mercredi 26 août 2020

Corée — Le taux de natalité à son plus faible niveau historique

Un nouveau plus bas historique du nombre des naissances. C’est ce que montrent les données 2019 sur le sujet, publiées aujourd’hui par l’Institut national des statistiques (Kostat). 
 
Dans le détail, l’an dernier, seulement 302 700 bébés sont nés en Corée du Sud, soit une baisse de 7,4 % en glissement annuel, et de plus de 30 % par rapport à 2009. Naturellement, le taux de fécondité est lui aussi tombé, à 0,92 enfant par femme en âge de procréer, contre 0,98 en 2018. Même chose pour le taux brut de natalité par 1 000 habitants : 6,4 en 2018 à 5,9 enfants l’an dernier.  À ce rythme, à long terme, chaque génération se contracte de moitié : 4 grands-parents, 2 parents, un enfant.
 
Ces chiffres semblent indiquer que l’idée selon laquelle la natalité se stabilise naturellement à 2,1 enfants par femme (le taux de remplacement) après une période de transition démographique n’est en rien assurée : la natalité peut imploser, la population se contracter sur une longue période.
 
La population de la Corée du Sud a augmenté rapidement depuis la création de la République en 1948, mais depuis 1966, elle a commencé à diminuer en raison du programme de contraception.

L’urbanisation, l’encouragement à suivre de longues études et une plus grande participation des femmes à la population active ont commencé à affecter la fécondité du pays. Comme dans de nombreuses cultures asiatiques, dans la culture sud-coréenne privilégie les descendants mâles pour assurer la continuité de la famille, car les enfants mâles fournissent un soutien financier et prennent soin de leurs parents dans la vieillesse. Les gens préféraient donc un fils qui restera avec eux. Si le premier-né n’était pas un garçon, ils avaient autant d’enfants nécessaires pour finalement avoir un fils. En 1973, une loi sur l’avortement sélectif, limitée dans son principe à des cas particuliers, a été adoptée, mais elle a été détournée pour éliminer par avortement les fœtus de sexe féminin. Puis le gouvernement est intervenu en décourageant les couples mariés d’avoir plus d’un enfant avec le slogan « avoir un seul enfant et bien l’élever bien ».

En 2018, la population totale en Corée du Sud était de plus de 51 millions, y compris environ 1 million d’étrangers. Chaque prévision démographique prévoit un déclin spectaculaire de la population. En 2050, la population sud-coréenne sera probablement d’environ 40 à 45 millions et en 2100, si la tendance se maintient, d’environ 20 millions.

Récemment, le gouvernement a inversé la tendance et a encouragé la fécondité par des paiements en espèces, un réseau de garderies (crèches) et d’autres politiques pronatalistes. Malgré ces mesures, les chiffres de la fécondité continuent de baisser.

Mais l’argent et l’accès à la garde d’enfants ne sont pas les seuls obstacles à l’augmentation des naissances, déclare Sung-Hee Lee de l’Université de Derby. Elle souligne que l’accent mis par le gouvernement sur l’ouverture de plus de garderies reflète également quelque chose d’autre dans la société sud-coréenne : la primauté du travail sur la famille. » Pourquoi devrions-nous avoir besoin de 12 heures de garde d’enfants gratuits ? » elle demande. » C’est fou. Les parents devraient avoir le temps de s’occuper de leurs enfants. »

Dans la culture de travail épuisante de la Corée, le temps passé au bureau éclipse souvent le temps passé à la maison, et le fardeau d’élever des enfants peut empêcher les femmes de gravir les échelons de l’entreprise — leur donnant le sentiment qu’elles ne peuvent pas se permettre d’avoir une famille.


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Québec — Le confinement a profité aux nombreux élèves tricheurs

Sophie se sent coupable quand elle songe à sa session de l’hiver dernier au collégial [fin du lycée en France]. Cette étudiante en sciences de la nature admet sans détour qu’elle et ses amis ont triché abondamment. Rien de plus facile avec l’enseignement à distance. Elle n’avait pourtant jamais plagié avant la crise due à la pandémie.

« Je ne connais personne qui n’a pas triché la session passée. Je ne suis pas fière de dire ça, mais tout le monde le faisait », dit cette étudiante à un cégep de la Montérégie. Elle a accepté de raconter les méthodes de tricherie de son groupe d’amis sous promesse d’anonymat.

Pour l’examen final de mathématiques, en direct sur Zoom, un étudiant qui n’était même pas dans la classe de Sophie et de ses camarades s’est branché sur la plateforme du cégep, appelée Léa. Il envoyait les réponses par l’application Messenger à Sophie et à un de leurs amis.

« La moitié gauche de mon écran d’ordinateur était sur Zoom. Dans la moitié droite, je recevais les réponses sur Messenger. Le prof me voyait à l’écran, je faisais semblant de travailler, mais il ne voyait pas ce qui apparaît dans mon écran », explique-t-elle.

Une autre fois, un étudiant se faisait souffler les réponses en direct, dans ses écouteurs, par sa tutrice privée qui était branchée à l’examen avec le code d’un élève.

Les travaux de philosophie à faire à la maison ont aussi donné lieu à un partage des tâches. Par exemple, un étudiant composait l’introduction, l’autre, la conclusion. Des amis des cycles supérieurs ont donné un coup de main.

