samedi 3 décembre 2011

VIH : En Île-de-France, 80 fois plus de contaminations chez les homosexuels

C’est le chiffre qui frappe. En 2010, dans la région Île-de-France, il y a eu 80 fois plus de contaminations chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. L’épidémie reste donc très active parmi les homosexuels masculins. Ce n'est pas étonnant étant donnée la culture du risque, de l'« aventure », chez certains homosexuels et les saignements internes ou fissures anales provoqués par certains rapports homosexuels avec ou sans condom. La muqueuse rectale est fragile et poreuse aux virus et aux bactéries, elle a la propriété (dont tirent parti les suppositoires) d’absorber les substances déposées dans le rectum. En outre, la fellation non protégée n'est pas non plus exempte de risque de contamination.

C'est cette nette prééminence de la contamination chez les homosexuels qu’ont voulu souligner les orateurs lors de la présentation des chiffres annuels de l’épidémie, au ministère de la Santé, mardi 29 novembre. Mais ni le ministre français de la Santé Xavier Bertrand, ni la secrétaire d’État Nora Berra ne se sont pas présenter devant la presse. Jean-Yves Grall, le directeur général de la Santé, était présent ainsi que Than Le Luong, directrice générale de l’Institut de prévention et d’éducation pour la santé, et Caroline Semaille, de l’Institut de veille sanitaire (InVS). Dans l’interview qu’elle a accordée à Yagg, Caroline Semaille explique que l’incidence du VIH, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas par an dans une population donnée, est toujours élevée chez les homosexuels masculins en Île-de-France et a été mesurée à 1,6 %. Cela signifie qu’en 2010, plus d’un homosexuel sur cent a été nouvellement contaminé par le VIH.



Caroline Semaille présente l'état de l'infection VIH chez les homosexuels Île-de-France

Lire aussi:

VIH : Les découvertes de séropositivité baissent dans tous les groupes, sauf chez les homosexuels




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vendredi 2 décembre 2011

Menacée par l'école, la mère renvoie sa fille à l'école où elle vit le martyre, la fille se suicide

Menacée par la direction de l'école d'envoyer la DPJ (la prétendue Direction de la Protection de la jeunesse) au domicile parental, Chantal Larose n'aurait eu d'autre choix que de renvoyer sa fille, Marjorie Raymond, dans l'enfer quotidien de son école publique qui l'a finalement conduite au suicide.

La jeune Marjorie, 15 ans, s'est enlevée la vie lundi après des épisodes d'intimidations à répétition à l'école secondaire Gabriel-Le Courtois, à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie. « Je lui ai dit d'aller à ses cours. Je l'ai poussée dans la gueule du loup », a lâché la mère éplorée au Journal de Québec.

Menaces répétées de faire intervenir la DPJ

Inconsolable, Mme Larose a dit se sentir partiellement coupable du dénouement tragique de cette histoire. D'un côté, l'état de l'adolescente ne cessait d'empirer au cours des dernières semaines. « Elle ne faisait que dormir et pleurer. Elle n'était plus capable de se concentrer et ses notes étaient catastrophiques », a décrit Mme Larose. De l'autre, la direction de l'école agitait régulièrement la menace de l'envoi de responsables de la Direction de la protection de la jeunesse pour enquêter sur les absences répétées de la jeune fille.

Problème à l'école, pas à la maison

« Mais le problème n'était pas la maison. Il était à l'école », a ajouté la mère, encore sous le choc. En rentrant à la maison, lundi après-midi, après une journée de travail, Chantal Larose a d'abord pris ses messages téléphoniques. La direction de l'école lui annonçait une énième absence de sa fille. Elle a ensuite trouvé une lettre poignante de trois pages que son adolescente lui avait laissée sur la table de la cuisine. Paniquée, elle s'est dirigée vers le garage où elle a trouvé sa fille pendue. « J'ai été obligée de la décrocher devant ma petite fille de cinq ans. C'est déjà terrible que je trouve mon enfant comme ça, mais c'est encore plus terrible que la petite fille qui aimait tant sa grande sœur voie ça », a signalé la mère de famille, la gorge nouée par l'émotion.

