dimanche 5 mai 2013

Que peut nous apporter la pédagogie Montessori ?


Le collectif français SOS Éducation a organisé un atelier du mercredi, le 27 mars dernier, réunissant une vingtaine d’enseignants venus de tous les horizons, public, privé, privé hors contrat, autour d’une intervenante Maryline Maugin, éducatrice Montessori.

Maryline a enseigné pendant plusieurs années dans des écoles Montessori, aujourd’hui elle s’est tournée vers la transposition de cette pédagogie sur iPad et sur iPhone.

Elle intervient dans le cadre de cet atelier avec une question en tête : Maria Montessori a créé cette pédagogie pour les enfants déficients, souvent nécessiteux et aujourd’hui on ne la retrouve proposée que dans des écoles réservées à une élite.

Pourrait-on faire évoluer les choses ?

Découvrez le compte rendu de l’atelier « Que peut nous apporter la pédagogie Montessori ? »




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Afrique du Sud — Les enseignants en colère

Plusieurs milliers d’enseignants étaient en grève et ont manifesté mercredi à Pretoria et au Cap. Ils dénoncent un secteur de l’enseignement à la dérive, qui manque cruellement de ressources. Les enseignants évoquent notamment des bourses trop faibles pour les étudiants, et la persistance des écoles de boue dans les régions rurales.

Kobus Markee, enseignant :
« Les problèmes qui existaient sous l’apartheid sont toujours là. Nous attendons toujours beaucoup de changements. Plus que tout, il faut que davantage d’étudiants noirs terminent leur cursus ».
Les grévistes reprochent également au gouvernement de ne pas avoir tenu sa promesse d’augmenter les salaires des enseignants. Des accusations rejetées par le ministère de l’Éducation, qui les estime injustes.

Rose Mokgathle, représentante du Ministère de l’Éducation :
« Maintenant tout le monde ramène tout au passé [à l'apartheid]. C’est comme un couple marié qui aurait accumulé les problèmes à travers les années, et quand finalement ils éclatent, ils parlent de problèmes qui remontent à 10 ans en arrière. C’est très injuste pour le ministère ».
Ce mouvement de grève a été lancé par le SADTU, le syndicat des enseignants. Il est affilié au Cosatu, la plus puissante fédération syndicale d’Afrique du Sud.





L’Afrique du Sud a plus que quadruplé les dépenses en éducation depuis les premières élections multiraciales tenues en 1994. Cette forte augmentation ne s’est cependant pas traduite par de meilleurs résultats. On attribue habituellement ces échecs à la mauvaise formation des enseignants, à une réforme scolaire qui a augmenté la charge administrative imposée aux enseignants et à une culture rurale qui ne privilégie pas l’étude scolaire.

Les politiques de discrimination positive en faveur des Noirs menées par le gouvernement ANC depuis 16 ans privent également l’Afrique du Sud d’enseignants qualifiés. C’est ainsi que le quotidien Beeld avait signalé en août de l'année passée que plusieurs dizaines de milliers de postes d’enseignants et de directeurs d'école sont à pourvoir dans les écoles publiques sud-africaines. Ils ne sont pas comblés, car l’Administration n’en fait pas la publicité ou quand des professeurs blancs qualifiés y postulent on rejette systématiquement leur candidature. Le grand nombre de postes à pourvoir s’explique en partie par l’épidémie de SIDA qui fauchait déjà 55 enseignantes par mois en 2000. L'épidémie de SIDA touche principalement les éducatrices noires.

L’augmentation des dépenses en éducation n'a pas réduit substantiellement le taux d’analphabétisme. L’Afrique du Sud s'est classée au dernier rang dans un classement regroupant 40 pays, derrière le Maroc et le Koweït. Ce classement a été publié en 2007 dans le cadre du Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS:2006). Cette étude vise à établir les compétences de lecture des élèves de 10 et 11 ans quand ils sont confrontés à des textes littéraires et informatifs authentiques.

L'Afrique du Sud dépense 6,1 % de son produit national brut à l'éducation, une plus grande portion que la plupart des autres pays, mais ses résultats sont constamment parmi les plus mauvais.

Selon le dernier Indice de compétitivité mondiale du Forum économique mondial, l'Afrique du Sud se classait 129e sur 139 pays en matière d'éducation primaire et 137e en sciences et mathématiques.


Voir aussi

Nouveau scandale dans le système éducatif d'Afrique du Sud, pour Nadine Gordimer l'éducation est « un désastre »

Discrimination raciale officielle dans les universités sud-africaines

Afrique du Sud – Pour la sixième année de suite, le taux de réussite aux examens de fin d'études secondaires diminue

Curiosité du jour : augmenter de 25 % les notes de tous les finissants sud-africains ?





