vendredi 9 mars 2012

Ex-ministre Jacques Brassard : ECR, une nouvelle religion. Quel parti aura le courage de l'abolir ?

De Jacques Brassard, chronique parue le 9 mars dans le Journal de Québec.

La Cour Suprême a donc tranché. Les parents québécois qui réclamaient pour leurs enfants « le droit à l’exemption » au Cours d’Éthique et de Culture Religieuse (ECR) ont vu leur requête déboutée par un tribunal dont la liste des décisions favorables au multiculturalisme s’allonge de façon alarmante.

Saluons malgré tout le courage de cette poignée de dissidents qui refusaient de voir leurs enfants assujettis à un cours que j’ai déjà qualifié de laboratoire de détraquement identitaire et de relativisme moral.

Cette défaite judiciaire est la preuve qu’au Québec il y a bien longtemps que les parents se sont fait dépouiller par l’État de leurs droits en matière d’éducation de leurs enfants.


Il convient de rappeler de nouveau les intentions des concepteurs de ce cours. Il faut, selon eux, favoriser le « vivre-ensemble », la tolérance et le respect du « pluralisme religieux ». Et comme ils s’appuient sur le multiculturalisme (enchâssé dans la constitution canadienne), cela signifie que les nouveaux venus qui s’établissent chez nous sont parfaitement légitimés de conserver leurs identités et leur valeurs. Mieux encore, ils peuvent non seulement les garder, mais aussi les promouvoir.

C’est donc sur une telle base que l’on entend inculquer à nos enfants le « vivre-ensemble », la tolérance et le relativisme moral. Toute résistance de la part des membres du « NOUS » (les « de-souche ») à ce remodelage idéologique est considérée par les concepteurs du programme comme de la « suffisance identitaire » qu’il est nécessaire d’ébranler et de rabattre.

En d’autres termes, pour vivre avec l’Autre, pour s’ouvrir à l’Autre, il faut mettre au placard notre identité nationale. Le reniement de soi devient une condition du « vivre-ensemble ». Quel hasardeux délabrement !

Résultat : dès le primaire, on immerge l’enfant au sein de huit religions : catholicisme, protestantisme, judaïsme, spiritualités autochtones, islam, bouddhisme, hindouisme, orthodoxie. Et on ajoute « autres religions »…parce qu’au secondaire, une des activités « pédagogiques » consiste à demander aux jeunes d’inventer leur propre religion (credo, livre saint, liturgie, célébrations, clergé). Cela s’appelle : « Youpi ! Ma religion à moi ! ». Ce qui fait dire à Joëlle Quérin [son rapport], qui l’a analysé sous tous ses aspects, « qu’avec le pluralisme du cours ECR, toutes les pratiques religieuses sont dignes de respect, même celles qui sortent tout droit de la tête des élèves ». Du théâtre burlesque à son meilleur !


Il y a tout de même une religion qui prend du gallon dans le cours ECR, et c’est la « spiritualité autochtone ». Étant pratiquée par moins de 1%, 20 % des pages des manuels [au primaire] lui sont étonnamment consacrées. C’est la nouvelle bigoterie à la mode. On y apprend à prier « notre Mère la Terre » et à remercier « l’Esprit des Plantes et l’Esprit des Animaux ».En fait, c’est l’écologisme qui, par ce biais, se hausse au rang de religion planétaire par excellence. Interrogez vos enfants et vos petits-enfants et vous verrez qu’ils connaissent fort bien les dogmes, les rites et les devoirs de cette nouvelle religion. Ils en connaissent aussi les « péchés » à ne pas commettre : ne pas recycler, utiliser des sacs de plastique, avoir un « gros char », faire bobo aux arbres. Le bêtisier écolo au grand complet ! Cette bouillabaisse multiculturaliste, multireligieuse et relativiste doit être éradiquée de nos écoles. Elle est inspirée par un mépris et une négation de notre identité, de notre histoire, de notre héritage et de nos valeurs judéo-chrétiennes. Malheureusement, aucun parti politique n’a le courage de s’engager à l’abolir.







