samedi 29 octobre 2016

Palmarès 2016 des écoles québécoises de l'Institut Fraser portant sur l'année scolaire 2014-2015



Trois avertissements méthodologiques au sujet du palmarès de l'Institut Fraser
  1. Des écoles n’y figurent pas

    Les établissements comptant moins de 10 élèves en 5e secondaire et d’autres pour lesquels il n’existe pas assez de données permettant de calculer une cote globale ont été exclus. Les centres d’éducation des adultes et de formation continue, les écoles ayant une importante clientèle d’élèves étrangers non résidents et certaines écoles dites «alternatives» n’y figurent pas non plus. L’exclusion d’une école ne doit en aucun cas être interprétée comme un jugement sur son efficacité.

  2. Des écarts possibles par rapport aux éditions antérieures

    Afin de profiter d’améliorations aux méthodes de calcul et de conception des indicateurs, nous pourrions avoir calculé à nouveau certaines valeurs antérieures. C’est pourquoi les résultats historiques de certaines écoles pourraient s’écarter légèrement de ceux figurant dans des éditions précédentes.

  3. La mention « nd »

    Lorsque les données disponibles sont insuffisantes pour le calcul d’un indicateur, la mention « nd » (non disponible) apparaît dans les tableaux.

Comment sont classées les écoles ?

Le Palmarès des écoles secondaires du Québec, réalisé par l’Institut Fraser, classe les écoles secondaires publiques et privées en fonction d’une « cote globale », qui est basée en bonne partie sur les résultats des élèves aux examens ministériels de quatrième et cinquième secondaires de l’année 2014-2015. À cet indicateur s’ajoute, entre autres, l’écart entre les garçons et les filles et la proportion d’élèves qui accusent un retard dans leur parcours scolaire. Les données de l’Institut Fraser font aussi état du pourcentage d’élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation (EHDAA) de chaque école, ce qui peut expliquer en partie la performance d’un établissement.

Signification des colonnes

Rang 2014-2015
Rang de l’école parmi l’ensemble des établissements publics ET privés du Québec aux examens de l'année scolaire 2014-2015.

Rang des 5 dernières années
Rang moyen de l’école parmi l’ensemble des établissements publics ET privés du Québec pendant les cinq dernières années

Tendance
Amélioration ou détérioration statistiquement significative, depuis cinq ans, marquée par une flèche.

Nom de l’école
Afin d’alléger les tableaux, les mots « école », « secondaire », « polyvalente », « académie » et « collège », notamment, ont généralement été retirés, sauf dans le cas où cela causait de la confusion.

Ville
Lieu où se trouve l’école.

Cote globale 2014-15
Elle varie de 0 à 10 et tient compte de tous les indicateurs expliqués ci-dessus.

Cote globale moyenne des 5 dernières
Cote globale moyenne obtenue par l’école depuis cinq ans.

