vendredi 20 décembre 2019

France — La carrière d'enseignant de moins en moins courue

Benjamin Briand, professeur de philosophie en Île-de-France, a tweeté :



Après 5 ans de carrière, il explique sur France 24 :

« J’avais besoin de le dire, car cela faisait longtemps que je refoulais cette décision ». « J’en peux plus, j’ai donné tout ce que je pouvais, je n’ai plus la foi. Mes missions de transmettre un savoir et d’accompagner le développement des esprits des élèves sont devenues impossibles à atteindre ».

« Mon métier, je l’aime énormément ». « Enseigner, j’adore ça, il y a des moments extraordinaires comme par exemple, expliquer quelque chose à un élève et voir son regard s’illuminer, son cerveau s’éveiller parce qu’il a compris. Cela vaut tout l’or du monde, mais ce qui me peine c’est que ces moments sont de plus en plus rares ».

Aujourd’hui, Benjamin Briand, qui enseigne dans deux lycées d’Argenteuil, en banlieue parisienne, estime ne plus réussir à préparer ses élèves en vue du cycle supérieur.

« J’ai l’impression de récupérer des blessés de guerre qui sont en manque de savoir et qu’il est aujourd’hui impossible de les aider à aller vers l’avenir. J’ai le sentiment de les envoyer à l’abattoir ».

« Le rapport entre nous et eux est de plus en plus tendu. Avant, les lycéens qui avaient le sentiment que l’école les méprisait prédominaient dans les filières techniques. Aujourd’hui, ce mal-être s’est étendu aux classes générales ».

La première réforme qui a heurté Benjamin Briand est celle du collège, menée en 2015 par Najat Vallaud-Belkacem.

« Dans les faits, elle a considérablement appauvri les enseignements fondamentaux ». « Les bases de français ne sont pas acquises. Tout comme en mathématiques, où les élèves accusent d’énormes lacunes ». « Comment voulez-vous construire un nouvel étage d’apprentissage si les niveaux inférieurs de l’édifice ne sont pas solides ? » « Le retard est souvent trop important pour être résorbé. Et nous, on n’a pas assez de temps pour y remédier ».

En 2017, l’arrivée d’un ancien recteur d’académie rue de Grenelle a suscité une vague d’espoir.

« Jean-Michel Blanquer remplaçait la très politique Najat Vallaud-Belkacem, qui était hors des réalités. On a cru qu’il allait réparer les erreurs passées ».

Mais rien n’a changé.

« Il en a rajouté une couche ». « En clair, dès la seconde, les élèves devaient avoir une idée des options à prendre pour la première et la terminale. Sauf que leur demander de choisir plus tôt que d’habitude avec moins de savoir, cela donne un cocktail explosif de tensions et de pressions ».

« Je suis trop jeune pour me sentir visé par les retraites, mais cette question affecte beaucoup de mes collègues qui, entre la perte de sens du métier et le salaire qui n’est pas mirobolant, nous accable et nous décourage encore plus. Avec un avenir si sombre, je ne peux pas rester. J’ai l’impression de sortir d’un grand théâtre dans lequel tout le monde joue la comédie ».

Le nombre de candidats au Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES) de 2020 est en recul de près de 8 % et chute à 30 883. Soit le chiffre le plus faible depuis 2013.

Le régime de Kagamé essaie de réécrire l'histoire


En rendant, l’an dernier, un non-lieu en faveur de proches du président rwandais Paul Kagamé poursuivis pour leur rôle dans l’attentat contre le Falcon de l’ancien chef d’État hutu Juvénal Habyarimana, la justice française a officiellement clos vingt ans d’enquête chaotique sur l’événement déclencheur du génocide de 1994. L’équipe Macron avait également obtenu d’imposer une Rwandaise à la tête de la Francophonie alors que le régime de Kagamé (exilé éduqué en anglais à l’étranger revenu au Rwanda, francophobe notoire) a remplacé d’autorité le français par l’anglais dans l’administration et l’enseignement ! 

Le régime autoritaire de Kagamé est accusé d’avoir trafiqué ses statistiques économiques pour présenter sous un jour favorable son bilan. Il est « très probable » que les chiffres relatifs à la pauvreté aient été manipulés au Rwanda, selon le quotidien britannique Financial Times. La Banque mondiale aurait été alertée par plusieurs de ses employés dès 2015 sur ce fait. Le miracle économique rwandais a été remis en cause à plusieurs reprises par les universitaires, notamment en 2015, après la publication de statistiques montrant un taux de pauvreté qui avait baissé de six points entre 2011 et 2014.

Des chercheurs et historiens poursuivent néanmoins leur travail, à rebours des « vérités » martelées par le régime de Kigali et de nombreux médias français. C’est le cas de Charles Onana, un proche du journaliste d’enquête Pierre Péan (disparu en juillet 2019).  Nourri par des archives inédites, il vient de publier une somme sur l’intervention controversée de la France, et plus largement sur la stratégie de conquête du pouvoir du Front patriotique rwandais (FPR) de Kagamé. 
 
