jeudi 25 février 2021

États-Unis : deux écoles ne veulent plus du nom de l'explorateur français Jean Ribault

Le comté de Jacksonville en Floride propose de débaptiser plusieurs établissements, dont ceux portant le nom du navigateur qui a pris possession de la Floride en 1565. Ses descendants s’en émeuvent.

Des Amérindiens prosternés devant la célèbre colonne de Ribault, qui marque la prise de possession du territoire pour le Roi de France. Gravure — « Histoire des Amériques » par Théodore de Bry (1528-1598)

La « culture de l’effacement » (cancel culture), le mouvement idéologique qui veut invisibiliser des personnalités plus ou moins controversées, s’attaque à une figure de l’Histoire de France. La commission scolaire du comté de Jacksonville envisage de rayer du perron des écoles le nom de Jean Ribault, explorateur du XVIe siècle qui prit possession de la Floride au nom du roi Charles IX.

Dans le comté de Duval, qui englobe la métropole, neuf établissements pourraient changer de nom en mai prochain. Les six premiers portent le nom d’officiers sudistes. Les trois autres sont des figures accusées « de marginalisation systémique et du massacre des peuples autochtones ». Jean Ribault est, à ce titre, sur le banc des accusés dans une école secondaire inférieure (collège, middle school) et un lycée (high school), au même titre qu’Andrew Jackson, le 7e président américain, commandant militaire lors des « Guerres amérindiennes ».

Ashley Smith-Juarez (ci-contre), la membre du conseil scolaire qui porte cette proposition, estime que l’explorateur français a sa part de responsabilité dans la « discrimination […] qui perdure » encore aujourd’hui à l’égard des Amérindiens de la région. « Je ne le qualifie pas d’impérialiste borné, mais je continue de me demander ce que sa décision de revendiquer des terres au nom de la France […] représentait pour le peuple Timucua et si c’est quelque chose que le comté veut honorer », s’explique-t-elle sur la chaîne locale Action News Jax. Plusieurs de ses descendants qui vivent en France ont écrit une tribune publiée dans la presse locale de Floride, la semaine dernière, pour peser sur la décision. « Je le ressens comme une salissure de la mémoire de notre ancêtre, raconte Yves de Montcheuil au Figaro. Jean Ribault ne voulait pas s’installer au détriment des tribus amérindiennes. Si les Américains veulent réécrire leur Histoire, c’est leur problème, mais cet épisode de la découverte de la Floride n’a rien à voir avec ce qui s’est passé dans les siècles suivants ».

C’est un contresens historique

Jean Ribault a accosté sur les rives du nord de l’actuel Sunshine State en 1565. Il est alors missionné par l’amiral Gaspard II de Coligny, chef des protestants de France, dans le but d’établir une colonie où les huguenots pourraient trouver refuge. « Il n’a tué aucun Amérindien. Dans ses écrits il a toujours parlé d’eux de manière très positive », explique Philippe Montillet, secrétaire général association des descendants et du souvenir de Jean Ribault. « C’est un contresens historique, abonde Laurent Veyssière, historien spécialiste de la Nouvelle France. Jean Ribault a fait alliance avec trois tribus amérindiennes qui étaient en guerre contre une quatrième. S’il a combattu contre elle, ce qui n’est pas prouvé, ce fut au maximum quelques escarmouches », détaille-t-il. Globalement, le spécialiste regrette qu’un Français soit mis dans le même panier que les sanguinaires conquistadors espagnols, portugais ou que les colons anglais. « Dans l’histoire de la Nouvelle France, nous avons toujours été alliés à des autochtones », pointe-t-il.

La classe des diplômés du lycée (high school) Jean Ribault en juillet 2020
 
Jean Ribault est entré dans la postérité pour avoir érigé une colonne matérialisant la prise de possession royale qui était vénérée par les tribus locales. Jusqu’en 2016, le marin était une figure pourtant méconnue de l’histoire de la conquête de Nouveau Monde. Son navire La Trinité a été retrouvé par 8 mètres de fond au large de cap Canaveral. Petite ironie de l’histoire, il fut lui-même victime de la violence des conquistadors. « Il a été massacré par les Espagnols à cause de sa religion protestante », rappelle son descendant.

Source : Le Figaro et WCJT (Yves de Montheuil, s’y exprime en anglais à partir de la  33e minute)


Voir aussi

Première action de grâce en Amérique du Nord, la Floride française

Le Théâtre de la Floride

Autour de la Brève narration des événements qui arrivèrent aux Français en Floride, province d’Amérique, de Jacques Le Moyne de Morgues (1591)

Les expéditions en Floride de Jean Ribault et René de Laudonnière prennent place au début des guerres de Religion (1562-1565). Il s’agit, à l’instigation de l’amiral de Coligny, de faire pièce à l’Espagne en Amérique du Nord. Or c’est menacer la voie traditionnelle des galions qui, chaque année, rapportent l’or et l’argent d’Amérique. D’où la brutale intervention militaire de la fin de l’été 1565 et, sous l’action expéditive de l’adelantado Menéndez de Avilés, la liquidation de la colonie en quelques semaines. Les derniers survivants sont traqués, égorgés ou faits esclaves. Les estimations varient entre cinq cents et mille morts. Ce sinistre épisode a pour épilogue l’expédition de représailles menée par Dominique de Gourgues contre trois forts espagnols, dont la garnison est pendue en totalité.

