lundi 16 novembre 2020

Chine — Plus besoin de faire des études aux États-Unis


Pendant longtemps, pour les jeunes en Chine il fallait étudier au moins un semestre aux États-Unis. Depuis la pandémie du coronavirus, cependant, de plus en plus de gens se désintéressent de l’étranger.

Wang Wenquan étudie le marketing à Chang-haï (Shanghai). Ses cheveux sont séparés d’une raie décontractée, son oreille gauche est ornée d’une petite boucle d’oreille et il porte des lunettes branchées argentées surdimensionnées. Il voulait depuis des années aller aux États-Unis pour passer un semestre à l’étranger.

Mais « pour diverses raisons », il a annulé ses projets américains, dit le jeune étudiant de 23 ans. Principalement à cause de la Covid-19 qui a particulièrement frappé les États-Unis. « Je ne pense pas que ce qu’il dit et fait résoudra vraiment les problèmes liés à la pandémie — contrairement à ce qu’il prétend », dit Wang. Par « il » Wang vise le président américain Donald Trump.

En Chine, la crise du coronavirus est largement maîtrisée

En Chine, pays d’origine de la Covid-19, les autorités ont largement arrêté la propagation du virus ces derniers mois. La vie quotidienne est redevenue normale dans de nombreux domaines de la vie. Les Chinois regardent avec d’autant plus d’étonnement ces jours-ci les États-Unis où la situation ne semble pas s’améliorer.

L’étudiant en marketing Wang est surtout préoccupé par le fait que les préjugés, le ressentiment et, dans certains cas, la xénophobie ouverte à l’égard des Chinois aux États-Unis ont récemment augmenté de manière significative : « À la suite de la pandémie, Trump a érigé de nombreux obstacles à l’encontre des étudiants chinois. Certains ont même dû quitter les États-Unis sur le champ », dit-il. « Si je devais voyager en Amérique maintenant, j’y ressentirais l’opposition des gens. Cela affecte bien sûr la vie quotidienne et ma sécurité. Alors… je n’ai pas envie de déménager aux États-Unis. »

« Avant, on pensait que tout était mieux ailleurs »

« Je pense qu’il est tout à fait possible que de plus en plus de jeunes Chinois restent dans leur propre pays au lieu d’aller étudier pendant un certain temps à l’étranger », déclare la conseillère en orientation Guan Yan, qui travaille pour l’Université d’Édimbourg à Chang-haï. Elle a constaté qu’en Chine, l’intérêt pour les études à l’étranger avait sensiblement diminué au cours des derniers mois — un renversement complet de la tendance des dernières années.

« C’est fortement lié avec la confiance de plus en plus grande de la Chine en elle-même et aussi avec le fait que les dirigeants chinois ont maîtrisé la crise du Coronavirus — malgré certains aspects négatifs qui subsistent », dit-elle. « De nombreux étudiants chinois et leurs parents pensent désormais : nous avons visité d’autres pays et continents, mais cela ne nous a pas particulièrement impressionnés. Auparavant, ils pensaient que tout allait mieux à l’étranger. Aujourd’hui, ils sont plutôt déçus. »

Le nationalisme croissant de la Chine est dirigé contre Trump

La conseillère en études Guan estime que les médias d’État en Chine sont également, dans une certaine mesure, responsables de cette tendance. Ils ont souvent brossé un tableau de la situation à l’étranger bien plus sombre et plus chaotique que la réalité.

L’étudiant en marketing Wang Wenquan de Chang-haï a en tout cas perdu toute envie de séjourner aux États-Unis. « Il y a un conflit ethnique aux États-Unis et beaucoup de gens ont des armes. C’est dangereux », dit-il. « Sous l’impulsion de Donald Trump, de plus en plus d’Américains deviennent xénophobes envers des gens comme moi. »

Le conseiller en études Guan Yan pense qu’il est inquiétant que les jeunes en Chine semblent de plus en plus se désintéresser des pays étrangers. « C’est une tendance qui m’inquiète », dit-elle. « Bien que ce problème n’affecte pas seulement la Chine. Après tout, la pensée nationaliste progresse dans le monde entier. »

Source : ARD (télévision publique allemande)

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États-Unis — Forte augmentation (7 %) des étudiants étrangers en 2012-2013 (Les étudiants étrangers ont rapporté aux États-Unis environ 24 milliards de dollars.)

Californie : un professeur de UCLA suspendu pour avoir refusé de favoriser les étudiants noirs dans leur notation

 

samedi 14 novembre 2020

Trudeau veut importer 1,2 million d'immigrants (soit plus de deux fois la population de Québec) en trois ans

Selon La Presse de Montréal (vos impôts à l’œuvre), « Dans le cadre de son plan de relance économique à court terme et de son plan de croissance à long terme, le gouvernement mettra à profit les retombées de l’immigration pour maintenir la compétitivité du Canada sur la scène mondiale », indiquait le discours.

