jeudi 4 mars 2021

Instruction à la maison : progrès en Alberta et Colombie-Britannique, recul au Québec

Nous reproduisons ci-dessous un extrait d’une lettre envoyée aux donateurs du Centre canadien pour l’éducation à la maison :

Vivre en plein milieu d’une pandémie peut certainement poser tout un défi. Certains pensent que, durant la pandémie, la vie des familles faisant l’école-maison a simplement continué sans interruption. Ce n’est pas du tout le cas ! On s’imagine parfois, à tort, que faire l’école-maison signifie ne jamais quitter la maison. En réalité, nombre d’entre nous passons régulièrement du temps avec d’autres, que ce soit dans le contexte d’une coopérative école-maison ou bien à travers le sport, les sorties ou les événements spéciaux.

Nombre de familles nous ont fait part de leur déception de voir les écoles ouvrir tandis que les coops n’avaient pas la permission de fonctionner en mode présentiel à cause des restrictions provinciales. Notre équipe du CCHE est en communication avec les décideurs au niveau provincial depuis plusieurs mois dans le but de développer des options pour permettre aux familles faisant l’école-maison d’être engagées dans des activités éducatives en groupe. Nous sommes heureux de vous informer que deux provinces, soit la Colombie-Britannique et l’Alberta, ont fait des concessions pour permettre aux groupes de se rencontrer à des fins éducatives en dehors des salles de classes traditionnelles ! Ceci est un développement positif. Nous espérons que les autres provinces reconnaîtront ceci et adopteront des mesures similaires.

Toutefois, en plus des défis posés par le confinement, les familles qui éduquent à domicile au Québec sont confrontées à une pression accrue ainsi qu’à une augmentation des exigences de rapport de la part du Ministère de l’éducation provincial. Notre équipe juridique au CCHE travaille présentement avec le Ministère afin de s’assurer que les familles soient traitées de manière équitable et que le gouvernement du Québec n’outrepasse pas son autorité en vertu de la loi. 

[Le Monopole de l’Éducation veut forcer les parents éducateurs à se conforter de plus en plus strictement au programme et aux méthodes du seul Ministère. Une autre association, l’AQED, émet des doutes quand le Ministère québécois prétend que les familles éducatrices sont satisfaites du nouveau règlement gouvernemental.]

[…] Nous sommes là pour défendre les intérêts des familles faisant l’école-maison. Nous continuerons de vous tenir au courant de tout le travail en cours au CCHE. Si vous avez des questions ou des suggestions, n’hésitez pas à nous contacter en répondant à ce courriel.

Cordialement,

Peter Stock
Directeur général
Centre Canadien pour l’Éducation à la Maison
CCHE
www.cche.ca/fr
courriel: francais<arrobe>cche.ca

Voir aussi 

AQED : « Éducation à domicile — Le nouveau projet de règlement est très mal avisé »

DPJ utilisée pour harceler les parents-éducateurs à la maison

DPJ utilisée pour harceler les parents-éducateurs à la maison

Sous l’égide de l’instituteur Roberge, dont on ne peut mettre en doute la ténacité et la confiance en soi, les parents éducateurs du Québec sont soumis depuis près d’un an à de très fortes pressions de la part du Monopole de l’Éducation du Québec. Celui-ci utilise l’arme de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour faire plier les parents. Ces pressions n’ont aucunement l’objet d’éviter la maltraitance d’enfants, à moins que de ne pas appliquer fidèlement la pédagogie et le programme de M. Roberge soit de la maltraitance… 
 
Nous connaissons personnellement trois familles qui ont décidé de quitter le Québec à la suite de ces pressions par la DPJ, l’une d’entre elles possédait une petite entreprise prospère en Estrie, elle est depuis vendue.

Dans le cadre de ces tracas causés par le Monopole de l’Éducation du Québec et par la DPJ, l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) informe ses membres :

L’AQED travaille sans relâche pour ses membres ! Nous tenons à vous garder informés des efforts faits pour vous défendre auprès de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). La liberté des familles est constamment mise à l’épreuve et nous devons continuer à travailler pour éviter que des familles ne soient harcelées par la DPJ sans raison autre que parce qu’elles font l’éducation à domicile.

À quoi ces interventions peuvent-elles ressembler ? Voici le résumé d’une situation qui s’est déroulée au début du mois, lors de laquelle l’AQED est intervenue pour soutenir une de ses membres.

Une représentante de la DPJ dans une région a contacté l’AQED pour avoir des renseignements au sujet d’une famille. Nous leur avons bien spécifié que l’AQED est un organisme communautaire et que la loi ne nous oblige pas à communiquer quelque renseignement que ce soit.

À la suite d’échanges téléphoniques, notre conseillère juridique a rectifié plusieurs faits avec cette représentante de la DPJ.

  • La famille n’a rien à se reprocher puisqu’elle a envoyé son avis à la Direction de l’enseignement à la maison (DEM) dans les 10 jours suivant le retrait de l’école. Elle a présenté à la DPJ son avis de réception, ce qui est le seul document dont la DPJ a besoin pour évaluer si la famille fait vraiment l’éducation à domicile.
  • La famille peut présenter son projet d’apprentissage (PA), mais ce n’est pas au travailleur social de le juger ou de l’évaluer. La DEM est le seul département gouvernemental compétent pour déterminer la conformité du PA. La DPJ n’est pas un organisme compétent pour évaluer le contenu du PA : sa compétence et son mandat étant d’évaluer si un enfant est en situation de compromission seulement.

Les travailleurs sociaux et la DPJ ont parfois une faible connaissance de l’éducation à domicile et nous prenons des moyens pour les sensibiliser et les informer de vos droits et vos réalités. C’est donc une des nombreuses excellentes raisons de devenir membre de l’AQED, l’association étant constamment présente pour défendre et représenter ses membres.

Merci de votre confiance !


Les tribunaux décréteront-ils que la Fête des mères et celle des pères sont offensantes?

Nous avons reçu ce communiqué de presse.

MONTRÉAL, le 4 mars 2021/CNW Telbec/—Le Conseil des leaders religieux de Montréal-Nord et le groupe UVVC s’unissent pour demander au procureur général d’en appeler du jugement de la Cour supérieure du Québec qui demande au gouvernement d’enlever les mots père, mère, homme et femme de notre vocabulaire courant et des registres de l’état civil.

Nos organisations partenaires regroupent des parents, des responsables d’églises de communautés de foi chrétienne et autres, ainsi que des leaders professionnels évoluant dans différentes sphères de la société québécoise. Nos membres ont été fortement ébranlés par la récente décision de la Cour supérieure du Québec.

