samedi 8 février 2020

Le Prof. Jordan Peterson se remet d'une grave dépendance aux tranquillisants, aurait failli mourir

Le professeur Jordan Peterson (ci-contre) se remettrait d’une grave dépendance aux tranquillisants de la famille des benzodiazépines. Il aurait récemment failli mourir dans un coma induit, a déclaré sa fille Mikhaila.

Il est soigné dans une clinique en Russie après avoir été mal diagnostiqué à plusieurs reprises dans plusieurs hôpitaux en Amérique du Nord, a-t-elle déclaré.

Le psychologue de l’Université de Toronto, devenu un héros intellectuel auprès d’un public mondial en conjuguant sa théorie de s’améliorer soi-même avec une rhétorique anti-progressiste

Des médecins avaient prescrit au professeur torontois ces tranquillisants pour la première fois il y a quelques années pour traiter son anxiété apparue après l’apparition, dans les termes de sa fille Mikhaila, d’une réaction auto-immune à la nourriture. Depuis lors, Jordan Peterson avait une diète principalement carnivore. Sa dépendance physique aux benzodiazépines est devenue évidente pour sa famille en avril dernier, lorsque la femme de Peterson, Tammy, a été diagnostiquée d’un cancer.

Cette dernière année, qui l’a vu se retirer de la vie publique après être rapidement devenu l’un des auteurs les plus célèbres du monde, a été un « enfer absolu », a déclaré Mikhaila, elle-même une conférencière bien connue en matière de régime alimentaire qui préconise de ne manger que du bœuf.


Jordan Peterson sur la crise de la masculinité, l’écart salarial, l’imposition des pronoms trans, la gauche radicale

En novembre, il s’est rendu dans un centre de réadaptation à New York. Jordan Peterson a déjà décrit son long combat avec la dépression.

Jordan Peterson est chroniqueur au National Post, sa plus récente chronique remonte à novembre.

Son état s’est aggravé pendant l’hiver, a déclaré Mikhaila. Il a été conduit à des pensées suicidaires par un trouble du mouvement appelé akathisie, un effet secondaire bien connu de divers médicaments pour les maladies mentales. C’est un sentiment d’agitation et une incapacité à rester assis.

« Il est devenu évident qu’il vivait une réaction paradoxale au médicament, ce qui signifie que les benzos ont fait le contraire de ce qu’ils sont censés faire. Ces réactions sont rares, mais pas inconnues », a déclaré Mikhaila sur une vidéo.

Elle a déclaré que la famille s’était tournée vers un traitement alternatif en Russie parce qu’elle avait découvert que les hôpitaux nord-américains l’avaient mal diagnostiqué et qu’ils prescrivaient « plus de médicaments pour couvrir la réponse qu’il ressentait avec les benzodiazépines », a déclaré Mikhaila. « Il a failli mourir plusieurs fois. »

Elle et son mari l’ont emmené à Moscou le mois dernier, où une pneumonie a été diagnostiquée. Les médecins l’ont mis dans un coma induit pendant huit jours. Elle a dit que son sevrage a été « horrible », pire que tout ce dont elle avait jamais entendu parler. Elle a déclaré que les médecins russes ne sont pas influencés par les sociétés pharmaceutiques et ne se sentent pas obligés de traiter les effets secondaires d’un médicament avec plus de médicaments et qu’ils « ont le courage de désintoxiquer médicalement quelqu’un des benzodiazépines ».

Jordan Peterson vient juste de sortir d’une unité de soins intensifs, a déclaré Mikhaila. Il souffre de lésions neurologiques et qu’il a un long chemin devant lui avant de récupérer complètement. Il prend des médicaments antiépileptiques et ne peut ni taper ni marcher sans aide, mais il est « en voie de guérison » et son sens de l’humour est de retour.

« Il sourit à nouveau pour la première fois depuis des mois », a-t-elle déclaré.

Source : National Post

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Pays-Bas — 65 % des sondés pour une réduction de l'immigration

Aux Pays-Bas, une majorité de la population estime que l’immigration doit être réduite.

C’est ce qui ressort d’un sondage effectué par l’institut Kantar pour le quotidien néerlandais De Telegraaf (n=1700 de plus de 18 ans). Il s’agit du journal le plus important du pays, avec une diffusion quotidienne de près de 400 000 exemplaires.