Les principaux éléments du plan dévoilé vendredi incluent un « accent mis sur la croissance économique, avec environ 60 % des admissions qui se situeront dans la catégorie économique » et le « maintien de l’accent sur des approches novatrices et communautaires pour répondre aux besoins divers en matière de main-d’œuvre et de population dans tout le pays ».

Trudeau fabrique la haine.

Ottawa vient d’annoncer qu’il vise 1,2 million d’immigrants dans les trois prochaines années.

Les 401 000 de l’an prochain seraient un record historique.

Si le gouvernement Legault laissait faire, on aurait 91 000 immigrants au Québec l’an prochain, alors qu’on n’arrive pas à en intégrer 50 000.

Comme l’écrivait René Lévesque en 1970, à l’époque où on appelait un chat un chat :

« On s’est donné un ministère de l’Immigration. L’autre, à Ottawa, pour lequel on paie, y a le droit de continuer à nous noyer, c’est lui qui a le pouvoir. Mais on en a un à Québec pour enregistrer la noyade. »

Trudeau a souvent l’air imbécile, mais il travaille activement, farouchement, consciencieusement contre le Québec français.

Et on s’étonne que les Québécois se crispent ?

Nous partageons la frustration de José Facal. Sur le fond, 

  • Le chômage au Canada est toujours important, il est même plus important chez les immigrants. Ce n’est ni le moment d’augmenter massivement l’immigration alors qu’il y a tant de chômeurs locaux ni de considérer importer autant des gens économiquement précaires. Une étude de Statistique Canada publiée en août a montré qu’au cours des premiers mois de la pandémie, les immigrants récents au Canada étaient plus susceptibles que les travailleurs nés au Canada de perdre leur emploi, principalement parce qu’ils les avaient occupés moins longtemps et, dans l’ensemble, sont surreprésentés dans les emplois à bas salaire. Cela inclut les emplois dans le secteur des services.
  • L’ajout de population augmente le PIB, mais augmente-t-il vraiment le PIB par habitant ? La Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie, le Vietnam, la Russie, la Pologne, la Hongrie n’ont quasiment aucune immigration.  Comme on le voit ci-dessous dans le graphique qui compare le revenu national brut par habitant en pouvoir d’achat et en dollars constants pour éliminer l’effet d’inflation, la Corée, la Russie, la Chine la Pologne et la Hongrie ont vu leur RNB par habitant croître plus vite que le Canada et la France depuis 22 ans. La France et le Canada ont multiplié par un peu moins de 1,5 leur RNB/habitant, alors que les autres l’ont tous au moins doublé. La croissance de la Russie est la plus variable (fin du communiste, sanctions internationales, prix du pétrole). Il est possible que la croissance de ces pays à faible immigration soit due en partie à un effet de rattrapage. Il n’en demeure pas moins qu’une très faible immigration ne les a pas empêchés de voir leur économie croître au moins aussi bien que des pays à forte immigration comme le Canada et la France. Ce qui est vrai, cependant, c’est qu’à terme il est possible que les pays à faible natalité (et à faible immigration) connaissent une diminution de la demande intérieure et que cela grèvera leur taux de croissance. On observe ainsi un lent déclin du RNB/habitant au Japon, un des pays les plus vieux de la planète et dont la population se contracte lentement depuis 20 ans. Les retraités coûtent et ne produisent plus guère.

 

  • Bien évidemment la croissance démographique (par l’immigration ou non) n’est en rien le seul facteur qui explique la croissance économique par habitant d’un pays. C’est ainsi que des pays avec une croissance démographique raisonnable comme l’Afrique du Sud, l’Argentine et le Brésil connaissent des croissances économiques par habitant anémiques.

 

  • L’immigration de masse semble une solution facile qui évite de se pencher sur d’autres solutions : la robotisation pour augmenter la productivité et la natalité à long terme pour rajeunir la population (ce que l’immigration fait nettement moins puisque les immigrants sont souvent dans la trentaine en arrivant).
  • Même si le PIB/habitant augmente quel est le prix de dénaturer ou de changer son pays ? La France est-elle dans un meilleur état après des décennies d’immigration non européenne ? Vraiment ?

L’opposition critique la mise en œuvre, pas l’immigration de masse

Dans le plan déposé au Parlement, les libéraux n’ont pas précisé les objectifs pour les différentes catégories d’immigration.