« Une réalité endémique »

La tricherie semble avoir progressé dans tous les cégeps durant cette session d’hiver bouleversée par le confinement, selon des témoignages recueillis par Le Devoir. Un peu moins de la moitié (44 %) des enseignants du collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, dans les Laurentides, ont ainsi repéré de la tricherie dans leurs cours à distance, révèle un sondage mené au mois de juin par le syndicat local des profs ; 117 des quelque 500 enseignants de l’établissement ont répondu au questionnaire en ligne.

Il faut ajouter à cela 32 % de répondants qui sont convaincus d’avoir été témoins de plagiat sans pouvoir le prouver (notamment à cause de la lourdeur du processus). Neuf enseignants sur dix ayant détecté de la tricherie ne l’ont pas signalé à la direction de leur département, mais ont géré cela avec l’élève — notamment en faisant échouer les tricheurs.

« Il est fort probable que le contexte de l’enseignement en non-présentiel a joué un rôle, autant en facilitant les stratagèmes de partage des réponses qu’en rendant plus ardue la surveillance des étudiants », indique une analyse du sondage parue dans le bulletin du Syndicat des enseignantes et des enseignants du collège Lionel-Groulx.

Pour le syndicat, le plagiat « n’est pas un problème mineur et exceptionnel, mais bien une réalité endémique difficile à contourner ».

La communication entre étudiants est la tactique la plus fréquente. Les « vieux classiques », comme la mauvaise utilisation des notes de référence, la paraphrase excessive ou la copie pure et simple, sont encore bien vivants, note le syndicat. Environ le quart des cas de tricherie concernait la rédaction d’un travail par un tiers, que ce soit par l’achat d’un texte ou par l’aide par un proche.

Judith Trudeau, vice-présidente du Syndicat des enseignantes et des enseignants du collège Lionel-Groulx, est sortie enchantée d’une rencontre avec la direction portant sur la tricherie, mardi après-midi. « On sent que l’institution a pris ça au sérieux. Il y a une volonté de dire aux étudiants que ça ne passe pas. C’est très encourageant », dit-elle.

Les évaluations de fin de session seront faites le plus possible en présentiel, si le contexte sanitaire le permet. La politique du collège sur la tricherie sera aussi largement diffusée.

Olivier Lemieux, professeur substitut en administration scolaire à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), estime que la tenue d’examens en présentiel représente un bon premier pas pour faire respecter l’intégrité académique. Mais en présence ou à distance, les étudiants « sont très imaginatifs et vont trouver une façon de tricher s’ils le veulent », souligne-t-il.

Les collèges doivent tout mettre en œuvre pour décourager la tricherie, sinon la valeur des diplômes risque de baisser, rappelle le professeur. Autre dommage collatéral du plagiat, les cégépiens qui se conforment aux règles sont pénalisés et voient leur cote R  baisser. [La cote de rendement au collégial, aussi appelée cote R, est une méthode statistique utilisée au Québec visant à mesurer la performance des étudiants de niveau collégial en vue de leur admission dans un programme contingenté à l’université.]

Des solutions

Les enseignants sont bien conscients de l’ampleur du phénomène, surtout dans le contexte de la pandémie. Plusieurs produisent jusqu’à quatre versions d’un même examen pour contrer la tricherie. Cela multiplie par quatre la somme de travail pour corriger les copies.

L’enseignement à distance crée un fardeau supplémentaire pour les profs : les examens mis en ligne sont « brûlés », car accessibles à tous les futurs étudiants. Il faut ainsi produire de nouveaux examens chaque session, ce qui n’est pas le cas en temps normal, avec l’enseignement en présentiel.

« Tous les cégeps sont confrontés au problème du plagiat. Le contexte de la COVID a sans doute amplifié le phénomène. Plusieurs étudiants se trouvaient dans une situation difficile pour toutes sortes de raisons, et les enseignants ont pu être plus indulgents », estime Yvan Urunuela, professeur d’économie au Collège Ahuntsic.

Devant l’ampleur du plagiat, lui et ses collègues en sciences humaines ont mis au point une certification en ligne pour sensibiliser les étudiants à la tricherie. Plus de 800 élèves ont suivi cette formation, offerte par les enseignants sur une base volontaire lors des trois dernières sessions. Le Département de sciences humaines du cégep de Saint-Hyacinthe s’apprête à adhérer à ce programme.

Source

Voir aussi 

France — À l’université, des résultats étonnamment bons : bienveillance et triche à distance

Roumanie — La « génération Google » recalée au bac après une surveillance renforcée

L’Ouzbékistan suspend internet et les textos pour éviter la triche aux examens 

Les futurs enseignants utilisent Facebook pour se passer les questions aux tests de français

lundi 24 août 2020

Leslyn Lewis plus de voix mais moins de points que MacKay et O'Toole au 2e tour, 12 % refusent de choisir entre Mackay et O'Toole

Voici les résultats (en anglais, nous sommes au Canada...) de l’élection à la chefferie du Parti conservateur du Canada (PCC).

