mercredi 6 avril 2022

En Espagne, la natalité baisse, le nombre d’écoles aussi

À travers le cas d’une école publique de Mérida, en Estrémadure, le quotidien « El País » met en lumière un phénomène qui touche toute l’Espagne : faute d’élèves, de plus en plus d’établissements scolaires sont menacés de fermeture.

Cour de récréation du collège Jean XXIII

« L’école publique Jean XXIII occupe un immense bâtiment au milieu du quartier de San Juan, l’un des plus modestes de Mérida. Le jeudi, à la récréation, seule une poignée d’élèves occupe la cour de récréation, qui comprend un terrain de basket et un terrain de football. Construit en 1985 avec une capacité de plus de 400 élèves, aujourd’hui seulement 39 y sont inscrits, répartis entre tous les cours maternels et primaires. C’est la partie que personne ne conteste ».

La sentence semblait inévitable pour l’école Jean XXIII, concède le quotidien de centre gauche El País, puisqu’elle fermera ses portes à la fin de l’année scolaire 2021-2022, en dépit de la résistance de certains parents d’élèves, syndicats et défenseurs du secteur public en général. Les élèves pourront rejoindre l’un des deux colegios concertados — en Espagne, il s’agit d’établissements scolaires privés, mais financés par l’État — situés dans le même quartier, à Mérida.

Mais les chiffres ne sont pas bons — le centre « fonctionne à 8,7 % de sa capacité », précise une porte-parole du ministère — et la décision — « nécessaire et responsable », bien qu’aussi « douloureuse et de dernier recours », poursuit — est déjà prise. La directrice de l’école, Cecilia Chamorro, admet douloureusement que « peut-être est -il trop tard », même si probablement « beaucoup de choses auraient pu être tentées avant ». Jean XXIII saigne à mort depuis plus de 20 ans, petit à petit, avec cette image à l’intérieur et l’autre, bien pire et plus puissante, à l’extérieur, perdant des élèves en raison de la baisse de la natalité et de la concurrence de deux écoles concertées qui existent, à 350 et 800 mètres, aux deux extrémités du quartier.

Dans un article retraçant l’histoire de l’école Jean XXIII, El País explique que des cas similaires se retrouvent « presque partout en Espagne ». Le journal cite, pêle-mêle, la fermeture d’une école publique à Badajoz — une autre ville d’Estrémadure —, celle de trois établissements à Alcalá de Henares, près de Madrid, ou encore une école à Huelva, près de Séville, ajoutant qu’en Andalousie, « les manifestations contre la fermeture des classes durent depuis l’année dernière ». À chaque fois, la faible fréquentation est l’un des principaux arguments pour la fermeture.

Chute du nombre de classes d’ici à 2050

Pour y voir plus clair, le quotidien madrilène s’attarde sur « la courbe descendante de la natalité » en Espagne. Un pays vieillissant où, à l’opposé, les plus de 65 ans représentent aujourd’hui 20 % de la population. Cette baisse de la natalité risque d’entraîner « une baisse de 23,4 % du nombre d’élèves dans l’enseignement obligatoire (jusqu’à 16 ans) » dans les deux prochaines décennies, d’après les données du Centre d’études démographiques de l’université autonome de Barcelone, reprises par El País.

« Une réflexion qui peut être utilisée pour Mérida, pour toute l’Estrémadure et presque partout en Espagne. Au cours des deux prochaines décennies, la courbe de natalité descendante entraînera une diminution de 23,4 % du nombre d’étudiants de l’enseignement obligatoire (jusqu’à 16 ans), selon les calculs du Centre d’études démographiques de l’Université autonome de Barcelone. 

