lundi 15 avril 2013

Caricaturistes commencent à parler de l'affaire Gosnell

Après la tempête dans les médias sociaux (#Gosnell numéro 1 sur Twitter vendredi passé), les caricaturistes commencent à s'intéresser à l'affaire Gosnell.



Autres caricatures :

Allusion à une affaire de friandises
en forme de revolver qui avait bien suscité
un vif intérêt de la part des médias américains.


Malgré des plaintes répétées,
 les inspections de la santé et 
de l'hygiène de la ville et de l'État ainsi que
 la communauté pro-avortement 
ont fermé les yeux pendant des années.


Nos billets

Silence médiatique embarrassé autour d'un avortoir...

Affaire Gosnell : l'absence des médias. Quand ça saigne, ça baigne, non ?

De l'avortement à l'infanticide... pour le bien-être de la famille





Soutenons les familles dans leurs combats juridiques (reçu fiscal pour tout don supérieur à 50 $)

France — Découvrir l'école primaire indépendante Ste Faustine

Deux vidéos permettent de découvrir l’école indépendante (non subventionnée) Sainte-Faustine à travers la narration d’une journée d’école et des témoignages de parents. Des films réalisés par l’école elle-même en toute simplicité qui montrent la réalité d’une école catholique indépendante.

Les écoles non subventionnées en France sont libres de déterminer leur programme et pédagogie propres si elles respectent quelques normes relativement peu strictes quant au programme, mais parfois plus strictes sur le plan de la sécurité.








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France — « Le fondement du juste, c'est la force »

C'est ce qu'a déclaré  en substance le 13 février 2013 le rapporteur socialiste français, le sénateur Jean-Pierre Michel, du projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe en France.



Transcription des propos :

« Moi, ma position c'est que ce qui est juste c'est ce que dit la loi, voilà c'est tout. Et la loi, elle ne se réfère pas à un ordre naturel. Elle se réfère à un rapport de force à un moment donné et point final. »

Le philosophe Thibaud Collin intervient : « Ah, oui, le fondement du juste c'est le rapport de force ? »

Et le rapporteur socialiste de conclure : « C'est mon point de vue, c’est le point de vue marxiste de la loi. » 

Une fois le projet de loi approuvé en commission parlementaire (tenue par la gauche), le débat parlementaire a été un dialogue de sourds les socialistes votant comme un seul homme, rejetant les amendements les uns après les autres après un avis défavorable systématique de ce même rapporteur socialiste.

Dans ces circonstances, quel besoin de discuter et de débattre avec des adversaires politiques puisque par le jeu électoral aura permis à 39,86 % des suffrages valables exprimés (10 347 043 de voix au premier tour sur un corps électoral de 46 082 104 électeurs inscrits) de s'assurer une super-majorité (57 % des sièges à l'issue du second tour) qui permet l'autisme le plus complet en prétendant débattre avec les adversaires ?


Autant jouer en pleine séance à des jeux en ligne :



Pendant ce temps, des homosexuels opposés au mariage homosexuel, comme Christophe ci-dessous, disent qu'on n'est pas libre de s'exprimer librement sur le sujet dans la communauté LGBT en France. Et que les interlocuteurs du pouvoir socialiste sur le sujet (l'inter-LGBT) n'ont pas d'enracinement véritable et qu'ils défendent d'abord les intérêts du parti socialiste avant ceux de la communauté homosexuelle :



Cela alors que la majorité des Français (55 %) sont opposés au projet de loi pour le mariage et l'adoption par des homosexuels :



Comment s'étonner ensuite que ce même rapporteur soit pris à partie dans ses déplacements :




ou que la militante lesbienne Caroline Fourest soit huée en pleine gare alors qu'elle se rendait à un colloque  organisé par  le magazine de gauche (hyper subventionné) Le Nouvel Observateur.



Ces manifestations mènent à des gardes à vue jugées « lamentables » et « pitoyables »

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Devant ces chahuts bon enfant, des militants LGBT appellent au meurtre...

