dimanche 21 avril 2024

Écosse : la Santé publique interrompt la prescription de bloqueurs de puberté pour les mineurs

À la suite du rapport du Dr Hilary Cass insistant sur les « faibles preuves » et le manque de recherches sur les bloqueurs de puberté, la clinique Sandyford de Glasgow, le seul service spécialisé dans les questions de genre en Écosse, a décidé d’interrompre la prescription de bloqueurs de puberté aux mineurs. Quant aux nouveaux patients de 16 ou 17 ans, ils ne recevront plus de traitements hormonaux de changement de genre avant l’âge de 18 ans. Les jeunes qui reçoivent déjà un tel traitement ne seront pas concernés par cette mesure.

Le 18 avril, le NHS Greater Glasgow and Clyde (NHSGGC) a révélé qu’il avait déjà suspendu le traitement de nouveaux patients depuis la mi-mars suite à la décision du NHS England de suspendre la prescription de bloqueurs de puberté.
 
Les bloqueurs de puberté provoquent des problèmes de fertilité « irréversibles »

Selon une étude prépubliée fin mars sur le serveur bioRxiv [1], les bloqueurs de puberté peuvent provoquer des problèmes de fertilité « irréversibles » chez les garçons. Pour arriver à cette conclusion, onze scientifiques de la Mayo Clinic, basée à Rochester, ont analysé les cellules testiculaires de garçons, âgés de 17 ans ou moins, qui avaient pris des bloqueurs de puberté pendant une période allant de 3 à 52 mois, et les ont comparées aux cellules d’un groupe témoin qui n’avait pas pris de bloqueurs (cf. Enfants « trans » : des études, des faits). Parmi les 87 patients inclus dans l’étude, 16 garçons se déclaraient du sexe opposé et 9 d’entre eux prenaient des bloqueurs de puberté (cf. Bloqueurs de puberté : un effet souvent négatif sur la santé mentale des adolescents).

Des preuves « sans précédent »

« Nous fournissons des preuves histologiques sans précédent qui révèlent des réactions néfastes des glandes sexuelles testiculaires pédiatriques à ces traitements », affirment les auteurs de l’étude. Ils ont en effet observé « une atrophie légère à sévère des glandes sexuelles chez les enfants traités par des bloqueurs de puberté ». Un garçon de 12 ans, sous traitement depuis 14 mois, avait « près de 60 % de ses glandes sexuelles “complètement atrophiées” ». Deux patients présentaient des caractéristiques anormales au niveau des testicules observables lors d’un examen physique.

Les scientifiques ont en outre constaté l’apparition de microlithiases, c’est-à-dire de petits amas de calcium dans les testicules. Or une autre étude de la Mayo Clinic a associé ce phénomène à un risque accru du cancer des testicules.

Une nouvelle alarme

Les chercheurs tirent la sonnette d’alarme alors que le site web de la clinique soutient encore que les bloqueurs ne font que « mettre en pause » la puberté sans provoquer de changements physiques permanents. « À notre connaissance, aucune étude rigoureuse n’a été réalisée sur le blocage prolongé de la puberté dans les populations pédiatriques et ses conséquences à long terme sur la capacité de reproduction », soulignent-ils.

Face au manque de données sur les bloqueurs de puberté, plusieurs pays ont mis en place des restrictions ou des interdictions comme la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni (cf. Angleterre : le NHS met fin aux bloqueurs de puberté ; Genre aux É.-U. : de nouvelles lois pour protéger les mineurs ; « Transidentification des mineurs » : des sénateurs LR [centre-droit en France] lancent un cri d’alarme).

 
Sources : The Guardian, Libby Brooks (18/IV/2024); BBC, Mary McCool (18/IV/2024), Daily mail, James Reinl (5/IV/2024) ; CNA, Kate Quinones (11/IV/2024) ; Fox news, Melissa Rudy (11/IV/2024), via Généthique

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Réputés singes pacifiques, les bonobos sont plus bagarreurs qu’on ne l’imaginait

Les mâles les plus querelleurs s’accouplent plus souvent avec les femelles, pour une raison qui reste encore à établir.