L’ouvrage prend appui sur les images de Jacques Le Moyne de Morgues, les quarante-deux gravures du second volume des Grands Voyages de Théodore de Bry (1591). Pour la première fois est traduit du latin en français le récit de la colonisation, suivie de la destruction de l’établissement.

Vingt-cinq ans après, les Indiens Timucua de Floride sont représentés à travers un ensemble de références aussi tardives que disparates, qui associent à la hache des Tupinamba du Brésil des détails venus des tuniques aztèques, telles qu’elles sont figurées dans le Codex Mendoza, ou des artefacts européens comme la hotte de vendangeur. Au total, la suite floridienne est un ensemble composite, mais nostalgique d’un monde embelli par le souvenir, qui replonge par instants le spectateur dans l’Éden des origines.

Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2017, 280 pages, 35 €


Le 2 mai 2018 est parue aux éditions Delcourt une BD de Jean Dytar, intitulée « Florida ».

Voilà donc une intéressante nouvelle qui permet de constater que la geste Jean Ribault continue et cela même en dehors du contexte de l’action en justice menée par les autorités françaises et de Floride pour faire reconnaître la souveraineté de la France sur l’épave de la Trinité. Depuis lors un juge américain a donné raison. L’épave du navire retrouvée au large de Cap Canaveral appartient bel et bien à la France.

Jean Dytar bien formé et renseigné par le regretté Jean-Yves Sarazin, un des premiers qui nous avait apporté de l’aide sur la question, avant que la maladie ne l’emporte, a mené une belle enquête qui lui permet d’offrir une histoire en 228 pages. L’ouvrage est complété par de nombreuses annexes dont une postface éclairante du Professeur Frank Lestringant et la publication des planches (malheureusement en noir et blanc) des gravures de Théodore de Bry.

L’auteur prend un parti très original pour conter cette aventure de la Floride française puisqu’il se place du côté du dessinateur Le Moyne de Morgues qui a participé à la seconde expédition (celle de 1564) et qui a réussi à échapper au massacre de septembre 1565. Jena Dytar partant de là, dresse toute une histoire dans laquelle la psychologie joue son rôle. Mais il innove aussi en donnant une place importante à l’approche anglaise des essais de colonisation en Floride. Cet aspect n’avait pas été traité de cette manière, si ce n’est par Hélène Lhoumeau dans sa thèse, malheureusement toujours non publiée. Les chercheurs américains étaient plus diserts sur ce point, mais leurs travaux ne sont pas connus diffusés en France, ainsi le travail de Jean Dytar prend toute sa place dans l’historiographie consacrée à Jean Ribault.


mercredi 24 février 2021

Gunnar Heinsohn : jeunesse de la population et index de belligérance

Gunnar Heinsohn (photo ci-contre) est un essayiste, sociologue et économiste allemand. Il est professeur émérite à l’Université de Brême. Il est né le 21 novembre 1943 à Gotenhafen (aujourd’hui Gdynia en Pologne) de Roswitha Heinsohn, née Maurer, et du capitaine de sous-marin Heinrich Heinsohn qui sombra avec l’U-438 en 1943.

Heinsohn a publié sur un large éventail de sujets, à commencer par l’économie, la démographie et sa relation avec la politique de sécurité et le génocide, et les théories chronologiques révisionnistes dans la tradition d’Emmanuel Velikovsky.

L’éducation préscolaire

Alors qu’il enseignait à l’Université libre de Berlin dans les années 1970, Heinsohn a préconisé une approche scientifique de l’éducation de la petite enfance en l’ancrant dans l’université. Son optimisme initial sur la possibilité d’améliorer les conditions de vie de groupes de population entiers grâce à l’éducation de la petite enfance a été formulé dans son étude de 1974 sur l’Éducation préscolaire dans la société civile (Vorschulerziehung in der bürgerlichen Gesellschaft). Mais un état des lieux de la recherche sur la socialisation des enfants l’a amené à se méfier du pouvoir éducatif des éducateurs sur des groupes d’enfants. Selon Heinsohn, ces éducateurs devraient concentrer leur énergie afin d’améliorer leur propre vie de famille.