L’ambitieux rapport du gouvernement Espagne 2050, qui tente de définir une stratégie nationale à moyen et long terme, va plus loin : il prédit que d’ici le milieu du siècle, le pays “comptera environ 800 000 élèves de moins entre 3 et 15 ans”, ce qui “équivaut à avoir environ 33 000 salles de classe de 24 élèves de moins qu’en 2019”. Le texte propose de profiter de cette baisse pour améliorer la qualité de l’enseignement, Mais, entretemps, cela peut signifier la fermeture de nombreuses écoles. », conclut El País.

 


samedi 2 avril 2022

Le mensonge sur lequel repose la discrimination positive

Un texte de Mathieu Bock-Côté :

Les programmes de «discrimination positive» reposent sur une thèse fausse, mais qui est néanmoins traitée comme une vérité officielle par l’idéologie dominante: les sociétés occidentales pratiqueraient une discrimination systémique contre les «minorités».

Il serait dès lors nécessaire de mettre en place des mécanismes de discrimination inversés pour permettre aux groupes «désavantagées» d’obtenir des postes auxquels ils n’auraient pas accès.

Injustice

Cette thèse sociologique bancale est une fausseté absolue, et plus encore quand on parle du Québec.

Il faut se délivrer de certains lieux communs comme celui voulant que «les hommes blancs aient monopolisé le pouvoir depuis 2000 ans».

Qui affirme cela étale sans gêne sa bêtise et son inculture.

Quelques rappels. La présence démographique significative des minorités «raciales» est plus que récente dans l’histoire du Québec. Par conséquent, l’organisation sociale n’a pas pu se fonder sur leur refoulement.

Les Canadiens français, aussi blancs soient-ils, furent eux-mêmes traités comme quantité négligeable chez eux. À voir le monde par le prisme de la race, on oublie que les pays ne sont pas interchangeables et que le Québec n’est pas un État du sud des États-Unis.

Les partisans de la discrimination positive répètent en boucle des statistiques confuses qu’ils ne comprennent pas. Ils oublient aussi le fait qu’une disparité statistique ne s’explique pas nécessairement par un système discriminatoire.

Québec

Il n’y a pas de racisme systémique au Québec. Mais il y a une discrimination systématique contre les hommes blancs particulièrement, dans les milieux culturels et intellectuels, comme on l’a vu à l’Université Laval. Cette discrimination raciale contre les hommes blancs est banalisée et étendue.

Rappelons un principe élémentaire: refuser un noir parce qu’il est noir relève du racisme. Refuser un blanc parce qu’il est blanc relève du racisme aussi.

Ceux qui défendent la discrimination positive défendent un racisme qu’ils jugent acceptable parce qu’il vise les Blancs.


On apprend ce même jour par ailleurs 

En novembre dernier, l’Université d’Ottawa a affiché un poste de professeur en droit public destiné uniquement aux candidats racisés ou autochtones. Cet appel de candidatures rappelle celui lancé par l’Université Laval qui, excluant de facto tout homme blanc non handicapé, a fait beaucoup de vagues cette semaine.

Dans l’affichage, l’Université d’Ottawa dit se conformer au « plan en matière d’équité, de diversité et d’inclusion » de la faculté de droit et de l’établissement, « qui vise à remédier à la sous-représentation de personnes racisées ou autochtones au sein de son corps professoral ».

« Les personnes qui souhaitent être considérées comme faisant partie de ces groupes sont priées de s’auto-identifier », y écrit-on.

Par courriel, l’Université d’Ottawa indique avoir créé cinq postes réservés aux candidats racisés ou autochtones en 2021-2022. « [L’objectif est que] le corps professoral reflète la population étudiante qu’il est appelé à desservir et à qui il sert de modèles », explique la porte-parole de l’établissement, Isabelle Mailloux.

[On aurait donc dicriminer contre toutes les populations surreprésentées dans le professorat, les professeurs juifs à une certaine époque sombre par exemple ?]