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jeudi 2 mai 2013

« Obliger un homme à payer des impôts pour la propagation d’idées qu’il désapprouve et abhorre est scandaleux et tyrannique »


Déclaration de Thomas Jefferson, l’un des pères fondateurs des États-Unis, sur l'obligation de payer pour la propagande gouvernementale (voir ici), les médias subventionnés par les contribuables (pensez Radio-Canada) et les programmes scolaires orientés (pensez cours d'histoire, ECR, etc.) :
« Obliger un homme à payer des impôts pour la propagation d’idées qu’il désapprouve et abhorre est scandaleux et tyrannique. »





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Les écoles à charte monopolisent les meilleures places aux États-Unis

Les écoles à charte (ces écoles publiques dont la gestion est déléguée à un prestataire privé ou à une réunion de professeurs, et qui sont libres de choisir leur profil éducatif, pédagogique et spirituel) connaissent un fort succès aux États-Unis. Vingt-huit des 100 meilleures écoles des États-Unis sont des écoles à charte selon le classement publié ces jours-ci.

US News et American Institutes for Research (AIR) ont publié la semaine passée leur classement pour 2013 des écoles secondaires les plus performantes (2013 Best High Schools Rankings). Vingt-huit sur 100 sont des écoles à charte. Trois d’entre elles comptent même parmi les 10 meilleures : il s’agit de BASIS Tucson (n° 2), Gwinnett School of Mathematics, Science and Technology (n° 3) et BASIS Scottsdale (n° 5). Les écoles secondaires publiques sont évaluées sur la base d’indicateurs complexes comme la performance de leurs élèves aux tests nationaux, la performance des élèves défavorisés, les résultats au baccalauréat international… Ce classement a été opéré à partir des résultats de l’ensemble des établissements publics soit 21 035 établissements répartis dans 49 États et le District de Columbia.

Ces écoles à charte occupent une place toujours plus importante dans le classement : ils n’étaient que 10 en 2009. Ils sont donc 28 aujourd’hui parmi les 100 meilleurs des États-Unis. Cette forte progression des établissements publics à gestion autonome et privée montre l’efficacité de ce type de gestion et d’esprit. Une efficacité qui devrait inspirer le Québec dans ses réformes.

Sources : Public charters et Liberté scolaire

Pour en savoir plus sur la méthodologie de classement voir ici.

Voir aussi

Les écoles à charte américaines

Chèque-éducation, crédit d'impôts, écoles à charte : des solutions pour réformer l'école. Synthèse et documents

Angleterre — Écoles libres : la libéralisation de l’Éducation ?

Fascination française pour l'« Amérique d'Obama » et ses écoles à charte

Suède — Le monopole de l'Éducation incapable de répondre à tous les désirs

États-Unis — fraude systématique depuis dix ans dans les écoles publiques d'Atlanta

Washington (D.C.) — Des bons scolaires pour les pauvres plutôt que des subventions pour avorter

France — les écoles libres (hors contrat) n'en font qu'à leur tête




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mardi 30 avril 2013

Pétition et appui à la suppression du cours ECR

Une pétition circule actuellement pour la suppression du cours ECR. Elle est appuyée par l'Équipe autonomiste (que nous ne connaissons pas personnellement) :

Le cours d’éthique et culture religieuse, créé et rendu obligatoire par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, suscite beaucoup de désapprobation autant des professeurs qui l’enseignent que des parents dont les enfants le subissent. Selon les dires, cette formation ne serait qu’un cours d’accommodements raisonnables, faisant la promotion du multiculturalisme au détriment de la culture québécoise.

Équipe autonomiste a, dans son programme, une proposition (no 25) à l’étude, qui vise à abolir ce cours et à le remplacer par autre chose. Équipe autonomiste prône la culture générale mais dans le respect, entre autres, de notre valeur 5, «Le maintien et le respect des us et coutumes des Québécois».

Récemment, un citoyen motivé et convaincu, monsieur Karl Poirier, a invité le parti à signer la pétition qu’il a mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. Comme cette action est dans le sens de l’orientation du parti, nous invitons nos membres et la population à signer cette pétition au lien https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-3801/index.html.

Équipe autonomiste félicite Karl Poirier pour son implication envers la société parce que... critiquer, c’est bien, agir, c’est mieux! 
Guy Boivin, Équipe Autonomiste

Notons que la phrase « Cela en apportant les modifications nécessaires à la mise en place d’un nouveau cours pour récupérer les 50 heures engendrées par cette abolition. » nous paraît peu précise. Personnellement, nous serions pour la possibilité de l'abolition pure et simple de ce cours dans les écoles privées et un choix d'option dans les écoles publiques selon la clientèle des écoles qui devraient gagner en autonomie.








