jeunes actifs signifie un moindre dynamisme économique, une régression de l’audace et de la prise de risque, ainsi que de moindres rentrées fiscales tandis que les dépenses liées aux soins de santé, aux retraites et à la dépendance ne cesseront d’augmenter. La place de la France recule encore et les comptes publics, déjà désastreux, continuent de se détériorer. Sans même parler de la menace existentielle sur notre mode de vie et notre organisation sociale.

Pour inverser cette tendance, certains voient la solution dans l’immigration. De fait, les chiffres sont éloquents : en vingt ans, le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont Français a diminué de 13,7 % quand le nombre de naissances d’enfants dont au moins un des deux parents est étranger a augmenté de 63 % et le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont étrangers a augmenté de 43 %. Or, avant d’aller chercher de la main-d’œuvre peu ou très peu qualifiée à l’étranger, il serait opportun de former nos jeunes dont près de deux millions de18 à 30 ans n’ont ni formation ni diplôme et aussi de lutter contre l’émigration qui prive notre pays de jeunes talents qui partent travailler et fonder une famille à l’étranger.

Pour éviter les conséquences profondes et durables sur l’économie et la société de la dégradation continue de la natalité, il convient, surtout, de renouer avec une grande politique de la famille. Alors que le désir d’enfants reste fort — en moyenne 2,39 enfants par couple selon les dernières enquêtes — il est du devoir des pouvoirs publics de lever les obstacles qui entravent la réalisation de ce souhait de fonder une famille.

À Nouvelle Énergie, nous proposons quatre mesures fortes.
  • D’abord, il faut commencer par rétablir le quotient familial, intégralement. 
  • Ensuite, les allocations familiales doivent être considérées comme une politique familiale et non sociale, donc échapper à toute condition de ressources. Lesdites allocations familiales ne doivent, en effet, pas être considérées comme un outil de correction des inégalités de revenus mais comme un outil en faveur de l’équilibre intergénérationnel qui relève du pacte fondateur de notre système de protection sociale.
  • Troisième mesure, l’effort devra porter exclusivement sur le deuxième et le troisième enfant. 
  • La question devra par ailleurs se poser du nombre d’années de présence sur le territoire national et du total de cotisations requis pour les étrangers qui pourront en être bénéficiaires. La polygamie devra être enfin réprimée de façon systématique et les conséquences de la « décohabitation » bien analysées, et traitées notamment dans le parc de logement social.
Parallèlement à ces quatre mesures, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale doit constituer une politique publique prioritaire et transversale. Cette question reste un défi majeur pour de nombreux parents. De ce point de vue, le manque de solutions d’accueil et de garde du jeune enfant, estimé à 200 000 dans la convention d’objectifs et de gestion que viennent de signer entre la Caisse nationale des allocations familiales et le gouvernement, exerce une pression énorme sur les parents qui travaillent, les obligeant parfois à faire des choix difficiles entre leur carrière et leur rôle parental. Ce sous-équipement en crèches — tout comme en maternités de proximité — est à mettre en rapport avec l’échec patent de la réforme du congé parental abordé plus haut. Certes, une telle politique familiale réclame des moyens. Mais il s’agit là d’un investissement dans l’avenir de la France, dans la préservation de notre mode de vie et dans la garantie d’une nation dynamique et prospère.

Ouvrir la voie à une renaissance démographique est un devoir politique. Elle ne se fera pas avec des incantations mais avec des choix assumés par une politique de la famille et de la natalité, prioritaire, cohérente et massive. Il nous incombe de créer les conditions de l’espérance telle qu’elle apparaît dans chaque enfant qui vient au monde.

dimanche 4 février 2024

Des cardinaux choisis par l'argentin François éliront-ils un pape conservateur ?

C’est ce que pense possible l’historien des religions et théologien italien Massimo Faggioli interrogé par La Vie.

Alors que les Églises d’Afrique ont annoncé un « non » continental à la possibilité de bénir des couples homosexuels, ouverte par le pape François, une page difficile s’ouvre pour la gouvernance de l’Église.

Au-delà des oppositions habituelles au pontificat de François, les réactions au document publié en décembre dernier par le Dicastère pour la doctrine de la foi sur la possibilité de bénir des couples homosexuels, et notamment le « non » du continent africain, ouvre une crise riche d’enseignements sur la gouvernance de l’Église et les enjeux de la synodalité.

— Une nouvelle forme d’opposition au pape François est-elle en train d’émerger ?

Au cours des derniers mois, nous avons été témoins de nouveaux cas d’opposition, comme de ce prêtre en Italie qui a été excommunié latae sententiae après avoir déclaré que le pape était un « imposteur ». Cet épisode est survenu en même temps que des évêques et des cardinaux prenaient position contre le document du Vatican sur les bénédictions, Fiducia Supplicans. La séquence donne l’impression qu’il existe un mouvement contre le pape François qui est en train d’éclater.

— Est-ce vraiment le cas ?

La seule chose que l’on puisse dire est qu’il s’agit d’un moment très délicat de son pontificat, car pour la première fois depuis dix ans, le pape François pouvait rédiger des documents et légiférer avec un cardinal proche de sa sensibilité, Victor Manuel Fernandez, qu’il a nommé en assortissant son choix d’une lettre de mission personnelle. Ses prédécesseurs étaient marqués par une sensibilité différente, plus proche de celle de Joseph Ratzinger. Avec Fernandez, il pouvait aller plus loin dans la mise en œuvre de sa vision des choses, et le premier test ne s’est pas très bien passé.

