mardi 6 décembre 2011

Garderies — Courchesne a fait fi des appels à la prudence des fonctionnaires

Selon le quotidien Le Devoir, l'ex-ministre de la Famille, Michelle Courchesne, a exercé une pression sur le ministère pour que l'évaluation des nombreux projets de garderies se fasse au plus vite, malgré les avertissements des fonctionnaires qui jugeaient la chose complètement irréaliste, a confirmé une source au cœur du dossier.

C'est ce qui aurait mené aux nombreux dysfonctionnements constatés par le Vérificateur général et l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ), qui a révélé hier de nouvelles incohérences dans l'évaluation des dossiers.

Voir aussi

Étatisation des garderies — Le vérificateur général blâme une gestion déficiente et « subjective », l'opposition dénonce le favoritisme politique.




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lundi 5 décembre 2011

Afrique du Sud — projet de cours d'éducation sexuelle à partir de 10 ans

Le gouvernement sud-africain envisage des cours d'éducation sexuelle à l'école dès l'âge de dix ans pour lutter contre les maternités précoces et la progression du virus du sida parmi les toutes jeunes filles, a-t-on appris auprès des ministères de l'Éducation et de la Santé.

Est-ce trop tôt ou trop tard ? En tout cas nous voulons que ça démarre à un âge le plus jeune possible, a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministère de l'Éducation de base, Hope Mokgatlhe.

Le but est d'éduquer les enfants à se protéger des maladies sexuellement transmissibles comme le sida, a précisé un porte-parole du ministère de la Santé, Fidel Hadebe.

De nombreuses toutes jeunes filles noires tombent enceintes, dès 11 ou 12 ans et attrapent des maladies sexuellement transmissibles. Donc, il y a clairement un travail à faire, a-t-il ajouté.

Le rapport sur l'incidence du virus VIH du sida parmi les femmes enceintes en 2010 publié la semaine dernière par le ministère de la Santé a montré une augmentation du nombre de jeunes filles noires âgées de 10-14 ans porteuses du VIH (près de 10 % des 121 futures mamans de cette tranche d'âge).

En septembre, une initiative prise par une école primaire de Port Elizabeth (sud) pour empêcher les grossesses précoces avait mis les parents en colère et fait polémique dans les médias, des fillettes ayant reçu des piqûres contraceptives.

Les enfants noirs âgés de 12 à 17 ans sont les principales victimes des viols en Afrique du Sud, pays où le nombre de viols parmi la population noire est parmi les plus élevés du monde.




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samedi 3 décembre 2011

Climategate : prise 2 !

Chronique de Nathalie Elgrably-Lévy, économiste principale à l'Institut économique de Montréal.

Le contenu des courriels est également inquiétant, car s'il y a vraiment supercherie, cela signifie que les grands de ce monde qui sont actuellement à Durban, dans le cadre des négociations sur le climat, discutent de mesures à prendre pour contrer un réchauffement anthropique qui ne repose pas sur des bases scientifiques solides. Nombreux sont ceux qui minimisent l'importance de ces courriels et accusent les sceptiques de négationnisme.


Ces courriels révélaient que les données qui avaient servi à la rédaction de rapports alarmistes, lesquels continuent d'orienter les politiques publiques, avaient été délibérément manipulées afin d'occulter le fait qu'aucun réchauffement climatique n'avait été enregistré depuis presque 15 ans. Nous sommes le 1er décembre 2011 et l'histoire se répète. La même source anonyme vient de dévoiler plus de 5 000 nouveaux courriels incriminant encore et toujours les chercheurs dans le giron du GIEC, dont Michael E. Mann, de l'Université Penn State, et Phil Jones, de l'Université d'East Anglia. 



Vous souvenez-vous du Climategate ? En novembre 2009, il avait fallu patienter plusieurs semaines avant que nos médias locaux ne daignent rapporter le séisme qui secouait la science du climat et qui occupait sans relâche la presse internationale. On apprenait alors qu'une source anonyme avait rendu publics plus d'un millier de courriels échangés entre des chercheurs particulièrement influents auprès du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). 