Rang 2014-15 Rang des 5 dernières années Tendance Nom de l'école Ville Cote globale 2014-15 Cote globale moyenne des 5 dernières années
1/459 7/430 — Pasteur Montréal 10,0 9,4
1/459 76/430 — Jeunes Musulmans Canadiens Montréal 10,0 7,9
3/459 2/430 — École d'éducation internationale McMasterville 9,9 9,7
3/459 7/430 — École internationale de Montréal Westmount 9,9 9,4
5/459 2/430 ▲ Sainte-Anne de Lachine Montréal 9,8 9,7
5/459 83/430 ▲ Beth Rivkah Montréal 9,8 7,6
5/459 nd nd The Study Westmount 9,8 nd
8/459 1/430 — Jean-Eudes Montréal 9,7 9,9
8/459 7/430 — Jean-de-Brébeuf Montréal 9,7 9,4
8/459 19/430 — Miss Edgar's & Miss Cramp's Westmount 9,7 9,1
11/459 5/430 — Saint-Nom-de-Marie Montréal 9,6 9,5
12/459 4/430 — Notre-Dame Montréal 9,5 9,6
12/459 7/430 — Beaubois Montréal 9,5 9,4
12/459 16/430 — Saint-Sacrement Terrebonne 9,5 9,2
12/459 nd nd Collège Saint-Louis Montréal 9,5 nd
16/459 5/430 — Durocher Saint-Lambert Saint-Lambert 9,4 9,5
16/459 nd nd West Island College Dollard-Des Ormeaux 9,4 nd
18/459 7/430 — École d'éducation internationale Laval 9,3 9,4
18/459 16/430 — Jean de la Mennais La Prairie 9,3 9,2
20/459 7/430 — Sherbrooke Sherbrooke 9,2 9,4
20/459 14/430 — Saint-Joseph de Hull Gatineau 9,2 9,3
20/459 nd nd Collège de l'Ouest de l'Île Dollard-Des Ormeaux 9,2 nd
23/459 7/430 ▼ Jésus-Marie de Sillery Québec 9,1 9,4
24/459 14/430 — Regina Assumpta Montréal 9,0 9,3
24/459 16/430 — Saint-Hilaire Mont-Saint-Hilaire 9,0 9,2
24/459 19/430 — L'Académie Sainte-Thérèse Sainte-Thérèse 9,0 9,1
24/459 22/430 — Marcellin-Champagnat Saint-Jean-sur-Richelieu 9,0 9,0
24/459 22/430 — Saint-Alexandre Gatineau 9,0 9,0
24/459 nd nd Lucille-Teasdale Brossard 9,0 nd
30/459 22/430 — Charlemagne Montréal 8,9 9,0
30/459 22/430 — Collège Laval Laval 8,9 9,0
30/459 22/430 — Juvénat Notre-Dame du Saint-Laurent Lévis 8,9 9,0
30/459 27/430 — Lafontaine Saint-Jérôme 8,9 8,9
30/459 30/430 — Notre-Dame-de-Lourdes Longueuil 8,9 8,7
30/459 57/430 — Sacré-Coeur Sherbrooke 8,9 8,2
36/459 30/430 — des Pères Maristes Québec 8,8 8,7
36/459 52/430 ▲ Yéchiva Yavné Côte-Saint-Luc 8,8 8,3
38/459 19/430 — Sainte-Marcelline Montréal 8,7 9,1
38/459 27/430 — Mont-Saint-Louis Montréal 8,7 8,9
38/459 29/430 — L'Assomption L'Assomption 8,7 8,8
38/459 30/430 — Loyola Montréal 8,7 8,7
38/459 39/430 — Externat Sacré-Coeur Rosemère 8,7 8,5
38/459 nd nd Lower Canada College Montréal 8,7 nd
38/459 nd nd Vanguard secteur francophone Montréal 8,7 nd
45/459 46/430 — Saint-Charles-Garnier Québec 8,6 8,4
45/459 52/430 — Sainte-Anne de La Pocatière La Pocatière 8,6 8,3
45/459 69/430 ▲ Mont-Royal Mont-Royal 8,6 8,0
45/459 nd nd Le tandem Victoriaville 8,6 nd
49/459 30/430 — Cardinal-Roy Québec 8,5 8,7
49/459 35/430 — Collège Français Longueuil 8,5 8,6
49/459 39/430 — Collège Héritage Châteauguay 8,5 8,5
49/459 46/430 — Sainte-Trinité Saint-Bruno-de-Montarville 8,5 8,4
49/459 76/430 — Saint-Louis Québec 8,5 7,9
54/459 35/430 — Notre-Dame Rivière-du-Loup 8,4 8,6
54/459 35/430 — Sacred Heart Montréal 8,4 8,6
54/459 39/430 — Hebrew Academy Côte-Saint-Luc 8,4 8,5
54/459 52/430 — Marie-de-l'Incarnation Trois-Rivières 8,4 8,3
54/459 nd nd Ali Ibn Abi Talib Montréal 8,4 nd
59/459 30/430 — Keranna Trois-Rivières 8,3 8,7
59/459 39/430 — Villa Sainte-Marcelline Westmount 8,3 8,5
59/459 87/430 ▲ St. George's Montréal 8,3 7,5
59/459 100/430 ▲ College Prep International Montréal 8,3 7,2
63/459 46/430 — Collège de Montréal Montréal 8,2 8,4
63/459 46/430 — Lévis Lévis 8,2 8,4
63/459 46/430 ▼ Vincent Massey Montréal 8,2 8,4
63/459 57/430 — Letendre Laval 8,2 8,2
63/459 57/430 — Saint-Maurice Saint-Hyacinthe 8,2 8,2
63/459 69/430 ▲ Charles-Lemoyne Longueuil 8,2 8,0
69/459 35/430 ▼ Saint-François Saint-Augustin-de-Desmaures 8,1 8,6
69/459 39/430 ▼ Mont-Saint-Sacrement Saint-Gabriel-de-Valcartier 8,1 8,5
69/459 57/430 — Mont-Sacré-Coeur Granby 8,1 8,2
69/459 57/430 — Royal West Montréal-Ouest 8,1 8,2
69/459 64/430 — Esther Blondin Saint-Jacques 8,1 8,1
69/459 69/430 — Bourget Rigaud 8,1 8,0
69/459 69/430 — Clarétain Victoriaville 8,1 8,0
69/459 188/430 — Saint-Paul Saint-Paul-de-Montminy 8,1 5,9
77/459 39/430 — Maïmonide (Parkhaven) Côte-Saint-Luc 8,0 8,5
77/459 46/430 — Villa Maria Montréal 8,0 8,4
77/459 64/430 — Michèle-Provost Montréal 8,0 8,1
77/459 69/430 — De Roberval Montréal 8,0 8,0
77/459 69/430 — Externat Saint-Jean-Eudes Québec 8,0 8,0
77/459 69/430 — Trafalgar Montréal 8,0 8,0
77/459 79/430 — St. Thomas Pointe-Claire 8,0 7,8
84/459 39/430 — Selwyn House Westmount 7,9 8,5
84/459 57/430 — Mont Notre-Dame Sherbrooke 7,9 8,2
84/459 79/430 — Salésien Sherbrooke 7,9 7,8
87/459 52/430 — Bialik Côte-Saint-Luc 7,8 8,3
87/459 64/430 — Antoine Manseau Joliette 7,8 8,1
87/459 87/430 — Reine-Marie Montréal 7,8 7,5
87/459 100/430 ▲ Rivier Coaticook 7,8 7,2
87/459 nd nd Herzliah High School Montréal 7,8 nd
92/459 52/430 ▼ Saint-Jean-Vianney Montréal 7,7 8,3
92/459 64/430 — Saint-Paul Varennes 7,7 8,1
92/459 87/430 — Charles-Lemoyne Sainte-Catherine 7,7 7,5
92/459 92/430 — Marcelle-Mallet Lévis 7,7 7,4
92/459 117/430 ▲ Collège d'Anjou Montréal 7,7 6,7
97/459 57/430 — Beth Jacob d'Rav Hirschprung Montréal 7,6 8,2
97/459 76/430 — Collège François-de-Laval Québec 7,6 7,9
97/459 81/430 — Jésus-Marie Beauceville 7,6 7,7
97/459 83/430 — Alexander von Humboldt Baie-D'Urfé 7,6 7,6
97/459 83/430 — Saint-Joseph Saint-Hyacinthe 7,6 7,6
97/459 103/430 ▲ Sainte-Marie Shawinigan 7,6 7,1
97/459 103/430 ▲ Vallée-des-Lacs Saint-Michel-du-Squatec 7,6 7,1
104/459 64/430 — Kuper Kirkland 7,5 8,1
104/459 94/430 — école secondaire Herzliah Montréal 7,5 7,3
106/459 94/430 — de Champigny Québec 7,4 7,3
106/459 100/430 — Val-Mauricie Shawinigan 7,4 7,2
106/459 103/430 — Nouvelles Frontières Gatineau 7,4 7,1
109/459 87/430 — du Verbe Divin Granby 7,3 7,5
109/459 94/430 — Saint-Joseph Trois-Rivières 7,3 7,3
111/459 83/430 ▼ St. Patrick Québec 7,2 7,6
111/459 94/430 — Armand-Corbeil Terrebonne 7,2 7,3
111/459 109/430 — Horizon-Blanc Fermont 7,2 7,0
111/459 109/430 — Mitchell - Montcalm Sherbrooke 7,2 7,0
111/459 154/430 ▲ Champagneur Rawdon 7,2 6,2
116/459 117/430 ▲ Joseph-François-Perrault Montréal 7,1 6,7
116/459 131/430 — Félix-Leclerc Pointe-Claire 7,1 6,4
118/459 124/430 ▲ Cabano Témiscouata-sur-le-Lac 7,0 6,5
118/459 141/430 — Saint-Stanislas Saint-Jérôme 7,0 6,3
118/459 201/430 ▲ Marie-Rivier Drummondville 7,0 5,8
118/459 nd nd Ibn Sina Montréal 7,0 nd
122/459 81/430 ▼ Mont-Royal Montréal 6,9 7,7
122/459 109/430 — Saint-Edmond Longueuil 6,9 7,0
122/459 117/430 — Black Lake Thetford Mines 6,9 6,7
122/459 124/430 — Saint-François Beauceville 6,9 6,5
122/459 141/430 — La Samare Plessisville 6,9 6,3
127/459 109/430 — De Rochebelle Québec 6,8 7,0
127/459 117/430 — Camille-Lavoie Alma 6,8 6,7
127/459 154/430 — Jean-Baptiste-Meilleur Repentigny 6,8 6,2
127/459 175/430 ▲ Le boisé Victoriaville 6,8 6,0
127/459 175/430 ▲ Montignac Lac-Mégantic 6,8 6,0
127/459 201/430 — des Hauts-Sommets Saint-Jérôme 6,8 5,8
133/459 87/430 ▼ Sacré-Coeur Grenville-sur-la-Rouge 6,7 7,5
133/459 94/430 — Chicoutimi Saguenay 6,7 7,3
133/459 103/430 — F.A.C.E. Montréal 6,7 7,1
133/459 103/430 — John Rennie Pointe-Claire 6,7 7,1
133/459 131/430 — aux Quatre-Vents Bonaventure 6,7 6,4
133/459 141/430 — Royal Vale Montréal 6,7 6,3
133/459 154/430 — Oka Oka 6,7 6,2
133/459 201/430 ▲ Laurier Laval 6,7 5,8
141/459 94/430 ▼ François-Bourrin Québec 6,6 7,3
141/459 114/430 — Saint-Aubin Baie-Saint-Paul 6,6 6,8
141/459 117/430 — Kénogami Saguenay 6,6 6,7
141/459 124/430 — Rive-Nord Bois-des-Filion 6,6 6,5
141/459 131/430 — Bromptonville Sherbrooke 6,6 6,4
141/459 131/430 — de L'Ancienne-Lorette L'Ancienne-Lorette 6,6 6,4
141/459 131/430 — Notre-Dame-de-l'Assomption Nicolet 6,6 6,4
141/459 175/430 — des Grandes-Marées Saguenay 6,6 6,0
141/459 188/430 ▲ Marcel-Raymond Lorrainville 6,6 5,9
141/459 188/430 ▲ Mirabel Mirabel 6,6 5,9
141/459 216/430 — Sainte-Anne Daveluyville 6,6 5,7
141/459 nd nd Dollard-des-Ormeaux Shannon 6,6 nd