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Déçue de la formation en éducation à l'université

Étudiante au baccalauréat en enseignement primaire et préscolaire à l'Université de Montréal, Marie-Ève Michaud quitte son programme. « Comment se fait-il que je puisse me permettre d'être absente aux deux tiers de mes cours sans que mes résultats (moyenne de 3.3) en soient affecté s? Je ne suis pas suffisamment stimulée, il n'y a pas de défis. Je paie environ 1500 $ par session universitaire pour finalement avoir à faire du « par cœur » deux jours avant l'examen. Je n'appelle pas cela une formation universitaire complète et pertinente. »


samedi 27 avril 2013

France — il ne fait pas bon s'opposer au mariage homosexuel (m-à-j, coup de pied à la tête d'un prêtre tombé)

Pour avoir attaqué une rame de train de banlieue, Mohamed Touré a été relaxé.

Pour avoir lancé une canette vide sur des policiers, un homme a été condamné à 4 mois de prison avec sursis.

Précisons que cet homme a agi en marge d'une manifestation contre la loi française sur le mariage et l'adoption pour les couples de même sexe.

De même que ne voyez pas un acte politique dans la mise en garde à vue pour 48 heures de plusieurs personnes, dont un agriculteur père de famille de 10 enfants et d'un couple parents de 5 enfants, dont le tort était de n'avoir pas entendu l'appel à la dispersion des forces de l'ordre.

Ailleurs, de retour d'une manifestation légale, deux femmes rentrent chez elles. Soudain, arrestation par un policier : « cachez votre t-shirt, je vous confisque vos pancartes ».



Une jeune conductrice a été arrêtée place du Trocadéro, alors qu’elle rentrait chez elle après la manifestation. Son crime : laisser flotter sur sa voiture un drapeau de la Manif pour tous. En dressant son procès‑verbal, le policier qui l’a verbalisée a reconnu qu’il avait pour consigne d’arrêter tout véhicule portant les couleurs de la Manif pour tous.

Jeunes filles opposées à la loi Taubira agitant des drapeaux séditieux de la Manif pour tous

Le Cercle des avocats contre la répression policière communique :
« Alors que le gouvernement a fait adopter dans la précipitation, et ce au mépris d’une opinion de plus en plus hostile, la loi dénaturant l’institution du mariage et fragilisant les plus faibles, les violences policières se multiplient. Hier Pascaline a été interpellée devant l’Assemblée nationale alors qu’elle était seule, un tee-shirt de la manif pour tous qui dépassait de son blouson, par deux policiers en civil. Après l’avoir contrainte à se rendre près du métro Assemblée nationale, elle a été violemment frappée par ces policiers accompagnés dans ces œuvres de basse police politique, par deux gendarmes. Cet acte de violence n’est, hélas!, pas isolé.

Depuis plusieurs jours, des jeunes gens, en majorité des jeunes filles, se font prendre à partie de manière isolée par des agents de la force publique. Ces faits de violence répétée par des personnes dépositaires de l’autorité publique à l’encontre des opposants à la loi Taubira, sont hélas suffisamment récurrents pour ne pas y voir une volonté politique de museler cette résistance pacifique en dissuadant les plus faibles des manifestants comme ce fut le cas avec la garde à vue des 67 campeurs de l’Assemblée nationale.

Pascaline et avant elle, Marie Astrid, Gabrielle, Thomas ou encore Dominique ont décidé de porter plainte. Le cercle des avocats contre la Répression policière (le Carp) demande expressément au Procureur de la république d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces violences. Alors qu’un syndicat représentatif de magistrats affiche dans ses locaux un « mur du çon » sur lequel figurent les noms des pères de victimes odieusement assassinées, il est temps que les victimes soient reconnues.

Un rassemblement sera organisé lundi 29 avril à 18 heures 30 devant le Palais de Justice de paris pour dénoncer ces violences et demander solennellement au Parquet et à Madame Taubira de rendre justice. »

Charge des policiers

Le Figaro raconte la garde à vue abusive d'un directeur financier d'un groupe industriel, qui a passé 44 heures en garde à vue pour avoir soutenu des manifestants croisés par hasard dans la rue :
« Pour avoir lancé un simple « Bon courage ! » à un jeune manifestant à l'oreille ensanglantée, interpellé par la police à l'issue de la Manif pour tous de mercredi dernier, Grégoire a passé 44 heures en garde à vue. »
Sur le PV de l'audition, « un drapeau devient une banderole, un tee-shirt vert devient kaki, avec tout l'imaginaire derrière… »
La ballerine des manifestantes BCBG bastonnées et aspergées de gaz lacrymogène
 est devenue le symbole des manifestants

