samedi 20 février 2010

Les garderies à 50 $ (coût réel), nouvelle promesse du PQ

D’après le Parti québécois, tous les parents du Québec devraient disposer d'une place en garderie subventionnée pour leurs enfants. Une augmentation des dépenses de l’État de 1,5 milliard selon le ministère de la Famille et de l’Enfance.

Mario Dumont en discute avec Martyne Huot, directrice générale de Familles d'aujourd'hui.



Construction de CPE : 1 projet sur 6 est en dépassement de coûts. Mario Dumont et Gilles Proulx en discutent.



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Calendrier scolaire : deux poids, deux mesures

Lettre ouverte du philosophe, juriste et théologien Guy Durand sur les changements au calendrier scolaire. Elle a été publiée ce samedi dans la Voix de l'Est.
(Dunham) L'accueil de l'autre ne doit pas faire table rase de l'histoire, de la sociologie et de la culture du Québec.

La ministre de l'Éducation, Michèle Courchesne, vient d'annoncer un changement au calendrier scolaire à l'effet de compter en heures et non plus en jours les exigences de l'enseignement aux élèves. Sous des airs anodins, le décret abolit la liste des congés scolaires établie par le Régime pédagogique de la Loi sur l'instruction publique (article 19). Dorénavant, les écoles pourront donc offrir des cours les samedis et les dimanches, le 1e juillet, le premier lundi de septembre, le deuxième lundi d'octobre, les 24, 25, 26 et 31 décembre, 1e et 2 janvier, le Vendredi Saint et le lundi de Pâques, le lundi qui précède le 25 mai, ainsi que le 24 juin.

Les journaux nous apprennent qu'un des motifs du jugement sinon le principal ou le seul réel est d'accommoder des écoles privées juives qui ne prennent pas le temps de respecter le programme obligatoire en français, histoire et mathématique, etc., durant les jours de la semaine parce qu'ils donnent beaucoup d'heures de religion.

Ce changement a été dénoncé par plusieurs organismes, dont la Fédération des commissions scolaires et des syndicats d'enseignants. Il est effectivement totalement inacceptable pour plusieurs raisons. Sans craindre que ce régime s'étende à plusieurs écoles publiques, perturbant ainsi l'organisation du temps des parents, des enseignants, des transporteurs scolaires (voir les objections de la Fédération des commissions scolaires), on peut prévoir que d'autres écoles privées en profiteront, comme les écoles musulmanes pour fixer le vendredi comme congé. Mais les objections principales sont d'un autre ordre.

Premièrement, la liste de congés traditionnels, comprenant quelques fêtes chrétiennes et plusieurs fêtes civiles (art. 19), relève de l'histoire et des us et coutumes du Québec. Ces congés rythment la vie au Québec, font partie de notre manière de « vivre ensemble », de nos « valeurs communes », si on peut dire, voire de notre identité. On est en droit d'attendre que tous les Québécois, immigrants ou natifs, religieux ou athées, respectent cette modulation de la vie citoyenne. L'accueil de l'autre ne doit pas faire table rase de l'histoire, de la sociologie et de la culture du Québec.

D'autant plus, et c'est la deuxième raison majeure, qu'on aurait pu accommoder les huit écoles juives autrement, par voie de dérogation. Encore que la vraie manière de favoriser l'intégration est d'exiger que ces écoles suivent le programme obligatoire durant les jours de la semaine et fassent l'enseignement de leur religion le dimanche. Le ministère de l'Éducation a refusé au collège Loyola, école privée catholique de Montréal, de construire un programme d'éthique et culture religieuse, qui respectait les mêmes objectifs que le programme officiel mais serait structuré autrement pour mieux répondre à sa spécificité. Deux poids, deux mesures ? La question se pose.

Il importe donc que ceux qui sont en désaccord avec la ministre de l'Éducation le lui fassent savoir. C'est particulièrement le devoir des comités d'école et des commissions scolaires, qui ont plus de poids. Le temps presse : le décret s'applique 45 jours après sa publication. Après ce délai, la contestation est moins efficace.






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vendredi 19 février 2010

Examen d'histoire de secondaire IV à la portée d'enfants du primaire ?

Le dernier examen du ministère du Québec d'histoire en secondaire IV fournirait en pratique la réponse aux questions posées dans de très courts documents à analyser qui accompagnent chacune des questions.