153/459 103/430 — Notre-Dame-des-Servite Ayer's Cliff 6,5 7,1
153/459 124/430 — Jean-Jacques-Bertrand Farnham 6,5 6,5
153/459 131/430 — du Mont-Sainte-Anne Beaupré 6,5 6,4
153/459 131/430 — Saint-Georges Senneville 6,5 6,4
153/459 141/430 — Monique-Proulx Warwick 6,5 6,3
153/459 154/430 ▲ Philemon Wright Gatineau 6,5 6,2
153/459 nd nd North Star Laval 6,5 nd
160/459 109/430 — Marie-Clarac Montréal 6,4 7,0
160/459 114/430 — École Saint-Louis Montréal 6,4 6,8
160/459 117/430 — l'Eau-Vive Québec 6,4 6,7
160/459 166/430 — Jeanne-Mance Drummondville 6,4 6,1
160/459 175/430 — Sophie-Barat Montréal 6,4 6,0
160/459 216/430 — Laurentian Lachute 6,4 5,7
166/459 131/430 — Monts Sainte-Agathe-des-Monts 6,3 6,4
166/459 131/430 — Quebec Québec 6,3 6,4
166/459 141/430 — Pierrefonds Pierrefonds 6,3 6,3
166/459 141/430 — Westwood Hudson 6,3 6,3
166/459 154/430 — Cap-Jeunesse Saint-Jérôme 6,3 6,2
166/459 154/430 — Paspébiac Paspébiac 6,3 6,2
166/459 175/430 — Chanoine-Armand-Racicot Saint-Jean-sur-Richelieu 6,3 6,0
173/459 124/430 — Saint-Pierre et des Sentiers Québec 6,2 6,5
173/459 154/430 — Centennial Greenfield Park 6,2 6,2
173/459 154/430 — LaurenHill Saint-Laurent 6,2 6,2
173/459 166/430 — FACE Montréal 6,2 6,1
173/459 166/430 — Rivière-du-Loup Rivière-du-Loup 6,2 6,1
173/459 188/430 — La Découverte Saint-Léonard-d'Aston 6,2 5,9
173/459 201/430 ▲ des Sources Dollard-Des Ormeaux 6,2 5,8
173/459 201/430 ▲ Samuel-De Champlain Québec 6,2 5,8
173/459 201/430 — Ste-Agathe Sainte-Agathe-des-Monts 6,2 5,8
173/459 216/430 — L'Escale Louiseville 6,2 5,7
173/459 231/430 — des Berges Les Bergeronnes 6,2 5,6
173/459 231/430 — du Triolet Sherbrooke 6,2 5,6
173/459 231/430 — le Tremplin Sainte-Geneviève-de-Batiscan 6,2 5,6
173/459 301/430 ▲ MacDonald Sainte-Anne-de-Bellevue 6,2 5,1
187/459 131/430 — de la Seigneurie Québec 6,1 6,4
187/459 141/430 — D'Arcy McGee Gatineau 6,1 6,3
187/459 141/430 — Saint-Marc Saint-Marc-des-Carrières 6,1 6,3
187/459 166/430 — des Appalaches Sainte-Justine 6,1 6,1
187/459 166/430 — Rosemere Rosemère 6,1 6,1
187/459 188/430 — Beaconsfield Beaconsfield 6,1 5,9
187/459 201/430 — de la Rencontre Saint-Pamphile 6,1 5,8
187/459 216/430 — École Massey-Vanier Cowansville 6,1 5,7
187/459 231/430 — Westmount Westmount 6,1 5,6
187/459 322/430 ▲ Antoine-Roy Gaspé 6,1 5,0
197/459 114/430 — Saint-Gabriel Sainte-Thérèse 6,0 6,8
197/459 124/430 — Centennial Montréal 6,0 6,5
197/459 124/430 — Mont-Sainte-Anne Sherbrooke 6,0 6,5
197/459 141/430 — du Chêne-Bleu Pincourt 6,0 6,3
197/459 141/430 — Jean-Paul II Baie-Comeau 6,0 6,3
197/459 141/430 — Liberté-Jeunesse Sainte-Marthe-sur-le-Lac 6,0 6,3
197/459 175/430 — De Mortagne Boucherville 6,0 6,0
197/459 201/430 — Pointe-Lévy Lévis 6,0 5,8
197/459 216/430 — Pamphile-Le May Sainte-Croix 6,0 5,7
197/459 216/430 — St. John's Saint-Jean-sur-Richelieu 6,0 5,7
197/459 231/430 — Monseigneur-Richard Montréal 6,0 5,6
197/459 249/430 — C.-E.-Pouliot Gaspé 6,0 5,5
197/459 249/430 — Joseph-François-Perrault Québec 6,0 5,5
197/459 259/430 — les Seigneuries Saint-Pierre-les-Becquets 6,0 5,4
197/459 266/430 — Hormisdas-Gamelin Gatineau 6,0 5,3
197/459 286/430 ▲ Champagnat La Tuque 6,0 5,2
197/459 286/430 — La Frontalière Coaticook 6,0 5,2
197/459 301/430 — Armand-Saint-Onge Amqui 6,0 5,1
197/459 330/430 — Riverside Saguenay 6,0 4,9
216/459 123/430 — Saint-Luc Montréal 5,9 6,6
216/459 141/430 ▼ Saint-Bernard Drummondville 5,9 6,3
216/459 154/430 — Bélanger Saint-Martin 5,9 6,2
216/459 166/430 — Heritage Regional Saint-Hubert 5,9 6,1
216/459 175/430 — Curé-Mercure Mont-Tremblant 5,9 6,0
216/459 188/430 — Ville-Marie Montréal 5,9 5,9
216/459 216/430 ▲ de la Courvilloise Québec 5,9 5,7
216/459 231/430 — Félix-Leclerc Repentigny 5,9 5,6
216/459 249/430 — Kells Montréal 5,9 5,5
216/459 266/430 — Paul-Gérin-Lajoie-d'Outremont Montréal 5,9 5,3
216/459 266/430 — Wilfrid-Léger Waterloo 5,9 5,3
216/459 286/430 — Louis-Cyr Napierville 5,9 5,2
216/459 301/430 — Henri-Dunant Blainville 5,9 5,1
216/459 301/430 ▲ Riverdale Pierrefonds 5,9 5,1
216/459 330/430 ▲ Lindsay Place Pointe-Claire 5,9 4,9
231/459 92/430 ▼ Arménienne Sourp Hagop Montréal 5,8 7,4
231/459 154/430 — Saint-Charles Saint-Charles-de-Bellechasse 5,8 6,2
231/459 175/430 — Henri-Bourassa Montréal 5,8 6,0
231/459 175/430 — Normandin Normandin 5,8 6,0
231/459 188/430 — Deux-Montagnes Deux-Montagnes 5,8 5,9
231/459 201/430 — Augustin-Norbert-Morin Sainte-Adèle 5,8 5,8
231/459 201/430 — Institut d'Enseignement Sept-Îles 5,8 5,8
231/459 216/430 — du Rocher Shawinigan 5,8 5,7
231/459 216/430 — les Compagnons-de-Cartier Québec 5,8 5,7
231/459 231/430 — Polyno La Sarre 5,8 5,6
231/459 266/430 ▲ LaSalle Lasalle 5,8 5,3
231/459 330/430 — La Pocatière La Pocatière 5,8 4,9
231/459 330/430 ▲ l'Horizon Repentigny 5,8 4,9
231/459 356/430 — La Taïga Lebel-sur-Quévillon 5,8 4,6
245/459 154/430 — de L'Île Gatineau 5,7 6,2
245/459 166/430 — François-Delaplace Waterville 5,7 6,1
245/459 175/430 — Donnacona Donnacona 5,7 6,0
245/459 188/430 — des Trois-Saisons Terrebonne 5,7 5,9
245/459 188/430 — Pierre-Laporte Mont-Royal 5,7 5,9
245/459 201/430 — D'Iberville Rouyn-Noranda 5,7 5,8
245/459 231/430 — Charlesbourg Québec 5,7 5,6
245/459 231/430 — La Porte-du-Nord Chibougamau 5,7 5,6
245/459 249/430 — Antoine-de-Saint-Exupéry Montréal 5,7 5,5
245/459 286/430 — Pierre-Bédard Saint-Rémi 5,7 5,2
245/459 nd nd Vanguard secteur anglophone Montréal 5,7 nd
256/459 175/430 — des Îles Les Îles-de-la-Madeleine 5,6 6,0
256/459 188/430 — des Quatre-Vents Saint-Félicien 5,6 5,9
256/459 201/430 — Antoine-Bernard Carleton-sur-Mer 5,6 5,8
256/459 216/430 — du Versant Gatineau 5,6 5,7
256/459 216/430 — Saint-Joseph Mont-Laurier 5,6 5,7
256/459 231/430 — Joliette Joliette 5,6 5,6
256/459 266/430 ▲ Dorval-Jean XXIII Dorval 5,6 5,3
256/459 266/430 — l'Arc-en-Ciel Trois-Pistoles 5,6 5,3
256/459 266/430 ▲ Saint-Jérôme Saint-Jérôme 5,6 5,3
256/459 286/430 ▲ de l'Odyssée Saguenay 5,6 5,2
256/459 301/430 — Frenette Saint-Jérôme 5,6 5,1
256/459 301/430 ▲ Thérèse-Martin Joliette 5,6 5,1
256/459 390/430 — Monseigneur-Labrie Havre-Saint-Pierre 5,6 4,2
256/459 nd nd Emmanuel, section française Dollard-Des Ormeaux 5,6 nd
270/459 166/430 — Louise-Trichet Montréal 5,5 6,1
270/459 175/430 ▼ Ozias-Leduc Mont-Saint-Hilaire 5,5 6,0
270/459 188/430 — Horizon Jeunesse Laval 5,5 5,9
270/459 201/430 ▼ Paul-Arseneau L'Assomption 5,5 5,8
270/459 201/430 — Polyvalente Sainte-Thérèse Sainte-Thérèse 5,5 5,8
270/459 231/430 — Jean-Nicolet Nicolet 5,5 5,6
270/459 231/430 — Jean-Raimbault Drummondville 5,5 5,6
270/459 249/430 — du Transcontinental Pohénégamook 5,5 5,5
270/459 249/430 — La Cité-des-Jeunes Vaudreuil-Dorion 5,5 5,5
270/459 259/430 — des Patriotes Beauharnois 5,5 5,4
270/459 266/430 — André-Laurendeau Longueuil 5,5 5,3
270/459 390/430 ▲ La Cité étudiante Maniwaki 5,5 4,2
270/459 nd nd Notre Dame de Nareg Laval 5,5 nd
283/459 154/430 ▼ Marcel-Landry Saint-Jean-sur-Richelieu 5,4 6,2
283/459 249/430 ▼ de la Magdeleine La Prairie 5,4 5,5
283/459 259/430 — de la Ruche Magog 5,4 5,4
283/459 266/430 — du Plateau La Malbaie 5,4 5,3
283/459 266/430 — Monseigneur Sévigny Chandler 5,4 5,3
283/459 301/430 — du Littoral Grande-Rivière 5,4 5,1
283/459 301/430 — du Tournesol Windsor 5,4 5,1
290/459 166/430 ▼ Saint-Anselme Saint-Anselme 5,3 6,1
290/459 188/430 — Dégelis Dégelis 5,3 5,9
290/459 201/430 — Hyacinthe-Delorme Saint-Hyacinthe 5,3 5,8
290/459 231/430 — Les Estacades Trois-Rivières 5,3 5,6
290/459 266/430 — Robert-Ouimet Acton Vale 5,3 5,3
290/459 286/430 — Dalbé-Viau Montréal 5,3 5,2
290/459 301/430 — des Baies Baie-Comeau 5,3 5,1
290/459 322/430 ▲ Beaurivage Saint-Agapit 5,3 5,0
290/459 322/430 ▲ Louis-Philippe-Paré Châteauguay 5,3 5,0
290/459 330/430 ▲ Mont-Bleu Gatineau 5,3 4,9
290/459 330/430 — Rosemount Montréal 5,3 4,9
290/459 nd nd du Grand-Coteau Sainte-Julie 5,3 nd
302/459 216/430 — de Neufchâtel Québec 5,2 5,7
302/459 216/430 — Polybel Beloeil 5,2 5,7
302/459 266/430 — Curé-Antoine-Labelle Laval 5,2 5,3