 
Vu le dimanche 14 avril, 18 heures, place de la République à Lyon,
lors de la manifestation de la gauche pro-homo

samedi 13 avril 2013

France — le projet de loi socialiste pour la refondation de l’école critiqué





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Impact négatif des familles décomposées sur les résultats scolaires des adolescents

Nous reproduisons ci-dessous les résultats d'une étude menée par l'Université de Bergen 2006 sur un échantillon de 2550 adolescents. Cette étude compare les troubles psychosociaux — parmi lesquels les difficultés de scolarisation — de ces adolescents en fonction du mode de garde parental comparés à des adolescents d'échantillon de taille semblable qui vivent dans une famille intacte.

 Garde partagée  Mère seule  Mère et beau-père  Père seul 
Violence+ 17 %    + 28 %    + 28 %    + 60 %    
Sanctions  scolaires+ 6 %    + 35 %    + 33 %    + 54 %    
Tendances dépressives- 7 %    + 15 %    + 24 %    + 5 %    
Sous la moyenne scolaire+ 26 %    + 19 %    + 25 %    + 23 %    
Abus d'alcool
fréquent
+ 27 %    + 119 %    + 55 %    + 298 %    
Tabagisme- 3 %    + 145 %    + 77 %    + 339 %    
Usage de drogues+ 64 %    + 135 %    + 80 %    + 325 %    

Notons qu'il est parfois difficile de distinguer l'effet de la structure de la famille de l'effet d'autres variables comme le statut économique ou les conflits dans le foyer (intacte ou non). En effet, les familles intactes sont, par exemple, souvent en meilleure santé financière puisqu'il y a des avantages économiques indéniables à partager une seule maison, des électroménagers,
etc.





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La séparation des parents freine la réussite scolaire des enfants

Les enfants instruits à la maison aux États-Unis réussissent mieux que ceux des écoles publiques

Deux fois plus de dépression chez les femmes qu'il y a 40 ans. Rançon de la « libération » de la femme ?

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants de familles nanties

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Lien avéré entre les femmes qui travaillent hors du foyer et l'obésité de leurs enfants

Étude — Le divorce affecte grandement la santé mentale des enfants

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vendredi 12 avril 2013

Affaire Gosnell : l'absence des médias. Pourtant quand ça saigne, ça baigne, non ?

Quand ça saigne, ça baigne.

Il y a un dicton que les médias apprécient: si le sang coule, le sujet sera porteur; plus les images seront spectaculaires, plus grandes seront les chances de faire la une.

Or l'affaire Gosnell baigne dans le sang et l'horreur... Et pourtant, non seulement les gros médias francophones n'en ont pas du tout parlé, mais même les médias anglophones couvrent très peu ce scandale.

Voici les bancs réservés à la presse ce jeudi dans la salle (304) où se tient le procès Gosnell à Philadelphie :



Photo de JD Mullane, chroniqueur pour le Bucks County Courier Times.

Étonnement de ce désintérêt dans la blogosphère américaine.


Documentaire en anglais sur l'affaire Gosnell :

Où l'on apprend que les salons de coiffure ou de manucure seraient plus surveillés que la « clinique de santé féminine » du Dr Gosnell. Au fil des ans, plusieurs plaintes avaient été déposées contre l'avortoir (morts suspectes, utérus perforé, etc.), ni l'État de Pennsylvanie ni la Ville n'ont enquêté... Voir le rapport du Grand Jury (chercher le mot « inaction »). Le pot aux roses  fut découvert à la suite d'une perquisition pour vente illégale de drogues de synthèse (Oxycodone). 