Politique de population

Dans des articles dans Die Zeit et la Frankfurter Allgemeine Zeitung des années 2000, Heinsohn a avancé la thèse selon laquelle la « qualité de la population » en Allemagne était en déclin. Il y préconisa donc une limitation dans le temps de l’aide sociale (5 ans) pour les mères célibataires, car ce type de famille ne devrait pas être davantage promu. L’échec scolaire des enfants de familles monoparentales ne doit pas être masqué par une baisse du niveau d'exigence scolaire. De même, le taux de criminalité disproportionnellement élevé de ces enfants ne doit pas être imputé à l’échec présumé de la société ; une telle justification augmenterait encore le nombre d’infractions. De l’avis de Heinsohn, ces dérives contemporaines contribuent à chasser les « Allemands performants » du pays et à dissuader les immigrants qualifiés d’Europe de l’Est : « Pourquoi aspirer à venir dans une Europe occidentale en déclin et en voie d’islamisation ? »

Ces thèses ont notamment été reprises par Thilo Sarrazin dans L’Allemagne disparaît.  Il a été sévèrement condamné par la gauche pour son « ton » « absolument inhumain et biologiste ».

Couverture de la traduction néerlandaise
des « Fils et puissance mondiale »
 

Poussée démographique jeune

En 2003, Heinsohn a avancé la thèse selon laquelle un fort déséquilibre entre le nombre de jeunes hommes en quête de carrière et les positions sociales disponibles, la poussée démographique de jeunes ou l’excès de jeunes, conduit nécessairement à des conflits. Il a souligné le potentiel violent qui en découle, en particulier pour le monde arabe. Un vaste débat a surgi autour des thèses de son livre Söhne und Weltmacht. Terror im Aufstieg und Fall der Nationen (Fils et puissance mondiale. Hausse de la terreur et déclin des nations).

Le démographe Steffen Kröhnert a critiqué l’emploi par Heinsohn de quelques exemples plausibles au lieu de données empiriques statistiques générales. Compte tenu de l’augmentation de la population mondiale, si la thèse de Heinsohn était correcte, il aurait dû y avoir une augmentation disproportionnée des conflits militaires entre 1950 et 2000 alors que leur nombre a diminué dans les années 1990. Cette critique serait convaincante si l’on prouvait que la proportion de positions sociales enviables n’avait pas augmenté (or le monde s’est enrichi) et si elle n’ignorait pas l’effet de la terreur atomique entre les grandes puissances qui pousse à beaucoup plus de prudence en matière militaire.

Kröhnert admet cependant qu’une poussée démographique des jeunes peut certainement être un facteur de stress contribuant à la cause des guerres. Le journaliste et démographe Reiner Klingholz a également critiqué l’absence de base statistique de Heinsohn. Klingholz mentionnait des pays tels que le Brésil ou le Botswana, qui subissaient une poussée démographique des jeunes, mais qui ne présentaient aucun risque de guerre. Ces critiques ne nous apparaissent pas très convaincantes. En effet, le Botswana est un pays monoethnique, vide, très riche en minerais et en diamants dont la population adulte a été fauchée par le SIDA. Selon le département d’État des États-Unis, entre 1999 et 2005 le Botswana a perdu environ 17 % de son personnel médical à cause de la maladie. Les projections pour 2020 prévoient une perte de plus de 23 % de la main-d’œuvre agricole. Il n’y a donc pas nécessairement un manque de positions pour les jeunes, car ce sont surtout les adultes avec expérience qui meurent. Quant au Brésil, il s’agit d’un pays très violent aux prises avec des conflits graves de bandes armées. [Le chef des proarmes au Congrès : le Brésil « vit une guerre civile » (La Croix) et À Rio de Janeiro, une guerre non déclarée (Le Monde)] 

Le philosophe Peter Sloterdijk a qualifié le livre de Heinsohn de « lecture obligatoire pour les politiciens et les chroniqueurs ».

Indice de belligérance

En 2011, Gunnar Heinsohn a développé un « indice de belligérance » pour estimer le nombre de victimes et la durée des conflits causés par « surplus de jeunes » et manque de perspective sociale.

L'index de la belligérance pour 2017

Pour ce carnet, Heinsohn fait un peu trop vite l’impasse sur l’influence des composants culturels (il existe bien des cultures plus pacifiques que d’autres, les amish sont très féconds, mais peu violents, voir aussi ci-dessous les juifs ultra-orthodoxes certes plus bruyants, mais peu connus pour leur délinquance). 

Toutefois, il est exact qu’une population jeune et nombreuse sans perspective d'avenir cherchera à modifier la donne que ce soit par la guerre civile ou non, les réformes locales ou l’émigration. On pourrait ainsi expliquer l’expansion de l’Europe à travers le monde à partir du XVIIe siècle par son expansion démographique. L’Angleterre pouvait se permettre un grand empire : sa population était en pleine croissance, ses jeunes pouvaient se déverser en Australie, au Canada, en Afrique du Sud (et y faire la guerre) ou en Nouvelle-Zélande sans oublier l’administration coloniale ou les plantations en Malaisie. De même, on pourrait sans doute expliquer, dans une certaine mesure, la baisse de la violence et de la criminalité dans certains pays occidentaux (y compris le Japon) par le vieillissement de population depuis une trentaine d'années.