Pachauri « glaciers de l'Himalaya ».
Or, encore une fois, nous avons droit à l'omertà médiatique. Alors qu'on nous rapporte des faits divers souvent sans intérêt, personne ne souffle mot de la nouvelle bombe qui ébranle la science climatique officielle. Il faut croire qu'un vol d'essence dans une station-service est plus important que les pratiques douteuses des scientifiques du GIEC ! Revenons aux courriels. Comme en 2009, ils jettent un éclairage peu flatteur sur les scientifiques qui les ont rédigés. On y apprend entre autres que ces chercheurs [réchauffistes]:


1.      doutent de la qualité de certaines de leurs propres études et admettent entre eux la pertinence des critiques des sceptiques [voir les doutes sur la crosse de hockey de Mann] ; 
2.     complotent pour entretenir la théorie du réchauffement anthropique, notamment en manipulant les données et les modèles ;

3.    
emploient des méthodes d'intimidation contre les scientifiques « dissidents » dont les travaux sont susceptibles de nuire à leur cause ; [y compris en essayant de dépouiller de son titre de docteur un sceptique !]

4.    
considèrent que la question climatique est avant tout une cause politique. La recherche de l'exactitude scientifique semble secondaire ;

5.    
redoublent d'efforts pour se soustraire à la loi sur l'accès à l'information en cachant leurs données.



Photos of Phil Jones and Michael Mann
Phil « Cacher le déclin » Jones (g.)
Michael « Crosse de hockey » Mann (d.)

Ces révélations sont graves, parce que de nombreux gouvernements se basent sur les études du GIEC pour élaborer de coûteuses politiques environnementales. L'Australie, par exemple, vient d'imposer une taxe sur le carbone qui fera augmenter les prix de tous les biens et qui nuira assurément à la création d'emplois.

Le contenu des courriels est également inquiétant, car s'il y a vraiment supercherie, cela signifie que les grands de ce monde qui sont actuellement à Durban, dans le cadre des négociations sur le climat, discutent de mesures à prendre pour contrer un réchauffement anthropique qui ne repose pas sur des bases scientifiques solides. Nombreux sont ceux qui minimisent l'importance de ces courriels et accusent les sceptiques de négationnisme.

C'est une erreur : d'abord, parce que le doute est à la base de la démarche scientifique ; ensuite, parce que fermer les yeux sur le contenu des courriels, c'est s'exposer au canular le plus coûteux de l'histoire de l'humanité.


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Les atolls du Pacifique ne seraient pas menacées par le réchauffement climatique

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VIH : En Île-de-France, 80 fois plus de contaminations chez les homosexuels

C’est le chiffre qui frappe. En 2010, dans la région Île-de-France, il y a eu 80 fois plus de contaminations chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. L’épidémie reste donc très active parmi les homosexuels masculins. Ce n'est pas étonnant étant donnée la culture du risque, de l'« aventure », chez certains homosexuels et les saignements internes ou fissures anales provoqués par certains rapports homosexuels avec ou sans condom. La muqueuse rectale est fragile et poreuse aux virus et aux bactéries, elle a la propriété (dont tirent parti les suppositoires) d’absorber les substances déposées dans le rectum. En outre, la fellation non protégée n'est pas non plus exempte de risque de contamination.

C'est cette nette prééminence de la contamination chez les homosexuels qu’ont voulu souligner les orateurs lors de la présentation des chiffres annuels de l’épidémie, au ministère de la Santé, mardi 29 novembre. Mais ni le ministre français de la Santé Xavier Bertrand, ni la secrétaire d’État Nora Berra ne se sont pas présenter devant la presse. Jean-Yves Grall, le directeur général de la Santé, était présent ainsi que Than Le Luong, directrice générale de l’Institut de prévention et d’éducation pour la santé, et Caroline Semaille, de l’Institut de veille sanitaire (InVS). Dans l’interview qu’elle a accordée à Yagg, Caroline Semaille explique que l’incidence du VIH, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas par an dans une population donnée, est toujours élevée chez les homosexuels masculins en Île-de-France et a été mesurée à 1,6 %. Cela signifie qu’en 2010, plus d’un homosexuel sur cent a été nouvellement contaminé par le VIH.



