jeudi 13 décembre 2012

Prof. Jeynes : Les facteurs familiaux et religieux sont les plus décisifs en matière de résultats scolaires

Le professeur William H. Jeynes (photo ci-contre) synthétise ici les principales conclusions qu’il a tirées des différentes méta-analyses qu’il a conduites durant de longues années en matière d’école. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les résultats de ces études montrent que ce sont les facteurs familiaux et religieux qui sont les plus décisifs en matière de résultats scolaires.

— Professeur, pouvez-vous vous présenter brièvement ?

William Jeynes — Je suis professeur au Witherspoon Institute de Princeton, dans le New Jersey et enseignant en éducation à l’Université de Californie à Long Beach. Je suis diplômé de l’Université de Harvard et de l’Université de Chicago. J’aborde les questions éducatives en recourant à l’analyse quantitative et la recherche historique.*

Mes travaux portent sur l’éducation, la famille et l’économie dans les sociétés contemporaines. J’ai été amené à présenter les conclusions de mes travaux à la Maison-Blanche et à de nombreux département du gouvernement fédéral. J’ai été consultant également pour les gouvernements chinois et sud-coréen.

— Vous avez écrit un livre l’an dernier sur l’influence de l’implication des parents sur les résultats académiques des enfants. Pouvez-vous présenter votre méthode (la méta-analyse) et vos conclusions ?

W. H. J. — C’est d’une approche méta-analytique dont je me suis servi pour conduire ces recherches. Une méta-analyse combine, au niveau statistique, toutes les études scientifiques pertinentes qui existent sur un sujet donné dans le but de déterminer les résultats agrégés desdites études.

Autrement dit, cette approche consiste à combiner les résultats statistiques de toutes les études qui ont été faites sur un sujet précis pour déterminer vers quelles conclusions tend l’ensemble des recherches existantes.

Comme vous pouvez l’imaginer, en raison de l’ampleur d’un tel travail, une méta-analyse nécessite généralement 2 à 3 ans. Néanmoins, parce qu’une méta-analyse synthétise l’ensemble des recherches existantes, ses résultats ont tendance à être lus et cités largement. Ils ont une influence importante.

De ces études, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
  • Le suivi attentif apporté par les parents aux études de leurs enfants va de pair avec un niveau académique plus élevé.
  • Des formes plus subtiles d’implication des parents telles que les attentes qu’ils manifestent à l’égard de leurs enfants, la communication positive qu’ils déploient à l’égard de leurs enfants, le recours à style parental associant un support logistique à un environnement aimant ont un impact beaucoup plus fort sur les résultats scolaires de leurs enfants que d’autres formes d’implication qu’ils pourraient avoir comme le fait de remplir des mandats au sein de l’école (présence dans l’organisation des parents d’élève, investissement en tant que bénévole dans l’école, etc.).

— Vous avez fait d’autres méta-analyses sur les facteurs-clés de réussite scolaire. Pourriez-vous résumer vos conclusions ?

Oui j’ai mené plusieurs méta-analyses sur différents sujets. On note notamment les résultats suivants :

1) Les élèves forts en connaissances bibliques ont de meilleurs résultats scolaires que ceux qui sont mauvais en ce domaine. La différence est environ d’une lettre [sur un système de notation en A, B, C, D, E, F, soit environ 10 %].

2) Les élèves qui viennent de deux parents biologiques réussissent beaucoup mieux à l’école, en moyenne, que leurs homologues issus de structures familiales non traditionnelles. Plus l’on s’éloigne de la cellule traditionnelle, et plus l’impact négatif sur la réussite des enfants est appuyé.

3) Les deux variables qui réduisent le plus efficacement les écarts de résultats scolaires entre populations d’origines ethniques et socio-économiques différentes sont l’engagement religieux de l’élève et les facteurs familiaux comme la structure familiale et l’implication parentale.

4) Les élèves qui fréquentent des écoles chrétiennes atteignent un meilleur niveau que leurs homologues qui vont dans les écoles publiques traditionnelles ou dans des écoles à charte publiques non confessionnelles.

— Quel serait le système éducatif idéal ?

Le système éducatif idéal serait celui qui accorderait de l’importance à la formation spirituelle, à la formation du caractère et aux résultats académiques. L’objectif de l’école ne doit pas se limiter simplement à former l’esprit. D’ailleurs, historiquement, de Platon jusqu’à il y a peu, les professeurs croyaient que l’éducation religieuse et la formation du caractère avaient autant d’importance que la formation intellectuelle.