 
Quelques impressions :
  • La conservatrice sociale Leslyn Lewis aurait bénéficié d’un seul entretien (moins de 2 minutes) à l’antenne de la CBC/Radio-Canada pendant cette campagne.
  • Cette femme noire termine très fort, plus particulièrement dans l’Ouest (voilà qui met à mal quelques préjugés des gens qui pensent pour nous dans les médias avec nos impôts). 
  • Les deux candidats conservateurs sociaux ont récolté 40 % des voix du premier tour (43 017 + 27 278 = 70 295 voix sur un total 174 404 voix exprimées).
  • Leslyn Lewis a eu plus de voix (60 316, soit 35&nbsp ; %) que Peter MacKay (54 165) et Erin O’Toole (56 907), le transfert des voix de Sloan, autre conservateur social, vers Lewis étant très fort (plus de 63 %). Malheureusement pour elle, le système de points (par circonscription) a plus profité aux deux candidats de l’aile progressiste du PCC.
  • Seuls 4,8 % des partisans de Derek Sloan ont voté pour Peter MacKay au second tour, 20,7 % de ceux-ci ont voté pour Erin O’Toole et 11 % se sont abstenus.
  • Quelque 21 201 électeurs (soit 12 %) n’ont pu se résoudre à choisir entre les deux candidats progressistes à la chefferie. Il semble donc que le mot d’ordre donné par les instances de mouvement comme la Québec Campagne Vie ou Richard Décarie ait été en grande partie suivi. Rappelons que Richard Décarie a éliminé d’autorité, sans explication, de la liste des candidats par la machine du parti bien qu’il ait amassé l’argent et les signatures nécessaires...

 

Quant à la couverture de la SRC de la course à la chefferie...

Rappelons d’abord que le réseau gouvernemental est obligé (par sa constitution) de couvrir ce scrutin, mais qu’elle n’a quasiment pas couvert la campagne conservatrice (la CBC et la SRC ensemble auraient fait un entretien de moins de 2 minutes avec Leslyn Lewis, rien avec Derek Sloan). Au début de la campagne, ces réseaux gouvernementaux ont surtout parlé de leurs deux favoris : le progressiste MacKay et le centriste O’Toole, ensuite ils ont nettement plus parlé des démocrates aux États-Unis. (Voir Diffuseur public : prêche, amalgame et fascination pour la politique américaine aux frais du contribuable.)

La SRC a donc réuni un panel représentatif à sa façon. Tous pensent grosso modo la même chose, même l’ancien sénateur du parti conservateur Michael Fortier sélectionné à cet effet. Tous sont opposés aux candidats de droite Leslyn Lewis et Derek Sloan, les appelant « rétrogrades » et « marginaux », alors qu’ils réunissent plus de 40 % des voix ! Les panellistes et le journaliste ne cachent nullement leur préférence pour les deux candidats de l’aile progressiste du parti.

Patrice Roy trouve des vertus « modernes » (c’est son mot fétiche, il le répétera plusieurs fois) pour décrire Leslyn Lewis : elle est noire, femme et née à l’étranger. Il adopte le prisme communautariste des démocrates américains et du Parti libéral du Canada, sans s’en rendre compte sans doute. Malheureusement, Leslyn Lewis aurait pour le journaliste de mauvais penchants « traditionnels », profamille, antiavortement qui ternissent son image « moderne » de femme de couleur.

Devant, les bons résultats de ces candidats conservateurs au premier tour et devant la possibilité que Leslyn Lewis élimine un des candidats progressiste et centriste avec un bon report des voix des électeurs de Sloan, Patrice Roy reste bouche bée. Michael Fortier disparaît de l’écran. Les autres panellistes encaissent le coup, l’air grave.

Patrice Roy ne comprend pas comment ces deux « rétrogrades » ont pu amasser 2,5 millions de dollars en contribution, alors que ces candidats n’ont aucune exposition médiatique (la SRC/CBC a tout fait dans ce sens !), toute cette organisation conservatrice aurait lieu de manière souterraine, sous le radar de Radio-Canada. On sent un frisson (complotiste ?) passer à l’antenne devant la menace occulte de ces rétrogrades qui osent encore troubler cette course (40 % du vote des membres), mais que l’ancien sénateur Michael Fortier voudrait tant voir chassés du Parti progressiste du Canada, pardon le Parti conservateur du Canada.

Intéressant aussi la manière dont Patrice Roy parle de Derek Sloan qui aurait fait des déclarations « à l’emporte-pièce » sans préciser lesquelles. Ce n’est pas impossible — les politiciens en sont coutumiers — mais en l’absence d’exemples, gageons que souvent il ne s’agissait que de prises de position qui heurtaient les préjugés très conformistes, très politiquement corrects du journaliste-vedette.

Plus grave, un des panellistes, le plus jeune, a accusé Derek Sloan d’avoir dit que la doctoresse Theresa Tam était à la solde la Chine parce qu’elle avait des traits asiatiques. C’est mensonger. Derek Sloan a précisé clairement que la Dre Tam « veut ce qu’elle pense être le mieux pour le Canada. Cependant, elle se fie aux données erronées de l’OMS et de la [République populaire de Chine] pour prendre ses décisions. Cela a littéralement coûté des vies. » Si le panel avait été plus diversifié sur le fond, s’il y avait eu un vrai conservateur en son sein, ce genre de propos injurieux aurait pu être corrigé ou au moins nuancé. Mais voilà, la pensée de groupe, un panurgisme douillet régnait à l’antenne du diffuseur public, comme si souvent. Tout le monde dodelinait gravement de la tête.

Radio-Canada : plus de 1,2 milliard de dollars de subventions par an pour ne pas être informés correctement.

 Panel libéralo-progressiste de la SRC ne réussit pas à cacher son impartialité

dimanche 23 août 2020

Diffuseur public : prêche, amalgame et fascination pour la politique américaine aux frais du contribuable

La mode des médias fortement subventionnés, adeptes du correctivisme politique, est de décrypter correctement l’actualité pour que leurs ouailles ne s’égarent pas dans « les bas-fonds » des réseaux sociaux peu politiquement corrects. 
 