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Majority of Quebecers want ‘more freedom’ in education, reject mandatory ethics course: survey

From LifeSiteNews.

QUEBEC, March 9, 2012 (LifeSiteNews.com) – A survey conducted in the province of Quebec revealed that 55% of Quebecers favor the introduction of a school voucher program in which the government allocates a fixed amount of money for the education of each child, letting the parents decide whether their child is educated in a public or private school. The percentage jumped to 63% for parents of school-aged children.

“To be truthful, I think people want more choice,” said Patrick Andries, secretary of the Coalition for Freedom in Education (CLE), to LifeSiteNews. “They want to get away from the monopoly of the education system so that they can have more choice and not be subject to financial penalties because they want to choose a private school.”

The survey, conducted by Leger-Marketing from February 27 to 29 on behalf of CLE, came two weeks after Canada’s Supreme Court denied the pleas of a Christian family to have their child exempted from the Quebec government’s mandatory relativistic course on ethics and religious culture.

The survey’s sample size was 1,001 people over 18 years from all regions of Quebec and had a margin of error of ± 3.1% in 19 out of 20 cases.

Despite the existence of provincial legislation that allows children to be exempted from school curriculum, the Ministry of Education has reportedly turned down over 1,700 requests for exemptions, and has even moved to impose the course on private schools and home schoolers.

“The majority of Quebecers oppose the compulsory nature of ERC [Ethics and Religious Culture course]: a quarter of them would prefer it to become optional while another 29% would scrap it altogether and replace it with a course like French or Mathematics,” stated CLE in a press release.

The survey also found that 54% of Quebecers believe that schools should have a greater freedom in their choice of programs that they teach and in the way that they teach them.

Sylvain Lamontagne, CLE president, said in a press release that the survey’s results “show clearly that there is no consensus around the compulsory nature of the ERC program and that a majority of Quebecers want more freedom in education.”

“Why does a government that prides itself in imposing this one-size-fits-all program in the name of diversity show no more respect for parents and their diversity?”

Andries pointed out that Québec parents are “in line with results published by international bodies like the OECD [Organisation for Economic Co-operation and Development] that identify teaching freedom as an essential component to a quality education.”

Research from the OECD indicated that “in countries where schools enjoy autonomy over their curricula and assessments, students tend to perform better”.

The CLE believes that Quebec’s failing education system will only get back on track if the government grants additional freedoms to schools regarding what they teach and how they teach it. The Coalition also believes that such additional freedoms will “better respect the rights of parents.”

“We would like to have more of a free market,” Andries told LifeSiteNews. “We believe that with school vouchers it will be fairer and that it will sit better with what parents want, and even with what the market wants, rather than what bureaucrats decide should be taught. And also it would better respect the rights of parents as first educators of the children.”

Contact:
Line Beauchamp, Quebec Minister of Education
Ph: 418 644-0664
E-mail: line.beauchamp@mels.gouv.qc.ca

By Post:
Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport
Édifice Marie-Guyart
1035, rue De La Chevrotière
16e étage
Québec (Quebec) G1R 5A5

See also

Professor Douglas Farrow's "On the Ethics and Religious Culture Program" Report as Expert Witness in the Loyola High School vs. Ministry of Education court case.

Québécois francophones sont tous des alcooliques, des fumeurs et sur le BS.

Un dépanneur de Verdun refuse de servir ses consommateurs en français... Et un employé dit ce qu'il pense des Québécois... Les Québécois francophones sont tous des alcooliques, fumeurs et sur le BS.




Détails : Louise Marchand, DG de l'Office québécois de la langue française.
Intervenants : Benoît Dutrizac

Notons que la Loi 101 a été passée précisément parce que le fait de voter avec ses pieds n'était pas suffisant dans des situations de monopole géographique ou sectoriel.







Retour sur l'histoire du dépanneur à Verdun qui refusait de servir ses clients en français...