Près des deux tiers (65 %) désirent une réduction de l’immigration. Vingt-un pour cent des personnes sondées ne se prononcent pas alors que 14 % pensent qu’il ne faudrait pas limiter l’immigration aux Pays-Bas.

Une proportion substantielle de Néerlandais d’origine non occidentale (48 %) partage ce point de vue. Pour cet aspect de l’étude, cinq cents Néerlandais d’origine non occidentale (turc, marocain, surinamais, antillais, autres) ont rempli le questionnaire.

19 millions en 2039 ?

L’étude est motivée par de nouvelles prévisions démographiques qui indiquent que les Pays-Bas pourraient compter 19 millions d’habitants en 2039. La croissance attendue est principalement due à l’immigration.

De nombreux Néerlandais craignent que la croissance démographique prévue n’entraîne de graves problèmes de soins et de logement. Une très grande proportion (91 %) pense qu’il n’y a pratiquement plus de place pour accueillir davantage d’habitants aux Pays-Bas. Les Pays-Bas ont une densité de 521 habitants par km2.

Croissance démographique en flèche

Il faut savoir que depuis trois ans, la croissance démographique aux Pays-Bas monte en flèche. Elle s’explique par l’immigration puisque les Néerlandais font très peu d’enfants : 1,66 enfant/femme, un peu plus que les Québécoises. Cette tendance se poursuit pour l’instant, selon le Bureau central des statistiques du pays.

Selon les prédictions démographiques, la population des Pays-Bas devrait atteindre 18 millions en 2024. Voire 19 millions d’ici 2039, alors que les Néerlandais ne font plus assez d’enfants pour se remplacer depuis plus de 40 ans. L’immigration est la principale cause de cet accroissement : 82 000 immigrants s’ajoutent en moyenne à la population chaque année.

L’an dernier, la croissance démographique a été d’environ 132 000 habitants. Parmi eux, 114 000 migrants, dont la moitié venaient d’Europe. Il y avait 16 000 migrants d’asile, selon le bureau de la statistique.

Les allochtones (les immigrants et leurs descendants) représentaient 19,3 % de la population des Pays-Bas en 2005, 21,6 % en 2015, mais 23,6 % en 2019.

Le pays est plein pour 91 %

Une très grande proportion des sondés (91 %) pense qu’il n’y a pratiquement plus de place pour accueillir davantage d’habitants. Une large majorité (77 %) de Néerlandais d’origine non occidentale partage également cette opinion. Seuls 6 % pensent que les Pays-Bas peuvent encore abriter plus de gens.

Fermer les frontières pour 44 %

Les frontières doivent être fermées à l’immigration de travailleurs manuels et intellectuels, même si l’économie doit en pâtir et moins croître, selon près de la moitié (44 %) de tous les Néerlandais. Ce pourcentage est plus faible parmi les « diplômés du supérieur » (33 %).

« Les moins instruits ont une attitude plus tranchée », explique Manuel Kaal, chercheur chez Kantar, qui signale une dichotomie sur la question.

Pas de réfugiés chez moi, mais bien ailleurs

Quelque 122 000 permis de séjour ont été accordés à des demandeurs d’asile entre 2014 et 2018.

Bien que 44 % des Néerlandais soient toujours pour l’admission illimitée de réfugiés. « Il s’agit d’un grand groupe », constate Bart Koenen, chercheur chez Kantar. « Mais un groupe encore plus grand dit : pas ici, mais plutôt ailleurs dans la région. Cela correspond aux tendances que l’on observe. Davantage de gens osent remettre en question l’immigration. Même le maire Halsema (GroenLinks, écolo de gauche) dit désormais que les demandeurs d’asile qui ont épuisé tous les recours légaux et qui commettent une infraction pénale, comme la dégradation d’un immeuble, doivent être détenus », explique Koenen. « C’est tout à fait remarquable pour un maire de GroenLinks. On voit les positions s’infléchir. »

Seul un petit groupe n’est pas inquiet

Seuls 10 % croient qu’il n’est pas nécessaire de restreindre l’immigration. Chez les immigrants non occidentaux, ce chiffre monte à 17 %. Près de six sur dix (59 %) considèrent que les règles relatives aux visas devraient être renforcées pour les pays non membres de l’Union européenne (UE) qui refusent de reprendre les immigrants illégaux. Une minorité (24 %) pense que le salut passe par les contrôles aux frontières nationales.