Ces médias veulent orienter et influencer leurs lecteurs qui ont gratuitement accès à leur information puisqu’elle est payée par les contribuables. Cette volonté d’influer sur le débat politique, toujours dans le même sens, les éloigne de la raison d’être de leur financement public. Car enfin, pourquoi subventionne-t-on officiellement ces médias ? Pour permettre de rapporter de manière neutre des événements régionaux qui ne le seraient pas sans cette subvention ou offrir une diversité de points de vue. Or, lire La Presse subventionnée ou le site de Radio-Canada (qui fait concurrence aux journaux indépendants) c’est du pareil au même, nulle diversité. On peut aussi lire, grosso modo, la même chose moyennant quelques piécettes dans Le Devoir ou le Soleil. Voir à ce sujet « Je lis quatre journaux [québécois] chaque matin, la pluralité d'opinion elle existe » ...

Voilà donc que le diffuseur public a décidé de nous parler de Trump (en mal bien sûr) et d’un mouvement américain dont nous ignorions tout avant que les journalistes radio-canadiens sous perfusion constante des médias progressistes américains aient la bonté de nous en parler. 

Notons, d’une part, la fascination du diffuseur public canadien pour tout ce qui est politique américaine et, d’autre part, pour tout ce qui peut ridiculiser ou embarrasser Trump.

L’abbé Jeff Yates s’est donc fendu d’un long article sur la « conspiration QAnon » dont nous ignorions tout.

Yates amalgame « subtilement » les complotistes QAnon au président Trump en affirmant que Trump soutenait les partisans QAnon, sous-entendu à peine masqué (mais ô combien important, car il faut toujours taper sur Trump) : Trump soutient des thèses complotistes loufoques. Voilà le lecteur du diffuseur public prévenu. C'est dit dès le début de ce long article, le lecteur pressé peut donc passer à un autre article, le principal est dit.
Or qu’en est-il ? 
 
Voici ci-dessous l'extrait de la conférence de presse en question où deux questions sont posées à ce sujet. Les questions paraissent conçues pour embarrasser Trump : ces complotistes vous soutiennent qu’en dites-vous ? Trump répond ne rien connaître de ce mouvement, mais qu’il est content si des gens apprécient son travail, puis il s’appuie sur la première question pour en réalité passer à autre chose et critiquer la gestion des villes démocrates (Portland, Chicago et New York) qui connaissent du grabuge depuis des semaines. Quand la seconde journaliste lui demande si Trump est vraiment, comme le dit QAnon, en lutte contre des réseaux pédophiles et cannibales, Trump réitère son ignorance, mais demande pince-sans-rire si ce serait mal s’il luttait contre de tels réseaux ? Après tout, je suis prêt à sauver le monde du mal. Puis deuxième épaulé-jeté : en fait, nous sommes déjà en train de lutter contre la gauche radicale qui pourrait détruire les États-Unis et ensuite le monde. Et hop, on passe à autre chose : critiquer la gauche radicale et les démocrates.



À nos yeux, l’amalgame de Yates est éhonté. Trump est prudent : il ne connaît rien de ce mouvement et ne le critique donc pas, il utilise les questions tendancieuses des journalistes pour en fait parler de sa politique : lutter contre l’anarchie dans les villes démocrates et lutter contre la gauche radicale qui menace les États-Unis et, au-delà, le monde.

Notons que Yates ne permet courageusement pas que les contribuables expriment leur opinion sous son long pensum payé par leurs impôts. Pas de commentaire, petit peuple !

Quant au tropisme américain de Radio-Canada (dont la raison d’être est pourtant de valoriser les nouvelles et la culture au nord du 49e parallèle) et surtout sa fascination pour la gauche américaine, nous avons trouvé l’intervention (ci-dessous) d’Andrew Scheer très intéressante.

C’est ainsi que Radio-Canada n’a quasiment pas couvert la course à la chefferie du parti conservateur alors que les candidats se sont déplacés à travers le pays et bien sûr au Québec. Mais, en en parlant, la SRC pouvait faire de la publicité au mauvais parti et donner de mauvaises idées aux gens si mal renseignés... Le diffuseur public a donc minimisé, voire occulté, cette campagne. Par contre, la Voix d’Ottawa nous a fait tout savoir des dernières pensées parfois confuses de Biden pourtant terré le plus souvent chez lui.

Quant à Mme Leslyn Lewis dont il est question dans la vidéo, s’il est vrai qu’elle est noire et que cela pourrait donc lui ouvrir l’antenne de la SRC, elle est Conservatrice. C’est déjà une raison suffisante, semble-t-il, pour que le diffuseur public n’en parle pas trop et n’en fasse pas la publicité (contrairement à Kamala Harris pour qui les gros médias traditionnels ont les yeux de Chimène). Mais, en outre, horresco referens, Leslyn Lewis est une conservatrice sociale contrairement à un candidat libéro-compatible comme Peter Mackay qui a tout d’un libéral bon teint exempt des scandales associés au PLC canal historique. En effet, Leslyn Lewis est pro-famille, pour restreindre l’avortement ou son financement, empêcher l’élargissement de l’euthanasie, défendre la liberté de conscience, etc.  Lire son programme.


Voir aussi

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Covid-19 — La Suède est-elle un contre-exemple ?
 
Rétractation de l'étude du Lancet, était Les médias ont-ils trop vite sauté sur une étude du Lancet ?
 
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Étude (Journal of Personality and Social Psychology) — Plus on est « progressiste », plus idéaliserait-on ou nierait-on la réalité ?
 
