dimanche 17 octobre 2021

Mythe — Le Moyen Âge n’a pas cru que la Terre était plate (m à j)

Nous mettons à jour ce billet pour signaler la parution de La Terre plate — Généalogie d’une idée fausse publiée cet octobre aux Belles Lettres.  Nous ajoutons donc un résumé de cet ouvrage à notre billet diffusé il y a plus de 3 ans.

Cela reste un lieu commun de penser que le Moyen Âge a cru en une terre plate, par ignorance scientifique autant que coercition religieuse. Il aurait fallu attendre les navigateurs, Colomb ou Magellan, ou encore les astronomes modernes, Copernic ou Galilée, pour que les ténèbres se dissipent et qu’enfin la Terre devînt ronde.

Or, de l’Antiquité grecque à la Renaissance européenne, on n’a pratiquement jamais défendu et encore moins enseigné, en Occident, l’idée que la Terre était plate.

Violaine Giacomotto-Charra et Sylvie Nony s’attachent ici à retracer l’histoire de cette idée fausse et à essayer d’en comprendre la genèse. Elles nous proposent dans une première partie de lire avec elles les sources antiques, les Pères de l’Église mais aussi et surtout les manuels et encyclopédies rédigés tout au long du Moyen Âge et à la Renaissance et utilisés pour l’enseignement dans les écoles cathédrales puis dans les universités, à partir du XIIIe siècle.

Une seconde partie est consacrée à l’étude du mythe lui-même et s’interroge sur sa généalogie — sa genèse et son histoire — pour éclairer sur les causes de sa survie. Pourquoi, contre l’évidence même, continue-t-on d’affirmer que pour le Moyen Âge, la Terre était plate ?

Présentation de l’ouvrage

Où l’on retrouve Voltaire, les Lumières et les positivistes

« Or non seulement l’idée que le Moyen Âge croyait que la Terre était plate est historiquement fausse, mais elle relève d’une manipulation de l’histoire des sciences, et surtout des consciences, et participe d’une vision pauvrement linéaire et téléologique du développement des civilisations, issue du positivisme et de l’idée de progrès défendue depuis le XVIIIe et surtout le XIXe siècle », d’écrire les auteurs.

« C’est principalement au XIXe siècle que s’est répandue et fortement enracinée l’idée d’une croyance des hommes du Moyen Âge en une Terre plate. La légende, cependant, est plus ancienne et apparaît timidement au XVIIe et surtout au XVIIIe siècle, en particulier avec Voltaire », soulignent les Giacomotto-Charra et Nony. Voltaire, dans son combat contre ce qu’il nommait l’Infâme, a souhaité démontrer que le christianisme, et notamment les Pères de l’Église, avait imposé au monde la croyance en la Terre plate pendant un millénaire, croyance qui fut seulement vaincue par deux figures héroïques, à savoir celle du scientifique éclairant les lois de la nature par la raison et celle de l’intrépide navigateur bravant les interdits de l’institution religieuse.

Technique : magnifier le rôle de penseurs marginaux, occulter le consensus savant de l’époque

Pour Matthieu Giroux qui recense cet ouvrage, une des méthodes souvent utilisées par ceux qui veulent dénigrer le Moyen Âge et la réalité scientifique de cette époque consiste à mettre en avant des penseurs marginaux qui remettaient réellement en question la sphéricité de la Terre et à leur donner le statut d’autorité spirituelle et scientifique.

C’est le cas notamment de Lactance, un rhéteur du IIIe et IVe siècles qui obtiendra tardivement le titre de Père de l’Église en 1770. Dans Les Institutions divines, Lactance exprime explicitement son hostilité à l’égard des antipodes et de la sphéricité de la Terre. « Mais Lactance n’est ni un philosophe ni un savant, et il n’a pas de légitimité à enseigner la cosmologie. De fait, sa prise de position contre les antipodes — dont l’argumentation est tout à fait inepte même pour l’époque — est restée isolée au sein de l’Église romaine », précisent Violaine Giacomotto-Charra et Sylvie Nony.

Encore plus emblématique de cet amalgame malhonnête est la figure de Cosmas Indicopleustès, un chrétien nestorien du VIe siècle, auteur d’une Topographie chrétienne défendant l’idée d’une Terre plate. Voltaire, encore lui, mais aussi les Américains Irving [voir notre billet originel ci-dessous], Draper, et Dickson White (déjà dénoncés par le médiéviste Jeffrey Burton Russell dans Inventing the Flat Earth publié en 1991) donnent à Cosmas une importance considérable qu’il n’a jamais eue historiquement, du fait notamment qu’il était partisan du nestorianisme, doctrine reconnue comme hérétique et condamnée par le concile d’Éphèse en 431. « Cosmas ne fait pas partie des Pères de l’Église, il n’a été ni traduit en latin (il était donc illisible durant tout le Moyen Âge), ni approuvé, encore moins promu, par les autorités, tant religieuses que politiques. Son œuvre n’a eu aucun retentissement sur le savoir médiéval. »

Contrairement à ce que défendaient certains philosophes des Lumières, le christianisme médiéval n’avait pas oublié les textes des physiciens et des astronomes de l’Antiquité, qui postulaient dès le IIIe siècle avant J.C. (pour Ératsosthène) ou le IIe siècle (pour Ptolémée) la sphéricité de la Terre.

De même, les représentations des penseurs présocratiques (qui eux pensaient pour la plupart que la Terre était plate) n’étaient pas connues du haut Moyen Âge. En réalité, des pères de l’Église beaucoup plus éminents que Lactance, comme Saint-Augustin, avaient une bonne connaissance des théories païennes. « Augustin n’a donc jamais réfuté l’idée de la sphéricité et il écrit ailleurs, à propos de la vertu divine, qu’elle est “la cause de la rondeur de la Terre et du Soleil”. »

Les auteurs soulignent également que dans la proposition « Au Moyen Âge, on croyait que la Terre était plate », on ne précise jamais qui est le « on ». S’agit-il de l’autorité religieuse, de l’état du savoir scientifique, de la croyance populaire ? Or, « on ne peut considérer comme témoin valable du savoir la population de ceux qui ne savent pas, d’autant que l’on n’a guère de renseignements sur ce qu’un paysan de l’Aveyron ou un artisan corrézien savait ou croyait. Si certainement la grande majorité de la population, analphabète et illettrée, ne se demandait probablement pas si la Terre était sphérique ou plate, on a en revanche des données plus fiables sur le milieu des lettrés et, à partir de l’apparition des universités, sur le contenu officiel des enseignements. Or parmi les lettrés et leur entourage, il ne fait pas de doute que la sphéricité était non seulement connue, mais n’était pas discutée ».

Persistance du savoir scientifique païen

Si l’on se penche sur les enseignements d’Isidore de Séville (560–636), évêque éponyme, « dernier des Pères de l’Église latine » et fondateur de l’encyclopédisme médiéval, on remarque la persistance du savoir scientifique païen (en particulier la cosmographie aristotélicienne et néoplatonicienne) et sa description de la Terre comme « globe terrestre » est explicite.


