dimanche 20 mars 2022

Histoire — 21 mars 1921 instauration de la Nouvelle politique économique

12 mars 1921, alors que la Russie meurt de faim et que les révoltent grondent, Lénine rompt avec le communisme de guerre et cède un peu de liberté aux paysans, aux commerçants et aux entrepreneurs en lançant sa « Nouvelle Politique Économique ». Explications.

Situation en 1921

À la fin de la guerre civile, les bolcheviks contrôlaient les villes russes, mais 80 % de la population russe étaient des paysans. Bien que presque tous les combats aient eu lieu en dehors des zones urbaines, la population urbaine avait considérablement diminué. La guerre avait perturbé les transports (en particulier les chemins de fer) et les services publics de base. Les maladies infectieuses prospèrent, en particulier le typhus. Les expéditions de nourriture et de carburant par chemin de fer et par les voies navigables avaient considérablement diminué. 

Les habitants de la ville ont d'abord connu une pénurie de mazout, puis de charbon, jusqu'à ce qu'ils aient recours au bois. La population des villes du Nord (en dehors des capitales) avaient diminué en moyenne de 24 % par rapport à 1917. Les villes du nord recevaient moins de nourriture que les villes du sud agricole. Petrograd a perdu à elle seule 850 000 personnes, soit la moitié du déclin de la population urbaine pendant la guerre civile. La faim et les mauvaises conditions ont chassé les habitants des villes. 

Les travailleurs ont migré vers le sud pour se rapprocher des paysans et de leurs surplus alimentaires. Les habitants qui s'étaient établis récemment dans les villes sont repartis à la campagne où ils avaient encore de la famille. Les travailleurs urbains formaient le noyau du soutien bolchevique, de sorte que l'exode posait un sérieux problème. La production en usine a été fortement ralentie ou arrêtée. Les usines manquaient de 30 000 ouvriers en 1919. Pour survivre, les citadins vendaient des objets de valeur personnels, fabriquaient des objets artisanaux à vendre ou à troquer et cultivaient des potagers. La pénurie aiguë de nourriture les a poussés à obtenir 50 à 60% de la nourriture au marché noir. Le manque de liquidités a poussé au troc, système largement inefficace. La sécheresse et le gel ont conduit à la famine russe de 1921, au cours de laquelle des millions de personnes sont mortes de faim, en particulier dans la région de la Volga, et le soutien urbain au parti bolchevique s'est érodé.  Les ouvriers ont organisé des manifestations contre la politique de rationnement du Parti bolchevique qui attribuait les rations en priorité à l'Armée rouge, aux membres du Parti et aux étudiants. La rébellion des soldats et des marins de Cronstadt éclate en mars 1921, alimentée par l'anarchisme et le populisme. En 1921, Lénine a remplacé la politique de réquisition alimentaire par une taxe, marquant l'inauguration de la nouvelle politique économique. 

La nouvelle politique économique

La NEP restaura une certaine propriété privée dans certains domaines de l’économie, surtout l’agriculture. Elle remplaça la politique du « communisme de guerre ». En 1921, les niveaux économiques étaient inférieurs aux niveaux d’avant la Première Guerre mondiale. La production de cuivre par exemple, le secteur le plus touché, était à 1,7 % de son niveau d’avant-guerre. Les industries nationalisées reçurent plus d’autonomie. Un système de marché fut introduit dans l’agriculture.

Pour expliquer la NEP, Lénine se réfère au fait que la Russie était encore une nation essentiellement agraire, avec une population urbaine très réduite et une base industrielle faible. Elle ne satisfaisait donc pas les critères économiques nécessaires pour le socialisme. Lénine justifia ultérieurement l’introduction de la NEP en déclarant que les piliers de l’industrie, c’est-à-dire les grandes usines productrices de charbon, fer, électricité, etc., seraient encore sous contrôle de l’État. La NEP amoindrit les restrictions commerciales et tenta de rétablir des alliances avec les pays étrangers.

Les paysans furent autorisés à louer de la force de travail.

Bilan de la NEP

La production agricole augmenta fortement. Au lieu de la réquisition des surplus agricoles sans compensation par le gouvernement, les fermiers pouvaient désormais vendre leurs excédents, et donc être incités à produire plus de grains. Cette incitation couplée avec la fin des domaines semi-féodaux permit à la production agricole d’atteindre les niveaux d’avant la Révolution et de les dépasser. Alors que le secteur agricole devenait de plus en plus dépendant des petites fermes familiales, les industries lourdes, les banques et les institutions financières restaient détenues et gérées par l’État.

Cependant, comme le gouvernement soviétique ne mena pas une politique d’industrialisation à la même vitesse que le développement de la partie libéralisée de l'économie, cela créa un déséquilibre dans l’économie où le secteur agricole croissait beaucoup plus vite que l’industrie lourde.


Trafic d'enfants au cœur de l'Europe en Ukraine


Moldavie — 88 % des réfugiés ukrainiens choisissent le russe comme langue d'enseignement, 6 % l'ukrainien

Sur 631 demandes déposées par des réfugiés ukrainiens pour une éducation temporaire, 37 enfants ont choisi d’étudier en moldave, 40 en l’ukrainien et 554 parents ont décidé que leurs enfants devraient étudier dans les écoles russes. La langue russe a été interdite dans les écoles ukrainiennes au-delà du primaire depuis 2020. Plus de détails ci-dessous.

La Moldavie continue de fournir assistance à ses voisins — le pays accepte activement les réfugiés. Cette aide comprend l’éducation des enfants.

Le ministère de l’Éducation de la Moldavie a publié des données à ce sujet. On apprend ainsi que seuls 6 % des réfugiés ukrainiens ont choisi un enseignement en ukrainien pour leurs enfants alors que 88 % choisissent le russe.

Les enfants peuvent fréquenter les écoles à la fois comme élèves et comme auditeurs. En outre, les enfants auront accès aux activités parascolaires, à l’assistance psychologique et aux activités informelles des centres de jeunesse, a expliqué le ministre de l’Éducation et des Sciences, Anatolie Topala.

Actuellement, il y a 75 demandes d’inscription dans les établissements préscolaires et 631 demandes d’enseignement temporaire, dont :

  • 307 candidatures pour les 4 premières années ;
  • 302 demandes pour 5e à 9e années ;
  • 22 candidatures pour les 10e à 12e années.

Quant à la langue d’enseignement, 37 enfants ont choisi la langue officielle, 40 l’ukrainien et 554 — le russe. 


Étant donné la situation géographique de la Moldavie, on peut supposer que la majorité des réfugiés ukrainiens qui s’y trouvent sont originaires du Sud de l’Ukraine et donc majoritairement russophones. Une fois, hors d’Ukraine et libres de choisir la langue d’enseignement, ils optent donc pour le russe.

Selon les données officielles, il y a 102 836 personnes de nationalité ukrainienne sur le territoire de la Moldavie, dont 48 405 sont des enfants.

Politique d’ukrainisation forcée

L’ukrainien a été institué comme principale langue d’enseignement dans toutes les écoles ukrainiennes financées par l’État dans une loi rentrée en vigueur en 2020. Cette réforme devrait être achevée d’ici septembre 2023 pour les écoles dispensant un enseignement dans les langues minoritaires qui sont les langues officielles de l’Union européenne (comprendre principalement les minorités hongroises et moldaves/roumaines d’Ukraine). Et dans les écoles enseignant en russe, le changement eut lieu dès la rentrée 2020.