Il faut se méfier des bonobos. Sous leurs airs pacifiques, ces singes parfois qualifiés de « hippies » cachent en réalité des comportements violents, pas très différents des autres grands primates. À une nuance près. Quand la violence des chimpanzés est souvent intense et aveugle, pouvant aller jusqu’à l’infanticide, celle des bonobos est plus mesurée et ciblée. Les mâles bonobos ne se battent presque exclusivement qu’entre eux et ne s’entre-tuent pas. Une étude menée par la chercheuse française Maud Mouginot, actuellement en poste à l’université de Boston, et publiée dans la revue Current Biology, révèle en outre que ce comportement bagarreur offre plus de succès auprès des femelles..

«De précédents travaux avaient révélé plus d’inégalités reproductives entre les mâles chez les bonobos que chez les chimpanzés, explique Maud Mouginot. Cela pouvait indiquer l’existence d’une compétition intense entre mâles. On a donc voulu étudier et comparer les stratégies d’agression chez ces deux espèces.» Les scientifiques ont observé pendant deux ans douze bonobos mâles de trois communautés dans la réserve de Kokolopori, située au cœur de la République démocratique du Congo, et quatorze chimpanzés mâles de deux communautés du parc national de Gombe Stream, en Tanzanie..

Sociétés matriarcales.

Les deux espèces sont très proches génétiquement mais vivent dans des environnements différents. Les chimpanzés occupent ainsi de vastes étendues d’Afrique centrale, y compris des zones montagneuses où ils doivent rivaliser avec les gorilles ou les babouins pour se nourrir. Les bonobos, quant à eux, ne vivent que dans une partie relativement isolée du bassin du Congo, dépourvue de montagnes et d’espèces concurrentes. Là où les chimpanzés se répartissent sur une plus grande aire géographique et ont commencé à se battre pour des ressources limitées, les bonobos cantonnés au sud du fleuve Congo semblent bénéficier d’un environnement plus tranquille.

Ces deux espèces ont donc un comportement très différent. Les chimpanzés évoluent dans un environnement patriarcal. Les mâles forment des coalitions qui patrouillent sur un territoire. «Les rencontres intergroupes de chimpanzés sont impossibles, commente ainsi Maud Mouginot. Car, en fonction du nombre d’individus dans chacun des groupes, le risque qu’ils s’entre-tuent est très important ! ».

À l’inverse, les bonobos sont beaucoup moins nombreux (environ 15.000 individus restants selon l’union internationale pour la conservation de la nature, UICN) et vivent dans des sociétés matriarcales. Les interactions amicales entre les communautés sont courantes et fréquemment marquées par des démonstrations d’activité sexuelle enthousiastes. Ils sont notamment connus pour leurs comportements homosexuels très répandus, notamment chez les femelles, et pour leur propension à partager leur nourriture. « Il y a eu une tendance à sous-estimer, a priori, la violence chez les bonobos à cause de ces comportements que l’on considère très amicaux », commente Maud Mouginot. Il faut aussi rappeler qu’aucun meurtre de bonobo par un congénère n’a jamais été documenté dans la littérature scientifique, ce qui allait aussi dans ce sens..

Pourtant, les analyses de l’équipe de Maud Mouginot montrent que les mâles bonobos avaient presque trois fois plus d’interactions agressives que les chimpanzés, et trois fois plus d’altercations physiques. Si aucune des rencontres ne s’est avérée mortelle, les bonobos n’ont pas hésité à pousser, frapper ou mordre leurs adversaires. La violence est donc un trait commun aux deux espèces, que l’on retrouve au passage également chez leur plus proche cousin commun, l’être humain. Il est donc probable qu’on la retrouve également chez un ancêtre commun et qu’elle ait ensuite dérivé de différentes manières.

Un moyen d’éliminer les rivaux.

« Chez les chimpanzés, les mâles sont très agressifs envers les femelles et les contraignent à avoir des rapports sexuels, explique Maud Mouginot. C’est un comportement que l’on ne retrouve pas du tout chez les bonobos.» Les femelles bonobos sont souvent en position dominante dans leur groupe, et forment des alliances pour stopper les mâles qui pourraient tenter de s’accoupler avec elles. Les mâles n’ont donc que peu d’intérêt à se confronter à elles. « À l’inverse, la violence entre mâles chez les chimpanzés est beaucoup plus dangereuse, continue la scientifique. Car en s’en prenant à un individu, on peut se retrouver face à tout un groupe. Ce qui peut expliquer que, quoique plus agressifs, les mâles chimpanzés se battent moins souvent entre eux. Ils ont beaucoup plus à perdre. »

L’agressivité des bonobos entre mâles pourrait aussi jouer un rôle dans la reproduction. Les scientifiques ont noté que les femelles bonobos s’accouplaient plus souvent avec les mâles les plus agressifs. « On ne sait pas quel mécanisme il y a derrière cela, explique la scientifique. Ce n’est peut-être pas un choix des femelles. Mais en éloignant leurs rivaux potentiels, les mâles agressifs passent plus de temps auprès des femelles.» Plus qu’un outil de séduction, les auteurs pensent ainsi que l’agressivité serait un moyen d’éliminer les rivaux.