Détails : Gilles Proulx, chroniqueur au Journal de Montréal

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Résultats en lecture du français très médiocres, on impose l'anglais intensif de manière « brutale » aux jeunes élèves québécois francophones

jeudi 8 mars 2012

Président du Parti conservateur du Québec sur le sondage de la CLÉ

Le président du Parti conservateur du Québec, Jean-François Plante, parle d'un des aspects du sondage commandé par la Coalition pour la liberté en éducation, les chèques scolaires :
(d'abord 1 bonne minute de publicités et d'introduction)




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Réchauffistes censurent le débat autour du climat dans un cégep

Mise à jour : Nous apprenons qu'un deuxième cégep de Québec vient ce jeudi d'annuler une autre conférence du professeur Du Berger.

Mario Dumont et Reynald Du Berger : les climato-sceptiques censurés au CÉGEP


Tout à coup, la simple exposition « à une dissonance cognitive » (le raisonnement de la juge Deschamps pour imposer ECR) n'a plus cours, et cela avec de jeunes adultes. Étonnant... Se pourrait-il que l'école québécoise n'expose qu'à une dissonance cognitive qui est dans l'air du temps, qui participe du prêt-à-penser dit progressiste et gauchiste ?

On remarquera en effet qu'un des motifs pour interdire M. Du Berger de parler est que ce dernier remet en cause les thèses du cours officiel donné dans le cégep sur le climat et la biodiversité...

Exemple d'intitulé d'un cours de climat et biodiversité dans un cégep :

Description du cours : Ce cours, offert conjointement par les départements de physique et biologie, explore le domaine des changements climatiques en lien avec la menace [jamais de bienfaits ?] qu’ils imposent à la biodiversité. Il comporte un stage en forêt tropicale effectué avant le début de la session d’hiver. Les coûts du stage sont au frais de l’étudiant et une bonne connaissance de l’espagnol est un atout.

Pièce maîtresse menant à l’obtention du diplôme d’études collégiales, ce stage crédité « vise à sensibiliser les étudiants aux grandes problématiques environnementales associées aux changements climatiques et à la perte de la biodiversité ». 


Le stage en forêt tropicale qui accompagne le cours de climat et biodiversité

(Étrange qu'il faille aller dans un pays chaud pour étudier la biodiversité,
peut-être parce que les climats froids sont associés à moins de biodiversité...?
Voir Les écologistes auraient « exagéré » la menace que fait peser le réchauffement sur les forêts tropicales)


Entretemps, le professeur Richard Lindzen du M.I.T. (Boston) s'adressait il y a deux semaines à des parlementaires dans la Chambre des communes à Londres sur les raisons d'être sceptique par rapport aux scénarios catastrophes liés aux « changements climatiques ».

« En science climatique, il devient de plus en plus difficile de prédire le passé... »
Richard Lindzen en se moquant de certains modèles climatiques informatiques
qui ne donnent même pas des valeurs correctes pour le passé,
comment prendre au sérieux leurs prédictions pour l'avenir ?





Résumé de la séance par un journaliste du Independent, journal assez conformiste sur le sujet : Le réchauffement catastrophique de la planète est-il comme le bogue de l'an deux mille, une erreur ?


Voir aussi

Billet de Reynald Du Berger sur ces incidents : Inquisition climatiste

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne (dès l'école primaire!)

Henri Masson, Université d’Anvers, déclare les modèles du GIEC « aberration statistique »

Seize éminents savants dans le Wall Street Journal : « Réchauffement climatique ? Nul besoin de paniquer !»

Super le climat !
Climategate : prise 2 !

ECR — obsession pour les amérindiens écologistes

CERN : des modèles climatiques à corriger ?

Allemagne — Penser différemment le réchauffement climatique

Rififi chez les réchauffistes (suite)

Ponte du GIEC : grâce à la politique climatique, nous redistribuons de facto la richesse

Les écologistes auraient « exagéré » la menace que fait peser le réchauffement sur les forêts tropicales

Les atolls du Pacifique ne seraient pas menacées par le réchauffement climatique

Le Chicago Climate Exchange ferme ses portes




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Manipulation, aveuglement ou analphabétisme statistique au Huffington Post ?

Le Huffington Post a publié un billet sur le sondage Léger Marketing portant sur la liberté en éducation commandé par la Coalition pour la liberté en éducation.