Le criminologue français Alain Bauer va dans le même sens que Heinsohn quand il insiste sur la jeunesse des immigrants et leur dynamisme allant jusqu’à la violence : « On gagnerait sans doute beaucoup de temps à dépasser cette logique ethnique pour utiliser les outils de la démographie. Par nature, les populations migrantes sont plus jeunes et plus souvent masculines. Or les jeunes mâles (quelle que soit leur origine) sont par définition plus actifs que les vieilles dames… »  

Nous croyons ce problème peut être atténué en pratiquant une immigration choisie qui privilégiera l’immigration de familles avec enfants. Cela limitera le nombre de jeunes adultes sans attache. Les couples seront choisis pour leur qualification culturelle et professionnelle. Pour que les enfants de ces immigrants choisis s’assimilent, on sélectionnera donc des immigrants proches culturellement et l’on pratiquera une politique d’assimilation sans complexe : apprentissage rapide de la langue officielle jusqu’à l’université et patriotisme envers le pays d’adoption.

Éric Zemmour mentionne Gunnar Heinsohn dans cet extrait d’émission où il se penche sur les jeunes, la politique et lanomie. Il y aborde aussi le problème de l’identité nationale : « On a désintégré la communauté nationale : à coup de droit à la différence, à coup d’immigration massive, à coup d’évocation de l’individualisme libéral », plus tôt il mentionne la lutte de la République contre le catholicisme qui unissait la population française.



Article de Gunnar Heinsohn publié dans Le Monde  le 19 juin 2007

L’explosion démographique dans ce territoire gonfle les rangs d’une jeunesse sans emploi ni avenir.

Le 11 septembre 2005, Israël évacuait la bande de Gaza. Le lendemain, quatre synagogues y étaient incendiées. Une foule enthousiaste de jeunes du Hamas et du Fatah applaudirent à ces profanations, qu’ils célébrèrent comme des feux de joie annonçant l’avenir d’une Palestine indépendante.

Dix-huit mois plus tard, les combattants des deux organisations mènent toujours des attaques conjointes contre leur voisin détesté. De septembre 2005 à juin 2007, leurs fusées Kassam ont tué 11 Israéliens. Mais, durant la même période, quelque 600 Palestiniens sont morts dans les affrontements entre factions rivales. Des milliers d’autres ont été blessés et la moitié de la population traumatisée par une spirale sans fin de meurtres et de représailles. On voit même des frères, le visage dissimulé sous des cagoules, qui cherchent à s’égorger entre eux.

Qui est responsable de cette violence et de ces conflits ? Il y a beaucoup de réponses à cette question, mais il est intéressant de noter qu’Ahmed Youssef, haut responsable du Hamas et conseiller politique d’Ismaïl Haniyeh, le Premier ministre palestinien (limogé le 14 juin), ne met pas les troubles en cours à Gaza sur le dos des « Juifs » ni sur le manque de dévotion religieuse de ses adversaires du Fatah. En mai, il a déclaré au journal cairote Al-Ahram que le principal problème résidait dans l’incapacité du Fatah comme du Hamas à « contrôler leurs hommes dans les rues ». Mais pourquoi donc la violence a-t-elle pu échapper à tout contrôle dans une culture où l’obéissance est une vertu cardinale ? La réponse est à chercher du côté d’une explosion d’une autre nature.

Gaza est submergée par un boom démographique, qui ne montre pas le moindre signe de ralentissement. Entre 1950 et 2007, sa population est passée de 240 000 à près de 1,5 million d’habitants. Comment une croissance aussi rapide a-t-elle été possible dans un territoire d’une telle exiguïté et privé d’une économie digne de ce nom ? Cet exploit insigne a été réalisé par l’United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient).
En vertu du droit international, l’UNRWA considère en effet tout résident de Gaza comme un réfugié. L’organisme fournit donc un logement et assure les frais de scolarité et de santé à tout nouveau-né — que celui-ci soit le premier ou le dixième enfant d’une famille.

Résultat de la politique et des programmes de l’UNRWA, la majorité juive qui prévalait en Israël et dans les territoires occupés est devenue minoritaire. Dans la tranche d’âge des plus de 60 ans, les Juifs sont trois fois plus nombreux que les Palestiniens. Mais ils sont minoritaires dans les générations plus jeunes, où se recruteront les combattants des guerres des décennies à venir. En 2005, on comptait 640 000 garçons juifs de moins de 15 ans, contre 1,1 million d’enfants mâles du même âge dans la partie arabe. Beaucoup de jeunes Juifs sont des fils uniques qui se consacrent avant tout à leur future carrière professionnelle. En face, plus des deux tiers des garçons arabes ont deux, trois ou quatre frères. Ni leurs pères ni l’UNRWA ne leur laisseront le moindre bien ni ne leur prépareront une place décente dans la vie.