— Étonnamment, il y a eu assez peu de réactions d’opposition au document dans l’épiscopat américain…

C’est effectivement un constat intéressant. Aux États-Unis, l’opposition au pape François a commencé dès le début de son pontificat. Un mouvement assez large a commencé à se structurer, porté par des intellectuels, quelques évêques et quelques cardinaux, une grande partie du clergé américain et surtout des laïcs dotés d’importants leviers financiers. Des équivalents américains de Vincent Bolloré, mais bien plus nombreux et organisés. Ainsi, après la publication de ce document sur les bénédictions homosexuelles, il n’y a pas eu de grand tollé, parce que ceux qui auraient pu s’y opposer sont occupés à mener une stratégie différente.

Ils travaillent sous la surface de l’eau, ils créent de nouvelles écoles, des centres de formation et des universités. Ils financent des médias catholiques et travaillent à l’après-François. De la même manière, en Europe de l’Est, en Pologne, en Ukraine, en Hongrie, cette affaire de bénédictions vient renforcer des mouvements de fond silencieux très stratégiques, où les regards sont déjà tournés vers la prochaine étape : le conclave et l’élection du prochain pape. Dans ce contexte, il n’est pas à exclure que le prochain conclave, et donc des cardinaux choisis par François, élisent un conservateur ou un ultraconservateur.


 
— Une nouvelle forme d’opposition silencieuse, donc ?

Oui, un certain nombre d’évêques, de prêtres et de théologiens ont cessé de dire les choses en public et de s’opposer frontalement à François. [L’Argentin punissant mesquinement les opposants trop bruyants… Voir Le cardinal Burke (en opposition aux dérives du Vatican) aurait été officiellement sommé de quitter son appartement en février] Aux États-Unis, certains évêques et cardinaux craignent que ce pontificat ne devienne une sorte de papauté fantôme dans le pays, au sens d’un pape que l’on aurait cessé d’écouter. La manière dont certaines des dernières mesures ont été prises n’a pas aidé. Si Fiducia Supplicans avait été publié à la fin du synode, elle aurait eu davantage de légitimité. La situation est donc très compliquée. Je n’ai jamais vu un document du Saint-Office être bombardé de la sorte. Et ces réactions pourraient changer la dynamique au Synode en donnant aux gens l’impression que quoi que disent les participants, tout sera décidé à la fin par le Vatican et le pape. Pour la synodalité, c’est un passage délicat. Mais pas seulement.

— C’est-à-dire ?

Depuis quelques années déjà, François s’appuie davantage sur ses contacts personnels pour s’informer et prendre ensuite des décisions, en contournant le système institutionnel, le collège des cardinaux, les services diplomatiques… Au moment où le Dicastère pour la doctrine de la foi publiait sa note, le Conseil de cardinaux (C9) tenait une réunion à Rome sur un autre thème. Et comment le Dicastère pour la liturgie a-t-il été impliqué, dans la mesure où cette note porte sur la nature des bénédictions ? Par ailleurs, dans sa nouvelle constitution de la Curie, le pape a placé l’évangélisation avant la doctrine de la foi, qui, ces jours-ci, est placée sous les feux des projecteurs. Quel est le sens de tout cela ? Chacun semble jouer sa propre partition de son côté et cette manière de faire isole le pape dans son gouvernement.

— Quelles pourraient être les conséquences du rejet par le continent africain de Fiducia Supplicans, après la consultation lancée aux conférences épiscopales par le cardinal Ambongo ?

Il est difficile de répondre à cela, car cette crise est plus profonde que l’opposition au pape François que l’on a connue au cours des premières années. Je ne m’inquiète pas tant en raison des quelques extrêmes qui crient à l’hérésie à chaque décision du pape — parce que ce sont toujours un peu les mêmes, les suspects habituels — que face à cette nouvelle lame de fond. Dans les années 1960 ou 1970, vous aviez une liste limitée de questions sensibles (la contraception et les femmes, questions qui préoccupaient essentiellement les Européens et les Nord-Américains).

Désormais émergent des questions qui n’affectent pas seulement une petite partie de la population catholique, mais le continent en croissance pour le catholicisme, qui est l’Afrique. C’est un problème systémique. Je ne parle pas seulement en termes de quantité, car l’Église catholique ne raisonne pas en termes de clientèle à développer. En revanche, cela touche à la capacité de l’Église catholique à se connecter avec son peuple. A fortiori le Sud, envers lequel François n’a cessé de manifester sa proximité depuis le début du pontificat.

— La synodalité pourrait-elle résoudre cette crise ?

Je pense que la synodalité reste encore une grande occasion. Le plus grand problème de l’Église est le suivant : comment rester unie en acceptant l’idée et la réalité qu’il existe différentes situations et différentes manières d’aborder les questions dans le monde ? Les Églises locales ont acquis un peu d’autorité et de liberté en matière de liturgie, mais pour le reste, du chemin reste à faire. Personnellement, je peine à imaginer que l’Église catholique ait la même politique sur la manière de traiter le rôle des femmes dans l’Église en tous points du monde. Certains pays vivent sur des planètes différentes au regard de ces questions.

Le pape doit maintenant faire face au problème de l’unité dans la foi, unité dont plus que jamais il doit être le signe visible face à cette diversité qui existait déjà, mais qui apparaît désormais en pleine lumière. Ainsi, l’impératif est double : reconnaître la spécificité des contextes et rester un signe visible d’unité. Sinon, les gens se tournent vers de faux prophètes, des politiques ou des figures médiatiques qui se présentent comme plus papistes que le pape.

— La question de l’autorité des Églises locales devrait-elle être selon vous davantage prise à bras-le-corps en octobre prochain ?

Ce serait souhaitable, mais sur ce point, François se heurte à une de ses peurs : que le synode devienne un parlement. Plus que de conversion des structures et des institutions, il a placé le style de la « conversation spirituelle » au cœur du premier synode. On touche ici à un des paradoxes du pontificat : un pape qui a cette grande intuition de la synodalité tout en ayant un gouvernement qui devient plus centralisé.