La mesure, annoncée en octobre 2019 par la ministre ukrainienne de l’Éducation et des sciences de l’époque, Hanna Novosad, Elle s’appuie sur une législation sur l’éducation et la langue qui a été promulguée par le parlement ukrainien au cours des quatre années précédentes. Cette loi ukrainienne « sur l’éducation » a été la première à déclarer l’ukrainien comme le seul moyen d’instruction dans les écoles après le cycle primaire (qui comprend 4 années). Adoptée en 2017 et fortement contestée en raison de son article 7, « La langue de l’éducation », la loi a été reconnue par la Cour constitutionnelle d’Ukraine le 16 juillet 2019. Le même jour, la loi ukrainienne « Sur la garantie du fonctionnement de l’ukrainien comme langue d’État » est entrée en vigueur et a réaffirmé la primauté de la langue ukrainienne dans l’éducation, elle ne garantit aux minorités un enseignement dans leur langue maternelle que dans les seules écoles maternelles et primaires. Les dispositions respectives de la loi de 2017 sont également précisées à l’article 5 de la loi ukrainienne récemment adoptée « sur l’enseignement secondaire général complet », qui est entrée en vigueur en mars 2020.

La loi détermine trois modèles d’enseignement de la langue ukrainienne dans les écoles secondaires d’Ukraine. 

Le premier concerne les peuples autochtones tels que les Tatars de Crimée, qui ont le droit d’être éduqués dans leur propre langue, l’ukrainien étant enseigné comme matière distincte, à n’importe quel niveau scolaire.  Notons que cette décision n'est généreuse qu'en apparence puisqu'elle s'applique à une région administrée par la Russie et que la Russie l'applique déjà. Enfin, les Tatars sont des conquérants turcs qui se sont installés au XIIIe siècle en Crimée. Avant eux la Crimée était peuplée par des Sarmates, des Grecs, des Goths, des Alains, des Khazars et des Slaves.

Le deuxième modèle concerne les minorités nationales d’Ukraine dont les langues sont des langues officielles de l’UE (principalement le hongrois et le roumain). Le cycle primaire est disponible pour eux dans leur langue minoritaire (avec l’ukrainien comme matière distincte), tandis que les cycles supérieurs voient une expansion progressive de l’enseignement de la langue ukrainienne — de vingt pour cent en cinquième année à quarante pour cent en neuvième année (collège) et à soixante pour cent de toutes les matières pendant les trois années de la fin du secondaire (lycée). 

La troisième classe s’applique aux « autres minorités », c’est-à-dire aux Russes et aux Ukrainiens russophones qui fréquentent des écoles secondaires de langue russe. Pour eux, l’enseignement de la langue ukrainienne devrait être d’au moins 80 % dans les collèges et les lycées, avec la possibilité d’avoir le russe enseigné comme matière en option. La loi stipule également clairement que ces dispositions ne s’appliquent qu’aux écoles financées par l’État et autorisent toutes les écoles privées à choisir librement leur langue d’enseignement ; néanmoins, les écoles privées doivent enseigner la langue ukrainienne et veiller à ce que leurs élèves acquièrent le niveau de maîtrise défini par l’État.

Élèves dans les écoles pendant l’année scolaire 2019/20

Au cours de l’année scolaire 2019/20, 4 072 704 élèves étaient inscrits à temps plein dans des écoles secondaires dans toute l’Ukraine, dont 4 032 366 fréquentaient des écoles financées par l’État et 40 338, soit 1 %, fréquentaient des écoles financées par le privé. Sur le nombre total de 4 032 366 élèves fréquentant des écoles financées par l’État, 92,4 % recevaient un enseignement en ukrainien, 6,7 % recevaient un enseignement en russe et 0,9 % recevaient un enseignement dans d’autres langues minoritaires, dont le hongrois (16 583 élèves), le roumain (16 109), moldave (2 498), polonais (1 697), slovaque (147), bulgare (58) et tatar de Crimée (53).

En tant que langue minoritaire, en 2019/2020, le russe était la langue d’enseignement de 269 956 élèves dans les écoles financées par l’État et de 11 301 élèves dans les écoles privées en Ukraine.

En 2019/20, il y avait encore 125 écoles secondaires de langue russe en Ukraine.

Attitudes linguistiques et opinions sur les langues dans l’enseignement

Traditionnellement, le sud-est de l’Ukraine est plus russophone que les autres régions du pays. Une enquête menée en mars 2019 par l’Institut international de sociologie de Kiev (KIIS) a montré que 47,9 % des personnes interrogées ne parlent que le russe ou principalement le russe dans le sud de l’Ukraine, un peu plus (49,5 %) le font à l’est, et bien plus encore (82,6 %) dans le Donbass. Plus de la moitié des répondants de ces régions souhaitaient avoir le même temps alloué pour apprendre le russe que pour l’ukrainien dans les écoles secondaires (57,1 % dans le sud, 52,9 % dans l’est et 73,5 % dans le Donbass, contre 15,8 % au centre et 7,6 % à l’ouest, le cœur du nationalisme ukrainien russophobe). Il faut cependant noter que ces enquêtes sont sujettes à caution étant donné le climat malsain entretenu par le gouvernement de Kiev dans l’Ukraine post-Maïdan à l’égard du russe. 

 

Sources : Tsargrad, Interfax, Ministère ukrainien de l’Éducation


samedi 19 mars 2022

Le PM Legault ouvre la porte à scolariser « temporairement » en anglais les enfants réfugiés ukrainiens

Les jeunes réfugiés ukrainiens qui seront accueillis au Québec dans les prochaines semaines fréquenteront des écoles francophones, mais certains pourraient éventuellement être scolarisés en anglais, de façon temporaire, si la situation l’exige.

C’est du moins que ce l’on peut comprendre de la position du gouvernement Legault, qui a réagi mardi à la demande de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec d’offrir au besoin des « exemptions humanitaires » à de jeunes Ukrainiens afin de leur permettre d’être scolarisés en anglais.

« L’anglais est sans doute la langue seconde de certains de ces enfants qui ont déjà vécu tellement de choses. Les neuf commissions scolaires anglophones encouragent le gouvernement à faire preuve de compassion en permettant à certains d’entre eux de fréquenter nos écoles pour des motifs humanitaires, où ils apprendront et le français et l’anglais », a affirmé son président, Dan Lamoureux, dans un communiqué.

Invité à réagir, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a indiqué que ces futurs élèves seront scolarisés en français, dans le respect de la loi 101, comme ce fut le cas pour les réfugiés syriens arrivés dans la province il y a environ cinq ans.

« La Charte de la langue française s’applique à tous les nouveaux arrivants, sans distinction », a-t-il affirmé au Journal.

Le réseau scolaire francophone est tout à fait capable de les accueillir convenablement, selon M. Roberge. « On a des services d’interprètes, des services psychosociaux, tout ce qu’il faut pour accueillir ces gens-là et les rassurer, pour ensuite qu’ils s’intègrent à la société québécoise », a-t-il ajouté.

Legault ouvre la porte

De son côté, le Premier ministre Legault a plutôt affirmé, en réponse à une question en anglais, que des élèves ukrainiens pourraient être scolarisés en anglais pendant une période transitoire afin de leur venir en aide.

« We may have an interim situation where we can help them this way », a-t-il déclaré en anglais (la langue officielle n’est-elle pas le français ?), avant de préciser que les nouveaux arrivants doivent envoyer leurs enfants à l’école en français. « But in the interim period, of course we’ll accommodate them », a ajouté M. Legault.

Au cabinet du ministre Roberge, on a par la suite affirmé que ces deux positions ne sont pas nécessairement en contradiction, puisque cette « période de transition » n’est pas nécessaire pour l’instant et qu’il est encore trop tôt pour dire si elle le deviendra.

L’article 85.1 de la Charte de la langue française prévoit que le ministre de l’Éducation peut, « lorsqu’une situation grave d’ordre familial ou humanitaire le justifie », déclarer un enfant admissible à l’enseignement en l’anglais à la suite d’une recommandation d’un comité d’examen.

Il s’agit toutefois de cas « très rares », puisque cette disposition législative vise des situations tout à fait particulières, et non l’ensemble d’une communauté, explique-t-on au cabinet du ministre Roberge.

Québec a indiqué la semaine dernière ne pas avoir fixé de limite concernant le nombre de réfugiés ukrainiens qui pourraient être accueillis dans la province au cours des prochaines semaines.