Entretien avec le chercheur et journaliste Charles Onana.

Marianne — C’est votre sixième ouvrage traitant de la tragédie rwandaise. Pourquoi ?

Charles Onana — Par curiosité intellectuelle et parce qu’un immense doute m’habite sur le brouillard entretenu autour de l’assassinat de deux chefs d’État, Juvénal Habyarimana, du Rwanda, et Cyprien Ntaryamira, du Burundi, et de l’ensemble de l’équipage français du Falcon, le 6 avril 1994. Les zones d’ombre et la censure palpable dès que l’on commence à poser des questions sur cet assassinat m’ont convaincu de chercher davantage. En 2005, la procureure générale du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), Carla Del Ponte, à La Haye, m’a fait des confidences sur les obstacles déployés par Paul Kagamé, l’ONU et les États-Unis contre les enquêtes spéciales qu’elle avait lancées sur le rôle des membres du FPR dans les massacres. Elles ont achevé de me convaincre qu’il fallait aller plus loin et être patient pour découvrir la vérité. Selon vous, tout ce qui a été écrit sur l’opération « Turquoise », l’intervention française au Rwanda, relevait de mensonges.

— Quels nouveaux éléments apportez-vous pour le démontrer ?

Les accusations contre les militaires et les dirigeants français de l’époque ont toujours été considérées comme des évidences. Pourtant, leur examen serré prouve qu’aucune ne résiste au doute cartésien. Après les avoir étudiées pendant plus de dix ans, je suis obligé de constater qu’elles relèvent tantôt du mensonge, tantôt de la calomnie, voire des deux. Par exemple, soutenir que les militaires de l’opération Turquoise ont exfiltré les membres du gouvernement intérimaire au Zaïre en 1994 n’est corroboré par aucun fait précis, aucun document, ni aucune preuve. Autre exemple, le régime de Kigali et plusieurs journalistes, dont Patrick de Saint-Exupéry, ont prétendu que les militaires de Turquoise auraient livré des armes aux militaires des Forces armées rwandaises (FAR) au Zaïre. Mais ils ne présentent aucun élément rigoureux ! Même l’officier de Turquoise Guillaume Ancel, venu soutenir avec beaucoup de zèle cette accusation, est incapable de donner des détails sur ces allégations. Les archives américaines auxquelles j’ai eu accès montrent que les services de renseignement des États-Unis n’ont trouvé aucune preuve tangible de ces livraisons d’armes.

En revanche, celles de la Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda (Minuar) révèlent que des officiers supérieurs [y compris le Canadien Dalaire qui a beaucoup à se reprocher] de la mission d’observation de l’ONU savaient que le FPR, pendant les accords de paix d’Arusha [entre le FPR et l’État rwandais], faisait entrer des armes clandestinement au Rwanda, via la frontière ougandaise, pour préparer la guerre contre le régime du président Habyarimana. De même, après l’assassinat de ce dernier, le FPR a bénéficié de l’aide militaire et diplomatique des États-Unis pour asseoir son pouvoir et diaboliser ses adversaires politiques, en les traitant collectivement de « génocidaires ». Beaucoup ont néanmoins été acquittés de cette accusation devant le TPIR. D’autres puissances, comme le Royaume-Uni ou la Nouvelle-Zélande, ont suivi Washington dans cette stratégie visant à installer le FPR et Kagamé au pouvoir par la violence, plutôt que d’appliquer les accords de paix qui consacraient le partage du pouvoir entre Hutus et Tutsis.


L’Histoire inédite du Rwanda reportage de la BBC interdit de diffusion au Rwanda

— Vous relisez la tragédie d’un point de vue politique et social, et pas seulement ethnique, et la resituez parmi les enjeux internationaux, plutôt qu’à l’aune d’une vision franco-française…

Les chercheurs qui ont pris le génocide comme centre d’explication de la tragédie rwandaise sont hors sujet. Ce n’est pas le génocide qui permet de comprendre ce qu’il s’est passé au Rwanda, mais plutôt la conquête du pouvoir par les armes et, ensuite, le contrôle des ressources minières du Zaïre, car ceux qui ont soutenu le FPR comptaient se faire payer sur les mines de coltan et de diamant de l’est du Zaïre. Plusieurs pays et puissances étaient donc impliqués dans cette tragédie, pas seulement la France. Soyons clairs : c’est la décision du FPR, en octobre 1990, de renverser militairement le régime de Habyarimana qui a conduit la France à intervenir pour empêcher un bain de sang dans le pays. Et pour inciter en même temps ce régime à ouvrir des négociations avec l’opposition armée et non armée. Le FPR a d’ailleurs remercié le président François Mitterrand pour cette dernière initiative ! En outre, c’est pour éviter que la conquête du pouvoir ne dégénère en affrontement armé entre le gouvernement hutu et la rébellion tutsie que la Minuar a été instaurée en 1993 au Rwanda. Enfin, si l’opération Turquoise a été enclenchée, c’est bien en raison du désastre humanitaire provoqué par l’effondrement de l’État, après l’assassinat de Habyarimana, le 6 avril 1994, suivi de la lutte armée et des massacres de civils. Ceux qui cherchent des explications uniquement à travers le génocide ne les trouveront jamais. C’est ce que deux chercheurs américains de l’université du Michigan, Allan Stam et Christian Davenport, ont démontré, créant un grand malaise parmi leurs collègues, surtout les plus dogmatiques, qui ont bâti leur notoriété sur le génocide. Ces deux spécialistes des conflits armés sont censurés au Rwanda, aux États-Unis et en Europe alors qu’ils ont creusé un sillon pour faire évoluer le débat scientifique sur les massacres de 1994. C’est dans la même optique que je propose de sortir d’une polémique stérile franco-rwandaise ou franco-française pour analyser la dimension politique et géopolitique du conflit rwandais et ses conséquences sur l’impunité de certains acteurs majeurs dans le drame qui pèse encore sur la région des Grands Lacs plus de vingt-cinq ans après.

