dimanche 10 octobre 2021

Campagne électorale française : Mathieu Bock-Côté, Zemmour et Marion Maréchal

Mathieu Bock-Côté et Marion Maréchal (10/X/2021)

Extraits :

Marion Maréchal : « La démographie fait l’Histoire : près d’un tiers des enfants nés en France ont au moins un parent né dans un pays extraeuropéen. On risque une partition de la France »

Selon Marion Maréchal, « la droite s’est laissé imposer le cadre moral de la gauche » pendant des années.

Appel au « massacre » d’Éric Zemmour et de ses partisans : « Si cet appel haineux avait concerné n’importe quelle autre figure de la vie politique, l’ensemble du pays se serait mobilisé » souligne MBC qui constate que malheureusement très peu de gens se sont indignés.

Zemmour, le déclin français (sondage), l’immigration zéro

Zemmour : « “Fasciste” l’accusation inventée par Staline. […] Je ne suis ni raciste ni homophobe, […] la gauche passe son temps à inventer des concepts pour criminaliser l’adversaire. »

 


samedi 9 octobre 2021

Histoire — 10 octobre 1818, destruction du Champ-d’Asile, État français fondé sur le sol américain

Après la seconde chute de Napoléon, quelques soldats français, que la proscription ou le désespoir chassaient de leur patrie, allèrent se réfugier en Amérique. Un acte du congrès législatif des États-Unis leur accorda quatre-vingt-douze mille acres dans le territoire d’Alabama, sur le Mohilé et le Tombeck-Bee, à raison de deux francs l’acre, payables en quatorze ans, sans intérêt, pour y former une colonie. Chaque soldat devait y recevoir une part de terre correspondante à son grade : mais en touchant le sol étranger, la plupart des exilés s’étaient trouvés dans la position la plus difficile, et dans un dénuement absolu.

Un séjour de quelques mois à New York, à Philadelphie, à Boston, les avait constitués débiteurs envers leurs hôtes. Des spéculateurs américains profitèrent de la circonstance et offrirent aux Français de leur acheter, à vil prix, les terres à eux concédées : ceux-ci, n’ayant pas la liberté du choix, acceptèrent, et cédèrent tous leurs droits.

François-Antoine Lallemand, l’un des deux bonapartistes
fondateurs de la colonie française

Il en résulta que la colonie naissante se composa, pour les sept huitièmes, d’Américains, tandis que, dans le plan primitif, on ne devait y admettre que des Français. Quelques-uns de ceux qui avaient vendu leurs terres se rendirent à Galveston, où le général Humbert s’était établi ; d’autres, au nombre de cent cinquante à trois cents, allèrent, sous la direction des généraux Lallemand (François-Antoine et son frère Henri), fonder une colonie purement française, à dix ou douze lieues ouest de Galveston, entre les rivières de la Norte et de la Trinité, dans un territoire abandonné de la province du Texas, et dont la possession était incertaine entre les Espagnols, les Indiens et les Américains.

Le produit de la vente des terres de l’Alabama et quelques avances faites par les chefs de l’entreprise firent les frais de l’expédition et de l’établissement. Arrivés sur ce territoire, qu’ils appelèrent du nom de Champ-d’Asile, les exilés se donnèrent un gouvernement militaire, se distribuèrent en cohortes, dont chacune avait son chef, et dans lesquelles on ne pouvait admettre que des Français, ou des hommes qui eussent servi dans l’armée française. Dans le partage des terres, chaque officier eut vingt arpents, avec tous les instruments nécessaires au défrichement.