Signalons que d’autres pays, tels que l’Italie (vidéo ci-dessous), ont reçu des enfants ukrainiens, et n’ont pas décidé de leur donner des classes en anglais..


France — Collectif souhaite débaptiser collège Soljenitsyne en raison de son nationalisme et de sa proximité avec Poutine

Une pétition soutenue par plusieurs syndicats de Vendée propose de changer le nom d’un établissement scolaire d’Aizenay, près de La Roche-sur-Yon, au profit de l’anarchiste ukrainien Voline.

Le rectorat de Nantes, le conseil départemental de la Vendée ainsi que la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale ont découvert dans leur boîte courriel, vendredi, une pétition originale : rebaptiser le collège d’Aizenay du nom du révolutionnaire anarchiste ukrainien Vsevolod Mikhaïlovitch Eichenbaum, dit Voline (1882-1945). Et effacer ainsi le nom actuel de l’établissement, choisi en mémoire de l’écrivain russe et opposant historique au régime soviétique : Alexandre Soljenitsyne (1918-2008). Volinea combattu dans l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle ukrainienne de Nestor Makhno connu pour ses exactions contre la population ukrainienne. Les communautés allemandes et mennonites en Ukraine considèrent Makhno comme un instigateur de banditisme paramilitaire contre des fermiers innocents, et un « monstre inhumain dont le chemin est littéralement trempé de sang ».

« Soljenitsyne était certes écrivain de talent, mais c’était aussi une personnalité proche de Poutine, malgré l’opposition de leurs engagements durant l’époque de l’URSS, avance la pétition qu’ont pu consulter nos confrères d’Ouest France et du Journal du Pays Yonnais. Peu avare de compliments envers le dictateur russe qui lui décerna le prix d’État, Soljenitsyne partageait avec lui sa vision de l’unité de la Russie (donc l’annexion de l’Ukraine), un patriotisme aveugle et une fascination pour les régimes autoritaires. » Une personnalité éminente, mais trouble, donc, selon les différents auteurs de la pétition cosignée par les syndicats Sud Éducation 85, SGEN CFDT 85, CGT Educ'action 85, ainsi que par le groupe Henri-Laborit de la Fédération anarchiste et l’antenne vendéenne de l’association Attac.

Vladimir Poutine rendant visite à Alexandre Soljenitsyne, au domicile de l’écrivain, en 2007, à l’occasion de sa remise du prix d’État de la Fédération de Russie

Renommer le collège d’Aizenay, situé à une quinzaine de kilomètres de La Roche-sur-Yon, au nom de Voline permettrait ainsi de mettre en valeur non seulement un Ukrainien plutôt qu’un Russe, mais surtout d’honorer la mémoire d’un parcours jugé plus exemplaire par les pétitionnaires : « Voline était un poète ukrainien condamné en Russie tsariste pour insurrection », rappellent-ils. Réfugié en France, il dut la fuir suite à un mandat d’arrêt à cause de ses prises de position antimilitaristes lors de la Première Guerre mondiale. » Entre un auteur russe « pro-Poutine » et un « homme de lettres ukrainien, combattant de la liberté et antimilitariste », le choix s’impose, soutient la pétition.

La demande n’a pas cependant fait l’unanimité au sein de ses destinataires institutionnels. « C’est une forme de révisionnisme », s’est ému vendredi le vice-président du conseil départemental Guillaume Jean joint par Ouest France. Sous l’émotion, on peut vouloir faire des changements, mais Soljenitsyne s’est battu pour la liberté. » L’écrivain russe, ancien prisonnier dans un goulag stalinien récompensé du prix Nobel de littérature en 1970, avait fait le déplacement dans le département en 1993 dans le cadre du bicentenaire du soulèvement des Guerres de Vendée. Le collège d’Aizenay avait été renommé en 2005 en hommage à ce déplacement ainsi qu’à l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne.

Source : Le Figaro

Vidéos et images du Donbass, le point de vue passé sous-silence (m à j)

Le CRTC a interdit la diffusion des médias russes au Canada.

Pour un autre point de vue sur le conflit que celui autorisé par le CRTC qui interdit les images russes, on trouvera ci-dessous quelques témoignages de personnes sur place dans le Donbass.

Voici d'abord un extrait du dernier article de Donbass Insider (regrettable nom anglais pour un site en français) :

L’avancée des forces armées russes et de la milice populaire de la RPD [République populaire de Donetsk] dans Marioupol permet d’accélérer l’évacuation des habitants de la ville. Et ces derniers confirment que les néonazis Ukrainiens installent leur équipement militaire près des abris anti-bombardements où se cachent les civils, et avaient abattu ceux qui tentaient de fuir via les couloirs humanitaires. [Voir la vidéo et résumé en anglais ci-dessous]

[Les troupes ukrainiennes] installé[e]s à Marioupol ont fait exploser le théâtre où ils avaient installé leur quartier général, mais où se trouvait aussi un millier de civils, en accusant bien sûr la Russie d’avoir bombardé l’endroit ! 

[Pour ce carnet, nous n’avons vu aucune preuve dans un sens comme dans l’autre : ni un avion russe qui bombarde le théâtre ni les forces ukrainiennes qui font exploser le théâtre. Nous ne savons pas qui a fait exploser le théâtre de Marioupol, mais on ne voit pas pourquoi les Russes l’auraient visé à dessein, puisque ce théâtre avait été abandonné par les soldats de Kiev, que les Russes disent vouloir libérer les gens de Marioupol sympathisants de la Russie en 2014 et que tout incident de ce type serait d’office attribué par les médias occidentaux à la cruauté des hordes russes…]

Or, aujourd’hui un soldat du régiment Azov qui a fait défection et est passé du côté de la RPD [République populaire de Donetsk], a déclaré les civils qui étaient dans le théâtre étaient gardés comme otages, afin de protéger le quartier général des néonazis Ukrainiens, avant que celui-ci ne soit déplacé cet après-midi !

Au vu de cette information, il est clair que la Russie n’aurait pas bombardé ce bâtiment, de peur de toucher les civils, et aurait opté pour une solution comme celle qui a permis de libérer en toute sécurité les 300 civils qui étaient retenus otages par les néonazis Ukrainiens du bataillon Aïdar dans le monastère de Nikolskoye.

En plus de cela, les combats font rage tout près du théâtre, qui se trouve exactement à la jonction des deux zones d’avancée de l’armé russe et de la milice populaire de la RPD, ce qui veut dire qu’un bombardement d’artillerie ou aérien pourrait aussi toucher ces soldats ! Le ministère de la Défense russe a d’ailleurs indiqué que le 16 mars 2022 aucun avion de combat n’avait mené de bombardement sur Marioupol.

 

Le point de vue du Colonel Cassad (très lu sur Telegram), traduit en français :
Faux : L’armée russe a frappé le théâtre dramatique de Mariupol avec une bombe super puissante. Il y avait environ 1 000 civils à l’intérieur. La version des chaînes ukrainiennes TG a été reprise par les médias américains.
Vérité : Selon Readovka, aucun bombardement n’a été effectué dans le quartier de la ville où se trouve le théâtre dramatique. De violents combats de rue se déroulent dans ses environs, il est impossible de livrer de telles frappes sans risquer de toucher des amis. Auparavant, les chaînes Telegram avaient rapporté que des nationalistes d’Azov préparaient une provocation dans le bâtiment du théâtre. Selon les informations du nationaliste d’Azov capturé, le quartier général des militants ukrainiens est situé dans le sous-sol du théâtre dramatique de Mariupol, et la salle de théâtre est complètement remplie de civils, qui sont gardés par 12 militants du régiment d’Azov, de sorte qu’ils ne s’enfuient pas. Les gens vont se faire exploser en publiant une photo pour les médias occidentaux et en accusant la Russie d’une frappe aérienne.

Des témoins oculaires confirment l’information selon laquelle le siège de « Azov » a déménagé cet après-midi. Apparemment, c’est déjà la deuxième provocation monstrueuse de « Azov » à Marioupol — la première était à la maternité.
 