Voir aussi 

Université Laval — Jeunes chercheurs blancs en biologie non handicapés s'abstenir 

Propagande multiculturaliste et diversitaire avec vos impôts  

Canada — programme de financement du logement fondé sur la race

Enseignants — Voyage au cœur de la machine à endoctriner diversitaire  

Universités diversitaires — La bombe Jordan Peterson  

L'Université d'État de Californie considère abandonner les tests standardisés comme critères d'admission

Le Canada, une maison de fous diversitaires ?

Le ministre canadien Steven Guilbeault : la lutte contre les changements climatiques passe par le savoir et le leadership autochtone 

Bibliothécaires choisissent livres non en fonction de leur qualité ou popularité, mais en fonction de leur prisme racialiste

ECR — obsession pour les Amérindiens écologistes 

Universités — la bureaucratisation de l'idéologie woke

L’utilité de la glorification des Premières Nations    

Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne

Les Amérindiens et les minorités visibles les plus enclins à croire qu’il existe des races supérieures

Ontario — Des écoles détruisent 5000 livres jugés néfastes aux Autochtones, dont Tintin et Astérix

Les sciences dures et le wokisme 

Surfinancement des établissements anglophones au Québec

McGill — discrimination positive en médecine pour les candidats qui « s'identifient comme noirs »

Universités — candidats universitaires en sciences (STIM) doivent promettre de promouvoir la diversité (avec liste de postes de professeur ou d’assistant à pourvoir).

Université anglophone Concordia : « Repérer et contrer le colonialisme en physique contemporaine »

Étude sur les pressions, les sanctions, la discrimination politique et l’autocensure à l’université

Aux racines du wokisme dans les universités. Pourquoi cette crise dans les universités ?

Royaume-Uni — le gouvernement s’attaque à la censure et l’intimidation dans les universités 

La lâcheté de l’université anglophone McGill et son « éducation de qualité » 

Longue confrontation lors d’un cours d’anatomie pour avoir rappelé l’importance biologique des différences sexuelles

Universités : après le mot « nègre » devenu tabou, le bannissement de « femme » et « homme » pour transphobie ?  

« Le wokisme, un opium des intellectuels »

Éducation au Québec — « Mais c’est très colonial que de déterminer des échéanciers et de s’y tenir à tout prix ! »

Legault parle de garantir la liberté de débat à l’université, Martine Delvaux de l’UQAM parle de « police » gouvernementale  

Sur l’île de Montréal, chaque étudiant qui étudie en anglais reçoit 56 % de plus de fonds d’immobilisation que celui qui étudie en français  

Étude sur les pressions, les sanctions, la discrimination politique et l’autocensure à l’université  

Étudiants radicaux contre un professeur émérite de l’Université McGill (2020)

Police du correctivisme — étudiant de McGill doit s’excuser pour « microagression » (2014)

mercredi 30 mars 2022

Étude — faire du vélo réduit-il vraiment les besoins en énergie ?

Le remplacement de la voiture par le vélo est fréquemment promu comme moyen de réduire la consommation d'énergie et la dégradation associée de l'environnement. 

Un article de Karl T. Ulrich de la Wharton School a évalué l'ampleur de cet effet. L'analyse tient compte des effets de premier ordre dus aux besoins énergétiques considérablement plus faibles du transport à vélo par rapport à l'automobile. Les avantages environnementaux de l'énergie humaine sont cependant fortement couplés aux coûts environnementaux de l'augmentation de la population, en raison de la longévité accrue de ceux qui pratiquent une activité physique.

Paradoxalement, l'utilisation accrue de la force humaine pour le transport est peu susceptible de réduire sensiblement la consommation d'énergie en raison de cet effet de second ordre. Le transport à propulsion humaine est donc moins un enjeu environnemental qu'un enjeu de santé publique. 

L'interaction entre la longévité et l'impact environnemental est une caractéristique centrale des objectifs sociétaux contradictoires d'amélioration de la santé humaine et d'augmentation de la durabilité environnementale.