Nous nous interrogeons sur la décision de ne plus utiliser des mots dont les référents non subjectifs font partie de nos habitudes langagières depuis toujours, aussi bien que de l’éducation de nos enfants et de nos petits-enfants. Cette décision qui aurait un impact majeur dans notre société constituerait, d’après nous, une atteinte brutale à nos droits et à notre liberté d’expression.

Nous croyons aux valeurs fondamentales qui ont permis à la société québécoise, durant plusieurs générations, de surmonter des crises, d’éduquer des hommes et des femmes capables de se développer, de s’épanouir et de former des familles. Nous croyons que nous pouvons nous exprimer librement et en tout respect pour tous, et que les mots père, mère, homme et femme sont des vocables de base dans toute société, la nôtre, en l’occurrence, qui est devenue une nation forte, grâce à nos pères et mères. D’ailleurs, comment les appeler autrement ?

En tant que citoyens, parents et leaders solidement implantés dans la société québécoise, nous sommes vivement alarmés par ce jugement et nous demandons au gouvernement d’en appeler de cette décision de la Cour supérieure du Québec, et ce, pour le bien-être de notre société entière et pour la stabilité affective de nos enfants et petits-enfants.

À défaut d’en interjeter appel, quelle garantie nous reste-t-il qu’il ne sera pas interdit, dans un avenir rapproché, de mettre fin à des célébrations qui mettent en valeur le rôle éducatif et affectif des pères et des mères du Québec vis-à-vis leurs enfants ? Et si les mots fille et garçon étaient les prochains mots à extraire de notre vocabulaire ? C’est pourquoi nous conjurons nos élus de nous appuyer en demandant au ministre de la Justice d’en appeler de ce jugement.

Cosignataires

Éric Lanthier, vice-président d’UVVC et aumônier

Serge Célestin, Président du Conseil des leaders religieux de Montréal-Nord et pasteur

SOURCE UVVC

Renseignements : RENSEIGNEMENTS AUX MÉDIAS : Éric Lanthier, 819.968-9994

Liens connexes

https://www.uvvc.ca/index.html

Voir aussi 

Italie — Plus de fête des Pères à cause d'une enfant élevée par ses deux « mamans » 

Mort à papa ! Mort à maman !

Jordan Peterson sur Trudeau et son « peoplekind » et les danses père-fille annulées 

 

Cartes de la fête des Pères interdites dans les écoles écossaises



Pour le philosophe Alain Badiou : « le mot communisme a été corrompu par le pouvoir d’État »

Recension du dernier (espérons) livre éponyme d’Alain Badiou par Éric Zemmour. Pour le chroniqueur du Figaro, cet ouvrage est un plaidoyer pro domo par le plus célèbre des philosophes marxistes vivants. Entre humanisme irréaliste et jargon mathématique abscons.

C’est une drôle d’histoire belge. Des lycéens de ce pays reçoivent Alain Badiou. Le philosophe leur parle de communisme, de vérité, d’amour, de poésie, de mathématiques, de Platon, de Socrate, d’Aristote, de Spinoza, de Hegel, de Marx, de Sartre. Il en sort un opuscule que l’éditeur énamouré présente comme « une boussole fiable afin de s’orienter dans le fantastique foisonnement » de son œuvre.

Ladite boussole marque toujours le même nord : le communisme. S’il ne doit en rester qu’un, Badiou sera celui-là. Il n’en démord pas, enrôlant Platon dans son combat égalitariste millénaire dont il veut faire la quintessence de la « Vérité ».

Badiou, dans un raccourci audacieux, met un signe égal entre vérité, universalisme, égalitarisme, internationalisme, communisme : « Le Communisme (est l’) idée de sortie du Néolithique, de sortie des six mille ans qui l’ont précédé. Il n’y a aucune raison d’abandonner cette tradition sous prétexte qu’à un moment donné elle a tenté une expérience qui a échoué. »

« L’espoir de la jeunesse »

Il n’y a aucune raison : la famine organisée en Ukraine, le Goulag, les procès de Moscou, etc., Badiou reprend comme si de rien n’était la thèse du « bilan globalement positif ». D’un côté, l’éducation et la santé, de l’autre le totalitarisme et les persécutions : « Il faut soutenir la thèse que le mot communisme a été corrompu par le pouvoir d’État […] Lénine avait vu cela dès 1920. […] Anxieux empli de doutes où il va jusqu’à dire que somme toute l’État bolchevique ne vaut pas mieux que l’État tsariste. »

À le lire, on songe à ce qui adviendrait si un philosophe venait devant des lycéens français et leur disait tout uniment : « L’idée fasciste fut l’espoir de la jeunesse. Le national-socialisme a été corrompu par le pouvoir d’État. Hitler avait vu cela dès 1934. Anxieux, empli de doutes, dans son nid d’Aigle, où il va jusqu’à dire que l’État nazi ne vaut pas mieux que l’État bismarckien. Après tout, le nazisme c’est aussi les croisières pour les ouvriers et la Volkswagen Coccinelle (la voiture du peuple !) pour tous. Il nous faut donc être fidèles à cette espérance. »

Mais Badiou ne plaisante pas. Il est en mission commandée. Il est là pour « corrompre la jeunesse » : c’est lui-même qui le dit, reprenant la célèbre accusation portée contre Socrate. Une jeunesse qu’il est facile de « corrompre » avec des idéaux généreux d’égalité et d’universalisme. Quand il se contente d’ânonner de grandes déclarations de principes, on voit bien que le communiste n’est d’abord qu’un « chrétien impatient ». Ou plutôt un hérétique qui ne respecte pas l’enseignement de Jésus : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » C’est dans cette hérésie que tout bascule. Mais Badiou sent bien que la jeunesse risque de lui échapper. Il a vu que son communisme orthodoxe est dépassé sur sa gauche par « deux évolutions contemporaines : un relativisme culturel qui ne laisse plus de place à la notion de vérité universelle (…), des doctrines qui affirment la supériorité des actions sur les pensées ».

« L’immigration, arme du capitalisme »

Notre marxiste orthodoxe a vu le danger, celui d’un gauchisme mâtiné d’islamisme et de féminisme, et leurs fameuses luttes « intersectionnelles » qui le jetteraient, lui aussi, dans les poubelles de l’histoire du mâle blanc de plus de 50 ans, comme un vulgaire Aragon, sifflé par les jeunes rebelles de Mai 68. Mais il ne sait pas comment combattre ce danger. Il l’aggrave au contraire avec ses pétitions de principe égalitaristes et universalistes, faisant de l’attitude favorable aux migrants, l’alpha et l’oméga d’un antifascisme d’opérette.