Champ-d’Asile : travaux des colons pour l’établissement de leur ville. Estampe de Charles-Abraham Chasselat (1782-1843) gravée par Joseph-Claude Pomel

Peu de jours après leur établissement, ils publièrent un manifeste, où, se déclarant état indépendant, ils annonçaient qu’ils respecteraient les nations voisines, mais qu’ils étaient disposés à se défendre au péril de leur vie contre toute agression injuste. Ce manifeste grossit encore le nombre des réfugiés. La fertilité du sol, la douceur du climat, et le voisinage d’une rivière favorisaient l’essor et la durée de leur colonie : mais ils n’avaient point de femmes pour adoucir les ennuis de l’exil ; ils étaient peu habitués aux rudes travaux du défrichement. Une centaine d’esclaves qu’ils avaient achetés désertèrent chez les sauvages : le découragement se répandit parmi les colons. D’ailleurs, leur arrivée avait excité, surtout chez les Espagnols du voisinage, des inquiétudes que leur manifeste n’était pas propre à dissiper. Le bruit se répandit que les réfugiés du Texas entretenaient des correspondances avec les mécontents du Mexique.

Le vice-roi de ce pays, Apodaca, résolut de détruire cet établissement, ainsi que celui de Galveston. Six ou sept cents Espagnols, conduits par le général Castenada, se présentèrent devant Galveston, qui fut évacué. Les colons du Texas, encore mal établis, divisés, découragés, assaillis par les Indiens, abandonnèrent le Champ-d’Asile, qui n’eut ainsi qu’une existence de quelques mois. Plusieurs Français retournèrent dans l’Alabama, où ils s’établirent et fondèrent une ville.

D’après « Éphémérides universelles, ou Tableau religieux, politique, littéraire, scientifique et anecdotique, présentant, pour chaque jour de l’année, un extrait des annales de toutes les nations et de tous les siècles, depuis les temps historiques jusqu’à nos jours » (Tome 10), paru en 1832).

vendredi 8 octobre 2021

8 octobre 1517 — fondation du Havre, port des découvreurs

Le 8 octobre 1517, François Ier fonda en Normandie « Le Havre-de-Grâce », aujourd’hui Le Havre.

Le 8 octobre 1517, François Ier signe la charte de fondation de la ville. La « grosse tour » en défend l’entrée. Le site est entouré de marais, et il n’est pas question à l’origine de créer une ville dans ce milieu insalubre. Pourtant, sur l’initiative de Du Chillou, François Ier donne exemption de taille et de franc-salé aux futurs habitants du Havre. Les armes de la ville sont celles de François Ier : une salamandre. Le roi se déplace lui-même en août 1520 et rend les privilèges du Havre (essentiellement le quartier Notre-Dame) perpétuels, essentiellement des exonérations d’impôts.

En juin 1523, Giovanni da Verrazano part du Havre à bord de la Dauphine pour les Indes Occidentales et découvre le site de New York qu’il nomme Nouvelle Angoulême en hommage à François Ier le commanditaire de l’expédition.

Le 12 juillet 1555, une expédition de 600 hommes dirigée par Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie protestante au Brésil (Fort-Coligny). Aujourd’hui encore, une place des cannibales rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. D’autres convois de huguenots embarquent au Havre pour l’Amérique.

En février 1562, une expédition quitte le port du Havre en direction de la Floride. Elle est dirigée par Jean Ribault et René de Laudonnière, avec 150 hommes, en majorité des protestants.

À la fin du XVIe siècle, le trafic avec le Nouveau Monde prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Un des principaux acteurs de ce négoce est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom. D’autres figures de la Course et de l’exploration de l’Amérique passèrent par Le Havre : le capitaine Guillaume de Champaigne (années 1550-1580), le Normand Pierre Belain d’Esnambuc (1585-1637) qui prit possession de l’île antillaise de Saint-Christophe en 1626. Jacques Devaux est né au Havre ; il fut pilote et cartographe et en 1579 il explora la région de l’Amazone et fit des relevés des côtes américaines de 1585 à 1587.



Zemmour : Arrêter la puberté des enfants est criminel et le ministre de l'Éducation adoube cela ! (m à j)

Éric Zemmour en déplacement en Corse le 8 octobre : « Ce que fait M.Blanquer est indigne […] Les transitions de genre, c’est ignoble ! » 



 

Billet originel du 7 octobre

Extrait sur l’éducation, Blanquer, le lobby LGBTQ et les jeunes (6 minutes 23).