La destruction de ce théâtre à Marioupol semble être l’ultime tentative désespérée des néonazis du régiment Azov d’attirer l’attention médiatique sur eux, en espérant (en vain) que cela ralentira l’avancée des forces armées russes et de la milice populaire de la RPD. Et je dis en vain, car les soldats tchétchènes de la garde nationale russe sont déjà très près du théâtre, en train d’éliminer les néonazis ukrainiens qui se sont retranchés dans les bâtiments de l’usine Azovstal.

Sans surprise, les médias français se sont jetés sur l’histoire du théâtre de Marioupol, alors que leur silence concernant le tir par l’armée ukrainienne d’un missile Tochka-U sur Donetsk le 14 mars fut assourdissant (sauf TF1 qui a publié un reportage filmé sur place et clairement indiqué que le missile avait été tiré par l’Ukraine), malgré les nombreuses victimes civiles de ce nouveau crime de guerre de Kiev.

Si les médias occidentaux s’étaient contentés de se taire sur le bain de sang que l’armée ukrainienne a provoqué à Donetsk, cela aurait été un moindre mal. Mais malheureusement, certains médias se sont littéralement vautrés dans l’abjection.

Ainsi, plusieurs médias occidentaux, comme La Stampa [du 16 mars], ont illustré des articles concernant la situation à Kiev avec des images venant du carnage dans le centre de Donetsk ! Cette abjection a provoqué une vague d’indignation non seulement en Russie et dans le Donbass, mais aussi en Italie, où des journalistes et de simples citoyens ont exigé de La Stampa une réfutation et des excuses pour cette violation grossière de l’éthique journalistique.

 


ABC News a utilisé les images venant de Donetsk pour illustrer une autre nouvelle sur la frappe de missiles menée par la Russie contre le centre d’entraînement de Iavorovski où étaient stationnés des mercenaires étrangers. Ce qui est là aussi une manipulation pure et simple des faits.


Quant à Reuters, la différence entre ses [billets] Instagram sur le bombardement de Kiev et celui de Donetsk est à vomir. Ainsi concernant Kiev, on voit un vieux monsieur blessé par un bombardement russe, mais à Donetsk, alors qu’il y a une vingtaine de morts parmi les civils, Reuters nous montre… la vitrine endommagée d’un magasin de robes de mariées (!!!) sans mentionner les victimes civiles.

 


Ces omissions et mensonges éhontés des médias occidentaux ne changeront pas la donne. La RPD [République populaire de Donetsk] est en train d’avancer pour reprendre Maryinka, située en périphérie sud-ouest de Donetsk, et la milice populaire de la RPL [Lougansk] avance depuis plusieurs directions dans Severodonetsk.

Autres vidéos

 Une jeune femme grecque de Marioupol qui vient d'arriver en Grèce : « Les soldats ukrainiens nous ont arrêtés et nous ont menacés, les soldats des chars russes essayaient de nous calmer ».

« Nous détestons l'Ukraine ! Merci beaucoup à l'armée russe » - des réfugiés de #Mariupol racontent comment l'armée ukrainienne a refusé d'ouvrir des corridors verts depuis la ville et a tiré sur des civils.

Ne pas prendre pour argent comptant les « informations » provenant de Kiev :

L'ancienne porte-parole du président ukrainien fait passer des pompiers tasmaniens pour des pompiers ukrainiens.

Évacués de Marioupol, Azov [régiments ukrainiens] tiraient sur les civils, des cars entiers

Babouchka rescapée de Marioupol : Ukrainiens fabriquaient des cocktails Molotov dans mon appartement, ils ont tout fait sauter

Anne-Laure Bonnel, reporter indépendante : « 200 guerres par an, lesquelles sont médiatisées ? »

Témoignage des civils évacués de Marioupol, le 18 mars 2022

Théâtre de Marioupol — quelles preuves ? Où sont les corps ? Les rescapés ?

Marioupol le 9 mai 2014. La ville qui a enregistré une forte participation au référendum sur l'indépendance du Donbass. Une masse de de militants seraient, ce jour-là, abattus en pleine rue par l'armée ukrainienne qui a pris le contrôle de force. Début du long martyre du Donbass qui fera plus de 13 000 morts en huit ans de conflit.

Krasnoarmeysk (Pokrovsk), le 11 mai 2014, tir à balles réelles sur civils désarmés. C'est ainsi que les troupes ukrainiennes ont traité des civils non armés (criant "Rentrez chez vous!") à Krasnoarmeysk le 11 mai 2014, tirant à bout portant avec l'intention de mutiler et de tuer. Krasnoarmeysk («De l'armée rouge») a été rebaptisée Pokrovsk en 2016. Jusqu'en 1938 la ville fondée en 1875 s'appelait Grichino.


 

Entretemps à Londres (mise à jour, le 19 mars 2022)
 

Le Times, quotidien de référence, affirme que « Trois cosmonautes russes sont arrivés à la Station spatiale internationale la nuit dernière revêtus de combinaisons de vol faux couleurs jaune et bleu du drapeau ukrainien, dans ce qui semblait être une déclaration audacieuse contre la guerre. »


Le journal londonien a été accompagné par la presse moutonnière.


 

L'ennui c'est que c'est une combinaison déjà portée par des cosmonautes russes dont Oleg Artemiev... ces couleurs sont également celles de l'École technique de Moscou Bauman dont les trois cosmonautes sont diplômés. Voici la même combinaison portée par Oleg Artemiev en 2014... 


Le site montre également dans la station spatiale le fameux drapeau rouge de la victoire « anti-fasciste » planté par les troupes soviétiques à Berlin en 1945. Ce drapeau accompagne actuellement les troupes pro-russes dans le Donbass... Pas un drapeau pro-kiévien dans cette campagne de « dénazification » selon Moscou.


"Les combinaisons de vol du nouvel équipage sont fabriquées aux couleurs de l'emblème de l'Université technique d'État Bauman de Moscou, dont les trois cosmonautes sont diplômés ... Voir le drapeau ukrainien partout et dans tout, c'est fou." Le directeur général de Roscosmos, Dmitri Rogozine, s'est montré plus acerbe, déclarant sur sa chaîne personnelle Telegram que les cosmonautes russes n'avaient aucune sympathie pour les nationalistes ukrainiens. Vendredi, lors d'une conférence de presse diffusée en direct depuis l'ISS, le cosmonaute vétéran Oleg Artemyev, le commandant de la mission, a été interrogé sur les combinaisons. « Chaque équipage choisit une couleur qui semble différente. C'était à notre tour de choisir une couleur », a-t-il déclaré. Samedi soir, il a déclaré sur la chaîne Telegram de Roscosmos que les costumes avaient été confectionnés il y a six mois et que les trois cosmonautes avaient choisi les couleurs de leur alma mater. "La couleur n'est que la couleur. Cela n'a rien à voir avec l'Ukraine", a-t-il déclaré. « De nos jours, même si nous sommes dans l'espace, nous sommes avec notre président et notre peuple ! » (Source)

Blason de l'École technique de Moscou

Sondage sur les responsables du conflit

Une équipe affiliée au politicien de l'opposition anti-poutine Yuneman a interrogé 1000 Moscovites dans la rue sur le conflit.

À la question : « qui, selon vous, est à la source de l'exacerbation des relations avec l'Ukraine ? » 

  • les États-Unis : 46 %
  • l'OTAN : 13 %
  • la Russie : 12 %
  • l'Ukraine : 11 %
  • les républiques sécessionnistes du Donbass : 1 %.
Sondage penche probablement plus du côté libéral, anti-guerre et anti-Poutine à cause de la démographie de Moscou.

Par ailleurs, le soutien des Moscovites à l'«opération spéciale » en Ukraine est de 53 % contre 23 % opposés à celle-ci, ce qui est tout à fait conforme aux sondages en Russie en général. Les sondages dans le pays entier montrent un soutien plus élevé à l'opération militaire.