On a envie de lui rappeler que le secrétaire général du Parti communiste, Georges Marchais, avait, en 1980, réclamé avec vigueur l’arrêt de l’immigration, illégale, mais aussi légale. À l’époque, les communistes tentaient — pour la dernière fois — de protéger la classe ouvrière française de la destruction programmée par un capitalisme qui s’apprêtait à faire le grand saut de la mondialisation. Les communistes avaient encore en tête la leçon de Marx sur « l’immigration, arme du capitalisme » pour faire baisser les salaires et diviser la classe ouvrière.

Mais nos jeunes lycéens belges, pas plus que la plupart de leurs homologues français d’ailleurs, ne savent plus qui est Georges Marchais.

Badiou non plus ne veut plus le connaître. Le passé pas plus que le réel ne semblent l’intéresser. La dernière partie de l’ouvrage voit notre philosophe s’envoler dans les hautes sphères abstraites et absconses d’une philosophie qu’il « situe entre les mathématiques et la poésie ». À le lire, on voit bien les mathématiques, mais pas vraiment la poésie. Il use d’un incompréhensible charabia mathématique qui m’a ramené soudain en classe de sixième quand des pervers narcissiques dits pédagogues de l’Éducation nationale expérimentaient sur ma pauvre cervelle leurs théories sur les ensembles : « L’inexistant est donc proprement le point de non-apparaître d’une multiplicité dans un monde, point qui est relatif au transcendantal de ce monde. […] L’universalité ontologique ne garantit pas à elle seule l’absoluité des vérités. Le relativiste peut toujours dire que ce n’est que la garantie d’une circulation possible d’une œuvre à support générique d’un monde à un autre, voire l’implosion impériale d’une généricité locale à des mondes culturels disparates. »

Content de lui

On relit plusieurs fois pour essayer de comprendre. On se frotte les yeux, on est perdu. Les formules mathématiques s’enchaînent aux phrases alambiquées. Badiou, citant Sartre, nous avait pourtant dit qu’il voulait être fidèle à ses ancêtres, Voltaire, Rousseau et les philosophes de la Révolution française. On avait pourtant eu l’impression que ceux-ci écrivaient dans une langue limpide, élégante, compréhensible de tous. On rit en imaginant la tête des lycéens belges devant l’abscons jargon mathématisé de notre philosophe.

Mais s’il a perdu en route la plupart de ses lecteurs et auditeurs, Badiou n’a jamais été aussi content de lui, car il a « trouvé le chemin d’une absolutisation des œuvres de vérité, dont j’ai déjà démontré, allant et venant entre philosophie et mathématiques, qu’elles étaient à la fois singulières et universelles, et dont il ne restait plus qu’à montrer qu’elles peuvent être également absolues. Ce que je crois avoir fait. Je l’ai fait à un âge suffisamment avancé pour que cette réussite soit vraiment réconfortante ! Permettez-moi de finir sur cette orgueilleuse assertion ! »

Il faut imaginer Badiou heureux.

ALAIN BADIOU 

par Alain Badiou,
publié aux PUF,
le 3 février 2021,
à Paris,
162 pp.,
ISBN-10 : 2 130 827 063

Voir aussi

Le communisme, cette religion profane


mercredi 3 mars 2021

Des points bonus accordés pour l’utilisation de l’écriture inclusive

Plusieurs étudiants attestent, preuves à l’appui, qu’ils ont effectivement été poussés à utiliser l’écriture inclusive dans un partiel de sociologie.

À Sciences Po Paris, des étudiants ont bien été poussés à utiliser l’écriture inclusive au cours d’un partiel. Et ce, lors des deux dernières années universitaires. 

Le Figaro a pu se procurer une copie de cet examen qui concerne un cours de sociologie réservé aux élèves de deuxième année de licence [baccalauréat au Québec bachelor en France, oui, oui] ayant choisi la majeure économie et société. Mis en ligne sur le Moodle [plateforme d’apprentissage en ligne] de Sciences Po Paris, le document précise dans ses consignes que l’écriture inclusive « est encouragée », mais que « son non-usage ne sera pas pénalisé, les étudiant. e. s étrangers. ères pouvant avoir davantage de difficultés à la mettre en œuvre ». « Toutefois, un demi-point “bonus” sera attribué à celles et ceux qui tenteront de l’utiliser », indique le document. La suite de l’énoncé explique aux étudiants l’utilisation du point médian, l’une des pratiques les plus répandues de cette graphie.

« Il nous a dit que ceux qui n’utiliseraient pas l’écriture inclusive seraient pénalisés »

Selon plusieurs élèves, E.B, l’enseignant responsable de ce cours magistral sur « les grandes questions de la sociologie au prisme du genre » a incité à plusieurs reprises ses élèves à employer cette graphie. « Il nous a dit que ceux qui n’utiliseraient pas l’écriture inclusive lors du partiel seraient pénalisés », explique un étudiant ayant suivi le cours en 2019-2020. Mais les propos de l’enseignant suscitent à l’époque une levée de boucliers chez une partie des élèves ainsi que chez certains chargés de TD. « Cela a interpellé un certain nombre d’entre nous et l’affaire est remontée jusqu’au directeur du campus de Paris. Par la suite, l’enseignant est revenu sur ce qu’il a dit et a préféré la solution des points bonus », ajoute-t-il.

Un autre étudiant enchérit : « Après cette petite polémique, l’enseignant nous a fait comprendre qu’il n’y aurait pas de pénalité, mais une petite valorisation. Mais en définitive, je ne pense pas que cela ait été le cas puisque j’ai obtenu une bonne note sans le faire », explique-t-il. Son autre camarade, lui, s’est bel et bien forcé à utiliser la graphie en question : « Je ne voulais pas perdre de points à cause de cette histoire, donc j’ai fait de l’écriture inclusive à petite dose en utilisant des mots épicènes. Je n’ai jamais su si j’avais eu des points en plus », nuance-t-il toutefois.

Contactées par Le Figaro, l’association étudiante Nova ainsi que l’UNI confirment ces témoignages. « Nous avons reçu depuis quelques jours plusieurs messages d’étudiants qui vont dans ce sens et nous trouvons cela scandaleux. Employer l’écriture inclusive en examen à Sciences Po Paris ne devrait pas permettre d’avoir une meilleure note que les autres », estime Quentin Coton, le responsable de la section UNI de Sciences Po. Ce que confirme également un enseignant historique de l’école. « Il y a quelques jours, quand la polémique a éclaté, je pensais que c’était totalement faux. Puis j’ai creusé et je vous confirme que des étudiants ayant utilisé l’écriture inclusive ont bel et bien été favorisés dans cet enseignement », assure-t-il.