Caroline Semaille présente l'état de l'infection VIH chez les homosexuels Île-de-France

Lire aussi:

VIH : Les découvertes de séropositivité baissent dans tous les groupes, sauf chez les homosexuels




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vendredi 2 décembre 2011

Menacée par l'école, la mère renvoie sa fille à l'école où elle vit le martyre, la fille se suicide

Menacée par la direction de l'école d'envoyer la DPJ (la prétendue Direction de la Protection de la jeunesse) au domicile parental, Chantal Larose n'aurait eu d'autre choix que de renvoyer sa fille, Marjorie Raymond, dans l'enfer quotidien de son école publique qui l'a finalement conduite au suicide.

La jeune Marjorie, 15 ans, s'est enlevée la vie lundi après des épisodes d'intimidations à répétition à l'école secondaire Gabriel-Le Courtois, à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie. « Je lui ai dit d'aller à ses cours. Je l'ai poussée dans la gueule du loup », a lâché la mère éplorée au Journal de Québec.

Menaces répétées de faire intervenir la DPJ

Inconsolable, Mme Larose a dit se sentir partiellement coupable du dénouement tragique de cette histoire. D'un côté, l'état de l'adolescente ne cessait d'empirer au cours des dernières semaines. « Elle ne faisait que dormir et pleurer. Elle n'était plus capable de se concentrer et ses notes étaient catastrophiques », a décrit Mme Larose. De l'autre, la direction de l'école agitait régulièrement la menace de l'envoi de responsables de la Direction de la protection de la jeunesse pour enquêter sur les absences répétées de la jeune fille.

Problème à l'école, pas à la maison

« Mais le problème n'était pas la maison. Il était à l'école », a ajouté la mère, encore sous le choc. En rentrant à la maison, lundi après-midi, après une journée de travail, Chantal Larose a d'abord pris ses messages téléphoniques. La direction de l'école lui annonçait une énième absence de sa fille. Elle a ensuite trouvé une lettre poignante de trois pages que son adolescente lui avait laissée sur la table de la cuisine. Paniquée, elle s'est dirigée vers le garage où elle a trouvé sa fille pendue. « J'ai été obligée de la décrocher devant ma petite fille de cinq ans. C'est déjà terrible que je trouve mon enfant comme ça, mais c'est encore plus terrible que la petite fille qui aimait tant sa grande sœur voie ça », a signalé la mère de famille, la gorge nouée par l'émotion.

Pourquoi ne pas faire l'école à la maison ?

On reste pantois devant l'acharnement de l'école qui menace à répétition la mère et ne voit qu'une manière d'assurer l'instruction de la jeune Marjorie. Pourquoi l'école devait-elle menacer la mère de Marjorie ? Pourquoi ne pas lui suggérer que sa fille apprenne à la maison, de manière temporaire d'abord, le temps de voir ce qui marcherait le mieux, de corriger les problèmes d'intimidation à l'école au besoin ?

Selon Chantal Larose, la direction de l'école a « pris à la légère cette histoire de harcèlement verbal et physique » que l'adolescente subissait depuis des années. « Elle ne voulait plus aller à l'école, fait-elle remarquer. La personne qui la harcelait avait sa petite clique. Ça se passait en classe, dans les corridors et dans la cour de l'école. »

Litanie habituelle de la part de la bureaucratie : « on manque de ressources »

Le président de la Commission scolaire des Chic-Chocs a réagi au suicide de Marjorie Raymond, la jeune fille victime d’intimidation pendant des années. Il avait l’air complètement dépassé par les événements. « C’est un problème de société, a-t-il dit à Jean-François Guérin, de LCN. On a besoin de plus d’argent pour combattre l’intimidation… »

Marjorie Raymond aurait pu être instruite à la maison pour éviter ces brimades répétées, ce qui économise les deniers publics !