Une très grande partie des Néerlandais craint des problèmes (très) importants si la population augmente fortement. Surtout dans le domaine du logement (91 %) et les embarras de circulation (83 %). Un très grand groupe (81 %) estime que la disponibilité des soins sera également mise à rude épreuve. Mais peu placent leur espoir dans le parlement de La Haye. Seuls 12 % ont fort confiance que les politiciens pourront résoudre la situation.


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vendredi 7 février 2020

France (réforme Blanquer) — le bac hors contrat, le vrai bac

La réforme du baccalauréat par le ministre Blanquer introduit des nouveautés : moins d'épreuves finales et des épreuves de contrôle continu dès la 1re (l'avant-dernière année du lycée). Les élèves des écoles hors contrat qui ne reçoivent aucune subvention de l’État (ainsi que les autres candidats libres et donc certains élèves du CNED) devront passer davantage d'épreuves finales du bac puisqu’elles ne pourront fournir de notes de contrôles continus, contrairement aux écoles publiques et privées sous contrat de l’État. Cette charge supplémentaire pour les candidats provenant des écoles libres a inspiré cet édito à EducFrance.

Jusqu’à récemment, les forts en thème passaient, pour se distinguer, le concours général en maths ou philosophie. C’était la preuve qu’ils étaient des cracks destinés aux meilleures prépas ! D’ailleurs, l’Éducation nationale qui hait la concurrence l’avait bien compris en interdisant aux lycéens du hors contrat de se présenter au concours général. Comme cela, ils ne pouvaient pas faire la démonstration de leur excellence scolaire en latin, grec, hébreu ou philosophie ! Quant au bac (ou plutôt aux bacs), tout le monde sait bien qu’il ne sanctionne plus aucune excellence à l’heure où les meilleurs lycées frôlent ridiculement le 100 % de bacheliers avec mention bien ou très bien.

  Non, croyez-moi, aujourd’hui, il y a bien mieux pour se faire remarquer et sortir de la grisaille : c’est de passer le bac dans un lycée hors contrat. Ça, c’est du vrai sport !

C’est « différenciant en diable » à tel point que plusieurs organisations viennent de déposer un recours contentieux contre cette rupture d’égalité injustifiable.

Alors que les bacheliers du public passent en contrôle continu l’essentiel de leur bac, ceux du hors contrat n’ont droit à aucun point en contrôle continu. C’est comme s’ils n’allaient pas à l’école ! Et lorsqu’ils passent les matières en contrôle final, leurs épreuves portent sur le programme de première et de terminale dans certaines disciplines tandis que les élèves du public ne sont interrogés que sur le programme de terminale. Bref, si votre enfant est un cador, le Graal à sa mesure, c’est le bac hors contrat. Enfin de la difficulté ! Enfin de la sélection ! Merci Monsieur Blanquer :))

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Universités — « Les "race studies" sont juste là pour tout exploser »

Depuis quelques mois, dans les universités françaises, boycotts, interdictions de conférences, perturbations de débats se multiplient au nom de la lutte contre les discriminations. Pendant quatre mois, nous nous sommes mis dans la peau d'un étudiant en « cultural studies », découvrant ce nouveau champ universitaire aussi riche qu'inquiétant.



En ce jour de rentrée, les étudiants se pressent devant le portail d'accueil. Devant les grandes portes de fer, des associations féministes et des organismes de crédit étudiant distribuent des tracts. Un agent contrôle à l'entrée, un peu nonchalamment, les cartes étudiantes. L'université se divise en plusieurs bâtiments de hauteurs et d'architectures différentes, qui lui donnent une allure désordonnée, et l'impression que certains immeubles ont été construits à la hâte,...

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La CAQ veut rapatrier les avortements tardifs jusqu'à présent pratiqués aux États-Unis

La ministre de la Santé du Québec Danielle McCain (ci-contre) souhaite que plus de médecins québécois pratiquent des avortements tardifs, alors qu’un rapport commandé par le Collège des médecins évoque en ce domaine des services insuffisants et désorganisés.

Le rapport du groupe de travail en éthique clinique du Collège des médecins, dont le quotidien La Presse fait état, dresse le portrait de services peu accessibles pour les avortements durant le troisième trimestre de grossesse. On y décrit des femmes enceintes qui sont refusées par plusieurs hôpitaux et des médecins qui sont stigmatisés s’ils pratiquent de tels avortements.