Une polémique lancée par la députée Annie Genevard

Jeudi dernier, sur RMC, lors d’une émission des « Grandes Gueules » consacrée à l’écriture inclusive, Annie Genevard, députée Les Républicains (LR) et vice-présidente de l’Assemblée nationale avait affirmé qu’« à Sciences Po, une copie qui n’est pas rendue en langue inclusive est pénalisée, c’est insupportable ». Une phrase qui avait fait énormément réagir sur les réseaux sociaux, de nombreux élèves et enseignants de l’école évoquant une « fake news » [bobard/canard]. « C’est complètement faux. Je le sais bien, j’y enseigne et je note les copies des étudiants », avait par exemple tweeté François Gemenne, enseignant-chercheur dans la prestigieuse institution. L’information est immédiatement démentie par le service de communication de Sciences Po Paris et différents médias affirment dans la foulée que l’information est fausse.

Hier soir, l’association Nova, très influente dans l’école, qui a d’abord affirmé par l’intermédiaire de son président, Raphaël Zaouati, que l’information était erronée, a finalement publié un communiqué de presse pour signifier le contraire. « Nous avons démenti (…) cette pratique qu’aucun d’entre nous n’avait jamais subie ni constatée (…), mais depuis quelques jours, plusieurs d’entre vous nous ont écrit pour nous signifier que lors d’au moins un examen final, celui de sociologie de deuxième année sur le campus de Paris, l’usage de l’écriture inclusive avait été effectivement favorisé au détriment de l’écriture normale », écrit l’association.

« Plus exactement, un demi-point bonus a été accordé aux étudiants qui s’essayaient aux points médians, aux “iels” et autres “celleux”, alors même que la position officielle de Sciences Po est, tout au contraire, de ne pas faire usage de ces signes et termes », précise Nova. Joint par Le Figaro, Raphaël Zaouati, son président, insiste sur le fait qu’il « tenait vraiment à cette mise au point ». « Ce que j’avais dit n’était pas vrai, j’ai donc préféré corriger. C’est ultra-minoritaire, mais cela existe effectivement, il convenait de le préciser », explique-t-il.

Contactée par Le Figaro, l’administration précise qu’elle n’a pas encore pu vérifier les faits « sur ce cas précis ». Elle assure toutefois qu’« au niveau de la scolarité, aucune consigne en ce sens n’a jamais été adressée ni aux enseignants ni aux étudiants ».

Une partie de l’enseignement supérieur a adopté l’écriture inclusive ces dernières années

« Cher. e. s étudiant. e. s, vous êtes convoqué. e. s pour venir rencontrer vos interlocuteur. trice. s pour l’année. » Dans les universités françaises, les étudiants reçoivent ce genre de courriels tous les jours. Administrations, enseignants, organisations étudiantes : ces dernières années, beaucoup se sont mis à cette formulation, qu’ils jugent « plus inclusive » pour les femmes.

Depuis son apparition, l’écriture inclusive, qui se manifeste notamment par l’usage du point médian (« professeur·e »), la mention systématique du genre féminin (« bonjour à tous et à toutes ») ou encore, la tendance à préférer des mots épicènes (les « scientifiques » plutôt que « les chercheurs »), cristallise les passions. Ses partisans y voient le signe de la fin d’une époque, celle de la « masculinisation » du français, quand Alain Rey, le père du Petit Robert, qualifiait l’affaire de « tempête dans un verre d’eau ». L’Académie française, elle, y a vu un « péril mortel » pour la langue. Force est de constater qu’une partie de l’enseignement supérieur n’a pas attendu la fin de ces débats enflammés pour adopter cette graphie, faisant fi de la circulaire d’Édouard Philippe, publiée en 2017, qui bannit l’usage administratif de l’écriture inclusive.

« Que ce soit sur les panneaux d’affichage, dans les courriels de la présidence de l’université et même dans nos supports de TD… L’écriture inclusive est partout. On ne la remarque même plus », constate Benjamin, étudiant en droit à Nanterre. « Les organisations étudiantes l’utilisent beaucoup », avance le jeune homme, qui cite notamment l’Unef. La présidente du syndicat de gauche s’en félicite d’ailleurs : « Nous écrivons de cette façon depuis cinq ans dans notre communication, affirme Mélanie Luce. Pour nous, c’est un moyen de rendre les femmes plus visibles dans la langue. »

À Paris Dauphine, Emma* se souvient notamment d’une enseignante qui l’utilisait dans les sujets de partiel. Exemple : « Dans quelle mesure une part croissante des citoyen.ne.s se désintéresse-t-elle de la politique ? » Mais aussi, dans les cours : « Électeurs et électrices sont, comme tous les agents sociaux, des hommes (et des femmes) pluriel(·le·s) ». Jacques Smith, le délégué général du l’UNI, syndicat étudiant de droite, livre à son tour une histoire éloquente : certains de ses militants lui racontent que des enseignants les obligent à adopter cette forme d’écriture : « Ils ne répondent pas aux courriels de ceux qui les contactent sans utiliser l’écriture inclusive. Ou alors ils leur objectent : “Merci de m’écrire en langue inclusive, dans le cas contraire, je ne vous répondrai pas”. »

Faire plaisir à la professeure

D’autres vont encore plus loin. Madeleine* était en deuxième année de licence lorsqu’elle et son groupe proposent de consacrer leur mémoire à la précarité menstruelle. « Lorsque nous avons publié un sondage à ce sujet sur l’un des groupes Facebook de ma fac, beaucoup d’étudiants nous ont reproché de ne pas être assez inclusifs dans nos questions. Selon eux, nous oubliions les personnes transsexuelles », raconte-t-elle. Alors, elle en parle à son enseignante. « Elle nous a fortement recommandé d’avoir recours à l’écriture inclusive. J’ai dû reprendre absolument tout ce que nous avions écrit et ajouter des points partout, je pétais un câble. J’aurais préféré me concentrer sur le contenu. » La jeune femme de 19 ans est gênée par le sentiment d’avoir été « obligée d’y avoir recours ». « Nous avons compris qu’en le faisant, cela ferait plaisir à la professeure et que nous aurions une bonne note. » Ce qui fut le cas.