302/459 266/430 — Paul-Hubert Rimouski 5,2 5,3
302/459 301/430 — de L'Érablière Gatineau 5,2 5,1
302/459 301/430 — Louis-Joseph-Papineau Papineauville 5,2 5,1
302/459 322/430 — Jonquière Saguenay 5,2 5,0
302/459 342/430 — Louis-Saint-Laurent East Angus 5,2 4,8
310/459 216/430 — Monseigneur-Euclide-Théberge Marieville 5,1 5,7
310/459 231/430 — Soulanges Saint-Polycarpe 5,1 5,6
310/459 231/430 ▼ Veilleux Saint-Joseph-de-Beauce 5,1 5,6
310/459 249/430 — Saint-Damien Saint-Damien-de-Buckland 5,1 5,5
310/459 259/430 — de L'Escale Asbestos 5,1 5,4
310/459 259/430 ▼ Jean-Dolbeau Dolbeau-Mistassini 5,1 5,4
310/459 266/430 — du Mont-Bruno Saint-Bruno-de-Montarville 5,1 5,3
310/459 266/430 — Laurier MacDonald Montréal 5,1 5,3
310/459 266/430 — le Tremplin Malartic 5,1 5,3
310/459 286/430 — des Chutes Shawinigan 5,1 5,2
310/459 286/430 — Matane Matane 5,1 5,2
310/459 301/430 — Lake of Two Mountains Deux-Montagnes 5,1 5,1
310/459 382/430 — Saint-Henri Montréal 5,1 4,3
310/459 nd nd de la Haute-Ville Granby 5,1 nd
324/459 216/430 — Antoine-Brossard Brossard 5,0 5,7
324/459 286/430 — les Etchemins Lévis 5,0 5,2
324/459 301/430 — Jeanne-Normandin Montréal 5,0 5,1
324/459 330/430 — Lakeside Lachine 5,0 4,9
324/459 342/430 — le Prélude Mascouche 5,0 4,8
324/459 342/430 — Lester B. Pearson Montréal-Nord 5,0 4,8
324/459 373/430 ▲ des Abénaquis Saint-Prosper 5,0 4,4
324/459 390/430 — Cavelier-De LaSalle Montréal 5,0 4,2
324/459 nd nd le Carrefour Varennes 5,0 nd
333/459 231/430 ▼ de la Forêt Amos 4,9 5,6
333/459 266/430 — Gabriel-Le Courtois Sainte-Anne-des-Monts 4,9 5,3
333/459 266/430 — Laval Liberty Laval 4,9 5,3
333/459 286/430 — des Rivières Forestville 4,9 5,2
333/459 301/430 — Nicolas-Gatineau Gatineau 4,9 5,1
333/459 322/430 — Pontiac Shawville 4,9 5,0
333/459 356/430 — du Phare Sherbrooke 4,9 4,6
333/459 373/430 — Leblanc Laval 4,9 4,4
333/459 399/430 ▲ Amos Montréal 4,9 4,0
342/459 141/430 ▼ Bon-Pasteur L'Islet 4,8 6,3
342/459 188/430 ▼ Dunton Montréal 4,8 5,9
342/459 249/430 — Grande-Rivière Gatineau 4,8 5,5
342/459 301/430 ▼ des Pionniers Trois-Rivières 4,8 5,1
342/459 301/430 — La Voie Montréal 4,8 5,1
342/459 330/430 — Beaulieu Saint-Jean-sur-Richelieu 4,8 4,9
342/459 330/430 — Le Carrefour Gatineau 4,8 4,9
342/459 349/430 — Howard S. Billings Châteauguay 4,8 4,7
342/459 373/430 — de l'Odyssée Terrebonne 4,8 4,4
342/459 396/430 ▲ Jean-Grou Montréal 4,8 4,1
352/459 231/430 — des Montagnes Saint-Michel-des-Saints 4,7 5,6
352/459 266/430 ▼ Benoît-Vachon Sainte-Marie 4,7 5,3
352/459 301/430 — Paul-Germain-Ostiguy Saint-Césaire 4,7 5,1
352/459 342/430 — Alexander Galt Sherbrooke 4,7 4,8
352/459 349/430 — Joseph-Hermas-Leclerc Granby 4,7 4,7
352/459 356/430 — de la Baie-Saint-François Salaberry-de-Valleyfield 4,7 4,6
352/459 366/430 — Disraëli Disraeli 4,7 4,5
352/459 390/430 — Wilbrod-Dufour Alma 4,7 4,2
360/459 175/430 ▼ Laurier Montréal 4,6 6,0
360/459 259/430 — Thetford Mines Thetford Mines 4,6 5,4
360/459 286/430 — Louis-Jobin Saint-Raymond 4,6 5,2
360/459 301/430 — Chambly Saint-Lambert 4,6 5,1
360/459 330/430 ▼ de L'Érablière Saint-Félix-de-Valois 4,6 4,9
360/459 342/430 — Lucille-Teasdale Blainville 4,6 4,8
360/459 349/430 — Des Rives Terrebonne 4,6 4,7
360/459 356/430 — Serge-Bouchard Baie-Comeau 4,6 4,6
360/459 373/430 — Arthur Pigeon Huntingdon 4,6 4,4
360/459 382/430 — Jean-Gauthier Alma 4,6 4,3
360/459 399/430 — Père-Marquette Montréal 4,6 4,0
360/459 409/430 — Honoré-Mercier Montréal 4,6 3,7
372/459 249/430 ▼ Rivière-des-Quinze Notre-Dame-du-Nord 4,5 5,5
372/459 286/430 — Arvida Saguenay 4,5 5,2
372/459 286/430 — Saint-Maxime Laval 4,5 5,2
372/459 301/430 — Charles-Gravel Saguenay 4,5 5,1
372/459 301/430 ▼ Jean-du-Nord / Manikoutai Sept-Îles 4,5 5,1
372/459 330/430 ▼ Chanoine-Beaudet Saint-Pascal 4,5 4,9
372/459 349/430 — Saint-Georges Saint-Georges 4,5 4,7
372/459 356/430 — le Sommet Québec 4,5 4,6
372/459 356/430 — Richmond Richmond 4,5 4,6
372/459 366/430 — de la Montée Sherbrooke 4,5 4,5
372/459 366/430 — Marguerite-De Lajemmerais Montréal 4,5 4,5
372/459 399/430 — Massey-Vanier Cowansville 4,5 4,0
384/459 231/430 ▼ Marie-Reine-du-Clergé Métabetchouan--Lac-à-la-Croix 4,4 5,6
384/459 259/430 ▼ Paul-Le Jeune Saint-Tite 4,4 5,4
384/459 322/430 ▼ Châteauguay Valley Ormstown 4,4 5,0
384/459 366/430 — Pierre-de-Lestage Berthierville 4,4 4,5
384/459 382/430 — École sec. Anjou Montréal 4,4 4,3
384/459 382/430 — Georges-Vanier Montréal 4,4 4,3
384/459 396/430 — du Coteau Mascouche 4,4 4,1
384/459 411/430 — John F. Kennedy Montréal 4,4 3,6
384/459 415/430 ▲ Eulalie-Durocher Montréal 4,4 3,4
393/459 301/430 — Jacques-Rousseau Longueuil 4,3 5,1
393/459 322/430 — Saint-Laurent Montréal 4,3 5,0
393/459 330/430 — Georges-Vanier Laval 4,3 4,9
393/459 342/430 — Évangéline Montréal 4,3 4,8
393/459 356/430 — du le Mistral Mont-Joli 4,3 4,6
393/459 390/430 — de l'Amitié L'Assomption 4,3 4,2
393/459 399/430 — Lavigne Lachute 4,3 4,0
393/459 nd nd Fadette Saint-Hyacinthe 4,3 nd
393/459 nd nd Greaves Adventist Montréal 4,3 nd
402/459 286/430 — Louis-Jacques-Casault Montmagny 4,2 5,2
402/459 322/430 ▼ La Camaradière Québec 4,2 5,0
402/459 342/430 — Le Carrefour Val-d'Or 4,2 4,8
402/459 356/430 — La Concorde Senneterre 4,2 4,6
402/459 366/430 — Louis-Riel Montréal 4,2 4,5
402/459 382/430 — Mont-de-La Salle Laval 4,2 4,3
402/459 399/430 — Daniel-Johnson Montréal 4,2 4,0
409/459 349/430 ▼ Jean-Jacques-Rousseau Boisbriand 4,1 4,7
409/459 373/430 — La Poudrière Drummondville 4,1 4,4
409/459 nd nd Casavant Saint-Hyacinthe 4,1 nd
409/459 nd nd Collège Boisbriand Boisbriand 4,1 nd
413/459 366/430 — des Lacs La Pêche 4,0 4,5
413/459 390/430 — des Patriotes Saint-Eustache 4,0 4,2
413/459 407/430 — L'Agora Longueuil 4,0 3,8
416/459 266/430 ▼ Chavigny Trois-Rivières 3,9 5,3
416/459 349/430 ▼ Monseigneur-A.-M.-Parent Longueuil 3,9 4,7
416/459 373/430 — L'Abri Port-Cartier 3,9 4,4
416/459 373/430 ▼ Léopold-Gravel Terrebonne 3,9 4,4
420/459 396/430 — des Deux-Rivières Matapédia 3,8 4,1
421/459 373/430 — Pointe-aux-Trembles Montréal 3,7 4,4
421/459 373/430 ▼ Roger-Comtois Québec 3,7 4,4
421/459 382/430 — Lucien-Pagé Montréal 3,7 4,3
421/459 419/430 ▲ Marie-Anne Montréal 3,7 3,1
421/459 nd nd James Lyng Montréal 3,7 nd
426/459 286/430 ▼ Sainte-Marie Princeville 3,6 5,2
426/459 366/430 ▼ Cité étudiante Roberval 3,6 4,5
426/459 404/430 ▼ Fernand-Lefebvre Sorel-Tracy 3,6 3,9
426/459 409/430 — Gérard-Filion Longueuil 3,6 3,7
426/459 413/430 — du Harfang Sainte-Anne-des-Plaines 3,6 3,5
431/459 382/430 — Sieur-de-Coulonge Fort-Coulonge 3,5 4,3
431/459 415/430 — Édouard-Montpetit Montréal 3,5 3,4
433/459 425/430 — du Coeur-de-la-Gatineau Gracefield 3,4 2,7
434/459 382/430 ▼ Curé-Hébert Hébertville 3,3 4,3
434/459 nd nd Gilbert-Théberge Témiscaming 3,3 nd
436/459 349/430 ▼ Calixa-Lavallée Montréal 3,2 4,7
436/459 356/430 ▼ Barthélemy-Joliette Joliette 3,2 4,6
436/459 413/430 — Louis-Joseph-Papineau Montréal 3,2 3,5
439/459 356/430 — Natagan Barraute 3,1 4,6
440/459 404/430 — La MFR Saint-Romain 3,0 3,9
440/459 407/430 — Jean-de-Brébeuf Québec 3,0 3,8
440/459 417/430 — de la Rive Lavaltrie 3,0 3,3
443/459 417/430 — Marymount Montréal 2,9 3,3
443/459 426/430 — Pierre-Dupuy Montréal 2,9 2,5
445/459 422/430 — des Hauts Sommets Saint-Tite-des-Caps 2,8 2,9
445/459 422/430 — Vanier Québec 2,8 2,9
447/459 424/430 — Boudreau Québec 2,7 2,8
448/459 404/430 — Saint-Jean-Baptiste Longueuil 2,6 3,9
449/459 411/430 ▼ de L'Achigan Saint-Roch-de-l'Achigan 2,4 3,6
449/459 428/430 — Jeanne-Mance Montréal 2,4 2,4
451/459 420/430 ▼ Beurling Verdun 2,2 3,0
452/459 nd nd Phoenix Laval 2,0 nd
453/459 429/430 — Chomedey-de-Maisonneuve Montréal 1,8 2,0
454/459 420/430 — des Chutes Rawdon 1,6 3,0
455/459 426/430 — du Havre-Jeunesse Sainte-Julienne 1,5 2,5
456/459 430/430 — du Tournant Saint-Constant 0,1 0,9
457/459 nd nd Horizon Pointe-Claire 0,0 nd
457/459 nd nd Options II Montréal 0,0 nd
457/459 nd nd Perspectives II Montréal 0,0 nd