— Le développement du Rwanda depuis la victoire de Kagamé ne rend-il pas très compliquée la tâche de ceux qui s’obstinent à établir la responsabilité du FPR avant et après 1994 ?

Le régime de Kagamé essaie de réécrire l’histoire en étouffant la vérité et en intimidant, grâce à ses relais, des journalistes et des chercheurs s’opposant à la version officielle des faits. De plus, il a profité de la paralysie des gouvernements français et européens sur le génocide pour jouer de l’émotion suscitée par les horreurs diffusées par les médias en 1994. Accepter d’interroger froidement la réalité du développement apparent du Rwanda, comme celle des tragiques événements de 1994, revient à interroger le rôle de Kagamé et celui de ses soutiens dans le massacre de millions de Congolais, révélé, depuis 2001, par des rapports d’experts de l’ONU, et dans le pillage de la République démocratique du Congo [et ses millions de morts qui ne sont, eux, pas instrumentalisés...]


Source : Marianne

 


Rwanda, la vérité sur l’opération Turquoise :
Quand les archives parlent
de Charles Onana
paru le 30 octobre 2019

chez L’Artilleur
à Paris
688 pp.
ISBN-13 : 978-2810009176


Ces médias de grand chemin qui se plaisaient à annoncer la chute prochaine du méchant Boris Johnson

Texte de Samuel Piquet, blogueur et ancien professeur de lettres, créateur de quamel.eklablog.com. Ces médias, souvent massivement subventionnés, aiment faire la leçon sur les « infox », bobards et autres fausses nouvelles des petits médiaux sociaux. Ces gros médias semblent ne pas être gênés par leur patent parti-pris et leurs prédictions si souvent démenties.


Comme après l’élection de Trump ou le referendum sur le Brexit, la victoire écrasante du parti de Boris Johnson aux élections législatives du Royaume-Uni a une nouvelle fois laissé place à une immense remise en question des médias et des analystes politiques.


« Brexit : le chemin de croix politique et familial de Boris Johnson » titrait Le Monde en septembre avant de nous avertir en novembre : « Élections britanniques : Boris Johnson, menacé dans sa propre circonscription ». « Boris Johnson pourrait bien devenir l’occupant le plus rapide du 10 Downing Street » nous expliquait le journal Les Échos en octobre, ajoutant : « De jour en jour les chances de parvenir à un accord entre Londres et Bruxelles s’amenuisent.



Boris Johnson tente de trouver un bouc émissaire pour un probable échec ». La veille du scrutin, L’Obs titrait même : « Jeremy Corbyn, l’inflexible idéaliste qui a sorti la gauche britannique du coma », se révélant aussi doué pour les prédictions qu’Alain Minc. L’article en lui-même vaut son pesant d’or : « le leader du Parti travailliste fait trembler l’Angleterre libérale et secoue l’aile modérée du Labour », annonce la journaliste, avant de s’interroger : « Et si, par un jeu d’alliances, Jeremy Corbyn devenait Premier ministre après les élections du 12 décembre ? ». Puis d’expliquer que les circonstances avaient permis d’« ouvrir une autoroute à ce candidat improbable ». En fait d’autoroute, c’était plutôt le tunnel sous la Manche avant sa construction.

DIABOLISATION

Le Parti conservateur du Premier ministre a remporté une majorité absolue de 365 sièges sur les 650 de la chambre basse du Parlement. Jamais depuis 1987, au sommet du règne de Margaret Thatcher, les Tories n’avaient bénéficié d’un tel rapport de force.

Devant cette erreur de diagnostic, cette incapacité à discerner le réel, cette tendance à sous-estimer constamment la colère du peuple, journalistes et analystes se sont empressés de faire profil bas. Le Parisien a évoqué « un étonnant retournement ». C’est vrai que 53 % de « Yes » en juin 2016, ce n’était pas très clair, beaucoup moins en tout cas que le traité de Lisbonne qu’avait fait ratifier Nicolas Sarkozy, modèle français de limpidité, 2 ans après le non au referendum de 2005.