Coup de pied décoché par un policier à la tête d'un curé à terre

Une vidéo publiée le 19 avril [sur YouTube] montrait une échauffourée entre les forces de l’ordre et des manifestants catholiques qui refusaient de se disperser. Vers la 4e minute du film, un jeune homme est plaqué au sol. Un curé en soutane vient à son secours et s’agrippe à lui. Les CRS séparent les deux hommes et traînent le prêtre vers leur panier à salade. Vers 4’ 41”, on voit clairement l’un des CRS lui décocher un coup de pied en pleine tête. Le geste ne dure qu’une fraction de seconde, mais je suis certain que la victime a dû le sentir passer. [Le prêtre en question, agé de 52 ans, sera jugé à une date qui n'a pas été précisée pour « violences sur fonctionnaire de police », selon une source judiciaire ! Heureusement, aujourd'hui les vidéos se multiplient et la parole des policiers qui se disent agressés ne pourra plus être crue d'office.]
Malheureusement, ce genre de scène n’a rien d’exceptionnel. Nous racontions [le 25 mars] dans nos colonnes que la police repoussait la foule par des jets de gaz lacrymogènes, et j’ai reçu plusieurs témoignages isolés faisant état d’enfants matraqués et de manifestants tabassés. La plupart des récits de ce genre n’apparaissent que sur des blogs catholiques et des sites ultraconservateurs – mais ils sont là, en rouge sang, à la disposition de tous.

Un prêtre tente de parler avec les forces de l'ordre lors de l'arrestation d'un manifestant opposé au mariage homo, à Paris, le 19 avril 2013 

Arrestations abusives 

Un lecteur du Salon Beige, François Malaquin, raconte son arrestation abusive :
« J'étais en garde à vue, sans raison, sans motif, sans cause. Relâché après quelque 18 (dix-huit) heures de pénible emprisonnement, dans une cellule insalubre, ignoré, coupé du monde, épuisé.

Vendredi 19 avril, 23h15 le commandant de la compagnie de CRS m'interpelle abusivement, gratuitement, mégaphone à la main. On me fait asseoir, on sollicite mon identité puis rien. Je n'avais pas harangué la foule. 23h20. Ni menottes, ni confiscation dudit mégaphone (qui eût dû l'être, en l'espèce, au vu du motif invoqué, inventé devrais-je dire): "incitation à la rébellion" (et quelle rébellion de jeunes de 20 à 30 ans sans armes!).

 Un CRS, courtois, au demeurant, m'accompagne, après 1/2h d'attente sans surveillance dans le dos de la ligne de CRS, vers le TCP (Camion Prison). Quel agitateur, devais-je être, pour n'avoir pas été surveillé ?... Leur attitude témoigne d'elle-même de l'absence totale de menace. Laisserait-on un réel agitateur sans surveillance ? Enfermé dans ce camion, un policier entre, nous invective gratuitement, comme on traite de dangereux malfaiteurs ! Puis, nous menotte (pour ceux qui ne l'étaient pas) sans motif apparent de révolte. il est 00h30. Attente...

 Arrivée au dépôt : 1h30 du matin. Circonspection des policiers. "Qui l'accompagne celui-là ? Personne. Quel motif ? On ne sait". Je m'attends à une vérification d'identité... On me met en garde à vue ! De la fouille au corps, au menottage, suivi d'une incarcération dans une de ces geôles Françaises à 2h30 du matin, qu'il vaut mieux observer dans un reportage : je passerai 18 heures, sans sommeil, avec une nourriture rare, une mauvaise odeur pestilentielle et l'impossibilité de savoir quel sera mon sort. Ni surtout : Pourquoi ? Pour avoir traîné un peu plus tard?...

 Police nationale ? Que fais-tu de ton blason ? Assister - protéger et servir. Police politique désormais ? Condamnée à suivre les instructions de M. VALLS, dont la procureure adjointe (on doit dire ainsi désormais) se montrera extrêmement lente à notifier l'absence de charges retenues et ma mise en liberté immédiate. Pour le plaisir ? Par instruction du ministre ? Par idéologie ? CRS forcés à "interpeller" pour faire du chiffre.. Policiers enclins à arrêter, quand ils ne provoquent pas eux-mêmes ! Mais également, une autre réalité en commissariat : OPJ et brigadiers débordés, agacés que l'on enferme des citoyens français si hâtivement !

La procédure, pour laquelle on prit mes empreintes digitales + photos, se finit à 11h. (ceci n'est pas conforme aux dispositions recommandées par la CEDH, dans le cas de l'incarcération d'un innocent). Libération samedi en fin d'après-midi après 18h d'enfermement. Sans excuses, sans autre forme de procès, puis-je dire. Ainsi l'on traite désormais les innocents s'ils ne conviennent pas à la ligne politique décidée par le gouvernement. L'Ordre républicain si cher aux gouvernants lorsqu'ils "crient" pleins d'emphase leur goût pour la Loi républicaine est surprenant ! Ne consiste-t-il pas justement à Protéger les 'Citoyens de la République de l'arbitraire ? Et quel citoyen a été menacé par nos regroupements "bon enfant" ? Quel abribus a été cassé ? Quelles portes furent enfoncées ? Quels pneus a-t-on lancés ou autocar en feu contre le mur des forces de l'ordre (cf les agriculteurs) ? Quel débordement a sérieusement eu lieu ? »
Ils demandent un référendum, ils sont des ennemis de la démocratie !