De précédents travaux avaient aussi montré que des mères bonobos de haut rang pouvaient aider leurs fils dans les combats entre mâles, les présentant même à des femelles fertiles et allant jusque monter la garde pendant l’accouplement. «Ces résultats nous interrogent sur la notion de conflit chez les grands singes», juge Maud Mouginot. Les rapports entre les individus sont bien plus complexes qu’on a pu le penser par le passé. Si les bonobos conserveront encore longtemps leur réputation de singes « hippies » adeptes de la cabriole, il ne faut pas oublier que, pour eux, faire l’amour, c’est aussi faire la guerre.

Source : Le Figaro

samedi 20 avril 2024

Le tiers des jeunes de 21 ans qui sont passés par la Protection de la jeunesse dans une situation précaire à l'âge adulte

Le tiers des jeunes de 21 ans qui sont passés par la DPJ se retrouvent dans une situation précaire à l'âge adulte. Ils sont 3 fois plus nombreux à être sans emploi, sans diplôme et sans formation.

mercredi 17 avril 2024

Canada — Le gouvernement Trudeau va commencer à explorer les « hypothèques halal »

Réaction de Mathieu Bock-Côté sur la nouvelle ci-dessous :

On apprenait mercredi qu’Ottawa envisage désormais, dans le cadre de sa politique d’habitation et d’accès à la propriété, de s’ouvrir à ce qu’on nomme les hypothèques halal, et plus largement, aux exigences de la finance islamique.

On peut parler, de ce point de vue, d’une islamisation relative des politiques publiques.

Le gouvernement fédéral veut ainsi trouver ce qu’on appellera un accommodement raisonnable pour les musulmans les plus intégristes qui ne se sentent pas capables de vivre selon les codes des sociétés où ils se sont installés.

Je dis bien les musulmans les plus intégristes, ou si on préfère, les islamistes, car on devine qu’un très grand nombre de musulmans ne réclament rien de tel.

Multiculturalisme

Mais c’est la folie du multiculturalisme canadien de permettre aux radicaux de chaque communauté de s’en prétendre les représentants, et ainsi, de les prendre en otage, comme s’ils étaient les seuls à pouvoir parler en leur nom.

Le multiculturalisme, au Canada, n’est pas seulement une idéologie dominante constitutionnalisée. C’est une véritable religion d’État.

Le Canada sacralise tout ce qui se réclame de la diversité, pour peu que cette diversité soit «minoritaire».

Le Canada est ce pays qui a ajusté l’uniforme de ses policiers aux exigences religieuses des différentes communautés.

Le Canada est ce pays qui juge normal qu’on puisse prêter son serment de citoyenneté en niqab, et qui traite celle qui le fait en militante exemplaire, et même en citoyenne modèle!

Le Canada est ce pays qui représente publiquement une fillette voilée sur la couverture d’un document de la Commission des droits de la personne.

Le Canada est ce pays qui mobilise l’appareil fédéral pour combattre la loi québécoise sur la laïcité, en l’accusant de verser dans la discrimination.

Le Canada est ce pays qui a nommé une femme voilée représentante spéciale de la lutte contre l’islamophobie – et qui avalisait ainsi le concept d’islamophobie, consistant à criminaliser et à diaboliser toute critique de l’islam, et même de l’islamisme.

De ce point de vue, l’halalisation des hypothèques était probablement inévitable.

Et tout cela est appelé à aller bien au-delà des accommodements à répétition avec l’islamisme.

Le Canada est ce pays qui finance des catégories de gens d’affaires selon le critère de la couleur de la peau, et qui pratique aussi la discrimination positive excluant par principe les individus «blancs» de certains postes.

L’idéologie multiculturaliste s’est fanatisée: chaque communauté réclame désormais que l’État se plie à ses caprices ethnoreligieux.

