samedi 12 décembre 2009

« Bonne chance ! »

Face à l'immobilisme de la ministre de l'Éducation à la suite des critiques répétées contre le cours d'ECR, l'éditorialiste de la Presse Mario Roy écrit :
Ainsi, rapporte Quérin, un guide ordonne à l'enseignant du cours d'ECR d'« intervenir immédiatement pour que cela cesse sur-le-champ » si un élève manifeste une réticence allant à l'encontre de « la poursuite du bien commun »... celui-ci étant notamment défini par le « respect absolu de toute position religieuse » (Georges Leroux, philosophe, un des concepteurs du programme)...

Aujourd'hui, à la fois le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec réclament le retrait du programme d'ECR.

Bonne chance.

Que la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, ait été obligée, hier, de promettre une restauration dans les écoles du statut de la connaissance (!) n'est guère rassurant.

L'est encore moins le fait que, jamais, le vaisseau amiral du ministère de l'Éducation n'a dévié de son cap, ne serait-ce que d'un seul degré..., et ce, quelle que soit l'urgence des appels au secours de ces jeunes naufragés qu'il a laissés se noyer en nombre astronomique dans les eaux troubles de l'idéologie
La conclusion est simple pourtant : mettons fin à son monopole des programmes et des pédagogies ! Ceux qui n'aiment pas l'école du pluralisme normatif à la georges Leroux devrait avoir le choix de fréquenter (gratuitement) des écoles qui appliquent un autre programme éducatif. Pourquoi le Monopole de l'Éducation serait-il une bonne chose ? En quoi est-ce un système efficace qui offre souplesse et qualité ? À ce compte-là, pourquoi pas un ministère de l'Épicerie nationale qui déciderait ce qui doit aller dans le panier de la ménagère ou de l'alimentation des enfants ? On laisse le choix d'alimentation aux parents, mais pas l'éducation. Pourquoi ?






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Ethics and religious culture class debate shut down by Minister

The Parti Québécois (PQ) and the Action Démocratique du Québéc (ADQ) are asking for a revision of Quebec’s Ethics and Religious Culture class in light of a new study which deems it “antinationalistic” and “antidemocratic.” However, Minister of Education Michelle Courchesne has no intention of opening the debate.

This is hardly the first time the class, which has been taught province-wide since 2008, has come under scrutiny. It has heavily been criticized in the past by the ADQ and dissatisfied parents for its teachings on multiculturalism and accommodation.

The study, written by sociologist Joëlle Quérin of the Institut de recherché sur le Québec and released last week, says the class “subscribes to a strategy of indoctrination of youth, allowing the imposition of multiculturalism without the context of public debate and popular opposition.

“[The class] tells children they are all Quebecers . . . and being a Quebecker only requires respecting the Quebec Charter of Human Rights and Freedoms!” adds the study. “We might as well call every tourist who during their stay respects the Charter Quebeckers!”

Source






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Cantiques du Solstice d'hiver pour un nouvel âge

Les Minnesotains pour le réchauffement climatique nous offrent ces noëls remis au goût du jour.








Jacques Brassard, ex-ministre de l'environnement du Parti Québécois, commente le Climategate.







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vendredi 11 décembre 2009

Résumé du débat relancé sur le cours ECR

Reportage de LCN




Reportage radio-canadien

La journaliste de la SRC ne peut résister à affirmer dès le début ce que le programme dirait...



Carl Bergeron critique le reportage radio-canadien.








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Joëlle Quérin parle à Jean-Luc Mongrain au sujet du cours ECR







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Richard Décarie chez Jean-Luc Mongrain : le mot de Noël est interdit à ma fille

Richard Décarie porte-parole de la CLÉ parle du cours d'éthique et culture religieuse, de l'étude de Joëlle Quérin et de l'école de sa fille où on lui aurait empêché de parler de Noël.

« C'est le fun, y a même pas de choix à exercer. »

Jean-Luc Mongrain,
au sujet de l'imposition du cours unique d'ECR



Deux remarques au sujet des courriels lus au début de cet extrait:
  1. Une dame dit que le cours apprend plus sur le catholicisme que l'ancien cours de morale, possible, mais ce qui est important c'est que c'est bien moins qu'un cours de catholicisme, rappelons que près de 80 % des parents choisissaient cette option-là !