Cicéron et Martin Luther King partageaient la même conviction : la personne la plus dangereuse du monde sera une personne intelligente, mais manquant de caractère. Bien que plusieurs siècles séparent ces deux personnes, force est de constater qu’elles tombent néanmoins d’accord sur ce point capital.

Et en effet, en 11 ans qui se sont écoulés depuis le 11 septembre, personne n’a contesté qu’Oussama Ben Laden soit intelligent, mais personne n’a affirmé qu’il est un homme d’amour et de caractère.

Je crois que nous pouvons dire sans nous tromper que la plupart des problèmes que nous avons aujourd’hui dans le monde sont fondamentalement des problèmes touchant à la dimension spirituelle de l’homme et à son caractère, non à son intelligence pure. On peut même dire qu’une grande partie de la crise économique dans le monde d’aujourd’hui est due à l’immoralité.

Le système éducatif idéal ne devrait donc pas seulement aborder la formation intellectuelle, mais aussi tenter de préparer les gens à fonctionner efficacement dans la société civile.

—  Selon vous, quel est le but d’un système éducatif  ?

Le but des systèmes éducatifs devrait être de préparer l’individu à être un citoyen doué de compassion, intelligent et doté d’un sens civique.

— Est-ce que les systèmes éducatifs qui permettent le libre choix de l’école et un haut degré de liberté sont meilleurs que les autres ?

Il existe des preuves patentes au niveau de l’enseignement supérieur que les systèmes proposant un libre choix scolaire ont de meilleurs résultats universitaires. Les résultats sont très clairs pour l’enseignement supérieur parce qu’il existe un grand nombre d’universités fonctionnant sur un principe de libre choix et de concurrence. Les résultats sont moins exploitables pour le primaire et le secondaire, car il y a peu de pays qui pratiquent un libre choix effectif pour ces niveaux et parce qu’il existe un grand nombre d’autres facteurs jouant sur les résultats scolaires.

*William Jeynes est l’auteur de Parental involvement and academic success, publié en 2011.


Source


Voir aussi

A+ pour l’enseignement à la maison selon une étude des universités Concordia et Mount Allison

Meilleure école primaire en Colombie-Britannique : une école des mormons polygames

Étude — Pourquoi les écoles privées canadiennes forment de meilleures personnes

Statistiques Canada — Les athées sont-ils moins altruistes ?

L'instruction à la maison serait « antidémocratique » selon un éditorialiste du Devoir

Les enfants instruits à la maison aux États-Unis réussissent mieux que ceux des écoles publiques

Les enfants instruits à la maison ont d’aussi bons résultats dans les États peu contraignants que dans les États tatillons





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mercredi 12 décembre 2012

Suède — Cour d'appel retire les droits parentaux de parents coupables d'instruction à la maison

Domenic et sa mère à une époque plus heureuse
Lundi 10 décembre 2012, journée internationale des droits de l'homme, des parents suédois se sont vu retirer de nouveau la garde de leur enfant par une cour d'appel suédoise, révoquant la décision d'une cour inférieure. Leur crime : avoir instruit leur enfant à la maison plutôt que dans une école surveillée par l'État.

Le garçon et ses parents se trouvaient à bord d'un avion de ligne, quelques minutes avant son départ de la Suède à destination de l'Inde, le pays d'origine de sa mère Annie. Quand Domenic a été saisi par les autorités gouvernementales en juin 2009. La première raison donnée par les autorités pour justifier cet enlèvement : Domenic était scolarisé à la maison.

Au cours des examens médicaux ultérieurs, les autorités ont trouvé que Domenic n'aurait pas reçu certains vaccins et qu'il avait des caries.

Pendant les premiers mois qui suivirent l'enlèvement, les parents n'ont été autorisés à voir leur fils qu'une fois toutes les deux semaines. La fréquence est vite passée à une fois par mois. En 2010, toutes les visites ont été interdites.

Aux États-Unis, la Cour suprême a déclaré que la suppression des droits parentaux par un tribunal de la famille équivalait à une peine de mort. Cela signifie que les preuves contre les parents, avant d'en arriver à de telles extrémités, doivent être claires et convaincantes. Il faut donc avant de priver les parents de leurs droits que l'on puisse statuer « au-delà de tout doute raisonnable », pour prendre un équivalent dans le droit civil.



Reportage du début 2012 en anglais sur ce sujet

Espoirs déçus

Les parents avaient cru voir poindre la fin du tunnel, après près de trois ans et demi de séparation forcée de leur fils, quand un tribunal de première instance avait statué en juin 2012 qu'ils conserveraient leurs droits parentaux. Christer et Annie apprirent peu après que le Comité de la protection sociale suédois avait fait appel pour empêcher le retour de Domenic dans sa famille.