Folie

Si l’État ne le fait pas, il est accusé de racisme systémique et d’exclure certaines catégories de la population. C’est ce qu’on appelle inverser notre rapport à la réalité.

Le Canada segmente sa population en communautés fermées les unes aux autres, il multiplie les silos identitaires, il refuse l’idée d’une citoyenneté partagée, pour préférer la racialisation des appartenances et le fanatisme religieux.

Le Canada est un pays qui marche sur la tête, et cela, depuis longtemps.

 


Billet du mercredi 17 avril

Le premier ministre Justin Trudeau, la vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland sont rejoints par des ministres pour une photo avant le dépôt du budget fédéral sur la Colline du Parlement à Ottawa, le mardi 16 avril 2024.

Le gouvernement fédéral dit qu'il a l'intention d'explorer de nouvelles mesures pour élargir l'accès aux « produits de financement alternatifs, comme les hypothèques halal ».

Selon le budget fédéral, le gouvernement libéral a déjà entamé des consultations avec les fournisseurs de services financiers et les diverses communautés « pour comprendre comment les politiques fédérales peuvent mieux soutenir les besoins de tous les Canadiens qui cherchent à devenir propriétaires. »

La religion islamique considère que le prélèvement d'intérêts est une forme d'usure et que les gains réalisés grâce aux intérêts sont injustes.

Des prêts hypothécaires conformes à la loi islamique sont déjà proposés par certaines institutions financières au Canada, bien qu'aucune des cinq « grandes banques » canadiennes ne les offre actuellement.
Selon des fonctionnaires s'exprimant en coulisses, les prêts hypothécaires alternatifs ne seraient pas nécessairement sans intérêt, mais pourraient inclure des frais réguliers qui remplaceraient les charges d'intérêt.

Le fait que peu d'institutions offrent actuellement des hypothèques islamiques au Canada et que le financement de ces hypothèques doit être halal sont autant de facteurs pouvant entraîner des frais d'emprunt plus élevés, dit M. Zuhair Naqvi, prêteur islamique interrogé par la SRC.

Comment ça marche ?

Des frais sont imposés, plutôt que les intérêts ajoutés à une hypothèque habituelle

Le prêteur peut rester propriétaire de la maison jusqu'à ce que l'emprunteur ait remboursé l'hypothèque, qui est repayée sous la forme d'une location à long terme, par exemple

Les sources de financement d'une hypothèque islamique doivent être halal

Le prêteur ne peut pas saisir la propriété en cas de non-paiement, contrairement à une hypothèque traditionnelle

Sources : CityNews et SRC

mardi 16 avril 2024

Février 1934 en France : une menace fasciste ?

En ce matin du 6 février 1934, Paris se réveille en colère. Ses habitants découvrent, placardés aux murs et dans les pages de leur journaux, des appels à manifester. « La dictature du sectarisme veut s’implanter chez vous ! » «Ton parlement est pourri», «À bas les voleurs ! » Et le soir même, sur la place de la Concorde à Paris, la manifestation tourne à l’émeute. On compte vingt morts et des centaines de blessés. Reste le souvenir de la violence. On a souvent interprété cette manifestation comme un coup d’État fasciste ou du moins, une tentative de prise de pouvoir par l’extrême droite. La veille de son exécution, l’intellectuel fasciste Robert Brasillach faisait mémoire des morts du 6 février : "Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres ? Je pense à vous, ce soir, ô morts de février". L'émeute n’a-t-elle été portée que par les fascistes ? Cet épisode dramatique a-t-il véritablement constitué une menace pour la IIIe République ? Derrière les slogans, quelles sont les revendications des manifestants ? Quels sont les différents éléments déclencheurs de cette manifestation qui a marqué l’Histoire ?



L'auteur : Olivier Dard est professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université, spécialiste d’histoire politique. Il est l'auteur de biographies de référence consacrées à Bertrand de Jouvenel (Perrin, 2008, 527 p., 27 €) et à Charles Maurras. Le nationaliste intégral (Dunod, 2023, 432 p., 11,90 €). Il publie avec Jean-Philippet : Février 34. L'affrontement (Fayard, 752 pages, 34 €). Grâce à la mobilisation de nombreuses archives, le livre replace la manifestation du 6 février dans une plus large séquence.

Présentation du livre par l'éditeur

Le spectre des années trente plane sur la France d’aujourd’hui. Des mobilisations de masse récentes comme les gilets jaunes ont ravivé la mémoire de l’émeute sanglante du 6 février 1934, largement assimilée à une tentative de coup de force fasciste des ligues. La réalité fut bien plus complexe.