Interrogée à ce sujet à l’Assemblée nationale mercredi, la ministre de la Santé et des Services sociaux s’est dite consciente du problème. « Quelques médecins le font ; on voudrait qu’il y en ait un peu plus », a-t-elle déclaré.

Elle a dit envisager « une équipe additionnelle » pour accroître le nombre d’avortements subventionnés au Québec. Il ne s’agirait pas d’une équipe volante qui se déplacerait d’un établissement à l’autre.

La ministre a rappelé qu’il s’agissait de cas exceptionnels. Elle a précisé que de 10 à 25 femmes vont aux États-Unis chaque année pour subir un avortement tardif. « On veut que le service soit donné au Québec. »

Plusieurs problèmes se posent : des gynécologues sont réticents à pratiquer un avortement aussi tardif ; ils sont donc peu nombreux à le faire. Et ceux qui le font sont parfois stigmatisés, indique-t-on dans le rapport commandé par le Collège des médecins.

Le Canada est l’un des seuls pays au monde où l’avortement n’est pas balisé ni encadré. C’est le seul pays membre de l’OCDE qui n’a aucune loi sur l’avortement.

Selon un sondage Angus Reid datant de mai 2018, une majorité de Canadiens (61 %) étaient d’accord avec la formulation suivante : « Il devrait y avoir des lois encadrant l’avortement, en particulier en ce qui a trait aux avortements tardifs ». En fait, ce sondage a révélé que les femmes étaient plus favorables que les hommes à la restriction des avortements. Près des deux tiers (64 %) des femmes étaient favorables à certaines restrictions légales à l’avortement contre 56 % des hommes.

Dans les pays européens, la loi précise que les femmes peuvent avorter jusqu’à X semaines. Ce n’est pas le cas au Canada où l’avortement peut légalement avoir lieu jusqu’à quelques instants avant la naissance. Ajoutons que le Québec considère ces avortements comme des soins de santé pleinement remboursés par le Trésor public.


Source : Presse Canadienne

mercredi 5 février 2020

Anglicisation du Québec : nouveau campus anglophone à Montréal

Le cégep [fin du lycée en France] de la Gaspésie et des Îles a pris les grands moyens pour compenser la baisse de son effectif : le collège a ouvert un campus anglophone à Montréal, qui recrute uniquement des étudiants étrangers venus surtout de l’Inde et de la Chine.

Ce cégep anglophone connaît une croissance fulgurante, au point que certains le qualifient de véritable vache à lait : depuis sa fondation en 2015, le nombre d’inscriptions a bondi de 35 étudiants à 2200 étudiants. L’établissement situé dans un bâtiment anonyme du quartier Ahuntsic, au nord de Montréal, accueille deux fois plus d’étudiants que l’ensemble des quatre autres campus du cégep, situés en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine (qui comptent au total 1010 étudiants).

Comme bien des cégeps situés en région, celui de Gaspé a perdu environ 10 % de son effectif depuis une dizaine d’années, conséquence de l’implosion démographique des Québécois de naissance (1,5 enfant/femme soit une contraction de 25 % par génération). Pour maintenir de précieux programmes d’enseignement, le cégep mise sur le recrutement d’étudiants internationaux. Mais il n’est pas facile d’attirer de jeunes étrangers à Gaspé ou aux Îles-de-la-Madeleine, explique Sylvain Vachon. C’est beaucoup plus facile à Montréal. Et il est plus simple de recruter des étudiants maîtrisant l’anglais que le français.

Anglicisation de Montréal


Le Mouvement Québec français (MQF) s’insurge contre la création, sans aucun débat public, d’un autre cégep offrant un enseignement en anglais dans l’île de Montréal. « Ce campus anglophone d’un cégep régional, qui accélère l’anglicisation de la région métropolitaine, n’a pas lieu d’être. On demande au ministre de l’Éducation de faire ses devoirs et de stopper l’hémorragie », dit Maxime Laporte, président du MQF.

Certains cégeps en région sont tellement sous-financés, à cause de la baisse de la population, qu’ils doivent se livrer à une véritable course à la « clientèle » pour survivre, déplore-t-il. Plutôt que de forcer un cégep à enseigner en anglais à des étudiants venus d’Asie, il faut investir des fonds publics pour lui permettre de remplir sa mission régionale en français, fait valoir Maxime Laporte.