Selon l'avocat de la famille Johansson, le Comité de protection sociale a ignoré une demande de révision de leur cas depuis plus d'un an. La loi exige pourtant qu'une telle demande soit accueillie endéans quatre mois. Cependant, l'agence n'avait pas prévu de telle révision, elle semblait attendre que la cour d'appel se prononce sur le cas. Cette révision de leur cas est fixée au 19 décembre, mais elle sera probablement sans effet puisque les services sociaux ont gagné leur appel et ils ont maintenant une tutelle légale sans conteste sur Domenic.

Voir aussi

Suède – Père veut instruire son enfant à la maison : « un fanatique des droits de l'homme » selon les autorités (même cas, plus de détails sur l'historique de cette cause)

Suède — Petite victoire pour des enfants instruits à la maison, mais la persécution continue (famille juive orthodoxe)

Garderie asexuée en Suède

« Le système de garderie universel en Suède forme des enfants moins instruits »

Marie Geiss-Galimard : « Pour les Allemands, les enfants sont la propriété de l’État »

Allemagne — Mère de douze enfants emprisonnée : elle refuse pour ses enfants le cours d'éducation sexuelle au primaire

Parents allemands demandent l’asile au Canada

École à la maison : les familles fuient l’Allemagne

Cour suprême : Enfant envoyé par un juge en garderie pour le « socialiser » après que seuls les experts de la DPJ ont pu témoigner (Québec)




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

La dette du Québec en temps réel




Chiffres de l'Institut économique de Montréal


Découvrez la petite histoire de la dette en visionnant cette vidéo.



Enquête ouverte contre un instructeur de cadets américain pour qui l'homosexualité est un « péché »

L'instructeur Lynn Vanzandt
Le ministère de l'Éducation fédéral des États-Unis vient d'ouvrir une enquête à l'encontre d'un premier sergent, Lynn Vanzandt, qui est accusé d'avoir affirmé que l'homosexualité, dans la Bible, est un péché.

Les faits remontent au 12 avril dernier. Intervenant dans le cadre d'une formation assurée par l'armée américaine au sein d'écoles secondaires à travers le pays (JROTC), Vanzandt a été dénoncée par une élève à Huntsville (Alabama) Taylor Sisk, 15 ans, responsable de l'Alliance homo-hétéro de son établissement. Elle affirme que Vanzandt est intervenu spontanément alors qu'elle parlait à une amie de la vie à San Francisco. Des témoins assurent que, au contraire, les deux jeunes filles ont interrogé le militaire en lui demandant son opinion sur l'homosexualité. Taylor Sisk assure qu'elles lui ont ensuite demandé d'arrêter de s'exprimer et que devant son refus, son amie a quitté la salle en courant.

Bien que Lynn Vanzandt se soit empressé de présenter des excuses (sans qu'on sache pour quoi exactement), l'enquête a bien été engagée à la demande de Taylor Sisk qui, mineure, a demandé à un membre d'un groupe LGBT d'intervenir en son nom. Ce groupe s'est d'abord plaint auprès de la direction de l'école, puis il a saisi le Bureau des droits civils (OCR) qui instruit la plainte. Le nommé James Robinson a déclaré à la presse qu'à propos d'une question aussi sensible, le militaire, même sollicité, n'aurait pas dû donner son opinion...

Les cadets de Grissom High venus encourager leur instructeur
Lynn Vanzandt fait donc l'objet d'une enquête pour « harcèlement » et « discrimination ». La direction de l'école a, pour sa part, reçu une lettre de la part du ministère de l'Éducation annonçant que l'OCR va déterminer « si les étudiantes ont été sujettes à un environnement hostile sur la base du sexe ou au harcèlement fondé sur le défaut de conformité aux stéréotypes de genre, lorsqu'un enseignant JROTC a fait des commentaires à propos de la Bible et de l'homosexualité ».

Cette affaire a déjà suscité de nombreuses prises de position : des dizaines de cadets, élèves de Lynn Vanzandt, l'ont soutenu lors de réunions de la direction du collège de Grissom High à Hunstville pour mettre fin au « harcèlement », pendant que Taylor Sisk et quelques autres manifestaient à l'extérieur.

Source




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Russie — Poutine veut trois enfants par femme

Vladimir Poutine lors de son discours au pays
Le président Vladimir Poutine a appelé ce mercredi les Russes à faire plus d'enfants, au moins trois par famille, sous peine de voir le pays s'appauvrir et devenir incapable de préserver son territoire.