Bizarrement alors que 54 % des Québécois veulent en finir avec l'obligation du cours ECR, et seuls 42 % veulent qu'il demeure obligatoire, le Huffington Post parvient à faire dire à ce sondage « les Québécois favorables au cours obligatoire d'Éthique et culture religieuse »...


Intrigué, nous avons contacté le responsable de ce sondage à la CLÉ. Celui-ci nous a dit qu'il a bien souligné aux gens du Huffington Post que le titre de l'article ne correspondait pas aux résultats du sondage et que l'article était tendancieux. Il nous a fait parvenir un échange de courriels avec deux responsables du Huffington Post.

Le « journaliste » du Huffington Post, Jean-Philippe Cipriani, un ancien de Radio-Canada (tout s'explique ?) lui a écrit :

Je comprends la position de ceux qui ont commandité le sondage, mais ce serait une mauvaise interprétation de dire que 54 % sont contre son aspect obligatoire.

Or, bien évidemment, c'est pourtant exactement ce que dit le sondage, même si cela chagrine M. Cipriani.

Nous reproduisons ci-dessous les résultats non interprétés rédigés par Léger-Marketing (ce que se garde bien de faire le Huff Post alors que cette page lui a été transmise) :


Les sondés se voyaient présenter quatre options exclusives dans la même question parmi lesquels ils devaient choisir une (et une seule) réponse :

  1. Selon vous, est-ce que ECR devrait...demeurer un cours obligatoire.
  2.  "   "      "    "     "   "      "    ...devenir un cours optionnel.     
  3.  "   "      "    "     "   "      "    ...être remplacé par plus d'heures dans des matières de base.
  4. Je ne sais pas.

Comme l'écrit Léger-Marketing 42 % (quarante-deux pour cent) des Québécois veulent que le cours ECR demeure obligatoire, 4 % ne savent pas et 54 % veulent que le cours deviennent optionnel ou soit tout simplement remplacé. Il est évident que ces 54 % « sont contre son aspect obligatoire ». Comment M. Cipriani peut prétendre l'inverse, pour ensuite orienter son article comme il l'a fait, est un mystère pour nous.

Manipulation, aveuglement idéologique, analphabétisme statistique ? Nous nous perdons en conjectures.

Évolution des sondages

En septembre 2008, la même firme Léger-Marketing trouvait que plus de la moitié des répondants (52 %) jugaient préférable que les enfants suivent le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse au secondaire (nous n'avons pas les chiffres pour le primaire). Les répondants qui auraient préféré que les jeunes ne soient exposés ni au cours ECR ni à un cours confessionnel formaient 29 % des réponses et 16 % des répondants au sondage auraient préféré une éducation religieuse confessionnelle. Ce sondage-là Le Devoir l'a publié.

En octobre 2008, un autre sondage Léger-Marketing indiquait que 72 % des Québécois était en accord avec cette proposition : « Seriez-vous d'accord pour que les parents aient le choix entre l'enseignement religieux confessionnel et le cours d'éthique et de culture religieuse ? » Enfin, en mai 2009, la même question à nouveau posée par Léger-Marketing recueillait désormais 76 % d'appui dans la population (voir les résultats du sondage). Ces deux sondages n'ont été publiés par aucun journal québécois alors que tous ont reçu un communiqué portant sur ceux-ci.






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mercredi 7 mars 2012

Leger-Marketing Poll: Quebecers want school vouchers and ERC optional or scrapped

We received this Press Release from the CLE.

A recent Leger-Marketing poll conducted for the Coalition for Freedom in Education (CLE) shows that 55% of Quebecers favour the introduction of school vouchers by which the government allocates a fixed amount of money for the education of each child and then lets the parents choose the school they prefer be it private or public. The Coalition supports this mechanism which gives parents more educational choice independently of their income.

More than three years after the Québec government imposed the Ethics and Religious Culture (ERC) as a compulsory program in Québec schools, only four out of ten Quebecers want the ERC course to remain compulsory. The majority of Quebeckers oppose the compulsory nature of ERC: a quarter of them would prefer it to become optional while another 29% would scrap it altogether and replace it with a course like French or Mathematics. This desire to return to basics is probably not altogether unrelated with the sharp decline in skills observed in the latest Pan-Canadian Assessment Program (PCAP-2010) which indicated that pupils in Québec have experienced sharp declines in reading skills (from the 1st place to the 7th spot) and in science (dropping from the second to last place).