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M à j : François recule un peu (Bénédiction des couples homosexuels : une révolution qui ne dit pas son nom et qui divise)

Sondage — Une majorité d'électeurs américains soutient les lois protégeant les enfants des procédures transgenres

La majorité des électeurs américains soutiennent les lois interdisant les opérations de changement de sexe sur les enfants et font davantage confiance aux parents qu’aux enseignants sur les questions de genre et de sexualité, selon un sondage. 
 

Certains États adoptent des lois qui obligent les jeunes à attendre l’âge de 18 ans pour bénéficier d’une thérapie hormonale transsexuelle et de traitements de changement de sexe. Êtes-vous favorable ou opposé à ces lois ?
Comment lire : Hommes (48 %), c’est-à-dire 48 % de l’échantillon sondé était composé d’hommes. 70 % des hommes approuvent les lois interdisant les procédures transgenres aux enfants. 

Ce sondage, réalisé par CRC Research pour le 85 Fund, révèle que 67 % des électeurs sont favorables à des lois interdisant aux mineurs de prendre des hormones du sexe opposé et de subir des opérations chirurgicales de changement de sexe. Le sondage a été réalisé auprès de 1 600 électeurs inscrits dans tous les États-Unis entre le 3 et le 7 janvier, dont 30 % de républicains, 34 % d’indépendants et 35 % de démocrates.

Tous les groupes démographiques interrogés, qu’ils soient républicains (73 %), indépendants (71 %) ou démocrates (61 %), se sont déclarés favorables à l’adoption par les États de lois protégeant les enfants contre les interventions chirurgicales visant les enfants qui se disent transsexuels. Plus de 20 États ont adopté des lois protégeant les enfants des procédures transgenres, les tribunaux confirmant certaines de ces lois et en bloquant d’autres. 

Certains États adoptent des lois qui obligent les jeunes à attendre l’âge de 18 ans pour bénéficier d’une thérapie hormonale transsexuelle et de traitements de changement de sexe. Êtes-vous favorable ou opposé à ces lois ?

 

L’enquête a également révélé que les électeurs s’opposent massivement à la création de centres de santé indépendants dans les écoles qui encouragent les thérapies hormonales transsexuelles et d’autres procédures transgenres.

« Ce sondage confirme que l’idéologie du genre est une question qui rassemble tous les partis et qu’une grande majorité d’Américains soutient les droits parentaux et la restriction des interventions médicales irréversibles de transition pour les mineurs. Les Américains s’opposent également à ce que le gouvernement mette en place des dispensaires scolaires communautaires qui menaceront encore davantage les droits parentaux », a déclaré January Littlejohn, défenseur des droits parentaux au sein de Do No Harm, un groupe qui cherche à mettre fin à la politisation de la médecine, en réponse aux résultats du sondage.

Quatre-vingt-un pour cent des personnes interrogées se sont déclarées favorables à ce que les parents soient informés des discussions sur la dysphorie de genre et les sujets connexes, tandis que 10 % n’étaient pas d’accord avec ce sentiment.

Une autre question portait sur une affaire survenue dans le Michigan, dans laquelle des responsables scolaires auraient traité une fillette de 11 ans comme un garçon sans que les parents en aient été informés ou aient donné leur consentement. Soixante-quatre pour cent des personnes interrogées ont déclaré que les parents avaient raison de poursuivre le district pour cet incident, tandis que 24 % ont déclaré que les écoles devraient peut-être garder certaines informations sur les élèves confidentielles.

Une majorité de républicains (88 %), d’indépendants (76 %) et de démocrates (71 %) ont déclaré qu’ils faisaient davantage confiance aux parents qu’aux enseignants et aux responsables scolaires pour aborder les questions d’identité de genre et de sexualité.

« Ces chiffres démontrent de manière décisive que les électeurs soutiennent la participation des familles à la vie de leurs enfants, au-delà de toute idéologie politique. C’est pourquoi il est absolument ahurissant que les autorités éducatives semblent considérer qu’il est de leur devoir sacré de dépenser les ressources limitées des contribuables pour inciter les élèves à dissimuler des secrets à leurs proches, sapant ainsi la relation parent-enfant », a déclaré Nicole Neily, présidente de Parents Defending Education (PDE).

Le sondage contient également de mauvaises nouvelles pour le président Joe Biden, avec seulement 41 % d’opinions favorables et 56 % d’opinions défavorables. Près des deux tiers des personnes interrogées ont également déclaré que le pays allait dans la mauvaise direction, tandis que 32 % ont déclaré qu’il allait dans la bonne direction.

samedi 3 février 2024

Le taux de natalité de l’Ukraine s’effondre alors que sa population décroît rapidement

L’Ukraine a désormais le taux de fécondité total le plus bas du monde, avec une moyenne de 0,7 enfant par femme en âge de procréer, a révélé un groupe de réflexion financé par le gouvernement au Times de Londres. Ce manque d’enfants, aggravé par les morts violentes massives et l’exode de millions de réfugiés, remet en question la survie de la nation. Selon les spécialistes, le tableau démographique est sombre. 


 « L’espérance de vie des hommes est passée de 66-67 ans avant la guerre à 57-58 ans, selon les estimations de nos experts », explique Ella Libanova, directrice de l’Institut de démographie et d’études sociales de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine. Seuls le Tchad (54), le Nigeria (54), le Lesotho (55) et la République centrafricaine (55) ont une espérance de vie inférieure.

Avant la guerre, l’Ukraine comptait déjà une infime proportion de personnes âgées de 20 à 40 ans

 Les pertes militaires sont tenues secrètes en Ukraine, mais une équipe de 12 universitaires spécialistes de la démographie a calculé leur impact sur la société ukrainienne en utilisant un éventail de sources différentes. « L’information fuit et nous avons connaissance de l’âge des personnes tuées. Nous nous penchons sur l’expérience de la guerre des Balkans, nous examinons nos données antérieures et nous utilisons toutes les sources disponibles pour estimer la situation actuelle. Nous discutons avec les maires et comprenons la situation du taux de mortalité dans les grandes villes, comme Kiev, Kharkov, Zaporijié, Dniepropetrovsk (Iekaterinoslav), etc. », explique Mme Libanova.