Éric Zemmour sur la théorie du genre à l’école : « Il faut arrêter de se soumettre aux injonctions abominables des militants LGBT. Ils n’ont rien à faire à l’école et Monsieur Blanquer est complaisant avec eux ! »

« Je pense que ces jeunes-là sont victimes d’une propagande. On ne se posait pas ces questions auparavant. Et Monsieur Blanquer est responsable de céder à cette propagande. »

Voir aussi 

Royaume-Uni : femme de 23 ans attaque la clinique où elle a subi une “transition de genre" à 16 ans

Zemmour : je suis tombé dans le panneau de J-M Blanquer 

France — Traitement inégalitaire pour les lycéens des écoles libres au bac 2021 

Alors que la « culturophobie » menace l’école, le ministre Blanquer lutte contre la transphobie 

France — L’Éducation nationale se dit pro-innovation mais ne l’est pas dans les actes 

Cours d'éducation à la sexualité, l'imposition de la théorie du genre est cruciale...

Québec — Éducation à la sexualité : des exemptions « très strictes », mais pas pour raisons religieuses

Surdiagnostics de dysphorie de genre chez des enfants : 35 psychologues démissionnent 

Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ? 
 
Père : ma fille de 14 ans a été détruite par des hormones de transition imposées par un tribunal

Trans — Médecins inquiets que des enfants s'exposent à des "dégâts à long terme" en raison de groupes de pression et de parents agressifs

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant

Programme pour enfants de Radio-Canada (CBC) traite J.K. Rowling de transphobe 

« Des centaines de jeunes transgenres souhaitent retrouver le sexe de leur naissance »

Grande-Bretagne — enfants autistes poussés à s’identifier comme transgenres ?

Royaume-Uni : vers une facilitation du changement d’état-civil pour les transsexuels ?

France — Enseignement à distance, la semaine calamiteuse 

France — Fin de la liberté d’instruire ses enfants à la maison sauf stricte et subjective autorisation gouvernementale (sous Macron et Blanquer)

Michel Desmurget: “Le télé-enseignement est une parodie éducative”

France — Nouveau bac : fin de l’anonymat et du diplôme national, davantage de bachotage, pas plus d’excellence ?

France — La droite conservatrice se trompe-t-elle au sujet de Blanquer ?

France — le ministre de l’Éducation Blanquer bouscule la « gauche pédago »  (jeu de rôles)

Réforme Blanquer : en 2021, le programme de philosophie « sera féminisé et deviendra plus multiculturel qu’il ne l’est actuellement » 

France — la Théorie du genre enseignée (rien n’a changé avec Blanquer) 

France — Chute inquiétante du niveau des élèves dans les quartiers immigrés

Très faible impact du dédoublement très coûteux des classes en « banlieues difficiles »

France — dédoublement des classes en banlieues, fermeture de 200 à 300 classes en milieu rural

France — Classes dédoublées en banlieues immigrées, l’intendance ne suit pas 

Pour Barbara Lefebvre, M. Blanquer le ministre de l’Éducation en France, a tenu à sa nomination un langage conservateur. mais il ne changera rien sur le fond  

France — Le grand oral du bac risque d’être une fabrique de conformisme

France — Les écoles hors contrat, coupables de mieux réussir que l’État ? 

France — malgré des moyens très importants, constat d’échec des politiques d’éducation prioritaires

Colombie-Britannique : cour suprême interdit aux parents de s'opposer au traitement hormonal de transition de leur fille de 14 ans

Trans — Médecins inquiets que des enfants s'exposent à des "dégâts à long terme" en raison de groupes de pression et de parents agressifs

États-Unis — Trois lycéennes portent plainte pour empêcher athlètes transgenres de concourir avec filles

Trudeau défendra toujours les enfants LGDP... LGT... LBT, ....LGBTQ2+

Intrépide, le Premier ministre Justin Trudeau va encore plus loin... Il mentionne par écrit des « personnes 2ELGBTQQIA+ » qui partout au pays agiraient.

