mercredi 30 novembre 2011

Étatisation des garderies — Le vérificateur général blâme une gestion déficiente et « subjective », l'opposition dénonce le favoritisme politique

Michelle Courchesne
Le vérificateur général du Québec blâme sévèrement la ministre Michelle Courchesne pour sa gestion déficiente de la distribution de 18 000 places en garderie subventionnée en 2008.

Le vérificateur général, Renaud Lachance, déplore le manque de rigueur manifesté par les autorités du ministère de la Famille à toutes les étapes du processus (appel de projets, évaluation des dossiers et choix des projets) au moment d’attribuer ces milliers de places à contribution réduite en 2008, dans son rapport annuel rendu public aujourd'hui.

À l’époque, l’actuelle présidente du Conseil du trésor, responsable de l’ensemble de l’administration gouvernementale, était ministre de la Famille et responsable du réseau des garderies qui coûte plus de plus de 2,5 milliards $ aux contribuables québécois par année.

Selon l’examen mené par le vérificateur général, l’expansion du réseau, au printemps 2008, ne s’est pas faite selon les règles de saine gestion, loin de là.

L’opposition officielle n’a pas tardé à parler de scandale, revenant à la charge avec des allégations de favoritisme dans l’attribution de places au profit d’organisateurs libéraux et réclamant aussitôt la démission de la ministre Courchesne.

Une « grande place à la subjectivité »

D’abord, le vérificateur général a noté que le processus a été bâclé, tant à l’étape de l’appel de projets que lors de leur évaluation, en raison d’échéances beaucoup trop courtes, soit environ un mois seulement à chaque étape.

Ensuite, l’évaluation des dossiers, souvent faite en l’absence de toute vérification des données fournies par les promoteurs, a laissé «&nbp;une grande place à la subjectivité ». En outre, les critères de sélection des dossiers n’ont jamais été rendus publics, une autre faute selon M. Lachance.

Surtout, le vérificateur général note que la ministre s’est gardée beaucoup de latitude dans l’octroi des places. Ainsi, un grand nombre de projets recommandés par son ministère (totalisant 3505 places) n’a finalement pas été retenu par la ministre. À l’inverse, de nombreux autres projets jugés insatisfaisants (3700 places) ont été retenus par la ministre.

Résultat de ce cafouillage, près de la moitié (43 pour cent) des places attribuées en 2008 n’étaient toujours pas disponibles à l’échéance prévue, soit en septembre 2010, note M. Lachance.

De plus, le ministère de la Famille a exercé depuis peu de contrôle pour s’assurer de la qualité des services offerts dans les projets retenus, déplore-t-il.

« Ce qu’il faut surtout conclure, c’est que ce processus-là, en 2008, a été fait trop vite pour permettre aux gens de déposer des projets de qualité, ont été analysés trop vite pour qu’on puisse vraiment en faire une analyse la plus pertinente possible et ça se termine avec un résultat où plus de 70 pour cent des projets et des places sont jugés de qualité insatisfaisante », a résumé M. Lachance en point de presse.

Projets rejetés par les fonctionnaires, approuvés par Mme  Courchesne

Après le dépôt du rapport percutant du Vérificateur général mercredi, Québec a rendu public la liste des 85 projets rejetés par le ministère mais choisis par Mme Courchesne. Une dizaine implique des donateurs libéraux, les mêmes que le Parti québécois avait identifiés en 2010 lorsqu'il accusait le gouvernement Charest de favoritisme. Il s'agit par exemple des frères Colas, qui avaient été propriétaires de l'abattoir Colbex, et de Joe Magri, un ami d'enfance de Tony Tomassi, expulsé du caucus libéral l'an dernier. Le PQ estime que 1600 places ont été accordées à des promoteurs ou des administrateurs qui ont versé environ 134 000 $ à la caisse du PLQ depuis 2003.

Et si l'État n'était pas devenu le gardien des garderies ?

On peut se demander si cette nouvelle gabegie des deniers des contribuables et ces soupçons lancinants de favoritisme politique n'auraient pas pu être évités en donnant directement l'argent aux parents. Ceux-ci auraient pu choisir de garder eux-mêmes leurs enfants à la maison ou ils auraient choisi leur garderie en fonction de leurs besoins. Le marché aurait créé des places là où la demande était forte et non là où les fonctionnaires (soupçonnés de partialité politique) le décidaient.