La Terre plate

Généalogie d’une idée fausse
par Violaine Giacomotto-Charra et Sylvie Nony
paru le 8/X/2021 aux Belles-Lettres
à Paris
280 pp,
EAN13 : 9 782 251 452 234


 
 
Billet originel du 9 février 2018
 
Christophe Colomb n’a jamais eu à démontrer que la Terre était ronde. Car tout le monde le savait déjà. Et depuis longtemps ! C’est ce que confirme l’ouvrage d’un historien américain, Jeffrey B. Russel, qui met à mal bon nombre d’idées reçues sur les géographes du Moyen Âge et de l’Antiquité. Il commence par constater que les auteurs médiévaux affirment la rotondité de la Terre, comme le faisait Platon. Il examine ensuite l’apparition du mythe moderne selon lequel le Moyen Âge croyait la Terre plate.

En cette année anniversaire de la découverte du Nouveau Monde [1], c’est un véritable déluge de publications qui s’abat sur nous ; à cette occasion, nombre d’idées reçues sont remises en question. L’une d’elles, selon laquelle les contemporains de Christophe Colomb croyaient que la Terre était plate, a trouvé son historien, Jeffrey B. Russel, dans un petit ouvrage décapant qui vient d’être publié aux États-Unis [2].

Sceau de la Bulle d’or de 1356
on y voit Charles IV du Saint-Empire, un orbe à la main,
une sphère qui représente le monde

Considérons le cas de Christophe Colomb : les historiens ont depuis longtemps dénoncé la fable selon laquelle il aurait dû affronter les foudres des docteurs de Salamanque pour avoir osé prétendre que la Terre était ronde — sans quoi le passage des Indes par l’ouest était inconcevable. Certes, le découvreur a eu ses détracteurs et ses opposants, mais leurs arguments tenaient aux probabilités d’échec de l’entreprise.

Et ils avaient raison, puisque la distance qui sépare les îles Canaries du Japon est de deux cents degrés de longitude, là où Colomb, pour avancer son projet, voulait n’en voir que soixante. Mais nulle part dans ces discussions il ne fut question d’une sphéricité que le navigateur aurait dû démontrer.

Déjà au XVe siècle, l’affaire était entendue. La Géographie du Grec Ptolémée (90-168) est traduite en latin en 1410. Or cet ouvrage ne laisse subsister aucun doute sur la rotondité de la Terre : il est tout entier fondé sur le quadrillage de la sphère en degrés de latitude et méridiens de longitude.

Et le cardinal Pierre d’Ailly en a bien retenu toutes les leçons dans son Image du monde écrite en latin dès 1410. Mais avant ? Là où les médiévistes ont souvent été plus évasifs, Jeffrey Russell nous invite à voir partout et toujours la même représentation, les mêmes comparaisons. Pour les uns, la Terre est un œuf ou une balle, pour d’autres, une pomme ou une pelote.

Sur cet extrait de la Géographie de Ptolémée,
imprimée à Ulm en 1482,
on voit l’auteur tenant le globe terrestre
(Bucarest, Musée national d’histoire)

Pour les philosophes John Holywood ou Thomas d’Aquin au XIIIe siècle, Jean Buridan ou Nicolas Oresme au XIVe, nul doute n’est possible. Ces deux derniers évoquent même la rotation de la Terre sur elle-même !

Faut-il remonter plus avant vers les « siècles obscurs », pour reprendre une expression chère aux Anglo-Saxons ? Là où un Isidore de Séville (mort en 636) semble entretenir certaines réserves, Bède le Vénérable au VIIIe siècle et Scot Érigène au IXe sont catégoriques : la Terre est ronde. Ils ne font d’ailleurs pas preuve d’originalité, puisqu’ils reprennent la tradition scientifique des compilateurs de l’Antiquité tardive, notamment Martianus Capella dont les Noces de Mercure et Philologie, écrites vers 420, connaissent une très large diffusion au Moyen Âge. Or Martianus affirme lui aussi sans ambages : « Elle [la Terre] n’est pas plate, elle est ronde. »

Il semble donc y avoir durant tout le Moyen Âge occidental unanimité sur la question.

Non sans quelques problèmes pour les philosophes et les cartographes. Ceux-ci veulent en effet représenter un œkoumène (l’ensemble des terres habitées) conforme aux connaissances de la période et, d’autant que possible, à la tradition biblique et évangélique. Dès lors, que Jérusalem soit au centre du monde ou le paradis à l’est, c’est une simple convention cartographique. Le géographe arabe Al Idrisi ne place-t-il pas, au XIIe siècle, La Mecque au centre de sa carte ? Et, au XXe siècle, ne discute-t-on pas encore de la « juste » représentation de l’hémisphère sud sur nos modernes mappemondes ? Plus délicat est le problème de la conformité aux enseignements de l’Église selon lesquels les Apôtres ont apporté la Parole « aux quatre coins du monde ». Car il faudrait que la Terre soit plate pour posséder quatre coins.

Ainsi s’explique l’hésitation d’Isidore de Séville ; pourtant saint Augustin lui-même (354-430) avait mis en garde contre le danger d’utiliser le sens littéral de l’Écriture. Lorsque les cartographes médiévaux nous présentent une Terre d’apparence plate et circulaire, c’est donc certainement une convention cartographique, parfois l’illustration d’une certaine tradition biblique, mais jamais la représentation d’un soi-disant dogme de la « Terre plate ».

D’où vient alors ce mythe, puisque mythe il y a ? De l’exploitation qu’on a faite, au XIXe siècle, de certains textes de l’Antiquité tardive. Cette époque avait bel et bien connu deux « théoriciens » de la Terre plate : Lactance (vers 265-345) d’abord, polémiste crédule, qui s’oppose ouvertement à la pensée scientifique (et païenne) de son époque, au moyen d’arguments simples, mais combien efficaces : « Y a-t-il quelqu’un d’assez extravagant pour se persuader qu’il y a des hommes qui aient les pieds en haut et la tête en bas […] et que la pluie et la grêle puissent tomber en montant ? »

Illustration d’un manuscrit
du XIVe siècle
de L’Image du monde
par Gautier de Metz (vers 1246).

Darwin contre l’Église

Lors des disputes du XVIIe qui opposèrent coperniciens, galiléens et autorités ecclésiastiques, la forme de la Terre n’est pas un enjeu, on débat en revanche des habitants des antipodes, c’est-à-dire de l’autre hémisphère, sans rapport avec l’héliocentrisme. Rappelons que la Bible n’exprime aucune opinion sur la sphéricité ou non de la Terre. Les Pères de l’Église, Augustin et Ambroise de Milan, qui étaient parfaitement au courant de l’état de la science grecque, estimaient que cette question n’avait pas d’importance : ce qui importait c’était que l’évangélisation puisse s’effectuer jusqu’au confins du monde.

Puis, deux siècles plus tard, en Égypte, Cosmas dit « Indicopleustès » (« le voyageur des Indes »), retiré dans un monastère du Sinaï, rédige sous le titre de Topographie chrétienne une vaste compilation géographique où la Terre plate occupe une place importante. Il faut cependant savoir que cet ouvrage volumineux, rédigé en grec et aux marges orientales de la chrétienté, ne nous est connu aujourd’hui qu’à travers trois manuscrits médiévaux complets. Critiqué à Byzance dès le IXe siècle par le patriarche Photius, il est totalement ignoré de l’Occident médiéval. La première traduction latine de Cosmas date de 1706 ! Et c’est cet auteur, tout à fait marginal dans le monde grec et inconnu du monde latin, qui deviendra au XIXe siècle le symbole de l’obscurantisme médiéval ! Son traducteur, Bernard de Maufaucon, prétendait que les anciens païens, savants grecs et latins, croyaient que la Terre était plate, ce qui, bien entendu, est faux. Peut-être pour renforcer la thèse hétérodoxe à l’époque de Cosmas.


