Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
mercredi 19 mars 2008
Qui va gérer les formulaires d'exemption ?
Au cours d'une manifestation organisée par des membres de la Coalition pour la liberté en éducation de la Haute-Yamaska, samedi dernier, des dizaines de ces formulaires ont été distribués tant pour les écoles privées que publiques. Des centaines de personnes ont participé à cette marche populaire afin de dénoncer l'implantation du cours d'éthique et culture religieuse. Ce dernier sera obligatoire pour tous les élèves du primaire et du secondaire dès cet automne. Les opposants réclament que ce cours soit optionnel.
Selon la Voix de l'Est, le formulaire d'exemption a été rédigé par Jean-Yves Côté, un avocat de Sainte-Julie. En réalité, plus d'un avocat a participé à sa rédaction, bien que Me Côté ait tenu un rôle de premier plan dans celle-ci. Parmi les autres rédacteurs, on peut citer Me Sylvie Fortin.
« Pour l'instant, nous recevons les demandes. Nous attendons les indications du Ministère. Il n'y a pas de ligne claire encore », note la coordonnatrice des communications à Val-des-Cerfs, Sandra Thibodeau, en précisant que près d'une dizaine de formulaires ont été reçus.
La Voix de l'Est continue en affirmant que Val-des-Cerfs risque toutefois d'attendre longtemps les fameuses directives. « C'est vraiment du côté de la commission scolaire que l'exemption peut être acceptée ou refusée selon l'article 222 de la
Loi sur l'instruction publique. Cette exemption ne se fait toutefois pas juste sur la base d'un formulaire. Le parent doit démontrer qu'il y a préjudice », a fait
savoir Stéphanie Tremblay, agente de communication au MELS.
Est-ce que le Monopole de l'Éducation était aussi exigeant quand il s'agissait d'exempter en vertu du même article les enfants de parents réfractaires aux cours de religion ?
lundi 17 mars 2008
L'encyclique Affari Vos de Léon XIII
« L’acte d’union à la Confédération avait assuré aux enfants catholiques le droit d'être élevés dans des écoles publiques selon les prescriptions de leur conscience : or, ce droit, le parlement du Manitoba l’a aboli par une loi contraire. C'est une loi nuisible. Car il ne saurait être permis à nos enfants d’aller demander le bienfait de l’instruction à des écoles qui ignorent la religion catholique ou qui la combattent positivement, à des écoles où sa doctrine est méprisée, et ses principes fondamentaux répudiés. »
[...]
Le passage suivant de l’encyclique est intéressant quand on considère le cours d'éthique et de culture religieuse que veut imposer le gouvernement du Québec :
« Pareillement, il faut fuir à tout prix, comme très funestes, les écoles où toutes les croyances sont accueillies indifféremment et traitées de pair, comme si, pour ce qui regarde Dieu et les choses divines, il importait peu d'avoir ou non de saines doctrines, d’adopter la vérité ou l’erreur. »
On se rappelera ce que disait une formatrice universitaire au cours d’éthique et de culture religieuse :
« Et c’est là qu’intervient l’école et le rôle des intervenants scolaires c'est d'apprendre à cet enfant de composer avec des enfants qui ont d’autres croyances religieuses et dire qu’elle est tout aussi légitime que la leur ou, des enfants qui n’ont pas de croyances religieuses et que cette position-là est tout aussi légitime que la leur. »
Texte intégral de l'encyclique.