L’Ukraine connaissait déjà une profonde crise démographique avant la guerre, avec un taux de natalité de 1,16 et une infime proportion de la population âgée de 20 à 40 ans, la tranche la plus susceptible de mourir au combat.

Aujourd’hui, la crise est devenue si grave que les ministres ukrainiens ont dû élaborer une stratégie de repeuplement pour 2040, révèle Mme Libonova, mais il n’y a pas de plan concret pour contrer la tendance.

« Il existe des objectifs stratégiques : augmentation du taux de natalité, élimination de la mortalité précoce, croissance des migrations, adaptation de la société au vieillissement de la population. Mais aucune mesure n’est préconisée. Pour parler franchement, ils ont essayé de sauter tout ce qui devait être fait ».

 Quelque six millions de personnes auraient fui le pays pour l’Europe (1,2 million en Russie), et environ quatre millions d’autres dans les territoires qui font désormais partie de la Russie (Zaparojié, Kherson, Donetsk, Lougansk et Crimée). Les hommes en âge de servir dans l’armée n’ont pas le droit de quitter le pays et beaucoup d’entre eux servent au front, de sorte que les sexes sont largement séparés.

Selon une étude réalisée par Gradus, une société de recherche ukrainienne, seuls 57 % des familles de réfugiés ukrainiens déclarent qu’elles retourneront en Ukraine à la fin de la guerre.

La population de l’Ukraine a diminué d’environ 11 millions de personnes en raison des pertes dues à la guerre et de l’émigration, selon des chercheurs

Selon des chercheurs, la population de l’Ukraine a diminué d’environ 11 millions de personnes en raison des pertes dues à la guerre et de l’émigration.

« Ils disent qu’ils vont revenir maintenant — mais s’ils restent assez longtemps, ces enfants vont dans des jardins d’enfants et des écoles, ils s’intégreront et finiront par perdre la motivation de revenir », déclare Timofiy Brik, recteur de l’École d’économie de Kiev et chercheur invité à l’École d’économie et de sciences politiques de Londres (LSE).

« Avant la guerre, la population était estimée à 36 millions d’habitants, et l’on pense qu’elle est tombée à environ 25 millions aujourd’hui. C’est une chute énorme. Même si la guerre prend fin, l’émigration devrait se poursuivre », estime M. Brik. À titre de comparaison, la population de la Russie au 10 décembre 2023 était d’environ 146 115 376 personnes, soit 5,8 fois plus.

« Si les hommes sont libérés du service militaire, les familles reviendront-elles ou ces hommes iront-ils les retrouver à l’étranger ? L’émigration se poursuivra. »


« L’immensité du territoire ukrainien entraînera des problèmes de densité de population qui laisseront les gens dispersés dans tout le pays et nuiront aux perspectives de redressement économique », ajoute-t-il.

« Il faut du capital humain pour reconstruire le pays et pour investir. Qui va ouvrir une nouvelle société informatique ou une nouvelle banque dans un pays aussi peu peuplé ? »

« Tout gouvernement d’après-guerre devra ouvrir ses frontières afin d’accueillir de nouveaux migrants si le pays veut se redresser », ajoute-t-il.

Selon lui, « politiquement, l’Ukraine doit être prête à accepter cette réalité et mener une politique migratoire très intelligente. Nous devrons attirer de nombreux migrants d’autres pays, notamment des pays asiatiques post-soviétiques, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, ainsi que des pays européens comme la Pologne, tout en nous efforçant de faire revenir la diaspora ukrainienne. Cela implique également des changements culturels. »

Source : Le Times de Londres

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L’Ukraine se vide, le taux de fécondité y serait à 0,7 enfant/femme (la moitié du russe)

« La France sera islamisée d'ici la fin du siècle »

Mathieu Bock-Côté sur l'idée que la France sera islamisée d'ici la fin du siècle selon un ancien de la DGSE. Émission du 16 janvier 2024.

Pierre Martinet, un ancien agent du Service action de la DGSE et du 3e RPIMa, partage son expérience unique, de son temps passé dans les rangs de l'élite militaire française à son rôle crucial dans le renseignement. Entretien complet de 2 h.

Plusieurs États américains définissent par la loi ce qu'est une femme et un homme sur base biologique

Le 29 janvier, le Gouverneur de l’Etat de Virginie-Occidentale a apporté son soutien à la Charte des droits de la femme et annoncé qu’il signerait le projet de loi 5243 s’en inspirant lorsqu’il aura été adopté par la Chambre des représentants et le Sénat. Ce projet de loi, présenté par Kathie Hess Crouse, membre de la Chambre des délégués de Virginie-Occidentale, définit les termes « homme » et « femme » sur la base du sexe biologique à la naissance. Il n’existe « que deux sexes et chaque individu est soit un homme soit une femme » complète-t-il tout en précisant que les personnes « intersexes » « ne constituent pas un troisième sexe ».

Cette mesure ne modifie pas la législation de l’État mais permettra d’« éviter des interprétations différentes » alors que les mots « femme » et « féminin » apparaissent à au moins 120 reprises dans les lois de l’État.

La Charte des droits de la femme a été rédigée et publiée en 2022, « en réaction au mouvement transgenre », par deux organisations, Independent Women’s Voice et Independent Women’s Law Center, en collaboration avec Women’s Liberation Front, une organisation de gauche.