Car ces visions farfelues du monde seraient restées aussi chimériques que les descriptions contemporaines de cynocéphales (hommes à tête de chien), si elles n’avaient été reprises par les positivistes et « progressistes » du XIXe siècle. La démonstration de Jeffrey Russell est ici tout à fait originale et convaincante.

Washington Irving
 
S’il n’y a jamais eu de mythe médiéval de la « Terre plate », il y a bel et bien eu une légende moderne du « dogme médiéval de la Terre plate ». Russell traque son apparition puis sa diffusion, en France et aux États-Unis, tout au long du XIXe siècle ; il démasque à l’occasion quelques « coupables ».

Coupable, le premier, le romancier américain Washington Irving (1783-1859), dans un pastiche historique sur la vie de Christophe Colomb, publié pour la première fois en 1828.

Irving invente de toutes pièces une scène qui deviendra célèbre, dans laquelle le navigateur doit se défendre contre l’obscurantisme des docteurs de Salamanque incapables d’admettre que la Terre était ronde [3].

Le roman connaît un immense succès et contribue à accréditer, outre-Atlantique, la vision d’une Église catholique dogmatique et intolérante. Coupable encore, en France, à la même époque, le très respecté Antoine-Jean Letronne (1787-1848), directeur de l’École des Chartes et professeur au Collège de France, qui dans la Revue des deux mondes, avance l’idée d’un dogme de la Terre plate chez les Pères de l’Église et d’une interprétation littérale de la Bible au long du Moyen Âge.

Illustration du XIIe siècle
représentant une Terre sphérique
avec les quatre saisons,
tiré du Liber divinorum operum
de Hildegarde de Bingen


Coupables surtout, aux États-Unis à nouveau et principalement pendant la seconde moitié du XIXe siècle, nombre d’esprits libéraux qui souhaitent réfuter les arguments anti-évolutionnistes de l’époque. Nous sommes en effet en plein débat autour des thèses de Darwin sur l’évolution des espèces, que l’Église se refuse à admettre. Quoi de mieux, dès lors, pour combattre son étroitesse de vues, que de stigmatiser un obscurantisme plus général, dont le pseudodogme médiéval de la Terre plate deviendrait une sorte de cas exemplaire ? C’est la voie que suivent sans hésiter certains auteurs américains dans des ouvrages dont les titres à eux seuls sont tout un programme : Histoire du conflit entre religion et science de John Draper (New York, 1874) ou Histoire du combat entre la science et la théologie dans le Christianisme d’Andrew White (New York, 1896)…

L’idée d’un dogme médiéval de la Terre plate se diffuse dès lors dans les ouvrages de vulgarisation et les manuels scolaires. Elle correspond si bien à l’image que l’on se fait du Moyen Âge au temps de Victor Hugo ou de Jules Michelet qu’on la reçoit sans discussion.

Tant et si bien que malgré toutes les réfutations modernes, un auteur à succès pourtant bien informé comme Daniel Boorstin perpétue encore aujourd’hui ce mythe [4].

Preuve, s’il en était besoin qu’un petit essai comme celui de Jeffrey Russell est d’actualité. Il a depuis été complété par une bibliographie savante de plus en plus fournie, voir ci-dessous.

Raisons profondes de la survie et de la longévité de ce mythe

Interrogé dans le cadre de l’ouvrage collectif, Le Vrai Visage du Moyen Âge, le directeur de recherche et d’études (CNRS) Patrick Gautier Dalché, explique ces raisons de la façon suivante :

« Aujourd’hui, les déterminations anticléricales ne jouent plus. Pour nous qui nous pensons comme modernes et libres de toute superstition, ce mythe est un repoussoir nécessaire qui procure un prétexte indiscutable pour accepter les utopies technologiques et louer le monde merveilleux qui est le nôtre. Le cliché de la Terre plate, et bien d’autres, me semblent avoir pour fonction de justifier notre différence en magnifiant la rationalité, supposée admirable, de notre propre monde. Pour cela, il faut adhérer à des réalités illusoires qui soient simples, massives et indiscutables : c’est à cela que sert parfois la science. »


Notes

[1] Repris de L’Histoire n° 159, octobre 1992.

[2] Jeffrey B. Russel, Inventing the Flat Earth. Colombus and Modern Historians, New York—Wesport—Londres, Praeger, 1991. Il n’a jamais été traduit en français, il l’a été en espagnol.

[3] Washington Irving, The Life and Voyages of Christopher Columbus, rééd. Boston, J.H.
Mc Elroy, 1981.

[4] Daniel Boorstin, The Discoverers (Les Découvreurs), New York, 1983, trad. française, R. Laffont,1988.

Annexe

En Occident, hormis Lactance (250-325) qui ne conçoit qu’une Terre plate, la rotondité de la Terre, du fait de la connaissance maintenue du Timée grâce aux traductions en latin de Cicéron et surtout de Calcidius au IVe siècle, reste communément admise par les lettrés. Par ailleurs, le commentaire qui accompagne la traduction de Calcidius résume les connaissances astronomiques du Ier siècle en reprenant la plus grande partie du chapitre Astronomie de l’Exposition des connaissances mathématiques utiles à la lecture de Platon de Théon de Smyrne.

Jérôme de Stridon (347-419), dans son Commentaire de l’Épitre aux Éphésiens, critique ceux qui nient la sphéricité.

Pour Augustin (354-430) la question n’est pas la rotondité, mais le peuplement des antipodes, dont il nie la possibilité. En effet, pour lui, comme « l’Écriture ne peut mentir », les antipodes ne peuvent être peuplés par des hommes d’une autre souche que celle d’Adam, ce qui vaut refus du polygénisme. Or, pour l’évêque d’Hippone, comme pour ses contemporains, une zone infranchissable interdit d’atteindre les antipodes : comment donc les descendants de Noé auraient-ils pu traverser « l’immensité de l’Océan » pour aller peupler cette autre partie du Monde ?

Macrobe (370-440 env.), dans son Commentaire sur le Songe de Scipion, souligne que la terre est sphérique ; il expose la théorie des cinq zones climatiques et évoque l’hypothèse d’antipodes peuplés.


Illustration d’un manuscrit du XIIIe siècle
du Commentaire sur le Songe de Scipion par Macrobe.
Ici les zones climatiques : polaires en jaune, tempérées en bleu, torride en rouge.

Au Ve siècle, Martianus Capella décrit, au livre VIII des Noces de Philologie et de Mercure, un modèle astronomique géohéliocentrique dans lequel la Terre, immobile au centre de l’Univers, voit les étoiles, le Soleil et la plupart des planètes tourner autour d’elle, alors que Mercure et Vénus tournent autour du Soleil.

Boèce (480-525) dans Consolation de la philosophie parle de la masse arrondie de la Terre.

Dans ses Étymologies, Isidore de Séville (~530 — ~636) compare la Terre à une balle.

Bède le Vénérable (672-725) dispose d’un manuscrit de l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien ; dans ses traités De natura rerum et De tempore ratione la Terre est ronde, pas simplement circulaire comme un écu ou une roue, mais semblable à une balle.

Charlemagne, dans plusieurs statues et gravures de son époque, est représenté tenant dans sa main un globe terrestre surmonté de la Croix.