Pourquoi ne pas faire l'école à la maison ?

On reste pantois devant l'acharnement de l'école qui menace à répétition la mère et ne voit qu'une manière d'assurer l'instruction de la jeune Marjorie. Pourquoi l'école devait-elle menacer la mère de Marjorie ? Pourquoi ne pas lui suggérer que sa fille apprenne à la maison, de manière temporaire d'abord, le temps de voir ce qui marcherait le mieux, de corriger les problèmes d'intimidation à l'école au besoin ?

Selon Chantal Larose, la direction de l'école a « pris à la légère cette histoire de harcèlement verbal et physique » que l'adolescente subissait depuis des années. « Elle ne voulait plus aller à l'école, fait-elle remarquer. La personne qui la harcelait avait sa petite clique. Ça se passait en classe, dans les corridors et dans la cour de l'école. »

Litanie habituelle de la part de la bureaucratie : « on manque de ressources »

Le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs a réagi au suicide de Marjorie Raymond, la jeune fille victime d’intimidation pendant des années. Il avait l’air complètement dépassé par les événements. « C’est un problème de société, a-t-il dit à Jean-François Guérin, de LCN. On a besoin de plus d’argent pour combattre l’intimidation… »

Marjorie Raymond aurait pu être instruite à la maison pour éviter ces brimades répétées, ce qui économise les deniers publics !

Mais comme le signale Richard Martineau,
« Comment ça, plus d’argent ? Tu prends le p’tit qui fait régner la terreur dans la cour d’école, tu le fais venir dans ton bureau et tu lui dis : « Si tu recommences, il va y avoir des conséquences graves ! » Ça ne prend pas plus d’argent, ça. Ça prend du courage et de l’autorité, deux traits de caractère qui ne coûtent pas une maudite cenne. Dieu, que ça fait Ti-Québec, ça. « On a besoin d’une plus grosse enveloppe, c’est la faute du gouvernement, c’est un problème de société… » À force de rendre tout le monde responsable de tout, plus personne n’est responsable de rien. C’est toujours « la faute de la société » ou du gouvernemaman, pour employer l’expression de Joanne Marcotte. 
[...] 
Parce qu’au Québec, la punition, c’est mal vu ! Ici, on préfère jaser. Rencontrer les parents, discuter avec le jeune, voir s’il n’y aurait pas des pistes de solutions à explorer, blablabla… Et, surtout, ne dites pas qu’il faut être plus sévère avec les jeunes délinquants, car on va vous crucifier sur la place publique en vous traitant de nazi ! »
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Pas de décorations de Noël dans les bâtiments de Service Canada

Surpris de ne pas pouvoir accrocher la moindre couronne de Noël à la vue des visiteurs, des employés se sont adressés à leur syndicat, en vain.

Les Québécois qui se rendent dans les bureaux de Service Canada, principal point de services du gouvernement fédéral, n'y verront pas la moindre décoration de Noël. En effet, une not de service diffusée il y a trois semaines les a tout simplement interdites.

Loin de s'en offusquer, un des responsables du syndicat y voit une mesure « tout à fait justifiée » visant à ne pas heurter les sensibilités religieuses.

Le 9 novembre, Marc Simoneau, directeur exécutif principal de Service Canada au Québec, a fait circuler ce courriel dans les 118 bureaux de service du Québec, qui s'occupent de sujets aussi divers que l'assurance emploi, la délivrance des passeports ou les prestations de retraite:

« Voici quelques orientations simples qui devraient vous guider dans vos réponses aux employés désireux de décorer leur centre de Service Canada pour le temps des Fêtes », explique M. Simoneau dans un courriel.

« 1. Aucune décoration dans l'aire d'accueil et dans les espaces de travail accessibles à la clientèle; 
2. Décoration permise dans l'aire réservée aux employés, dans la mesure évidemment où on respecte les règles élémentaires de sécurité et de bon goût. »


Dans un courriel, également obtenu par La Presse, Guy Boulanger, représentant du Syndicat de l'emploi et de l'immigration du Canada, explique qu'il approuve cette interdiction.