Voir aussi

« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

77,9 % des parents canadiens préféraient en 2006 qu'un parent reste à la maison plutôt que de l'envoyer en garderie

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis.





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Les hommes craignent l'enseignement et ses accusations de pédophilie

Les fausses accusations d'abus sexuels peuvent briser des carrières, comme l'a relaté le Journal, hier. Elles sont la hantise des enseignants masculins, à tel point que certains délaissent cette profession.

Le problème est tel que le ministère de l'Éducation se penche sur la question dans son comité sur la présence masculine en enseignement.

Fondé en janvier, le groupe est chargé de trouver des stratégies pour recruter plus d'hommes en enseignement par l'évaluation de différents facteurs.

Les fausses allégations d'abus sexuels sont l'un d'eux.

«Il y a un inconfort masculin, à travailler avec de jeunes enfants, lié aux fausses allégations. Ça brise des vies», relate Égide Royer, professeur en enseignement à l'Université Laval, qui a par ailleurs rencontré le comité.

Plus à risque

M. Royer prévient ses élèves qui travailleront avec des jeunes aux troubles de comportement ou d'adaptation de faire attention. Ces élèves sont plus susceptibles d'avoir déjà vécu des abus sexuels et les risques de fausses allégations peuvent être accrus.

Les professeurs d'éducation physique, où la possibilité de contact avec les jeunes est plus grande, sont aussi plus souvent confrontés à ce genre d'accusations.

C'est le cas d'Henri Fournier, qui a fait face, en 2008, à 19 plaintes d'abus sexuels, qui se sont toutes avérées non fondées.

«Les élèves sont souvent plus proches du professeur d'éducation physique, car c'est une matière qu'ils aiment. Ils ont aussi un lien constant avec lui de 5 à 12 ans. Parfois, le seul enseignant masculin d'une école primaire est celui en éducation physique», explique cet ancien professeur d'une école primaire de Châteauguay.

Source





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Vingt-quatre « écoles libres » ont vu le jour en Grande-Bretagne

Vingt-quatre « écoles libres » ont vu le jour en Grande-Bretagne. Ces institutions sont financées par l’État, mais montées par des associations, des professeurs ou même des parents d’élèves. Elles ont pour projet d’offrir un meilleur système éducatif pour les zones et les populations défavorisées. Un reportage télévisé de France 24 :


Voir aussi

Angleterre — Écoles libres : la libéralisation de l’Éducation ?

Royaume-Uni : vingt-quatre « écoles libres » à la rentrée

Rentrée scolaire : l'Angleterre donne le pouvoir aux parents





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lundi 28 novembre 2011

PPCE-2010 : confirmation de la 1re place des élèves québécois en maths, forte baisse relative en sciences

Le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC) vient de publier son dernier rapport d'évaluation pancanadienne. Le Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) de 2010 a été conçu pour déterminer si les élèves atteignent, dans tout le Canada, un niveau de rendement similaire dans les matières de base à un âge à peu près identique. Ces matières de base sont la lecture, les mathématiques et les sciences.

Le document rendu public ce lundi précise que les connaissances de 32 000 élèves de 2e secondaire ont été testées en 2010.

Les étudiants du Québec et de l'Ontario se classent au-dessus de la moyenne nationale en mathématiques, alors que ceux du Nouveau-Brunswick présentent des résultats inférieurs à la moyenne.

Classement des provinces pour l'épreuve de mathématiques en 2010

Position du Québec par rapport à la moyenne en 2010 :


Il faut noter que même si les notes entre les épreuves de 2007 et 2010 ne peuvent être comparées qu'en lecture, le classement relatif des provinces peut servir d'indicateur d'une tendance et confirmer par exemple les résultats précédents. Les résultats de 2010 confirment l'excellente place des élèves québécois en mathématiques déjà obtenus en 2007 (voir ci-dessous).

Position du Québec par rapport à la moyenne en 2007 :



Le score moyen des élèves du Québec qui ont participé aux évaluations en mathématiques du PPCE de 2010 et de 2007 est donc significativement supérieur à celui des élèves de l’ensemble du Canada. Notons que le score moyen en mathématiques des élèves des écoles françaises du Québec en 2010 (516 ± 3) ne diffère pas de manière significative en termes statistiques de celui de leurs homologues de l’ensemble du Canada (515 ± 4) pour la même année. Les francophones du Canada auraient-ils la bosse des maths ? Non, Radio-Canada ne dira pas cela : cela voudrait dire que les programmes différents des provinces — et donc l'action des gouvernements — ont moins d'importance qu'on le dit). Mais elle n'hésitera pas à dire que les « élèves québécois ont la bosse des chiffres, mais pas celle des sciences et de la lecture ».