Léger incident de séance, juste avant le vote de la loi sur le mariage et l'adoption homosexuels.

Des manifestants ont demandé en chambre à ce qu'un référendum soit tenu sur la question (ci-dessus), ce qui a énervé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui les a fait évacuer et les a décrits comme des «  ennemis de la démocratie »... Le référendum étant antidémocratique comme tout le monde le sait. Ou est-ce simplement que le scrutin à deux tours permet à 30 % des électeurs inscrits d'avoir 60 % des sièges au parlement et que cette démocratie-là arrange mieux les socialistes que l'expression directe du peuple qui est opposé à 55 % à cette loi ?



Une personne, qui aurait blessé un personnel de sécurité, a été placée en garde à vue. Les autres ont été relâchées après environ 4 heures d'attente pour contrôle d'identité...

Claude Bartolone a annoncé qu'il portait plainte « contre les ennemis de la démocratie ». En 2009, des militants de Greenpeace étaient descendus dans l'hémicycle. On ignore quelles suites judiciaires leur avaient été réservées.

Rappelons la conception particulière de la justice du rapporteur socialiste de la Commission des lois au Sénat :  « le fondement du juste c'est le rapport de force ».

Voir aussi

Manif pour tous - La police écrase une manifestante ! (vidéo)

Manif pour tous - Les photos retouchées par la Préfecture ? (vidéo)

Pauline*, 22 ans, agressée mercredi par deux gendarmes près de l’Assemblée nationale

Le syndicat de la magistrature (un tiers des magistrats français) et son mur des cons qui insultent les opposants de l'extrême gauche, y compris des parents de filles violées et tuées dans les transports publics... (vidéo)

Reportage sur la dernière grande manifestation contre la loi Taubira

Émission radio avec un gardé à vue par la police et son avocat (disponible pour quelques semaines seulement)

Voir comment soixante députés donnent plus du double de voix (vidéo) et comme faire vérifier devient un simple rappel.

De l'autonomie des écoles

Entretiens avec Maurice Berrard (ci-contre), inspecteur d'académie, docteur en anthropologie, fondateur de la revue Éducation & Management, est l'auteur d'ouvrages dans le domaine de l'éducation.

Dans votre récent ouvrage, vous faites de l’autonomie l’axe principal d’une refondation de l’Éducation nationale. Pourquoi ?

Maurice Berrard — L’autonomie est l’expression d’une liberté intérieure fondamentale. Elle traduit une conception humaniste, celle d’un Homme libre et responsable de ses actes. À ce titre, elle constitue à la fois la finalité  et le moyen de l’éducation. Il y a dans nos écoles trop de situations complexes, de différences entre les élèves, de problèmes inédits, d’événements inattendus, trop d’intérêts contradictoires à coordonner pour attendre qu’un pouvoir central impose « l’unique bonne façon de faire »  dont parlait Taylor. Il vaut mieux compter sur la motivation, la compétence et le pouvoir d’innovation de chaque acteur du terrain.

Vous proposez dans votre livre deux avant-projets de loi pour instaurer davantage d’autonomie et promouvoir une responsabilité effective des établissements. Pouvez-vous les résumer ?

Confier aux établissements la responsabilité directe de l’enseignement et la pleine maîtrise de leurs moyens humains et financiers. Pour cela, il faut s’appuyer sur une base législative simple et claire.

Ne serait-ce pas trop renforcer le pouvoir du chef d’établissement et affaiblir l’État ?

Il est vrai que le chef d’établissement ne représenterait plus l’État, mais l’établissement qu’il dirige, tout en restant un fonctionnaire public responsable du bon exercice de ses fonctions. Il serait alors important de définir les conditions d’un fonctionnement interne réellement démocratique, ainsi qu’une nouvelle façon de diriger. C’est pourquoi nous détaillons dans notre livre ce que peut être le « management éducatif » de demain. Pour autant, en se recentrant sur l’essentiel, l’État conforterait  ses missions : mieux préciser ce qu’il attend de l’École, organiser le système, clarifier les objectifs et les programmes du socle commun, recruter les fonctionnaires, définir les examens, évaluer les résultats, compenser les inégalités, formuler des recommandations, encourager la circulation des bonnes pratiques.

Les Français sont-ils prêts à accepter plus d’autonomie alors que le discours dominant présente l’école unifiée et centralisée comme faisant partie du patrimoine national ?