Mêmes lois au Kansas, Tennessee, Oklahoma et Nebraska

Le premier État à adopter une loi s’en inspirant a été le Kansas en avril, avant le Tennessee en mai. En 2023, des décrets promulguant la Charte ont été signés par les gouverneurs de l’Oklahoma et du Nebraska
 
Dans le Montana, la loi indique qu’une femme est une «  personne qui produit des ovocytes » alors que « l’homme produit des spermatozoïdes ». Le Kansas reprend en partie cette définition en précisant que « le système reproducteur de l’homme » est conçu pour féconder l’ovule.

Quant au Tennessee, le sexe y est défini comme « le sexe biologique immuable d’une personne tel que déterminé par l’anatomie et la génétique au moment de la naissance ».

Deux lois, au Montana et au Tennessee, devraient arriver sur le bureau du gouverneur incessamment. Quant à la loi du Kansas, les législateurs ont annulé le veto du gouverneur.

De son côté, un district scolaire du Vermont, pour favoriser « une éducation sexuelle non sexiste », a souhaité supprimer les termes « masculin » et « féminin » en les remplaçant par « personne qui produit des spermatozoïdes » ou « personne qui produit des ovocytes ».

 

Source : Washington Times, Valérie Richardson, Généthique

jeudi 1 février 2024

Le taux de fécondité du Canada a atteint son plus bas niveau historique en 2022

Le taux de fécondité du Canada a atteint un nadir depuis que Statistique Canada a commencé à recueillir des données il y a plus d'un siècle.

L'agence a publié ses chiffres les plus récents mercredi, qui indiquent que le taux de natalité est tombé à 1,33 enfant par femme en 2022, bien en deçà du niveau de remplacement d'environ 2,1. Les chiffres de 2023 ne sont pas connus pour l'instant.

Le taux de natalité du Canada était encore de 1,43 en 2021 et poursuit une "tendance à la baisse [qui] a commencé en 2009".

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Il s'agit d'une tendance nationale avec des taux records dans presque toutes les provinces et tous les territoires. Le Québec et la Nouvelle-Écosse sont les exceptions, indique Statistique Canada. L’Indice synthétique de fécondité (enfants/femme) au Québec en 2022 (1,49) est le plus bas enregistré dans la province depuis 2002 (1,47). Le record plancher a été enregistré en 1987 (1,36), tout juste avant une bonification substantielle et une implantation universelle des allocations familiales avec le budget provincial 1988-1989.

Le Canada semble rejoindre le club des nations dont le taux de natalité peut être qualifié d'"ultra-bas"", a déclaré Don Kerr, professeur de démographie au King's College de l'université Western à London (Ontario), lors d'un entretien accordé au début du mois à GlobalNews.

Alors que les taux de natalité diminuent régulièrement depuis plus d'une décennie, le rythme s'est accéléré "au début de la pandémie de COVID-19", selon Statistique Canada.

Le rapport intitulé "La fécondité au Canada de 1921 à 2022" indique que le Canada, comme d'autres pays, traverse les "montagnes russes de la pandémie de fécondité", un nombre croissant de familles remettant à plus tard la naissance d'un enfant.

"Étant donné que la pandémie de COVID-19 a déclenché une période de crise de santé publique, ainsi que des chocs économiques et sociétaux, il est possible qu'une partie de la population ait réagi à cette période d'incertitude généralisée par ses choix en matière de procréation", peut-on lire dans le rapport.

Le rôle de l'incertitude économique et du prix des logements

Selon M. Kerr, l'incertitude économique prolongée pourrait faire baisser encore davantage le faible taux de natalité au Canada.

"La situation a été difficile pour beaucoup de gens. L'inflation n'a certainement pas aidé.Certains couples, au vu de leur salaire et de leurs dépenses, se disent que ce n'est peut-être pas le moment idéal pour avoir des enfants".

L'âge moyen des mères au moment de l'accouchement était de 31,6 ans au Canada et de 34,4 ans pour les pères.

Le professeur de démographie précise qu'il existe des différences régionales notables, les plus grandes villes du pays affichant des taux encore plus bas que la moyenne nationale. Elles concentrent à la fois l'immigration la plus importante et des logements de plus en plus chers.

M Kerr cite l'exemple de Vancouver, où le taux de natalité est de 1,1 enfant par femme. "Je suppose que le coût du logement joue un rôle", ajoute-t-il.

France — Dix raisons pour lesquelles les parents choisissent l'école privée

1. L'école est en faillite

les mauvais scores obtenus par la France dans la dernière enquête Pisa en témoignent : le moteur est grippé, quelque chose ne fonctionne plus dans l’éducation nationale. dans ce palmarès qui classe les systèmes éducatifs dans le monde, la France figure à la 23e place. elle est classée 22e en mathématiques, 24e en compréhension de l’écrit, 22e en sciences parmi les 38 pays de l’OCDE. les résultats de la France sont « parmi les plus bas jamais mesurés », avec une chute vertigineuse du niveau en mathématiques depuis 2018. bien entendu, l’enseignement public comme l’enseignement privé ont leur part de responsabilité dans ce naufrage. Mais celle du public est proportionnelle à son poids dans l’éducation nationale ; or sur les 12 millions d’élèves fréquentant les écoles, collèges et lycées de notre pays, plus de 83 % sont scolarisés dans des établissements publics !


2. Le privé, ça marche


Il n’y a pas de secret : l’une des raisons qui poussent les parents à inscrire leurs enfants dans les établissements privés tient aux meilleurs résultats que ceux-ci obtiennent sur le plan scolaire. Plusieurs tests le démontrent. À l’entrée en sixième, les élèves sont par exemple évalués sur leurs capacités de compréhension d’un texte en français. lors des dernières évaluations, menées en septembre 2023, ceux issus du privé ont obtenu la note de

272,6 points, contre 240,5 dans le public… soit plus de 32 points d’écart. Au collège, cet écart se confirme : 97 % des élèves du privé décrochent leur brevet, contre 87 % dans le public. Idem pour le baccalauréat où le taux de réussite dans la filière générale et technologique atteint 98 % dans le privé, contre 94 % dans le public.