Killian, étudiant en informatique à l’université Grenoble Alpes, a été surpris de voir à quel point cette forme d’écriture rencontrait un large consensus parmi les étudiants de son établissement. Par curiosité, le jeune homme de 24 ans lance une discussion à ce sujet sur le logiciel de messagerie instantanée Discord que « la quasi-totalité des étudiants du département licence sciences et technologie » utilisent. « Toutes les personnes qui m’ont répondu étaient favorables à l’écriture inclusive. Une personne m’a presque traité de transphobe. Bref, j’ai arrêté la discussion, c’est parti vraiment loin. »

« Ostracisé par certains de ses collègues »

Les opposants à cette nouvelle forme d’écriture sont souvent qualifiés de « réactionnaires » ou de « conservateurs ». Jean Szlamowicz, professeur de linguistique à l’université de Bourgogne et auteur du livre Le Sexe et la langue, en a fait les frais. Fin 2019, dans le cadre d’un séminaire linguistique, l’enseignant devait tenir une conférence intitulée « L’écriture inclusive à l’épreuve de la grammaire ». Le lendemain de son intervention, annulée pour des raisons pratiques, il découvre que des collègues s’étaient de toute façon mobilisés pour empêcher la conférence en faisant pression sur le doyen. « Il y avait des appels à l’intimidation, ils me prévoyaient un sacré comité d’accueil », raconte l’enseignant-chercheur, qui reçoit également un courriel du doyen de l’UFR lui indiquant qu’il n’est pas le bienvenu. « Le fait que vous soyez rédacteur de ce torchon sexiste et raciste qu’est Causeur vous discrédite d’un point de vue scientifique », lit-il notamment. Jean Szlamowicz l’assure, son discours sur l’écriture inclusive lui a valu d’être « ostracisé par certains de ses collègues ». « Dès que vous écrivez un courriel, vous êtes fiché politiquement. Il y a une surveillance sous-jacente, une peur d’être pris à partie. Comme chacun est évalué par ses pairs, il est toujours possible qu’on vous refuse un financement en fonction de vos prises de position. »

Sa collègue Yana Grinshpun, enseignante-chercheuse à l’université Paris-III Sorbonne-Nouvelle, en a également fait l’amère expérience. En 2017, une commande académique lui est faite : elle doit écrire un article sur le nouveau radicalisme pour L’Abécédaire de la haine. Au bout de plusieurs semaines, elle rend son travail, qui est accepté. Deux ans plus tard, ses collègues lui expliquent finalement qu’il faudra le retravailler. « Ils m’ont dit : soit vous le réécrivez en écriture inclusive, soit il ne sera pas publié. J’ai refusé, au nom de ma liberté académique », raconte l’enseignante, qui dénonce une « radicalisation progressive de l’espace universitaire ».


 Généraliser la pratique de cette écriture

Ces dernières années, les établissements sont de plus en plus nombreux à vouloir généraliser la pratique de cette écriture. À l’université de Bourgogne, des enseignants du Centre interlangues travaillent actuellement au lancement d’un atelier d’écriture inclusive pour les étudiants. De même, depuis 2019, l’université Paris-Nanterre a nommé une chargée de mission égalité femmes-hommes et non-discrimination pour travailler, entre autres, à la généralisation de l’écriture inclusive dans l’établissement. « Notre objectif est de faire de la communication non stéréotypée. Nous essayons d’éradiquer tout ce qui ne présente pas un équilibre entre les femmes et les hommes », explique Maïlys Derenemesnil, en charge de la mission. Depuis son arrivée, l’université a notamment publié un petit guide de l’écriture inclusive expliquant les « vertus » de l’utilisation du point médian pour lutter contre le sexisme. « Toute la présidence utilise cette forme de communication et encourage fortement le reste de la communauté à le faire. À terme, je pense que nous créerons des formations obligatoires pour sensibiliser les responsables d’associations étudiantes sur ces sujets », annonce-t-elle.

Et même lorsqu’ils ne sont pas forcément pour, les présidents d’université sont forcés de s’y mettre : « Beaucoup ont adopté cette graphie sous la pression de quelques associations. Il est plus simple et plus commode de s’adapter si on ne veut pas être accusé de sexisme », avoue un ancien président d’université parisienne. Même constat à Sorbonne-Université. Voilà environ quatre ans que Franck Neveu, professeur de linguistique française, observe une « demande d’inclusivisme linguistique de la part de certains syndicats étudiants et associations universitaires ». Une demande qui reçoit un « accueil favorable » de la part des membres de la communauté enseignante, constate-t-il. « Cependant, on ne peut certainement pas dire que l’écriture se répande de manière consensuelle. » Si, selon lui, la majorité des étudiants n’y prête pas vraiment attention, ceux qui la pratiquent ont une démarche qui « abrite souvent un fond de militantisme ». Quitte à omettre le fait que l’écriture inclusive « déstructure très largement la graphie ainsi que le lien qui doit naturellement s’établir entre la pratique orale et la pratique écrite », rappelle l’enseignant. « On sait très bien que cette écriture ne marche pas. Seulement, il ne s’agit pas de respecter une cohérence linguistique, mais d’afficher une forme d’idéologie et de dénoncer le prétendu patriarcat de certains fonctionnements institutionnels. »

Quand la croyance étouffe la réflexion scientifique

Anne Dister, qui enseigne la linguistique française à l’université Saint-Louis–Bruxelles, renchérit : « L’écriture inclusive part d’une idée fausse qui est que le masculin dans la langue invisibilise les femmes. C’est une croyance qui n’est pas fondée sur le fonctionnement des genres en français où la plupart des usages du masculin sont inclusifs. » Exemple : si nous parlons de « nos voisins », nous partons du principe qu’il y a des femmes et des hommes parmi eux. « Faire du masculin un genre qui invisibilise les femmes, c’est faire comme si les mots n’étaient jamais utilisés dans un contexte qui nous aide à en comprendre le sens », analyse l’enseignante. « Je suis effarée de voir que face à ces arguments objectifs, il y a encore des acteurs dans l’enseignement supérieur qui défendent l’usage de cette écriture. Mais nous sommes dans une période où la conviction et la croyance ont plus de poids que la réflexion scientifique. » Et d’ajouter : « Il y a des chercheurs et des enseignants qui réinterprètent l’histoire de la langue en proclamant qu’au XVIIe siècle, des grammairiens seraient allés à l’encontre de l’usage de la langue en codifiant le français. En le masculinisant. C’est de la théorie du complot. »

Autre écueil : les partisans de l’écriture inclusive imposent à leur lectorat un français peu intelligible. « Cette forme d’écriture génère de l’insécurité linguistique, de l’hypercorrection », avance Mathieu Avanzi, linguiste et maître de conférences à Sorbonne-Université. « L’écriture inclusive revient à éloigner les gens qui ont des difficultés avec la langue. On ne peut pas militer pour un français plus accessible et la pratiquer », renchérit Anne Dister.