Médias — Membre de l'équipe chasseur d'intox du Monde condamné pour intox
 
Le Monde et France Culture inventent une citation de Maurice Barrès à des fins idéologiques

Médias — La bien-pensance et les bobards d'un gros médias

« 340 millions menacés par la hausse du niveau de la mer en 2050 », quand les gros médias prennent l'eau

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« Femmes célibataires sans enfant sont plus heureuses » ? Les données montrent plutôt l'inverse...
 
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Médias : la nouvelle Inquisition ?

Cours de rhétorique et de décryptage des médias à l’école

Les Marchands de nouvelles

Système éducatif au Japon – Définition et Explications

L’histoire

Le système éducatif au Japon est caractérisé par une sélection importante des élèves avec des concours et la cohabitation de systèmes publics et privés. Il est géré par le Ministère japonais de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, tout en ayant une organisation très décentralisée puisque les collectivités locales assurent la gestion matérielle, humaine (effectifs, inscriptions, services aux élèves et aux professeurs) et pédagogique (inspection, application des programmes) des établissements, les préfectures s’occupant plus particulièrement des lycées publics, des écoles spécialisées et des établissements privés, et les communes de l’enseignement primaire (maternelles et élémentaires) et secondaire de premier cycle (les collèges) public.

Le système éducatif au Japon contemporain fut créé ex nihilo dès le début de l’ère Meiji en s’inspirant du modèle anglo-saxon. Dès cette époque, il est déconnecté des instances aristocratiques et religieuses pour être considéré comme un instrument au service de l’État ; le nouveau régime a en effet besoin à la fois de main-d’œuvre qualifiée, d’un vaste corps de techniciens et d’une élite dirigeante issue des universités impériales. « En moins de deux générations, l’ancienne stratification sociale fondée sur l’hérédité des statuts individuels fit place à une stratification largement commandée par le niveau d’éducation. Mais entre éducation et endoctrinement, la frontière est souvent ténue, nous pouvons le constater également pour ce qui est de l’histoire du système éducatif français (patriotisme, révisionnisme). Au lieu d’apprendre à penser, l’école indiquait aux jeunes ce qu’il fallait penser. Elle formait des sujets dociles acquis à l’orthodoxie officielle. L’effort machinal de mémorisation nécessaire pour maîtriser le système d’écriture contribuait en outre à développer la passivité d’esprit. Le Japon a le triste privilège d’avoir été le premier pays au monde à utiliser les techniques totalitaires de conditionnement mental et à transformer l’école en instrument du Pouvoir.

— Edwin O. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais, tome 1,
Éditions du Seuil, Collection Points Histoire, 1973, 251 p. 

De 2003 à 2007, selon l’OCDE, le Japon a été chaque année l’un des deux pays parmi ses membres qui ont le moins investi dans l’éducation par rapport à son PIB.

Études supérieures

Il y a deux types d’écoles d’enseignement supérieur : les écoles spécialisées (専門学校, senmongakkō) et les universités (大学, daigaku). Tandis que les écoles spécialisées fournissent une formation efficace en deux ans, les universités ont une vocation plus généraliste, et le premier diplôme ne s’obtient qu’au bout de quatre ans. La grande majorité des étudiants choisissent l’université. Pour presque tous les étudiants, il est nécessaire de passer un an, voire deux, en classe préparatoire privée avant de réussir le concours d’entrée en université. Cependant, ce n’est pas obligatoire, et certains étudiants parviennent à entrer en université dès la sortie du lycée.

Il est souvent dit des universités japonaises qu’il est difficile d’y entrer, mais facile d’en sortir diplômé. Après avoir réussi le concours, le rythme est nettement moins soutenu qu’au lycée ou qu’en classe préparatoire. La recherche d’emploi en fin d’études se fait traditionnellement de façon groupée.

Il existe trois niveaux à l’université :

  • la licence (学士, gakushi, au Québec, baccalauréat, en quatre ans) ;
  • la maîtrise (修士, shūshi, en deux ans) ; 
  • le doctorat (博士, hakase/hakushi, en trois ans). 

 Il existe trois types d’universités : 

  • les universités nationales (国立, kokuritsu), 
  • les universités privées (私立, shiritsu) et 
  • les universités publiques (公立, kōritsu).

Les universités nationales

Ce sont généralement les universités les plus prestigieuses. À un haut niveau, l’accent y est mis sur les connaissances fondamentales. Les plus célèbres sont :

  • l’Université de Tōkyō (東京大学, Tōkyō Daigaku) ou sa contraction Tōdai (東大) ; 
  • l’Université de Kyōto (京都大学, Kyōto Daigaku) ou sa contraction Kyōdai (京大). 
Université Keiō    

Les universités privées

Ce sont les plus nombreuses, et il en existe de tous les niveaux. Cependant, les plus prestigieuses rivalisent avec les plus grandes universités nationales. La majorité des politiciens japonais sont issus des plus grandes universités privées, au rang desquelles :

  • l’Université Keiō (慶應義塾大学, Keiō Gijuku Daigaku) dans le sud de Tōkyō. Jun’ichirō Koizumi est diplômé de cette université ;
  •  l’Université Waseda (早稲田大学, Waseda Daigaku), au centre de Tōkyō. L’ancien Premier ministre, Yasuo Fukuda, ou encore Yoshirō Mori sont diplômés de Waseda.