Autre mort suite à avortement tardif passée sous silence

Jennifer Morbelli,
victime des suites
d'un avortement tardif
On apprend par ailleurs que, plus tôt cette année, une enseignante de maternelle de 29 ans est morte quand l'avortement de son enfant à naître « a mal tourné ». La femme aurait été enceinte de 33 semaines. Et le médecin qui a pratiqué cet avortement, soit deux mois après la limite légale de 24 semaines, était le célèbre, très célèbre aux États-Unis, docteur Leroy Carhart. Dr Carhart est ce bonhomme qui s'est bravement battu contre les interdictions du Nebraska et du gouvernement fédéral contre « les prétendus » « avortements par naissance partielle ». Les guillemets-épouvantail sont obligatoires. Carhart a ouvert une succursale dans le Maryland il y a quelques années afin de partager sa spécialité — tuer des bébés bien après le moment où ils pourraient vivre séparés de leur mère — avec une population plus diverse, plus nombreuse que dans son Mid-Ouest natal.

Personne dans les médias traditionnels n'a pleuré la mort de cette femme, mais une chroniqueuse du Washington Post n'a pas craint de dénoncer l'indicible intrusion dans la vie privée dont a été victime la défunte quand des militants pro-vie ont exprimé leurs inquiétudes après son décès : « Les manifestants exploitent la mort de cette femme et font comprendre aux autres femmes que leur vie privée n'est jamais vraiment protégée quand elles considèrent une IVG. » Surtout la vie privée des femmes décédées des suites d'un avortement tardif bâclé...?

On comprend mieux le silence de la classe médiatique dans le cas de l'avortoir Gosnell : il faut respecter la vie privée des mères et des enfants morts ?

#gosnell en tête de Twitter

Entre-temps, sur les médias sociaux #gosnell est le premier mot-croisillon de Twitter ce soir au Canada et aux États-Unis et l'image de Kermit Gosnell est la plus populaire parmi les gazouilleurs.











« Nous ne savons plus ce qui devrait être à la une »

Face à cet intérêt, la chroniqueuse d'USA Today, Kirsten Powers, titre « Nous avons oublié ce qui devrait faire la une ».

Un des employés de la clinique a déclaré au procès : « Il pleuvait des fœtus. Il y avait des fœtus et du sang partout. C'était à proprement parler des décapitations. On séparait le cerveau du corps » pour décrire ensuite l’insalubrité des lieux et les avortements bâclés. Il aurait été témoin d'une centaine de bébés  nés vivants et que l'on aurait tué en sectionnant la moelle épinière dans la nuque. » Que titre l'agence de presse AP dans une dépêche décrivant ce témoignage ? « Employé décrit chaos dans une clinique IVG en Pennsylvanie »... Comme le souligne Kirsten Powers, le chaos n'est pas l'élément principal, c'est plutôt le fait tuer des enfants nés.

Une recherche dans Lexis-Nexis révèle qu'aucun des trois grands réseaux de télévision américains n'a mentionné le procès Gosnell au cours des trois derniers mois. Il n'y a qu'une exception lorsque la chroniqueuse Peggy Noonan du Wall Street Journal a détourné pendant quelques instants l'émission de Meet the Press qui devait être consacrée à l'indignation soulevée par une loi anti-avortement dans quelque État républicain rétrograde.

Le Washington Post n'a pas publié aucun reportage de ses journalistes sur le sujet pendant le procès et le New York Times n'a jugé bon que de produire un article original sur le sujet à la page A-17 le premier jour du procès. Ils ont gardé le silence depuis, malgré des témoignages dignes des manchettes.

Pour la chroniqueuse d'USA Today, « Nul besoin d'être contre l'avortement pour trouver l'avortement par naissance partielle odieux ou pour trouver le procès Gosnell éminemment digne d'intérêt. Il ne s'agit pas  d'être « pro-choix » ou « pro-vie ». Il s'agit de droits fondamentaux. Le silence assourdissant de trop de médias, naguère une force pour la justice en Amérique, est une honte. »




Ci-dessous, augmentation fulgurante à partir du 10 avril des mentions à Gosnell sur Twitter :


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Silence médiatique embarrassé autour d'un avortoir...