Ces pratiques, de plus en plus fréquentes, offusquent certains politiques. Le député LREM François Jolivet prépare une proposition de loi pour interdire l’écriture inclusive à l’école. Et s’il reconnaît la « liberté académique » des enseignants du supérieur, il est inquiet : « Je suis effaré que certaines universités l’adoptent dans leur communication et que de plus en plus d’étudiants l’utilisent dans leurs copies. Cette pratique est un bras d’honneur aux institutions gardiennes de la langue française. »

Source : Le Figaro

* Les prénoms ont été modifiés.


France — 88 % des lycéens musulmans favorables au port du voile à l’école

Déjà théorisée par Jérôme Fourquet dans son succès de librairie L’Archipel français, publié en 2019, la scission générationnelle ressurgit de plus belle avec le dernier sondage Ifop réalisé pour la Licra. Les chiffres les plus éloquents de l’enquête ? L’opposition massive des lycéens à la loi de 2004 sur le port des signes religieux ostentatoires à l’école.

Plus d’un lycéen sur deux (52 %) se déclare favorable à l’abrogation de cette loi, alors que la grande majorité de la population française s’y déclare attachée (75 %).  On ne sera pas surpris d’apprendre que 88 % des jeunes musulmans soutiennent le port du voile islamique à l’école, et que 76 % d’entre eux seraient favorables à une autorisation du port du burkini dans les piscines...

Plus inquiétant encore, le droit au blasphème recule au pays des Lumières : 52 % des jeunes s’opposent farouchement à la critique de toute religion. La proportion culmine à 78 % chez les jeunes musulmans.

 « C’est la victoire d’une vision anglo-saxonne ou même islamiste des choses. La religion n’est plus perçue comme un corpus de valeurs auxquelles on croit, mais comme consubstantielle de l’identité. Et la moquerie de l’identité étant perçue par certains comme intolérable, les réactions violentes ne sont plus incompréhensibles », estime François Kraus, auteur de l’enquête. 


 



 
 
 



 
 
 

Québec — Taux de natalité d'environ 9,57 ‰ en 2020, le pire de l'histoire du Québec ?

Selon les chiffres de l'Institut de la Statistique du Québec publiés en ce jour, il serait né 81 850 enfants au Québec en 2020. C'est 2,79 % moins qu'en 2019. (Ces chiffres établis sur la base du fichier de naissances au 26 février 2021 sont provisoires, mais sont assez fiables.)

Avec 81 850 enfants pour une population estimée de 8,55 millions d’habitants au Québec en 2020, on obtient un taux de natalité de 9,57 naissances pour mille habitants (9,57 ‰).

Il s’agit du taux de natalité le plus bas depuis 1900 (et probablement de l’histoire du Québec). Les 8,5 millions d’habitants du Québec de 2020 ont produit autant d’enfants que les 2,1 millions de Québécois de 1913. Pour prendre une date plus récente, les 4,2 millions de Québécois de 1952 (la moitié de la population actuelle) ont célébré la venue au monde de 128 000 enfants, soit 56 % de plus qu’en 2020. Le taux de natalité en 1952 s’établissait donc à 30,7 ‰, soit plus de 3 fois plus qu’aujourd’hui.

Le nombre de mariages s’est également effondré passant de 22 250 en 2019 à 11 350 en 2020.

Tout laisse à penser que le nombre de naissances en 2021 pourrait être encore plus bas que celui de 2020, en effet non seulement le nombre de projets matrimoniaux est en chute libre, mais nous avons déjà des chiffres pour les enfants conçus depuis le début de la pandémie (mars 2020). Or le nombre de naissances de décembre 2020 au Québec et de janvier 2021 en France est en très forte baisse. En France, le nombre de naissances en janvier 2021 a chuté de 13 % par rapport à janvier 2020, alors qu’au Québec le nombre de naissances en décembre 2020 (6 350) a chuté de près de 6 % par rapport à décembre 2019 (6 750).


(cliquer sur le graphique pour l’agrandir)

Décès également en hausse

La gestion de la pandémie de COVID-19 a occasionné une hausse des décès de 10 % au Québec et une baisse de l'espérance de vie de cinq mois chez les hommes et de huit mois chez les femmes, indique une nouvelle analyse de l'Institut de la statistique du Québec.

Ces résultats sont tirés du bulletin La mortalité et l'espérance de vie au Québec en 2020, rendu public mercredi.

Alors que 67 800 décès avaient été enregistrés en 2019, l'estimation provisoire de 2020 en rapporte 74 550, soit une hausse de 6750 décès, ce qui représente une augmentation de 10 %. Les auteurs de l'étude soulignent que la hausse annuelle de la mortalité, due au vieillissement constant de la population, est habituellement de 2 %. C'est entre le 22 mars et le 6 juin que la surmortalité a été la plus élevée avec 18 900 décès (au lieu de 14 200 en 2019). La hausse observée a été de 33 % plus élevée durant cette période.

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Splendide nouveau monde : trio homo parvient à faire inscrire trois pères sur certificat de naissance

 

mardi 2 mars 2021

Splendide nouveau monde : trio homo parvient à faire inscrire trois pères sur certificat de naissance

Un trouple californien homosexuel est entré dans l’histoire en 2017 lorsqu’il est devenu la première famille de l’État à inscrire trois parents sur un certificat de naissance.

Leur parcours reproductif et leur bataille juridique pour devenir pères de Piper, maintenant âgé de 3 ans, sont détaillés dans « Trois papas et un bébé » (à paraître le 9 mars 2021 aux éditions Cleis Press), écrit par l’un de ses pères, le Dr Ian Jenkins.

Jenkins et ses partenaires, Jeremy Hodges et le Dr Alan Mayfield, ne considèrent pas « leur famille » — qui comprend désormais également leur fils, Parker, 1 an — comme inhabituelle.

« Le fait que Piper ait trois parents n’est tout simplement pas un problème. J’ai moi-même trois parents — ma mère, mon père et ma belle-mère — et personne n’y pense », écrit Jenkins dans le livre.

Jenkins a rencontré Mayfield, un psychiatre, alors qu’ils terminaient leurs résidences en médecine à Boston. Les deux étaient ensemble pendant huit ans lorsque Hodges, qui travaille dans un hôpital de zoo, est entré en scène.

Bien que leur relation avec Hodges ait commencé comme une amitié, les choses sont rapidement devenues sexuelles. Après cinq ans de couple à trois, le trio a commencé à discuter sérieusement de devenir parents lorsque des amies ont proposé de leur donner leurs embryons surnuméraires. Le groupe a détaillé son parcours reproductif et sa bataille juridique pour devenir les pères de Piper, maintenant âgé de 3 ans, dans un nouveau livre. Le groupe a détaillé son parcours reproductif et sa bataille juridique pour devenir pères de Piper, maintenant âgé de 3 ans, dans un nouveau livre. (Amazon le vend bien sûr contrairement à ces livres et films que le géant de la vente en ligne décide de bannir..)