Conférence au centre Santa Famiglia de Montréal : inquiétude face à l'imposition du cours Éthique et culture religieuse
Le 14 mars en soirée une centaine de personnes se sont réunies au Centro Santa Famiglia à Montréal pour entendre parler, en anglais, des dangers du nouveau cours d'éthique et culture religieuse qui sera imposé à tous les élèves du Québec dès septembre 2008. Les conférenciers et organisateurs de la soirée ont encouragé les parents à agir en vue de préserver leurs droits démocratiques et leur rôle et devoir de parents en tant que premiers éducateurs de leurs enfants surtout en ce qui concerne l'éducation morale et religieuse. Cette soirée était animée par Marco Polcaro de la communauté italienne.Le professeur Douglas B. Farrow de McGill a présenté les dangers du pluralisme normatif promu par ce cours. Son point de vue a paru dans le dernier Catholic Insight et est disponible sur le site web de cette revue; il paraîtra en français dans le prochain numéro de la revue Égards. Le sociologue protestant Gary Caldwell a insisté sur le rôle de la société civile et l'usurpation de ce rôle par l'État avec l'imposition de ce nouveau cours. Ses opinions sont aussi disponibles dans la revue Égards. Dre Jean Morse-Chevrier, psychologue et présidente de l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ) a démontré les lacunes et dangers du programme qui, selon elle, ne permet pas une connaissance du christianisme et peut avoir un effet néfaste sur les enfants en les contraignant à apprendre un ensemble de religions et visions morales dans un contexte relativiste. L'APCQ a soumis un mémoire à ce sujet à la Commission sur les accommodements à la diversité culturelle (Bouchard-Taylor); ce mémoire est disponible sur le site de la Commission. Me Jean-Yves Côté a expliqué aux parents leur droit de demander l'exemption de ce cours en vertu de la Loi sur l'instruction publique et leur a soumis un formulaire d'exemption qui peut servir à cette fin. Ce formulaire est disponible sur le site web de la Coalition pour la liberté en éducation ainsi que sur ce carnet. Monsieur Angelo Polcaro, oragnisateur de la soirée et Madame Diane Joyal, présidente de la section de Montréal de l'APCQ ont encouragé les parents à agir en fonction de leur droit de veiller à l'éducation morale et religieuse de leurs enfants.
Plusieurs questions de parents, enseignants et grand-parents ont permis de constater le malaise ressenti face à la perte de droits par les parents et enseignants par l'imposition de ce nouveau cours.
Un DVD sera produite suite à cette conférence et sera disponible sur demande au prix de 10,00 $ le disque. Renseignements auprès de la Coalition.
dimanche 16 mars 2008
Granby — des centaines de personnes manifestent pour la liberté de choix
D'une seule voix, ces parents de diverses confessions religieuses, dont certains athées, ont dénoncé l'imposition du cours obligatoire d'éthique et de culture religieuse qui sera enseigné dans les écoles primaires et secondaires en septembre prochain. Et ceci y compris dans les écoles confessionnelles ! Ils ont réprouvé l'attitude de l'État qui se substitue à la volonté parentale et ils ont réclamé l'exercice d'un droit fondamental : celui de choisir pour leur enfant un enseignement conforme à leurs convictions et croyances.
La représentante de la CLÉ dans la région de la Haute-Yamaska, madame Marie-Josée Croteau, était ravie du succès de l'évènement: « Voir autant de gens qui se déplacent pour venir exprimer leur mécontentement, voilà qui lance un message clair au gouvernement : nous parents, voulons défendre notre liberté de choisir comme premiers éducateurs de nos enfants. »
Une des personnes ayant pris la parole sur le podium, monsieur Patrice Gagnon, enseignant de confession protestante, abondait dans le même sens ajoutant que « le gouvernement manque réellement d'éthique dans cette démarche, nous avions un droit de choisir ! »
Lors de son intervention, la présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, Mme Jean Morse-Chevrier, a renchéri en soutenant que « cela consiste en une négation du droit à la liberté religieuse et de conscience et en un accommodement qui brime l'ensemble des parents. » Car selon elle, « bien que ce cours se présente comme un cours de culture religieuse, les éléments du contenu de ce cours sont en large partie comparables aux contenus que l'on retrouverait dans un cours d'enseignement religieux et à ce titre, selon nous, consiste en une initiation à diverses religions. Ce fait va à l'encontre de la liberté de religion et bon nombre de parents catholiques ou autres s'opposent à l'introduction obligatoire de leurs enfants et adolescents à d'autres religions et à une approche relativiste face aux questions morales. »
Me Jean-Yves Côté, avocat membre de la CLÉ, a présenté aux parents présents un formulaire d'exemption s'appuyant sur l'article 222 de la Loi sur l'instruction publique § 2 : « L'article stipule qu'il est permis aux parents de présenter une demande d'exemption s'ils estiment que le cours peut porter préjudice à leur enfant » a précisé Me Côté.