Olivier Dard et Jean Philippet s’appuient sur un dépouillement systématique des sources pour replacer cette journée au cœur d’une séquence de deux ans, de « l’hiver du malaise » de 1932-1933 à l’échec de « l’union nationale » autour de Doumergue à l’automne 1934. Ils racontent au plus près du terrain, entre Paris et la province, l’affaire Stavisky et ses multiples rebondissements, les coulisses et le déroulement de la manifestation meurtrière du 6 février, de même que ses répliques, tout aussi violentes, des 7 et 9 ainsi que du 12, marqué par une grève générale.

En examinant les multiples acteurs de ces journées – membres des ligues, communistes, forces de l’ordre ou simples passants –, cette somme propose une lecture renouvelée du 6 février 1934, par-delà les mythes et les récupérations.

Les auteurs

Professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université [et non plus La Sorbonne pour épouser l'ordre anglais des mots : Sorbonne University], Olivier Dard est un spécialiste d’histoire politique et tout particulièrement des années trente. Outre une synthèse sur le sujet (Les années trente. Le choix impossible, LGF/Le Livre de poche, 1999) et une étude sur Le rendez-vous manqué des relèves des années 30 (PUF, 2002), il a notamment publié des biographies consacrées à Bertrand de Jouvenel (Perrin, 2008) et à Charles Maurras. Le nationaliste intégral (Dunod/Poche, 2023).

Docteur en histoire de Sciences Po, Jean Philippet est chercheur indépendant après une carrière de conseiller parlementaire dans les deux Chambres. Sa thèse « Le temps des ligues. Pierre Taittinger et les Jeunesses Patriotes » fait autorité sur le sujet.

Février 1934,
L'Affrontement,
par Olivier Dard et Jean Philippet,
paru chez Fayard
à Paris,
le 24 janvier 2024,
752 pp.,
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2213655260

lundi 15 avril 2024

Pierre Poilièvre (chef du Parti conservateur) parle 15 minutes de la crise du logement sans parler d'immigration...

Pierre Poilièvre explique la crise du logement et réussit en 15 minutes à ne pas glisser un seul mot sur l’explosion très rapide de la demande de logement par l’immigration comme facteur responsable d’une bonne partie de la crise. Un million d’habitants de plus en 9 mois.

En décembre 2023, sur une chaîne relativement confidentielle (TrueNorth), Poilièvre avait pourtant concédé que l'immigration « doit être reliée à notre capacité de logement, au nombre d'emplois et de médecins ». Il semble que, pour Poilièvre, il suffira de construire massivement partout, de créer des villes encore plus bétonnées et tentaculaires (il cite Singapour et Vancouver dans la vidéo ci-dessus) et le tour sera joué : des masses de nouveaux consommateurs logés, le patronat sera content.

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dimanche 14 avril 2024

Canada — Personne qui souhaite avoir à la fois un vagin et un pénis obtient un financement public pour cette chirurgie non pratiquée ici

Un tribunal a décidé que l’Ontario devait prendre en charge une vaginoplastie sans pénis pour une personne qui ne s’identifie ni comme femme ni comme homme à part entière.


La chirurgie, qui n’est disponible nulle part au Canada, consiste à créer un canal vaginal, ou une ouverture, sans enlever le pénis.

L’Ontario a reçu l’ordre de prendre en charge l’opération d’un résident qui souhaite se faire construire un vagin tout en laissant son pénis intact.

Le refus de la procédure porterait atteinte au droit à la sécurité de la personne, protégé par la Charte, a déclaré un tribunal de l’Ontario dans sa décision.

La décision unanime d’un panel de trois juges de la Cour divisionnaire de l’Ontario pourrait élargir l’accès à une nouvelle « chirurgie du bas » pour les personnes qui s’identifient comme non binaires, c’est-à-dire ni tout à fait homme ni tout à fait femme.

Le résident de l’Ontario, identifié dans les documents judiciaires comme K.S., est engagé dans une bataille juridique avec le Régime d’assurance maladie de l’Ontario depuis 2022, lorsque l’OHIP a rejeté une demande de financement pour une vaginoplastie de préservation du pénis réalisée dans une clinique d’Austin, au Texas.