Robert Ménard sur l'instinct grégaire bien-pensant des journalistes


Inadéquation des diplômés et des emplois disponibles : 31,5 % des travailleurs montréalais « surqualifiés »

Deux chercheurs du CIRANO ont étudié le taux d'adéquation des emploi et des diplômés qui les occupent dans la région montréalaise. Selon leurs conclusions, 31,5 % des travailleurs de la région de Montréal sont surqualifiés pour le poste qu'ils occupent. Autrement dit, près d'un employé sur trois a reçu une formation qui lui est peu ou pas utile, que ce soit au cégep, à l'université, au secondaire ou dans une école de métier. Cette proportion est légèrement plus basse à Toronto (29,2 %) et à Vancouver (29,3 %).

Leurs résultats renforcent les analyses du gouvernement fédéral au dernier budget, selon qui il faut mieux arrimer la formation au marché du travail dans le contexte appréhendé de pénurie de main-d'oeuvre.

Pour obtenir leurs résultats, les deux chercheurs ont utilisé des données de Statistique Canada. À défaut d'avoir les données détaillées du recensement de 2011 — pas encore disponibles —, ils ont dû se contenter de celui de 2006. Toutefois, leurs résultats globaux sont corroborés par l'enquête sur la population active de 2011. Leur analyse fait 118 pages.

Comme on s'y attendait, certaines formations ont de pires bilans que d'autres. La moitié des finissants en histoire, par exemple, ont étudié bien davantage que ne le requiert leur emploi. Même constat pour les diplômés en sciences sociales ou en philosophie, dont le taux de surqualification en emploi est de 53% et 41 %.

Ces diplômés se retrouvent parfois caissiers (caissières) dans un supermarché ou serveurs (serveuses) dans un restaurant. De fait, le taux de caissiers surqualifiés serait de 100%, selon l'étude, tandis que celui des serveurs est de 52 %.

Toujours selon l'étude, 13 % des diplômés universitaires (baccalauréat, maîtrise, doctorat) occupent un emploi qui ne requiert qu'un diplôme du secondaire.

Plusieurs études le confirment: la correspondance formation-emploi augmente la satisfaction et le bien-être des travailleurs et le niveau de leurs salaires. Pour les entreprises, elle diminue le taux de roulement et les besoins de formation et augmente la productivité.

La conclusion la plus frappante des chercheurs a trait à la surqualification des diplômés des écoles de métier. Globalement, 47 % de ces diplômés finissent par occuper un emploi pour lequel ils sont surqualifiés. « Plusieurs sortent de ces écoles, mais n'ont pas d'emplois dans leur domaine. Les écoles admettent peut-être davantage les élèves en fonction des places et des profs disponibles que de la demande réelle du marché », croit Claude Montmarquette, dont l'étude n'a toutefois pas validé ce constat sur le terrain.

Les données de l'étude font par ailleurs ressortir que les femmes suivent davantage des études qui ne correspondent pas au marché de l'emploi (33,4 % contre 29,5 % pour les hommes). Il en va de même des minorités visibles (46 % pour les noirs et les latino-américains, par exemple). Selon le CIRANO et la Presse, ces données illustrent la discrimination et non pas l'attrait vers des études peut-être plus intéressantes, plus faciles, mais à moindres débouchés.

L'inadéquation des études par rapport au marché est un phénomène trop répandu. Le sujet est préoccupant quand on sait qu'au Canada, les dépenses en éducation représentent 6,5% du produit intérieur brut (PIB), bien davantage que la moyenne des pays de l'OCDE (5,7%).

Ce n'est pas à l'État de dicter les choix des individus. En cette matière, l'État n'est pas un bon prédicteur des emplois d'avenir. Toutefois, les politiques gouvernementales ne doivent pas encourager la surqualification. À cet égard, financer les universités en fonction du nombre d'étudiants, par exemple, les incite probablement à attirer trop d'étudiants dans un trop grand nombre de secteurs peu en demande.



Taux de surqualification au travail (proportion de gens dont la formation excède les besoins pour le poste occupé)

Selon le poste


Secrétaires 6,8 %

Personnel technique, santé 11,4 %

Vendeurs 54,8 %

Caissiers 100,0 %

Selon le secteur

Construction 23,4 %

Finance et assurance 27,4 %

Commerce de détail 48,4 %

Hébergement et restauration 52,3 %

Selon le diplôme

Sciences physiques 27,1 %

Math. et statistiques 29,9 %

Philosophie et religion 40,8 %

Histoire 49,0 %

Sciences sociales 52,7 %

Arts et sciences 58,5 %

Moyenne 31,5 %

Sources : CIRANO et La Presse.