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La non-mixité des classes en Grande-Bretagne et la remise en cause timide de la mixité en France

Reportage de France 2 en Grande Bretagne où la ministre de l'éducation s'est prononcée en faveur de la non mixité à l'école pour améliorer les résultats scolaires. Rencontre dans un collège privé de filles avec la directrice qui explique pourquoi cette séparation est profitable dans l'enseignement des mathématiques, interview d'un parent d'élève qui refuse de croire que la non- mixité prépare mal à la vie d'adulte, visite d'un collège public où une enseignante affirme que dans certains cours la non-mixité permet une meilleure liberté d'expression.



Le reportage de 2003 ci-dessous était consacré à la polémique autour de la mixité dans les établissement scolaires suite à la publication par le sociologue du CNRS Michel Fize d'un ouvrage intitulé Les Pièges de la mixité, dans lequel l'auteur plaide dans certains cas pour des classes séparées afin de ne pas défavoriser l'un ou l'autre sexe. Un microtrottoir de parents d'élèves et les interviews de Michel Fize et d'Isabelle Cabat, professeur des écoles association « Mix-cité » alternent avec un commentaire sur des images d'archives et d'illustration. On remarquera que les classes unisexes étaient acceptés en Allemagne et aux États-Unis pour que les filles rattrapent un retard perçu sur les garçons en sciences. Apparemment, pas de classes pour les garçons pour les aider.



Présentation de l'éditeur du livre

Dans Les Pièges de la mixité, Michel Fize dresse l'état des lieux de l’enseignement secondaire en France, sans idées préconçues ni esprit partisan. Ce livre, contribution importante à une interrogation actuelle, s’adresse aussi bien aux enseignants qu’aux parents. Cet ouvrage est la première tentative de cadrer le débat en prenant en compte tous les paramètres : réussite inégale des garçons et des filles, sexisme, violences sexuelles, incivilités, discipline, etc. La conclusion de ce travail n’est pas évidente. Loin du manichéisme facile qui consisterait à proposer des recettes, Michel Fize invite à une réflexion de fond qui ne manquera pas de provoquer un débat passionné à la rentrée scolaire.

L'auteur vu par l'éditeur

Sociologue, ancien conseiller auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports, Michel Fize est chercheur au CNRS.

Les Pièges de la mixité
Paru aux Presses de la renaissance
Paris
Paru le 28 août 2003
274 pages
ISBN-10: 2856169309





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mercredi 30 novembre 2011

Étatisation des garderies — Le vérificateur général blâme une gestion déficiente et « subjective », l'opposition dénonce le favoritisme politique

Michelle Courchesne
Le vérificateur général du Québec blâme sévèrement la ministre Michelle Courchesne pour sa gestion déficiente de la distribution de 18 000 places en garderie subventionnée en 2008.

Le vérificateur général, Renaud Lachance, déplore le manque de rigueur manifesté par les autorités du ministère de la Famille à toutes les étapes du processus (appel de projets, évaluation des dossiers et choix des projets) au moment d’attribuer ces milliers de places à contribution réduite en 2008, dans son rapport annuel rendu public aujourd'hui.

À l’époque, l’actuelle présidente du Conseil du trésor, responsable de l’ensemble de l’administration gouvernementale, était ministre de la Famille et responsable du réseau des garderies qui coûte plus de plus de 2,5 milliards $ aux contribuables québécois par année.

Selon l’examen mené par le vérificateur général, l’expansion du réseau, au printemps 2008, ne s’est pas faite selon les règles de saine gestion, loin de là.

L’opposition officielle n’a pas tardé à parler de scandale, revenant à la charge avec des allégations de favoritisme dans l’attribution de places au profit d’organisateurs libéraux et réclamant aussitôt la démission de la ministre Courchesne.

Une « grande place à la subjectivité »

D’abord, le vérificateur général a noté que le processus a été bâclé, tant à l’étape de l’appel de projets que lors de leur évaluation, en raison d’échéances beaucoup trop courtes, soit environ un mois seulement à chaque étape.