Source : The Environmental Paradox of Bicycling


Dingo chez Disney : militantisme pro-LGBTQ2SAI+ à tous les étages ?

La présidente de Disney veut un quota de 50 % de personnages LGBT et issus des minorités raciales

Un journaliste du magazine City Journal s’est procuré une vidéo réservée aux travailleurs de Disney dans laquelle la présidente du groupe, Karey Burke, indique qu’elle souhaite plus de personnages LGBTQ+, notamment dans les rôles principaux de ses productions.

« On ne se permet pas de retourner en arrière. » C’est ce qu’a assuré la présidente de Disney, Karey Burke. Cette cadre dirigeante du groupe a pris la parole dans une vidéo interne à Disney, que s’est procuré le journaliste du magazine City Journal, Christopher F. Rufo. Il a publié un extrait sur son compte Twitter, mardi 29 mars, affirmant que Karey Burke voudrait « un quota minimum de 50 % de personnages LGBTQ+ et issus des minorités raciales ». La présidente de Disney a en tout cas déclaré dans l’extrait vidéo : « En tant que mère de deux enfants queer, un transgenre et un pansexuel (…) je me sens responsable de parler pour eux. » Si elle s’est réjouie de voir que Disney a déjà « beaucoup » de personnages représentant la communauté LGBTQ+, Karey Burke aimerait davantage de personnages principaux de la même sorte.

Disney s’engage à abroger une loi

En Floride, un nouveau texte de loi a été adopté au début du mois de mars. Cette loi nommée « Don’t Say Gay » – « ne parlez pas des gays » – compte interdire l’enseignement sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre dans les écoles publiques. Mais Disney ne l’entend pas de cette oreille. L’entreprise a un poids considérable en Floride, notamment grâce à ses parcs d’attractions situés à Orlando. Disney s’est récemment engagé à faire abroger la loi. « Nous sommes déterminés à défendre les droits et la sécurité des membres LGBTQ+ de la famille Disney, ainsi que de la communauté LGBTQ+ en Floride et dans tout le pays », avait annoncé Disney le 11 mars dernier, comme le relaie La Libre

 

lundi 28 mars 2022

Éric Dénécé sur les causes du conflit en Ukraine : les responsabilités sont très largement partagées

Pour Éric Dénécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement : « Dans la manière dont les faits sont présentés aujourd’hui, Poutine porte tous les torts alors que les responsabilités sont très largement partagées […] notamment par les États-Unis ».

 

Éric Dénécé rejoint globalement l'avis de l'éminent géopolitologue John Mearsheimer. John Mearsheimer est professeur de sciences politiques à l'université de Chicago.

John Mearsheimer : Les causes du conflit en Ukraine


Plus aucun professeur d'histoire du Québec à l'université de Montréal ? (m à j)

Une polémique est née autour de cette question soulevée par Mario Dumont.


Depuis quelques années, des gens du monde des sciences sociales se questionnent sur le fait que l’Université de Montréal n’aurait plus de professeur spécialiste de l’histoire du Québec. Rien sur le parcours d’un peuple parlant français contre vents et marées, des plaines d’Abraham jusqu’au rapport Durham, de la Confédération jusqu’à aujourd’hui.

La plus grande université francophone en Amérique embauche des experts de l’histoire qui étudient tous les thèmes populaires dans le mouvement woke, des spécialistes de l’histoire de tous les coins de la planète, mais aucun historien de l’histoire du Québec...

Pourtant, l’Université de Montréal a accueilli en ses rangs plusieurs grands historiens du Québec. Des piliers comme Maurice Séguin et Michel Brunet, qui ont documenté les effets de la Conquête sur les Canadiens français. Ou Guy Frégault qui a scruté notre histoire nationale en plus de mettre la loupe sur le rôle de grands personnages du passé québécois.

Il faut sans doute se pencher sur le financement fédéral (pardon canado-anglais) de la recherche et des chaires de professeur dans les universités québécoises...