La carte interactive du Journal de Québec :

http://infojdem.com/2014/11/palmares-ecoles/

Source : Institut Fraser

vendredi 28 octobre 2016

Plusieurs écoles privées religieuses très conservatrices parmi les meilleures au Québec

Le Journal de Québec a publié aujourd’hui la liste des 10 meilleurs établissements publics et privés du Québec, en plus des 5 meilleures institutions de chaque région. Le classement détaillé de quelque 459 écoles secondaires du Québec paraîtra demain, dans un cahier spécial.

Quatre établissements fréquentés uniquement par des filles se retrouvent parmi les 10 des meilleures écoles privées, alors qu’ils n’étaient que deux l’an dernier.

Le Palmarès est dominé par deux institutions qui obtiennent la note parfaite de 10 sur 10 : l’école Pasteur, un collège privé d’inspiration française, et l’école Jeunes musulmans canadiens (JMC). Il s’agit d’une première pour ces deux établissements situés à Montréal.

Dans le réseau public, ce sont les écoles d’éducation internationale et à vocation particulière qui arrivent encore une fois en tête. L’école secondaire située à Saint-Paul-de-Montminy, dans Chaudière-Appalaches, fait de son côté une entrée remarquée parmi les 10 meilleures écoles publiques cette année, un véritable exploit pour cette école située en milieu défavorisé, où aucun élève n’est sélectionné.

Dans la région de Montréal, la première place ex aequo revient à l’école Pasteur, fondée en 1956, située à Cartierville, face à l’hôpital du Sacré-Cœur, l’école accueille quelque 800 élèves au préscolaire, primaire et secondaire. Au préscolaire, l’enseignement y est bilingue. L’apprentissage d’une deuxième langue seconde (espagnol, arabe ou grec) est offert dès la première année du primaire, ainsi qu’au secondaire. L’école définit ses objectifs comme l’« excellence en matière de français, de mathématiques et de sciences ». L’école déclare qu’elle « privilégie une méthode d’enseignement qui allie le meilleur des méthodes traditionnelles et l’utilisation appropriée d’outils technologiques. » Pasteur vise à inculquer aux jeunes le sens de l’effort et la valeur du travail bien accompli, à inciter les jeunes au respect de l’environnement et au respect d’autrui. Elle dit véhiculer des valeurs laïques comme la liberté de pensée, la tolérance et l’esprit critique.