Ensuite, l’évaluation des dossiers, souvent faite en l’absence de toute vérification des données fournies par les promoteurs, a laissé «&nbp;une grande place à la subjectivité ». En outre, les critères de sélection des dossiers n’ont jamais été rendus publics, une autre faute selon M. Lachance.

Surtout, le vérificateur général note que la ministre s’est gardée beaucoup de latitude dans l’octroi des places. Ainsi, un grand nombre de projets recommandés par son ministère (totalisant 3505 places) n’a finalement pas été retenu par la ministre. À l’inverse, de nombreux autres projets jugés insatisfaisants (3700 places) ont été retenus par la ministre.

Résultat de ce cafouillage, près de la moitié (43 pour cent) des places attribuées en 2008 n’étaient toujours pas disponibles à l’échéance prévue, soit en septembre 2010, note M. Lachance.

De plus, le ministère de la Famille a exercé depuis peu de contrôle pour s’assurer de la qualité des services offerts dans les projets retenus, déplore-t-il.

« Ce qu’il faut surtout conclure, c’est que ce processus-là, en 2008, a été fait trop vite pour permettre aux gens de déposer des projets de qualité, ont été analysés trop vite pour qu’on puisse vraiment en faire une analyse la plus pertinente possible et ça se termine avec un résultat où plus de 70 pour cent des projets et des places sont jugés de qualité insatisfaisante », a résumé M. Lachance en point de presse.

Projets rejetés par les fonctionnaires, approuvés par Mme  Courchesne

Après le dépôt du rapport percutant du Vérificateur général mercredi, Québec a rendu public la liste des 85 projets rejetés par le ministère mais choisis par Mme Courchesne. Une dizaine implique des donateurs libéraux, les mêmes que le Parti québécois avait identifiés en 2010 lorsqu'il accusait le gouvernement Charest de favoritisme. Il s'agit par exemple des frères Colas, qui avaient été propriétaires de l'abattoir Colbex, et de Joe Magri, un ami d'enfance de Tony Tomassi, expulsé du caucus libéral l'an dernier. Le PQ estime que 1600 places ont été accordées à des promoteurs ou des administrateurs qui ont versé environ 134 000 $ à la caisse du PLQ depuis 2003.

Et si l'État n'était pas devenu le gardien des garderies ?

On peut se demander si cette nouvelle gabegie des deniers des contribuables et ces soupçons lancinants de favoritisme politique n'auraient pas pu être évités en donnant directement l'argent aux parents. Ceux-ci auraient pu choisir de garder eux-mêmes leurs enfants à la maison ou ils auraient choisi leur garderie en fonction de leurs besoins. Le marché aurait créé des places là où la demande était forte et non là où les fonctionnaires (soupçonnés de partialité politique) le décidaient.

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« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

77,9 % des parents canadiens préféraient en 2006 qu'un parent reste à la maison plutôt que de l'envoyer en garderie

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis.





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Les hommes craignent l'enseignement et ses accusations de pédophilie

Les fausses accusations d'abus sexuels peuvent briser des carrières, comme l'a relaté le Journal, hier. Elles sont la hantise des enseignants masculins, à tel point que certains délaissent cette profession.

Le problème est tel que le ministère de l'Éducation se penche sur la question dans son comité sur la présence masculine en enseignement.

Fondé en janvier, le groupe est chargé de trouver des stratégies pour recruter plus d'hommes en enseignement par l'évaluation de différents facteurs.

Les fausses allégations d'abus sexuels sont l'un d'eux.

«Il y a un inconfort masculin, à travailler avec de jeunes enfants, lié aux fausses allégations. Ça brise des vies», relate Égide Royer, professeur en enseignement à l'Université Laval, qui a par ailleurs rencontré le comité.

Plus à risque

M. Royer prévient ses élèves qui travailleront avec des jeunes aux troubles de comportement ou d'adaptation de faire attention. Ces élèves sont plus susceptibles d'avoir déjà vécu des abus sexuels et les risques de fausses allégations peuvent être accrus.