Selon la porte-parole conservatrice en matière d’immigration, Raquel Dancho, les libéraux doivent détailler la manière dont ils atteindront leurs objectifs, et non seulement des chiffres. « Les libéraux n’ont pas réussi à gérer efficacement le système d’immigration pendant la pandémie », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Il ne s’agit pas une critique de fond du modèle immigrationniste. Ce qu’avait fait le candidat malheureux Derek Sloane lors de sa campagne à la chefferie : « Je pense que notre politique d’immigration doit d’abord répondre aux besoins du Canada. Je n’ai pas peur de suggérer que nous devrions réduire nos niveaux d’immigration pour nous aligner sur les niveaux d’immigration dans d’autres pays développés. Cela aura des effets positifs sur les salaires de la classe moyenne et les prix des logements dans nos plus grandes villes. » Le candidat gagnant du Parti dit conservateur du Canada semble simplement vouloir mieux administrer les politiques des libéraux, pas les remettre en question.

La critique du Nouveau parti démocratique (NPD) en matière d’immigration, Jenny Kwan, presse le gouvernement Trudeau d’accorder le statut de résident permanent aux gens qui sont déjà présents sur le territoire canadien et qui désirent l’obtenir.

Elle cite en exemple les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants étrangers qui ont obtenu un emploi.

Dans une réaction qu’il a fait parvenir à radio-canada.ca, le Bloc québécois affirme qu’Ottawa « ne tient pas compte de sa propre capacité à gérer les dossiers et veut quand même augmenter ses cibles en immigration ». Le Bloc québécois affirme que les témoignages, récoltés en comité parlementaire, faisaient état de délais importants dans les procédures d’immigration en raison de la situation pandémique actuelle.

« Encore une fois, le gouvernement fédéral va à l’encontre de l’approche québécoise en matière d’immigration […], affirme Christine Normandin, porte-parole bloquiste sur ces sujets. Pour le Bloc Québécois, c’est au Québec de déterminer son nombre d’immigrants en fonction de sa capacité d’intégration. »


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L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (Institut Fraser)

L’immigration, le remède imaginaire

Les immigrés coûtent de plus en plus cher au Canada : ils coûtent plus de 16 milliards de dollars par an aux contribuables (étude)


vendredi 13 novembre 2020

Novlangue — « paix linguistique » et « nationalisme pur et dur »

Mathieu Bock-Côté nous permet d’ajouter deux nouvelles entrées à notre lexique novlangue

Paix linguistique
Situation dans laquelle les Québécois se font une fierté de leur capitulation linguistique et consentent à leur marginalisation, leur humiliation collective, et leur dépossession identitaire et politique avec le sourire en plus d’en redemander.
 
Nationalisme linguistique

Formule utilisée sous plusieurs formes (nationalisme pur et dur, revanchard, belliqueux, intolérant, etc.) dans les milieux mondains pour décrire celui qui commence à remettre en question les vertus de la « paix linguistique ».


 
La situation du français à Montréal est catastrophique : tel est le portrait, appuyé par des chiffres précis et de multiples aux études, que brosse le chercheur indépendant Frédéric Lacroix dans son récent ouvrage Pourquoi la loi 101 est un échec (Boréal).

En réalité, l’État du Québec n’a été officiellement francophone que pendant deux ans, de 1977 à 1979, c’est-à-dire de l’adoption de la Charte de la langue française (loi 101) à l’arrêt Blaikie de la Cour suprême du Canada, lequel a invalidé les dispositions de la Charte faisant du français la seule langue officielle de la législation et de la justice. En 1982, le coup de force constitutionnel perpétré par le Premier ministre Pierre Trudeau a atténué la portée des clauses scolaires de la Charte. Sans compter que l’arrêt Ford, en 1988, a rétabli le bilinguisme dans l’affichage.

Bien sûr, l’adoption de la loi 101 a amené de nombreux progrès, notamment celui d’avoir accru les transferts linguistiques des nouveaux arrivants vers le français de 10 % à 50 %. Mais il faudrait, selon Lacroix, qu’ils augmentent à 90 % pour assurer ici un avenir à notre langue. Les locuteurs de langue maternelle française sont minoritaires à Montréal depuis 2006 ; le français comme langue d’usage y sera déclassé par l’anglais en 2036.

Source

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Le charabia de Fédération des femmes du Québec

Humour — Manuela retourne à l’école

Ne dites plus… parlez pédagogiste…

Novlangue du jour : « fragilité blanche »

Novlangue : « dialoguer », « appropriation culturelle » et « ouvrir une discussion sur le privilège blanc »

Novlangue : « offrir » à tous les élèves et « avoir droit » à la place de « imposer » et « être obligé »

Novlangue : « Interruption volontaire de vie, sans demande du patient »

Novlangue — « migrant » le mot amalgame

Remplacement du mot « principes » par celui de « valeurs »

Novlangue — Exit les immigrants illégaux, fini les sans-papiers, désormais c’est migrant au statut précaire

Novlangue : « implanter des mesures d’appui au vivre ensemble »

Novlangue — « au centre d’une confrontation »

Novlangue : afrodescendant Parlez-vous le français socialiste ?