Quant aux Inrocks, ils ont opté pour la flagellation en titrant « “You f*cking idiots” [en anglais, ils sont anglomanes aux Inrocks] : les musiciens s’insurgent contre la victoire des conservateurs au Royaume-Uni ». Dans cet article, ils citent le membre de Portishead Geoff Barrow qui gazouille : « Je souhaite personnellement à nouveau la bienvenue à la réintroduction du système féodal », un tweet qui a fait rire les journalistes « malgré (eux) ». L’article se termine par une analyse politique brillante de la situation de Lily Allen, « dévastée sur Instagram », qui pointe le « racisme et la misogynie » du candidat, puis par cette sentence pleine de clairvoyance et de hauteur de vue des Inrocks : « C’est beaucoup d’amertume et de désespoir qui se dégagent des témoignages plus ou moins humoristiques de ces célébrités — parmi tant d’autres. Autant essayer de trouver un peu de réconfort dans leurs mots : la jeunesse britannique risque de subir un changement de vie radical dans les années à venir ». Difficile, en effet, de ne pas verser une petite larme en pensant aux futures invasions normandes que la sortie de l’UE aura permises.

Mais c’est sans doute la réaction du politologue Philippe Marlière sur Twitter qui est la plus éclairante. Empreinte de retenue et de lucidité, elle est un mea culpa digne du Confiteor romain : « 10 ans d’austérité féroces + un Premier ministre qualifié par presque tous de charlatan et de menteur + un Brexit qui n’est plus majoritaire chez les électeurs = la plus grande majorité conservatrice depuis Margaret Thatcher. Besoin de comprendre... ».

La veille de l’élection, Radio-Canada et l’AFP (l’Agence France Presque) évoquaient la possibilité d’un gouvernement minoritaire travailliste... le lendemain ces mêmes travaillistes étaient réduits à leurs pires résultats depuis 1935. Ah, ces médias sérieux et subventionnés !


Comment ? Les médias vous disent que Boris Johnson est un charlatan et un menteur et ça ne vous suffit pas ? Que voudriez-vous en plus des critiques et des insultes ? Des arguments ? Le Monde vous l’a dit : « la stratégie de Boris Johnson paraît toujours aussi illisible ». Et que dire du personnage en lui-même ? C’est « le roi de la gaffe et des dérapages » (LCI), il est « controversé », capable de se contredire, provocateur, inflexible et adepte de promesses électoralistes » (France TV Infos), il est « machiste » (Mediapart), « coutumier des remarques acerbes, voire carrément racistes », ce « Trump britannique n’a rien à envier au président américain en termes de formules-chocs », d’ailleurs, « après l’annonce de son élection à la tête du parti conservateur, mais surtout du pays, un mot-croisillon a notamment vu le jour sur Twitter : #NotMyPM » (Le Huffpost).

Comment après tout ça, des citoyens oseraient-ils encore lui donner leur voix ? Impossible, de même qu’il était impossible, selon de nombreux médias, que Trump l’emporte. Alors, certes, les citoyens ont une nouvelle fois mal voté, mais ils sont très certainement en train de se repentir et de se fouetter le torse avec des drapeaux européens en réclamant à cor et à cri un nouveau referendum pour hurler leur amour de l’UE et leur haine du Brexit.




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Étude (Journal of Personality and Social Psychology) — Plus on est « progressiste », plus idéaliserait-on ou nierait-on la réalité ?


Médias — Membre de l'équipe chasseur d'intox du Monde condamné pour intox

Petite nouvelle ironique. Le journal Le Monde de Paris a été condamné pour son article du 16 mars 2017 d’Adrien Sénécat sur l’industrie de la désinformation. Adrien Sénécat était un des membres fondateurs de l'équipe des Décodeurs du Monde. Cette équipe a comme tâche de débusquer les fausses nouvelles, de traquer les désinfomateurs.

Mais, voilà, c'est un peu l'histoire de l'arroseur arroseur, du débusqueur de désinformation qui désinforme lui-même.

Dans deux jugements du 17 décembre 2019, le Tribunal de Paris a condamné le Monde et Samuel Laurent pour diffamation envers Olivier Berruyer.

I. Condamnation du journal Le Monde

Le Monde a été condamné (par l’intermédiaire de son Directeur de publication, Louis Dreyfus) pour son article du 16 mars 2017 d’Adrien Sénécat sur l’industrie de la désinformation (que nous avions démonté dans ce billet : L’Intox du Monde sur mes soi-disant 600 “articles erronés supprimés”), qui nous accusait à tort d’avoir supprimé 600 articles (ce qui est faux !), et ce pour cacher des erreurs (imaginaires…)

Le journal n’a pu démontrer la réalité de ses graves accusations (ce qu’on appelle “la base factuelle”) :


et a donc été condamné :



II. Condamnation de Samuel Laurent

Samuel Laurent a été condamné pour son tweet du 16 février 2017, dans lequel il me traitait de faussaire, reprenant sans vérification les accusations du livre de Cécile Vaissié (qui a également été condamnée en juin dernier) qui reprenait sans vérification les accusations délirantes de Bruno Zéni…

Comme il n’a pas pu démontrer la réalité de ses graves accusations :



Il a été condamné :




Source

jeudi 19 décembre 2019

Climat/Météo — Les catastrophes naturelles moins coûteuses et moins mortelles en 2019

Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres humains ont été moins élevées en 2019, soit 140 milliards de dollars, qu’en 2018, 176 milliards, selon une première estimation du réassureur suisse Swiss Re, publiée jeudi.