  2. Le garçon de 19 ans dit avoir suivi ce cours, quand ? Il n'est obligatoire que depuis cette année en secondaire V, optionnel en secondaire V dans l'ensemble du Québec depuis 2008. Quand a-t-il quitté l'école ?






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Mme Marois exige une révision du cours d'éthique et de culture religieuse, l'ADQ un moratoire

Dépêche de la Presse canadienne où l'on voir Mme Marois réclamer une révision et non plus l'abolition du cours d'ECR.
QUÉBEC — Pauline Marois réclame une révision en profondeur du cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) afin d'y soustraire la promotion du multiculturalisme.

L'Action démocratique du Québec, de son côté, revient à la charge avec sa proposition de moratoire sur l'enseignement de ce cours controversé.

La chef du Parti québécois a nuancé, vendredi, la position exprimée la veille par son député et porte-parole en matière d'éducation, Pierre Curzi, qui suggérait la mise au rancart du programme d'étude.

« Ce que Pierre Curzi a dit, c'est que nous croyons que ce cours devrait être requestionné. Nous devrions, à mon point de vue, amener les gens qui l'ont conçu en commission parlementaire pour essayer de vider la question »
, a dit Mme Marois, en entrevue à La Presse Canadienne.

La chef péquiste, qui appuyait le cours d'ECR en 2008, se défend de rompre avec sa position antérieure. Elle dit avoir accordé son soutien au programme « dans la perspective où il y avait une transmission des connaissances sur l'histoire des religions et qu'une place prépondérante était accordée à nos réalités historiques ».

[Note du carnet : Et pourtant, en septembre, les évêques catholiques disaient que ce n'était pas le cas : « la place et le traitement de la tradition chrétienne dans les manuels approuvés [c'est encore pire dans les cahiers d'activités qui ne le sont pas !] pour le primaire ne respectent pas les prescriptions du programme ». Mme Marois ne suit-elle donc pas ce dossier ?]


Or, une étude de la chercheure Joëlle Quérin, publiée la semaine dernière par l'Institut de recherche sur le Québec, est venue tout remettre en question.

Le cours d'ECR, souligne l'étude, néglige sa mission d'enseignement au profit d'un « endoctrinement » des élèves en faveur du multiculturalisme et des accommodements raisonnables.

La doctrine du multiculturalisme, chère à l'ancien premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, est rejetée par le PQ parce qu'elle relègue l'identité nationale québécoise au rang d'une communauté parmi d'autres dans la mosaïque canadienne.

« Jamais nous ne cautionnerons un cours qui fait la promotion du multiculturalisme. Cela va à l'encontre de ce que l'on défend depuis des décennies », a fait valoir Mme Marois.

Sans être aboli, le programme d'éthique et de culture religieuse doit impérativement être revu et recentré sur sa mission d'enseignement, insiste la leader souverainiste.

« Il faut refaire le point et réenligner le cours pour la prochaine rentrée de l'automne », a-t-elle dit.

L'étude Quérin donne raison à l'ADQ qui demande depuis un an et demi un moratoire sur l'enseignement du cours, a pour sa part ajouté le chef adéquiste Gérard Deltell.

Selon lui, il faut suspendre le programme et prendre le temps de le repenser de fond en comble.


« Faisons un moratoire, prenons un temps d'arrêt pour se demander ce que l'on veut enseigner à nos enfants, quel héritage voulons-nous leur léguer avec ce cours-là », a-t-il dit.

À ses yeux, les objectifs poursuivis par le programme sont flous au point que les enseignants ne savent pas trop comment se comporter en classe.

Les exemples troublants qui sont rapportés à intervalle illustrent, selon le leader de l'ADQ, la nécessité d'un temps d'arrêt.