Cette opération, qui n’est disponible nulle part au Canada, consiste à créer un canal vaginal, ou une ouverture, sans enlever le pénis.

K. S., 33 ans, est né de sexe masculin, mais s’identifie comme une femme dominante et utilise un nom féminin.

L’OHIP a rejeté sa demande de financement, arguant que l’intervention ne figurait pas sur sa liste de procédures de changement de sexe et qu’elle n’était donc pas un service assuré.

K.S. a fait appel de la décision de l’OHIP auprès de la Commission d’appel et de révision des services de santé de l’Ontario, arguant que le fait de l’obliger à se faire enlever le pénis invaliderait son identité et s’apparenterait à un acte illégal de thérapie de conversion.

Il s’inquiétait également du risque de complications et d’incontinence urinaire lié à la réorientation urologique, ainsi que du risque de dysfonctionnement de l’orgasme. Il a fait valoir que la procédure qu’il souhaitait subir à l’étranger était semblable aux vaginoplasties standard pratiquées en Ontario, mais sans la procédure supplémentaire, à savoir la pénectomie.

La commission d’appel a annulé la décision de l’OHIP, estimant qu’une vaginoplastie fait partie des chirurgies génitales couvertes par le régime public et qu’elle n’implique pas nécessairement l’ablation du pénis. La commission a donc jugé que la procédure était éligible au financement public.

L’OHIP a fait appel de la décision de la commission auprès de la Cour divisionnaire, arguant que la commission d’examen avait commis une erreur en concluant qu’une vaginoplastie avec ablation du pénis figurait spécifiquement sur la liste des services assurés et qu’elle n’avait pas tenu compte du fait que cette procédure peu orthodoxe était considérée comme une procédure expérimentale en Ontario et qu’elle n’était donc pas éligible à une aide financière.

Le fait que la vaginoplastie figure sur la liste des services assurés ne signifie pas que n’importe quel type de vaginoplastie est admissible, a fait valoir l’Assurance-santé de l’Ontario devant le tribunal.

Le tribunal n’était pas d’accord. La vaginoplastie et la pénectomie sont des services distincts et séparés sur la liste des chirurgies admissibles au financement de l’Ontario, a déclaré le tribunal. « Le fait que la plupart des personnes qui subissent une vaginoplastie le font d’une manière qui implique également une pénectomie » ne change rien à la disposition. Si la province avait voulu qu’un seul type de vaginoplastie soit assuré (vaginoplastie avec ablation du pénis), elle aurait dû rédiger la liste différemment, a déclaré le tribunal.

La Cour a déclaré que la conclusion de la commission d’appel était également conforme aux normes de soins élaborées par la World Professional Association for Transgender Health (WPATH) — un groupe influent dont les lignes directrices concernant les soins aux enfants et aux adolescents pour l’affirmation du genre ont été jugées comme manquant de « rigueur dans le développement » lors d’un examen approfondi publié cette semaine.

Les normes de la WPATH « font expressément référence à la vaginoplastie sans pénectomie comme option chirurgicale pour certaines personnes non binaires », a écrit le juge Breese Davies dans la décision du tribunal.

Bien que la Cour ait déclaré qu’elle n’avait pas besoin d’examiner les arguments fondés sur la Charte, en cas d’ambiguïté sur ce qui devrait ou ne devrait pas être couvert, l’interprétation de la commission d’examen était également conforme aux valeurs d’égalité et de sécurité de la personne énoncées dans la Charte, a ajouté la Cour.

« Le droit à la sécurité de la personne, protégé par la Charte, protège la dignité et l’autonomie de l’individu », a écrit Mme Davies. Exiger d’une personne transgenre ou non binaire née de sexe masculin « qu’elle enlève son pénis pour recevoir des fonds de l’État pour une vaginoplastie serait incompatible avec les valeurs d’égalité et de sécurité de la personne ».

« Une telle interprétation obligerait les personnes transgenres et non binaires comme K.S. à choisir entre, d’une part, subir une intervention chirurgicale (pénectomie) dont elles ne veulent pas et qui ne correspond pas à leur expression de genre pour obtenir un financement de l’État et, d’autre part, ne pas subir d’intervention chirurgicale d’affirmation de genre », a écrit M. Davies.

« Un tel choix renforcerait leur position désavantageuse et ne favoriserait pas leur dignité et leur autonomie ».

L’appel de l’OHIP a été rejeté et la province a été condamnée à verser 20 000 dollars à K.S. pour couvrir ses frais de justice. 