À elles seules, les catastrophes naturelles ont occasionné environ 133 milliards de dommages, en baisse de 20 % par rapport à 2018. Les 7 milliards restants résultent des désastres causés par les humains (tels que les incendies ou les accidents industriels), en baisse de 31 %.

En ce qui concerne les pertes humaines, quelque 11 000 personnes sont décédées ou ont été portées disparues à l’échelle mondiale.

Les pertes prises en charge par les compagnies d’assurance ont avoisiné les 56 milliards de dollars, soit un chiffre inférieur à la moyenne des dix dernières années.

Léger réchauffement climatique accompagné d’un effondrement des morts dus aux aléas climatiques

La température de la Terre s’est réchauffée depuis un siècle d’environ un (1) degré Celsius.

Ce léger réchauffement s’est en fait accompagné d’un effondrement des morts causées par des événements météorologiques. Les données du graphique sont bien connues et proviennent de la base de données sur les catastrophes internationales. Bjorn Lomborg a mis en graphique ces données.



Même en prenant les chiffres absolus illustrés ci-dessous (alors que la population mondiale a quadruplé de 1920 à 2018 !), le nombre de morts causés par des catastrophes météorologiques (ou climatiques) est en net déclin. Ces 11 000 décès pour 2019 confirment cette tendance à la baisse.



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Quarante-neuf prédictions écoapocalyptiques qui ne se sont jamais réalisées


2019 bonne année pour féminisme, peu de place pour les difficultés masculines

Chronique de Mario Dumont sur l’année 2019 et le manque de place réservée aux difficultés des garçons et des hommes dans le débat public.

On retiendra que 2019 aura été une année exceptionnelle pour le féminisme. Le discours féministe a occupé un large espace dans le public. La rhétorique féministe s’est imposée dans une relecture de l’histoire comme dans la compréhension du présent.

Il y a une solide raison : pendant des années, les femmes n’ont pas eu leur place et les jeunes femmes n’ont pas eu les mêmes opportunités. La montée d’un nouveau discours féministe chez les jeunes s’est bien sentie ces dernières années. Et s’accompagne d’une certaine radicalisation.

On ne peut reprocher à des jeunes femmes de vouloir repousser les dernières limites d’une recherche d’égalité. Ni de vouloir mettre fin aux désolants et révoltants épisodes de violence envers les femmes. Plusieurs ont trouvé la mort cette année encore, dans des circonstances indicibles.

Je me permets quand même de constater la conséquence de la montée d’une approche féministe plus radicale. Il devient interdit ou même insidieux de parler des problèmes des hommes. Le sous-entendu du cri féministe, c’est que les hommes vont bien. Pouvoir, argent, bonheur, l’homme blanc d’Amérique va particulièrement bien. Le jeune homme voit devant lui une vie remplie de promesses.

Pourtant.

Chiffres troublants

Un peu plus du trois quarts des suicides commis au Québec l’ont été par des hommes.

Selon les dénombrements effectués ces dernières années, les trois quarts des itinérants sont des hommes.

Les garçons sont 13 % moins nombreux que les filles à obtenir leur diplôme du secondaire après les cinq années normales de scolarité. Si l’on ajoute deux années supplémentaires pour terminer son secondaire, l’écart diminue, mais demeure de 10 %.

Un jeune gars sur quatre va quitter l’école sans diplôme de niveau secondaire. Que leur réserve le marché du travail dans cette économie du savoir ?

L’université inégalitaire

Les hommes ne représentent plus que 42 % des étudiants universitaires. Ils sont minoritaires dans 9 des 10 grands champs d’études universitaires, incluant les sciences pures.

Il ne reste que les sciences appliquées où les hommes sont encore en majorité. La chose est perçue comme un problème majeur au point où le gouvernement finance le programme « Chapeau les filles ».

Est-ce que quelqu’un s’inquiète de la présence très faible d’hommes, qui ne représentent même pas le tiers des diplômés dans plus de la moitié des grands champs d’études ? Rien vu.

Dans un rapport où l’on constate la dominance des femmes à l’université, le Conseil du statut de la femme s’interroge sur l’écart salarial qui persiste pour un diplôme dit équivalent. C’est en effet un questionnement valable. Mais qui s’interroge sur la sous-représentation des hommes à l’université ? Sur leur quasi-disparition d’un grand secteur comme la santé ? Personne.

La vraie question est la suivante : est-ce permis de parler des problèmes des hommes ? Est-ce que je commets un outrage social en signant ce texte ?