« Quelqu'un me disait que sa fille s'était fait dire en classe qu'on ne pouvait plus parler de Noël et qu'il fallait employer l'expression "temps des Fêtes". (...) En secondaire deux, un questionnaire demande à un élève: Es-tu un garçon, une fille ou tu ne le sais pas? On est rendu là. C'est quoi cette affaire-là ? », a lancé M. Deltell.






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Un allié de plus contre le cours ECR !

Sophie Bouchard, journaliste au NIC, commente la nouvelle selon laquelle le parti québécois demande l'abolition du cours Éthique et Culture religieuse.
« Une bombe ! Voici que l'opposition péquiste se place du côté des opposants au cours Éthique et Culture religieuse (ÉCR) ! Position inimaginable il y a quelques jours seulement! Ce changement, nous le devons à Joëlle Quérin, sociologue, qui vient de publier une analyse qui dénonce l'"endoctrinement" des élèves par ce cours qui véhicule le multiculturalisme. Une corde particulièrement sensible pour les péquistes qui se disent défenseurs de la culture québécoise… quoiqu’on en pense ! »
La suite ici.






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Endoctrinement et inquisition ?

« Je suis enseignant au secondaire et je dois transmettre le nouveau programme d'éthique et de culture religieuse (ECR). Déjà, en 2006, j'avais fait partie d'une consultation du MELS lors de laquelle j'avais justement soulevé les problèmes éventuels d'une telle approche pluraliste, syncrétique et relativiste au niveau des religions. Mon avis n'a évidemment pas été retenu... Mais ce qui est pire, c'est que les enseignants d'ECR se voient désormais interdits de toute opinion divergente.

En effet, dans un récent courriel envoyé au conseiller pédagogique d'ECR de ma Commission scolaire, j'avais soumis à sa réflexion un article produit par un anthropologue de Québec, lequel débusquait les fondements philosophiques néfastes de ce cours. Résultat : quelques jours plus tard, j'ai été convoqué dans le bureau de la directrice générale de mon école pour une rencontre disciplinaire.

Estomaqué de constater que le conseiller pédagogique avait transféré mon courriel privé à ma supérieure, j'ai été bouleversé par la menace nettement évoquée de mettre mon emploi en jeu si mes positions se rendaient aux oreilles de la directrice du personnel de la Commission scolaire ! Après cette dénonciation-sommation, injustifiable dans une démocratie comme la nôtre, ma représentante syndicale a tenu à me rassurer sur l'illégalité d'une telle procédure. La directrice, m'a-t-elle assuré, aurait reconnu y être allé un peu fort. Pourtant, la leçon d'une telle réaction de la part du conseiller pédagogique et de la direction demeure éloquente !

Les représentants du MELS, depuis la Ministre jusqu'au plus bas échelon de ses paliers d'autorité, démontrent à l'évidence que ce cours vise l'endoctrinement des futurs citoyens que sont les élèves. N'oublions pas qu'avant l'implantation de ce cours, le gouvernement a modifié l'article 41 de la Charte des droits et liberté, retirant ainsi aux parents la prérogative de l'enseignement des valeurs religieuses. Depuis lors, le gouvernement a donc l'autorité d'imposer aux enfants québécois sa doctrine pluraliste, sans que les parents ne puissent soustraire les héritiers de leur culture familiale au lavage des cerveaux qu'opère le nouveau cours d'ECR. On ne trouve de telles méthodes, dans l'histoire, que dans les régimes totalitaires.

Je croyais qu'avec la disparition des cours d'enseignement religieux, le respect du contenu de foi et la surveillance des dogmes allaient être réservés à la cathéchèse des Églises. J'ai pas mal déchanté ! En « Éthique et culture religieuse » je suis maintenant bien plus surveillé sur mon enseignement, sur mes commentaires et sur mes pensées que lorsque j'enseignais le programme religieux catholique.

Espérons que de plus en plus de voix porteuses d'un discours intelligent et avéré, comme l'a fait la sociologue Joëlle Quérin, finiront par enterrer l'appel forcé au pluralisme religieux lancé du haut de la tour du MELS.