« En autorisant l’ouverture de ce campus, le MEES [ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur] a abandonné toute prétention à faire du français la langue d’intégration de ces étudiants internationaux, immigrants au Canada. Le MEES saccage la dynamique linguistique à Montréal et contribue à l’anglicisation des allophones », renchérit Frédéric Lacroix, militant pour la défense du français, dans un texte paru dans le dernier numéro de L’aut’journal.

Il y a fort à craindre que ces étudiants anglophones anglicisent bien Montréal non seulement pendant leurs études, mais qu’un nombre important d’entre eux cherche également à rester au Québec tout en n’apprenant pas le français, ou si peu.

Le campus anglophone montréalais se finance sans aucuns fonds publics, car les étudiants étrangers paient la totalité de leurs frais d’inscription — 7387 $ par semestre ou 14 774 $ par année. Cette somme inclut une assurance maladie privée, car ces jeunes venus d’ailleurs n’ont pas droit à la couverture de la Régie de l’assurance maladie du Québec.

La loi 101, obligeant la scolarisation des immigrants en français, malgré des velléités de la part du PQ par le passé, ne s’applique pas au collégial. Si le Québec, comme le reste de la planète, avait un secondaire jusqu’à 18 ans ou 19 ans, cette anomalie n’existerait pas.

mardi 4 février 2020

Futur ministre de l'Éducation d'Elizabeth Warren devra passer entretien avec jeune trans (vidéo)

La candidate à la présidence Elizabeth Warren (arrivée 3e dans les résultats préliminaires en Iowa) a déclaré devant une foule de partisans de l’Iowa que son ministre à l’Éducation, si elle devait être élue, serait « quelqu’un qui a enseigné dans une école publique » et que le candidat devrait également être approuvé par un « jeune trans ».






« Je vais avoir un secrétaire à l’éducation que cette jeune personne trans interviewe en mon nom, et seulement si cette personne croit que notre secrétaire ou secrétaire de l’éducation est absolument déterminé à créer un environnement accueillant, un environnement sûr et un programme éducatif complet pour tout le monde permettra à cette personne de devenir secrétaire de l’éducation. »

Warren semblait faire référence à Jacob, une fille qui se dit garçon de 9 ans avec qui elle s’est entretenue lors d’un forum des candidats à la présidentielle de CNN sur les questions homosexuelles et transgenres en octobre 2019.

L'école de sciences politiques de Marion Maréchal ouvre une antenne à Madrid

L’Issep ouvre un second établissement à Madrid. L’école d’enseignement supérieur fondée par Marion Maréchal poursuit l’extension de son réseau international, après des partenariats en Russie avec l’université de Saint-Pétersbourg ainsi qu’au Liban avec l’Uzek, une université maronite du nord de Beyrouth. Sa présidente répond à quelques questions sur cette ouverture.


Pourquoi choisir l’Espagne pour implanter un second établissement ?

Depuis sa création, nous sommes soucieux de donner une dimension internationale à l’Issep que ce soit au travers de partenariats avec des écoles étrangères, comme l’université de Saint-Pétersbourg ou l’Uzek au Liban, ou encore par le contenu des programmes qui comprennent de nombreuses heures consacrées à la géopolitique, aux relations internationales et au droit international. Notre volonté « d’enraciner » nos étudiants dans une culture et une histoire s’articule avec leur préparation aux enjeux mondiaux du vingt-et-unième siècle. Ils doivent être capables de projeter l’avenir de leur nation dans le cadre de la mondialisation.

C’est dans cette optique que nous avons donné suite à la sollicitation d’une équipe espagnole pour ouvrir une antenne à Madrid. Cette équipe est partie du même constat que nous : les dirigeants espagnols et français baignent dans le prêt-à-penser et l’entre-soi, ils continuent d’appliquer des logiciels économiques et sociaux dépassés, ils sont incapables de penser sur le temps long et sont enfermés dans une logique de gestionnaires.