Mais comme le signale Richard Martineau,
« Comment ça, plus d’argent ? Tu prends le p’tit qui fait régner la terreur dans la cour d’école, tu le fais venir dans ton bureau et tu lui dis : « Si tu recommences, il va y avoir des conséquences graves ! » Ça ne prend pas plus d’argent, ça. Ça prend du courage et de l’autorité, deux traits de caractère qui ne coûtent pas une maudite cenne. Dieu, que ça fait Ti-Québec, ça. « On a besoin d’une plus grosse enveloppe, c’est la faute du gouvernement, c’est un problème de société… » À force de rendre tout le monde responsable de tout, plus personne n’est responsable de rien. C’est toujours « la faute de la société » ou du gouvernemaman, pour employer l’expression de Joanne Marcotte. 
[...] 
Parce qu’au Québec, la punition, c’est mal vu ! Ici, on préfère jaser. Rencontrer les parents, discuter avec le jeune, voir s’il n’y aurait pas des pistes de solutions à explorer, blablabla… Et, surtout, ne dites pas qu’il faut être plus sévère avec les jeunes délinquants, car on va vous crucifier sur la place publique en vous traitant de nazi ! »
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Pas de décorations de Noël dans les bâtiments de Service Canada

Surpris de ne pas pouvoir accrocher la moindre couronne de Noël à la vue des visiteurs, des employés se sont adressés à leur syndicat, en vain.

Les Québécois qui se rendent dans les bureaux de Service Canada, principal point de services du gouvernement fédéral, n'y verront pas la moindre décoration de Noël. En effet, une not de service diffusée il y a trois semaines les a tout simplement interdites.

Loin de s'en offusquer, un des responsables du syndicat y voit une mesure « tout à fait justifiée » visant à ne pas heurter les sensibilités religieuses.

Le 9 novembre, Marc Simoneau, directeur exécutif principal de Service Canada au Québec, a fait circuler ce courriel dans les 118 bureaux de service du Québec, qui s'occupent de sujets aussi divers que l'assurance emploi, la délivrance des passeports ou les prestations de retraite:

« Voici quelques orientations simples qui devraient vous guider dans vos réponses aux employés désireux de décorer leur centre de Service Canada pour le temps des Fêtes », explique M. Simoneau dans un courriel.

« 1. Aucune décoration dans l'aire d'accueil et dans les espaces de travail accessibles à la clientèle; 
2. Décoration permise dans l'aire réservée aux employés, dans la mesure évidemment où on respecte les règles élémentaires de sécurité et de bon goût. »


Dans un courriel, également obtenu par La Presse, Guy Boulanger, représentant du Syndicat de l'emploi et de l'immigration du Canada, explique qu'il approuve cette interdiction.

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Jacques Brassard : Se souhaiter Joyeux Noël est inconvenant, mais enseigner l’animisme écolo-Nouvel-Âge à nos enfants et petits-enfants est tout à fait digne et bienséant.

Chanson de Noël interdite par l'école, elle est à connotation religieuse

Expulser la religion (et le choix) de la ronde des bambins au Québec

Joyeux Noël ou Joyeux décembre, monsieur Orwell ?

Zürich — pas de chant de Noël religieux dans les écoles publiques

Le sapin « des Fêtes » redevenu « de Noël » de l'Assemblée nationale






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La non-mixité des classes en Grande-Bretagne et la remise en cause timide de la mixité en France

Reportage de France 2 en Grande Bretagne où la ministre de l'éducation s'est prononcée en faveur de la non mixité à l'école pour améliorer les résultats scolaires. Rencontre dans un collège privé de filles avec la directrice qui explique pourquoi cette séparation est profitable dans l'enseignement des mathématiques, interview d'un parent d'élève qui refuse de croire que la non- mixité prépare mal à la vie d'adulte, visite d'un collège public où une enseignante affirme que dans certains cours la non-mixité permet une meilleure liberté d'expression.



Le reportage de 2003 ci-dessous était consacré à la polémique autour de la mixité dans les établissement scolaires suite à la publication par le sociologue du CNRS Michel Fize d'un ouvrage intitulé Les Pièges de la mixité, dans lequel l'auteur plaide dans certains cas pour des classes séparées afin de ne pas défavoriser l'un ou l'autre sexe. Un microtrottoir de parents d'élèves et les interviews de Michel Fize et d'Isabelle Cabat, professeur des écoles association « Mix-cité » alternent avec un commentaire sur des images d'archives et d'illustration. On remarquera que les classes unisexes étaient acceptés en Allemagne et aux États-Unis pour que les filles rattrapent un retard perçu sur les garçons en sciences. Apparemment, pas de classes pour les garçons pour les aider.