3. Des professeurs plus présents

En matière d’absentéisme, les derniers chiffres connus sont ceux communiqués par le ministère de l’Éducation nationale pour l’année scolaire 20182019. Durant cette période, 45 % des personnels des corps enseignants du secteur public ont eu au moins un congé pour raison de santé, contre 36 % pour les corps enseignants du second degré du secteur privé. Durée d’absence moyenne dans le public : 16,9 jours contre 13,1 jours dans le privé. Et que dire des heures non remplacées, évoquées maladroitement par Amélie Oudéa-Castéra, la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, pour justifier son choix d’inscrire son fils à Stanislas plutôt qu’à l’école publique Littré (Paris, 6e arrondissement) qui, comme tout établissement scolaire et malgré son excellente réputation, n’échappe pas au casse-tête de la gestion des remplacements ! « Ma fille a fait tout son primaire à l’école Littré et en 2021, alors qu’elle était en CM2, son professeur a eu des problèmes de santé, témoigne un père d’élève que nous avons interrogé. Il a fallu attendre quatre mois avant qu’il soit enfin remplacé et, en attendant, les élèves ont été dispatchés dans des classes de niveaux inférieurs ce qui leur a fait prendre du retard et a suscité la colère de nombreux parents d’élèves. La directrice elle-même était désespérée de cette situation. » Et notre témoin de poursuivre : « Nous avons vécu une année scolaire infernale. Chaque lundi, on se demandait si la maîtresse serait enfin là ! » Ce fâcheux contretemps n’a pas empêché la jeune élève de rejoindre par la suite l’ENC Blomet, un établissement privé d’excellence du 15e arrondissement parisien… « Je n’ai pas le souvenir que l’un de ses professeurs ait été en arrêt maladie aussi longtemps depuis son inscription au collège l’an dernier ! » lance son père.

Si les remplacements sont si compliqués dans l’enseignement public, c’est peut-être en raison du manque de professeurs, dira-t-on. Mais curieusement, le public compte de nombreux enseignants titularisés (16 % des effectifs titulaires du premier degré public, 6 % de ceux du second degré) qui ne font pas cours !

« Ramener les taux du public au niveau du privé permettrait ainsi de remettre face aux élèves plus de 30 800 enseignants dans le premier degré public et plus de 11 700 enseignants dans le second degré public, tout en réalisant une économie de 3 milliards d’euros », estime une étude de la Fondation Ifrap (Société civile, octobre 2021).

4. Davantage d'autonomie dans le privé

Véritables chefs d’orchestre, les directeurs d’établissements privés ont bien plus d’autonomie que dans le public. Outre la bonne gestion des comptes, l’entretien des bâtiments, ils sont aussi chargés de recruter les enseignants contractuels ou remplaçants, et font même passer des entretiens aux enseignants titulaires souhaitant changer d’établissement. Résultat : une plus grande cohésion de l’équipe pédagogique. « Dans le public, les chefs d’établissement n’ont la main que sur les emplois du temps, ils doivent passer par le rectorat pour gérer les équipes pédagogiques, tandis qu’une collectivité gère le personnel technique et les questions matérielles » remarque la Fondation Ifrap.

5. Moins de grèves

Cela n’échappe à personne : les enseignants et personnels font rarement grève dans les établissements d’enseignement privé. Tel n’est pas le cas dans l’enseignement public. Prochain rendez-vous : le 1er février, à l’appel de plusieurs syndicats dont l’Unsa Éducation, au nom de la défense de l’école publique et laïque. « Nous l’école publique, on la respecte », dit le syndicat.

6. Plus d'autorité, moins de drogue et d'incivilités…

« Les enfants sont clairement mieux encadrés que dans le public », témoigne une mère de famille qui a connu les « deux écoles » et dont les enfants sont aujourd’hui inscrits dans un établissement privé parisien. « Les jeans troués, les débardeurs et les téléphones portables sont interdits, le maquillage est prohibé pour les filles… C’est très positif pour les jeunes d’avoir un cadre, surtout durant les années de collège où ils doivent se construire. » Nombre de parents qui optent pour les établissements privés sont à la recherche de ce petit supplément d’autorité qui se fait de plus en plus rare. L’enseignement privé fait par ailleurs figure de citadelle face à la montée de l’insécurité en milieu scolaire. La violence à l’école n’est pas un mythe : 427 incidents graves s’y produisent chaque jour, soit 69 000 incidents par an dans le second degré. Plus de 79 % sont des atteintes à la personne, 4,8 % des incidents liés à la consommation de drogues ou à un trafic ; 4,5 % sont liés à un port d’arme blanche ou d’objet dangereux.

7. Un choix de conviction

Offrir à son enfant un cadre approprié à sa réussite scolaire, faire en sorte qu’il reçoive une éducation religieuse, favoriser son épanouissement, le développement de ses talents, son désir d’engagement au service des autres… Telles sont les motivations de nombreux parents optant pour le privé. « Dans l’école privée où est inscrit mon fils, on propose aux élèves de faire des maraudes le soir, ou encore du soutien scolaire à des enfants du quartier », témoigne un père de famille, entrepreneur à Lyon. Pour beaucoup de parents, opter pour l’enseignement privé est une façon de garantir une certaine cohérence entre l’éducation transmise à la maison et celle dispensée par le corps enseignant et les éducateurs. Ils sont d’ailleurs très sollicités pour participer à la vie de l’établissement, préparer le marché de Noël, la fête annuelle… Cette recherche d’harmonie et de cohérence est essentielle pour comprendre pourquoi certains parents, qui payent

déjà des impôts, acceptent de régler en plus des frais de scolarité alors qu’ils pourraient se contenter de profiter de l’école publique et gratuite.