Quant à l’école Jeunes musulmans canadiens (JMC), également première au classement, il s’agit d’un établissement privé où de jeunes musulmans suivraient le même cursus que tous les autres enfants québécois, mais avec en plus un enseignement de l’arabe et de l’islam. Cette école enseigne en français, elle est surtout fréquentée par des filles. Fondée en 2000, JMC demeure la plus grande école musulmane au Québec. C’est une école conservatrice.

« On est fier [...] L’école a fait un vrai développement. On veut former un jeune musulman pour bâtir un Québec et un Canada fort », explique Mohamed Najhi, conseiller pédagogique de l’école Jeunes musulmans canadiens. Ce dernier identifie parmi les facteurs de réussite de son établissement la taille des classes — d’environ 15 étudiants — et la stabilité du corps professoral.


Élèves de JMC recevant leur certificat de distinction au concours Mathematica

L’école Beth Rivkah, un établissement juif conservateur (habad loubavitch) pour jeunes filles dans le quartier Côte-des-Neiges, pointe aussi en quatrième place des écoles privées. Cet établissement a été fondé en 1956, son régime est francophone. Elle accueillait 113 élèves en 2013. Selon le site internet de l’école, « L’école a été fondée pour fournir une éducation complète dans un environnement sûr, sécuritaire et chaleureux aux jeunes filles juives, quels que soient leur appartenance religieuse ou leurs milieux économiques. Aucune élève n’a jamais été refusée en raison de considérations financières. » Selon Charles Sharar, il y avait, en 2003, 287 foyers habad loubavitch à Montréal, pour un total de 1.038 jeunes (0-24 ans). Le taux de fécondité de cette communauté est estimé à 5,1 enfants/femme (il est de 1,6 au Québec et de 1,1 enfant/femme francophone sur l’île de Montréal).


Filles de Beth Rivkah apprenant l’écriture hébraïque


Palmarès des écoles
Cote sur 10
Cote Écoles privées
Écoles publiques
10 Pasteur, Montréal
10 Jeunes musulmans canadiens, Montréal
9,9
École d’éducation internationale, McMasterville
9,9
École d’éducation internationale, Westmount
9,8 Sainte-Anne de Lachine, Montréal
9,8 Beth Rivkah, Montréal
9,8 The Study, Westmount
9.7 Jean-Eudes, Montréal
9,7 Jean-de-Brébeuf, Montréal
9,7 Miss Edgar’s and Miss Cramp’s, Westmount
9,6 Saint-Nom-de-Marie, Montréal
9,5 Notre-Dame, Montréal
9,5 Beaubois, Montréal
9,5
Collège Saint-Louis, Montréal
9,5 Saint-Sacrement, Terrebonne


Comment sont classées les écoles ?

Le Palmarès des écoles secondaires du Québec, réalisé par l’Institut Fraser, classe les écoles secondaires publiques et privées en fonction d’une « cote globale », qui est basée en bonne partie sur les résultats des élèves aux examens ministériels de quatrième et cinquième secondaires de l’année 2014-2015. À cet indicateur s’ajoute, entre autres, l’écart entre les garçons et les filles et la proportion d’élèves qui accusent un retard dans leur parcours scolaire. Les données de l’Institut Fraser font aussi état du pourcentage d’élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation (EHDAA) de chaque école, ce qui peut expliquer en partie la performance d’un établissement.

Classement des écoles de l'Institut Fraser : les filles dominent désormais aussi en maths

L’écart se creuse encore davantage entre les garçons et les filles dans le réseau scolaire québécois, révèle la nouvelle édition du Palmarès des écoles de l’Institut Fraser, si bien que plusieurs établissements strictement féminins trônent maintenant au sommet de ce classement.

Au cours des cinq dernières années, les résultats des élèves aux examens ministériels démontrent que l’avance des filles sur les garçons s’accentue en français. L’écart est de 4,7 %, alors qu’il était de 4,4 % en 2011.

« C’est une tendance qui semble difficile à freiner », affirme Peter Cowley, auteur de ce classement réalisé par l’Institut Fraser. Dans 95 % des écoles secondaires québécoises, les résultats des filles sont supérieurs à ceux des garçons en français.


Il n’y a pas qu’en français où les filles réussissent mieux que les garçons à l’école. C’est désormais aussi vrai pour les mathématiques au Québec, puisque les résultats aux examens ministériels démontrent un écart de 3,5 %.

Une réalité qui étonne Peter Cowley, de l’institut Fraser. « C’est plutôt le contraire que l’on observe dans d’autres provinces », affirme celui qui réalise des palmarès semblables en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Le scénario est aussi semblable à l’échelle internationale, où les garçons ont généralement une avance sur les filles en mathématiques, selon les résultats des élèves au Programme international pour le suivi des acquis (PISA) de L’OCDE.

Comment expliquer alors qu’au Québec, les résultats des filles sont supérieurs à ceux des garçons en maths dans 72 % des écoles secondaires ? « C’est une bonne question, ça reste une énigme », affirme Jocelyn Dagenais, enseignant et président du Groupe des responsables en mathématique au secondaire.

Dans les écoles québécoises, trois différents cours de mathématiques sont offerts à partir de la troisième secondaire, une formule différente de celle offerte dans d’autres provinces canadiennes. Cette réalité ne pourrait toutefois pas permettre d’expliquer l’écart entre les garçons et les filles, selon M. Dagenais.

Source : Journal de Québec et Institut Fraser


lundi 24 octobre 2016

Clinton et Trump : positions sur l'enseignement

Hillary Clinton
Il est peu probable que les deux candidats à la Maison-Blanche se déchirent au sujet de l’éducation, sujet jusqu’à présent marginal dans la campagne, car aux États-Unis règne un relatif consensus sur cette question, qui fait la part belle au libre choix de l’école. Alors qu’au Québec, ce choix est extrêmement limité puisque les écoles dites privées doivent appliquer le programme et la pédagogie décidée par les bureaucrates, alors que cette idée de choix est perçue aux États-Unis comme un acquis social à développer par les Démocrates comme les Républicains, malgré l’hostilité ouverte des syndicats.

Pour le républicain comme pour la démocrate, les écoles à charte (ces écoles publiques indépendantes aconfessionnelles gratuites et entièrement financées par l’État) sont précieuses et doivent être encore développées. Si Hillary Clinton est plus réservée sur le chèque-éducation (voucher) car, selon elle, il sépare les catégories d’enfants en maintenant d’un côté ceux qui sont dans les écoles publiques et de l’autre ceux qui accèdent, avec ou sans chèque-éducation, aux écoles privées, elle ne menace pas pour autant de pousser les 14 États américains qui y recourent à les supprimer.

Donald Trump
Le désaccord porte sur la place que doit jouer l’État fédéral. Pour Clinton, il doit garder un contrôle important de ce qui se passe dans les États, notamment en imposant un socle commun décidé par Washington (Common Core), même si ce n’est pas la panacée selon la candidate démocrate, tandis que Trump veut donner un maximum de liberté au niveau local et s’oppose au Socle commun. Le Socle commun, instauré par Barack Obama en 2010, est une sorte de programme minimal à respecter, fixé par Washington et adopté par 42 États à ce jour. L’un des objectifs de l’institution du Socle commun était d’obtenir un relèvement général du niveau des écoles publiques, grâce à une mise en place de normes d’évaluation des élèves plus strictes pouvant s’appuyer notamment sur ce socle commun de connaissances.

Sans surprise, Mme Clinton affiche un soutien aux syndicats enseignants (tout en étant en faveur des écoles à charte pourtant combattues par les syndicats) tandis que le candidat républicain arbore une méfiance de principe à l’égard des technocrates et donc de l’administration gérant le système éducatif américain.

S’agissant de l’éducation supérieure, la sollicitude des candidats porte surtout sur le niveau très élevé des scolarités universitaires et les endettements de longue durée qui en découlent. Tandis que Trump semble plutôt pencher vers des modalités de financement par des banques privées de ces frais de scolarité, indexées sur les futures capacités contributives de l’étudiant, Clinton propose la gratuité des frais pour les étudiants les moins fortunés. Cela nécessiterait le déploiement d’un plan de 500 milliards de dollars, ce qui imposerait d’augmenter fortement les impôts sur les hauts revenus pour alléger l’endettement des familles gagnant moins de 125 000 dollars par an.