Chute du Québec de la seconde place à l'avant-dernière place en sciences 

Il en va tout différemment de la lecture (où le Québec chute rapidement de la première place à la 7e!) et en sciences où le Québec chute de la seconde place à la pénultième position en trois ans.

Classement des provinces pour l'épreuve de sciences en 2007


En 2007, le Québec était en deuxième position (511) en sciences, derrière l'Alberta.

Classement des provinces pour l'épreuve de sciences en 2010



Compte tenu des intervalles de confiance, le score moyen en sciences des élèves du Québec en 2010 est significativement inférieur à celui des élèves de l’ensemble du Canada. Le Québec se place en avant-dernière place, ex aequo avec le Manitoba.

Revirement dans le classement

De 2007 à 2010, on est passé d'un classement où le Québec était premier en maths, en lecture et second en sciences à une situation où le Québec maintient sa première place en maths, passe à la 7e place en lecture et à l'avant-dernière en sciences...

Peut-être cette mise à jour fera-t-elle en sorte que Le Devoir n'ose plus sortir cette publicité sur un ton sarcastique comme il l'avait fait il y a quelques années en prenant appui sur les résultats du PPCE-2007 (mais pas ceux du PIRLS ou du PISA moins bons pour le Québec) :



Remarques sur l'échantillonnage

Rappelons cependant qu'en 2007, en Ontario 90 % des étudiants sondés avaient pris part à l'enquête, alors que seuls 64,7 % des jeunes Québécois francophones y avaient participé. La moyenne canadienne (y compris les Québécois) avait été de 83,9 % de participants. Au Québec, quelque 27,4 % des parents d'élèves francophones avaient refusé que leur progéniture participe aux examens. Ce taux de refus n'est que de 19 % chez les anglophones québécois.

En 2010, le taux de participation des Québécois (92,8 % pour les francophones, 90,8 % pour les anglophones) s'inscrit dans la moyenne canadienne (93,6 %). Toutefois, le taux de participation des écoles québécoises sondées est étonnamment bas : 80,7 % des écoles sélectionnées ont participé à l'étude contre un taux moyen de réponse moyen de 95,0 % pour l'ensemble du Canada. Les écoles les plus faibles ont-elles décliné de participer ?


Voir aussi

Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010





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Très forte chute des résultats en lecture pour les élèves québécois francophones entre 2007 et 2010

Le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMEC) vient de publier son dernier rapport d'évaluation pancanadienne. Le Programme pancanadien d’évaluation (PPCE) de 2010 a été conçu pour déterminer si les élèves atteignent, dans tout le Canada, un niveau de rendement similaire dans les matières de base à un âge à peu près identique. Ces matières de base sont la lecture, les mathématiques et les sciences.

Le document rendu public ce lundi précise que les connaissances de 32 000 élèves de 2e secondaire ont été testées en 2010.

Par suite de changements subtils, mais substantiels, dans les instruments d’évaluation de 2007 à 2010 en mathématiques et en sciences, seule la comparaison des résultats en lecture est possible.

Nous les produisons ci-dessous (en jaune les résultats de 2007, en vert ceux de 2010, le symbole |—| représente l'intervalle de confiance).

Comparaison des scores moyens en lecture de 2010 et 2007 par province



Compte tenu des intervalles de confiance, les scores moyens en lecture des élèves de 8e année/2e secondaire du Québec et du Yukon en 2010 sont significativement inférieurs à ceux de leurs homologues de 8e année/2e secondaire en 2007. Notons que les notes minimales du Yukon en 2007 recoupent le score maximal en 2010 (les intervalles de confiance sont très grands puisque l'échantillon yukonnais est petit), ce qui n'est pas du tout le cas du Québec.

Toutefois, le score moyen en lecture des élèves de 8e année/2e secondaire des écoles anglaises en 2010 ne diffère pas de manière significative de celui de leurs homologues en 2007.