Sélection novlangue de la semaine (en construction)

Sélection novlangue de la semaine (2)

Novlangue au Monopole : le mot athée désormais tabou

Ne dites plus… parlez pédagogiste…

Lexique du Plateau

Novlangue — OQLF prescrit « action positive » plutôt que « discrimination positive »

La troisième censure est celle de la paix linguistique. Le Québec ne vit pas une situation de paix linguistique en ce moment. Loin de là. 

Davantage de cours en anglais à l’université Laval (comment davantage d’anglais et la réduction du nombre d’heures de français dès l’école sont-ils un symbole de paix linguistique) ?

La Hongrie propose un amendement constitutionnel pour s'opposer à la théorie du genre

Viktor Orban, Premier ministre de Hongrie
Le gouvernement hongrois a proposé mardi un amendement constitutionnel qui défend l’intégrité sexuelle des enfants tout en limitant l’adoption aux couples mariés.

Dans le projet d’amendement soumis au parlement par la ministre de la Justice Judit Varga, la constitution nationale déclarerait que « la mère est une femme, le père est un homme », rapportent les médias hongrois, tout en interdisant le changement de sexe pour les mineurs.

En opposition directe à la théorie du genre, le texte amendé déclare que « la Hongrie protège le droit des enfants à une identité conforme à leur sexe de naissance et garantit une éducation conforme aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle et la culture chrétienne de la Hongrie. »

La « dignité humaine », déclare un exposé des motifs, « comprend également le droit de chaque enfant à avoir une identité appropriée à son sexe, y compris la protection contre les interférences mentales ou biologiques avec son intégrité physique et mentale. »

La loi hongroise reconnaît déjà le mariage comme une union stable entre un homme et une femme, et l’amendement de mardi stipulerait que seules les personnes vivant dans une telle union seraient autorisées à adopter des enfants. Les célibataires ne peuvent adopter des enfants qu’avec une autorisation spéciale du ministre chargé des affaires familiales.

« La base des relations familiales est le mariage », dit-il. « La mère est une femme, le père est un homme. »

Les responsables gouvernementaux affirment que le nouveau projet de loi renforcera « l’accent mis sur les droits des enfants lors de l’adoption ».

En août, le gouvernement hongrois avait déjà mis fin aux programmes d’études de genre dans les universités publiques après avoir déterminé que les programmes ne servaient aucun but identifiable et étaient basés sur « l’idéologie plutôt que la science ».

Bence Rétvári, secrétaire d’État au ministère des Ressources humaines, a déclaré que les diplômes universitaires doivent être ancrés sur une base scientifique, alors que les études de genre, « comme le marxiste-léninisme », sont plus justement appelées idéologie que science, et sont foncièrement inappropriées pour l’enseignement universitaire.

Le nombre d’étudiants touchés par l’interdiction est minime : seuls 11 candidats ont été admis en étude de genres cette année à l’université Eötvös Loránd de Budapest et deux à l’Université d’Europe centrale, les deux seules universités qui offrent des études de genre en Hongrie.

États-Unis — Le vote républicain caché : les diplômés opposés au politiquement correct

De tous les ratés de la part des sondeurs lors de l’élection de 2020, le plus grand décalage entre le scrutin et la réalité est venu des élections des représentants à la Chambre. Les 435 représentants sont élus pour deux ans, au suffrage universel direct. Le consensus parmi les principaux pronostiqueurs était que les républicains perdraient 10 à 15 sièges à la Chambre. Un haut responsable républicain de la Chambre déclarait même que perdre cinq sièges républicains serait un bon résultat.

Au lieu de cela, les républicains devraient gagner au moins sept sièges à la Chambre et pourraient finir par remporter jusqu’à 13 sièges détenus par les démocrates lorsque le dépouillement aura été complété. Il est probable qu’aucun républicain de la Chambre ne perdra sa réélection. C’est une énorme erreur qui ne peut être écartée à la légère.

Selon un article convaincant du professeur de science politique Eric Kaufmann, « le correctivisme politique ambiant fait qu’un certain nombre de diplômés blancs craignent de révéler leurs intentions de vote ». Dans son article, il avance la preuve qu’il existerait un vote caché en faveur de Trump qui ne provient pas de ses partisans blancs de la classe ouvrière, mais plutôt des électeurs de tendance conservatrice des banlieues aisées qui ont peur de partager en public leurs points de vue sur la politique et les questions culturelles sensibles.