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jeudi 11 avril 2013

Hausse des taxes scolaires dans presque tout le Québec

D'ici trois mois, des centaines de milliers de propriétaires québécois devraient subir des hausses de taxes scolaires. Celles-ci serviront à combler un trou de 200 millions de dollars que Québec a imposé au réseau scolaire, en novembre dernier.

À titre d'exemple, les propriétaires de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie, vont recevoir un avis d'imposition majoré de 25 %. Ce montant représente environ 140 $ de plus par année pour une maison de 220 000 $.

Andrée Bouchard, présidente de la Commission scolaire des Hautes-Rivières indique que la commission scolaire n'a pas le choix, et que la décision vient d'en haut.

« On veut que les citoyens sachent que c'est une décision du gouvernement québécois qui nous force à traiter ça de cette façon-là... », a-t-elle déclaré.

Source

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Étude : Les directeurs d'école passent trop de temps aux tâches administratives, très peu à l'aide pédagogique





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Un État tatillon en éducation est-ce mieux ?

Est-ce qu'il y a des preuves que les États qui sont les plus sourcilleux en matière de normes « minimales » en éducation obtiennent de meilleurs résultats ?

Pour l'instruction en famille cela ne semble pas être le cas :
« De nombreuses études ont démontré le contraire, à savoir qu'il n'existe pas de corrélation statistique entre une réglementation stricte de l'enseignement à domicile et de bons résultats scolaires des élèves soumis à cette réglementation. Dans les États où il y n'a pas ou peu de surveillance de la part de l'État quant à l'instruction à la maison, les écoliers ont d'aussi bons résultats aux tests normalisés que les élèves des États de la fédération fortement réglementés. »

C'est également l'une des conclusions d'une étude intitulée Parents and Their Children Do Well With Minimal State regulation (à la page 101). Ray a tiré la même conclusion dans au moins deux autres études : A nationwide study of home education: Family characteristics, legal matters, and student achievement (1990) et Marching to the beat of their own drum: A profile of home education research  (1992).

Qu'en est-il du besoin d'être strict pour ce qui est de la formation des enseignants ? Notons d'abord que des exigences strictes d'un diplôme d'État n'aboutissent pas nécessairement sur un enseignant qui maîtrise parfaitement la matière à enseigner. En effet, au Québec, les diplômés des « sciences de l'éducation » sont d'abord des spécialistes en « pédagogie » avant de maîtriser une matière comme l'histoire, les sciences, les mathématiques ou le latin :
« J'avais d'abord été engagé comme enseignant en latin, étant donné la rareté de personnel ainsi que le grand besoin de spécialisation pour une telle matière. On m'avait sollicité parce que j'étais détenteur d'un baccalauréat ainsi que d'une maîtrise en histoire avec spécialisation en études anciennes (latin, grec ancien, histoire, archéologie, mythologie, littérature gréco-romaines). Mais j'avais aussi une grande expérience auprès des jeunes, ayant travaillé durant plusieurs années dans des camps d'été. 
[...] 
Mais aussi compétent et apprécié soit-il, un enseignant non légalement qualifié sera toujours considéré comme inférieur par les syndicats, les commissions scolaires et surtout le ministère de l'Éducation. Pour cette raison, il vit dans une perpétuelle situation de précarité. Chaque année, en juin et parfois même en août, son poste est mis à l'encan par les commissions scolaires et les syndicats. À ce moment, tout enseignant intéressé peut revendiquer son poste. 
[...] 
J'ai ainsi perdu un emploi lorsqu'un syndicat a exigé d'un directeur qu'il trouve une personne légalement qualifiée. La tâche d'enseigner le latin a échu à un enseignant qui avait appris cette langue durant son enfance. Le fait qu'il n'avait pas retouché à cette matière durant plus de 25 ans n'était d'aucune importance. À une autre occasion, un poste que je convoitais est revenu à un jeune diplômé en enseignement. Il n'avait jamais fait de latin, mais il s'était engagé à suivre des cours à l'université: il est devenu mon étudiant, car je suis chargé de cours en latin à l'Université de Montréal ! »

Qu'en est-il aux États-Unis ?