Je pense que la norme en Russie doit devenir une famille avec trois enfants, a-t-il déclaré dans son adresse annuelle à la Nation, ajoutant qu'il restait encore pour cela beaucoup à faire.

Il faut mettre en place des conditions favorables, tout d'abord pour les femmes, afin qu'elles n'aient pas peur que la naissance d'un deuxième et d'un troisième enfant ne mette un frein à leur carrière, a-t-il ajouté.

Pour cela, il a précisé que les autorités russes examinaient les moyens d'encourager financièrement les familles choisissant d'avoir un troisième enfant, et comptaient régler rapidement la question des jardins d'enfants, qui manquent cruellement dans le pays.

Selon Vladimir Poutine, les Russes doivent dès maintenant privilégier les familles nombreuses sous peine que la Russie ne devienne dans les années à venir un pays pauvre, vieillissant et incapable de préserver son indépendance et même son territoire.

« Si la nation n'est pas capable de se préserver et de se reproduire [... ], alors on n'a même pas besoin d'un ennemi extérieur, car tout s'écroulera tout seul », a-t-il averti.

Pour que la Russie soit souveraine et forte, nous devons être plus nombreux, a-t-il poursuivi.

La Russie, qui compte actuellement un peu plus de 143 millions d'habitants, a perdu plus de cinq millions d'habitants depuis la chute de l'URSS en 1991, et des études publiées ces dernières années ont prévu un déclin démographique important.

Un rapport de l'agence de notation financière S&P, publié en février 2011, avait estimé que la Russie pourrait perdre encore 24 millions d'habitants d'ici à 2050.

Après la chute de l'URSS, la Russie a été plongée dans un cercle vicieux démographique, la détérioration des conditions de vie ayant entraîné une hausse de la mortalité accompagnée d'une crise de la natalité.

Ces études prévoyaient que la baisse du nombre de personnes en âge de procréer allait s'accélérer dans les décennies 2010 et 2020, et ne serait pas compensée par la hausse de l'espérance de vie, réelle mais encore insuffisante.

M. Poutine a toutefois souligné que la population avait augmenté de plus de 200.000 personnes entre janvier et septembre 2012.

« Il semblait qu'il n'était plus possible de mettre un terme à cette catastrophe démographique. [...] Mais nous avons réussi à rompre ce phénomène destructeur. Après la mise en place de programmes d'incitation, la population s'est stabilisée et à partir de 2010 elle a commencé à croître », a-t-il dit.

Le président russe a également insisté sur le fait que l'espérance de vie avait dépassé les 70 ans en Russie en 2011.

L'homme fort de la Russie avait souligné au début de l'année que surmonter la crise démographique serait une priorité de son nouveau mandat de président, le troisième après ceux effectués de 2000 à 2008.

Voir aussi

Nos autres billets sur la Russie




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

mardi 11 décembre 2012

PIRLS — Les jeunes élèves québécois lisent moins bien que élèves du reste du Canada


Le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) est une évaluation internationale qui dégage les tendances dans le rendement en lecture des élèves de 4e année et dans les politiques et des pratiques en matière de "littératie". L’étude est réalisée tous les cinq ans par l’Association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire (AIE), consortium indépendant d’instituts de recherche et d’organismes gouvernementaux.

Les résultats des élèves du Québec sont demeurés stables, ils se classent sous la moyenne canadienne.

Lors de cette évaluation, les élèves devaient répondre à des questions à choix multiples et à des questions à réponse construite. Plus d’un quart de million d’élèves, ainsi que leurs parents, leurs enseignantes et enseignants et les directrices et directeurs de leurs écoles, ont également rempli des questionnaires les interrogeant sur divers facteurs contextuels, à la maison et à l’école, associés au rendement en lecture.