M. Haniyeh, par exemple, est né en 1962 et a été élevé grâce à l’argent de l’aide occidentale. Il est le père de 13 enfants. En cette année, Gaza compte 46 000 hommes dans la tranche d’âge des 45-59 ans, à laquelle appartient M. Haniyeh. Dans la tranche des 0-14 ans, on dénombre 343 000 garçons. Aux États-Unis, pour 1 000 hommes âgés de 45 à 49 ans, on ne compte que 945 garçons âgés de 0 à 4 ans. Chez les Juifs israéliens, le rapport est d’environ 1 500 pour 1 000. À Gaza, en revanche, pour 1 000 hommes de 45 à 49 ans, on compte près de 6 200 garçons entre 0 et 4 ans.

JEUNES GENS EN COLÈRE

Si la population américaine avait suivi le même taux de croissance que celle de Gaza, les États-Unis seraient passés d’une population de 152 millions en 1950 à 945 millions en 2007, soit près du triple de son chiffre actuel, de 301 millions. Les hommes de 15 à 29 ans, qui sont ceux traditionnellement en âge de combattre, seraient non pas 31 millions comme c’est le cas, mais 130 millions. Confrontés à une telle explosion démographique, les institutions culturelles et les politiciens américains seraient-ils en mesure de « contrôler leurs hommes dans les rues » ?

Au cours des quinze prochaines années, un nombre toujours croissant de jeunes gens en colère vont écumer les rues de la Palestine en raison d’une faille originelle dans le processus de paix Arafat-Rabin. Une promesse occidentale d’aider tous les enfants déjà nés, mais de supprimer les aides internationales à ceux venus au monde après 1992 et, en même temps, de stopper toute nouvelle installation de colonie israélienne aurait dû être le premier pas du processus d’Oslo. Comme en Algérie ou en Tunisie, où le taux de fécondité est tombé de 7 à moins de 2 et où le terrorisme a cessé, Gaza, en 2007, aurait vu la quasi-totalité de ses garçons atteindre l’âge de 15 ans en tant que fils uniques. Ils n’auraient dès lors guère eu de raisons de tuer leurs concitoyens ou des Israéliens. Aujourd’hui, pourtant, le taux de fécondité à Gaza est toujours proche de 6. Cette démographie galopante continuera de produire en grand nombre des jeunes hommes sans perspective d’emploi ni aucune place dans la société, et dont l’unique espoir sera de se battre pour s’assurer l’une et l’autre.

[Le taux de fécondité des juifs et des Arabes en Israël sont  proches,  c’est dû à l’effondrement de la natalité des Arabes depuis 1960 en Israël (et donc à l’exclusion des Arabes vivant à Gaza et en Cisjordanie des statistiques) alors que le maintien de la fécondité des Israéliens à environ 3 enfants/femme est le fruit de la grande natalité des juifs ultraorthodoxes. La communauté ultra-orthodoxe d’Israël, qui connaît une croissance rapide, devrait doubler en 16 ans, soit moins de la moitié du temps nécessaire pour que le reste de la population augmente dans les mêmes proportions, a déclaré l’Institut israélien de la démocratie [IDI – Israel Democracy Institute] dans un rapport publié jeudi 31 décembre 2020.  La part de la communauté Haredi dans la population générale est passée de 10 % en 2009 à 12,6 % en 2020, selon le rapport. L’étude a révélé que la population ultra-orthodoxe, également connue sous le nom de Haredi [les craignant-Dieu], compte environ 1,175 million de personnes en Israël, avec un taux de croissance annuel de 4,2 % au cours de la dernière décennie, soit plus du double des 1,9 % enregistrés par le reste de la population israélienne et plus du triple de celui du reste de la population juive israélienne (à l’exclusion de la population ultra-orthodoxe), soit 1,2 %.

Il est cependant intéressant de noter que la communauté ultra-orthodoxe est relativement pacifique en Israël, malgré sa grande jeunesse. La religion sert peut-être d’exutoire. Elle exerce cependant de plus en plus de pression sur la politique israélienne, alors qu’elle est très dépendante de la redistribution d’allocations sociales gouvernementales.] 