Pour exiger une exemption, les parents doivent avoir un motif valable. L'avocat en propose six sur le formulaire :
- Perte du droit de choisir une éducation conforme à leurs propres principes moraux et religieux ; brimer les libertés fondamentales de religion, de conscience, d'opinion et d'expression de l'enfant et de ses parents en forçant l'enfant à suivre un cours qui ne correspond pas aux convictions religieuses et philosophiques dans lesquelles ses parents ont le droit et le devoir de l'éduquer;
- Être mis en situation d'apprentissage par un enseignant non adéquatement formé en cette matière et qui a été dépouillé de sa liberté de conscience, parce qu'on l'oblige à effectuer cette tâche;
- Perturber l'enfant en l'exposant trop jeune à des convictions et croyances différentes de celles privilégiées par ses parents;
- Aborder le phénomène religieux dans le cadre d'un cours qui prétend à la « neutralité »;
- Être exposé, dans le cadre de ce cours obligatoire, au courant philosophique mis de l'avant par l'État : le relativisme moral et religieux;
- Porter atteinte à la foi de l'enfant.
La CLÉ, qui regroupe des parents catholiques, protestants et athées, invite les parents voulant soustraire leur enfant à ce cours à remplir ce formulaire d'exemption et à l'acheminer à leur école d'ici la fin de la présente année scolaire.
Le formulaire est disponible sur le site internet de la Coalition pour la Liberté en Éducation à l'adresse : www.coalition-clé.org.
jeudi 13 mars 2008
Demande d'exemption au cours d'ECR (école privée)
GUIDE D’UTILISATION D’UNE DEMANDE D’EXEMPTION
- Le parent ou son mandataire, s’il est d’accord avec l’énoncé des motifs évoqués, signe la demande d’exemption.
- Cette demande d’exemption signée doit être remise au directeur d’école.
- Une copie de la demande peut être envoyée par télécopieur à la Coalition pour la liberté en éducation.
- Si la demande est acceptée, l’enfant sera dirigé vers une activité autre que le programme ÉCR durant l’heure de classe.
- Dans une école PRIVÉE, le directeur d’école a l’autorité pour décider d’accorder ou non l’exemption.
- Dans une école PUBLIQUE, la décision provient de la commission scolaire. Si la réponse est négative, le ou les parents peuvent s’adresser au conseil des commissaires pour obtenir une révision de la décision.
- Si le parent qui s’est vu refuser la demande d’exemption par les autorités d’une école publique ou d’une école privée n’est pas satisfait, un recours peut être intenté en Cour Supérieure du Québec pour demander un jugement déclaratoire sur la validité des motifs invoqués par le parent. La CLÉ n’entreprendra pas cette procédure, mais peut aider le parent dans sa démarche.
Introduction de cours de religion musulmane à l'école allemande
« Nous recourons à tous les moyens contre les prédicateurs de la haine. Avec des cours de religion islamique, nous leur faisons pour ainsi dire concurrence. Car, si nous envoyons les enfants à des cours de religion dans des écoles d'Etat, cela nous conduira à un changement de l'exercice de la religion dans les mosquées ».Ces cours devront être donnés en allemand. Cette proposition s'inscrit dans le cadre de la 3e Conférence sur l'islam qui se tenait à Berlin. En Allemagne, la Constitution garantit le droit d'organiser des cours de religion dans les écoles, qui sont des « matières officielles ». Le contenu doit être déterminé « en concordance avec les principes des communautés religieuses ».
Le gouvernement du Québec lui semble préférer imposer un point de vue laïciste et pluraliste à tous (ah! si tous les enfants pouvaient devenir athées !), plutôt que de respecter les différentes religions dans leur particularisme.
France — le retour de l'internat ?