Résultats en lecture selon le pays ou la province
Rang Pays et province  Note
moyenne 
 Écart
Type
1Hong Kong (RAS)571(2,3)
2Fédération de Russie568(2,7)
3Finlande568(1,9)
4Singapour567(3,3)
5Irlande du Nord558(2,4)
6Colombie-Britannique556(3,2)
7États-Unis556(1,5)
8Danemark554(1,7)
9Croatie553(1,9)
10Formose (Taïwan)553(1,9)
11Ontario552(2,6)
12Irlande552(2,3)
13Angleterre552(2,6)
14Nouvelle-Écosse549(2,4)
15Alberta548(2,9)
16Canada548(1,6)
17Terre-Neuve-et-Labrador546(2,8)
18Pays-Bas546(1,9)
19République tchèque545(2,2)
20Suède542(2,1)
21Italie541(2,2)
22Allemagne541(2,2)
23Israël541(2,7)
24Portugal541(2,6)
25Hongrie539(2,9)
26Québec538(2,1)
27République slovaque535(2,8)
28Bulgarie532(4,1)
29Nouvelle-Zélande531(1,9)
30Slovénie530(2,0)
31Autriche529(2,0)
32Lituanie528(2,0)
33Australie527(2,2)
34Pologne526(2,1)
35France520(2,6)
36Nouveau-Brunswick francophone514(2,7)
37Espagne513(2,3)
38Norvège507(1,9)
39Belgique (francophone)506(2,9)
40Roumanie502(4,3)
Point central de l’échelle du PIRLS500
41Géorgie488(3,1)
42Malte477(1,4)
43Trinité-et-Tobago471(3,8)
44Azerbaïdjan462(3,3)
45Iran (République islamique)457(2,8)
46Colombie448(4,1)
47Émirats arabes unis439(2,2)
48Arabie séoudite430(4,4)
49Indonésie428(4,2)
50Qatar425(3,5)
51Oman391(2,8)
52Maroc310(3,9)

Forte progression des premiers, stabilité du Canada et du Québec

Alors que le Canada et le Québec ont des résultats stables depuis 2001 : le Québec progresse d'un seul point non statistiquement significatif et le Canada de quatre points, les premiers du classement ont beaucoup progressé. Hong-Kong, la Russie et Singapour augmentent leurs résultats de près de 40 points.

Même les États-Unis ont bien progressé.  Depuis 1997, la lecture y est devenue un combat national. À cette date, le Congrès a mis en place une commission chargée de faire la synthèse de toutes les recherches scientifiques sur l'apprentissage de la lecture, d'identifier les méthodes les plus efficaces et d'établir un plan de bataille, le National Reading Panel, qui a sensibilisé de nombreux Etats de l'Union. Résultat : les écoliers américains ont nettement amélioré leurs performances en lecture depuis dix ans.

Peu de lecteurs très avancés au Québec

Par rapport aux autres pays, le Canada affiche un pourcentage moindre d’élèves ayant un faible rendement, mais il présente également une proportion plus faible d’élèves très performants par rapport aux pays en tête de classement. En outre, les élèves des écoles de langue anglaise au Canada sont plus nombreux que leurs camarades des écoles de langue française à se classer aux seuils repères élevé et avancé. Pour ce qui est de l’écart des résultats selon le sexe, les filles sont proportionnellement plus nombreuses que les garçons à atteindre le seuil repère avancé au Canada.


Le Québec affiche un pourcentage moindre d'élèves performants (43 %) et très performants (7 %) que la moyenne internationale, respectivement 44 % et 8 %. En d'autres mots, le Québec a peu de très bons lecteurs, mais sa moyenne est supérieure à la moyenne internationale parce qu'il a moins de très mauvais lecteurs. Plusieurs pays avec une note moyenne moins bonne que le Québec ont un nombre plus important de lecteurs performants (voir ci-dessous).

Pourcentage d'élèves en fonction des seuils de rendement
RangPays et province%
Avancé
%
Élevé
1Singapour2462
2Hong Kong (RAS)1867
3Fédération russe1963
4Finlande1863
5Irlande du Nord1958
6États-Unis1756
7Angleterre1854
8Colombie-Britannique1555
9Irlande1653
10Ontario1554
11Formose (Taïwan)1355
12Danemark1255
13Nouvelle-Écosse1452
14Croatie1154
15Israël1549
16Alberta1351
16Canada1351
18Terre-Neuve1350
19Hongrie1248
20Nouvelle-Zélande1445
21République tchèque850
22Bulgarie1145
23Italie1046
23Allemagne1046
25Portugal947
25Suède947
27Pays-Bas748
28Australie1042
29République slovaque844
Médiane internationale844
30Slovénie842
31Québec743
32Lituanie639
33Autriche539
34France535
35Nouveau-Brunswick (francophone)829
(Classement par ordre décroissant de la somme des élèves à rendement avancé et élevé)

Langue parlée à la maison et influence des parents

Les élèves qui parlent toujours la langue du test à la maison obtiennent un meilleur rendement en lecture.



Le PIRLS confirme également le rôle incontestable des parents comme modèle principal de comportement en lecture. À l’échelle internationale comme au Canada, les élèves dont les parents affirment aimer la lecture ont un rendement en lecture nettement supérieur à celui des élèves dont les parents n’aiment pas la lecture.