Islam et islamisme : « le sujet c'est le nombre comme toujours dans l'histoire »

Zemmour cite Ferhat Mehenni : « L’islam c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement. »

«J’ai l’impression que cette loi [sur le “séparatisme”] n’est pas inutile, mais qu’elle est vaine, pour une raison simple : vous traitez les conséquences, pas les causes »

« Le seul sujet c’est le nombre, comme toujours en histoire »

« Vous devez convenir qu’il n’y a pas d’islamisme sans islam, et pas d’islam sans immigration » 

« Pour fédérer les Français, il faut refaire des Français par l’histoire, par la culture par les mœurs […] Est-ce que l’on veut continuer la civilisation française ? Je crois qu’il faut demander aux gens de choisir »

« Je note que tout ministre de l'Intérieur que vous êtes, vous refuser la discussion sur les moyens d'arrêter l'immigration, notamment via le regroupement familial »

« Vous êtes ministre de l'Intérieur mais pas de l'immigration, parce que l'État a depuis longtemps renoncé à contrôler les frontières »  

Zemmour répond à Darmanin : « L’islam n’est pas compatible avec la République pour trois raisons »  

« Il y a des territoire en France qui sont des petites oumma avec des immigrés musulmans récents qui considèrent que la charia est la loi pour eux au-dessus de celle de la République. Votre loi ne traite pas ce problème ». 

Plus long passage ci-dessous.

France — mesures liberticides et discrimination contre les enfants instruits dans le hors contrat ou à la maison

Anne Coffinier, présidente de Créer son école et EducFrance était sur les ondes de France Info pour évoquer l’interdiction de l’instruction en famille (interdite sauf dérogations à justifier qui risque d’aboutir sur l’arbitraire) et les conditions dans lesquelles les élèves des lycées hors contrat devraient passer leur baccalauréat en 2021 (en présence alors que les élèves des écoles publiques pourront le faire en contrôle continu, à distance)…

Audio : 7 min 46 s, Anne Coffinier à partir de la 3e minute. Lien direct vers le fichier MP3 si le lecteur audio intégré ne s’affiche pas. Le fichier audio peut prendre un peu de temps à charger.


Créer son école s’est procuré le projet d’arrêté sur le bac 2021, dont l’article 5 exclut les écoles privées hors contrat et les élèves en instruction en famille du bénéfice du contrôle continu. Le Conseil Supérieur de l’Éducation s’est prononcé comme le Conseil d’État en section consultative. Les avocats de Créer son école préparent le référé. Il est choquant que le gouvernement expose les élèves du hors contrat à un risque sanitaire dont il juge nécessaire de préserver tous les autres élèves ? À noter que les parents envisagent de rechercher la responsabilité pénale des responsables politiques et administratifs auteurs de cette décision pour le cas où leur enfant contracterait le virus lors des examens.

Voir ici : 01-01 — DGESCO A2-1 — Décret examen BAC GT session 202102-01 — DGESCO A2-1 — Arrêté examen BAC GT session 2021


mardi 23 février 2021

Comment les grands médias ont favorisé le grand réveil racial

Les institutions progressistes de l’élite américaine semblent avoir adopté la vision racialiste et l’idéologie des manifestants BLM.

Voici, par exemple, un échantillon des titres d’articles d’opinion et de reportages publiés au cours du mois de juillet 2020 par les deux journaux les plus influents du pays, le Washington Post et le New York Times :

« Quand les Noirs souffrent, les Blancs s’abonnent simplement les clubs de lecture »

« Les militants noirs se demandent : manifester est-il simplement une mode pour les Blancs ? »

« Aux Blancs qui veulent être “une de ces personnes bien” »

« Le système de caste durable de l’Amérique : nos idéaux fondateurs promettent la liberté et l’égalité pour tous. Notre réalité est une hiérarchie raciale durable qui persiste depuis des siècles. »

Le dernier article de la liste, un long article sur le « système des castes » américain dans le New York Times Magazine, compare explicitement les États-Unis à l’Allemagne nazie. [Par exemple : « Le narcissisme racial qui existait dans l’Allemagne hitlérienne et qui se retrouve dans le sud des États-Unis »]

D’innombrables articles ont été publiés ces dernières semaines, souvent sous le couvert de simples relations des faits, dans lequel les journalistes tiennent pour acquise la légitimité des nouvelles théories sur la race et l’identité. Ces articles illustrent une nouvelle doxa politique sur les questions de race et de justice qui a pris le pouvoir au sein du New York Times et du Washington Post - une vision du monde parfois nommé « réveil » (wokedness) qui réunit la sensibilité de blancs hyperprogressistes très bien éduqués avec des éléments du nationalisme noir et de la théorie critique de la race.

Mais l’adoption par les médias du « réveil », du wokisme, n’est pas la conséquence d’événements récents comme la mort de George Floyd. Cette idéologie raciale a commencé à s’imposer dans les principales institutions médiatiques progressistes des années avant l’arrivée de Donald Trump et, en fait, a fortement influencé la réponse des journalistes aux mouvements de protestation de ces dernières années et leur critique de la société américaine.

Bien avant l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, alors que le président Obama était toujours au pouvoir, des termes comme « microagression » et « privilège blanc » ont été repris par les journalistes progressistes. Ces termes sont passés d’obscurs éléments du jargon universitaire à celui de termes banals de la langue journalistique en à peine quelques années.