Je reste optimiste. Peut-être approchons-nous du jour où nous élirons comme Première ministre une femme, mère de garçons, qui osera nommer les problèmes pour leur avenir.

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mardi 17 décembre 2019

Garderie — Pas d'argent aux parents, mais davantage au secteur subventionné

Certains prétendent que la Coalition Avenir Québec (CAQ) est un parti de droite, conservateur parfois.

La CAQ valorise pourtant, non pas l’aide directe aux parents, mais l’aide au secteur subventionné (et syndicalisé). Créant de la sorte un énorme pouvoir, un énorme monopole qui empêche toute remise en question du réseau de garderies extrêmement coûteux et donc toute remise en question de la politique familiale québécoise qui n’a, notamment, aucun impact sur la natalité ni même sur les résultats scolaires (les résultats du Québec dans les tests internationaux n’ont pas augmenté depuis leur mise en place).

C’est de nouveau le cas avec le plus récent dans le cas des parents qui demandaient un crédit d’impôt pour les enfants fréquentant une garderie non subventionnée, mais déjà, le ministre de la Famille dit non.

Il en coûte actuellement quatre fois plus cher pour envoyer son enfant dans une garderie non subventionnée au Québec. Actuellement, près de 69 000 enfants fréquentent ces garderies.

Des parents dénoncent cette situation et ont mis sur pied le Regroupement de parents utilisateurs de garderies non subventionnées. Ils demandent au gouvernement provincial un crédit d’impôt supplémentaire pour que le coût soit le même, peu importe le type de garderie fréquentée.

Joint au téléphone, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe (ci-contre), a indiqué qu’il ne compte pas répondre aux demandes du groupe de parents. Il souhaite plutôt convertir des garderies non subventionnées en garderies subventionnées. Il considère que cette mesure répond au problème dénoncé par les parents (pas l’absence de choix pourtant).

Rappelons que les parents qui osent garder eux-mêmes leurs enfants en bas âge ne reçoivent aucune aide et ne bénéficie d’aucun crédit d’impôt par décision idéologique (il ne faut surtout pas que les femmes restent au foyer, il faut qu’elles aillent turbiner au plus vite).
Quelles différences entre la CAQ et le PQ ou le PLQ dans ce dossier ? Très peu au niveau fondamental, contrairement à ce que proposait l’ADQ à son époque.


Voir aussi

Le syndicalisme CPE : « un des pouvoirs les plus forts au Québec » (Mario Dumont)

Russie — généreuse prime à la naissance, allocation mensuelle et hypothèque moins chère pour les familles

La politique du « boni bébé » instaurée par les libéraux de Robert Bourassa fut fort décriée par les féministes à la fin des années 90. La ministre de la Famille et de l’Enfance de 1998 à 2001, Nicole Léger (PQ), avait ainsi qualifié ce programme « d’échec lamentable ». Le diagnostic peu nuancé de la ministre Léger s’expliquait sans doute par des réticences fréquentes exprimées par le Conseil de la femme à toute politique nataliste efficace. En 1982, Claire Bonenfant, la très féministe présidente du Conseil de la Femme, s’était déjà interrogée, au sujet d’une politique avec de timides conséquences natalistes : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? »

Le PQ décida donc d’instaurer un programme nettement plus cher et moins universel : les centres de la petite enfance (CPE). Si le programme universel d’allocations à la naissance avait coûté 186 millions de dollars à son apogée en 1994, dès la première année les CPE en 1997 coûteront 221 millions de $. En 2014, les coûts des CPE avaient été multipliés par onze (11 !), sans que leur efficacité démographique, sociale ou pédagogique auprès des enfants ait été démontrée...


L’anglicisation de la jeunesse québécoise assombrit l’avenir du français

Extrait d’un article de Pierre Fortin dans l’Actualité. Nous trouvons que ses solutions sont peu précises et manquent de mordant. Il ne s’agit pas uniquement de « franciser » (en réalité simplement apprendre le français, car connaître une langue ne signifie pas s’y identifier), il faut rendre le français plus utile en éliminant les possibilités de s’adresser en anglais au gouvernement québécois ou de suivre des études (cégeps par exemple) dans cette langue. Pour ne rien dire d’une immigration limitée, plus francophone et d'une aide réelle à la natalité.

Partout au Canada, depuis 25 ans, le poids de la langue française est en baisse, et pas à peu près. Pour déterminer la préférence linguistique d’une personne, il faut savoir si elle s’exprime habituellement en français, en anglais ou dans une autre langue lorsqu’elle est vraiment libre de son choix. À cette fin, le recensement du Canada demande à chaque répondant quelle langue il parle « le plus souvent à la maison ». On lui fait ensuite indiquer s’il parle « régulièrement d’autres langues à la maison ». Cela permet de voir si une personne qui s’exprime le plus souvent dans une langue tierce penche vers l’une ou l’autre des deux langues officielles.