Motivation des élèves importante

Ce rapport examine également le rendement des élèves en lecture à la lumière de leurs attitudes, de leurs comportements et de leurs activités en dehors de l’école. Les résultats montrent que les élèves du Canada comptent parmi ceux qui aiment le plus lire au monde et cette propension a une relation positive avec leur rendement en lecture. En outre, les filles aiment plus lire que les garçons, mais les résultats du PIRLS montrent toutefois que les garçons qui aiment lire affichent un aussi bon rendement que les filles. La motivation des élèves vis-à-vis de la lecture et l’investissement des élèves dans les leçons de lecture sont deux autres facteurs qui ont une relation positive avec leur rendement en lecture. Plus les élèves sont motivés ou investis dans leurs leçons de lecture, plus leurs résultats en lecture sont élevés.

Fort taux d'exclusion d'élèves au Canada et au Québec

Au Canada, la population d’élèves de 4e année a été couverte à 90,1 p. 100, avec un taux d’exclusion pondéré global de 9,9 p. 1001. D’un point de vue international, il s’agit de l’un des taux d’exclusion les plus élevés, avec seulement trois participants comptant plus d’exclusions que le Canada : la Région administrative spéciale de Hong Kong (11,8 p. 100), Israël (24,6 p. 100) et la Floride, aux États-Unis (12,9 p. 100). Dans la plupart des autres pays, le taux d’exclusion ne dépassait pas 5 p. 100. Aussi, faut-il être prudent lorsqu’on généralise les résultats du PIRLS à l’ensemble de la population d’élèves de 4e année au Canada.

En règle générale, les élèves (immigrants pour la plupart) qui avaient suivi moins d’une année d’enseignement dans la langue du test devaient être exclus des tests PIRLS. À l’échelle provinciale, le taux d’exclusion à l’échelle des élèves va de 1 p. 100 au Québec à 9,7 p. 100 en Colombie-Britannique. Par contre 99 % des écoles de Colombie-britannique faisant partie de l'échantillon initial ont participé à l'étude, alors que seules 96 % des écoles québécoises l'ont fait.

Le cas italien.. et mormon

Au niveau international, le rapport entre le niveau d’études des enseignants et le rendement en lecture des élèves est positif et linéaire jusqu’au niveau du baccalauréat universitaire.

En ce qui concerne le niveau des études de deuxième et troisième cycle universitaire, les gains sont inégaux d’un pays à l’autre (et il n’y a pas de différence au Canada).

Étrangement, les résultats italiens en lecture sont légèrement supérieurs à ceux du Québec, mais un tiers au moins des institutrices italiennes de 4e année n’ont qu’un diplôme de l’école secondaire.

Il n'est pas clair, pour nous, s'il y a un lien de cause à effet dans cette corrélation : les pays les plus avancés et consacrant le plus de temps et d'argent à l'alphabétisation demandant une plus longue formation sans que celle-ci soit nécessairement utile à un bas âge. Rappelons que la meilleure école primaire en Colombie-Britannique selon le classement de l'Institut Fraser est une école de mormons polygames où aucune des institutrices n'a même un diplôme universitaire à notre connaissance.




Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

lundi 10 décembre 2012

Vatican Radio : Catholic School in Quebec loses religious freedom case

ROME — A Catholic private school is considering petitioning the Supreme Court of Canada, after the Quebec Court of Appeal issued a decision obliging it to teach a state-imposed Ethics and Religious Culture course (ERC) at odds with Catholic teaching. The Quebec court issued its decision Dec. 4, overturning an earlier judgment of the Superior Court, which supported the request Loyola High School put to the education minister to teach the course objectives from a Catholic perspective. The Jesuit boys school, located in Montreal, has been battling the provincial government on this issue since 2008.


Marie Bourque, vice-president of the Catholic Parents Association of Quebec, said the decision infringes on the rights of parents to choose an education for their children in line with their faith and values and “to rely on the collaboration of confessional schools” to this end. The Catholic Civil Rights League also issued a comment in agreement.

Bourque described the ERC as a “totally superficial, folkloric and materialistic” program, which “forbids any chronological or historical teaching of religions.”

“It presents them as the fruit of the human mind,” she explained. “It’s all relativistic; there’s no absolute truth at all. So, moral and philosophical stands, which are atheistic, certainly sound more credible than any religion at all in this context.”

Both the Catholic Church and the UN Declaration of Human Rights state that parental rights in education are essential and must be upheld, she underlined.