« Il s’agit d’une victoire importante pour les communautés transgenre et non binaire », a déclaré l’avocat de K.S., John McIntyre, à CTV News Toronto.

« Nous espérons que l’OHIP décidera d’accepter la décision du tribunal plutôt que de demander l’autorisation de faire appel afin que K.S. puisse aller de l’avant avec l’opération chirurgicale qu’[il] essaie d’obtenir depuis des années. »

Dans des rapports antérieurs, le National Post a été informé que les chirurgies d’affirmation du genre à la clinique du Texas varient entre 10 000 et 70 000 dollars, en fonction de ce qui est fait.

samedi 13 avril 2024

La Nouvelle-Zélande durcit les règles sur les visas en réponse à une migration "insoutenable"

La Nouvelle-Zélande a annoncé qu'elle renforçait ses règles en matière de visas, en introduisant des critères de langue et de compétences et en réduisant la duré

e des permis de travail en réponse à une "migration nette insoutenable".

Les changements apportés au régime des visas d'employeur accrédité (AEWV) sont entrés en vigueur immédiatement et permettront à la Nouvelle-Zélande de "mieux tester le marché du travail local et de réduire les risques de mettre les Néo-Zélandais au chômage", a annoncé le 7 avril Erica Stanford, ministre de l'immigration du pays.

En 2023, 173 000 citoyens non néo-zélandais ont immigré dans le pays, selon le communiqué.


L’Allemagne fait le lien entre immigration et délinquance

En 2023, la police a recensé 923 000 délinquants présumés d’origine étrangère, soit 41 % de l’ensemble des suspects appréhendés.

L’augmentation de la migration entraîne une augmentation des délits : cette corrélation a été clairement établie, mardi, non par le parti d’extrême droite allemand AfD mais par la ministre de l’intérieur sociale-démocrate, Nancy Faeser. Celle-ci s’est émue d’une hausse, en 2023, du nombre de délinquants d’origine étrangère, soit 923000 personnes représentant 41% de l’ensemble des suspects appréhendés. «Nous devons en parler clairement, sans timidité ni ressentiment », a déclaré la ministre lors d’une conférence de presse, faisant état d’une dégradation globale de la situation sécuritaire. L’an dernier, 5,9 millions de délits ont été enregistrés en Allemagne, soit une hausse de 5,5%. Les actes de violence ont crû de 8,6 %. 

 


Cette déclaration marque un tournant, outre-Rhin, dans le débat sur l’immigration. Invisible et inaudible lors de la campagne électorale de 2021, qui a amené la coalition sociale-libérale au pouvoir, le sujet a ensuite émergé avec l’afflux soudain de réfugiés dans le pays. Le nombre de demandes d’asile a augmenté de 51 % l’an dernier (329000), créant des difficultés d’hébergement dans les communes. Avant de se tasser. À six mois d’élections régionales dans l’est de l’Allemagne, où l’AfD fait volontiers la course en tête dans les sondages, le thème devient un enjeu de sécurité publique.

Les délinquants dépourvus de passeport allemand «doivent quitter l’Allemagne beaucoup plus rapidement que jusqu’à présent », a déclaré Nancy Faeser, prônant [soudainement] la « tolérance zéro » à leur égard. La tonalité nouvelle de son discours a relégué au second plan ses appels à l’intégration et ses mises en garde contre les « généralités » sur l’immigration. Candidate aux élections régionales en Hesse (dans l’ouest), l’an dernier, la ministre avait été sèchement battue alors même qu’elle avait déjà durci son discours sur l’immigration. Pour sa part, l’AfD avait progressé de 5 %.

Présent lors de la conférence de presse, le ministre de l’intérieur du Brandebourg, Michael Stütgen, a enfoncé le clou. «Le fait d’expulser les criminels relève d’une obligation. Après des années de très forte immigration, l’Allemagne est à la limite de l’intégration. Cela doit enfin être reconnu et compris par la politique fédérale », a déclaré ce dirigeant conservateur (CDU), également président de la Conférence des ministres des seize Länder (régions).