Zach Goldberg, doctorant en science politique à l’Université d’État de Géorgie, a dépouillé des milliers d’articles des grands journaux américains pour documenter cette évolution.

Le graphique ci-dessous illustre l’utilisation des termes « raciste(s) » et « racisme » exprimé en pourcentage par rapport à tous les autres mots utilisés dans quatre des plus grands (selon leur tirage) journaux du pays de 1970 à 2019.

En 2011, le terme raciste ou racisme représentait respectivement 0,0027 % et 0,0029 % de tous les mots du New York Times et du Washington Post. Au cours de la dernière décennie, on assiste à une croissance très rapide et continue dans l’utilisation du terme « racisme » et de ses dérivés. Le graphique montre que cette augmentation s’est produite cinq ans avant l’arrivée de Donald Trump. En 2019, ils représentaient 0,02 % et un peu moins de 0,03 % de tous les mots publiés dans le New York Times et du Washington Post — une augmentation de plus de 700 % et d’un peu moins de 1000 %, respectivement, depuis 2011.

S’il est vrai que l’on observe également une augmentation de ces termes dans le Wall Street Journal, plus centriste, elle est comparativement plus progressive et plus modeste. On notera que le New York Times et le Washington Post mènent la danse et précèdent le Wall Street Journal d’environ un an, ce qui suggère que le Wall Street Journal de centre-droit semble réagir aux tendances rhétoriques et idéologiques sur la race que les deux plus grands journaux de gauche ont lancées. Au cours de la période en question, à partir du milieu des années 90, le New York Times et le Washington Post ont constamment utilisé ces termes plus fréquemment que le Wall Street Journal, mais, jusqu’à récemment, la différence était mineure. Aujourd’hui, le fossé est énorme, ce qui suggère que l’explosion de l’utilisation de la terminologie et des constructions idéologiques racisées n’est pas simplement le reflet objectif d’une augmentation des incidents raciaux.


En 2016, le New York Times a publié un article détaillant les efforts déployés sur les campus universitaires pour former de nouveaux étudiants sur la façon d’éviter et de gérer les microagressions — l’une des nouvelles catégories de racisme popularisées au cours de la dernière décennie qui a contribué à la perception d’une injustice raciale omniprésente.

À titre d’exemple de microagression, l’article citait le commentaire suivant : « Chacun peut réussir dans cette société s’il travaille assez dur ». Ceci est censé être raciste parce qu’il met l’accent sur l’action individuelle et implique « que la race joue un rôle mineur dans les résultats de la vie ». En l’absence de discrimination légale, à l’ère de la post-discrimination positive et à la lumière des immenses améliorations absolues de la qualité de vie de l’Afro-Américain moyen au cours du dernier demi-siècle, des concepts tels que « microagression » et « biais implicite » ont aidé à propager l’idée, amplifiée par les médias, que l’Amérique pratique toujours une forme d’apartheid racial insidieux.

Cela se produit par un usage abusif des concepts de racisme et de raciste — une dérive, une extension excessive de ce qui constitue le racisme et le comportement raciste. En d’autres termes, on assiste à une racialisation de faits ou d’actes qui n’étaient pas auparavant considérés au travers du prisme de la race. Le résultat suit logiquement : plus les médias racialisent de nouveaux aspects de la vie sociale, plus les médias doivent signaler des cas de « racisme ».

En 2011, seuls 35 % des progressistes blancs pensaient que le racisme aux États-Unis était « un problème important », selon un sondage national. En 2015, ce chiffre était passé à 61 % et encore à 77 % en 2017.

Source

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Les néologismes de Philippe Muray

Philippe Muray (photo), écrivain, essayiste et philosophe dénonçait le « festivisme ». Son style acerbe, parfois trop foisonnant, dépeint les travers et le ridicule de la bourgeoise occidentale bien pensante de la fin du XXe siècle et du début du XXIe. Philippe Muray est connu pour ses néologismes et ses allitérations qu'il utilise pour décrire notre société. Nous en proposons quelques-uns ci-dessous.

ArtistocrateArtiste de renom, adoubé par le monde politique.
AutruisteD'altruiste + autiste. Personnalité « progressiste » qui impose ses valeurs à une majorité par la culpabilisation et l'intimidation.
Envie du pénalDétournement ironique de l’expression freudienne « envie du pénis » qui désigne ici l'envie de la société contemporaine qui voit du « vide juridique » partout à combler au plus vite, quitte à ôter toujours plus de liberté et de responsabilité. La féministe trahit ainsi son « envie de pénal » en réclamant toujours plus de lois sur le harcèlement.
Homo festivus festivusL'homme moderne « festive qu'il festive » comme l'homo sapiens sapiens « sait qu'il sait ». Il n'y a plus d'histoire, plus de progrès, plus de contraintes en particulier morales, plus de culture  le mot d'ordre : jouir de jouir. Confusion des valeurs (« tout est culture ») levée des tabous sexuels, égalitarisme militant (il est suspect d'être doué), destruction de la sphère privée, liberté individuelle mangée par des lois qui contraignent non plus les actes, mais aujourd'hui la pensée, victimisation à tout propos, etc. Et tout cela dans la fête et bruit permanents pour amuser l'enfant. Il est vrai que le bruit évite de penser.
InfanthéismeL’un des éléments sacrés de l’étrange religion moderne : le culte de l’enfant.