Pour obtenir ce bébé, les trois hommes ont dépensé plus de 120 000 $ en frais juridiques, contrats, implantations et tests. « Les couples homosexuels ne deviennent pas parents par accident. C’est toujours un acte délibéré et compliqué », écrit Jenkins.

Ils ont d’abord dû trouver une mère porteuse. Heureusement, leur amie Delilah a proposé de porter leur enfant. Puis vinrent les avocats. Les embryons doivent être adoptés pour que chaque homme ait des droits parentaux égaux. C’était un cas rare : les troisièmes parents sont généralement ajoutés aux certificats de naissance après coup, pas au moment de la naissance.

Source : NY Post


Alliance des professeurs de Montréal a fait pression pour l'imposition du port du masque à l'école

Au retour de la semaine de relâche, les élèves de l’école primaire devront porter en tout temps le masque de procédure, y compris en classe, dans les établissements situés en zone rouge. Au moins un syndicat (l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal) a fait pression sur le Ministère de l'Éducation pour prendre cette mesure décriée par de nombreux parents et des pédiatres.

Le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine, se prononce sur cette nouvelle mesure imposée par le Gouvernement du Québec.

«Le masque est très désagréable, pour les adultes et les enfants. Évidemment, certains parents transposent leur anxiété à leurs enfants. Au-delà de 10 ans, les enfants fonctionnent à peu près comme les adultes. Une question légitime : que se passe-t-il avec un enfant de six ans qui porte un masque toute la journée? À cet âge, l’enfant n’est pas complètement régulé à propos de ses comportements et de ses émotions. La pensée logique commence seulement vers 7 ans. Je trouve que le port du masque obligatoire a été annoncé de façon débonnaire.»

 
Une pétition a été lancée contre cette imposition qui ne semble pas fondée sur des preuves (voir les juridictions qui n'imposent pas cette mesure et n'ont pas vu plus d'éclosions qu'ailleurs dans les écoles). Elle a rassemblé plus de 26.000 signataires.

Voir aussi 

Lettre ouverte à monsieur Francois Legault et monsieur Jean-François Roberge - Collectif-Parents Québec

En Italie, des parents ont réussi à faire annuler cette obligation. Extraits d'un article du Corriere del Veneto: 

Le décret ministériel ne doit plus imposer l'obligation de porter un masque à l'école pour les enfants et pré-adolescents de moins de 12 ans. C'est le Conseil d'État qui s'est exprimé sur l'appel présenté par deux parents de Bolzano [Nord-Est de l'Italie près de l'Autriche] contre la présidence du Conseil des ministres, le ministère de la Santé, le Intérieur et éducation, la province autonome de Bolzano et le directeur de l'école fréquentée par sa fille. Une fillette de 9 ans en parfaite santé qui, ces derniers mois, avait commencé à manifester inconfort et difficultés respiratoires liés à l'utilisation prolongée du masque porté en classe pendant de longues heures, comme l'exige l'arrêté du Président du Conseil des ministres du 3 novembre dernier. Les parents inquiets avaient emmené l'enfant chez un cardiologue et un pneumologue : à la suite d' examens spécifiques, tous deux avaient détecté des valeurs anormales et inquiétantes d'oxygénation, de tension artérielle et de fréquence cardiaque . Les valeurs qui avant de porter le dispositif de protection étaient tout à fait normales mais se sont fissurées de manière alarmante pendant la période d'utilisation du masque, pour revenir se stabiliser après l'avoir retiré.

 Aucun décès dû à une éclosion de Covid dans une école canadienne (Stats Canada au 30 janvier 2021)

Covid-19 : étude affirme que confinement et fermeture des commerces ont peu d'utilité une fois mesures plus douces prises  

Québec — Données inédites suggèrent fortement que les écoles ne sont pas un moteur de l’épidémie 

Covid — Floride se félicite d'avoir gardé les écoles ouvertes

Covid — Baisse de cas malgré les Fêtes et les vacanciers dans le Sud (plateau dès avant couvre-feu) 

Suède — l’effet des écoles restées ouvertes pendant la pandémie sur la santé sur les élèves et les enseignants

Bobard — Selon le Wall Street Journal la Suède abandonne son modèle et met désormais en place des restrictions obligatoires 

Covid-19 : baisse radicale des cas en Inde depuis plusieurs mois malgré levée des restrictions

Vague de suicides dans le Nevada force une ouverture partielle des écoles

Suède et Suisse — Enfants peu à risques et peu contagieux

Étude — la fermeture des écoles et universités causerait plus de décès, mais aplatirait les courbes

Déclaration de Great Barrington (13 600 médecins et experts) sur la Covid-19 — il existe une autre façon de faire (mettre fin au long supplice pour tous, il faut considérer l’ensemble des effets des politiques actuelles et pas uniquement les cas de la Covid-19)

Covid : la Suède impassible face à la deuxième vague  

COVID-19 — les gens « de gauche » plus à risque de développer de l’anxiété

Plus d’un jeune sur trois souffre d’anxiété ou de dépression

« Il y a une augmentation de l’anxiété [chez les jeunes] dans nos cabinets, on voit que le recours à la médication augmente. La toxicomanie bat des records et on ne parle pas de l’usage pathologique de l’Internet », a fait savoir lundi le Dr Jean-François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine et porte-parole de l’Association des pédiatres du Québec. Or, selon celle-ci dernier, les jeunes sont devenus des cibles faciles pour rassurer la population, inquiétée par le discours gouvernemental sur la résurgence des infections.

Covid-19 — impact direct sur l’espérance de vie en France relativement bas (-0,2 an pour hommes, -0,1 an pour femmes)

Allemagne — pas de solutions uniques face au coronavirus pour la rentrée

New York reporte encore la rentrée en personne dans les écoles publiques

 

lundi 1 mars 2021

États-Unis — La loi sur l'« égalité » des démocrates exclut expressément toute objection religieuse

Le 25 février, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté la HR5, la prétendue « loi sur l’égalité », pour modifier diverses dispositions de la loi sur les droits civils de 1964. Si ce projet de loi était adopté par le Sénat et promulgué par le président Biden, le projet de loi aurait d’incalculables conséquences plus particulièrement dans son attaque particulière contre les femmes (biologiques, il faut préciser de nos jours apparemment !) et les croyants des religions traditionnelles. Le projet de loi est expressément conçu pour imposer une idéologie sexuelle controversée au public américain et pour en interdire toute objection fondée sur la religion.