Selon les animateurs de l'émission ci-dessous, un écolier du primaire sachant lire devrait réussir cet examen sans aucune difficulté.

Faut-il comprendre que, pour les fonctionnaires du Monopole de l'Éducation et pour parler leur jargon, ce simple exercice de lecture et de transcription des réponses permet à leurs yeux d'évaluer la compétence « interroger les réalités sociales dans une perspective historique » du nouveau programme tout « en mobilisant les compétences langagières et en faisant appel à un ensemble de stratégies de lecture acquises en langue d’enseignement » ?



Réaction de la nouvelle critique de l'ADQ dans le dossier de l'éducation, Mme Sylvie Roy :










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jeudi 18 février 2010

Le ministre Michelle Courchesne dans la tourmente

Pendant que la réforme scolaire est toujours controversée, que la lutte au décrochage ne donne pas de résultats et que la crise entourant la modification du calendrier scolaire pour accommoder les juifs ne s’essouffle pas, que la ministre s'obstine dans le dossier de l'imposition du cours d'éthique et de culture religieuse, les priorités de la ministre Michelle Courchesne sont remises en question.













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Souper-conférence avec Joëlle Quérin

Dimanche, le 21 février à 18 h 00

SOUPER-CONFÉRENCE
avec JOËLLE QUÉRIN
de l’Institut de recherche sur le Québec

« Le cours ÉCR : transmission des connaissances ou endoctrinement ? »

au RESTAURANT IL FOCOLAIO
1223, carré Phillips,
Montréal, H3B 3E9

Billets vendus sur place, 20 $ par personne taxes comprises
SUR RÉSERVATION

Veuillez réserver votre place tôt (au plus tard le jeudi 18 février)
en téléphonant à Diane au 514-279-0670

Spécial du chef : Pizza gourmet ou salade de votre choix, avec boisson gazeuse, dessert et café

Vin, bière et spiritueux en sus.






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Rencontre des parents avec l'auteur Guy Durand, le 24 février

L'Association des parents catholiques du Québec organise une rencontre entre les parents d'élèves et l'auteur et philosophe Guy Durand autour du programme d'éthique et de culture religieuse. Nous reproduisions leur invitation ci-dessous.
Invitation mercredi le 24 février de 10 h à 14 h
Rencontre pour parents catholiques avec enfants et adolescents
avec conférence-midi par Guy Durand, auteur


Lieu : 7400 boul. St-Laurent, local 407, Montréal H2R 2Y1 (métro de Castelnau)

Pour qui : Si vous êtes parent catholique avec des enfants d’âge préscolaire et du niveau primaire ou avec des adolescents de niveau secondaire, cette rencontre est pour vous.

10 h 00 : Une association de parents catholiques : Pourquoi ?

Madame Jean Morse-Chevrier, présidente de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) expliquera le rôle important joué par cette association de parents de la province depuis sa fondation et en particulier dans les dernières années.
L’APCQ est la seule ressource de la province explicitement formée pour répondre aux besoins des parents catholiques, en lien avec la situation scolaire. Les défis de l’école demeurent importants pour tout parent d’enfant ou d’adolescent que ce soit au privé, au public ou à la maison.

10 h 45 : Vos besoins et des réponses! L’APCQ un outil pour vous, parents!

Venez partager vos soucis et préoccupations avec l’association et vous regrouper avec d’autres parents qui vivent les mêmes situations. Vous pourrez mettre en commun vos attentes diverses concernant l’éducation et la famille. L’accent sera mis sur les moyens qui sont ouverts aux parents pour s’entraider dans la recherche et la mise en place de pistes de solutions.

Ce sera aussi l’occasion de sonder ensemble la pertinence d’une association de parents catholiques dans le contexte actuel québécois.

11 h 45 : Dîner pizza fourni sur place. Une contribution de $6 par personne est suggérée.