« Il a été amplement démontré que la certification des enseignants ne garantit pas les performances de l'enseignant et ne garantit pas la qualité de l'instruction reçue par un élève. Dans l'édition de mai 1989 de la revue érudite Educational Researcher, le Dr Eric Hanushek de l'Université de Rochester a fait le bilan de 113 études sur la formation et les qualifications des enseignants. Il a trouvé que 88,5 % des études n'ont trouvé aucune corrélation positive entre le rendement scolaire de l'élève et le niveau d'éducation de l'enseignant. Seuls 7% des études ont montré un impact positif de l'éducation de l'enseignant sur ​​la performance de l'élève et 4,5 % ont même trouvé un impact négatif.

Dans l'affaire Sheridan Road II, le juge Riley a fait remarquer que le témoin convoqué par l'État, le Dr Lanier, avait témoigné qu'elle ne connaissait aucune preuve empirique établissant une corrélation entre le respect des règles de certification administratives et les compétences des enseignants ou l'apprentissage des élèves. Par ailleurs, un autre témoin expert, le Dr Erickson a déclaré que des recherches approfondies ont établi qu'il n'existait aucune corrélation significative entre la certification des enseignants et la compétence de ceux-ci ou  un bon apprentissage des élèves. Il a également déclaré que l'évaluation des élèves est une méthode de loin supérieure pour déterminer l'efficacité des enseignants [que la certification de ceux-ci]. »

Ce carnet n'est bien sûr pas contre une bonne formation dans des matières dures comme les sciences, les mathématiques ou les langues étrangères ou mortes, plus particulièrement pour les enseignants du secondaire, ni d'une modeste formation à la tenue de classe par exemple. Cependant cela ne veut pas dire qu'une longue formation en psychopédagogie soit préférable à ces diplômes, ni même que des diplômes garantissent que les élèves seront bien instruits.



Goldhaber résume l'état de la recherche :

« 8,5 pour cent de la variation dans le rendement des élèves s'expliquent par les caractéristiques des enseignants. Nous avons constaté que la grande majorité (environ 60 pour cent) des différences dans les résultats aux tests des élèves s'explique par caractéristiques individuelles et familiales.

Il a été constaté que toutes les influences liées à l'école, y compris les celles liées à l'établissement choisi, aux enseignants et à la classe fréquentée, à la fois mesurable et intangibles, n'étaient responsables que d'environ 21 pour cent de la variation du rendement des élèves. Ces 21 pour cent sont principalement dus à des facteurs qui n'étaient pas directement mesurés dans les études. [...] 
Seuls 3 pour cent de la contribution des enseignants à l'apprentissage des élèves étaient associées à l'expérience des enseignants, leur diplôme, et d'autres caractéristiques facilement observables. Les autres 97 pour cent de leur contribution est liée à des qualités ou à des comportements qui n'ont pas pu être isolés et identifiés » comme l'enthousiasme ou la faculté à transmettre des connaissances.

Voir aussi

Joseph Facal et la dérive de l'éducation au Québec





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France — Les deux mesures les plus impopulaires : le mariage homo et réforme des rythmes scolaires



Sondage BVA 11 avril 2013


L’instauration du droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels rallie désormais 55 % des Français (43 % sont en revanche pour ce « mariage pour tous »).

La réforme des rythmes scolaires est opposée par encore plus de Français (58 %). Près d'un élève sur quatre adoptera les nouveaux rythmes scolaires:  semaine de 4½ jours, journées réduites en moyenne de 45 minutes, trois heures par semaine d'activités péri-éducatives à la charge des communes.








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