« Le correctivisme politique (rectitude politique) se réfère au contrôle du discours public afin qu’il  obéisse à des tabous culturels, en particulier ceux concernant la race, le sexe et la sexualité. Ceux qui brandissent des tabous acquièrent un pouvoir rhétorique qui les encourage à élargir le sens de concepts tels que le racisme pour englober des actions non racistes comme voter pour Donald Trump », écrit Kaufmann.

Kaufmann se base sur de nombreuses données sociologiques pour faire valoir que les conservateurs les plus instruits sont les plus réticents à partager leurs points de vue sur ces questions brûlantes avec les sondeurs. (Voir le graphique ci-dessous publié plus tôt sur ce carnet.Kaufmann souligne que les sondages à la sortie des urnes montrent une surperformance notable de Trump auprès des électeurs blancs diplômés de l’université : Trump et Biden sont à égalité dans cet électorat, avec 49 % chacun. L’écart entre les prévisions des résultats à la Chambre et les résultats serait la preuve la plus importante de cet électorat caché pro-Trump concentré dans de nombreuses banlieues de la classe moyenne et les banlieues éloignées.

 


Une autre preuve d’un ressac de la classe professionnelle contre les démocrates provient d’une étude sur six mois récemment publiée portant sur les électeurs de banlieue et menée par les principaux stratèges républicains Robert Blizzard (de Public Opinion Strategies) et Liesl Hickey (d’Ascent Media). Curieux de comprendre les électeurs de banlieue, le duo a interrogé sur leurs opinions politiques quarante hommes et femmes de banlieue, diplômés de l’université, dans les États clés au cours des six derniers mois. Les deux chercheurs se sont entretenus avec eux à plusieurs reprises depuis le début du projet en mai 2020.

L’une de leurs conclusions les plus importantes est que de nombreux participants ont exprimé spontanément leur frustration face aux excès de la « culture d’annulation », soulignant un environnement étouffant où les employés craignent d’être licenciés ou punis pour des opinions politiques hétérodoxes qu’ils exprimeraient sur le lieu de travail.

Le cas de l’analyste de données progressiste David Shor est instructif. Il a été licencié ce printemps pour avoir partagé une simple analyse politique sur les réseaux sociaux. Ses mises en garde sur les risques électoraux liés à des politiques progressistes allant trop loin, risques et exagérations que de nombreux démocrates étaient réticents à exprimer publiquement, sont soudainement devenues sagesse conventionnelle à la suite des résultats décevants des démocrates au Congrès.

En effet, au lendemain de l’élection, de nombreux démocrates de la Chambre ont reproché à leurs collègues les plus à gauche les résultats décevants à la Chambre, les accusant de mettre en avant des idées de gauche impopulaires comme mettre fin au financement de la police et soutenir un régime d’assurance médicale publique universelle. Dans l’État de New York, où les républicains ont connu un succès inattendu lors des élections au Congrès et à la législature de l’État, les républicains ont attaqué leurs opposants démocrates sur les questions d’ordre public, y compris une récente loi qui réformait les conditions de mise en liberté sous caution pour faciliter la libération des criminels avant leur procès.

Au lendemain de l’élection de Trump en 2016, l’une des analyses les plus pénétrantes fut celle publiée en 2017 et commandée par le Center for Politics de l’Université de Virginie. Elle tentait de comprendre ce qui avait motivé le soutien des partisans de Trump à cet homme d’affaires grossier. La grande majorité des électeurs de Trump a déclaré que c’était son opposition à la rectitude politique — bien plus que ses politiques, ses antécédents d’homme d’affaires ou ses appels au changement. Les répondants étaient profondément méfiants à l’égard des médias. Près de neuf répondants sur 10 (88 %) déclaraient que les critiques des médias à l’égard de Trump renforçaient leur opinion que le président est sur la bonne voie. Le même pourcentage était d’accord avec l’affirmation de Trump selon laquelle la presse est « l’ennemie du peuple américain ».

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États-Unis — les conservateurs sont ceux qui craignent le plus d’exprimer leurs opinions

Les plus religieux hériteront-ils de la Terre ? (Eric Kaufmann)

Le déclin des blancs : rejeter, réprimer, fuir ou métisser ? (Eric Kaufmann)

jeudi 12 novembre 2020

Inquisition — Norvège condamne à la prison ceux qui tiennent des propos « transphobes »... en privé

Le 21 décembre 1967, Pierre-Elliott Trudeau, alors ministre de la Justice du Canada, affirmait que « l’État n’a rien à faire dans les chambres à coucher de la nation ».