Source : Journal de Montréal, Mario Dumont


dimanche 27 mars 2022

L'expérience allemande des énergies renouvelables est terminée

D'ici 2025, l'Allemagne aura dépensé 580 milliards de dollars pour produire l'électricité près de 2 fois plus chère et 10 fois plus carbonée que celle produite par la France.

La raison pour laquelle les énergies renouvelables ne peuvent pas alimenter la civilisation moderne est qu'elles n'ont jamais été conçues pour le faire.

C'est ce qu'affirmait l'essayiste Michael Shellenberger dans un texte publié il y a 2 ans.

« Gâchis en Allemagne » titrait le grand hebdomadaire Spiegel

samedi 26 mars 2022

Ukraine — vidéos en français ou sous-titrées en français

Régis Le Sommier : « Il y avait moyen d’éviter cette guerre. Même le président Zelensky est prêt à négocier sur la question du Donbass. » Oui, il est certain que les Européens sont les grands perdants de ce conflit et auraient dû faire pression sur l’Ukraine pour appliquer les accords de paix de Minsk. Mais était-ce l’intérêt des faucons de Washington ?

Témoignages de civils ayant fui Marioupol — 23 mars 2022

« Il va y avoir une crise épouvantable de la nourriture. On rentre dans une période de famine dans tous les pays du monde », de déclarer Charles Gave. Pour Charles gave, l’augmentation des prix de l’énergie en Europe (le gaz russe livré par gazoduc sur des contrats à long terme était relativement bon marché) rendra l’Europe encore moins concurrentielle. Les sanctions économiques monétaires (la saisie des réserves russes en euros et en dollar) sapent la confiance et le rôle des monnaies occidentales et donc leur domination.

Vladimir Fédorovski, ancien diplomate russe sous Gorbatchev, est un critique de Poutine. Il encense le rôle de Macron. Cnews, 26/III/2022

Civils à Marioupol : Azov nous tirait dessus, ils ont tout détruit

« C’était vraiment terrible », une habitante de Marioupol raconte les atrocités d'Azov, 23/III/2022

La bataille de Marioupol : au cœur des forces russes du Donbass (Ce reportage a failli ne jamais sortir en raison des pressions innombrables.)

Soldats ukrainiens tirent dans les jambes de soldats russes faits prisonniers. « Nous avons de bonnes raisons de croire que cette vidéo est authentique. » (http://Bild.de) Vidéo sous-titrée en français.

Comme le rapporte notamment l'agence de presse Reuters, sur ces images difficilement soutenables apparues sur les réseaux sociaux, on peut voir des prisonniers se faire tirer dans les jambes par des hommes armés. Une autre séquence montre des hommes blessés aux jambes interrogés pendant qu'ils se vident de leur sang. Les vidéos ont été très largement partagées — cumulant plus d'un million de vues sur Twitter — sans qu'il soit pour l'heure possible d'avoir plus d'informations sur leur provenance. «Ces images sont assez monstrueuses. Il est certain qu'elles doivent faire l’objet d’une évaluation juridique et que ceux qui ont pris part à ces tortures doivent être poursuivis. Et ils devraient être tenus responsables de leurs actions», a déclaré en outre Dmitri Peskov. Sans mentionner spécifiquement cette affaire, le conseiller de la présidence ukrainienne Oleksi Arestovitch avait pour sa part tenu à rappeler aux combattants de la partie ukrainienne au cours de son briefing du 27 mars que la maltraitance de prisonniers est un crime de guerre imprescriptible et non amnistiable. Il a rappelé en outre que l'Ukraine devait traiter les prisonniers conformément à la Convention de Genève et ce quel que soit les motifs personnels de ceux qui combattent.

Pour Éric Dénécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement : « Dans la manière dont les faits sont présentés aujourd’hui, Poutine porte tous les torts alors que les responsabilités sont très largement partagées […] notamment par les États-Unis ».