 

Traduction:

  • 40 % soutien absolu (bleu foncé)
  • 13% soutien relatif (bleu clair)
  • 18 % indécis (en gris clair) 
  • 16 % opposition absolue (rouge foncé)
  • 7 % opposition relative (rose)
  • 5 % ne sait pas (gris foncé)
  • 1 % refuse de répondre (noir)

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Description du site gouvernemental:

Matières scolaires :

  • Diversité — diversité dans les communautés
  • Éducation civique ou à la citoyenneté — droits de la personne
  • Éthique et culture religieuse — diversité religieuse, patrimoine religieux
  • Études sociales — enjeux actuels

Âge recommandé : 11 ans et plus

À pleine voix va à la rencontre de six Canadiennes de confession musulmane prêtes à discuter de ce qui a façonné leur identité. Chacune d’elles, en racontant la façon dont elle combat les stéréotypes et l’islamophobie, nous fait partager son rapport personnel à la spiritualité, à la culture, à la communauté et à la joie. Le film souligne l’importance de reconnaître la diversité des parcours des musulmanes et d’écouter chacune de ces femmes nous révéler ce que la foi et la liberté signifient pour elle.

Avant la présentation du film, une mise en contexte générale — portant par exemple sur l’islamophobie, l’islamophobie fondée sur le genre, le racisme antimusulman — favorisera une meilleure participation des élèves. Il sera également judicieux de leur présenter des exemples de lois et de politiques islamophobes, ainsi que d’actes haineux perpétrés contre des personnes de confession musulmane. Mieux vaudra aussi définir certains termes : hijab, patriarcat, monolithique, pluralité, diversité, etc.


jeudi 17 mars 2022

Un ordinateur par élève dès la 5e année dans des écoles de Québec: une initiative qui ne fait pas l'unanimité

À Québec, tous les élèves des écoles primaires du centre de services des Premières-Seigneuries recevront un ordinateur portable en cinquième et sixième année d’ici juin. La décision ne fait toutefois pas l’unanimité : des parents applaudissent, mais d’autres s’y opposent.

L’initiative «a fait pratiquement l’unanimité du conseil d’administration, des directions d’établissement et des équipes-écoles», affirme Martine Chouinard, secrétaire générale des Premières-Seigneuries.

Lors d’une séance du conseil d’administration cet automne, plusieurs parents ont en effet salué l’initiative, a pu constater Le Journal.

D’autres ont toutefois sourcillé en apprenant qu’un Chromebook – un ordinateur portable produit par Google – sera mis à la disposition de leur enfant, y compris pour faire les devoirs à la maison, selon des politiques d’utilisation qui varient d’une école à l’autre.

Sébastien St-Pierre, qui est père de trois enfants, dénonce haut et fort cette décision. Il a déjà beaucoup de difficulté à gérer le temps d’écran de son fils de 12 ans, Jacob, devenu accro aux jeux vidéo pendant la pandémie avec l’école en ligne, affirme-t-il.

M. St-Pierre lui a sérieusement restreint l’accès à la tablette et à l’ordinateur familial, mais voilà qu’un autre appareil, fourni par l’école, a fait son apparition à la maison. «Je trouve ça complètement stupide, ça n’a pas de bon sens. À cet âge-là, ils ne sont pas assez matures et responsables pour gérer un appareil eux-mêmes», lance-t-il.

Il faut alors redoubler d’efforts pour bien encadrer la période des devoirs à la maison, afin de s’assurer que l’écran est bel et bien utilisé pour les travaux scolaires, ce qui est loin d’être toujours le cas, déplore-t-il. 


 

Les dernières semaines lui ont donné raison. Jacob a voulu jouer en ligne à Fortnite, la nuit, avec son ordinateur de l’école. «J’ai été obligé de dire à l’école que je ne voulais plus voir l’ordinateur à la maison», laisse tomber M. St-Pierre. Mais le garçon rapporte quand même parfois l’appareil à la maison, à l’insu de son enseignante.

Au centre de services scolaire, on affirme toutefois que «dans l’ensemble», la situation est bien reçue par les parents. «Souvent ce n’est pas le premier appareil pour l’élève. L’élève apprend à faire la différence entre l’appareil pour son travail d’étudiant et ses autres appareils destinés au loisir», indique Mme Chouinard.

Favoriser la réussite?

Dans ce centre de services scolaire, l’accès à un ordinateur à chaque élève vise notamment à «favoriser sa réussite», peut-on lire dans un message transmis aux parents.

«À la fin de la dernière année scolaire, en contexte de pandémie, les enseignants ont témoigné des avantages de l’utilisation du numérique dans leur enseignement et de l’impact sur les apprentissages des élèves», précise Mme Chouinard.

Or selon les études les plus rigoureuses menées sur le sujet, l’utilisation des technologies en classe n’a qu’un très faible impact sur la réussite scolaire, qui «frôle l’insignifiance», selon Steve Bissonnette, professeur au département d’éducation de la TÉLUQ.

«Oui, le recours aux technologies a un impact sur le rendement. Mais (...) l’effet est tellement minime qu’on ne peut pas penser que ça va devenir un levier majeur pour améliorer le rendement des élèves», affirme-t-il.

Le déploiement d’ordinateurs peut toutefois être «salutaire» dans un contexte de pandémie, afin de s’assurer que chaque élève ait accès à un appareil en cas de fermeture d’école, ajoute toutefois M. Bissonnette. «Tout dépend de l’objectif», souligne-t-il.

Source : Journal de Québec

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mercredi 16 mars 2022

Censure — le CRTC interdit aux fournisseurs de services de télévision canadiens de distribuer RT

Communiqué du CRTC :

Aujourd’hui, le CRTC a officiellement retiré RT (anciennement connu sous le nom de Russia Today) et RT France de la Liste de services de programmation et de stations non canadiens autorisés pour distribution. À la suite d’une consultation publique, le CRTC a conclu que l’autorisation continue de distribuer RT et RT France n’est pas dans l’intérêt public. La programmation de RT n’est conforme ni aux normes que doivent suivre les services canadiens, ni aux objectifs de la politique énoncés dans la Loi sur la radiodiffusion. Le CRTC est également préoccupé par la programmation provenant d’un pays étranger qui cherche à miner la souveraineté d’un autre, à rabaisser les Canadiens d’une certaine origine ethnique et à miner les institutions démocratiques au Canada.
Une seule propagande sera permise. Parce que nous sommes trop idiots pour décider par nous-mêmes. Il faut s’attendre à ce que ce paternalisme pour imposer le bien politique (après celui sanitaire) se généralise.


Entretemps pour un autre point de vue sur le conflit que celui autorisé par le CRTC, voici un extrait du dernier article de Donbass Insider (regrettable nom anglais pour un site en français). Seul le texte en italique est de nous ci-dessous.

L’avancée des forces armées russes et de la milice populaire de la RPD [République populaire de Donetsk] dans Marioupol permet d’accélérer l’évacuation des habitants de la ville. Et ces derniers confirment que les néonazis Ukrainiens installent leur équipement militaire près des abris anti-bombardements où se cachent les civils, et avaient abattu ceux qui tentaient de fuir via les couloirs humanitaires. [Voir la vidéo et résumé en anglais ci-dessous]

[Les troupes ukrainiennes] installé[e]s à Marioupol ont fait exploser le théâtre où ils avaient installé leur quartier général, mais où se trouvait aussi un millier de civils, en accusant bien sûr la Russie d’avoir bombardé l’endroit ! 

[Pour ce carnet, nous n’avons vu aucune preuve dans un sens comme dans l’autre : ni un avion russe qui bombarde le théâtre ni les forces ukrainiennes qui font exploser le théâtre. Nous ne savons pas qui a fait exploser le théâtre de Marioupol, mais on ne voit pas pourquoi les Russes l’auraient visé à dessein, puisque ce théâtre avait été abandonné par les soldats de Kiev, que les Russes disent vouloir libérer les gens de Marioupol sympathisants de la Russie en 2014 et que tout incident de ce type serait d’office attribué par les médias occidentaux à la cruauté des hordes russes…]

Or, aujourd’hui un soldat du régiment Azov qui a fait défection et est passé du côté de la RPD [République populaire de Donetsk], a déclaré les civils qui étaient dans le théâtre étaient gardés comme otages, afin de protéger le quartier général des néonazis Ukrainiens, avant que celui-ci ne soit déplacé cet après-midi !