Jean Scot Erigène (~ 800-876) étend, dans son Periphyseon le modèle géohéliocentrique de Martianus Capella en faisant également tourner Mars et Jupiter autour du Soleil.

Au chapitre XCIII de sa Géométrie, Gerbert d’Aurillac (~ 945-1003) décrit l’expérience d’Ératosthène et Hermann Contract (1013–1054) estime la circonférence de la Terre à partir de cette méthode…


Vignette d’un manuscrit du XIIIe siècle
du Commentaire sur le Songe de Scipion par Macrobe.
Ici le monde connu séparé des antipodes par l’océan à l’équateur.


Bibliographie

GAUTIER DALCHÉ Patrick,  L’Espace géographique au Moyen-Âge, Florence, SISMEL/éd. del Galluzzo, 2013, 476 pages, ISBN-13 : 978-8884505019.

— La Géographie de Ptolémée en Occident (IVe-XVIe siècles), Turnhout, Brepols, 2009, 442 pages. ISBN-13 : 978-2503531649.

GAUTIER DALCHÉ Patrick (dir), La Terre. Connaissance, représentations, mesure au Moyen Âge, Turnhout, Brepols, 2013, 710 pages. ISBN-13 : 978-2503547534.

KRÜGER Reinhard, Ein Mythos der Moderne : Der Erdscheibentheorie im Mittelalter und die Verfälschung des "Hexaemeron" des Basilius Von Caesarea durch Bernard de Montfaucon (1706), in Mittellateinisches Jahrbuch: internationale Zeitschrift für Mediävistik, ISSN 0076-9762, Vol. 36, Nº 1, 2001, pp. 3-30.

Moles globosa, globus terrae und arenosus globus in Spätantike und Mittelalter: Eine Kritik des Mythos von der Erdscheibe, Weidler Buchverlag Berlin (2012), 297 pages, ISBN-13: 978-3896935854.

MAYAUD Pierre-Noël, Le Conflit entre l’astronomie nouvelle et l’Écriture sainte aux XVIe et XVIIe siècles : un moment de l’histoire des idées autour de l’affaire Galilée, t. VI, Paris, Honoré Champion, 2005, ISBN-13 : 978-2745311269.

RUSSEL Jeffrey Burton, Inventing the Flat Earth, Columbus and Modern Historians, New York, Praeger, 1997, 160 pages. ISBN-13 : 978-0275959043.

WEILL-PAROT Nicolas (dir) et SALES Véronique, Le Vrai Visage du Moyen Âge, Au-delà des idées reçues, Vendémaire, 2017, ISBN 13-978-2-36358-290-4.


Voir aussi

La vérité sur l’affaire Galilée, l’hypothèse sans preuve

Idée reçue : « Au Moyen-Âge, les paysans sont accablés d’impôts »

Histoire — Le Moyen Âge, une imposture.

Histoire — Aux origines de la légende noire espagnole

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27 novembre 1095 — Appel lancé pour porter secours aux chrétiens d’Orient et aux pèlerins



Une « nouvelle tradition » : le mensonge sur Montréal, terre ancestrale des Agniers non cédée

Dans un communiqué, l’équipe cosmopolite de hockey nommée ironiquement en français « les Canadiens » (dans le sens de Franco-Canadiens) indique souhaiter reconnaître les « Kanien'keha:ka », connus en français comme les Agniers et en anglais comme les Mohawks, pour leur hospitalité sur le territoire traditionnel non cédé où se trouve le Centre Bell.

Cette génuflexion devrait avoir lieu avant chaque joute à domicile. C’est ce que la direction des Canadiens appelle une nouvelle « tradition ». Cette équipe de sport a été formée en 1909 pour regrouper des joueurs francophones capables de rivaliser avec les Wanderers, anglophones, du quartier McGill College. Aujourd’hui, l’équipe est massivement anglophone et appartient à la famille anglophone Molson.

Ainsi, les Canadiens français feraient désormais partie des « autres peuples de la communauté » alors qu'ils étaient, naguère encore, un des deux peuples fondateurs, après avoir été LE peuple fondateur. Merci les politiciens et leurs politiques migratoires, éducatives et linguistiques.

 
Frédéric Bastien, historien et professeur, a réagi à cette annonce :

MONTRÉAL TERRITOIRE NON-CÉDÉ : MENSONGES ET PROPAGANDE POLITIQUEMENT CORRECTE DU CLUB DE HOCKEY CANADIEN

Pour les amateurs de hockey dont je suis, ce 16 octobre est la journée du premier match du Canadien à la maison, un moment pour retrouver notre équipe favorite, un moment de réjouissance. Or, voilà que la direction nous annonce qu’elle reconnaîtra lors des matchs que l’équipe joue en territoire mohawk non cédé (voir le lien vers l’annonce du club dans les commentaires).

Premièrement, Montréal n’a jamais été un territoire mohawk. JAMAIS ! Des fouilles archéologiques aussi récentes que 2014 l’ont prouvé une nouvelle fois. Seul le leadership politique mohawk prétend une telle chose. Cette revendication est très récente et s’appuie uniquement sur la tradition orale des Mohawks. Tous les spécialistes sont d’accord pour dire qu’il n’y avait pas et qu’il n’y a jamais eu de Mohawk à Montréal avant l’arrivée des Français. Quand les Français ont pris possession de Montréal, il ne s’y trouvait absolument personne, ni sur l’île, ni dans ce qui est aujourd’hui la région métropolitaine de Montréal.

Par ailleurs, et c’est le deuxième mensonge, les Français étaient alliés des autochtones et ne leur demandaient jamais de céder leur territoire en vertu d’un traité. Cette pratique de cession de territoire était celle des Anglais, qui sont arrivés plus tard, et ensuite la pratique des fédéraux.

Les Mohawks du Québec sont en fait sur le territoire de nos ancêtres français. Ils vivaient au départ dans l’actuel État de New York, à qui ils devraient adresser leurs doléances. Les premiers d’entre eux à venir chez nous ont été invités par Louis XIV. Les Mohawks dont il est question s’étaient convertis au christianisme et étaient persécutés par leurs coreligionnaires. C’est pour les protéger que nous les avons accueillis ici, à Oka pour être plus précis. Par la suite d’autres Mohawks sont arrivés sur la rive sud de Montréal, suite à l’indépendance américaine, à l’invitation cette fois des autorités britanniques. Ils s’étaient battus pour la couronne anglaise contre les États-Unis et risquaient le pire en restant sur leur territoire ancestral, la région de la rivière Mohawk proche d’Albany. L’accueil des Britanniques a permis au peuple mohawk d’éviter l’extermination. Historiquement parlant donc, les Mohawks doivent beaucoup à la France et à l’Angleterre.

Le club de hockey Canadien écrit que « la reconnaissance et le respect sont indispensables à l’établissement de relations saines et réciproques avec les populations autochtones et à la poursuite du processus de réconciliation ». Tout le monde sera d’accord avec ça. Mais quand on utilise le mensonge au nom d’une bonne cause, cela veut dire qu’il n’y a plus de cause en fait. Mentir c’est alimenter la discorde et le ressentiment. Le Canadien verse aujourd’hui dans la propagande politiquement correcte. Au lieu d’apaiser les relations avec les Premières Nations, il jette de l’huile sur le feu, creuse le fossé qui nous sépare des Premières Nations et empêche la réconciliation.