According to the president of the Coalition for Freedom in Education, Sylvain Lamontagne, “these results show clearly that there is no consensus around the compulsory nature of the ERC program and that a majority of Quebecers want more freedom in education. Why does a government that prides itself in imposing this one-size-fits-all program in the name of diversity show no more respect for parents and their diversity?”

Over half of Quebecers (54%) think schools should have greater freedom in choosing the curriculum they teach and in how to teach it. For Patrick Andries, secretary of the CLE, “Québec parents are in line with results published by international bodies like the OECD that identify teaching freedom as an essential component to a quality education.” One should not only stress the administrative autonomy of schools and the evaluation of teachers. Indeed as the OECD states, “[i]n countries where schools have greater autonomy over what is taught and how students are assessed, students tend to perform better.1” For the Coalition, granting additional freedom in what schools teach and how they teach it will better meet the future needs of Québec, while at the same time better respect the rights of parents.


The survey was conducted from February 27 to 29 2012 by Leger Marketing. The sample size was 1,001 people over 18 years from all regions of Quebec. The weighted sample chosen has a margin of error of ± 3.1% in 19 out of 20 cases.




[1] “School autonomy and accountability: Are they related to student performance?”, OECD, October 2011.


See also

Professor Douglas Farrow's "On the Ethics and Religious Culture Program" Report as Expert Witness in the Loyola High School vs. Ministry of Education court case.



mardi 6 mars 2012

Les Québécois veulent des bons d’étude et que le cours ECR soit optionnel ou aboli

Nous avons reçu ce communiqué de presse de la part de la CLÉ.

Un récent sondage Léger-Marketing pour la Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ) confirme que 55 % des Québécois se montrent très ouverts à la mise en place des chèques éducation, le gouvernement octroyant une somme fixe pour la scolarité de chaque enfant et laissant alors les parents choisir l’école publique ou privée qu’ils privilégient. La CLÉ salue cette possibilité de libre choix offerte à tous les parents, qu’ils soient nantis ou moins fortunés.



Plus de trois ans après l’imposition unilatérale du cours, seuls quatre Québécois sur dix sont pour le maintien du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) comme matière obligatoire. La majorité des Québécois s’opposent à son caractère obligatoire : un quart des Québécois pense que le cours ECR devrait être optionnel, alors que 29 % des Québécois pensent qu’il devrait plutôt être simplement remplacé par des cours de mathématiques ou de français. Cette volonté est sans doute en rapport avec les derniers résultats de l’étude du Conseil des ministres de l’Éducation du Canada (PPCE-2010) qui indiquaient que les élèves du Québec ont connu de forts reculs en lecture (passant de la 1re place à la 7e) et en sciences (de la 2e à l’avant-dernière place).

Selon le président de la CLÉ, M. Sylvain Lamontagne, « au regard de ces résultats, il est évident que le cours ECR ne fait pas consensus et qu’une majorité des Québécois souhaitent avoir plus liberté. Pourquoi un gouvernement qui se targue d’imposer ce cours unique par respect de la diversité, ne montre-t-il pas plus de respect envers les parents ? »



En effet, un peu plus de la moitié de la population québécoise (54 %) pense que les écoles devraient avoir une plus grande liberté dans le choix des programmes qu'elles enseignent et dans la façon de les enseigner. Pour Patrick Andries, secrétaire de la CLÉ, « au Québec, les parents sont en phase avec les résultats d’organismes internationaux comme l’OCDE qui identifient la liberté de pédagogie et de programmes scolaires comme un composant nécessaire à une éducation de qualité ». Il ne s’agit pas seulement de rendre plus autonomes les écoles ou de mieux encadrer les enseignants car, comme le déclare l’OCDE, « [d]ans les pays où les établissements d’enseignement jouissent d’une grande autonomie dans le choix des programmes et des modes d’évaluation, les élèves ont tendance à obtenir de meilleurs résultats. »[1] Pour la CLÉ, un supplément de liberté dans ces domaines permettra de mieux répondre aux besoins du Québec de demain tout en respectant mieux les droits des parents.