Par ailleurs l’enseignement supérieur espagnol comme le français ne respecte pas suffisamment le pluralisme intellectuel et la liberté d’expression. Le militantisme et le sectarisme idéologiques y sévissent au détriment du développement des connaissances et de l’esprit critique des étudiants. Enfin, je suis convaincue que les pays latins, Italie, Espagne et France notamment, ont la clé de l’avenir européen. C’est pourquoi je crois très important de s’attacher à la formation des futures élites de ces pays. Après qu’ils nous ont contactés, nous avons décidé de construire ensemble ce projet.

Quelles seront les formations proposées par L’Issep Madrid ?

Comme l’Issep Lyon, l’Issep Madrid proposera un magistère BAC +5 et une formation continue. Ces formations seront aménagées différemment : l’organisation, les volumes horaires et les programmes seront adaptés aux besoins espagnols. Le recrutement des étudiants devrait débuter dès cette année dans la foulée de l’ouverture des locaux qui doit intervenir dans quelques semaines. L’Issep Madrid proposera également un cycle de conférences.


Qui sont les personnalités qui vont prendre en main cette implantation locale ?

Il s’agit d’une équipe d’entrepreneurs qui ont entre trente et quarante-cinq ans, et sont issus de secteurs variés et intellectuellement proches de la droite conservatrice. Comme nous, ils sont très soucieux de faire de l’Issep un lieu exemplaire de débats où tous les courants de pensée peuvent être étudiés sans prisme idéologique.


L’Issep devenant en quelque sorte un groupe, comment évolue l’organigramme ?

La direction madrilène sera autonome au quotidien en matière de fonctionnement, d’organisation, de recrutement, le tout sous la supervision de l’Issep Lyon et de moi-même, qui faisons partie de la structure espagnole. Ces deux structures auront des liens étroits, s’enrichiront l’une l’autre, organiseront des échanges d’étudiants et d’enseignants sur le moyen terme.


L’Issep Madrid aura-t-elle des spécificités vis-à-vis de celle de Lyon, et quelle sera sa marge de manœuvre pédagogique ?

L’Issep Lyon et l’Issep Madrid partagent une charte pédagogique commune. Dans ces deux structures, nos programmes sont construits autour de deux unités pédagogiques : la gestion et la science politique. Comme nous, ils mettront la culture générale au cœur de leur enseignement et ils allieront les compétences de l’entreprise à celles des affaires publiques.

Je suis convaincue que les pays latins, Italie, Espagne et France notamment, ont la clé de l’avenir européen. C’est pourquoi je crois très important de s’attacher à la formation des futures élites de ces pays.

L’objectif est de former de futurs leaders enracinés, aptes au discernement, capables de conduire des projets, dotés d’une intelligence transversale et d’un solide esprit critique. Le contenu des programmes sera bien évidemment adapté à l’Espagne et les cours seront délivrés en espagnol. Les cours d’histoire par exemple reprendront leur histoire nationale et les relations internationales seront centrées autour de la géopolitique espagnole.

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Comment favoriser l’attention des élèves ?

Point de départ de tout apprentissage, l’attention est la porte d’entrée de notre mémoire de travail. Alors, comment favoriser l’attention des élèves ? Voici trois conseils à utiliser avec les élèves.

Jouer sur la flexibilité attentionnelle grâce à un code couleur

Nous le savons tous, notre attention est fluctuante. Cela signifie que durant une période de 50 minutes, nous serons, à certains moments très concentrés, tantôt nous partagerons notre attention avec d’autres pensées ou d’autres stimulus externes, tantôt nous perdrons le fil et laisserons notre esprit vagabonder. Les sciences cognitives nous le confirment au bout d’environ 20-25 minutes, notre attention est parasitée et a besoin d’un répit. Alors, comment tenir compte de cette information avec les élèves ? Faites preuve de flexibilité attentionnelle et définissez avec les élèves les moments d’attention plus importants lors d’une heure de cours. Repérez les activités qui nécessitent une grande attention, celles qui sont un peu plus « cools » et autorisez les moments de « pauses », indispensables pour retrouver une attention meilleure par la suite. Construisez avec vos élèves 3 cartes de couleur correspondant au degré d’attention à avoir et attribuez une note à chaque couleur. Affichez-les au tableau en fonction des activités que vous leur proposez.