Quant à l’historien Alain Beaulieu, professeur d’histoire à l’Université du Québec à Montréal voici ce qu’il en dit :

L’île de Montréal fait-elle partie, comme l’affirment les Mohawks [Agniers en français], de leur territoire traditionnel ? Les évidences en faveur d’une telle thèse sont très minces, voire inexistantes.

À l’arrivée des Français dans la vallée du Saint-Laurent, le territoire de la confédération iroquoise, dont faisaient partie les Mohawks, se trouvait au sud du lac Ontario et du Saint-Laurent, à l’ouest de l’axe formé par le lac Champlain et le Richelieu. Il n’y avait alors aucune occupation mohawk (ou iroquoise) le long du fleuve, qui était fréquenté par les Innus [Montagnais en français] et les Algonquins, dont le contrôle sur cette région restait toutefois fragile.

En 1603, Champlain décrivait la zone comme une sorte de no man’s land, où personne n’osait s’établir en permanence, en raison des incursions iroquoises. Les motivations politiques des [Agniers] restent impossibles à cerner avec certitude, mais elles découlaient probablement de leur volonté d’y établir leur domination dans le contexte du développement de la traite des fourrures. Si c’était le cas, leur projet échoua, car les Français s’allièrent plutôt à leurs ennemis ([Montagnais], Algonquins et Wendats [Hurons en français]) et parvinrent, après une offensive militaire en 1666, à leur imposer une « paix universelle » englobant tous les alliés autochtones de la Nouvelle-France.

Cette paix, qui dura une vingtaine d’années, marque d’ailleurs le début de l’installation des [Agniers] dans la vallée du Saint-Laurent. À l’invitation des autorités françaises, plusieurs Iroquois y migrent dans les années suivantes, attirés notamment par la religion catholique. Provenant principalement de la nation [agnière], ils s’installent, sous la direction des Jésuites, sur une terre octroyée par Louis XIV en 1680 : la terre du Sault–Saint-Louis, qui deviendra Kahnawake. À la même époque, les Sulpiciens fondent une autre mission iroquoise sur l’île de Montréal. Déplacée à quelques reprises, cette mission aboutit finalement au lac des Deux-Montagnes, donnant naissance à la communauté de Kanesatake.

L’installation des Mohawks dans le secteur de Montréal se fait donc dans un contexte colonial particulier, qui n’a certainement pas pour effet de transformer la région, contrôlée par les Français, en territoire [agnier].

D’où vient alors l’idée que l’île de Montréal faisait partie du territoire des [Agniers] ? Essentiellement des liens que les Mohawks établissent depuis quelques décennies entre leurs ancêtres et les Iroquoiens rencontrés en 1535 par Jacques Cartier dans la vallée du Saint-Laurent.

Ces autochtones, qui abandonnèrent la région dans la seconde moitié du XVIe siècle, sans doute à la suite de guerres avec d’autres nations amérindiennes, étaient, affirme-t-on à Kahnawake, des Mohawks [Agniers]. L’installation de leurs ancêtres dans la région de Montréal après 1666 ne serait, en somme, que la réoccupation d’un territoire traditionnel.

Les recherches des dernières années, notamment archéologiques, contredisent une telle interprétation. Elles montrent plutôt que les Iroquoiens de la vallée du Saint-Laurent formaient un groupe distinct, qui disparut en tant qu’entité politique dans la seconde moitié du XVIe siècle. Cette interprétation ne cadre pas non plus avec la tradition orale des Mohawks [Agniers] recueillies au XVIIIe siècle. Cette tradition n’associe jamais leur présence dans ce secteur à une occupation antérieure.

À cette époque, les [Agniers] ne se considéraient pas non plus comme les occupants originaux des lieux. Ils concédaient ce droit aux Algonquins qui, de leur côté, continuaient à les percevoir comme des étrangers venus s’établir sur leurs terres, comme des « empruntés » pour reprendre la formule péjorative qu’ils employaient parfois à leur égard : « Nous sommes les premiers qui avons habité cette terre », affirmaient-ils en 1756 en présence des Mohawks ; « vous autres […] êtes venus ensuite, les Français vous ont aussi bien reçus et vous vous êtes déclarés leurs enfants ».

Au lendemain de la Conquête, les Britanniques, qui connaissaient l’histoire de la communauté [agnière], partageaient globalement cette vision des choses. Dans leur logique juridique, les Mohawks ne pouvaient espérer des compensations pour leurs terres de chasse, comme le prévoyait la Proclamation royale de 1763, car ils avaient abandonné leur territoire ancestral pour venir se placer sous la protection des Français.

L’île de Montréal doit-elle alors être considérée comme un territoire autochtone non cédé ? La question mérite d’être posée dans le contexte plus large de la politique anglaise à l’égard des terres autochtones au lendemain de la Conquête. Les Mohawks [Agniers], en raison de leur histoire, ne semblent pas répondre aux critères établis par les Britanniques, mais d’autres nations ou communautés pourraient éventuellement se prévaloir d’une telle reconnaissance.

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Belgique — écoles comme centres d'organisation des manifs écologistes

De nombreuses écoles à travers toute la Belgique se sont mobilisées pour une action militante commune nommée « Wake Up for Climate » (en anglais, c’est la Belgique après tout…) et visant à montrer leur engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique, pouvait-on lire sur l’événement Facebook créé par la Coalition climat.

Tous les slogans étaient en anglais, mais c’était bien à Bruxelles où 95 % de la population comprend le français. La manifestation n’a eu aucun impact international

Concrètement, l’action consistait à dessiner un cercle vert sur sa main avant de se filmer ou de se prendre en photo avec sa classe et de poster le résultat sur les réseaux sociaux avec les hashtags #WakeUpForClimate et #BackToTheClimate. L’objectif étant que toutes les classes réalisent l’action au même moment afin de renforcer le message. Les écoles participantes sont également invitées à organiser des actions supplémentaires à leur discrétion.

Jusqu’à présent, plus de 70 établissements ont confirmé leur participation.


Menée deux jours avant la marche pour le climat, cette action dans les classes était aussi l’occasion pour les écoles de lancer un appel à se rendre à la manifestation « Back to the Climate » qui s’est déroulée le dimanche 10 octobre à Bruxelles. Selon les organisateurs, 50 000 manifestants ont défilé dans les rues de la capitale belge.

Source : La Libre Belgique

 

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samedi 16 octobre 2021

Effacement des femmes : Teen Vogue parle de « non-propriétaire de prostate »

Dans un article sur le sexe anal, Teen Vogue (qui n’existe plus que sous la forme d’un site Web) parle des femmes comme de « non-propriétaires de prostate ».


Déni de la biologie ? Effacement de la femme ? Tyrannie du lobby trans ? Bêtise ? On se perd en conjectures.

Catastrophisme — la SRC et le palais de Buckingham sous eau

Dans un article sensationnaliste, le diffuseur gouvernemental écrivait : « Si le monde continue de produire des émissions de gaz à effet de serre (GES) au rythme actuel, les terres sur lesquelles vit quelque 15 % de l’humanité seront sérieusement menacées par l’élévation du niveau de la mer, selon une étude présentée par Climate Central, une organisation indépendante de journalistes et de scientifiques. […] Ce scénario le plus pessimiste, propulsé par un réchauffement climatique de 4 °C, ferait monter le niveau des mers selon une médiane de 8,9 mètres et aurait des impacts sur environ 1 milliard de personnes. » 

L’article du diffuseur fédéral était accompagné d’une photo montrant le Palais de Buckingham les pieds dans l’eau, advenant une montée des eaux de 6,4 mètres.