Au vu de cette information, il est clair que la Russie n’aurait pas bombardé ce bâtiment, de peur de toucher les civils, et aurait opté pour une solution comme celle qui a permis de libérer en toute sécurité les 300 civils qui étaient retenus otages par les néonazis Ukrainiens du bataillon Aïdar dans le monastère de Nikolskoye.

En plus de cela, les combats font rage tout près du théâtre, qui se trouve exactement à la jonction des deux zones d’avancée de l’armé russe et de la milice populaire de la RPD, ce qui veut dire qu’un bombardement d’artillerie ou aérien pourrait aussi toucher ces soldats ! Le ministère de la Défense russe a d’ailleurs indiqué que le 16 mars 2022 aucun avion de combat n’avait mené de bombardement sur Marioupol.

 

Le point de vue du Colonel Cassad (très lu sur Telegram), traduit en français :
Faux : L’armée russe a frappé le théâtre dramatique de Mariupol avec une bombe super puissante. Il y avait environ 1 000 civils à l’intérieur. La version des chaînes ukrainiennes TG a été reprise par les médias américains.
Vérité : Selon Readovka, aucun bombardement n’a été effectué dans le quartier de la ville où se trouve le théâtre dramatique. De violents combats de rue se déroulent dans ses environs, il est impossible de livrer de telles frappes sans risquer de toucher des amis. Auparavant, les chaînes Telegram avaient rapporté que des nationalistes d’Azov préparaient une provocation dans le bâtiment du théâtre. Selon les informations du nationaliste d’Azov capturé, le quartier général des militants ukrainiens est situé dans le sous-sol du théâtre dramatique de Mariupol, et la salle de théâtre est complètement remplie de civils, qui sont gardés par 12 militants du régiment d’Azov, de sorte qu’ils ne s’enfuient pas. Les gens vont se faire exploser en publiant une photo pour les médias occidentaux et en accusant la Russie d’une frappe aérienne.

Des témoins oculaires confirment l’information selon laquelle le siège de « Azov » a déménagé cet après-midi. Apparemment, c’est déjà la deuxième provocation monstrueuse de « Azov » à Marioupol — la première était à la maternité.
 

La destruction de ce théâtre à Marioupol semble être l’ultime tentative désespérée des néonazis du régiment Azov d’attirer l’attention médiatique sur eux, en espérant (en vain) que cela ralentira l’avancée des forces armées russes et de la milice populaire de la RPD. Et je dis en vain, car les soldats tchétchènes de la garde nationale russe sont déjà très près du théâtre, en train d’éliminer les néonazis ukrainiens qui se sont retranchés dans les bâtiments de l’usine Azovstal.

Sans surprise, les médias français se sont jetés sur l’histoire du théâtre de Marioupol, alors que leur silence concernant le tir par l’armée ukrainienne d’un missile Tochka-U sur Donetsk le 14 mars fut assourdissant (sauf TF1 qui a publié un reportage filmé sur place et clairement indiqué que le missile avait été tiré par l’Ukraine), malgré les nombreuses victimes civiles de ce nouveau crime de guerre de Kiev.

Si les médias occidentaux s’étaient contentés de se taire sur le bain de sang que l’armée ukrainienne a provoqué à Donetsk, cela aurait été un moindre mal. Mais malheureusement, certains médias se sont littéralement vautrés dans l’abjection.

Ainsi, plusieurs médias occidentaux, comme La Stampa [du 16 mars], ont illustré des articles concernant la situation à Kiev avec des images venant du carnage dans le centre de Donetsk ! Cette abjection a provoqué une vague d’indignation non seulement en Russie et dans le Donbass, mais aussi en Italie, où des journalistes et de simples citoyens ont exigé de La Stampa une réfutation et des excuses pour cette violation grossière de l’éthique journalistique.

 


ABC News a utilisé les images venant de Donetsk pour illustrer une autre nouvelle sur la frappe de missiles menée par la Russie contre le centre d’entraînement de Iavorovski où étaient stationnés des mercenaires étrangers. Ce qui est là aussi une manipulation pure et simple des faits.


Quant à Reuters, la différence entre ses [billets] Instagram sur le bombardement de Kiev et celui de Donetsk est à vomir. Ainsi concernant Kiev, on voit un vieux monsieur blessé par un bombardement russe, mais à Donetsk, alors qu’il y a une vingtaine de morts parmi les civils, Reuters nous montre… la vitrine endommagée d’un magasin de robes de mariées (!!!) sans mentionner les victimes civiles.

 


Ces omissions et mensonges éhontés des médias occidentaux ne changeront pas la donne. La RPD [République populaire de Donetsk] est en train d’avancer pour reprendre Maryinka, située en périphérie sud-ouest de Donetsk, et la milice populaire de la RPL [Lougansk] avance depuis plusieurs directions dans Severodonetsk.

Voir aussi 

La guerre et son inévitable propagande

 

Une jeune femme grecque de Marioupol qui vient d'arriver en Grèce : « Les soldats ukrainiens nous ont arrêtés et nous ont menacés, les soldats des chars russes essayaient de nous calmer ».

« Nous détestons l'Ukraine ! Merci beaucoup à l'armée russe » - des réfugiés de #Mariupol racontent comment l'armée ukrainienne a refusé d'ouvrir des corridors verts depuis la ville et a tiré sur des civils.

Ne pas prendre pour argent comptant les « informations » provenant de Kiev :

L'ancienne porte-parole du président ukrainien fait passer des pompiers tasmaniens pour des pompiers ukrainiens.

Évacués de Marioupol, Azov [régiments ukrainiens] tiraient sur les civils, des cars entiers

Babouchka rescapée de Marioupol : Ukrainiens fabriquaient des cocktails Molotov dans mon appartement, ils ont tout fait sauter

Anne-Laure Bonnel, reporter indépendante : « 200 guerres par an, lesquelles sont médiatisées ? »

Le refus d’appliquer la loi 101 au collégial va asseoir la domination des cégeps anglos

Un texte de Gabriel Coulombe, professeur d’économie au cégep Garneau.

M. François Legault, Premier ministre

M. Simon Jolin-Barrette, Ministre responsable de la Langue française

Mme Danielle McCann, Ministre de l’Enseignement supérieur

Nous, professeur. e. s de cégep provenant de partout au Québec, vous interpellons afin que vous reconsidériez la pertinence d’étendre les clauses scolaires de la Charte de la Langue française au niveau collégial. Nous tenons pour acquis que l’avenir du français vous préoccupe au plus haut point, et c’est pourquoi nous ne ressentons pas le besoin de vous rappeler les statistiques alarmantes en la matière. En revanche, nous jugeons pertinent de mettre en exergue un élément fondamental qui n’a été que peu entendu dans le débat public : le régime actuel crée un réseau à deux vitesses qui vide les cégeps francophones de leurs meilleurs élèves et qui dévalorise les diplômes émis par ces établissements. Tel que conçu actuellement, le projet de loi 96 viendra amplifier cette réalité. Si Montréal en subira inévitablement les contrecoups les plus importants, c’est le réseau collégial francophone dans son intégralité qui sortira affaibli de la réforme que vous proposez.

D’entrée de jeu, il importe de souligner que le débat sur le « libre choix » est faussé, car dans les faits, seuls les élèves ayant une forte moyenne générale au secondaire ont réellement la liberté de fréquenter un cégep dans la langue de leur choix. En proposant de plafonner le nombre de places disponibles, le projet de loi 96, loin de freiner ce système à deux vitesses, ne fera qu’accentuer l’élitisation des cégeps anglophones puisque ces derniers devront resserrer encore davantage leurs critères de sélection. Paradoxalement, cette situation fait en sorte que plusieurs élèves ayant l’anglais comme langue maternelle se retrouvent exclus des établissements anglophones en raison de leurs moins bons résultats au secondaire.