En 2010, en ce qui concerne la langue, les scores moyens en lecture des élèves des écoles françaises ou des écoles anglaises de la Colombie-Britannique, de l’ Alberta, de la Saskatchewan, de l’ Ontario et de la Nouvelle-Écosse ne diffèrent pas de manière significative de ceux de 2007.

En 2010, le score moyen en lecture des élèves de 8e année/2e secondaire des écoles anglaises du Québec ne diffère pas de manière significative de celui de leurs homologues des écoles anglaises en 2007.

Comparaison des scores moyens en lecture de 2010 et 2007 par province et langue 
(a = anglophone,  f = francophone)



Il s'agit donc d'une baisse qui ne touche que les élèves québécois francophones qui avaient de loin les meilleurs résultats en 2007.

Rappelons cependant qu'en 2007, en Ontario 90 % des étudiants sondés avaient pris part à l'enquête, alors que seuls 64,7 % des jeunes Québécois francophones y avaient participé. La moyenne canadienne (y compris les Québécois) avait été de 83,9 % de participants. Au Québec, quelque 27,4 % des parents d'élèves francophones avaient refusé que leur progéniture participe aux examens. Ce taux de refus n'est que de 19 % chez les anglophones québécois.

En 2010, le taux de participation des Québécois (92,8 % pour les francophones, 90,8 % pour les anglophones) s'inscrit dans la moyenne canadienne (93,6 %). Toutefois, le taux de participation des écoles québécoises sondées est étonnamment bas : 80,7 % des écoles sélectionnées ont participé à l'étude contre un taux moyen de réponse moyen de 95,0 % pour l'ensemble du Canada.  Les écoles les plus faibles ont-elles décliné de participer ?

Voir aussi

Confirmation 1re place des élèves québécois en maths, forte baisse relative en sciences.




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Le Canada renoncerait au protocole de Kyoto

Selon la chaîne de télévision CTV, le Canada annoncerait au mois de décembre qu'il renonce d'appliquer le protocole de Kyoto.

Le ministre de l'environnement, Peter Kent, a déclaré à La Presse Canadienne que le Protocole de Kyoto est désuet, car il exclut les principaux émetteurs parmi les pays en développement, notamment la Chine, l'Inde et le Brésil.

Le ministre de l'Environnement, Peter Kent, a soutenu qu’Ottawa n’allait pas prendre un «second engagement envers Kyoto» et a insisté sur la nécessité de «passer à autre chose».
Le ministre de l'Environnement, Peter Kent, a soutenu qu’Ottawa n’allait
pas prendre un « second engagement envers Kyoto » et a insisté sur la
nécessité de « passer à autre chose ».
Peter Kent a également dit que les gouvernements précédents n'avaient pas réussi à concevoir une stratégie visant à atteindre des cibles de l'Accord.

Ces objectifs sont maintenant hors de portée, et le gouvernement conservateur en vise d'autres, plus modestes, tout en s'engageant à faire en sorte que les gros pollueurs parmi les nations en développement signent un accord où ils devraient réduire leurs propres émissions.

Cette annonce serait faite alors qu'un nouveau scandale entourant l'Université d'East Anglia fait surface. On le nomme déjà Climategate 2.0. Il fait suite à la fuite de 5000 nouveaux courriels des scientifiques au centre de la théorie du réchauffement anthropogénique du climat.

Plus d'info

ClimateGate 2.0 : de nouveaux courriels entachent la science climatique

Climategate 2.0: Une nouvelle publication de courriers électroniques refait tanguer le débat sur le réchauffement climatique

Climategate 2.0 emails – They’re real and they’re spectacular !

National Post : A new Climategate scandal, familiar cast of characters.

National Post : IPCC [GIEC] Fix it or fold it

Wall Street Journal : Climategate 2.0



Andrew Bolt interroge la canadienne Donna Laframboise au sujet du processus du GIEC et  de ses « experts ». Mme Laframboise est  l'auteur de The Delinquent Teenager Who Was Mistaken for the World's Top Climate Expert.







Télé russe en anglais sur Climategate 2.0


Lorne Goldstein et dix manières d'être « vert » sans être « rouge ».
Parmi lesquelles : renoncer à Kyoto.