La « Fierté » homosexuelle à Oslo
 
En Norvège, comme on le verra ci-dessous, l’État s’immisce non seulement dans les chambres à coucher, mais dans toutes les pièces de la maison. On est en droit de se demander si dans les années soixante cette éviction de « l’État » n’a pas été qu’une ruse, un paravent temporaire : il s’agissait en réalité d’évincer une morale conservatrice pour, dans un premier temps, tant que les progressistes-libertins étaient très minoritaires, prétendre être libertaires et ne rien imposer puis, maintenant que ces mêmes progressistes-libertins sont aux manettes, imposer une inquisition plus puissante que celle abattue dans les années soixante (la prison !), plus perfectionnée techniquement et avec une mémoire bien plus infaillible que les anciennes églises chrétiennes. Cette nouvelle inquisition semble même exclure la possibilité de rédemption.

On remarquera que la loi s’appuie sur une augmentation des « crimes homophobes » en Norvège. Très pudique, la source de l’article (le site LGBT Out) n’identifie pas les coupables de ces « crimes ». Se pourrait-il que ce soit lié à l’immigration massive de populations extraeuropéennes qui voient d’un mauvais œil les mœurs décadentes pour elles des LGBTQ2SAI+ ?

Le Parlement norvégien a donc interdit mardi 10 novembre les discours de haine contre les personnes transgenres et bisexuelles, élargissant son code pénal qui protège les homosexuels et les lesbiennes depuis 1981. Les contrevenants s’exposent notamment à une amende.

La Norvège ne badine pas avec les propos « transphobes ». Comme s’en félicite le site LGBT Out, les personnes reconnues coupables, en privé, de discours de haine contre les personnes transgenres et bisexuelles encourent une amende ou jusqu’à un an de prison. Cette peine peut même aller jusqu’à trois ans de prison pour des propos publics, selon le Code pénal. « Je suis vraiment soulagée. Le manque de protection juridique a été une source de pollution pour les personnes trans pendant de très nombreuses années », a déclaré Birna Rorslett, vice-présidente de l’Association des personnes transgenres de Norvège.

Des crimes homophobes en augmentation

Pour rappel, la Norvège est l’un des pays les plus libéraux d’Europe pour les personnes LGBTQ2SAI+, permettant depuis 2016 aux personnes transgenres de changer légalement de sexe sans diagnostic médical. Mais, dans le même temps, les crimes homophobes signalés ont augmenté, selon le groupe de défense ILGA-Europe. Le projet de loi a été approuvé en deuxième lecture sans vote, a déclaré une porte-parole du Parlement, après avoir été soutenu par les législateurs en première lecture la semaine dernière. Les personnes trans sont « un groupe exposé en matière de discrimination, de harcèlement et de violence », a déclaré la ministre de la Justice et de la Sécurité publique Monica Maeland.

Et d’ajouter : « Il est impératif que la protection contre la discrimination offerte par la législation pénale soit adaptée aux situations pratiques qui se présentent ». Les amendements ont interdit la discrimination fondée sur « le sexe, l’identité ou l’expression de genre » et ont remplacé « l’orientation homosexuelle » par « l’orientation sexuelle », ce qui signifie que les personnes bisexuelles ainsi que les lesbiennes et les homosexuels seront protégés de la discrimination.

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Écosse : projet de loi prévoit de poursuivre les discours « haineux » tenus chez soi

Le wokisme : des protestants puritains athées

 

mercredi 11 novembre 2020

« Quand les Biden auront dégagé, il restera l’Amérique de Trump contre l’Amérique de Kamala Harris »

Zemmour : « Quand les Biden auront dégagé, il restera l’Amérique de Trump contre l’Amérique de Kamala Harris »

Chronique d’Éric Zemmour dans le Figaro Magazine (13/X) sur Kamala Harris

Quand on demandait au général de Gaulle pourquoi il n’avait pas prévu dans les institutions de la Ve République un poste de vice-président sur le modèle américain, il répondait : « Je n’ai pas envie de voir ma veuve tous les matins. » On songeait à cette phrase en observant le couple composé de Joe Biden et de Kamala Harris. Un vieil homme avec des pertes de mémoire troublantes et une jeune femme énergique et ambitieuse. Un politicien roué à l’ancienne et une activiste moderne. Un démocrate centriste à la Clinton et une militante de la gauche du parti. Et surtout un homme blanc et une femme noire (en fait, métisse, mais comme Obama). Cette mise en scène sexuelle et raciale a été particulièrement soignée par les élites démocrates. Les médias n’ont pas exposé les idées de Kamala Harris, mais nous ont répété qu’elle était d’abord une femme (on ne l’avait pas remarqué), que son père était jamaïcain et sa mère indienne (en passant rapidement sur l’appartenance de ses parents aux classes aisées). Kamala Harris a été présentée comme un hologramme de l’Amérique nouvelle obsédée par le genre et la race, et de l’idéologie dominante qui règne sur les campus et dans les salles de rédaction. Kamala Harris a joué complaisamment le rôle qu’on attendait d’elle, multipliant les déclarations sur « le plafond de verre » que rencontreraient toutes les femmes dans leur carrière, donnant son parcours en exemple à toutes les petites filles d’Amérique et du monde.