12 h 15 : Conférence-midi par M. Guy Durand, auteur du livre « Le cours ECR- Au-delà des apparences »

M. Guy Durand, éthicien et professeur de théologie à la retraite, est impliqué dans l’histoire de l’éducation du Québec depuis des décennies. Il a vécu l’évolution du système d’éducation confessionnelle à la laïcisation. Il a participé à tous les grands débats autour de l’éducation. Il a récemment servi de témoin expert à la cour supérieure de Drummondville, en appui aux parents qui demandent le respect de leurs convictions à l’école et le droit à l’exemption du cours d’éthique et culture religieuse pour leurs enfants. Il a analysé en détail le programme ÉCR et les cahiers et livres des élèves. Il est l’auteur d’un livre récent sur l’ensemble de la question du partage des responsabilités de l’école et des parents. Venez l’entendre vous résumer son expérience et ses insights sur la position des parents face à l’école aujourd’hui.

13 h 00 : La Parole est à vous

Vous aurez une occasion unique de poser toutes vos questions à un homme d’expérience et de connaissance en matière scolaire et à un catholique engagé.
Suite aux réflexions partagées, nous aurons l’occasion de faire un retour sur le rôle de l’Association des parents catholiques du Québec et la possibilité de s’impliquer.

Chacune et chacun pourra faire part de ses souhaits pour d’autres sujets de rencontres à l’avenir.

14 h 00 : Au revoir et au plaisir de se retrouver de nouveau.


RSVP
Confirmer votre présence svp avant le 23 février 2010 par courriel au : apcq406<arrobe>bellnet.ca avec cc. à : chevrier<arrobe>sympatico.ca
Ou en téléphonant à l’APCQ au : 514-279-0670 (Diane Joyal)

N.B. Des confirmations de dernière minute pourront exceptionnellement être acceptées le 23 février avant midi. Vous pouvez laisser un message téléphonique au besoin.








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Réaction des parents catholiques à la révision du calendrier scolaire

Communiqué de presse de l'Association des parents catholiques du Québec quant à la modification du calendrier scolaire.
Modification du calendrier scolaire : un accommodement à une loi injuste.

Montréal, le 17 février 2010. Madame Michelle Courchesne, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) entend apporter des changements au calendrier scolaire en abolissant l’interdiction d’enseigner le dimanche et pendant les congés des fêtes. Cela permettra aux écoles juives, dont l’horaire régulier est dédié à l’enseignement religieux, de donner le cours d’éthique et de culture religieuse, le dimanche ! (Le Devoir, 15 février 2010)

Madame Jean Morse-Chevrier, présidente de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ) qualifie cette décision d’un accommodement envers une loi injuste : celle qui oblige les écoles privées confessionnelles à donner ce cours multireligieux et relativiste, dénoncé par de nombreux parents et par le collège privé catholique Loyola.

« Au lieu de permettre une souplesse dans l’enseignement des religions et de la morale à l’intérieur de l’horaire scolaire normal, le gouvernement, buté dans son intention d’imposer à tous les enfants du Québec une idéologie pluraliste, veut défaire davantage le tissu culturel québécois en sabotant les jours de congé scolaire, » dit Madame Morse-Chevrier. Cela aura un effet dévastateur sur la vie familiale, sociale et économique, selon elle, surtout si cette pratique se répand aux autres confessions religieuses qui voudront avoir du temps scolaire pour de l’enseignement religieux.

L’APCQ insiste que la vraie liberté ne réside pas dans le chambardement de l’espace temporel des pratiques sociales de tout un peuple mais dans le respect de la liberté des parents de voir à ce que leurs enfants aient le choix de programmes qui ne contreviennent pas à leurs valeurs.

-30-

Personne contact :
Jean Morse-Chevrier, présidente,
Association des parents catholiques du Québec (APCQ)
7400 boul St-Laurent local 407







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Les multicultis s'inquiètent : les opposants au programme ECR ont le vent en poupe

Les multiculturalistes (qui se prétendent pluralistes et désirent imposer un programme unique scolaire, joli contradiction !) commencent à s'inquiéter comme le rapporte le journal Au Fil des événements de l'Université Laval :
« On assiste depuis quelques mois à une alliance qui semblait plutôt improbable entre des groupes qui veulent refouler le religieux hors de la sphère publique et des nationalistes conservateurs qui voient le Québec d’aujourd'hui comme ayant trop concédé à la diversité culturelle », constate Jocelyn Maclure, qui est spécialiste en éthique et en philosophie politique. Selon lui, les coalitions en faveur d’une charte de la laïcité et les groupes qui militent pour la liberté en éducation et qui refusent le nouveau programme d’éthique et de culture religieuse prennent de plus en plus d’espace. D’autant plus, souligne Jocelyn Maclure, que des chroniqueurs très influents comme Richard Martineau, Joseph Facal ou Jean-François Lisée relaient le discours nationaliste conservateur.