Les professeurs d'éducation physique, où la possibilité de contact avec les jeunes est plus grande, sont aussi plus souvent confrontés à ce genre d'accusations.

C'est le cas d'Henri Fournier, qui a fait face, en 2008, à 19 plaintes d'abus sexuels, qui se sont toutes avérées non fondées.

«Les élèves sont souvent plus proches du professeur d'éducation physique, car c'est une matière qu'ils aiment. Ils ont aussi un lien constant avec lui de 5 à 12 ans. Parfois, le seul enseignant masculin d'une école primaire est celui en éducation physique», explique cet ancien professeur d'une école primaire de Châteauguay.

Source





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Vingt-quatre « écoles libres » ont vu le jour en Grande-Bretagne

Vingt-quatre « écoles libres » ont vu le jour en Grande-Bretagne. Ces institutions sont financées par l’État, mais montées par des associations, des professeurs ou même des parents d’élèves. Elles ont pour projet d’offrir un meilleur système éducatif pour les zones et les populations défavorisées. Un reportage télévisé de France 24 :


Voir aussi

Angleterre — Écoles libres : la libéralisation de l’Éducation ?

Royaume-Uni : vingt-quatre « écoles libres » à la rentrée

Rentrée scolaire : l'Angleterre donne le pouvoir aux parents





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lundi 28 novembre 2011

PPCE-2010 : confirmation de la 1re place des élèves québécois en maths, forte baisse relative en sciences

Le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC) vient de publier son dernier rapport d'évaluation pancanadienne. Le Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) de 2010 a été conçu pour déterminer si les élèves atteignent, dans tout le Canada, un niveau de rendement similaire dans les matières de base à un âge à peu près identique. Ces matières de base sont la lecture, les mathématiques et les sciences.

Le document rendu public ce lundi précise que les connaissances de 32 000 élèves de 2e secondaire ont été testées en 2010.

Les étudiants du Québec et de l'Ontario se classent au-dessus de la moyenne nationale en mathématiques, alors que ceux du Nouveau-Brunswick présentent des résultats inférieurs à la moyenne.

Classement des provinces pour l'épreuve de mathématiques en 2010

Position du Québec par rapport à la moyenne en 2010 :


Il faut noter que même si les notes entre les épreuves de 2007 et 2010 ne peuvent être comparées qu'en lecture, le classement relatif des provinces peut servir d'indicateur d'une tendance et confirmer par exemple les résultats précédents. Les résultats de 2010 confirment l'excellente place des élèves québécois en mathématiques déjà obtenus en 2007 (voir ci-dessous).

Position du Québec par rapport à la moyenne en 2007 :



Le score moyen des élèves du Québec qui ont participé aux évaluations en mathématiques du PPCE de 2010 et de 2007 est donc significativement supérieur à celui des élèves de l’ensemble du Canada. Notons que le score moyen en mathématiques des élèves des écoles françaises du Québec en 2010 (516 ± 3) ne diffère pas de manière significative en termes statistiques de celui de leurs homologues de l’ensemble du Canada (515 ± 4) pour la même année. Les francophones du Canada auraient-ils la bosse des maths ? Non, Radio-Canada ne dira pas cela : cela voudrait dire que les programmes différents des provinces — et donc l'action des gouvernements — ont moins d'importance qu'on le dit). Mais elle n'hésitera pas à dire que les « élèves québécois ont la bosse des chiffres, mais pas celle des sciences et de la lecture ».

Chute du Québec de la seconde place à l'avant-dernière place en sciences 

Il en va tout différemment de la lecture (où le Québec chute rapidement de la première place à la 7e!) et en sciences où le Québec chute de la seconde place à la pénultième position en trois ans.

Classement des provinces pour l'épreuve de sciences en 2007


En 2007, le Québec était en deuxième position (511) en sciences, derrière l'Alberta.