La mayonnaise a bien pris. Même si Trump, à la surprise générale, a amélioré ses scores au sein des électorats noir et latino, les grandes lignes de l’affrontement sont restées les mêmes qu’en 2016 : si les hommes blancs avaient été les seuls à voter, Donald Trump aurait été réélu haut la main.

Certains, pour s’en effrayer ou pour s’en réjouir, échafaudent déjà des plans sur la comète : un Biden vieillissant, révélant faiblesses, voire maladies mentales, qui ne finirait pas son mandat et laisserait la place à sa fringante vice-présidente qui se présenterait en 2024 pour un mandat tout à elle. Pendant la campagne, Donald Trump avait déjà agité cet épouvantail. Non sans raison. C’est que Kamala Harris incarne cette aile gauche du Parti démocrate qui veut faire de l’Amérique multiraciale une arme de guerre contre l’homme blanc hétérosexuel des classes populaires, les fameux « déplorables » dont parlait Hillary Clinton. L’alliance des minorités sexuelles et des « Black lives matter » est bien décidée à faire la peau de l’ancien monde qu’incarnait jusqu’à la caricature Donald Trump. Déjà, la nouvelle équipe démocrate a annoncé qu’elle lèverait toutes les restrictions à l’immigration, en particulier des pays musulmans, qu’avait érigées le président sortant. L’arme majeure entre les mains de cette mouvance s’appelle la démographie. S’il y a un principe américain qu’ils ont bien retenu, c’est celui-là : « La démographie, c’est le destin. »


Histoire — Il y a 102 ans, l’armistice…

Quelques documents :






L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5h15, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre.


Rappel, le déclenchement de la guerre

Yves-Marie Adeline nous plonge dans l'incroyable succession d'événements de l'année 1914 : le début de la première guerre mondiale et le commencement des bouleversements qui changeront pour toujours la France, l'Europe et le monde. Une fresque passionnante !


«Jeunesse j'écoute» instrumentalise détresse des adolescents blancs pour les culpabiliser

« Jeunesse j’écoute » est un organisme sans but lucratif. Il a reçu 7,8 millions de $ de subventions gouvernementales en 2019. Vos impôts à l’œuvre dans la rééducation de vos enfants.

Selon Mathieu Bock-Coté il « instrumentalise la détresse des adolescents pour imposer les concepts de la gauche radicale américaine et racialiser sur le mode culpabilisateur la jeune génération. »

Ah, les joies de l’immigration de masse diverse et du multiculturalisme.


Note  : la  page en question https://jeunessejecoute.ca/information/etant-blanc-que-dois-je-savoir-du-privilege-blanc/ a été retirée par JeunesseJécoute sans explication. En voici son contenu pour mémoire.

Capsule de Télé Québec accuserait de racisme ceux qui rejettent que racisme systémique existerait au Québec

La chaîne publique Télé-Québec diffuse une capsule censément pédagogique sur le « racisme systémique » destinée aux élèves du secondaire, alors que cette notion est contestée par des intellectuels comme Mathieu Bock-Côté, le Premier ministre François Legault et son gouvernement.

La vidéo d’un peu plus de cinq minutes présentée dans la section « En classe » du site web de Télé-Québec prétend d’entrée de jeu que le concept fait l’objet d’une incompréhension. « On confondrait le mot systémique avec systématique. On en déduirait que ça veut dire que tous les blancs sont systématiquement racistes, partout, tout le temps », dit Maïtée Labrecque-Saganash, une des trois animateurs de la capsule.

Pourtant les critiques comme le Premier ministre François Legault et son gouvernement rejettent le terme en l’associant justement à un concept qui ferait référence à un système de discrimination. « Je répète ce que j’ai dit depuis longtemps : on a, malheureusement, au Québec, des gens qui sont racistes dans toutes les parties de notre société, puis il faut lutter contre le racisme, mais la grande majorité des Québécois ne sont pas racistes. C’est dans ce sens-là que je dis : il n’y a pas un système en place qui fait qu’on s’organise pour discriminer », avait-il notamment déclaré le 2 juin dernier, dans la foulée des manifestations aux États-Unis après le décès de George Floyd aux mains de policiers.