Une chose est sûre : la liberté d’enseignement n’est tout simplement pas l’objet d’un débat aux États-Unis. La réflexion porte sur les moyens de financement du système éducatif, quel qu’il soit. Le développement de l’enseignement privé est vu comme l’une des voies toutes tracées pour alléger la charge de l’État en matière éducative et garantir une amélioration des performances, pour un pays toujours bien mal loti par le classement PISA.

Quelques chiffres :

Les États-Unis comptent 49,52 millions d’élèves dans le public, donc 94 %, et 2,8 millions d’élèves dans le privé. 77 % des écoles américaines ont un financement public. Cela comprend à la fois les écoles publiques classiques et les 4 480 écoles à charte, écoles à financement public, mais autonomes dans leur gestion.

Les chèques scolaires sont actuellement utilisés dans 14 États :
Washington D.C., Wisconsin, Vermont, Utah, Oklahoma, Ohio, Caroline du Nord, Mississippi, Maine, Louisiane, Indiana, Géorgie, Floride et Arkansas. Il s’agit d’États appartenant majoritairement au Midwest et au Sud, à 80 % de couleur républicaine. Les chèques scolaires sont accordés généralement de manière privilégiée à des élèves aux besoins et handicaps spécifiques.

Les écoles à charte, écoles indépendantes libres de leurs méthodes pédagogiques et de leur programme, mais touchant des financements publics sont actuellement au nombre de 6 800, installées dans 42 États et à Washington D.C. Elles accueillent environ 3 millions d’élèves. Elles existent depuis 1991, et sont l’objet d’une forte demande, avec souvent de longues listes d’attente.

Pour aller plus loin :

Editorial Projects in Education Research Center. (2011, May 25). Issues A-Z: Charter Schools.  http://www.edweek.org/ew/issues/charter-schools/.

L'éducation aux États-Unis

L’éducation est aux États-Unis une prérogative importante des 50 États fédérés qui sont responsables de la politique éducative, aux dépens de l’État fédéral, une compétence qui leur est conférée par le dixième amendement à la Constitution. Ils ont la compétence pour choisir les programmes, les manuels, les financements ainsi que l’organisation de la liberté scolaire. La problématique au cœur de la réforme éducative actuelle est celle du « choix de l'école » : les parents doivent pouvoir choisir l’éducation qui sied le mieux à leurs enfants. À l’État fédéré donc d’organiser cette possibilité du choix. Cet éclectisme fait des États-Unis un terrain d’investigation riche et permet de trouver la solution à la fois la moins coûteuse pour l’État et les familles et la plus efficace pour l’éducation scolaire des enfants. Avec 94 % des 52 millions d’élèves dans le système public, les États n’ont plus d’autre choix que de trouver des alternatives au tout financement public. Le « choix de l'école » entre ainsi en jeu dans cette optique d’optimisation des dépenses et démontre que la séparation public-privé n’est pas aussi nette aux États-Unis.

Les États-Unis comptent 49,52 millions d’élèves dans le public, donc 94 %, et 2,8 millions d’élèves dans le privé. 77 % des écoles américaines ont un financement public. Cela comprend à la fois les écoles publiques classiques et les 4 480 écoles à charte, écoles à financement public, mais autonomes dans leur gestion, que nous étudierons plus en détail par la suite. À titre de comparaison, en France, 8 800 écoles sont sous contrat d’association avec l’État, ce qui représente 13,6 % du total des écoles françaises quand 22,5 % des écoles américaines sont privées, souvent tenues par des paroisses, des congrégations ou des associations.

Répartition des élèves selon le public et le privé



Pour contrer la baisse des résultats scolaires, la liberté du choix
 
Malgré la très forte hausse du coût de l’éducation, les élèves des États-Unis ont un niveau en chute libre depuis plusieurs années. Le taux de financement des États a augmenté de 138 % depuis 1985 alors que les résultats en lecture des élèves américains sont demeurés les mêmes.

Quatre moyens principaux ont été mis en place. Le principal objectif est de donner l’argent qui sert au financement de l’éducation des enfants dans l’école publique, directement aux parents, afin que celui-ci soit dépensé le plus efficacement possible.

1/ Le chèque-éducation, appelé « vouchers » aux États-Unis est mis en place dans 15 États. L’argent dépensé par l’État pour l’éducation des élèves du public est directement donné aux parents, libre à eux d’en disposer par la suite.

2/ La réduction d’impôt pour la scolarité est aussi mise en place dans 15 États. Elle permet aux parents de bénéficier d’une réduction d’impôts lorsqu’ils donnent leur argent à une organisation éducative à but non lucratif. Ceci permet d’éviter aux parents de payer deux fois, les scolarités publiques étant financées par les impôts sur la propriété. Cette réduction d’impôt est aussi étendue dans 8 États dès lors que les parents font une dépense pour l’éducation des enfants : cours particuliers, manuels scolaires, fournitures.

3/ Les « comptes d’épargne pour l’éducation ». Cela consiste en un compte bancaire approvisionné par les États que les parents peuvent dépenser comme ils le souhaitent dans le cadre de l’éducation des enfants : scolarité, fournitures, cours particuliers ou même épargne pour les études supérieures. Il existe aujourd’hui 60 programmes dans 27 États, ce chiffre a plus que doublé au cours des 5 dernières années. 399 147 élèves bénéficient de ces programmes selon les chiffres de la Fondation Friedman. De plus, ces programmes ne coûtent pas plus cher aux États, voire permettent souvent des économies. Nous pouvons étudier l’exemple du District de Columbia qui a mis en place des chèques-éducation depuis 2004 pour les élèves vivant sous le seuil de pauvreté. Un chèque de 7 500 dollars, soit 6 675 euros actuels, est remis par an à chaque élève éligible, quand une scolarité publique coûte entre 10 et 12 000 dollars, ou 9 et 10 680 euros. Le tableau ci-dessous fait le compte des économies nettes effectuées par l’État fédéral, qui finance l’éducation dans le District de Columbia.


Source : National Center for Education Statistics, 2011.

En 2011, le gouvernement fédéral a donc pu effectuer 44 % d’économies dans le budget consacré à l’éducation pour le District de Columbia grâce au chèque-éducation. Le district a aussi opté pour une réforme en profondeur de son système éducatif grâce à la mise en place de «  écoles à charte » : des écoles à financement public, mais autonomes dans leur gestion.

4/ Les « écoles à charte », les délégations de service public pour les écoles. Ces écoles sont le lieu privilégié pour des innovations en termes de pédagogie, pour une éducation plus spécialisée qui répond à des besoins particuliers. Elles touchent en moyenne 64 % du financement des écoles publiques normales, sont entièrement autonomes pour les programmes, les recrutements des professeurs et des élèves, la pédagogie, mais en échange sont tenues pour responsables des résultats des élèves.

La situation du District de Columbia permet d’éclairer les mutations en cours dans le système éducatif américain. DC se classe au 47e rang sur 50 dans les examens nationaux qui évaluent le niveau des élèves. Pour sortir de cet échec, DC a mis en place une politique pour permettre l’ouverture de «  écoles à charte », écoles autonomes à financement public. DC est classé premier dans le rapport annuel publié par la National Alliance for Public Charter Schools que nous avons rencontrée. Ce rapport évalue selon différents critères, nombre d’écoles, d’élèves, d’ouverture ou de fermeture d’écoles, des spécialités des écoles, l’efficacité des « écoles à charte » dans 18 États. DC compte 50 % de «  écoles à charte », 44 % des élèves y sont scolarisés, avec une majorité d’élèves issus des minorités. Une étude menée en 2013 par l’Université de Stanford, Stanford University’s Center for Research on Education Outcomes (CREDO), qui regroupait 95 % des élèves des «  écoles à charte » de tous les États-Unis, démontre que les élèves afro-américains, dont les parents ont un bas salaire, avaient un mois d’avance en lecture et deux mois d’avance en mathématiques comparés aux écoles publiques classiques.