Andrew Bolt de la télé australienne Ten s'entretient avec le statisticien canadien Steve McIntyre



L'économiste canadien McKitrick sur son expérience en tant que réviseur du rapport  du GIEC à partir de la 4e minute (en anglais) : les rédacteurs finaux ajoutent  et suppriment de leur propre chef des passages qui n'ont pas été soumis à discussion entre les réviseurs (les pairs).



L'économiste en environnement McKitrick sur son expérience en tant que réviseur du rapport du GIEC. Pour le professeur McKitrick, la Chine diminuera sa pollution de l'air, mais pas sa production de CO2. La Chine ne signera probablement pas Kyoto, car cela signifierait mettre fin à son développement.











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dimanche 27 novembre 2011

Pas le choix, il faut instruire mon enfant à la maison

Père de quatre enfants et chef d'entreprise, M. Sylvain Laforest jure qu'il n'avait pas le choix de laisser tomber le modèle scolaire québécois.

« Notre combat, nous voulons le mener pour éduquer notre enfant et lui permettre de réussir. Nous étions en train de mener un combat contre le système d'éducation actuel, contre des gens qui ne veulent pas se donner la peine. Ils ne peuvent plus régler les sautes d'humeur d'un enfant de cinq ans. C'est rendu ça, l'école. Nous n'avions pas le choix. »

En deux heures, trois fois par semaine, sa conjointe est en mesure de faire assimiler la même matière à l'enfant qu'un autre qui fréquente à l'école à temps plein.

« Avec l'école à la maison, on a le plaisir d'élever nous même nos enfants. On est près d'eux. On les rend autonomes. » Le couple poursuit sa réflexion pour leurs trois autres enfants en bas âge. Conscients des inconvénients, ils veulent prendre le temps nécessaire.

« Ce n'est vraiment pas certain que nous allons réintégrer le système. »

M. Laforest ouvre la porte à un autre problème souvent évoqué au sujet de l'éducation des jeunes garçons.

« Il n'y a plus d'hommes qui enseignent. C'est terminé. Il n'y a plus de modèle. Les garçons qui ont du caractère et qui sont dominants se font vite rasseoir. Charest veut faire des coupures dans les commissions scolaires, mais la dernière chose à faire est de donner plus de pouvoirs aux écoles. Elles sont tellement mal gérées. »

Source : Journal de Québec




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Cours d'ECR, projet de loi C-279 : une mère très inquiète qui se dit menacée de mort

L’inclusion potentielle de «l’expression de genre» au projet de loi C-279 (anciennement C-389) que souhaite ramener dans le débat le Nouveau parti démocratique (NPD) qui pourrait criminaliser la désapprobation de certaines orientations sexuelles cet hiver inquiète une mère de famille de la région montréalaise.

Line (nom fictif) insiste sur le fait qu’une opinion contraire à celle véhiculée par le NPD et la communauté LGBT (lesbiennes, «gais », bisexuels et transsexuels) peut devenir dangereux, de là le choix d’un autre prénom. « C’est sérieux, j’ai même eu des menaces de mort ! », lance la journaliste scientifique de formation, dont le témoignage s’appuie sur une source digne de confiance.

« J’ai beaucoup suivi ce projet de loi-là. Je m’y attendais, c’est la suite des choses », commente la mère de quatre enfants fréquentant l’école primaire. « Dès le jeune âge, on enseigne la théorie du genre dans le cours d’éthique et culture religieuse. J’ai déjà demandé une exemption du cours, mais ça a été impossible. Si on a le culot de dire qu’on est catholique ou chrétien, on n’a plus de droit de parole. On qualifie notre discours de fanatique, d’intégriste », dénonce-t-elle.

Line n’hésite pas à rectifier le tir auprès de ses enfants, une fois de retour à la maison. « Ce qu’on enseigne sont des mensonges. C’est important de développer notre esprit critique contre une société qui veut nous enlever nos valeurs. (…) On est en train de perdre toutes les luttes des femmes depuis des années visant à nous protéger contre les prédateurs sexuels », croit la conférencière invitée régulièrement pour discuter de la sexualité.

« On est en train de "fucker" nos enfants à cause d’une minorité »
Études biaisées


Selon l’ex-journaliste scientifique, les études véhiculées dans les médias ne reflètent pas nécessairement la réalité. « Un lecteur de nouvelles peut parler d’une étude alors qu’elle ne respecte pas les règles élémentaires. Ça doit respecter une procédure, qu’il y ait un minimum de 1 000 personnes. On doit aussi analyser le contexte, l’époque et les répondants. »

Line poursuit en avançant que les études sont biaisées, notamment celle menée sur l’homosexualité par le GRIS (Groupe de recherche et d’intervention sociale) – Montréal, à la fin des années 1970.