L’ex-chef péquiste Jean-François Lisée, qui a relayé la vidéo sur Twitter mardi, a interpellé le gouvernement caquiste, mardi, pour dénoncer le fait que Télé-Québec « offre une vidéo faisant la promotion du concept de #racismesystémique destinée aux étudiants du secondaire ».

« Pas dans le cursus »

Du côté du diffuseur public, toutefois, on explique que la série de capsules a d’abord été créée pour accompagner le documentaire Briser le code, de Fabrice Vil, militant communautariste noir, diffusé le 29 janvier dernier. Mathieu Bock-Côté a qualifié de Fabrice Vil de « commissaire de la diversité ». Il s’agirait selon le diffuseur public (vos impôts) d’une sorte de « lexique » pour expliquer certains termes polémiques liés au débat sur le racisme, comme celui du « privilège blanc » ou de « l’appropriation culturelle ». La question est bien sûr de savoir si ces termes sont définis de manière militante ou non.

Ainsi, le contenu n’a pas été créé dans le cadre du cursus scolaire, même s’il est présenté dans la section « En classe » du site web, insiste Catherine Leboeuf, chef du service des relations publiques et de presse de Télé-Québec. « Télé-Québec en classe offre de nos contenus, des contenus qu’on a déjà, pour permettre à des enseignants, à des parents, des étudiants, de comprendre certaines notions. Donc, ils ont repris ces capsules-là », dit-elle.

L’environnement dans lequel la vidéo est présentée explique pourtant clairement que le contenu est destiné aux élèves de niveau secondaire et que la matière peut être utilisée dans les cours « Éthique et culture religieuse, Histoire et éducation à la citoyenneté, Monde contemporain ». Ce sont bien sûr les cours à la plus grande charge idéologique où l’enseignement peut choisir d’orienter le débat sur les terrains favoris de la gauche « anticoloniale », woke et multiculturaliste.

Judith Lussier et financement public

Cette vidéo est financée par le Fonds des Médias du Canada (vos impôts) et grâce à la collaboration de Télé-Québec (vos impôts)… Elle a été écrite par Judith Lussier qui est coutumière des vidéos militantes woke (diversitaires, féminisme radicale, LGBTQ, multiculturalisme). Correctivisme politique garanti. 

Selon Jean-François Lisée Cette vidéo d’État affirme que ceux, comme lui et les membres du gouvernement, « qui s’opposaient à un débat biaisé du PLQ sur le #racismesystémique font preuve de (roulement de tambour)… “racisme” ».  

Québec se dissocie mollement

Au cabinet de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, on se dissocie du contenu de la vidéo. « Soyons clairs : nous ne partageons pas la vision de cette capsule. Il y a du racisme au Québec, mais celui-ci n’est pas érigé en système », affirme l’attaché de presse de Mme Roy.

« Le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de s’immiscer dans les contenus produits par des médias ou chaînes publiques », ajoute-t-il toutefois.

Cette réponse n’a pas satisfait Jean-François Lisée qui accuserait de racisme ceux qui s’opposent à une consultation sur le racisme systémique au Québec.

Le racisme systémique ne devrait pas être enseigné aux élèves du secondaire, estime le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon.

Il appelle donc Télé-Québec à retirer de la section « En classe » une capsule qui aborde ce concept dont le gouvernement Legault refuse toujours de reconnaître l’existence, du moins dans la province./p>

« Moi, aux dernières nouvelles, je n’ai jamais entendu qu’au sein du ministère de l’Éducation, on ait pris une nouvelle orientation dans le cadre de laquelle on enseigne ces notions-là à l’école secondaire. [Mais] je pense qu’il faut que la capsule existe, puis on peut en débattre. C’est ça, une démocratie », a indiqué Paul St-Pierre Plamondon, en point de presse, mercredi./p>

La porte-parole de Québec solidaire en matière d’éducation, Christine Labrie, croit plutôt qu’il ne revient pas aux politiciens de décider de ce qui doit être enseigné ou non à l’école. Ah, chiche ! Plus de cours d’éthique de culture religieuse ?

Description de la vidéo par Télé Québec :

Nos trois animateurs analysent les mythes reçus sur le racisme systémique et vulgarisent ce concept mécompris. 

Niveaux visés :
Secondaire 1, Secondaire 2, Secondaire 3, Secondaire 4, Secondaire 5
 

Matières visées :
Éthique et culture religieuse, Histoire et éducation à la citoyenneté, Monde contemporain
 

Types d’utilisateurs :
Élève secondaire

Voir aussi

Vos impôts à l’œuvre : Télé-Québec et le féminisme extrémiste (Judith Lussier)

Cours d’éducation à la sexualité, l’imposition de la théorie du genre est cruciale… (Lili Boisvert, activiste progressiste qui fait des capsules militantes sur Télé-Québec avec Judth Lussier)