Ce sondage a été réalisé par Léger Marketing auprès de 1001 personnes de plus de 18 ans, dans toutes les régions du Québec, du 27 au 29 février 2012. L’échantillon pondéré choisi a une marge d’erreur de ± 3,1 % dans 19 cas sur 20.


[1] http://www.oecd.org/dataoecd/54/0/48989573.pdf , « Autonomie et responsabilisation  des établissements d’enseignement : quel impact sur la performance des élèves ? », OCDE, octobre 2011.




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Taux de natalité du Québec à nouveau légèrement en baisse en 2011

Selon les derniers chiffres de l'Institut de la statistique du Québec, il est né en 2011 88 500 enfants au Québec. Soit 200 enfants de plus qu'en 2012.

Prévision : le communiqué du gouvernement (s'il y en a un) puis les gros médias consensuels se concentreront sur ces chiffres bruts pour clamer un nouveau succès démographique dû à la généreuse politique familiale du Québec...

Rappel à la réalité :

La natalité a repris du poil de la bête partout au Canada sans cette politique ruineuse québécoise (les coûts explosent et les dernières ententes avec les CPE n'arrangeront rien).

Cette politique est discriminatoire : elle favorise les femmes qui retournent au travail et pénalise les femmes qui restent à la maison. Cette discrimination est volontaire.

Il faut reporter le nombre de naissance à la taille de la population, or si au 1er janvier 2010 la population du Québec était de 7 864 437 habitants, au 1er janvier 2011 elle était de 7 940 218.

Cela veut donc dire que le taux de natalité qui est le rapport entre le nombre annuel de naissances et la population totale exprimée en pour mille (‰) a de nouveau baissé !

En effet, 88 500 divisé par 7 940 218 est égal à environ 11,146 ‰ pour 2011.

Alors que ce chiffre était en 2010 de 88 300 divisé par 7 864 437, soit 11,228 ‰.


Le graphique ci-dessous permet de mieux apprécier l'évolution de la natalité québécoise et de mettre en perspective le prétendu « baby-boom » que nous vivrions selon certains chroniqueurs. Le « baby-boom » de l'après-guerre pendant lequel le nombre d'enfants par femme était d'environ quatre enfants y est indiqué par la mention « pic de natalité ».

Évolution de la natalité au Québec de 1900 à 2010


Le taux de natalité n'est pas la meilleure mesure de la vitalité démographique puisque l'espérance de vie influe sur ce taux : une population nombreuse de femmes âgées qui n'a plus d'enfants déprime le taux de natalité. L'indice synthétique de fécondité est une meilleure mesure puisqu'il permet d'établir le nombre moyen d'enfants par femme. Ces chiffres ne seront pas disponibles avant quelques mois.

Investissements croissants dont le rendement diminue ?

Très fortes subventions aux garderies,
rien pour les pour les parents qui gardent leurs enfants[1]
La croissance démographique du Québec semble donc s'essouffler alors que des sommes considérables et sans cesse croissantes sont investies dans sa politique « familiale » non universelle qui consiste principalement à encourager les mères à retourner au travail par le biais de garderies fortement subventionnées.

En effet, une garderie privée subventionnée reçoit de l'État 34,50 $ par jour pour chaque enfant de plus de 18 mois et 51,70 $ pour chaque poupon, d'après les données de l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ). C'est 37,80 $ et 58,60 $ dans le cas d'un centre de la petite enfance (CPE).