Il n'a, cependant, pas encore osé placer cet acronyme très progressiste dans la conversation. Il est vrai qu'il a déjà assez de difficultés avec LGBTQ2+...

Billet originel du 15 septembre 2021

Samedi, Trudeau s’est exprimé clairement sur le fait qu’il lutterait contre la « haine » et qu’il ne s’excuserait donc jamais parce que « je défends les droits des enfants LGDP… LGT… LBT,.... [on lui souffle] LGBTQ2+ de ne pas devoir subir une thérapie de conversion »…


Une thérapie de conversion, parfois appelée thérapie de réorientation sexuelle ou bien encore thérapie réparatrice par ses défenseurs, est un ensemble de traitements d’origines diverses utilisés dans le but controversé de tenter de changer l’orientation sexuelle d’une personne de l’homosexualité ou de la bisexualité à l’hétérosexualité.

Trudeau ne défend pas le droit des enfants de ne pas subir de telles thérapies, il interdit ces thérapies même pour des enfants qui voudraient en bénéficier… Bref, un enfant qui serait dégoûté par son attirance pour le même sexe ne pourra plus demander à ce que l’on aide afin de corriger ce qu’il considère comme indésirable.

New York supprime les classes réservées aux élèves doués dans les écoles publiques car Blancs et Asiatiques y sont surreprésentés

Le maire démocrate de New York, Bill de Blasio, va réformer les très sélectives, mais aussi ségréguées racialement, classes d’enseignement pour les élèves doués et talentueux de sa ville. Il s’agit d’un changement radical pour le plus grand système scolaire public du pays, qui pourrait constituer l’acte le plus important du maire dans les derniers mois de son mandat.

Le maire Bill de Blasio a résisté à la réforme du programme pour élèves doués et talentueux de la ville de New York pendant près de huit ans. Son échevine de l’éducation, Meisha Porter, à sa droite, l’a persuadé de remanier ce système.

Le programme pour les élèves doués et talentueux du primaire que New York applique depuis plusieurs décennies n’existera plus pour les nouveaux élèves de la maternelle à la rentrée prochaine, et sera d’ici quelques années complètement éliminé, ont déclaré des responsables de la ville au New York Times. 

Les élèves actuellement inscrits dans les classes pour élèves doués deviendront la dernière cohorte du système actuel, qui sera remplacé par un programme proposant un apprentissage accéléré à tous les élèves des dernières années de l’école primaire. 

L’élimination progressive du programme existant supprimera une composante majeure de ce que beaucoup considèrent comme le système éducatif à deux vitesses de la ville, dans lequel un groupe relativement restreint d’élèves, essentiellement blancs et asiatiques, a accès aux écoles les plus performantes, tandis que de nombreux enfants noirs et latinos restent dans des écoles en difficulté. 

Environ 75 pour cent des quelque 16 000 élèves des classes pour élèves doués des écoles primaires de New York sont blancs ou d’origine asiatique. Ces groupes représentent environ 25 pour cent de l’ensemble du système scolaire, qui dessert environ 1 million d’élèves. Pendant des années, ces élèves ont suivi des programmes de maternelle pour enfants doués à la suite d’un test standardisé. 

Le changement présente un défi fâcheux pour M. Eric Adams, lui-même noir, le candidat démocrate à la mairie, qui devrait mettre en œuvre un tout nouveau système éducatif surdoué au cours de sa première année de mandat.

« Eric évaluera le plan et se réserve le droit de mettre en œuvre des politiques basées sur les besoins des élèves et des parents, s’il devait être élu maire », a déclaré Evan Thies, porte-parole de la campagne de M. Adams. « Il est clair que la direction de l’Éducation doit améliorer les résultats des enfants des zones à faible revenu. »

M. Adams a endossé une approche très différente dans le dossier des élèves doués ou talentueux : conserver ces classes, mais en augmenter le nombre dans les quartiers populaires. Bien que cette idée ait été remise en question par certains chercheurs, qui ont déclaré que cela ne changerait pas grand-chose pour l’intégration, elle est populaire auprès de certains parents, y compris les familles noires et latinos qui souhaitent avoir plus choix pour les élèves doués.