Depuis un siècle, le mouvement des institutions françaises va dans le sens d’une plus grande autonomie locale. Tout est une question d’équilibre et il ne faut pas non plus confondre un tel mouvement avec le laissez-faire, l’acceptation des inégalités ou le triomphe du plus fort. Il est primordial que ce mouvement soit souhaité par les acteurs eux-mêmes.

Quelles sont, selon vous, les clés d’une bonne gestion éducative ?

Être convaincu de l’importance de chaque personne au sein d’un travail d’équipe, comprendre le sentiment de confiance collective comme la condition essentielle d’une énergie vitale qui se renforce sans cesse en cas de coopérations réussies. Le management éducatif est fondé sur une discussion publique qui a l’entente pour horizon, comme base une définition commune du projet d’ensemble  et des problèmes à résoudre, comme moyen l’échange d’arguments rationnels et comme loi la reconnaissance du meilleur des arguments.

Pourquoi la confiance semble-t-elle tant manquer aujourd’hui ? 

Dans notre société, les valeurs de l’École et les modèles véhiculés dans les médias se contredisent souvent, ce qui rend la tâche des enseignants bien difficile. Vouloir triompher d’autrui s’oppose à l’effort de compréhension mutuelle. Former les élèves à la lecture critique de ces contradictions semble indispensable.

Que deviendraient les institutions dites représentatives dans une démarche de décentralisation accrue ?

Si vous évoquez les associations de parents d’élèves ou les représentants des personnels, leur influence s’en trouverait renforcée, mais leur intervention changerait de nature. Il ne s’agirait plus de soutenir des  positions de principe sur la grande scène du spectacle médiatique, mais d’une action concrète sur le terrain. Plus modeste, mais plus utile.

L’autonomie a-t-elle une couleur politique ?

Une radio (1) m’a interrogé : « L’autonomie est-elle de droite ou de gauche ? »  Ni de droite, ni de gauche, ni du centre. C’est un principe qui relève d’une vision humaniste  fondée sur l’obligation morale de s’adresser à la part la plus noble et la plus exigeante en chacun d’entre nous. Cela dit, Daniel Mallet et le cercle de réflexion qu’il dirige ont présenté les avant-projets de loi aux autorités politiques et syndicales  il y a déjà une trentaine d’années. Il se trouve que, depuis peu, certaines propositions ont été reprises par un parti classé à droite et un autre classé au centre. Dont acte. Au risque de paraître immodeste, c’est dans cet ordre chronologique que les événements se sont déroulés. Mais je répète qu’en l’occurrence la distinction droite-gauche n’est pas opportune. Notre livre s’explique clairement sur ce sujet et propose une véritable politique d’éducateurs.

(1) À consulter sur internet : « L’autonomie est-elle de droite ou de gauche ? », France Info, Emmanuel Davidenkoff, 24/10/2012

Source





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vendredi 26 avril 2013

L’alliance du gauchisme culturel et du libéralisme moral

Mathieu Bock-Côté sur l’alliance du gauchisme culturel et du libéralisme moral :

On pourrait définir ainsi la loi fondamentale des 50 dernières années, lorsqu’il est temps de réfléchir à la mutation des mœurs (je m’interdis d’écrire leur évolution, et encore moins leur progrès) : d’abord et avant tout, le gauchisme culturel et libertaire déconstruit une institution gardienne de valeurs traditionnelles parce que cette institution serait culturellement et socialement oppressive, puis le capitalisme récupère et marchandise les désirs et les besoins libérés par cette déconstruction et justifie le tout au nom du libéralisme moral. Le marché banalise et commercialise la transgression d’avant-hier et l’individualisme présente cela comme un progrès des libertés. Autrement dit, le gauchisme culturel et le libéralisme moral travaillent de concert à la déconstruction des institutions et des valeurs traditionnelles, au nom d’un individualisme décomplexé qui soutient que l’homme est seul juge de la valeur de ses actions, la société offrant évidemment un cadre juridique pour les encadrer, mais certainement pas un cadre moral (du moins, dans les questions liées au style de vie). Chacun tolère de moins en moins l’intrusion de la société dans la définition de son mode de vie au nom de sa souveraineté personnelle, même si, paradoxalement, la société, sous la forme du marché, est partout présente, et structure les désirs les plus intimes de chaque individu.