Le ministère de l'Éducation national met en place un « annuaire des internats » contrôlés par l'État qui permet d'obtenir des informations sur les offres d'hébergement proposées aux élèves par les établissements publics et privés sous contrat. Les établissements libres hors contrat ne sont pas répertoriés.
L'explosion des familles décomposées, l'échec scolaire et les problèmes de discipline semblent réhabiliter l'internat scolaire.
mercredi 12 mars 2008
Qui de la Table de concertation protestante appuie vraiment le cours d'éthique et de culture religieuse ?
Le document intégral de la Table de concertation protestante sur l'éducation se trouve sur ce site. Pour la liste des représentants protestants et évangéliques qui auraient appuyé ce document, cliquez ici.
Dans une mise à jour du 11 mars 2008, il ajoute :
| Le document émis par Direction chrétienne[1] laisse entendre que les leaders évangéliques et protestants dont les noms paraissent dans l'annexe ont été consultés touchant le cours d'ECR et ont donné leur appui au document de la Table de concertation protestante sur l'éducation et appuient aussi le programme d'ECR. Depuis peu, des informations qui me sont parvenues laissent entendre que certains leaders dont les noms figurent à l'annexe n'ont même pas été consultés, encore moins donné leur appui... À suivre... |
[1] Document assez comique et faux quand il déclare que la Coalition pour la liberté en éducation « a vu le jour autour de Mgr Ouellet, évèque[sic] de Québec ». Comme si Mgr Ouellet devait jouer le rôle d'épouvantail à protestants. Ceci est faux, car il existait déjà une association de parents catholiques qui était opposée au programme d'ECR, nul besoin de créer une nouvelle structure pour cela. C'est pour regrouper des parents de toute confession que la coalition a vu le jour. Et on peut affirmer avec certitude que, parmi les membres les plus actifs, on retrouve des protestants puisqu'ils ont pris la parole pendant les réunions publiques de la CLE regroupant parfois plus de 250 personnes ! Enfin cette coalition a été fondée avant que le cardinal Ouellet n'intervienne publiquement sur le sujet.
Document comique, à son insu, quand il déclare « Nous croyons que les parents sont les premiers responsables de la transmission de leur foi à leurs enfants. Les temps sont révolus, ce n'est plus au MELS de le faire ! » Alors que désormais seul le Ministère décidera — et non plus les parents justement ! — ce qui sera enseigné obligatoirement à l'école en matière d'éthique et de « culture religieuse » aux enfants... Et ceci même dans les écoles confessionnelles et contre l'avis des parents !
On comprend également que M. Gosselin se demande jusqu'à quel point Direction chrétienne, organisme qui semble vivre de subventions, puisse être considéré comme un organisme indépendant quand il doit commenter un programme gouvernemental.
mardi 11 mars 2008
France — Une étude dévoile la loterie des notes du bac
La conclusion est sans appel : il existe, pour chaque dissertation, des variations très fortes d'un correcteur à l'autre (de 5 à 16 sur 20 pour l'une d'entre elles ou de 8 à 18 pour une autre). L'écart de notation peut aller jusqu'à onze points, ce qui est énorme. En moyenne, il est cependant plus proche de deux ou trois points. Autre enseignement, il n'existerait pas de correcteurs « indulgents » ou «sévères», selon le chercheur : ces derniers ne sont pas « constants » dans leur pratique de notation. Ils peuvent noter très sévèrement une copie, puis généreusement les deux autres ou inversement !
Les commentaires des professeurs pour justifier leurs notes peuvent être parfois très contradictoires. Pour l'une des copies, le correcteur numéro 57 a attribué un 3. L'introduction n'est « pas satisfaisante », le propos n'est « pas très clair ». Le plan annoncé est « trop peu précisé, et la troisième partie est hors sujet… » Il a même la sensation que le candidat fait « du remplissage ». À l'inverse, le correcteur numéro 61 attribue un 13 à cette même copie. Pour lui, le «sujet est assez bien cerné ». Les notions clés sont « utilisées », les arguments sont « développés » et « permettent de mettre en évidence les différents mécanismes » du thème abordé.