Classement des provinces pour l'épreuve de sciences en 2010



Compte tenu des intervalles de confiance, le score moyen en sciences des élèves du Québec en 2010 est significativement inférieur à celui des élèves de l’ensemble du Canada. Le Québec se place en avant-dernière place, ex aequo avec le Manitoba.

Revirement dans le classement

De 2007 à 2010, on est passé d'un classement où le Québec était premier en maths, en lecture et second en sciences à une situation où le Québec maintient sa première place en maths, passe à la 7e place en lecture et à l'avant-dernière en sciences...

Peut-être cette mise à jour fera-t-elle en sorte que Le Devoir n'ose plus sortir cette publicité sur un ton sarcastique comme il l'avait fait il y a quelques années en prenant appui sur les résultats du PPCE-2007 (mais pas ceux du PIRLS ou du PISA moins bons pour le Québec) :



Remarques sur l'échantillonnage

Rappelons cependant qu'en 2007, en Ontario 90 % des étudiants sondés avaient pris part à l'enquête, alors que seuls 64,7 % des jeunes Québécois francophones y avaient participé. La moyenne canadienne (y compris les Québécois) avait été de 83,9 % de participants. Au Québec, quelque 27,4 % des parents d'élèves francophones avaient refusé que leur progéniture participe aux examens. Ce taux de refus n'est que de 19 % chez les anglophones québécois.

En 2010, le taux de participation des Québécois (92,8 % pour les francophones, 90,8 % pour les anglophones) s'inscrit dans la moyenne canadienne (93,6 %). Toutefois, le taux de participation des écoles québécoises sondées est étonnamment bas : 80,7 % des écoles sélectionnées ont participé à l'étude contre un taux moyen de réponse moyen de 95,0 % pour l'ensemble du Canada. Les écoles les plus faibles ont-elles décliné de participer ?


Voir aussi

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010





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Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010

Le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC) vient de publier son dernier rapport d'évaluation pancanadienne. Le Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) de 2010 a été conçu pour déterminer si les élèves atteignent, dans tout le Canada, un niveau de rendement similaire dans les matières de base à un âge à peu près identique. Ces matières de base sont la lecture, les mathématiques et les sciences.

Le document rendu public ce lundi précise que les connaissances de 32 000 élèves de 2e secondaire ont été testées en 2010.

Par suite de changements subtils, mais substantiels, dans les instruments d’évaluation de 2007 à 2010 en mathématiques et en sciences, seule la comparaison des résultats en lecture est possible.

Nous les produisons ci-dessous (en jaune les résultats de 2007, en vert ceux de 2010, le symbole |—| représente l'intervalle de confiance).

Comparaison des scores moyens en lecture de 2010 et 2007 par province



Compte tenu des intervalles de confiance, les scores moyens en lecture des élèves de 8e année/2e secondaire du Québec et du Yukon en 2010 sont significativement inférieurs à ceux de leurs homologues de 8e année/2e secondaire en 2007. Notons que les notes minimales du Yukon en 2007 recoupent le score maximal en 2010 (les intervalles de confiance sont très grands puisque l'échantillon yukonnais est petit), ce qui n'est pas du tout le cas du Québec.

Toutefois, le score moyen en lecture des élèves de 8e année/2e secondaire des écoles anglaises en 2010 ne diffère pas de manière significative de celui de leurs homologues en 2007.

En 2010, en ce qui concerne la langue, les scores moyens en lecture des élèves des écoles françaises ou des écoles anglaises de la Colombie-Britannique, de l’ Alberta, de la Saskatchewan, de l’ Ontario et de la Nouvelle-Écosse ne diffèrent pas de manière significative de ceux de 2007.

En 2010, le score moyen en lecture des élèves de 8e année/2e secondaire des écoles anglaises du Québec ne diffère pas de manière significative de celui de leurs homologues des écoles anglaises en 2007.

Comparaison des scores moyens en lecture de 2010 et 2007 par province et langue 
(a = anglophone,  f = francophone)



Il s'agit donc d'une baisse qui ne touche que les élèves québécois francophones qui avaient de loin les meilleurs résultats en 2007.