Christian Paulhus»






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Le militantisme « progressiste » ultraminoritaire et neufs ministres

Le gouvernement du Québec veut se lancer dans une nouvelle politique concertée où il serait à nouveau le « leader mondial » dans une des croisades du militantisme ultraminoritaire censément progressiste : la lutte à l'homophobie qui mobiliserait neuf ministères. Comment distraire les gens et ne pas parler de politiques économiques, linguistiques, démocratiques (des référendums d'initiatives populaires par exemple) et migratoires...

Mettant en exergue cette nouvelle campagne des plus urgentes aux frais des contribuables, Carl Bergeron pose une question au PQ :
Question au PQ : l’abolition du cours d’Éthique et culture religieuse est-elle compatible avec la politique contre “l’homophobie” du gouvernement, qui entend reconnaître les “droits” des “personnes transsexuelles” ? Le cours ECR ne guidait-il pas les élèves sur le chemin de la reconnaissance de l’autre et de toutes les minorités, à travers la pratique du “dialogue” ? Le cours ECR, c’est le multiculturalisme, bien sûr, mais c’est aussi l’idéologie anti-discrimination et tout ce qui s’ensuit : féminisme, homo/transsexualisme, égalitarisme différencié, etc.


L. Lévesque. QUÉBEC DÉVOILE SA POLITIQUE CONTRE L’HOMOPHOBIE, La Presse, 11/12/2009.

Le gouvernement du Québec a dévoilé vendredi sa politique de lutte contre l’homophobie, une politique qui le place comme leader mondial dans ce domaine, selon la ministre de la Justice, Kathleen Weil.

La politique n’est pas un plan d’action et ne contient donc encore aucune mesure concrète. Elle énonce de grandes orientations.

On y indique, par exemple, qu’il faut davantage d’information et de sensibilisation sur la réalité des minorités sexuelles. «Il arrive encore d’entendre dire que l’homosexualité est une maladie, qu’il s’agit d’un mal moral, d’un comportement déviant, ou encore qu’on choisit son orientation sexuelle», relate-t-on dans la politique, qui compte une trentaine de pages.

La politique évoque aussi la nécessité de faire davantage de recherches, notamment sur les femmes de minorités sexuelles et les personnes transsexuelles.

La politique propose également d’épauler les personnes des minorités sexuelles dans l’exercice de leurs droits et de soutenir l’action communautaire auprès de ces personnes.

Elle suggère aussi de prendre en compte les spécificités des minorités sexuelles dans l’offre de services.

«On a fait des recherches au ministère et je pense qu’on peut confirmer aujourd’hui qu’on est un leader mondial avec cette politique. On n’a rien trouvé ailleurs. C’est sûr qu’en Amérique du Nord, on est leader. On espère inspirer le monde entier», s’est exclamée la ministre Weil, au cours d’une rencontre avec la presse pour présenter sa politique à Montréal.

Un comité interministériel sera formé d’ici la fin du mois de janvier, constitué de représentants de neuf ministères, notamment de l’Education, de la Santé et des Services sociaux.

C’est ce comité qui sera chargé d’élaborer un plan d’action comptant des mesures concrètes: campagne d’information dans les médias, services particuliers et autres. Et c’est alors qu’il sera question d’argent à investir.

«Les ministères devront dégager des sommes, dépendant des actions et des gestes qui vont être choisis pour réaliser cette politique», a indiqué la ministre Weil.

Bien qu’embryonnaire, cette annonce a été bien reçue par la communauté.

«Il s’agit d’un grand jour pour nos communautés lesbienne, gaie, bisexuelle, transsexuelle et transgenre», a lancé le président de Gai-Écoute, Laurent McCutcheon, présent aux côtés de la ministre.

«Avec sa politique québécoise de lutte contre l’homophobie, le Québec innove de nouveau. Et je pense qu’on doit être très à l’aise et surtout très fiers: nous sommes, à ma connaissance, à l’avant-garde sur le plan mondial au niveau de la reconnaissance des droits et de la reconnaissance sociale pour les personnes homosexuelles et les autres minorités sexuelles. L’égalité juridique est faite, nous sommes désormais en marche vers une véritable égalité sociale. Cette politique est notre levier pour y arriver», s’est réjoui M. McCutcheon.







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