Cette ségrégation scolaire a une incidence évidente sur la motivation et la persévérance scolaire. Chez bon nombre d’élèves admis dans un cégep francophone après avoir essuyé un refus dans un cégep anglophone s’installe la perception erronée voulant que leur formation soit d’une valeur moindre. Cette réalité est désormais bien ancrée dans la métropole, où la disproportion entre la fréquentation des collèges anglophones et le poids démographique des Québécois. e. s [sic !] ayant l’anglais comme langue maternelle atteint un niveau très préoccupant. Ainsi, dans le secteur préuniversitaire à Montréal, les cégeps anglophones diplôment 52 % des effectifs totaux alors que la proportion d’anglophones qui résident sur l’île de Montréal n’est que de 17 %.

Les détracteurs de l’extension de la loi 101 affirment souvent qu’il est important d’apprendre l’anglais, particulièrement en cette ère de mondialisation. C’est incontestable. Rappelons toutefois que l’apprentissage de l’anglais n’est en rien tributaire de la fréquentation d’un cégep anglophone, et que les élèves admis dans ces établissements ont déjà une excellente connaissance de la langue de Shakespeare. Loin d’empêcher les jeunes francophones de perfectionner leur connaissance de l’anglais, une telle mesure éviterait que la fréquentation des cégeps anglophones soit réservée à l’élite.

Plusieurs membres du gouvernement, à commencer par M. Simon Jolin-Barrette, ont assurément déjà fait valoir ces arguments. Dans l’intérêt supérieur du système d’éducation québécois et de la nation que vous représentez, il serait sage de les écouter.

Des mesures courageuses qui permettront de valoriser les études supérieures francophones doivent être prises. Montréal y gagnera, et tout le Québec y gagnera. En plus de disposer de la légitimité nécessaire, vous vous trouvez devant une fenêtre d’opportunité historique pour emprunter cette avenue.

Au Champlain College St Lawrence, à Québec, 75 % des élèves sont francophones, et 63 % des enseignantes et enseignants sont également francophones. Une majorité de professeurs francophones enseignent, en anglais, à une majorité d’élèves francophones, qui personnifient l’élite académique de la Capitale-Nationale. À votre avis, M. le Premier ministre, s’agit-il davantage d’une aberration ou d’une prophétie ?

Gabriel Coulombe, professeur d’économie, Cégep Garneau.

Ont aussi signé cette lettre :