Rappelons cependant qu'en 2007, en Ontario 90 % des étudiants sondés avaient pris part à l'enquête, alors que seuls 64,7 % des jeunes Québécois francophones y avaient participé. La moyenne canadienne (y compris les Québécois) avait été de 83,9 % de participants. Au Québec, quelque 27,4 % des parents d'élèves francophones avaient refusé que leur progéniture participe aux examens. Ce taux de refus n'est que de 19 % chez les anglophones québécois.

En 2010, le taux de participation des Québécois (92,8 % pour les francophones, 90,8 % pour les anglophones) s'inscrit dans la moyenne canadienne (93,6 %). Toutefois, le taux de participation des écoles québécoises sondées est étonnamment bas : 80,7 % des écoles sélectionnées ont participé à l'étude contre un taux moyen de réponse moyen de 95,0 % pour l'ensemble du Canada.  Les écoles les plus faibles ont-elles décliné de participer ?

Voir aussi

Confirmation 1re place des élèves québécois en maths, forte baisse relative en sciences.




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Le Canada renoncerait au protocole de Kyoto

Selon la chaîne de télévision CTV, le Canada annoncerait au mois de décembre qu'il renonce d'appliquer le protocole de Kyoto.

Le ministre de l'environnement, Peter Kent, a déclaré à La Presse Canadienne que le Protocole de Kyoto est désuet, car il exclut les principaux émetteurs parmi les pays en développement, notamment la Chine, l'Inde et le Brésil.

Le ministre de l'Environnement, Peter Kent, a soutenu qu’Ottawa n’allait pas prendre un «second engagement envers Kyoto» et a insisté sur la nécessité de «passer à autre chose».
Le ministre de l'Environnement, Peter Kent, a soutenu qu’Ottawa n’allait
pas prendre un « second engagement envers Kyoto » et a insisté sur la
nécessité de « passer à autre chose ».
Peter Kent a également dit que les gouvernements précédents n'avaient pas réussi à concevoir une stratégie visant à atteindre des cibles de l'Accord.

Ces objectifs sont maintenant hors de portée, et le gouvernement conservateur en vise d'autres, plus modestes, tout en s'engageant à faire en sorte que les gros pollueurs parmi les nations en développement signent un accord où ils devraient réduire leurs propres émissions.

Cette annonce serait faite alors qu'un nouveau scandale entourant l'Université d'East Anglia fait surface. On le nomme déjà Climategate 2.0. Il fait suite à la fuite de 5000 nouveaux courriels des scientifiques au centre de la théorie du réchauffement anthropogénique du climat.

Plus d'info

ClimateGate 2.0 : de nouveaux courriels entachent la science climatique

Climategate 2.0: Une nouvelle publication de courriers électroniques refait tanguer le débat sur le réchauffement climatique

Climategate 2.0 emails – They’re real and they’re spectacular !

National Post : A new Climategate scandal, familiar cast of characters.

National Post : IPCC [GIEC] Fix it or fold it

Wall Street Journal : Climategate 2.0



Andrew Bolt interroge la canadienne Donna Laframboise au sujet du processus du GIEC et  de ses « experts ». Mme Laframboise est  l'auteur de The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World's Top Climate Expert.







Télé russe en anglais sur Climategate 2.0


Lorne Goldstein et dix manières d'être « vert » sans être « rouge ».
Parmi lesquelles : renoncer à Kyoto.




Andrew Bolt de la télé australienne Ten s'entretient avec le statisticien canadien Steve McIntyre



L'économiste canadien McKitrick sur son expérience en tant que réviseur du rapport  du GIEC à partir de la 4e minute (en anglais) : les rédacteurs finaux ajoutent  et suppriment de leur propre chef des passages qui n'ont pas été soumis à discussion entre les réviseurs (les pairs).



L'économiste en environnement McKitrick sur son expérience en tant que réviseur du rapport du GIEC. Pour le professeur McKitrick, la Chine diminuera sa pollution de l'air, mais pas sa production de CO2. La Chine ne signera probablement pas Kyoto, car cela signifierait mettre fin à son développement.











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