Les universités publiques

Bien que les universités nationales soient publiques, lorsqu’on parle d’universités publiques elles sont généralement exclues. Elles ont une réputation supérieure à la moyenne des universités privées. Il s’agit d’universités gérées par une instance locale. Deux d’entre elles sont : 

  • l’université métropolitaine de Tōkyō (東京都立大学, Tōkyō Toritsu Daigaku) ou simplement Toritsu, célèbre en particulier pour sa faculté d’architecture ; 
  • l’université de la ville de Yokohama (横浜市立大学, Yokohama Shiritsu Daigaku), référence nationale en matière de médecine. »
Source

samedi 22 août 2020

Mystification par des chiffres dûment sélectionnés (m-à-j vidéos)

Tiré de l’éditorial du Soir de Bruxelles du 16 août qui nous rappelle une leçon de base quand on cite des chiffres et qu’on les sélectionne à dessein.

Un chiffre seul, sans contexte et avec un brin de mauvaise foi, on peut facilement lui faire raconter tout et son contraire.

Vous voulez convaincre que la situation actuelle est dramatique ? Piochez parmi les éléments suivants :

– Le nombre de lits occupés aux soins intensifs a quadruplé en un mois.

– Le nombre de décès a progressé de 104 % en une semaine.

– Il y a quasi autant de cas à Bruxelles que lors de la première vague.

Vous voulez démontrer l’exact opposé ?

Tout aussi simple :

– Il y a 15 fois moins de malades aux soins intensifs qu’au mois d’avril.

– Le coronavirus ne représente aujourd’hui que 2 % des décès quotidiens.

– Il n’y a chaque jour que 5 nouveaux cas par 100 000 habitants.

Toutes les affirmations qui précèdent sont vraies, mais orientées.

Et elles ne donnent qu’une vision tronquée de la situation.

Maintenant, demandez-vous quels chiffres vous entendez dans les médias chaque jour...

Voir aussi

Le Pr Toussaint explique les statistiques récentes. Professeur de physiologie à l’Hôtel Dieu (Université de Paris), directeur de l’IRMES (Institut de recherche médicale et d’épidémiologie du sport), ce médecin réputé et bon connaisseur du terrain a fondé en 2015 le Groupe Adaptation et Prospective au sein du Haut Conseil de la santé publique.


 
Pr Raoult, “plus on s’affole, moins on soigne bien” 
 
 
 Entretien intégral Raoult (19 août) + analyse par journalistes et experts
 
 
Dr. Blachier : « Le port du masque à l’extérieur ne repose sur aucun fondement scientifique ! »


Le Professeur Laurent Toubiana, épidémiologiste, chercheur à l’INSERM, accuse les médias de générer un drame psychologique. Pour lui le masque en extérieur est au mieux inutile.  Il n’y a plus d’épidémie pour l’instant en France.




Si vous vous demandez pourquoi seuls des médecins européens osent dire ce qu’ils pensent, voici ce que révélait Éric Duhaime : 

« Bonjour Monsieur Duhaime !
J’ai reçu, ce matin, un 2e appel de mon ordre professionnel (l’autre remonte à 6 semaines) pour me menacer de passer devant un comité disciplinaire si je continue à partager des posts sur les masques. Mon devoir de réserve qu’ils disent. Je ne peux donc plus rien dire, ni poster, ni partager, tout ce qui crée un débat, tout ce qui conteste les décisions du gouvernement.
Nous sommes bâillonnés et menacés. »
 


Québec, pays du consensus mou et des pressions centralisatrices. Sur ce sujet voir : Votes et motions unanimes, une spécialité québécoise ?
 

L'épidémie est-elle terminée ? Apparemment, oui, pour l'instant selon le Dr Taubiana.



« Anatomie d’une crise sanitaire », un livre d’utilité publique ? 

Extrait de la recension par Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS : 
« Le livre de Jean-Dominique Michel est d’utilité publique tant sont nombreuses et cruciales les questions discutées : connaissance statistique de l’épidémie et de la mortalité en général, critique de la stratégie politico-sanitaire du confinement, état actuel de la recherche médicale, corruption par l’industrie pharmaceutique, question du traitement du Covid, questions de santé publique en général.

L’anthropologue de la santé Jean-Dominique Michel fait partie de ces rares intellectuels qui, non seulement ne partagent pas les peurs et les opinions imposées par la communication gouvernementale et les médias dominants, mais de surcroît a le courage de l’exprimer publiquement. Son propos est celui d’un chercheur en sciences sociales spécialiste des questions de santé, à cheval sur la France et la Suisse, doté d’une longue expérience. Il est très argumenté et s’appuie en notes de bas de page sur une importante bibliographie médicale internationale, inconnue de la plupart des commentateurs français. Nonobstant les quelques imperfections de forme (coquilles, références parfois données uniquement sous forme de liens hypertextes) liées à un excès de rapidité dans le processus de publication, et malgré la personnification du propos et les nombreuses digressions inutiles qui en découlent (commentaires des commentaires reçus sur son blogue, évocations de souvenirs personnels, récit anecdotique de sa propre maladie, etc.), son livre (paru mi-juin) se lit facilement et s’avère d’utilité publique tant sont nombreuses et cruciales les questions de fond discutées. Citons notamment la connaissance statistique de l’épidémie et de la mortalité en général, la critique de la stratégie politico-sanitaire du confinement, l’état actuel de la recherche médicale, la corruption par l’industrie pharmaceutique, la question du traitement du Covid, les questions de santé publique en général. On s’efforce ici d’en “extraire la substantifique moelle” selon l’expression populaire, mais on recommande à tous sa lecture.