L’image utilisée par Radio-Canada montre l’eau atteignant environ le haut de la clôture de 3 mètres de haut entourant le palais de Buckingham. Selon les cartes d’élévation, l’altitude du palais de Buckingham est d’environ 13 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui signifie que pour que l’image soit une représentation réaliste de n’importe quel scénario, le niveau de la mer devrait s’élever d’environ 16 mètres par rapport à son niveau actuel. 
 
 

 
Or aucun scénario scientifique sérieux ne prévoit une telle chose et ce qui est représenté est impossible avec une montée des eaux de 6,4 m mentionnée dans la légende de cette illustration sensationnaliste.


Les prévisions de la hausse du niveau de la mer du GIEC jusqu’en 2300. Le scénario RCP 4.5 correspond grosso modo à une augmentation de la température globale de 3 degrés. La hausse du niveau de la mer en 2300 serait alors d’environ 1,5 m...

Les prévisions du pire des cas de la part de chercheurs climatologues réputés sont loin de ces prévisions apocalyptiques. Dans les scénarios climatiques à fortes émissions, le niveau de la mer devrait augmenter d’environ 77 cm au-dessus de la moyenne 1995-2014 d’ici 2100. Dans les scénarios à émissions plus faibles, le niveau de la mer devrait augmenter de 38 cm d’ici 2100. De même, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU prédit que le niveau de la mer augmentera de 30 cm à 90 cm en moyenne d’ici 2100, la plupart des régions côtières connaissant une élévation du niveau de la mer de moins de 20 % de cette projection. Aucun scénario climatique de source fiable ne prédit que les touristes auront besoin de gilets de sauvetage pour prendre une photo à côté du Palais de Buckingham…

La fabrique de l’écoanxiété chez les jeunes

La SRC colporte des fantasmes catastrophistes susceptibles de créer une anxiété climatique préjudiciable chez les enfants. 

Comme le signalait Nature à la fin septembre, le changement climatique provoque de la détresse, de la colère et d’autres émotions négatives chez les enfants et les jeunes du monde entier, selon une enquête menée auprès de milliers de jeunes de 16 à 25 ans. Cette « éco-anxiété » a un impact négatif sur la vie quotidienne des jeunes adultes interrogées, disent les chercheurs qui ont mené l’enquête. Elle est en partie causée par le sentiment que les gouvernements ne font pas assez pour éviter la catastrophe climatique annoncée sans cesse dans les médias.

« Cette étude fournit des arguments à quiconque se préoccupe de la santé mentale des jeunes — le changement climatique est une dimension réelle de leurs problèmes de santé mentale », explique Sarah Ray, qui étudie l’anxiété climatique à la Humboldt State University à Arcata, en Californie. L’enquête est la plus importante du genre. En effet, on a demandé à 10 000 jeunes de 10 pays ce qu’ils pensaient du changement climatique et de la réponse des gouvernements à ce sujet. Les résultats révèlent que la plupart des jeunes interrogés étaient préoccupés par le changement climatique, près de 60 % déclarant se sentir « très inquiets » ou « extrêmement inquiets ». De nombreuses émotions négatives associées au changement climatique — les plus couramment choisies étaient « triste », « peur », « anxieux », « en colère » et « impuissant ». Dans l’ensemble, 45 % des participants ont déclaré que leurs sentiments à l’égard du changement climatique avaient un impact sur leur vie quotidienne.

Quid au Québec ?

 

Dans certaines régions du Canada les terres s’élèvent alors que dans d’autres elles s’affaissent. Au Canada atlantique, où les masses continentales s’affaissent, l’élévation du niveau de la mer est plus importante qu’au Québec. Le niveau de la mer à Halifax, où les terres s’affaissent, monte depuis plus d’un siècle de 3,3 mm/an, soit 0,33 m par siècle. En général, le sol du Québec s’élève (voir illustration ci-dessus) et la hausse du niveau de la mer est (très) modérée (à Rimouski elle est de 0,6 mm/an soit 0,06 m par siècle…) sans qu’on ne décèle de nette accélération. 


Les élèves québécois devraient être nettement moins anxieux. Encore faudrait-il qu’ils soient moins constamment bombardés de nouvelles catastrophistes dans les gros médias subventionnés et à l’école.

Dans un article de 2018, Judith Curry, spécialiste des sciences du climat des États-Unis, a averti que « les valeurs extrêmes d’une éventuelle élévation du niveau de la mer sont considérées comme extrêmement improbables ou tellement improbables qu’on ne peut même pas leur attribuer une probabilité ».

Ce soulèvement isostatique est dû au rebond postglaciaire qui suit la fonte des glaciers continentaux et des calottes glaciaires. La baie d’Hudson (le niveau de la mer baisse de 9,3 mm/an à Churchill !) et les Grands Lacs au Canada sont actuellement en train de se soulever, en réponse à la fonte des calottes glaciaires après la dernière glaciation, il y a 10 000 ans. Ce même effet très lent s’observe en péninsule Scandinave, où par exemple la Haute Côte en Baltique se serait élevée de 285 m depuis la dernière glaciation. Il est vrai que le Sud de l’Angleterre qui n’a pas été atteint par la dernière glaciation ne profite pas de ce rebond, la masse continentale y tend plutôt à s’affaisser de 5 cm par siècle.

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Thilo Sarrazin : pour les médias le changement climatique est plus important que la démographie, pourtant dans un siècle...

Dans Boulevard Voltaire, Thilo Sarrazin, l’ancien ministre socialiste des Finances de l’Allemagne répond sur l’absence totale de la question migratoire lors des débats médiatisés lors des dernières élections… Thilo Sarrazin est l’auteur du succès de librairie L’Allemagne disparaît (plus de deux millions d’exemplaires…)

Thilo Sarrazin. — « Les médias (en particulier la télévision publique) et tous les partis politiques (à l’exception de l’AfD) ont complètement occulté les questions de politique migratoire tout au long de la campagne électorale des élections de septembre dernier. Ils ont préféré focaliser sur le changement climatique qui semble représenter, pour eux, la plus grande menace pour notre avenir. Mais comme la population [de souche] allemande, si la tendance que je décris se poursuit, s’éteindra de toute façon dans les 100 prochaines années, le changement climatique, quelle que soit la façon dont on l’évalue, ne constitue plus aujourd’hui une menace pour l’avenir, du moins pour les Allemands.

[…] Pour ce qui est de la question migratoire, il faut constater que le taux de natalité, en Allemagne, est de plus en plus déterminé par le grand nombre d’enfants nés d’immigrants. Quant aux enfants nés en Allemagne, plus de 40 % d’entre eux sont issus de l’immigration. »

Thilo Sarrazin a publié, en juillet dernier, un nouvel essai intitulé Wir schaffen das !, (« Nous y arriverons ! », par référence à la déclaration d’Angela Merkel, le 31 aout 2015, au sujet de l’ouverture des frontières allemandes aux migrants). Il y dénonce ce qu’il nomme « un vœu pieux ». 