Enfin, l’AfD a ironisé sur le changement de pied du gouvernement : « La réaction de Nancy Faeser relève de la pure moquerie : elle assume d’évoquer ce problème après avoir, durant des années, criminalisé, dénigré et stigmatisé ceux qui justement en parlaient », relève le parti de droite, ciblé par la ministre. La lecture du rapport de l’agence fédérale sur la criminalité apporte une vue imparfaite du phénomène. La part des immigrés d’origine ukrainienne impliqués dans des actes de délinquance - 1,1 million de réfugiés ont été accueillis outre-Rhin – est minime. Or, ces derniers restent plus souvent inactifs et sans travail par rapport à la moyenne des résidents étrangers, ce qui tend à affaiblir l’argumentaire sociologique de la délinquance.


Source : Le Figaro


Les étudiants français exemptés d’une hausse des droits de scolarité au Québec même en y étudiant en anglais

Il y a dix fois plus de Français qui viennent étudier au Québec que l’inverse, et il faut rééquilibrer cette situation pour « en avoir pour notre argent », a plaidé vendredi le premier ministre, François Legault, en marge du renouvellement d’une entente sur la mobilité étudiante.

 «Gabriel [Attal, à gauche] me disait qu’il y a dix fois plus de Français qui viennent étudier au Québec que de Québécois qui vont étudier en France. Comme je lui disais, ça veut dire aussi que ça nous coûte plus cher d’offrir ces tarifs réduits», a expliqué François Legault.

« C’est important de garder cette tradition », a déclaré le chef du gouvernement du Québec au sujet des tarifs préférentiels offerts de part et d’autre de l’Atlantique dans le cadre de l’entente France-Québec en éducation, conclue en 1965.

« Gabriel me disait qu’il y a dix fois plus de Français qui viennent étudier au Québec que de Québécois qui vont étudier en France. Comme je lui disais, ça veut dire aussi que ça nous coûte plus cher d’offrir ces tarifs réduits. Donc, pour en avoir pour notre argent, on va travailler très fort à ce qu’il y ait plus de Québécois qui aillent étudier en France », a lancé M. Legault.

La visite du premier ministre français au Québec a permis de renouveler l’entente en matière de mobilité étudiante au niveau universitaire.

Les droits exigés aux étudiants français étaient jusqu’ici calqués sur ceux que paient les Canadiens non résidents du Québec. Or, ces derniers seront augmentés dès la rentrée en raison de la majoration annoncée en octobre par la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry.

La nouvelle version de l’entente, signée vendredi pour une période de cinq ans, exempte les étudiants français de cette majoration.

Plutôt que de payer 12 000 $ par an, comme le feront les Canadiens venant de l’extérieur du Québec, les Français continueront donc de payer des droits de scolarité d’environ 9000 $ au premier cycle universitaire. Aux deuxième et troisième cycles, ils paieront les mêmes droits que les étudiants québécois, comme précédemment.

Quant aux Québécois qui s’inscriront à l’université dans l’Hexagone , ils seront soumis à la même grille tarifaire que les Français, et ce, dès le premier cycle.
 

Études en anglais (et en français)

Les droits de scolarité exigés aux étudiants français de premier cycle équivalent à ce qui est demandé aux étudiants francophones des autres provinces canadiennes lorsqu’ils viennent étudier dans les universités francophones du Québec.

Dans le cas des étudiants français cependant, les droits de scolarité de 9000 $ donnent également accès aux universités anglophones. Il s’agit d’une manière d’attirer davantage de francophones dans ces établissements, fait valoir le cabinet Déry.

« Ces occasions sont riches pour tous les étudiants qui en profitent et permettent de faire circuler les idées, d’ouvrir les esprits et de continuer d’entretenir les ponts historiques qui nous unissent comme sociétés francophones » [dans les ghettos anglophones de McGill et Concordia ?] a fait savoir la ministre de l’Enseignement supérieur, en se félicitant d’une « très bonne nouvelle ».

L’entente entre la France et le Québec sur la mobilité étudiante accorde une exception aux Français, qui paient des droits de scolarité beaucoup moins élevés que les autres étudiants internationaux. En vertu de la refonte annoncée par la ministre Pascale Déry, ces derniers auront à payer un prix plancher de 20 000 $ dès la rentrée.

En 2022-2023, 20 000 des 70 000 étudiants internationaux au Québec étaient des Français.

Un statut particulier est octroyé aux étudiants venus de la France depuis 1965. Cette entente a connu des soubresauts, notamment en 2015, quand le gouvernement de Philippe Couillard a quasi triplé les droits de scolarité des étudiants français, les faisant passer de 2300 $ à 6650 $.

Source : Le Devoir