Source : New York Times


jeudi 7 octobre 2021

Hongrie et Pologne opposent leur veto aux conclusions de l'Union européenne pour protéger leurs écoliers de la propagande LGBT

Judit Varga
Aujourd’hui, les ministres de la Justice de l’UE ont discuté des conclusions du Conseil sur la stratégie de la Commission européenne en matière « de droits de l’enfant ». Le ministre polonais de la Justice Zbigniew Ziobro avait décidé de mettre son veto.
 
La ministre hongroise de la Justice, Judit Varga, a pris la même décision et a rejoint le veto polonais. « Comme certains États membres ont insisté jusqu’à la dernière minute pour autoriser l’entrée de militants LGBTQ dans nos écoles, nous avons dû exercer notre droit de veto avec mon collègue polonais », a-t-il souligné. 
 
S’opposer à la violence contre les enfants ou à la prostitution enfantine, ou garantir les droits des enfants ayant des besoins éducatifs spéciaux ou des handicaps, y compris rejeter toute forme de discrimination, toutes ces choses n’étaient pas plus importantes pour eux que de « garantir des droits supplémentaires aux lobbies LGBTQ », a écrit le ministre, qualifiant les événements d’incroyables. 
 
« Nous ne céderons pas aux pressions du lobby LGBTQ. »

Suprématie de la Constitution polonaise sur le droit de l’Union européenne

Le tribunal constitutionnel polonais a décidé, jeudi 7 octobre, que certains articles des Traités européens sont incompatibles avec sa Constitution nationale et sapent la souveraineté du pays. « Des organes européens agissent au-delà de leurs compétences », a ainsi déclaré la présidente du Tribunal Julia Przylebska.

La présidente a ensuite énuméré une série d’articles des Traités qui sont, selon ses juges, en contradiction avec la loi suprême polonaise, et a dénoncé « l’ingérence de la Cour de justice de l’UE dans le système juridique polonais ».

La plus haute instance juridique du pays, qui avait reporté sa décision quatre fois d’affilée, affirme ainsi la primauté du droit polonais sur le droit européen,

Sources : Le Monde, Reuters et Magyar Hirlap (quotidien hongrois, circulation de 37 000 exemplaires par jour)

Il y a urgence à sauver l’instruction pour les générations futures


Hervé Rolland, président de la Fondation pour l’École, est interrogé dans Famille chrétienne :

— Alors que vous étiez directeur général d’une grande multinationale, vous venez de prendre la présidence de la Fondation pour l’école, pourquoi cet engagement ?

— Dans mon métier, j’étais en « bout de chaîne » de l’éducatif, et je rencontre beaucoup de jeunes ingénieurs diplômés. Or ces dernières années, je suis frappé par leurs lacunes en français et en culture générale, ils ont tous des « trous dans la raquette ». J’ai ainsi pris conscience, dans mon quotidien, des problèmes de l’éducation dont j’entendais avant parler de loin. Je me suis dit qu’il était temps de m’engager et d’agir grâce à cette fondation, reconnue d’utilité publique. L’éducation est un bien commun, au même titre que l’art ou la culture, il en va de la responsabilité sociale de la nation, il faut tous s’y mettre !

— Comment agit concrètement la Fondation pour l’école ?

— Nous apportons des aides financières ou organisationnelles aux écoles indépendantes qui sont 1 600 aujourd’hui en France. Adaptées, spécialisées ou innovantes, ces écoles dites « hors contrat » (mais toutes déclarées et bien plus contrôlées que la moyenne !) ne touchent pas un centime de l’État ni des mairies. Pourtant, elles répondent à des besoins spécifiques, par exemple pour des enfants dyslexiques, harcelés, à haut potentiel ou porteurs d’un handicap. Il faut les aider par tous les moyens, mais pas n’importe comment. Aussi, nous finançons des actions spécifiques, uniquement sur devis : un agrandissement, un préau, un achat de livres… En 2020, nous avons aidé financièrement 198 écoles pour un montant de 3,5 millions d’euros. Nous formons des maîtres par un cursus de deux ans reconnu au RNCP (1) et nos formations professionnelles sont certifiées Qualiopi. Par ailleurs, nous partageons les bonnes pratiques des écoles entre elles, notamment grâce au salon Libsco dont la seconde édition a lieu le 16 octobre.