Ainsi, on a voulu abolir la famille, libérer le désir des obligations conjugales. En fait, la famille a été la cible privilégiée des critiques sociales «progressistes», qui n’y virent pas une institution protectrice des enfants, mais plutôt, une institution fondée sur l’aliénation des adultes et la censure des plaisirs sexuels. C’était, disait-on, nécessaire à l’émancipation de l’être humain qui ne devrait jamais refouler ses désirs, un tel refoulement étant apparemment à l’origine de bien des névroses. Résultat : l’individualisme hédoniste triomphe de plus en plus. L’individu ne s’inscrivant plus dans un cadre régulateur qui canalise ses pulsions et ses désirs au service de quelque chose qui le dépasse, il peine souvent à sortir de l’adolescence et ère dans une quête des plaisirs vides pendant une partie de plus en plus grande de son existence. Car ne l’oublions pas : la société de jouissance masque bien mal une société en détresse, où l’hédonisme à rabais provoque une régression affective généralisée et une difficulté de plus en plus grande de créer un lien humain authentique. C’est ce qui arrive quand l’autre n’apparaît plus à l’homme qu’à la manière d’un instrument pour satisfaire un désir circonstanciel. On ne me fera pas croire que nous vivons dans une société heureuse.

On l’aura deviné, à la suite de Sophie Durocher, je parle ici de l’arrivée au Québec d’AshleyMadison.com. Ce site se définit bien simplement : il entend faciliter l’infidélité conjugale tout en diminuant les risques qui y sont associés. Car avec Ashley Madison, on nous promet l’infidélité en toute discrétion. On nous promet l’infidélité sans conséquences et sans problèmes de conscience. La société facilite ainsi la trahison en la dédramatisant, en la déculpabilisant, en la normalisant. AshelyMadison.com, c’est un site qui a transformé l’insatisfaction conjugale en occasion d’affaires, en marché, et qui transforme en marchandise les aventures et les histoires clandestines. Certains diront de ce site qu’il n’est pas répréhensible, qu’il facilite simplement la concrétisation de certains désirs. AshleyMadison.com ne pousserait pas à l’infidélité mais la faciliterait sans se prononcer sur sa valeur morale. C’est évidemment mensonger, car le discours social conditionne les désirs et crée un contexte plus large dans lequel certains désirs s’expriment et d’autres sont refoulés. Et quoi qu’on en pense aujourd’hui, le progrès de l’humanité passe justement très souvent par le refoulement des désirs, surtout des désirs les plus sauvages, qui exigent une satisfaction immédiate, sans limite et brutale, et qui déconditionnent l’homme à accepter l’idée d’une gratification différée de ses actions, qui lui font perdre l’habitude et le culte de la durée.

J’ajoute une chose : on disait autrefois de l’hypocrisie qu’elle était l’hommage du vice à la vertu. L’hypocrisie supposait une conscience intime du bien et du mal (ou du moins, de la chose à faire et de celle à ne pas faire), qui poussait ceux agissaient de mauvaise manière à dissimuler leurs actions. Cela en bonne partie parce qu’ils avaient honte. La honte était civilisatrice. Autrement dit, à certains égards, la honte était un régulateur social qui empêchait l’homme de se comporter comme un chien fou. Évidemment, il y avait de la transgression, et probablement, une secrète jouissance à la transgression. Mais évidemment, la transgression suppose une norme bien établie à transgresser, sans quoi, elle n’a plus vraiment de substance. Lorsque la transgression n’est plus qu’une affaire d’opportunité calculée, elle-même perd sa propre valeur.

Je ne suis pas naïf : l’homme a toujours trompé sa femme qui a toujours trompé son homme. La bête humaine n’est pas parfaite et il arrive souvent que le désir déborde finalement les cadres où on cherchait à l’encadrer. Et bien évidemment, selon les contextes et selon les situations, la chose peut-être compréhensible et même légitime (et il serait hasardeux d’absolutiser la fidélité sans tenir compte de la diversité des contextes, l’être humain n’ayant pas pour vocation de s’enfermer durablement dans une relation malheureuse simplement pour ne pas trahir une certaine idée de la famille). Il faut évidemment éviter de ranger toutes les infidélités sous une même catégorie homogène. Mais jusqu’à tout récemment, la fidélité se présentait comme la norme, et l’infidélité, l’exception. Autrement dit, l’infidélité était moralement proscrite et socialement condamnée. La morale logée dans la conscience des individus était la suivante : oui, oui, tu désires la belle femme à tes côtés, mais ne sens-tu pas que tu trahiras la tienne si tu te lances? Et si tu le fais néanmoins et qu’elle le découvre, ne risques-tu pas de perdre ta famille? Et si elle t’a déjà pardonné une fois, te pardonnera-t-elle une seconde fois? Cela ne veut pas dire que cela n’arrivait pas, mais que la société ne facilitait pas la tâche de ceux qui veulent se dérober aux exigences de l’honneur ou qui trompent la confiance de leurs proches. On aura compris que je n’entends pas ici faire la morale aux gens mais simplement examiner de quelle manière nous assistons à un renversement des valeurs.