« Toutes les études voulaient prouver que l’homosexualité était génétique, mais il n’y a aucune preuve à ce sujet. Pour la transsexualité, c’est le même problème. C’est à cette même époque que s’est développée la théorie du genre. Des psychiatres américains ont rencontré beaucoup de personnes dans leur clinique disant appartenir à un autre sexe. Sincèrement, on est en train de "fucker" nos enfants à cause d’une minorité », conclut Line.

Selon Statistique Canada, en 2009, 1,2 % des Canadiens se disent homosexuels, tandis que 0,5 % des femmes affirment l’être.



Page 10 du cahier d'activités ECR Voyage vers les valeurs
pour la 2e année du 1er cycle du secondaire
 des éditions École nouvelle


Source

Voir aussi

Cahier ECR : « je suis un garçon, une fille, je ne sais pas encore »

France — La polémique autour des manuels de sciences qui font la promotion de la théorie du genre ne faiblit pas

Théorie du genre : les Français désavouent leur ministre de l'Éducation






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samedi 26 novembre 2011

Bock-Côté : Merveilleux Monsieur Lazhar

Bock-Coté sur le film Monsieur Lahzar qui traite de l'enseignement.

Je n’ai pas l’habitude des critiques de films. Mais je m’en voudrais de ne pas vous dire tout le bien que je pense d’un film remarquable que j’ai vu récemment : Monsieur Lazhar, réalisé par Philippe Falardeau.

Je vous raconte vite l’histoire. Dans une école montréalaise, une enseignante se suicide. Le traumatisme est généralisé. Bachir Lazhar, un résident permanent se présente à l’école et se fait passer pour un maître d’école prêt à prendre le relais et à faire la classe aux enfants.

Mais voilà, Bachir Lazhar n’est pas vraiment résident permanent. Il est réfugié politique algérien. Et il n’est pas maître d’école. Mais restaurateur. Mais parce qu’il est cultivé, parce qu’il a aussi du bon sens, il devient vite un professeur exemplaire.

Il ne s’agit pas d’un film-à-thèse. Falardeau ne milite pas. Et les personnages eux-mêmes ne sont pas des caricatures d’idées ambulantes. Mais à travers son film, Falardeau fait un portrait ironique, tout en retenue, mais incisif, de l’école québécoise. Peut-être même de la société québécoise.

Dans un système atrocement bureaucratisé, où le ministère impose sa pédagogie sans connaissances, où l’autorité du maître est niée, où les psychologues gèrent mécaniquement les émotions des enfants, où les parents d’enfants-roi ne tolèrent pas qu’on critique leur marmaille, Bachir Lazhar ramène un peu d’humanité.

Non pas que ses collègues en manque. Mais ils ont démissionné devant la pesanteur morbide de la bureaucratie. Monsieur Lazhar ramène le vouvoiement et les bureaux en belles rangées disciplinées. Mieux, il fait ses dictées avec Balzac. Détails ? Non. Ou détails fondamentaux, alors.
Monsieur Lazhar n’est peut-être pas enseignant au sens où l’entendent les sciences de l’éducation et le ministère. Mais c’est un professeur. J’ai bien dit un professeur et non pas un gestionnaire de classe ou un psychopédagogue. Un professeur, c’est-à-dire un homme qui nous fait aimer la culture parce qu’il l’incarne.

C’est parce qu’ils ont un jour rencontré leur propre Monsieur Lazhar que bien des étudiants ont pris le goût de la culture. Monsieur Lazhar me fait penser à quelques films de profs. L’Opus de Monsieur Holland, par exemple. Ou The Browning Version.

C’est le privilège des privilèges, pour les professeurs : compter vraiment, au fil du temps, pour quelques étudiants, peut-être pour beaucoup.

Alors j’en reviens à ce film, à cette histoire. Il nous a donné un personnage merveilleux. Difficile de ne pas y voir un petit chef d’œuvre.

Oui. Merveilleux Monsieur Lazhar.