Utiliser des cartes d’attention

À la question « veux-tu bien être attentif ? », la bonne réponse serait « à quoi dois-je être attentif ? »

Si je vous demande d’être attentif à une photo que je vous montre, vous porterez votre attention de manière aléatoire sur certains éléments qui vous semblent intéressants. Mais quelle est mon intention derrière cette consigne ? Si vous l’ignorez, il vous sera difficile de savoir à quoi vous devez être attentif. C’est la même chose en classe, si vous demandez à vos élèves d’être attentifs durant 1heure de cours, il sera pertinent de leur préciser sur quoi devra se porter leur attention. En effet, pour avoir de l’attention, il faut une intention ! Il faut savoir ce que l’on vient chercher.

Déposez sur leur banc, en début d’heure de cours, une carte reprenant 3-4 questions. Les élèves devront être capables d’y répondre à la fin du cours. Ils auront ainsi une intention bien claire et sauront sur quoi devra se porter leur attention.

Varier les pratiques

S’il est difficile de rester attentif durant toute une heure de cours, c’est encore plus difficile si l’on est obligé de rester dans un même type d’attention. Il est essentiel de varier les approches et de changer l’attitude de l’élève face à ses apprentissages.

Le cours magistral où le professeur se place face à la classe et demande à ses élèves de l’écouter est parfois nécessaire, mais pas en permanence. Inversez les rôles, faites-les manipuler, laissez-les travailler en binôme durant une courte période, casser le rythme avec des exercices de réactivations… Leur apprentissage sera de bien meilleure qualité.

Bref, gardez en mémoire que l’attention est fluctuante. Faites le deuil d’une attention permanente et totale de tous vos élèves. Soyez créatifs et utilisez vos connaissances sur le fonctionnement du cerveau pour les aider à être plus attentifs !

Source : Évocation

lundi 3 février 2020

Les maîtrises en étude du genre sont embauchées dans l'administration et les associations

Dans la série vos impôts à l’œuvre : les maîtrises sur le genre, où l'on parle intersectionnalité et hétéropatriarcat, sont de plus en plus attractifs. Leurs diplômés travaillent notamment dans des associations ou des cabinets qui conseillent les organisations dans leurs politiques « d’égalité ». Impôts des contribuables pour subventionner ces maîtrises, impôts des contribuables aux associations et dans les cabinets ministériels.

Extrait d'un article (très complaisant) du Monde de Paris :

L’université Lumière - Lyon-II propose ainsi, depuis 2014, pas moins de sept maîtrises consacrées aux études de genre. « C’est le résultat d’une longue bagarre. La question du genre a mis du temps à être reconnue », relève Corinne Rostaing, responsable de la maîtrise Égales, orienté sur la lutte contre les discriminations. Avec Estelle Bonnet, responsable de la maîtrise en sociologie de l’égalité du genre et des organisations, elle avait dirigé plusieurs enquêtes sur l’égalité professionnelle auprès des entreprises. Les deux chercheuses avaient alors réalisé « qu’il y avait un vrai besoin de développer des métiers dans ce domaine ». « On a donc créé des parcours pour répondre aux besoins du marché et pour les décrypter », explique Estelle Bonnet.

Des maîtrises plus sélectives

Depuis, les candidatures affluent. En 2019, les responsables ont ainsi reçu 600 dossiers pour 129 places dans les sept maîtrises. De même pour la formation continue. « Il y a cinq ans, six personnes postulaient ; ils étaient quarante-cinq l’année dernière », précise Estelle Bonnet. Certains étudiants, professeurs, syndicalistes ou travailleurs sociaux sont désireux d’accroître leurs connaissances pour faire évoluer leur métier. D’autres, parfois en reconversion professionnelle, choisissent cette voie par curiosité intellectuelle, questionnement personnel ou militantisme.

C’est en traversant l’Atlantique que Lou Curien, 21 ans, a découvert les « gender studies » [c'est un journal de Paris, ça doit donc être en anglais] . Alors en échange à l’université de Montréal, au Canada, l’étudiante réalise que « non seulement il est possible d’étudier ces questions, mais qu’en plus des débouchés professionnels existent ». « Je veux en être », se dit-elle. À son retour à Lyon, la jeune diplômée d’une licence de philosophie intègre le maîtrise en sociologie de l’égalité, du genre et des organisations. Actuellement en première année, elle prépare un mémoire sur l’insertion professionnelle des femmes réfugiées. « Je n’ai pas encore de projet professionnel mais je suis confiante dans le sens où les métiers liés au genre sont des métiers d’avenir », assure-t-elle.

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