Exagérations permanentes, panique et mauvaises décisions

Dans une partie des pays, et tout particulièrement en France, la communication gouvernementale est axée sur l’exagération permanente du danger. À plusieurs moments, c’est aussi la stratégie qu’a adoptée l’OMS, avançant des taux de létalité du Coronavirus quinze fois supérieurs à la réalité (p. 9). En fait, 98 % des personnes infectées guérissent spontanément, leur système immunitaire étant suffisamment robuste. Comme l’ont montré des recherches internationales, le taux de létalité de cette maladie se situe probablement autour de 0,2 %, ce qui est comparable à une grippe forte (p. 10). Les principales spécificités du Coronavirus sont apparemment la force de sa contagiosité et la rapidité avec laquelle il génère des complications respiratoires potentiellement mortelles chez les personnes les plus fragiles : les personnes âgées, les personnes obèses et les personnes déjà atteintes par d’autres maladies ayant sérieusement entamé leurs défenses (maladies auto-immunes, maladies respiratoires, maladies cardio-vasculaires, cancers, diabètes de type 2, etc.). Ceci est connu depuis la mi-mars. Et cela ne justifiait pas l’espèce de “psychose” qui s’est emparée de beaucoup de pays.

Pourtant, à ce moment-là, plutôt que d’écouter les épidémiologistes, les infectiologues et les virologues les plus reconnus, les gouvernements comme celui de la France ont préféré imiter la Chine et prendre au sérieux des “modélisateurs fous” (p. 17) comme l’épidémiologiste anglais Neil Ferguson (qui n’a cessé de faire des prédictions totalement erronées dans sa carrière et qui, à propos du Coronavirus, a été désavoué rapidement par beaucoup d’autres chercheurs), ce qui les a conduits à “aggraver un problème sanitaire d’ampleur parfaitement maitrisable” (p. 11). Ils ont en effet décidé de confiner l’ensemble de la population, ce qui n’a jamais fait partie des recommandations de l’OMS. D’autres gouvernements européens, comme ceux de l’Allemagne, de la Suède, des Pays-Bas ou encore du Danemark, ont entendu de véritables experts (comme le virologue allemand Christian Drosten ou le danois Peter Gotzsche) et ont fait du coup des choix bien plus pondérés et judicieux. D’autres pays asiatiques également.

 »

vendredi 21 août 2020

France — Sur 30 ans, le niveau en calcul des élèves de 11 ans est en baisse, selon étude (rediff)

Une mauvaise nouvelle pour l’éducation nationale. Entre 2007 et 2017, le niveau des élèves de CM2 (11 ans) en calcul a baissé, poursuivant une tendance amorcée trente ans plus tôt, révèle une étude de la Depp, l’agence des statistiques du ministère de l’Éducation, ce vendredi.

Lancée en 1987, cette enquête avait déjà montré une forte baisse des performances des élèves entre 1987 et 1999, avant de remonter légèrement entre 1999 et 2007. « Dix ans plus tard, on assiste à une baisse des performances des élèves, moins marquée cependant qu’entre 1987 et 1999 », souligne l’étude. Pour que les résultats soient comparables dans le temps, des échantillons représentatifs ont été tirés au sort et les consignes de passation et de correction des épreuves ont été répercutées à l’identique pour les quatre moments d’évaluation.


Sur trente ans, les résultats indiquent une baisse générale des performances : ainsi, les taux de réussite moyens pour les additions s’élevaient à 90 % en 1987 et à 77 % en 2007. En 2017, ils atteignent 69 %. Pour les soustractions, réussies autour de 83 % en 1987, elles ne le sont qu’à hauteur de 64 % en 2007 et de 55 % en 2017. La baisse est encore plus marquée pour les divisions : 74 % en 1987, 43 % en 2007 et 37 % en 2017.



Concernant les problèmes, les taux de réussite moyens sont de 32 % en 2017. En 1987 et en 2007, ils s’élevaient respectivement à 52 % et 40 %, indique la Depp. À chaque enquête, les garçons présentent de meilleurs résultats que les filles. Mais l’écart se resserre en 2017, poursuit la Depp. Enfin, depuis trente ans, les résultats sont les plus élevés parmi les élèves d’origine sociale favorisée. À l’opposé, les enfants issus des milieux les plus défavorisés présentent les performances les plus faibles. Les résultats sont en baisse dans toutes les catégories sociales.


jeudi 20 août 2020

Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient

Vous êtes horripilé par le mouvement « woke » (« éveillé »), exaspéré par une nouvelle gauche qui ne défend plus que des particularismes de plus en plus excentriques, excédé par de jeunes activistes qui ne sont prêts à aucun compromis et qui se sentent agressés à la moindre contradiction, agacé par la construction sociale du genre ? Le dernier livre de Douglas Murray vous apprendra à connaître l’historique de ces tendances, leurs contradictions et les impasses vers lesquelles ils mènent.

Dorénavant, le « New York Times » écrira « Noir » avec une majuscule, mais continuera à écrire « blanc » avec une minuscule. Cette asymétrie Noir/blanc est un exemple inquiétant de ce que Douglas Murray, l’essayiste, journaliste et penseur conservateur, appelle la surcorrection dans son livre, La Guerre des communautés : Race, identité, genre, les ferments de la violence qui vient, qui sortira en français en octobre. Ces dernières années, on a beaucoup fait dans nos sociétés sur le plan juridique pour corriger les injustices et les inégalités dont auraient souffert différentes minorités — ethniques ou « genrées » — et une majorité, celle des femmes. Maintenant, il s’agit d’aller plus loin : plutôt que de viser la correction des inégalités, il s’agit d’infliger une correction aux majorités et surtout aux hommes. Nous vivons à l’ère de la vengeance. Même typographiquement.