Pour Sarrazin, la phrase « Nous y arriverons ! » de Merkel était un appel politique qui n’avait pas de fondement objectif. Le peuple allemand a ainsi été tenu politiquement et matériellement responsable de cette décision d’ouvrir les frontières, décision que la chancelière a prise de manière unilatérale. Aujourd’hui, Angela Merkel se retire et les conséquences financières, démographiques et culturelles de sa décision pèseront sur les Allemands pendant de nombreuses décennies, voire des siècles : le taux de criminalité et de violence impliquant les immigrés depuis 2015 est trois fois plus élevé que celui du reste de la population allemande. Selon l’ancien ministre socialiste, leur niveau d’éducation est peu élevé, voire inexistant. la majorité de ces immigrés de 2015 n’ont pas d’emploi et vivent des aides sociales qu’ils reçoivent. Le coût annuel de ces allocations s’élève à 50 milliards d’euros. En outre, la population immigrée ne cesse de croître, en raison du regroupement familial et des taux de natalité élevés qu’elle génère. 

Dans L’Allemagne disparaît, l’ex-ministre écrivait : « Chaque génération nouvelle est réduite d’un tiers par rapport à la génération précédente. Si cette tendance se poursuit, avec un solde migratoire de 100 000 personnes par an, la majorité allemande va disparaître dans certaines villes et régions et un jour probablement dans l’ensemble du pays ». En 2100, selon les calculs de Sarrazin, seule « la moitié des habitants de l’Allemagne au plus seront encore les descendants de familles qui vivaient déjà en Allemagne en 1965 ». Il s’agirait des personnes les plus âgées de la population.

Thilo Sarrazin, comme son nom l’indique, est issu d’une famille d’immigrés huguenots du sud de la France, accueillie en Allemagne, fuyant les persécutions religieuses du XVIIe siècle. Le journal Die Welt avait ironisé à l’époque que Sarrazin était un excellent exemple d’intégration. Le quotidien faisant l’impasse sur le fait que ces rares calvinistes avaient la même culture occidentale, la même religion protestante et la même apparence phénotypique que les Allemands très prolifiques à l’époque qui  accueillirent leurs coreligionnaires. (Jean-Sébastien Bach eut 20 enfants, dont dix vécurent jusqu’à l’âge adulte). Rappelons que seuls 50 000 huguenots émigrèrent vers les États allemands après la Révocation de l’Édit de Nantes (1685). La population des États allemands de l’époque était d’environ 12 millions d’habitants. Ces huguenots, une des plus grandes minorités ayant immigré en Allemagne à l’époque, ne représentaient donc que 0,42 % de la population.

Lucky Luke: la chevauchée des cow-boys gays dans le Far West


Dans Choco-boys, son album « hommage » au cow-boy vendredi en librairie, le dessinateur allemand Ralf König revisite allègrement le mythe.

« La population de l’Ouest sauvage était bien plus diverse [sic] qu’on ne le croit généralement. On croisait au Far West des cow-boys gays, ainsi que des pétroleuses lesbiennes et des Amérindiens queers », écrit Ralf König dans la postface de Choco-Boys, l’album qui se veut un « hommage » à Lucky Luke, sorti ce vendredi 15 octobre.

Pour le dessinateur homosexuel allemand qui « revisite » le mythe du vacher solitaire, sa vision de l’Ouest du XIXe siècle peuplé de cow-boys homosexuels relève d’une réalité historique. 

Défenseur de la cause LGBTQ2SAI+, l’auteur, avec l’autorisation des ayants droit de Morris, se moque allègrement du mythe : « Je ne suis pas un militant. Je suis auteur et il se trouve que je suis gay, donc j’écris des histoires gays, a déclaré Ralf König aux journalistes du Parisien. Mais je veux juste dessiner de bonnes BD et si cela a pour effet de rendre les gens plus tolérants, tant mieux ! Bien sûr, mon Lucky Luke parle d’homophobie ! Mais je ne cherche pas à éduquer. Les homophobes sont des idiots, que ce soit dans l’Ouest sauvage ou ici et maintenant. J’ai seulement envie que le lecteur se dise qu’il s’est bien amusé. »

Dans Choco-boys, Lucky Luke évolue dans un Ouest sauvage qui emprunte les sentiers battus LGBTQ

Scènes « cocasses »

Choco-boys met en scène Lucky Luke qui a la garde de cinq vaches laitières dont le propriétaire désire faire découvrir à l’Amérique son délicieux chocolat suisse. Pour cette haute mission, il est accompagné de Terrence, qui lui évoque son idylle avec un garçon vacher… Jalonné de scènes « cocasses », l’album entremêle références aux albums de la série avec le film Brokeback Mountain. Adapté de la nouvelle Brokeback Mountain d’Annie Proulx, le film raconte la passion homosexuelle secrète vécue pendant vingt ans par deux cowboys, Ennis del Mar et Jack Twist qui « avaient grandi dans deux misérables petits ranchs aux deux extrémités de l’État du Wyoming ».


vendredi 15 octobre 2021

France — «Nous, enseignants, pensons qu'Éric Zemmour peut porter le projet d'une école de l'excellence pour tous»

Cinquante enseignants appellent à soutenir la candidature d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle 2022. Selon eux, il est le seul à ne pas renoncer à la grandeur intellectuelle de la France. Les enseignants avec Zemmour ont lancé leur site internet www.lesprofsaveczemmour.fr . Retrouvez la liste des signataires en bas de page.

L'école républicaine, telle que la concevait la tradition française, a cessé d'exister. L'alliance des libéraux de droite et des libertaires de gauche, comme l'écrivait Éric Zemmour dans son Suicide français, aura eu sa peau. Il suffit pour s'en convaincre d'écouter les airs qu'on fredonne avec contentement au ministère de Jean-Michel Blanquer : autonomie des établissements, discrimination positive, inclusivité, et même multiculturalisme...

 
L'essor des établissements privés – à qui l'on ne reprochera pas d'avoir voulu préserver une forme d'excellence au milieu du marasme général – dit bien en revanche que cette nouvelle école est avant tout une école de la relégation sociale, du renoncement à la transmission et de l'idéologie post-républicaine, mélange de catéchisme victimaire et de propagande progressiste. En attendant que la vague woke et sa cancel culture, venue d'outre-Atlantique avec ses bâillons et ses autodafés virtuels, emporte ce qui reste...

L'école française avait pourtant été le lieu d'une promesse, incarnée au début du siècle dernier par ces instituteurs que Charles Péguy nommait les « hussards noirs », jeunes soldats de la République dont l'écrivain jugeait le combat digne de ceux de la Grande Armée...

L'école française avait pourtant été le lieu d'une promesse, incarnée au début du siècle dernier par ces instituteurs que Charles Péguy nommait les «hussards noirs», jeunes soldats de la République dont l'écrivain jugeait le combat digne de ceux de la Grande Armée : instruire le peuple, permettre aux plus méritants de s'élever, et surtout, faire aimer la France. Les murs mêmes de cette école matérialisaient un espace sacré qui aurait dû, pour reprendre les mots de Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale en 1936, «rester l'asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas».

Il y a de quoi écarquiller les yeux lorsque l'on songe que, l'année dernière, en France, notre collègue Samuel Paty a été décapité pour blasphème à la sortie de son collège. Lui était resté fidèle à cet esprit des Lumières qu'on s'empresse sans cesse d'invoquer, surtout contre le christianisme et l'héritage catholique de la France, pour l'oublier aussitôt face à l'obscurantisme islamique qui interdit à une partie de nos élèves de s'assimiler à notre communauté nationale et à notre imaginaire républicain. Les hussards d'aujourd'hui ne portent plus l'habit noir, mais sont en deuil.