— Comment financez-vous vos actions ?

— Nous vivons à 100 % grâce aux dons privés et aux legs, c’est pourquoi nous invitons tous ceux qui pensent que l’éducation est notre bien commun à être généreux ! Il y a urgence à sauver l’éducation pour les générations futures, et la Fondation pour l’école est un bon moyen d’y parvenir. Chaque euro est dépensé de manière concrète, les établissements aidés par notre fondation sont à but non lucratif, et s’engagent à respecter notre Charte des écoles (rester à taille humaine, éducation à la solidarité véritable, croissance globale de la personne, etc.). Et si nous ne bénéficions d’aucune aide publique, nous sommes néanmoins devenus le premier interlocuteur de l’État et des services de l’Éducation nationale en matière d’écoles indépendantes, et il n’est pas rare que nos interlocuteurs reconnaissent la qualité de notre travail. Aujourd’hui, les écoles indépendantes scolarisent près de 85 000 élèves, il est donc important de les aider et de les soutenir, ce que la Fondation pour l’école accomplit au quotidien, grâce à la générosité de personnes privées.

(1) Répertoire national des certifications professionnelles.


La défense des intérêts du Québec version Bloc Québécois : pas d'exemption religieuse à la vaccination obligatoire

Le Bloc québécois a décidé de se faire entendre. Il y a urgence. Le BQ, donc, demande au gouvernement fédéral de reculer sur l'exemption à la vaccination obligatoire contre la COVID-19 de ses fonctionnaires pour des motifs religieux.

Martin Champoux, porte-parole du Bloc québécois en matière de laïcité [de laïcisme plutôt], veut que les libéraux écartent toute exemption pour motifs religieux. Selon lui, la santé publique ne doit pas être compromise par des croyances personnelles. 

Les gens ont-ils encore le droit d'avoir une opinion distincte de celle exprimée par l'État quant à ce que l'on veut leur injecter ? Et si les gens sont déjà immunisés parce qu'ils ont attrapé le virus plus tôt, doivent-ils quand même obéir aux désirs des bureaucrates fédéraux ? Quid s'ils sont en bonne santé et jeunes et donc peu susceptible de souffrir de la Covid ? Pourquoi cette intolérance de la part de Trudeau et de son allié le BQ ? Sommes-nous devant la peste bubonique qu'il faille, toute affaire cessante, appuyer les exemptions pour objection de conscience ? En quoi est-ce une priorité pour le BQ ?

« Alors que le gouvernement [Trudeau] propose des mesures sanitaires extraordinaires basées sur la science [le passeport vaccinal n'est pas une mesure basée sur la science puisque les vaccinés peuvent contaminer d'autres gens!], ce grave manque de cohérence porterait lourdement atteinte à la cohésion sociale. Ottawa doit reculer et réserver l'exemption à la vaccination obligatoire aux personnes qui ne peuvent se conformer aux règles pour des raisons de santé », a déclaré M. Champoux par voie de communiqué.

Voir aussi  

L'Ontario, la Suède et le Danemark suspendent le vaccin anti-Covid de Moderna pour certains jeunes (m à j : Finlande aussi) [6 et 7 octobre 2021]

Le vaccin d'AstraZeneca suspendu pour les moins de 55 ans [Le Soleil 29 mars 2021 : « Après avoir clamé sur tous les fronts que le vaccin d’AstraZeneca est efficace et sécuritaire, les autorités fédérales et provinciales en suspendent maintenant l’utilisation pour les personnes de moins de 55 ans. »]

«Un nombre important de cas d'échec du vaccin Janssen a été rapporté, avec notamment des formes graves (décès, réanimation) ainsi qu'une surreprésentation des patients vaccinés par Janssen en réanimation dans deux CHU» (Centres Hospitaliers Universitaires), à Marseille (sud) et Tours (ouest), note l'ANSM dans son rapport périodique de surveillance des vaccins.