“The responsibility belongs to (parents) to teach morals and religion. They can delegate it to whom they choose but it belongs absolutely to them in the first place,” she said.

Loyola High School first took legal action in 2008, when the education minister refused to grant equivalency to the school’s Morals and World Religions course. The minister argued that Loyola’s course is taught from a Catholic viewpoint, whereas the state course requires religions to be taught from a secular and religiously neutral perspective.


Listen to the interview by Laura Ieraci with Marie Bourque: RealAudioMP3


See also


Supreme Court — Break with Common Law Putting the Onus on Parents rather than the State(With sample activities and material used in ERC classes)





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

dimanche 9 décembre 2012

Pauline Marois embobine Guy A. Lepage sur le dossier des CPE

Dans le controversé dossier des 28 000 nouvelles places en garderie dites à 7 $, Guy A. Lepage s’est fait embobiner comme un enfant par la première ministre Pauline Marois, qui participait dimanche dernier à Tout le monde en parle. De deux choses l’une avec cette promesse péquiste de 477 millions $ : ou Mme Marois a sciemment trompé le populaire animateur de la SRC ou elle a parlé carrément à travers son chapeau.

La question de Guy A. : « On a reçu beaucoup de courriels de la part de garderies privées non subventionnées qui dénoncent votre décision de créer 28 000 nouvelles places en garderie parce que, selon leur coalition, le gouvernement pourrait réaliser des économies substantielles en convertissant les places existantes de ces garderies-là, qui existent déjà et qui répondent aux mêmes normes que les CPE (centre de petite enfance). Est-ce que c’est une possibilité qui a été étudiée et pourquoi vous ne misez pas sur elles ? »

Réponse de Pauline Marois : « Elles (les garderies privées) répondent aux mêmes normes, je n’en disconviens pas. Et dans la majorité, elles offrent un très bon service.

Cependant, si je transforme ces places-là en des places à 7 $, je n’ajoute pas une place de plus, puisque toutes ces places-là sont occupées. Mon objectif, c’est d’augmenter le nombre de places. Une fois qu’on aura atteint les 250 000 places qui est notre objectif (parce qu’on croit, dit-elle, que c’est ce qui répond aux besoins), là, on pourra envisager de transformer progressivement ces places en places à 7 $ par jour. »

« Mais seulement à ce moment-là ? », a ajouté Guy A.

« Oui ! », a répondu Mme Marois.

Mensonges

La porte-parole de la Coalition des garderies privées non subventionnées, Prescillia B. Boily, tient à rectifier les « dires mensongers » de Mme Marois.

Contrairement à ce qu’affirme Pauline Marois, le réseau des garderies privées non subventionnées n’est pas complet. « Nous avons une moyenne de 30 % de nos places qui sont vacantes », précise Mme Boily. Sur les 35 000 places disponibles dans le réseau privé, il y a 11 000 places vacantes présentement.

Autre fausse information lancée à Guy A. par Mme Marois : « Les listes d’attente (des CPE) démontrent qu’ils manquent de places pour répondre à tous les enfants du Québec. »

Les enfants qui sont inscrits sur ces listes, rétorque Mme Boily, ce sont NOS enfants dans NOS installations, en attendant une place à 7 $.

Au lieu de devoir payer près d’un demi-milliard de dollars pour ouvrir les nouveaux CPE (en construisant de nouveaux locaux) devant accueillir 28 000 enfants, le gouvernement économiserait près de 200 millions en transférant ces nouvelles places aux 600 garderies privées non subventionnées existantes.

37 $ par jour

Dans le réseau public des CPE, il en coûte au contribuable de 48 $ à 52 $ par jour pour faire garder un enfant. Les parents utilisateurs doivent payer 7 $ par enfant. Dans le réseau privé, il en coûte aux parents environ 37 $ par jour pour garder un enfant.


Voir aussi

Des garderies poursuivent l'État pour concurrence déloyale

Des garderies juives s'arment pour une bataille juridique contre le gouvernement (liberté religieuse)

Québec — Natalité pour six premiers mois de 2012 en léger déclin

Taux de natalité du Québec à nouveau légèrement en baisse en 2011

Étude sur les garderies qui se paieraient d'elles-mêmes : la multiplication des pains (l'économiste  Martin Coiteux)

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique







Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

Réindustralisation des États-Unis grâce au gaz et à l'huile de schiste

Alors que l’industrie française est en chute libre (3,2 millions d’emplois contre 5,3 en 1980, 12 % de la production de richesse nationale contre 24 % il y a 32 ans), les États-Unis (surtout le secteur privé) ont su réagir en exploitant le gaz de schiste, véritable catalyseur de l’économie.