On a troqué nos méthodes traditionnelles, qui font aujourd'hui le succès du système éducatif des pays asiatiques, contre des chimères qui nous condamnent au déclassement.

Quel professeur n'est pas dépité par la faiblesse du niveau de ses élèves ? Les scores soviétiques du brevet et du baccalauréat, véritables mensonges d'État, ne changent rien à ce que chacun constate dans ses classes et que toutes les études internationales confirment : nous avons décroché, complètement, et le niveau de maîtrise des savoirs fondamentaux s'est effondré. Où sont donc à présent les universitaires bien-pensants qui, à travers des publications aux titres galiléens, comme «Et pourtant ils lisent !» ou bien «Le Niveau monte», renvoyaient l'expérience douloureuse de milliers d'enseignants à une forme d'obscure myopie réactionnaire ?

Quel professeur n'a pas subi l'inanité des innovations pédagogiques ? Elles devaient mettre l'élève au centre de l'école afin qu'il façonne lui-même son savoir : il façonne très bien lui-même son ignorance, tandis que l'enseignant joue le rôle d'animateur scolaire. L'abandon, par dogmatisme, de la méthode syllabique dans l'apprentissage de la lecture, ou de l'enseignement explicite de la grammaire, a également contribué à l'émergence d'un nouvel illettrisme. Les copies, même celles des élèves censés être les meilleurs, à l'université ou en classe préparatoire, en portent les stigmates. Comme le résume Éric Zemmour, on a troqué nos méthodes traditionnelles, qui font aujourd'hui le succès du système éducatif des pays asiatiques, contre des chimères qui nous condamnent au déclassement.

Quel professeur n'a pas constaté, dans sa pratique, les échecs désastreux du collège unique ? Qui ignore encore que l'hétérogénéité des classes est telle que la différence de niveau conduit automatiquement au nivellement vers le bas ? Ou qu'un seul élève peut empêcher le cours de se dérouler, l'exclusion étant quasiment interdite ? Là encore, on sacrifie la réalité aux principes par égalitarisme, alors qu'une approche pragmatique des parcours permettrait de ne plus faire subir à ces élèves une scolarité pour laquelle ils ne sont pas adaptés et qu'ils font payer à leurs camarades et à leur enseignant.

Quel professeur enfin n'est pas révolté par le délitement du cadre scolaire et l'explosion de la violence dans les établissements ? Qui n'a pas été témoin de l'impuissance des directions face à la judiciarisation des conseils de discipline et à l'injonction constante du « pas de vagues » des circulaires rectorales ? Rappelons une évidence : une atmosphère studieuse et apaisée est la condition sine qua non de la réussite de nos élèves, en particulier des plus faibles.

Nous en appelons à la conscience professionnelle de tous les acteurs de notre école, de tous nos collègues qui sont scandalisés par cet état de fait, et ne s'y résignent pas.

C'est pourquoi nous en appelons à la conscience professionnelle de tous les acteurs de notre école, de tous nos collègues qui sont scandalisés par cet état de fait, et ne s'y résignent pas.

Nous, instituteurs, professeurs du secondaire et du supérieur, assistants d'éducation, PsyEN, CPE, chefs d'établissement, appelons de nos vœux une grande réforme de l'Éducation nationale fondée sur le mérite, l'excellence, et l'autorité. Nous croyons que l'élection présidentielle de 2022 est une occasion décisive pour la mettre en œuvre. Éric Zemmour a eu le courage, ces vingt dernières années, malgré les aveuglements et les dénis, de dénoncer publiquement ce que nous dénonçons ici ; il semble bien être le seul ayant la capacité et la volonté d'incarner cette politique et de la mettre en œuvre.

Nous portons le projet d'une école de l'excellence pour tous, en fonction des capacités et de la singularité de chacun. Le rétablissement de l'exigence et de l'autorité, dans les filières générales comme dans les filières professionnelles, en est la première condition : aucun élève doué ou méritant ne doit plus craindre de s'engager dans la voie qui lui convient.

Nous appelons l'ensemble de nos collègues, et plus largement encore tous ceux qui n'ont pas renoncé à la grandeur intellectuelle de la France et de ses élites, au prestige de ses métiers, et à l'école républicaine qui en est la matrice, à s'investir dans la campagne pour une candidature d'Éric Zemmour, et à porter celui-ci jusqu'à la victoire.

Tribune Portée par Pierre Miscevic, Professeur de lettres classiques en khâgne et ex-Collectif Racine & Martial Bonnet, Professeur agrégé de lettres modernes.

Signataires :

Martial Bonnet, Professeur agrégé de lettres modernes
Pierre Miscevic, Professeur de lettres classiques en khâgne
Gilles Ardinat, Profeseur agrégé d'histoire-géographie
Bastien Pothier de Badereau, Professeur d'Histoire et de Sciences-Politique
Laurence Ben Fredj, Inspecteur
Charlotte Boyer, Professeur d'allemand
Guillaume Bessière, Professeur d'histoire
Nicole Mina, Professeur des Ecoles en retraite
Corinne Carmona, Professeur
Gerard Philippe, Ancien directeur d'établissement scolaire
Eric Teyssier, Maître de conférences HDR en histoire
Frédéric Faure, Professeur d'histoire-géographie
Frank Ferrari, Professeur d'université
Pierre Aliotti, Professeur certifié de français
Pierre Retail, Enseignant d'éducation musicale
Noël Nadal, Professeur agrégé de Mathématiques
Elias Draoui, Professeur d'histoire-géographie
Jules Courroi, Professeur de musique
Régis Cazaubon, Enseignant formateur
Fabien Skraber, Enseignant en mathématiques au lycée
Alexandre Espinet, Professeur de Français
Olivier Bardon, Ancien Proviseur Adjoint
Chista Milléquant, Professeur d'allemand et de FLE
Patrick Mazeau, ancien Maître-Auxiliaire IIème échelon
Isabelle Gouleret, Proviseur
Claire Pradel, Professeur d'histoire-géographie
Nicole Weyer, Professeur de Français retraitée
Thierry Martin, Enseignant
Côme Arnaud, Professeur de Lettres Classiques
Edouard Paillard, Professeur d'histoire-géographie et Français
Bernadette Coudrain, PE Retraitée
Joost Fernandez, Professeur des écoles
Alexandre De Vellis, Enseignant
Arthur Gomes, Professeur des écoles
Martin Gay,Professeur d'histoire-géographie
Sébastien Guichon, Professeur certifié d'histoire-géographie
Christophe Schmitlin, Professeur des écoles
Simon Guerin, Professeur d'histoire-géographie
Romain Baptiste, Professeur
Valérie Laupies, Directrice d'école
Julien Langard, Professeur certifié d'histoire-géographie
Anne Sol, Professeur de lettres
Nathalie Le Guen, Enseignante du second degré
Jean-Bernard Formé, Professeur agrégé de physique
Evelyne Delmas, Professeur agrégée d'éducation musicale
Claudine Quentin, Professeur certifiée de lettres modernes
Yann de Cacqueray, Chef d'établissement collège et lycée
Xavien Ansellement, Intervenant pro en Master 1 RH
Benoït de Boysson, Chargé de cours à l'université