Du Dr Martin Blacher, médecin français spécialiste en santé publique : «Ce passe sanitaire est une hérésie car ce sont les vaccinés qui contaminent les non-vaccinés »

Comparez à l'enseignant d'art dramatique Trudeau :

Trudeau : les non vaccinés assis à côté de vaccinés mettent ces derniers en danger

Voir aussi

Une étude révèle que l'immunité naturelle serait supérieure à la vaccination

Fin du blanctriarcat ? Les jeunes hommes (blancs) Américains en train de renoncer aux études supérieures...

À la fin de l’année universitaire 2020-21, les femmes représentaient 59,5 % des étudiants américains, un chiffre historique selon les données d’inscription du National Student Clearinghouse, un groupe de recherche à but non lucratif. Alors que les femmes ne représentent que 49 % de la population d’âge universitaire aux États-Unis, selon le Census Bureau.


Les universités des États-Unis comptaient 1,5 million d’étudiants de moins qu’il y a cinq ans. Les hommes représentaient 71 % de cette baisse.

Cet écart, qui existe pour les programmes postsecondaires de deux et quatre ans, s’est lentement creusé depuis 40 ans. L’écart se creuse encore quand vient le temps d’obtenir le diplôme : après six années d’études collégiales, 65 % des femmes aux États-Unis qui ont commencé un programme postsecondaire de quatre ans en 2012 ont obtenu des diplômes en 2018, alors que seuls 59 % des hommes au cours de la même période l’obtiennent, selon le département américain de l’Éducation.

Au cours des prochaines années, deux femmes obtiendront un diplôme universitaire pour chaque homme, si la tendance se poursuit, de déclarer Douglas Shapiro, directeur général du centre de recherche du National Student Clearinghouse.

La disparité des inscriptions entre les sexes dans les universités publiques est la plus importante que dans les universités privées, où la proportion de femmes au cours de l’année scolaire 2020-21 est passée à une moyenne de 61 %, un record, selon les données du Clearinghouse.
 
À l'Université Baylor, où le corps étudiant de premier cycle est composé à 60 % de femmes, le taux d'admission des hommes l'année dernière était de 7 points de pourcentage supérieur à celui des femmes. Chaque élève doit répondre aux normes d'admission de Baylor pour être admis, a déclaré Jessica King Gereghty, vice-présidente adjointe de la stratégie d'inscription et de l'innovation de l'école. La composition du corps estudiantin, cependant, est équilibrée selon plusieurs variables, y compris le sexe, a-t-elle déclaré.  [Sous-entendu pour avantager les filles ?]
 
La race et le sexe ne peuvent être pris en compte comme critère d’admission dans les universités publiques de Californie. La proportion d’étudiants de premier cycle de sexe masculin à l’UCLA est tombée à 41 % au semestre d’automne 2020, alors qu’elle était encore de 45 % à l’automne 2013. Au cours de la même période, les inscriptions au premier cycle ont augmenté de près de 3 000 étudiants. Parmi ces places, neuf sur dix sont allées à des femmes.

« Les candidats masculins ne sont pas moins compétitifs que les candidates féminines », déclare Youlonda Copeland-Morgan, vice-prévôt de l’UCLA, mais moins d’hommes s'inscrivent.

L’écart entre les sexes au collège est omniprésent, quels que soient la race, le lieu d’origine ou la classe socioéconomique d’origine. Pour la plupart, les hommes blancs — autrefois le groupe prédominant sur les campus américains — ne détiennent plus un avantage statistique dans les taux d’inscription, a déclaré M. Mortenson, du Pell Institute. Les taux de scolarisation des hommes blancs pauvres et de la classe ouvrière sont inférieurs à ceux des jeunes hommes noirs, latinos et asiatiques issus des mêmes milieux économiques, selon une analyse des données de recensement par le Pell Institute pour le Wall Street Journal.