Là-bas, le secteur de l’acier devrait connaître cette année une croissance de 6 %. Explications de France 2 :




Selon la chaîne américaine MSNBC (pro-Obama et cela dès 2008), cette abondance de gaz et d'huile de schiste rend l'énergie trop bon marché ce qui est nuisible pour le développement des « énergies renouvelables ». Le confort des Américains ou de leur industrie visiblement pas une priorité :




Voir aussi

Gaz de schiste : « La France est bénie des dieux ».

Le principe de précaution: une exception française

Les États-Unis bientôt premier producteur de pétrole grâce aux schistes... Que fait le Québec ?



Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

samedi 8 décembre 2012

L'ex-ministre Jacques Brassard : « urgent de revoir à la baisse le seuil d’immigration »


La ministre de L’immigration, Diane de Courcy, s’interroge et s’inquiète tout à la fois sur l’échec relatif de la francisation des immigrants. Elle reconnait que sur plus de  50,000 immigrants qui arrivent chaque année, 12000 d’entre eux ne peuvent dire un mot de français à leur descente d’avion et que 5000 d’entre eux ne s’inscriront à aucun cours de français.

Ce qui signifie, reconnait la ministre, que le Québec «échappe ainsi, année après année, quelque 40% des nouveaux arrivants non francophones.»

Que doit-on conclure de ces faits? D’abord, qu’il est légitime de penser que ces immigrants non francophones et non francisés, ou s’intègrent à la communauté anglophone, ou s’enferment dans un ghetto.

Ensuite, qu’il est tout aussi légitime de conclure que la capacité d’intégration de la société québécoise n’est pas d’un niveau suffisamment élevé en regard du nombre d’immigrants qui arrivent chaque année, puisque plusieurs milliers des nouveaux venus échappent, à chaque année,  à toute francisation.

Enfin, ce qui découle de ces faits, c’est la pertinence de remettre en cause le seuil maximal d’immigrants reçus depuis 2008, soit 55000 par année.

En 2008, rappelons-nous, alors que libéraux et péquistes s’entendaient comme larrons en foire pour juger tout à fait raisonnable d’accueillir 55000 immigrants chaque année (10000 de plus), Mario Dumont, lui, trouvait imprudent et irresponsable de rehausser le seuil à un tel niveau. 45,000, c’était même déjà trop.

Mario Dumont et l’ADQ furent alors accusés de nourrir des préjugés contre les immigrants. Maka Kotto, du PQ, traita même M. Dumont de «lepeniste» (Le Pen étant le chef du Front National, parti français d’extrême-droite). Bref, Mario Dumont fut cloué au pilori pour avoir osé remettre en question et jugé trop élevé le seuil d’immigration.

Pourtant, la question est on ne plus pertinente et légitime. Se pourrait-il que notre incapacité à bien intégrer les immigrants ne soit pas seulement liée à l’insuffisance de ressources et de moyens, mais aussi au fait qu’il en arrive TROP à chaque année? Se poser une telle question n’a rien à voir avec le racisme, la xénophobie ou le «lepénisme».

Regardons ce qui se passe en Europe. Tous les pays se sont ouverts à une immigration massive plus ou moins contrôlée. En France, c’est 200,000 qui arrivent chaque année. Et c’est sans compter les illégaux. Rendez-vous compte : en cinq ans, c’est un million qui débarque. Et tous ces pays se sont englués dans le multiculturalisme. Avec comme conséquence, le communautarisme, c’est-à-dire des communautés culturelles, ethnico-religieuses, repliées sur elles-mêmes. Ce qui signifie également des millions de personnes vivant dans des zones de non-droit (des «territoires perdus de la République», comme on dit en France) assujetties aux prêcheurs islamistes et aux gangs organisés, les deux haïssant leur société d’accueil.

Je sais bien qu’au Québec, nous n’en sommes pas là. Mais les conditions pour y arriver sont bien présentes. D’une part, le multiculturalisme est bien implanté chez nous. Ce qui veut dire que l’on encourage les communautés culturelles  à sauvegarder et à promouvoir leurs identités respectives. Avec comme conséquence que, depuis plus de 30 ans, au Québec comme au Canada, la moindre évocation d’une politique d’immigration fondée sur l’assimilation est perçue comme une hérésie raciste ultra nationaliste. Et d’autre part, nous accueillons trop d’immigrants.

S’il est urgent de renforcer notre loi linguistique, il est tout aussi urgent de revoir à la baisse le seuil d’immigration.






Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)