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mardi 16 février 2010

Scène de classe en ECR : ambivalence, ambivalence ?

Un journaliste du Journal de Montréal a passé deux semaines dans des écoles de la banlieue montréalaise. Extraits de son expérience (les intertitres sont de nous) :
Discuter, discuter, sans connaissance ni vocabulaire

Dans le cours d'éthique et culture religieuse, le manque d'autonomie des jeunes est pour le moins préoccupant.

Les ados ne repartent jamais avec leurs cahiers de notes. Le prof les distribue et les ramasse au début et à la fin de chaque période, comme on le ferait à l'école primaire.

Autrement les jeunes les « oublieraient » systématiquement, explique leur enseignant. « Ça fait longtemps que j'ai compris que l'autonomie de ces jeunes-là, c'est un gros zéro », déplore-t-il.

Le cours est basé sur la discussion, ce qui représente un véritable tour de force quand les élèves ne comprennent même pas le sens des mots.

Durant une période consacrée à « l'ambivalence de l'être humain », aucun ado n'est capable de dire ce que signifie le fait d'être « ambivalent ». Les jeunes ont beau fréquenter l'école depuis une douzaine d'années, l'un d'eux avoue candidement à notre journaliste n'avoir «jamais entendu» cette expression.

Orthographe à faire dresser les cheveux

C'est sans compter les fautes d'orthographe à faire dresser les cheveux sur la tête que notre suppléant-reporter a observées sur des travaux - pourtant évalués - du cours «projet personnel d'orientation».

Note minimale : 55 %

Plusieurs profs ont décidé d'abdiquer face aux lacunes évidentes de leurs élèves. Le représentant du Journal est d'ailleurs surpris de lire la mention « 55 % : note plancher », dans le cahier d'un jeune.

Le prof explique qu'il n'attribue jamais une note inférieure à ses élèves, cette an-née. « Sinon, j'aurais un niveau d'échecs trop élevé », fait-il valoir.

Impertinence et insubordination

Les élèves du cours de français sont en train de quitter le local lorsque le représentant du Journal demande à un jeune de rester dans la classe quelques minutes, afin d'expliquer pourquoi il a été à ce point dissipé pendant la période.

Durant le cours, il s'était assis à la place du suppléant et s'était mis à fouiller dans ses papiers.

« Si t'es pas content, tu chialeras à ma prof et elle me chialera après », lance-t-il en quittant brusquement le local.

Et on refuse l'exemption du cours ECR aux parents assez honnêtes pour la demander...

Le cours vient de prendre fin et les élèves se préparent à sortir de la classe, quand l'un d'eux aperçoit par la fenêtre une ado qui s'était absentée durant la période. Personne ne sait ce pour quoi elle se trouve dehors, mais il y a fort à parier qu'elle a fait l'école buissonnière. Dans la polyvalente où il a travaillé, notre journaliste a constaté de nombreuses absences pour le moins étranges, chaque après-midi. Or, ces absences sont souvent motivées par les parents, dénonce un prof. « J'ai déjà vu un élève s'amuser dehors au lieu de venir dans mon cours. Mais, au téléphone, sa mère me disait qu'elle motivait son absence », soupire-t-il.






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lundi 15 février 2010

Le monopole de l'Éducation du Québec poursuit deux écoles juives

La ministre de l'Éducation du Québec, Michelle Courchesne, a décidé de poursuivre en justice le cas de deux écoles juives qui refusent de se conformer au régime pédagogique du Québec.

La Yechiva Torath Moiché, dans le Mile-End à Montréal, a déjà fait appel à un avocat, et n'a pas voulu répondre aux questions des médias. La direction de l'école Toch, à Boisbriand, a également décliné l'invitation à expliquer sa décision de ne pas se plier à la demande de Québec.

Ces deux institutions se retrouvent isolées, car sept autres écoles juives ont cédé face aux menaces du Monopole de l'Éducation et ont conclu une entente avec celui-ci après des négociations qui ont duré deux ans.

En refusant de se soumettre au régime pédagogique québécois, ces deux écoles voient leurs subventions de Québec entièrement coupées.






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