Le prologue du projet de loi affirme que son objectif est « d’interdire la discrimination fondée sur le sexe, l’identité de genre et l’orientation sexuelle, et à d’autres fins ». Mais comme le reste du projet de loi l’indique clairement, cela signifie interdire tout désaccord et proscrire les distinctions biologiques, c’est-à-dire qu’être femme ou homme n’est plus ancré dans la biologie, mais dans la perception de son « genre ». Les « autres fins » incluent la restriction du libre exercice de la religion. En outre, le projet de loi poursuivra la normalisation de l’avortement en tant que procédure médicale comme une autre et obligera les médecins et autres prestataires de soins de santé à participer à l’avortement malgré leurs objections morales.

Lire Monsieur Patate dans les patates et
Derrière l’attaque contre Monsieur Patate

Trois dispositions clés du projet de loi forment son ossature : la redéfinition du terme « sexe » pour nier la biologie ; l’élargissement du terme d’« hébergement public » pour inclure tout lieu où des personnes se rassemblent à l’extérieur d’une résidence privée ; et le déni explicite de la liberté religieuse et de la protection de la liberté religieuse.

La première disposition, la plus fondamentale, propose de modifier la loi sur les droits civils de 1964 en remplaçant le terme « sexe » par « sexe (y compris l’orientation sexuelle et l’identité de genre) ». Les lobbies LGBTQ+ tentent depuis de nombreuses années de persuader les tribunaux fédéraux de définir le sexe de cette façon. Ils ont remporté une victoire historique en 2020 dans la cause Bostock c. Clayton County, dans lequel la Cour suprême a jugé que le titre VII de la loi sur les droits civils de 1964 inclut l’identité de genre et l’orientation sexuelle dans sa définition du « sexe ». Cependant, même certains partisans de cette décision reconnaissent que l’opinion majoritaire du juge Gorsuch est fondée sur un sophisme et donc qu’elle est vulnérable dans de futures causes avec la structure actuelle de la Cour Suprême.

La HR5, s’il est adopté, mettrait fin à cette vulnérabilité. Ou peut-être pas. L’un des aspects les plus vexants de la loi de 64 est que, bien que son objectif était principalement d’interdire la discrimination fondée sur le sexe, le terme « sexe » n’y était pas défini. La HR5 définit désormais le sexe comme « y compris l’orientation sexuelle et l’identité de genre », il ne définit ni l’un ni l’autre. Dans l’idéologie LGBTQ+ dominante, « l’identité de genre » est « fluide ». Ainsi, on pourrait s’identifier comme étant un homme un jour et une femme le lendemain — ou selon la longueur de la queue devant les toilettes au stade, au théâtre ou à la fête paroissiale.

Car la HR5 élargit la définition de « hébergement public » de la loi de 64 pour inclure tout « lieu ou établissement qui propose des expositions, des divertissements, des loisirs, des exercices, des spectacles, des rassemblements publics ou des expositions publiques » ; et « tout établissement qui fournit un bien, un service ou un programme, y compris […] une banque alimentaire, centre de services ou de soins [ou] refuge. » Cette formulation signifie que les paroisses, les écoles paroissiales et autres institutions religieuses pourraient être poursuivies en vertu du projet de loi. En fait, il est difficile de concevoir un lieu ou un programme en dehors d’une résidence privée qui ne soit pas visée par cette définition.

C’est ainsi que tout événement sportif de l’organisation catholique de la jeunesse est un lieu de loisirs et d’exercice. Chaque crèche de Noël est une exposition publique. Chaque centre de conseil en matière de grossesse est un service ou un programme. Le refuge pour femmes et la banque alimentaire parrainés par le diocèse sont… un refuge et une banque alimentaire. Si une église, une mosquée, une synagogue — ou une école affiliée à une confession religieuse ou un centre de loisirs — offre l’un de ces programmes ou services, elles seront obligées de permettre aux hommes biologiques, par exemple, d’utiliser les toilettes pour femmes. Les équipes sportives seraient obligées d’autoriser les garçons à utiliser les vestiaires des filles. Les refuges pour femmes maltraitées et battues seraient obligés d’admettre des hommes qui se disent femmes à cet instant-là. Et bien sûr, les filles seraient obligées de concourir contre des garçons dans des événements sportifs. Le projet de loi nie expressément toute objection fondée sur la religion.

Les auteurs du projet de loi, reconnaissant qu’il s’agit d’une atteinte au libre exercice de la religion, nient explicitement l’application de la plus importante garantie statutaire du libre exercice de la religion, la Loi sur la restauration de la liberté religieuse (« RFRA ») de 1993. Le projet de loi prévoit spécifiquement que la RFRA « ne pourra servir de base pour contester ou se défendre d’une contestation en vertu de » la HR5. Cela signifie deux choses.

D’une part, si une personne, physique ou morale, veut poursuivre un organisme gouvernemental pour l’empêcher d’appliquer le projet de loi, il ne peut invoquer la RFRA comme base pour son action en justice. Pour ester en justice contre toute personne, il faut invoquer une loi ou un précepte de common law. Dans l’état actuel des choses, la RFRA fournit une telle base. Elle a été largement utilisée avec succès dans tout le pays pour protéger les églises, les écoles et autres institutions contre les lois par ailleurs généralement applicables qui les forceraient à violer leur pratique religieuse ou leur conscience. Avec la HR5, ce puissant bouclier contre l’intrusion du gouvernement dans la liberté religieuse serait supprimé.

D’autre part, si une église, une école ou toute autre résidence « d’hébergement public » est elle-même poursuivie par un individu ou le gouvernement fédéral pour avoir enfreint la HR5, elle ne pourra pas utiliser la RFRA comme moyen de défense lors du procès. Le but même de la RFRA est de protéger le libre exercice de la religion des lois généralement applicables qui pèsent indûment sur la liberté religieuse. Sans invalider les lois, la RFRA est utilisée pour en obtenir des dérogations. La loi sur l’égalité supprimera cette défense, laissant les églises, temples et pratiquement toute autre institution sans défense contre l’imposition d’une idéologie progressiste radicale.

La loi sur l’égalité est l’imposition législative sans compromis d’une idéologie sociale radicale. Il s’agit d’une agression contre le libre exercice de la religion. Tel est son but, et si HR5 devient loi, ce sera son effet.

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Biden signe décret qui permet aux étudiants nés hommes de concourir chez les femmes s’ils se sentent femmes

The Equality Act: Anti-Woman, Anti-Catholic (Crisis)

La vérité sur la Loi sur l’égalité (en anglais, de la conférence des évêques catholiques des États-Unis) 

Cabinet de Joe Biden regorge de catholiques en rupture avec l'enseignement catholique sur des questions fondamentales 

Dénormaliser l'hétérosexualité et la famille tradi : petits pas, cliquets et gros mensonges (texte + vidéo)