lundi 7 septembre 2026

Victoire historique de l'« extrême droite » en Allemagne , le retour du nazisme, après le retour du fascisme avec Melloni ?

 

Radio-Canada (1,4 milliard de $ en subventions par an) veut nous faire « comprendre » en invoquant le nazisme... et l'image de « loups aux dents très, très longues ». L'impartialité en action.

 C’est par un mes­sage posté sur le réseau social X qu’Éric Zem­mour, pré­sident de Recon­quête, a salué la « vic­toire» du parti natio­na­liste alle­mand, anti-im­mi­gra­tion, pro-Donald Trump et rus­so­phile. « L’AfD vient de réa­li­ser 45 % des voix en Saxe-Anhalt. Son record his­to­rique. On accu­sera les élec­teurs», clame-t-il avant d’enchaî­ner : « Les vrais res­pon­sables sont ceux qui, un demi-siècle durant, ont traité comme un délit ce que les peuples éprou­vaient comme une évi­dence : le désir de demeu­rer soi-même. Le cor­don sani­taire n’a jamais pro­tégé per­sonne. Il n’a fait que retar­der l’heure de vérité. »

« En Alle­magne, la vic­toire de l’AfD est le résul­tat de la poli­tique néo­li­bé­rale des gou­ver­ne­ments alle­mands de grande coa­li­tion droite-ps » Jean-luc Mélen­chon can­di­dat LFI à l’élec­tion pré­si­den­tielle
Pour Sarah Knafo, dépu­tée euro­péenne de Recon­quête , l'AfD est « qua­li­fiée à tort de néo­na­zie ».

Même dis­cours du côté de Sarah Knafo, dépu­tée euro­péenne de Recon­quête, invi­tée de TF1 lundi matin. «Je vais vous dire la même chose que ce que j’ai dit lors de la vic­toire de Donald Trump, lors de la vic­toire de Gior­gia Meloni (…) je sais recon­naître une vague occi­den­tale quand j’en vois une », affirme-t-elle. Et l’ancienne can­di­date à la mai­rie de Paris, com­pagne d’Éric Zem­mour dans la vie, d’ajou­ter : « Vous dites le parti d’extrême droite. Je vous rap­pelle quand même que (…) la moi­tié des élec­teurs (alle­mand, NDLR) de centre droit ont voté pour l’AfD ». Pour Sarah Knafo, l’AfD est « qua­li­fiée à tort de néo­na­zie ».

La réac­tion des deux figures de Recon­quête n’est pas très sur­pre­nante. Le parti natio­na­liste français et l’AfD sont alliés au Par­le­ment euro­péen depuis juillet 2024, et siègent dans le même groupe : l’Europe des nations sou­ve­raines (ENS). Si Sarah Knafo est vice-pré­si­dente du groupe, elle est bien la seule élue française de cette for­ma­tion. 

La com­pa­rai­son avec la réac­tion des res­pon­sables du Ras­sem­ble­ment natio­nal (RN), favori des son­dages en vue de la pro­chaine élec­tion pré­si­den­tielle, est fla­grante. Ces der­niers ont accueilli les résul­tats du scru­tin alle­mand par un grand silence. Le jour même du vote, Jean-Philippe Tan­guy, bras droit de Marine Le Pen, avait donné le ton. « On ne se pro­nonce pas sur les élec­tions étran­gères de par­tis avec les­quels nous n’avons pas d’alliance », a-t-il lâché, invité de France 2 et de France Inter. Le député RN avait tout de même ajouté : « Je ne pense pas que l’Alle­magne laisse un parti dan­ge­reux pros­pé­rer (…) On dia­bo­lise à l’excès l’AfD. Sinon, (ce parti) serait inter­dit. »

Jor­dan Bar­della, pré­sident du parti à la flamme, avait été inter­rogé samedi lors du forum de Cer­nob­bio en Ita­lie, sur la pos­si­bi­lité que le RN renoue avec l’AfD. Le jeune loup natio­na­liste a sim­ple­ment répondu que ce n’était « pas prévu ». « Un cer­tain nombre de désac­cords nous ont ame­nés à prendre nos dis­tances avec l’AfD», a rap­pelé celui qui est aussi pré­sident du groupe Patriotes pour l’Europe (PE), avant d’ajou­ter : « Je note néan­moins que la pres­sion élec­to­rale exer­cée par l’AfD en Alle­magne a contri­bué à faire bou­ger les lignes au sein du gou­ver­ne­ment de Frie­drich Merz, puisque l’Alle­magne a réta­bli il y a quelques mois des contrôles à ses fron­tières. »


Source : Le Figaro

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