À ces subventions s'ajoutent les aides directes aux familles pauvres ou monoparentales. Il ne s'agit pas à proprement parler de mesures natalistes universelles. En 2009, les services éducatifs à l’enfance représentaient une aide d’un peu plus de 2,4 milliards de dollars, à laquelle il fallait ajouter le crédit d’impôt remboursable pour frais de garde qui permettait de verser 194 millions de dollars aux familles utilisant la garde à tarif régulier.
La politique familiale du Québec :
pénaliser les femmes qui restent au foyer ?[2]

Entre 2003 et 2009, l’aide financière accordée aux familles par le gouvernement du Québec a augmenté de plus de 58 %. Cette aide financière comprend l'aide à la garde des enfants (2,6 milliards [source, page 33]), le régime québécois d’assurance parentale (1,2 milliard), l'allocation de soutien aux enfants plus généreuse pour les familles monoparentales ou pauvres (2,2 milliards) et la prime au travail (255 millions). Pendant cette période, le taux de natalité a augmenté de 14,8 % et le taux de fécondité de 16,7 %.

Rappelons que le programme d'allocation universelle à la naissance avait coûté de 1989 à 1996 1,406 milliard de dollars pour toute cette période soit environ 240 millions de nos dollars de 2011 par an. La fécondité était alors passée de 1,415 enfant par femme en 1988 à 1,611 en 1996, soit une augmentation moyenne de 13,8 %. L'abolition par le Parti québécois de ce programme en 1997 et l'instauration des garderies dites à 5 $ a été suivie d'un abaissement de la fécondité ; l'indice synthétique de fécondité avait alors atteint en 2002 1,475 enfant par femme. Il faut noter que l'économie n'a enregistré aucun recul pendant toute la période de 1997 à 2008, celle-ci ne peut donc expliquer la baisse de la natalité de 1997 à 2002.

Emprunter pour payer les garderies, frais des ententes de la fin 2010

Le gouvernement québécois a emprunté 219 millions $ en 2009 (dernière année disponible pour les chiffres du vérificateur général) pour financer les services de garde à l’enfance et leurs immobilisations. Ces emprunts augmentent de façon constante depuis 2006.

En outre, le régime de retraite des employés des CPE et des garderies privées conventionnées accusait un déficit de 66,7 millions $ au 31 décembre 2009. Il s’agit d’une promesse de paiements futurs que le gouvernement devra un jour honorer. Soit en puisant dans les poches de contribuables, soit en haussant le tarif des garderies.

Pire : ces chiffres n’incluent pas les coûts de l’entente collective des quelque 10 000 éducatrices en milieu familial nouvellement syndiquées par la CSN et la CSQ à la fin 2010. Selon les estimations, cette convention collective coûtera au bas mot 200 à 300 millions $ supplémentaires à l’État, dès 2011.

Perte de libertés

Rappelons enfin que la « politique familiale » étatiste du Québec s'accompagne d'une perte de liberté et de choix des parents. C'est ainsi qu'on interdit désormais tout acte religieux ou explication d'un fait religieux dans les garderies subventionnées mêmes dans les petites garderies familiales alors que si les parents recevaient directement des allocations de garderie (ou étaient moins imposés) égales aux subventions perçues par les garderies ils pourraient plus facilement choisir des garderies religieuses ou non, selon leur préférence.




[1] Affiche soviétique des années 30. « À la maison, je m'ennuie ! À la garderie, je suis content ! »

[2] Affiche soviétique de 1932. Traduction : « Le 8 mars, jour de l'insurrection contre l'esclavage des travailleuses de cuisine. À bas l'oppression et la mesquinerie de la vie domestique ! »


Voir aussi

(en 2010) Deuxième baisse successive de la fécondité au Québec, les coûts de la politique dite familiale ne font qu'augmenter

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

L'État-providence québécois insoutenable sans les transferts fédéraux

Natalité québécoise toujours à plat, plus de vieux que de jeunes désormais

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

Natalité en hausse au Canada en 2008

Assurance parentale : la facture explose de 400 millions de $

Québec — taux de natalité baisse, coûts de la politique dite familiale augmentent sans cesse





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Universités — Appel à la violence d'un comédien subventionné (pléonasme) de gauche (idem) ?

En pleine tournée de promotion pour L’empire Bo$$é, une comédie sur la corruption dans le monde des affaires, Claude Legault ne mâche pas ses mots pour décrier les politiques du premier ministre québécois.