1. Amélie Desruisseaux-Talbot, professeure de littérature, Cégep Garneau

2. Vicki Plourde, professeure de philosophie, Cégep Garneau

3. Jean-François Joubert, professeur d’anglais, Cégep Garneau

4. Philippe Mottet, professeur de lettres, Cégep Garneau

5. Alexandre Provencher-Gravel, professeur de philosophie, Cégep de Sainte-Foy

6. Michèle Asselin, professeure d’histoire, Cégep Garneau

7. Julia Chamard-Bergeron, professeure de littérature, Cégep Garneau

8. Patrick Moreau, professeur de lettres, Cégep Ahuntsic

9. Mathieu Bélisle, professeur de littérature, Collège Jean-de-Brébeuf

10. Frédéric Belzile, professeur de philosophie, Collège Ahuntsic

11. Yannick Lacroix, professeur de philosophie, Collège de Maisonneuve

12. Richard Vaillancourt, professeur de philosophie, Collège de Bois-de-Boulogne

13. Alexis Vaillancourt-Chartrand, professeur de littérature, Cégep de Saint-Jérôme

14. Josée Veilleux, professeure de littérature, responsable du centre d’aide en français, Cégep de Saint-Jérôme

15. Jean-Didier Dufour, professeur de sociologie, Cégep Garneau

16. Jean-François Vallée, professeur de lettres et communication, Cégep de La Pocatière

17. Christian Stoia, professeur de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme

18. Rosemarie Allard, professeure d’histoire, Cégep de Sainte-Foy

19. Joëlle Quérin, professeure de sociologie, Cégep de Saint-Jérôme

20. Nadia Dufour, professeure de littérature, Cégep Garneau

21. Julie Baribeau, professeure de philosophie, Cégep de Sainte-Foy

22. Stéphane Beauregard, professeur de mathématiques, Collège de Bois-de-Boulogne

23. Patrice Boissonneault, professeur de sociologie, Cégep Garneau

24. Nicolas Fournier, professeur d’histoire, Cégep de Saint-Jérôme

25. Sébastien Mussi, professeur de philosophie, Collège de Maisonneuve

26. Céline B. La Terreur, professeure d’arts visuels, Cégep du Vieux Montréal

27. Pier-Olivier Fraser, professeur de science politique, Cégep de Saint-Jérôme

28. Caroline Hébert, professeure de biologie, Cégep de Sainte-Foy

29. Stéphane Kelly, professeur de sociologie, Cégep de Saint-Jérôme

30. Geneviève Tremblay, professeure d’histoire, cégep de Saint-Jérôme

31. Nicolas Bourdon, professeur de littérature, collège de Bois-de-Boulogne

32. Karine Fortin, professeure de littérature, Cégep de Saint-Jérôme

33. Jocelyn Savard, professeur de physique, Cégep de Sainte-Foy

34. Mélanie Jean, professeure de géographie, Cégep de Saint-Jérôme

35. Patrick Daneau, professeur de philosophie, Cégep Garneau

36. Geneviève Guenette, professeur de littérature, Cégep Garneau

37. Nicole Fortin, professeure de lettres, Cégep Garneau

38. Michèle Legault, professeure de lettres, Cégep Garneau

39. Céline Tanguay, professeure de lettres, Cégep Garneau

40. Aïcha Van Dun, professeure de littérature au CRL à L’Assomption

41. Isabelle Tremblay, professeure de littérature, Cégep Garneau

42. Manon Carrière, professeure de littérature, Cégep Garneau

43. Gabriel Bouchard, professeur de littérature, Cégep Garneau

44. Marie-Josée Tétreault, professeure de littérature, Cégep Garneau

45. Georges-Rémy Fortin, professeur de philosophie, Collège de Bois-de-Boulogne

46. Julie-Mélanie Michaud, professeure de littérature, Cégep Garneau

47. Julien-Bernard Chabot, enseignant de littérature, Cégep Garneau

48. Luc Lafontaine, professeur de sociologie, Cégep Garneau

49. François Laflamme, professeur de physique, Cégep de Sainte-Foy

50. Stéphanie Bédard, professeur en inhalothérapie, Cégep de Sainte-Foy

51. Marie-Josée Robillard, professeure de littérature, Cégep Garneau

52. Valérie Caron, professeure de littérature, Cégep Garneau

53. Alexandra Hinse, professeure de littérature, Cégep Garneau

54. Yves Gingras, professeur d’économie aux Cégep de Saint-Jérôme et de Valleyfield

55. Christian Sabourin, professeur de géographie, Collège Rosemont

56. Camille Cornellier, professeure de littérature, Collège Rosemont

57. Alain Dion, professeure de cinéma, Cégep de Rimouski

58. François Racine, professeur de littérature, Cégep André-Laurendeau

59. Blaise Gaulin, professeur de littérature, Cégep André-Laurendeau

60. Marie-Lou Bouchard, professeure de communication, Collège de Rosemont

61. Christian Nolet, professeur de littérature, Cégep André-Laurendeau

62. Rosalie Roy, professeure de littérature, Cégep André-Laurendeau

63. Guillaume Breault-Duncan, enseignant en histoire, Cégep André-Laurendeau

64. Marc Bordeleau, professeur d’histoire, Collège Jean-de-Brébeuf

65. Claude Gervais, professeur de philosophie, Cégep André-Laurendeau

66. Philippe Dionne, professeur de littérature et de cinéma, Cégep du Vieux Montréal

67. Catherine Arvisais-Castonguay, professeure de français, Cégep André-Laurendeau

68. Isabelle Larrivée, professeure de littérature, Collège de Rosemont

69. Stéphane Cuierrier, professeur de cinéma, Collège de Rosemont

70. Yves Lamontagne, professeur de littérature, Collège de Rosemont

71. Mélanie Bergeron, professeure de littérature, Collège de Rosemont

72. Rémi-Mathieu Tennier, professeur de géographie, Cégep Marie-Victorin

73. Martine Huot, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

74. Éric Bouchard, professeur de littérature, Cégep du Vieux Montréal

75. Gabrielle Giasson-Dulude, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

76. Bruno Lacroix, professeur de philosophie, Cégep Marie-Victorin

77. Gabrielle Roy-Chevarier, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

78. Julien Lanteigne, professeur de philosophie, Cégep de Saint-Jérôme

79. Jean-François Bourgeault, professeur de littérature, Cégep de Saint-Laurent

80. Louis-Philippe Blanchette, professeur de philosophie, Collège Marie-Victorin

81. Yves R. Morin, professeur en commercialisation, Cégep Marie-Victorin

82. Christiane Gauthier, professeure de philosophie, Cégep Marie-Victorin

83. Jean Frigault, professeur de philosophie, Cégep Marie-Victorin

84. Mélissa Lavigne, professeure en design d’intérieur, Cégep Marie-Victorin

85. Simon Langlois, professeur de physique, Collège Marie-Victorin

86. Audrey Guillemette, professeure de graphisme, Cégep Marie-Victorin

87. France Lalande, professeure de biologie, Cégep Marie-Victorin

88. MV L’Heureux, professeure de lettres, Cégep de Saint-Laurent

89. Jean-François Marçal, professeur de philosophie, Collège de Maisonneuve

90. Emilie Anne Chartier, professeure de philosophie, Cégep Marie-Victorin

91. Émilie Fortin, professeure de littérature, Cégep André-Laurendeau

92. Nathaly Ledoux, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

93. Christian Braën, professeur de littérature, Cégep Marie-Victorin

94. Mathieu Teasdale, professeur de littérature, Cégep de Saint-Laurent

95. Christine Côté, professeure de graphisme, Cégep Marie-Victorin

96. Mirabelle Ricard, professeure en communication, Collège de Rosemont

97. Nicolas Champagne, professeur de littérature, Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne

98. Nathalie Travers, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

99. Marie-Claude Dugas-Sampara, professeure de chimie, Collège Bois-de-Boulogne

100. Johanne Thérien, professeure de philosophie, Cégep Marie-Victorin

101. François-Charles Lévesque, professeur de littérature, Cégep André-Laurendeau

102. Yanic Viau, professeur d’histoire, Collège Ahuntsic

103. Jean-Philippe Fortin, professeur de littérature, Cégep du Vieux Montréal

104. Luc Bouchard-Pigeon, professeur de philosophie, Cégep Marie-Victorin

105. Tracy Burns, professeure d’anglais, Cégep Garneau

106. Mélanie Collin, enseignante en littérature, Cégep André-Laurendeau

107. Mariane Tassé, professeure de littérature, Cégep Marie-Victorin

108. Christine Provost, professeure de design de mode, Cégep Marie-Victorin

109. Marie-Ève Laurin, professeure de littérature, Cégep de Saint-Laurent

110. Raphaël Arteau McNeil, professeur de philosophie, Cégep Garneau

111. Denise Paré, professeure de littérature, Cégep Garneau

112. Éric Lavoie, professeur de philosophie, Cégep de L’Assomption

113. Michel Forest, professeur de français, Cégep de Saint-Laurent

114. Maryse Deschamps, professeur de langue et littérature, Cégep Marie-Victorin

115. Marie-Claude Brisson, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

116. Marina Girardin, professeure de français, Cégep de Saint-Laurent

117. Richard Lachance, professeur de littérature, Cégep du Vieux Montréal

118. Caroline Dubé, enseignante en physique, Cégep Marie-Victorin

119. Geneviève Tardy, enseignante en géographie, Cégep de Valleyfield et Montmorency

120. François Harvey, professeur de littérature, Cégep Édouard-Montpetit

121. Sara Trottier, professeure de littérature, Cégep de Rimouski

122. Dany Thibault, professeur de science politique, Collège Montmorency

123. Marie-Hélène Voyer, professeure de littérature, Cégep de Rimouski

124. Gabriel Jacques-Bélair, professeur d’histoire, Collège de Bois-de-Boulogne

125. Marie-Andrée Mongeau, professeure de mécanique de marine, Institut maritime du Québec

126. Alexandre Trudel, professeur de littérature, Cégep de Saint-Laurent

127. Stéphane Imbeault, professeur de philosophie, Cégep de Rimouski

128. Corinne Lapointe, professeure en littérature, Collège de Bois-de-Boulogne

129. Youri Trottier, professeur en éducation physique, Cégep Marie-Victorin

130. Nicolas Lamy, professeur en animation 3D, cégep du Vieux Montréal

131. Olivier Normand-Jenny, professeur de littérature, Cégep du Vieux Montréal

132. Benoît Dugas, professeur de littérature, Collège de Rosemont

133. Joanne Lacas, professeure en géographie, Cégep de St-Hyacinthe

134. Pierre Grenier, professeur en cinéma d’animation, Cégep du Vieux Montréal

135. Mélanie Tardif, professeure de littérature, Cégep de Saint-Laurent

136. Marie-Pierre Boucher, enseignante en diététique, Cégep de Rimouski

137. Denise Ally, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

138. Marielle Bedek, professeure de français et de littérature, Collège de Rosemont

139. Claude Maryse Lebeuf, professeure retraitée en infographie, Collège Ahuntsic

140. Émilie Fortin, professeure de littérature, Cégep de Sainte-Foy

141. Antoine Boisclair, professeur de littérature, Collège Jean-de-Brébeuf

142. Jean-François Dion, professeur de philosophie, Cégep Marie-Victorin

143. Marie-Josée Gaudreau, professeure de littérature, Cégep de Saint-Laurent

144. Antoine Fortin, professeur de graphisme, Cégep Marie-Victorin

145. André Yelle, professeur d’histoire, Cégep de Saint-Laurent

146. Vincent Gaboury, professeur de littérature, Cégep Garneau

147. Jean-François Gagnon, professeur de chimie, Cégep de Sainte-Foy

148. Guillaume McNeil Arteau, professeur de littérature, Cégep de Sainte-Foy

149. Catherine Paradis, professeure de littérature, Cégep de Rimouski

150. Agathe Kissel, professeure en TTS, Cégep Marie-Victorin

151. Julie Boivin, professeure de sociologie, Cégep André-Laurendeau

152. Sylvie Richard-Bessette, professeure de psychologie, Cégep André-Laurendeau

153. Karine Dancause, professeure d’éducation physique, Cégep Marie-Victorin

154. Nicolas Fleury, professeur d’histoire, Cégep de Saint-Laurent

155. François Bordeleau, professeur d’histoire, Cégep de Saint-Laurent

156. Claude Goulet, professeur de psychologie, Collège Ahuntsic

157. Louis Joseph Tassé, professeur de littérature, Cégep Marie-Victorin

158. Lydia Lamontagne, professeure de littérature, Cégep du Vieux Montréal

159. René-Pierre Carrier, professeur de littérature, Cégep de Thetford

160. Audrey Laliberté-St-Pierre, professeur de littérature, Cégep de Thetford

161. Idir Cherief, professeur d’économie, Cégep Ahuntsic

162. Virginie Dufour, professeure de littérature, Cégep de Sainte-Foy

163. Steve Laflamme, professeur de littérature, Cégep de Sainte-Foy

164. Geneviève Boudreau, professeure de littérature, Cégep de Sainte-Foy

165. Antoine Blais-Laroche, professeur de littérature, Cégep de Sainte-Foy

166. Annie Johnson, professeure de littérature, Cégep de Sainte-Foy