Ces écoles coûtent aussi moins cher au gouvernement fédéral qui finance. En effet, les « écoles à charte » touchent en moyenne 74 % de ce que touche une école publique normale. Une somme précise par élève est donnée par les États et varie entre $ 350 dollars (318 €) et plus de 1 000 $ €). Les États peuvent aussi octroyer des bourses ou des prêts. D’autres écoles se financent avec les taxes de propriétés, ou d’autres encore assurent le même financement aux «  écoles à charte » qu’aux écoles publiques normales. Tenues responsables des résultats, ces écoles assurent une transparence complète de leurs dépenses, contrairement aux écoles publiques traditionnelles. Comme témoins de leur succès, plus d’un million d’élèves sont sur les listes d’attente pour entrer dans ces écoles.

Conclusion

Le système éducatif américain est depuis une vingtaine d’années obligé de se réformer rapidement tant les échecs sont nombreux : augmentation du coût de l’école publique, forte baisse des résultats scolaires, augmentation des inégalités chez les minorités. L’autonomie des États et leur grand pouvoir en matière d’éducation font des États-Unis un terrain particulièrement intéressant et dense à étudier.

Selon une étude de l'IFRAP, les « écoles à charte » demeurent l’alternative la plus importante à l’école publique. En finançant publiquement les initiatives privées, qui sont tenues pour responsables des résultats, contrairement aux écoles publiques, les États fédérés permettent de catalyser un florilège de pédagogies. Bien souvent, ces écoles ont des résultats largement supérieurs aux écoles publiques alors même qu’elles ne touchent que 74 % des financements totaux d’une école publique. Équipes unies, pédagogie spécifique, transparence des résultats, responsabilité des moyens, tels sont les ingrédients pour des écoles considérées comme efficaces pour l’éducation des élèves. Depuis l’Elementary and Secondary Education Act voté en décembre 2015, les écoles publiques seront sommées de publier leurs comptes. Ainsi les nombreuses exigences du privé vont-elles devenir peu à peu celles du public.



France — le système scolaire toujours plus inégalitaire

Une étude du Cnesco (Conseil national d’évaluation du système scolaire) a publié fin septembre une synthèse de différents rapports pointant tous l’explosion des inégalités au sein du système éducatif français.

Le Monde s’en fait le relais.

Le constat n’est certes pas nouveau : cela fait plusieurs années que le classement PISA, réalisé tous les trois ans par l’OCDE, pointe du doigt la France, qui bat des records en termes d’inégalités scolaires.

L’ennemi facile et tout désigné serait bien sûr l’enseignement privé. Mais les rapports accusent précisément les politiques éducatives menées depuis trente ans, et supposées réduire lesdites égalités.

Au premier rang sur le banc des accusés, la politique des ZEP, ou Zones d’éducation prioritaire [dans les banlieues accueillant des populations issues de l’immigration], qui a engendré de la « discrimination négative » : donner moins à ceux qui ont moins. Le temps horaire consacré à l’enseignement y est dramatiquement bas, de même que l’expérience des professeurs. Quant aux attentes pédagogiques, elles y sont constamment revues à la baisse, empêchant d’avoir toute espèce d’ambition stimulante pour les élèves.

Les remèdes déployés ne sont que cautère sur jambe de bois : temps individualisé de soutien, plans de « relance », jamais évalués et sans cesse reconduits.

Nous ne saurions nous étonner de ces conclusions, que nous produisons nous-mêmes depuis plusieurs années, et qui nous poussent à explorer d’autres voies en milieu difficile, comme les écoles pilotées par la Fondation Espérance Banlieues, qui choisissent précisément la voie de la qualité et de l’exigence pédagogiques là où elles ont disparu.


Mixité sociale obligatoire organisée par l’État ?


Là où le bât blesse, c’est quand le CNESCO propose, comme solution unique, d’améliorer la « mixité sociale. » En clair, répondre à l’échec du système par encore un peu plus de contraintes, ôter encore un peu plus aux parents la liberté du choix de l’établissement où scolariser leurs enfants, au nom d’impératifs d’un brassage des enfants décrété par le haut qui ne saurait jamais, à lui seul, suffire à faire progresser le niveau des établissements paralysés par une mauvaise gestion et des méthodes inadaptées.

Une réelle mixité scolaire s’instaurerait bien plus sûrement en offrant financièrement la possibilité aux familles qui le désirent de mettre leurs enfants dans des établissements privés, qui leur sont actuellement fermés faute d’en avoir les moyens : l’État est le premier à organiser la ségrégation sociale, en se refusant à accorder un financement de l’éducation, qui permette aux parents de choisir la structure d’accueil de leur enfant en fonction de leurs attentes pédagogiques, et non en fonction de leur porte-monnaie, comme cela se fait naturellement à l’étranger.

Quelques esquisses de solutions alternatives ont été cependant évoquées, malheureusement sans jamais que leur mise en œuvre soit pleinement efficiente : expérimentation de travail en petits groupes au collège, par exemple. L’objectif affiché, une véritable « pédagogie différenciée » au sein de la classe, est loin d’être atteint.

Il faut aller plus loin, et casser une approche unitariste de l’enseignement au collège, là où les inégalités explosent : l’enseignement par groupe de niveaux est souhaitable, y compris dans le public. Cessons de le voir comme stigmatisant pour les faibles ou créateur d’inégalités : il permet au contraire à chacun de progresser à la mesure de ses capacités dans un climat de confiance restauré.

Enfin, parallèlement à ces groupes de niveaux, l’instauration de tests de niveaux annuels permettrait de mesurer de manière concrète et objective les progrès réalisés par les élèves en difficulté ou au contraire, leurs blocages, afin d’éviter de promener de classe en classe des enfants que l’on occupe bon gré mal gré, et que guettent à tout moment la sortie de piste et la mise à l’écart du système scolaire.

Constance Prazel

vendredi 21 octobre 2016

La première école de l'Ontario ouverte en 1786 était française et pour filles

Pendant les deux premières décennies du régime britannique, les familles francophones établies sur le territoire de l'actuel Ontario sont trop peu nombreuses et trop pauvres pour pouvoir soutenir des écoles. Les parents les mieux nantis envoient leurs enfants dans les collèges et les couvents de Montréal ou de Québec. Toutefois, au début des années 1780, l'abbé Jean-François Hubert, curé de la paroisse de L'Assomption près de Windsor (alors Petite-Côte) , entreprend des démarches auprès de Frederick Haldimand, gouverneur de Québec, afin d'obtenir les services d'un instituteur et des Dames de la Congrégation de Montréal pour enseigner aux garçons et aux filles catholiques francophones de sa paroisse.


Ce projet ne voit jamais le jour. Cependant, Hubert est nommé évêque coadjuteur de Québec en 1785. L'un de ses premiers gestes en tant qu'évêque est d'envoyer des institutrices de Québec à son ancienne paroisse de Sandwich. Les demoiselles Adémard et Papineau ouvrent une école privée pour les jeunes filles catholiques francophones de la paroisse de L'Assomption en 1786.

Il s'agit de la première école française à être établie sur le territoire de l'actuel Ontario depuis la Conquête. En 1787, le nouveau curé de la paroisse de Notre-Dame de L'Assomption, l'abbé François-Xavier Dufaux, décrit à son prédécesseur comment il a fait transporter une maison pour y établir l'école-pensionnat des demoiselles Adémard et Papineau. L'abbé Dufaux finance lui-même le fonctionnement de l'école. Le salaire des institutrices correspond à la somme des montants versés pour les pensions. Cette somme est minime. En effet, la majorité des parents des pensionnaires ne peuvent pas payer la pension même si le prix de la pension est très bas. Au début, l'école accueille treize élèves dont huit pensionnaires.


 
La Maison de la vieille mission aurait accueilli la première école de l'Ontario


Dans sa correspondance avec son évêque, Mgr Hubert, l'abbé Dufaux ne manque jamais de louer l'instruction dispensée par les demoiselles Adémard et Papineau. Cependant, l'école est peu fréquentée et les garçons n'ont toujours pas d'école. À l'époque, les garçons et les filles ne peuvent pas fréquenter les mêmes écoles chez les catholiques. En 1792, l'école de la Petite-Côte compte 12 pensionnaires et cinq ou six externes. L'école est trop petite pour accueillir davantage d'élèves, mais les paroissiens de Notre-Dame-de-l'Assomption sont trop pauvres pour qu'un nouvel édifice soit construit. L'abbé Dufaux continue à soutenir l'école paroissiale de Sandwich jusqu'à sa mort, en 1796. Selon les historiens, la première école de Sandwich est demeurée ouverte pendant plusieurs années, mais elle n'existe plus en 1825.

La Vieille mission en 1893