J’en reviens ainsi à mon point de départ : la rencontre entre la gauche libertaire, qui dénonce partout l’oppression culturelle et sociale associée aux valeurs traditionnelles, et le capitalisme qui marchandise les désirs libérés par l’effondrement des tabous. On nous invite toujours à célébrer la société neuve qui prend forme et qui émerge. L’individu ne serait-il pas finalement plus libre dans ce monde où les balises morales se défont, et où l’individu n’évolue qu’en se fiant à son désir comme boussole? Et bien non. Car si la liberté est une valeur fondamentale, il est indispensable de l’éduquer, de la civiliser, ce qui veut dire, bien pratiquement, qu’on ne saurait assimiler la liberté au simple assouvissement des désirs qui nous gagnent, comme si l’homme devait se soumettre à son désir du moment pour se délivrer des vieilles tutelles sociales. Nous devrons tôt ou tard transcender le libéralisme hédoniste et renouveler une vieille question, de plus en plus impérieuse : celle de la morale. Non, il ne s’agira heureusement pas de la morale des curés. Mais il ne peut s’agir non plus de celle d’AshleyMadison.com.





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Russie et Turquie veulent interdire l'adoption de leurs enfants dans les pays qui permettent le mariage homo

Début avril, le président russe demandait à la Cour suprême de préparer, d'ici juillet, une réforme de la législation sur l’adoption. Vladimir Poutine s'était en effet prononcé contre l'adoption pour les couples étrangers ayant contracté un mariage gay. Ce vendredi, le dirigeant russe pense visiblement à aller plus loin : interdire l'adoption à tous les pays ayant légiféré sur le mariage homo.

Un combat pour l'éthique qui se radicalise

Trois jours après le vote accéléré par la gauche à l'Assemblée nationale française du projet très controversé du mariage et de l'adoption par des homosexuels, Moscou tape du poing sur la table : « J'estime que nous sommes en droit d'introduire des changements. Nous devons réagir à ce qui se passe autour de nous », justifie Vladimir Poutine face aux députés russes. Le président fait valoir les « traditions culturelles et les normes éthiques » de son pays. Selon les chiffres du centre sociologique Levada, 38% des russes sondés considèrent l’homosexualité comme une perversion. La même proportion la considère comme une maladie, voire le résultat d’un traumatisme psychique. L'homosexualité n'a pas été légalisée grâce à un lobby gay culpabilisant et omniprésent comme en Europe ou au Canada, mais simplement pour que le pays puisse adhérer au Conseil de l'Europe et se plier aux normes imposées de L’Organisation mondiale de la Santé.

Le 25 janvier, la Douma — l’Assemblée russe — a donc pu approuver un projet de loi en première lecture qui prévoit des amendes de 100 à 12 400 euros en cas de « promotion de l'homosexualité », notamment « auprès des mineurs ». Si le 25 mai, ce texte contre la propagande homosexuelle était définitivement voté, les diverses activités du lobby homosexuel deviendraient illégales. Les controversées défilés de la « Fierté homosexuelle » par la LGBTQQ2SA (lesbiennes, gay, bi et trans, allosexuels, en questionnement, bi-spirituels et alliés) locale seraient passibles d'amendes.

Les États-Unis déjà interdits d'adopter

Interdits d'adoption en Russie et en Turquie ?
Quant à l'adoption, l'idée n'est pas neuve. Depuis quelques mois déjà, Moscou remet en question le droit des Américains à élever un orphelin russe. Le pays avait notamment exprimé sa « vive préoccupation » au sujet d'un garçon adopté par une femme américaine, qui, selon Moscou, avait caché qu'elle vivait en couple avec une autre femme. La situation dans laquelle s'est trouvé le petit Egor Chatabalov après son adoption aux Etats-Unis «est inacceptable et nuisible à sa santé psychologique», assurait fin février le délégué du ministère russe des Affaires étrangères pour les droits de l'enfant, Constantin Dolgov. La Russie a maintes fois accusé les Américains de maltraiter les enfants russes.

En décembre, le parlement a même promulgué une loi interdisant l'adoption de ses orphelins par des Américains. Controversée, elle est l'une des mesures les plus hostiles prises par Moscou envers les États-Unis depuis la guerre froide. Bien que déposée pour d'autres raisons, plus politiques, la loi entendait « protéger » les enfants russes des couples homo du monde. Déjà début 2013, certains responsables politiques avaient en effet appelé à généraliser cette interdiction d'adopter à tous les étrangers, notamment après la décision de la Grande-Bretagne, début février, d'autoriser les mariages entre personnes du même sexe.

La Turquie y pense aussi

Fin février, le gouvernement conservateur turc a lui aussi lancé une campagne pour favoriser le retour de certains enfants turcs de l'immigration adoptés par des Européens, notamment des couples homosexuels, dans des familles ou des institutions qu'il juge plus conformes à leurs valeurs et leur culture.

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Plaintes d'abus sexuels auraient été ignorées car les parents adoptifs étaient homosexuels