« La frontière entre les deux stades de la vie (l’enfance et l’âge adulte) s’efface au profit du premier dont l’adulte infanthéiste épouse à toute allure les goûts, la façon de parler, de jouer, de croire ou de ne pas croire, de s’émouvoir, de réclamer des friandises et des divertissements mais aussi des lois qui les protègent. »
Maton de PanurgeJournaliste, chroniqueur ou intellectuel, gardien de la bonne parole et de la « vérité » qui tentent par tous les moyens de faire taire les voix qui s'opposent au « consensus » politiquement correct.

Les moutons de Panurge

Mutin de PanurgeRebelle de confort, de plateaux télé, le mutin de Panurge hurle avec le troupeau contre tous ceux qui s’opposent à la « bonne pensée » des « autruistes ».
Parc d'abstractionNotre monde moderne et festif qui s’est coupé de la réalité.
RebellocratePersonnalité vindicative dont la rébellion n’est qu’une posture médiatique, insoumis de confort, le « rebellocrate » est en réalité proche des rouages du pouvoir (politique ou médiatique).
Subversion sous subventionL'art contemporain subventionné, le dérangement comme routine artistique, « la provocation en parquet-cadeau », sous couverture « frondeuse » les bouffons les plus consentants se disent révolutionnaires sans être réfutés.

Deux émissions avec Philippe Muray

Le futur ne manque pas d'avenir

Malaise dans la civilisation





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lundi 22 février 2021

Université anglophone Concordia : « Repérer et contrer le colonialisme en physique contemporaine »

« Decolonizing Light investigue [sic] la reproduction du colonialisme dans et à travers la physique et dans l’enseignement supérieur de la physique. »

 C’est une initiative de l’Université anglophone Concordia à Montréal.

Selon le site Web de cette initiative (financée par le fonds fédéral « Nouvelles frontières en recherche ») :

Pourquoi la physique ?

Plus encore que les autres sciences, la physique est un champ dominé par les hommes blancs, et donc un miroir des schémas coloniaux et des inégalités sociales. Malgré ce fait, la physique est considérée comme une science « dure », déconnectée de la vie sociale et de l’histoire géopolitique. Ce narratif constitue et reproduit les inégalités, ce qui se reflète dans la sous-représentation des femmes, des personnes racisées et des peuples autochtones en physique.

Cliquez sur les images pour les agrandir

Ce genre de projets orienté vers les « connaissances autochtones » ont deux fois plus de chances (34,4 %)  d’être acceptés et financés par le fédéral que la moyenne (15,4 %). La soumission des demandes de financement doit respecter « des exigences en matière d’équité, de diversité et d’inclusion et leurs considérations connexes ». Elles sont « évaluées en fonction de deux critères établis pour les concours du fonds Nouvelles frontières en recherche :

  1. Équité, diversité et inclusion : (équipe de recherche et environnement de recherche) à savoir :
    • Composition de l’équipe et processus de recrutement
    • Possibilités de formation et de perfectionnement
    • Inclusion
  2. Faisabilité : (plan de recherche) à savoir :


Cette initiative offre des postes à des étudiants, les rémunérations vont de 18 $/heure à des bourses de 20 000 $.

Discrimination  « racisée » assumée

L’université Concordia déclare sans ambages : « Nous encourageons explicitement les candidatures des étudiant·e·s autochtones et racisé·e·s. Pour tous les postes, une connaissance et une expérience de travail avec les communautés autochtones est [sic, sont] un atout.  »

 

Les Agniers, gardiens de Montréal

L’université Concordia tient à affirmer : « Nous aimerions reconnaître que l’Université Concordia est située en territoire autochtone [l’île était inoccupée à sa fondation], lequel n’a jamais été cédé. Nous reconnaissons la nation Kanien’kehá:ka [les Gens du Silex/Agniers/Mohawks] comme gardienne des terres et des eaux sur lesquelles nous nous réunissons aujourd’hui. [Ah, et pourquoi ? Ils ne sont venus du Nord de l’État de New York qu’après la fondation de la ville] Montréal est historiquement connu comme un lieu de rassemblement pour de nombreuses Premières Nations, et aujourd’hui, une population autochtone diversifiée, ainsi que d’autres peuples, y résident. C’est dans le respect des liens avec le passé, le présent et l’avenir que nous reconnaissons les relations continues entre les Peuples Autochtones et autres personnes de la communauté montréalaise. »

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