Présentation de l'éditeur du livre

Dans Les Pièges de la mixité, Michel Fize dresse l'état des lieux de l’enseignement secondaire en France, sans idées préconçues ni esprit partisan. Ce livre, contribution importante à une interrogation actuelle, s’adresse aussi bien aux enseignants qu’aux parents. Cet ouvrage est la première tentative de cadrer le débat en prenant en compte tous les paramètres : réussite inégale des garçons et des filles, sexisme, violences sexuelles, incivilités, discipline, etc. La conclusion de ce travail n’est pas évidente. Loin du manichéisme facile qui consisterait à proposer des recettes, Michel Fize invite à une réflexion de fond qui ne manquera pas de provoquer un débat passionné à la rentrée scolaire.

L'auteur vu par l'éditeur

Sociologue, ancien conseiller auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports, Michel Fize est chercheur au CNRS.

Les Pièges de la mixité
Paru aux Presses de la renaissance
Paris
Paru le 28 août 2003
274 pages
ISBN-10: 2856169309





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mercredi 30 novembre 2011

Étatisation des garderies — Le vérificateur général blâme une gestion déficiente et « subjective », l'opposition dénonce le favoritisme politique

Michelle Courchesne
Le vérificateur général du Québec blâme sévèrement la ministre Michelle Courchesne pour sa gestion déficiente de la distribution de 18 000 places en garderie subventionnée en 2008.

Le vérificateur général, Renaud Lachance, déplore le manque de rigueur manifesté par les autorités du ministère de la Famille à toutes les étapes du processus (appel de projets, évaluation des dossiers et choix des projets) au moment d’attribuer ces milliers de places à contribution réduite en 2008, dans son rapport annuel rendu public aujourd'hui.

À l’époque, l’actuelle présidente du Conseil du trésor, responsable de l’ensemble de l’administration gouvernementale, était ministre de la Famille et responsable du réseau des garderies qui coûte plus de plus de 2,5 milliards $ aux contribuables québécois par année.

Selon l’examen mené par le vérificateur général, l’expansion du réseau, au printemps 2008, ne s’est pas faite selon les règles de saine gestion, loin de là.

L’opposition officielle n’a pas tardé à parler de scandale, revenant à la charge avec des allégations de favoritisme dans l’attribution de places au profit d’organisateurs libéraux et réclamant aussitôt la démission de la ministre Courchesne.

Une « grande place à la subjectivité »

D’abord, le vérificateur général a noté que le processus a été bâclé, tant à l’étape de l’appel de projets que lors de leur évaluation, en raison d’échéances beaucoup trop courtes, soit environ un mois seulement à chaque étape.

Ensuite, l’évaluation des dossiers, souvent faite en l’absence de toute vérification des données fournies par les promoteurs, a laissé «&nbp;une grande place à la subjectivité ». En outre, les critères de sélection des dossiers n’ont jamais été rendus publics, une autre faute selon M. Lachance.

Surtout, le vérificateur général note que la ministre s’est gardée beaucoup de latitude dans l’octroi des places. Ainsi, un grand nombre de projets recommandés par son ministère (totalisant 3505 places) n’a finalement pas été retenu par la ministre. À l’inverse, de nombreux autres projets jugés insatisfaisants (3700 places) ont été retenus par la ministre.

Résultat de ce cafouillage, près de la moitié (43 pour cent) des places attribuées en 2008 n’étaient toujours pas disponibles à l’échéance prévue, soit en septembre 2010, note M. Lachance.

De plus, le ministère de la Famille a exercé depuis peu de contrôle pour s’assurer de la qualité des services offerts dans les projets retenus, déplore-t-il.

« Ce qu’il faut surtout conclure, c’est que ce processus-là, en 2008, a été fait trop vite pour permettre aux gens de déposer des projets de qualité, ont été analysés trop vite pour qu’on puisse vraiment en faire une analyse la plus pertinente possible et ça se termine avec un résultat où plus de 70 pour cent des projets et des places sont jugés de qualité insatisfaisante », a résumé M. Lachance en point de presse.