Ce sont les réponses à ces deux questions qui nous disent que la préférence pour le français a nettement diminué depuis un quart de siècle. Le tableau résume le glissement observé en concentrant l’attention sur la génération des 25 à 34 ans, habituellement messagère de l’avenir. Au Québec comme au Nouveau-Brunswick, le pourcentage de ces jeunes adultes qui parlent le plus souvent ou régulièrement français à la maison a baissé d’environ quatre points en 25 ans. Au Québec, il est passé de 85,5 % en 1991 à 81,8 % en 2016 ; au Nouveau-Brunswick, de 31,7 % à 27,3 %. Dans l’ensemble des huit autres provinces, le poids démographique des jeunes francophones de 25 à 34 ans, déjà minuscule à 1,9 % en 1991, est descendu à 1,3 % en 2016.

Dans ces trois régions, la régression du français a eu comme contrepartie une progression de l’anglais. Au Québec, par exemple, le poids démographique des jeunes de 25 à 34 ans qui parlent le plus souvent ou régulièrement anglais a gagné trois points, se hissant de 11,6 % en 1991 à 14,7 % en 2016.
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Depuis 1945, la mondialisation des échanges a consacré la domination de l’anglais comme langue internationale. Le Canada français n’y a pas échappé. Au Québec, la préférence pour le français est en recul en dépit des deux remparts de protection qu’on a instaurés au cours des 50 dernières années. D’une part, les ententes conclues avec le fédéral depuis 1971 ont permis d’accorder une importance accrue à la connaissance du français dans la sélection des immigrants. D’autre part, la loi 101 de 1977 a imposé la scolarisation obligatoire en français aux jeunes immigrants. Les données du tableau montrent que ces mesures n’ont pas suffi. Elles n’ont pas empêché les Québécois nés au milieu des années 1980 d’être moins portés à s’exprimer librement en français que leurs prédécesseurs nés au début des années 1960.

Le déclin du français risque même de s’accélérer. La langue est un bien public dont la valeur dépend du nombre de personnes qui l’utilisent. Si le français voit son poids démographique continuer à diminuer, il perdra encore plus de valeur et un nombre encore plus élevé de Québécois s’en détourneront. Autrement dit, plus le français déclinera, plus cette chute sera rapide.

Que faire ? Il faut éviter les attitudes extrêmes : le déni du « tout va très bien, madame la marquise » ou le découragement du « nous sommes condamnés à disparaître ». Mieux vaut prendre le problème à bras le corps. L’investissement maintenant prévu par le gouvernement du Québec en matière d’immigration doit ajouter de façon appréciable à l’effort de francisation. Le gouvernement reconnaît par là que le glissement de la langue française est réel, mais il manifeste son espoir de pouvoir stabiliser les choses. Sa détermination nous amène au moins à mettre en place des solutions du côté de l’offre.

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Suède — « Le Paradis » retable pro-homo ôté de l'église par crainte de transphobie



L’église Saint-Paul de Malmö, au sud de la Suède, a retiré de son autel une peinture LGBT controversée (ci-dessus) de crainte que les transgenres soient associés au mal.

Le retable nommé « Le Paradis », œuvre d’une lesbienne revendiquée, dépeint le jardin d’Éden comme une joyeuse bacchanale homosexuelle, Adam et Ève et leurs partenaires de même sexe respectifs s’amusent follement sous le regard lascif d’un serpent qui pourrait sembler travesti ou transgenre (détail ci-dessous).



Nombre de personnes ont critiqué la peinture LGBT dans l’église après son installation.

Selon le pasteur Per Svensson, la peinture sera déplacée dans un autre endroit non pas en raison de réactions conservatrices, mais à cause de sa représentation des personnes transgenres.

Le pasteur Svensson a déclaré au diffuseur SVT que les couples homosexuels dans la peinture n’étaient pas du tout un problème pour l’église, mais que ce qui gênait était la possible association de personnes transgenres avec le serpent du jardin d’Éden, symbole de la tentation et du mal. Chose insupportable à ses yeux.


« Au début, je n’avais pas saisi la complexité, mais après mûre réflexion et une discussion approfondie avec la direction, nous n’avions pas d’autres choix que de déplacer le retable », a-t-il déclaré.

L’évêque de Lund, Johan Tyrberg, s’est exprimé sur la question, affirmant que la peinture pouvait être interprétée à la fois comme pro-LGBT et comme anti-LGBT selon le point de vue de la personne qui la regardait.

Il a ajouté que l’église aurait dû discuter de la peinture avec le diocèse avant de la suspendre au-dessus de l’autel de l’église.

Les décisions d’accrocher puis de retirer le tableau font partie d’une tendance de l’église suédoise à être l’une des églises les plus « progressistes » et pro-LGBT au monde. L’archevêquesse de Stockholm, Eva Brunne, est une fière lesbienne.

L’archevêquesse Brunne, ainsi que plusieurs autres hauts dignitaires religieux, a affirmé plus tôt cette année qu’elle avait plus en commun avec les musulmans qu’avec les chrétiens conservateurs. (Que pensent les musulmans de ces peintures LGBT ?)