« Les étudiants ont raison de reven­diquer. Jean Charest est en train de jeter aux poubelles le plan de société qu’on s’est donné il y a plusieurs années. On commence à se coller sur le modèle américain. Ça fait peur », dit-il en entrevue au Journal de Montréal. Claude Legault est vraiment un grand comique : les frais de scolarité au Québec seront toujours parmi les plus bas en Amérique du Nord, même après les hausses du gouvernement du Québec.

Claude Lgeault a déclaré aux sujets des étudiants en colère : « S’ils sont fâchés pis qu’ils ont envie de décâlisser des bagnoles à l’envers parce qu’on ne les écoute pas, eh bien qu’ils le fassent. »

L'étudiant québécois débourse 9 000 dollars, alors qu'il en coûte 90 000 au cégep et à l'université pour lui offrir les cinq années d'études après le DES. Ce sont les deux ordres de gouvernement, et principalement celui du Québec, qui absorbent le gros de la facture. En fait, en proportion de nos moyens financiers, l'effort de notre secteur public en faveur de l'enseignement universitaire est le plus élevé de la planète, juste derrière celui du Danemark et celui de la Norvège. Subvention payée par tous  les contribuables, même ceux dont les enfants ne seront pas diplômés, des gens pourtant plus pauvres en moyenne que les parents des diplômés !

Notons que les faibles frais de scolarité au Québec appauvrissent les universités québécois et ne garantissent pas une plus forte fréquentation et encore moins une plus forte diplomation qu'ailleurs.

Rien ne semble indiquer qu’une hausse des frais de scolarité réduise l’accessibilité aux études universitaires. Il suffit de se pencher sur la situation en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Ces deux provinces ont les frais de scolarité les plus élevés du Canada, tout en ayant également le plus haut taux de fréquentation universitaire. Du côté du Québec, les frais de scolarité et la fréquentation universitaire sont tous les deux parmi les plus bas au Canada.

À ce sujet, une étude de Statistique Canada a confirmé que la hausse des frais de scolarité n’avait pas d’impact sur la fréquentation des universités. Entre 1993 et 2001, les frais de scolarité ont augmenté de 77 % au Canada. S'il est vrai que le taux de fréquentation universitaire dépend fortement des revenus et des études des parents, durant cette même période, les jeunes issus de familles à revenu moyen ou faible n’étaient pas moins susceptibles de fréquenter l’université en 2001 qu’ils ne l’étaient en 1993.

En fait, comme le révèle le tableau ci-dessus, les jeunes Québécois ne souffrent pas principalement d'un problème d'accès aux études universitaires, mais bien plutôt d'un problème de persévérance jusqu'au diplôme.  Est-ce que les fortes subventions n'encouragent pas indirectement ce décrochage universitaire dont les frais sont épongés par tous les contribuables ?



L'acteur Claude Legault rejette l’argument voulant que les étudiants d’ici sortent gagnants quand on compare les frais de scolarité en vigueur au Québec à ceux des autres provinces. « On s’en câlisse des autres provinces ! On n’est pas obligé de leur ressembler ! lance-t-il. Pourquoi on n’aurait pas le droit d’être différent. Pourquoi il faudrait tous être pareils ? » Parions que cet acteur est pour une réponse « collective » au Québec aux grands problèmes sociaux, là tous seront soumis à la même solution. On ne l'a pas vu s'insurger contre le monopole de l'Éducation par exemple qui impose à tous le même programme scolaire décrié, le même cours ECR controversé ou la même pédagogie « renouvelée ».

Claude Legault donne carte blanche aux étudiants qui ont décidé de boycotter leurs cours. « Les étudiants ont le droit d’aller jusqu’au bout s’ils ne veulent pas payer plus, déclare-t-il. S’ils sont fâchés pis qu’ils ont envie de décâlisser des bagnoles à l’envers parce qu’on ne les écoute pas, eh bien qu’ils le fassent. Il faut arrêter d’être passif. Je leur dis : ‘Lâchez pas.’ Ça ne fera peut-être pas bouger Charest, mais ça va peut-être le faire tomber. »


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Les faibles frais de scolarité appauvrissent les universités québécoises et ne garantissent pas un meilleur accès





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