8. Une offre plurielle

Si les établissements d’élite occupent le devant de la scène, l’enseignement privé est constitué d’une multitude d’écoles, collèges et lycées qui permettent aux parents d’opérer un vrai choix, en fonction du niveau scolaire de leur enfant et des priorités qui sont les leurs. Certains mettent davantage en avant la réussite scolaire, d’autres les langues, la religion, le sport… Avec l’émergence des établissements hors contrat, cette pluralité de l’offre éducative n’a fait que se renforcer. En 2023, ces écoles dites indépendantes scolarisent près de 100 000 élèves dans plus de 2 470 établissements (maternelle, primaire, collège et lycée). Il se crée environ 120 établissements hors contrat par an. « Contrairement aux établissements de l’Éducation nationale, les établissements indépendants jouissent d’une grande liberté : recrutement des enseignants, choix des méthodes, des horaires et des programmes, etc. Cette liberté leur permet de s’adapter rapidement et facilement aux besoins des élèves », note la Fondation pour l’École. Elle permet aussi de proposer des modèles d’enseignement très novateurs, comme par exemple celui mis en place par l’Académie musicale de Liesse – une école maîtrisienne où l’on apprend autant à travailler qu’à chanter – à laquelle Le Figaro Magazine a consacré un reportage complet en septembre 2023.

9. Une priorité : l'épanouissement des élèves

Nombre d’établissements privés ne se contentent pas de délivrer l’enseignement prévu par les programmes de l’Éducation nationale. Ils s’intéressent au développement de la personnalité des élèves, à leurs talents, en cherchant à les armer pour la vie comme l’explique Mathieu, ancien élève de l’École alsacienne, un établissement huppé du 6e arrondissement de Paris. « J’ai étudié à l’École alsacienne de la sixième à la terminale dans les années 1980. Elle présentait aux yeux de mes parents beaucoup d’avantages. D’abord, elle proposait à ses élèves une réelle ouverture sur le monde en proposant de nombreux voyages à l’étranger (Rome, Florence, Prague…) ou dans nos régions (Alsace, Quercy…) dès notre plus jeune âge. On y enseignait aussi des langues inhabituelles (chinois, russe, hébreu…). On pouvait parallèlement pratiquer des disciplines variées, comme le théâtre. Il y avait également des compétitions sportives contre d’autres établissements, renforçant notre esprit de corps. Dès le début, j’ai pu observer la proximité entre les élèves et les profs. On continuait volontiers nos échanges au café. Ils étaient soucieux de nous faire progresser dans nos domaines de prédilection ; ne s’acharnaient pas à nous faire aimer une matière qui nous rebutait et savaient miser sur notre épanouissement. Sous leur impulsion, on avait le sentiment de pouvoir penser “autrement”. Ils veillaient, par ailleurs, à nous faire travailler en équipe. Ils nous responsabilisaient, sans sévérité. Loin de l’image de la fameuse “austérité protestante”. Après notre scolarité, ils ont toujours été heureux de nous revoir, mon groupe d’amis et moi. Et vice versa. Nous sommes même devenus copains avec un certain nombre d’entre eux. »

10. Une école loin d'être réservée aux plus riches

Contrairement à une idée reçue, les écoles privées ne sont pas réservées aux plus riches. Dans nombre d’établissements privés, notamment catholiques, il règne un véritable esprit de solidarité. Certains attribuent par exemple des aides financières, sous certaines conditions, pour accompagner les familles rencontrant des difficultés. En mai 2023, l’enseignement privé s’est par ailleurs engagé à demander aux établissements de pratiquer des tarifs différenciés en fonction des revenus des familles. « Actuellement, environ 30 % d’entre eux le font, mais je souhaiterais qu’une très large majorité le fasse », a déclaré Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, promettant que le nombre d’établissements proposant des contributions modulées augmentera au minimum de 50 % en 5 ans. Autre engagement : doubler en cinq ans le nombre de boursiers (12 % des élèves aujourd’hui) dans les établissements privés sous contrat.

Des établissements qui savent concilier exigence et bienveillance, ouverture d’esprit et sens des responsabilités...

Source : Figaro magazine

mercredi 31 janvier 2024

La responsable en chef de la diversité à Harvard accusée de plagiat et de manipulation de données

Harvard est de nouveau sous le feu de la critique après le départ de son ancienne présidente, Claudine Gay, accusée de plagiat. Sherri Ann Charleston (ci-dessous), responsable de la diversité et de l’inclusion à l’université de Harvard, semble avoir commis de nombreux plagiats dans ses travaux universitaires, reprenant de larges portions de texte sans guillemets et s’attribuant même le mérite d’une étude réalisée par un autre chercheur — son propre mari — selon une plainte déposée auprès de l’université lundi et une analyse du Washington Free Beacon.


La plainte contient 40 accusations de plagiat qui couvrent l’ensemble des publications de Charleston. Dans sa thèse de 2009, présentée à l’université du Michigan, Mme Charleston cite ou paraphrase près d’une douzaine d’universitaires sans les citer comme il se doit, selon la plainte. Et dans son seul article publié dans une revue évaluée par des pairs — écrit avec son mari, LaVar Charleston, en 2014 — le couple recycle une grande partie d’une étude publiée en 2012 par LaVar Charleston, vice-chancelier adjoint chargé de la diversité et de l’inclusion à l’université du Wisconsin-Madison, en faisant passer l’ancien matériel pour une nouvelle recherche.

Par ce tour de passe-passe, Sherri Ann Charleston s’est effectivement attribuée les travaux de son mari. L’article de 2014, coécrit avec Jerlando Jackson, aujourd’hui doyen de la faculté d’éducation de l’université d’État du Michigan, et publié dans le Journal of Negro Education, reprend les mêmes méthodes, les mêmes résultats et la même description des sujets de l’enquête que l’étude de 2012, qui comportait des entretiens avec des étudiants noirs en informatique et qui a été publiée pour la première fois dans le Journal of Diversity in Higher Education (Journal de la diversité dans l’enseignement supérieur).