Présentation de l’éditeur

Un succès de librairie international

Dans ce nouveau livre, Douglas Murray examine des questions centrales du XXIe siècle : la sexualité, le sexe, la technologie et la race. Il montre que ces sujets vont être les détonateurs principaux de la violence dans les prochaines années. Il met en lumière, exemples à l’appui, les nouvelles guerres culturelles qui se déroulent dans nos lieux de travail, universités, écoles et foyers au nom de la justice sociale, de la politique identitaire et de « l’intersectionnalité ».

À l’époque postmoderne, les grands récits religieux et politiques se sont effondrés. À leur place ont émergé un désir croisé de redresser les torts perçus et une militarisation de l’identité, toutes deux accélérées par la puissance des médias sociaux.

Des groupes d’intérêts étroits dominent désormais l’agenda alors que la société devient de plus en plus tribale.

Murray cherche à insuffler un certain bon sens dans [le débat] et termine par un appel passionné à la liberté d’expression, aux valeurs communes et à la raison, dans une époque où règne chaque jour un peu plus l’hystérie de masse.

LA GUERRE DES COMMUNAUTÉS
Race, genre, identité, les ferments de la violence qui vient
par Douglas Murray
à paraître le 13 Octobre 2020
aux Éditions du Toucan
dans la collection de l’Artilleur
à Paris,
250 pages
Genre : Essais
ISBN : 9 782 810 009 886

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L'école à la maison gagne encore du terrain

SAGUENAY – Cette année, la rentrée scolaire risque d’être particulière et plusieurs parents ont d’ailleurs décidé de retirer leur enfant des établissements scolaires pour faire l’école à la maison.

« Il y a toujours une augmentation chaque année, mais en ce moment, l’augmentation elle est deux fois, même trois fois plus grosse que les années précédentes, c’est vraiment incroyable », a dit jeudi Laurence Berger, qui est membre de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile.

« Normalement, nous avons 15 familles qui font l’école à la maison. Cette année, nous en avons 20 supplémentaires », a expliqué Cynthia Tanguay, directrice chez Tutorat Saguenay.

Avec la pandémie, plusieurs ont pris goût à ce type d’enseignement.

« Il y a plusieurs familles qui ont aimé leur expérience ! Lorsque les écoles ont fermé, certains parents aimaient suivre leurs enfants dans leurs apprentissages, c’est pourquoi ils vont continuer l’école à la maison », a ajouté Laurence Berger, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Quelques familles ont déjà fait le grand saut, tandis que d’autres s’y préparent en cas de deuxième vague.

« C’est un plan B pour plusieurs : si les écoles ferment à nouveau, ces familles vont se tourner vers l’école à la maison et poursuivre l’éducation de leurs enfants. Ils prennent de l’information pour se préparer », a relaté Mme Tanguay.

Mélanie Girard a commencé à scolariser ses cinq enfants à la maison quelques mois avant le début de la pandémie.

« Mon Dieu que j’ai fait un bon choix : mes enfants ont continué leurs cycles et, pour nous, ça n’a rien changé », a-t-elle témoigné.

Cette mère comprend les familles qui optent pour ce choix.

« Je ne vivrais pas la rentrée scolaire de septembre, le simple fait que les contacts sont restreints... j’aurais peur que mes enfants n’aient pas de plaisir à apprendre. »

L’éducation à la maison demeure marginale dans la région et même un peu tabou. Les familles d’ici qui envisagent cette option ont toutes décliné nos demandes d’entrevue.

« Il y a beaucoup de préjugés, c’est dommage, j’entends souvent : les jeunes à la maison ne font rien, mais non ! Il faut être dans le bateau pour comprendre. L’école à la maison, ce n’est pas juste le choix des parents, les enfants doivent avoir la motivation aussi. »

Source


Pour une écologie scientifique et non politique

Patrick Moore est l’un des cofondateurs de Greenpeace. Il raconte son parcours d’écologiste militant précoce, marqué par des expériences réussies, mais aussi de gros échecs.

Il décrit, en termes sans équivoque et appuyés sur de nombreux documents, comment Greenpeace est passée de défis courageux et avant-gardistes (notamment la lutte contre la chasse à la baleine industrielle ou les essais nucléaires atmosphériques), à des engagements anti-scientifiques essentiellement construits autour des inégalités Nord-Sud, structurés de façon dogmatique par les questions climatiques.

Selon Moore, l’Humanité fait partie de la nature et nous devons tenir compte de notre présence et de nos besoins dans l’utilisation des ressources. Le but ne peut pas être de marginaliser l’homme par respect pour la nature. La bonne question est plutôt de savoir comment affiner et renforcer un « développement durable » respectueux de l’environnement tout en répondant aux besoins humains.

Moore se bat pour que les décisions politiques soient fondées sur la science et non sur des convictions absolutistes et utopistes, comme le souhaitent les écologistes radicaux. Il déconstruit en particulier les positions antichlore de Greenpeace ainsi que l’utilisation aveugle du terme « toxique » dans leurs campagnes. Pour lui, les dangers des produits chimiques sont avant tout liés à la durée d’exposition et au dosage. Bien utilisés, ils ont prouvé dans le monde entier leur utilité pour la santé et la nutrition de millions d’êtres humains.

Un récit personnel et un exposé rationnel sur les grands défis environnementaux qui nous attendent.

CONFESSIONS D’UN REPENTI DE GREENPEACE
Pour une écologie scientifique et non politique
par Patrick Moore,
à paraître le 21 Octobre 2020,
aux éditions du Toucan,
collection de l’Artilleur,
à Paris,
556 pages 
Genre : Essais 
ISBN : 9 782 810 009 138

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