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Cour de justice de l’Union européenne : respect de l'embryon humain dès fécondation

Mère pleurant son enfant avorté. Œuvre du sculpteur Martin Hudáčeka,
statue inaugurée en présence du ministre slovaque de la Santé, Ivan Uhliarik.
La Cour de justice de l’Union européenne a rendu le 18 octobre un arrêt qui devrait enchanté les défenseurs de la vie à naître et susciter des discus­sions dans les cours d'ECR. Et cela sur la demande de… Green­peace ! Le mouvement écolo­giste interna­tional plaidait contre le biolo­giste allemand Oliver Brüstle, qui avait breveté des cellules souches neurales produites à partir d’em­bryons humains.

« Inac­ceptable, disait Green­peace, on ne doit pas breveter l’humain  ! » D’où procès devant la Cour fédérale de justice alle­mande, qui a saisi la Cour européenne. Et celle-ci vient de trancher : « Tout ovule humain doit, dès le stade de sa fécondation, être considéré comme un embryon humain dès lors que cette fécondation est de nature à déclencher le processus de développement d’un être humain. Donc la recherche scientifique impliquant l’utilisation d’embryons humains ne peut pas accéder à la protection du droit des brevets : le respect de la personne humaine pourrait en être affecté. »

Jubilation aussitôt chez les catholiques : enfin « une définition large et scientifiquement solide de ce qu’est un embryon humain. », déclare la Commission des épiscopats de la Communauté européenne. Là en effet était le coeur du problème. Que l’embryon humain soit humain, c’est ce que les instances occidentales refusaient de reconnaître depuis trente-cinq ans (la légalisation de l’avortement) ; c’était la chose à ne pas dire. Mais maintenant c’est dit. Et par l’Union européenne… À partir de là, pour les partisans du respect envers l'enfant à naître, on peut détricoter le canevas de sophismes sur lequel repose la bioéthique officielle. C’est une révolution. Le plus singulier est qu’elle soit venue de Greenpeace, bête noire des défenseurs des valeurs traditionnelles.

Il faudra en informer les concepteurs de manuels d'éthique et de culture religieuse qui accumule bien souvent les approximations et les simplismes quand ils décrivent les positions prudentes vis-à-vis des manipulations génétiques. C'est le cas dans la page reproduite ci-dessous.

Cahier de savoirs et d'activités vivre ensemble 2 des éditions ERPI
conçu pour cours d'éthique et culture religieuse, p. 159

En effet, dire au sujet des catholiques à la page 159, que « pour eux, la vie commence dès la conception » est un non-sens. Ce n'est pas l'Église catholique qui dit ça, mais c'est la réalité biologique. Dès la fusion des gamètes, une nouvelle vie humaine est présente, ce n'est pas une question de dogme ou de croyance. Aucun biologiste, athée ou d'une autre religion, ne peut le nier ni prouver le contraire. Mais ce que fait l'Église catholique en revanche, c'est qu'elle admet cette donnée de la biologie et en prend acte et donc se dit : si c'est bien un être humain, alors c'est mon frère, alors je dois le respecter comme un autre moi-même. Et donc, je ne puis détruire sa vie, ni l'instrumentaliser même pour me guérir ou guérir mon propre enfant.

Cet embryon est un sujet de droit, non un objet. De là à dire que l'Église catholique interdise toute manipulation génétique (même page, légende de l'illustration 10.11, Le Devoir, 10 mars 2008) c'est également faux : l'Église catholique interdit toute manipulation qui attenterait à la vie ou au respect d'un être humain, mais une manipulation génétique (la thérapie génique par exemple) qui aurait pour but de guérir est tout à fait légitime et même souhaitable.

Voir aussi

Débat sur l'avortement : l'ainée est pro-avortement et défend l'ordre établi, la cadette pro-vie veut dialoguer

Denise Bombardier : « On paie des avortements » et dans un cas d'espèce une même femme a avorté « 23 fois » aux frais du contribuable québécois.

Seuls 30 % des Ontariens pensent que l'État devrait continuer à rembourser tous les avortements

Complément cour d'ECR — avortements tardifs en Russie, en Espagne et au Québec

Réactions à la suite des propos de Mgr Ouellet sur l'avortement

Erreurs et imprécisions dans le chapitre sur le clonage d'un livre d'ECR pour la 2e secondaire

Omissions et critiques pédagogiques du chapitre sur le clonage d'un livre d'ECR pour la 2e secondaire