Les deux articles font même état de réponses identiques de la part de ces étudiants. Ce chevauchement suggère que les auteurs n’ont pas mené de nouveaux entretiens pour l’étude de 2014, mais qu’ils se sont appuyés sur les entretiens de LaVar Charleston de 2012, ce qui constitue une grave violation de l’éthique de la recherche, selon les experts qui ont examiné les allégations.

« L’article de 2014 semble être entièrement contrefait », a déclaré Peter Wood, directeur de la National Association of Scholars et ancien doyen associé de l’université de Boston, où il a mené plusieurs enquêtes sur l’intégrité académique. « Il s’agit d’une manifeste fraude en matière de recherche ».

Sherri Ann Charleston était responsable de la discrimination positive à l’université du Wisconsin-Madison avant de rejoindre Harvard en août 2020 en tant que première responsable de la diversité dans l’histoire de l’université. À ce titre, Mme Charleston a siégé au comité consultatif du personnel qui a contribué à orienter le processus de recherche du président de l’université, lequel a abouti à la sélection de l’ancienne présidente de Harvard, Claudine Gay, en décembre 2022, selon le Harvard Crimson.

Historienne et avocate de formation, Mme Charleston a donné des cours sur les études de genre à l’université du Wisconsin, selon sa biographie à Harvard, qui la décrit comme « l’une des principales expertes nationales en matière de diversité ». Le site précise que son travail consiste à « traduire la recherche sur la diversité et l’inclusion en actions concrètes pour les étudiants, le personnel, les chercheurs, les boursiers postdoctoraux et les professeurs de couleur ».

Les experts qui ont examiné les allégations contre Charleston ont déclaré qu’elles allaient d’un plagiat mineur à une possible falsification de données et qu’elles justifiaient une enquête. Certains ont également affirmé que Charleston avait commis un péché scientifique plus grave que Gay, l’ancienne présidente de Harvard, qui a démissionné en janvier après avoir été accusée d’avoir repris de longs passages d’autres auteurs sans les attribuer correctement.

Les articles qui omettent quelques citations ou guillemets reçoivent rarement plus qu’une correction, selon les experts. En revanche, lorsque les chercheurs recyclent de grandes parties d’une étude antérieure — en particulier ses données ou ses conclusions — sans les citer, l’article ainsi reproduit est souvent rétracté et peut même enfreindre la loi sur le droit d’auteur.

Cette infraction, connue sous le nom de « publication en double », est typiquement une forme d’auto-plagiat dans laquelle les auteurs republient d’anciens travaux dans le but d’étoffer leur CV. Dans le cas présent, l’article dupliqué ajoute deux nouveaux auteurs, Sherri Ann Charleston et Jerlando Jackson, qui n’ont pas participé à l’original, ce qui leur permet de s’attribuer le mérite de la recherche et de se rendre complices de l’escroquerie.

« Sherri Charleston semble avoir utilisé les recherches de quelqu’un d’autre sans attribution appropriée », a déclaré Steve McGuire, ancien professeur de théorie politique à l’université de Villanova, qui a examiné les articles de 2012 et de 2014.

Un cinquième de l’article de 2014, y compris les deux tiers de sa section « résultats », a été publié dans l’étude de 2012, selon la plainte, et trois réponses d’entretien sont identiques dans les deux articles, ce qui suggère qu’elles proviennent de la même enquête.

Selon Lee Jussim, psychologue social à l’université Rutgers, « il est essentiellement impossible que deux personnes différentes dans deux études différentes produisent la même citation ». Dans le meilleur des cas, les auteurs se sont trompés et ont mélangé des interviews réalisées dans le cadre de deux enquêtes distinctes, qui impliquaient toutes deux 37 participants présentant exactement le même profil démographique. Dans le pire des cas, les auteurs ont commis une falsification de données en faisant passer d’anciennes réponses à l’enquête pour de nouvelles, ce qui constitue une infraction distincte et plus grave.

Le Journal of Negro Education n’a pas répondu à une demande de commentaire. Sherri Ann Charleston, LaVar Charleston et Jerlando Jackson n’ont pas répondu aux demandes de commentaires du FreeBeacon.

La plainte déposée lundi sous le couvert de l’anonymat intervient alors que Harvard est confrontée à des questions concernant l’intégrité de ses partenaires de recherche et l’idéologie de ses bureaucrates de la diversité, dont la plupart dépendent du bureau tentaculaire que Sherri Ann Charleston supervise.

Le Dana-Farber Cancer Institute, l’un des trois hôpitaux universitaires de la Harvard Medical School, a annoncé en janvier qu’il allait rétracter six articles et en corriger des dizaines d’autres après que certains de ses cadres supérieurs ont été accusés de manipulation de données. Cette nouvelle fait suite à un essai viral dans lequel Carole Hooven, biologiste à Harvard, décrit comment elle a été chassée de son poste d’enseignante par le comité de diversité de son département après avoir déclaré lors d’une interview qu’il n’y a que deux sexes.

L’université Harvard fait également l’objet d’une enquête du Congrès sur sa gestion de l’antisémitisme et sur sa réponse aux allégations de plagiat à l’encontre de Gay, que Harvard a d’abord tenté d’étouffer par des coups de sabre juridiques. La moitié des travaux publiés par Mme Gay contenaient des éléments plagiés, allant de simples phrases à des paragraphes entiers, certains des plagiats les plus graves ayant été relevés dans sa thèse. Bien que Mme Gay ait quitté ses fonctions de présidente le 2 janvier, elle reste membre permanent de la faculté et perçoit un salaire annuel de 900 000 dollars.