Projets rejetés par les fonctionnaires, approuvés par Mme  Courchesne

Après le dépôt du rapport percutant du Vérificateur général mercredi, Québec a rendu public la liste des 85 projets rejetés par le ministère mais choisis par Mme Courchesne. Une dizaine implique des donateurs libéraux, les mêmes que le Parti québécois avait identifiés en 2010 lorsqu'il accusait le gouvernement Charest de favoritisme. Il s'agit par exemple des frères Colas, qui avaient été propriétaires de l'abattoir Colbex, et de Joe Magri, un ami d'enfance de Tony Tomassi, expulsé du caucus libéral l'an dernier. Le PQ estime que 1600 places ont été accordées à des promoteurs ou des administrateurs qui ont versé environ 134 000 $ à la caisse du PLQ depuis 2003.

Et si l'État n'était pas devenu le gardien des garderies ?

On peut se demander si cette nouvelle gabegie des deniers des contribuables et ces soupçons lancinants de favoritisme politique n'auraient pas pu être évités en donnant directement l'argent aux parents. Ceux-ci auraient pu choisir de garder eux-mêmes leurs enfants à la maison ou ils auraient choisi leur garderie en fonction de leurs besoins. Le marché aurait créé des places là où la demande était forte et non là où les fonctionnaires (soupçonnés de partialité politique) le décidaient.

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« Le Québec, leader en matière de petite enfance »

Les CPE ont échoué sur le plan pédagogique... comportemental et démographique

77,9 % des parents canadiens préféraient en 2006 qu'un parent reste à la maison plutôt que de l'envoyer en garderie

Épidémie de détresse chez les enfants en CPE et chez les enfants nantis.





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Les hommes craignent l'enseignement et ses accusations de pédophilie

Les fausses accusations d'abus sexuels peuvent briser des carrières, comme l'a relaté le Journal, hier. Elles sont la hantise des enseignants masculins, à tel point que certains délaissent cette profession.

Le problème est tel que le ministère de l'Éducation se penche sur la question dans son comité sur la présence masculine en enseignement.

Fondé en janvier, le groupe est chargé de trouver des stratégies pour recruter plus d'hommes en enseignement par l'évaluation de différents facteurs.

Les fausses allégations d'abus sexuels sont l'un d'eux.

«Il y a un inconfort masculin, à travailler avec de jeunes enfants, lié aux fausses allégations. Ça brise des vies», relate Égide Royer, professeur en enseignement à l'Université Laval, qui a par ailleurs rencontré le comité.

Plus à risque

M. Royer prévient ses élèves qui travailleront avec des jeunes aux troubles de comportement ou d'adaptation de faire attention. Ces élèves sont plus susceptibles d'avoir déjà vécu des abus sexuels et les risques de fausses allégations peuvent être accrus.

Les professeurs d'éducation physique, où la possibilité de contact avec les jeunes est plus grande, sont aussi plus souvent confrontés à ce genre d'accusations.

C'est le cas d'Henri Fournier, qui a fait face, en 2008, à 19 plaintes d'abus sexuels, qui se sont toutes avérées non fondées.

«Les élèves sont souvent plus proches du professeur d'éducation physique, car c'est une matière qu'ils aiment. Ils ont aussi un lien constant avec lui de 5 à 12 ans. Parfois, le seul enseignant masculin d'une école primaire est celui en éducation physique», explique cet ancien professeur d'une école primaire de Châteauguay.

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Vingt-quatre « écoles libres » ont vu le jour en Grande-Bretagne

Vingt-quatre « écoles libres » ont vu le jour en Grande-Bretagne. Ces institutions sont financées par l’État, mais montées par des associations, des professeurs ou même des parents d’élèves. Elles ont pour projet d’offrir un meilleur système éducatif pour les zones et les populations défavorisées. Un reportage télévisé de France 24 :


Voir aussi

Angleterre — Écoles libres : la libéralisation de l’Éducation ?

Royaume-Uni : vingt-quatre « écoles libres » à la rentrée

Rentrée scolaire : l'Angleterre donne le pouvoir aux parents





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