En 2015, Brunne est même allée jusqu’à demander aux églises de Stockholm de retirer les croix de leurs murs et de mettre en place des espaces de prière musulmans au plus fort de la crise des migrants.

L’église luthérienne suédoise en crise

On apprenait en 2018 que l’Église (luthérienne) de Suède devrait commencer à vendre ses biens immobiliers. Selon une étude citée par SVT, l’église libérale de gauche « perdra bien plus d’un million de membres dans une période de 10 ans » sur un total de 5 899 242 membres en 2018.

Le président du conseil de l’église de Lima-Transtrand, l’un des plus touchés par l’effondrement de l’église, a déclaré que la paroisse « ne peut tout simplement pas se permettre de joindre les deux bouts ». La réduction des revenus résultant de la diminution du nombre de membres a fait en sorte que le conseil envisage de vendre le presbytère paroissial, un édifice patrimonial classé que les médias locaux décrivent comme « une propriété unique qui, avec l’église d’à côté, est l’un des les paramètres les plus pittoresques de la région ». Il a déclaré à SVT : « Alors que nous perdons des membres et moins de gens assistent aux services, le coût de l’entretien de nos églises est encore très élevé. »

Source SVT



Autres nouvelles de la Suède

La ville de Stockholm serait la ville européenne qui consomme le plus de méthamphétamines. C’est ce que montre une étude effectuée dans le centre-ville de Stockholm au cours d’une semaine d’octobre 2019. Lorsqu’on a testé les eaux usées de Stockholm pour voir combien de drogues sont utilisées, l’analyse a été réalisée selon une norme européenne adoptée par l’OEDT, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Les niveaux mesurés de résidus de médicaments dans les eaux usées peuvent donc être comparés à d’autres pays européens qui ont testé leurs villes de la même manière depuis 2011. En 2018, plus de 70 villes de 20 pays européens étaient connectées au projet. Selon le test, le taux est de 675 milligrammes d’amphétamine pour 1 000 habitants par jour, ce qui place les habitants de Stockholm au sommet de l’Europe en termes de quantité d’amphétamine consommée. Le résultat surprend Johan Lindberg, chimiste et chef de groupe chez RISE, qui a analysé le résultat du test des eaux usées collectées. « C’est la première fois que nous voyons un niveau aussi élevé. » Aucune des villes comparables n’a jamais mesuré une moyenne supérieure à 450 milligrammes d’amphétamine pour 1000 habitants depuis le début des mesures en 2011. Source : SVT

Suède : environ un million de Suédois prennent des antidépresseurs, l’un des taux de consommation les plus élevés au monde. On estime qu’un million de personnes prennent des antidépresseurs en Suède, plus que jamais auparavant. L’an dernier, environ un Suédois sur dix a pris des antidépresseurs, a rapporté la télévision suédoise (SVT), soit deux fois plus qu’au début des années 2000.

Malmö (Suède) : 29 attaques à la bombe en 2019, de nombreux habitants quittent la ville, jadis saluée comme un haut lieu multiculturel. Les actes de violence sont si fréquents à Malmö que la nouvelle de l’un est effacée par la nouvelle d’un autre. Cette année, il y a déjà eu 29 attaques à la bombe dans une ville de seulement 320 000 habitants. Dans l’ensemble, la Suède est en bonne voie d’atteindre un rythme annuel de 150 explosions, soit environ trois par semaine. Il s’agit d’attaques perpétrées par des bandes criminelles qui ciblent habituellement d’autres criminels. Mais les victimes sont parfois des innocents. Dans un cas récent, par exemple, une étudiante a été grièvement blessée au visage alors qu’elle est passée devant un magasin qui a explosé à Lund, à dix minutes en voiture de Malmö. Les attaques les plus spectaculaires ont laissé des villes entières comme Malmö craintives et traumatisées, comme l’a expliqué une grand-mère dans un récent article sur Facebook à propos d’un attentat à la bombe qui a fait sauter les fenêtres d’un immeuble résidentiel où dormaient ses petits-enfants — « …. deux enfants suédois très effrayés, dont la vie s’est écroulée ». Source

La cocaïne devient moins chère et plus courante en Suède, entraînant une augmentation spectaculaire du nombre de décès liés à la drogue, selon une nouvelle enquête. Source

L’agence de presse SVT a rapporté que la police de Göteborg, la deuxième plus grande ville de Suède, a déclaré qu’elle découvre des lycéens drogués à la cocaïne et aux amphétamines pendant les heures de classe. Après un an d’actions policières ciblées sur les lycées de la ville, la police a trouvé des étudiants sous l’influence de stupéfiants puissants tels que l’amphétamine, la cocaïne et le tramadol opioïde sur ordonnance. « Que ce cocktail de drogues se trouve dans les écoles secondaires est un énorme échec pour la Suède », a déclaré à SVT Robin Nilsson, chef de l’unité de police de Göteborg spécialisée dans le trafic de drogue. Source

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