« Mécontents du fait que Québec refuse d'accommoder une communauté mennonite qui souhaite gérer une école où l'on enseigne que la femme ne peut s'épanouir en dehors du mariage et de la maternité, des activistes religieux estiment que la société québécoise est un modèle d'intolérance.On remarquera avec intérêt la manière dont le ministère de l'Éducation envisage le « dialogue » et « l’accompagnement » : le ministère ne cédera pas tant qu'on aura pas fait ce qu'il demande (en termes orwelliens : « Tant que les éléments de base ne seront pas appliqués »).
[Incidemment ceci n'est pas tout à fait exact, les mennonites s'opposent à la vision moderne colportée par les programmes scolaires officiels qui laissent fortement entendre que la femme doit s'épanouir en dehors du foyer et ne peut s'accomplir que par une carrière autonome en renonçant parfois à la maternité. Ce n'est pas la même chose que de dire que les mennonites préconisent que toutes les femmes doivent être mères, car certaines femmes mennonites ne sont pas mariées et elles sont pourtant des membres à part entière de leurs communautés.]
Répressive, arrogante, fermée, intolérante sont quelques-uns des qualificatifs qui désignent désormais la société québécoise sur plusieurs sites d'information américains.
Le Québec a même figuré la semaine dernière dans le palmarès des libertés religieuses menacées du Becket Fund for religious liberty, une organisation proche des Nations unies.
Fermée car non conforme
En novembre 2006, le ministère de l'Éducation, après inspection, a décidé de fermer l'école fondée par la communauté mennonite de Roxton Falls, à une centaine de kilomètres de Montréal, car elle n'était pas conforme aux exigences du ministère. [conformité qui n'a rien à voir avec la qualité de ce type d'école acceptée ailleurs au Canada]
Les 11 élèves de l'école, âgés de 6 à 13 ans, recevaient en effet un enseignement particulier basé sur les croyances mennonites et donné par des membres de la communauté.
Les mennonites estiment en effet que le programme officiel ne correspond pas à leur vision du monde et qu'il entre en conflit avec leurs croyances religieuses.
Par exemple, ils trouvent que les romans imposés valorisent des comportements immoraux, que l'avortement semble une chose normale, ils condamnent la valorisation de l'érotisme dans l'art et ils réprouvent la théorie de Darwin.
Solidarité religieuse
La nouvelle a trouvé écho dans les autres groupes religieux et la grogne s'est installée.
L'avocat de l'Alliance évangéliste du Canada, Donald Hutchinson, a même envoyé une lettre à la ministre Courchesne pour lui demander de respecter les convictions des mennonites et d'attendre que la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables soit terminée.
Devant le refus du ministère, les familles concernées, cinq sur une quinzaine que compte la communauté, menacent de quitter le Québec pour l'Ontario [ou le Nouveau-Brunswick], où le gouvernement est plus conciliant.
Actuellement, tous les élèves qui devaient faire leur rentrée dans la petite école sont désormais en Ontario.
« Les familles ont déjà loué des appartements, mais ils n'ont pas mis leur ferme en vente, nous apprend Tina Andreis , mennonite et mère de 4 enfants. Ils ne veulent pas partir, mais s'il n'y a aucun moyen de s'entendre, ils vont quitter. »
C'est l'impasse
Le ministère de l'Éducation ne cédera pas. Les mennonites non plus.
Une rencontre entre les représentants de la communauté mennonite et les fonctionnaires du ministère de l'Éducation a eu lieu samedi, mais elle n'a pas permis de régler le conflit. Selon Keith Wedel, mennonite présent à la rencontre, la situation n'a pas changé.
« Le ministère ne peut pas accepter une école qui ne répond pas aux normes, dit Jean-Parcal Bernier, attaché de presse de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne. Tant que les éléments de base ne seront pas appliqués, le ministère ne cédera pas. »
Laisser les parents décider
La situation énerve Patrick Andreis, un non-mennonite marié à une mennonite et très impliqué dans les revendications de la communauté de sa ville. « Chaque fois que le ministère dit qu'il dialogue, il répète la même chose, dit-il. Mon avis est que le gouvernement a un monopole sur l'éducation et qu'il s'occupe de choses qui ne sont pas de son ressort. » Selon lui, le ministère devrait laisser les parents décider de l'enseignement qu'ils veulent donner à leurs enfants sans imposer un programme qui peut choquer leurs croyances.
Une seconde rencontre entre le ministère et la communauté devrait avoir lieu cette semaine. »
Carnet voué à la promotion d'une véritable liberté scolaire au Québec, pour une diversité de programmes, pour une plus grande concurrence dans l'enseignement.
lundi 3 septembre 2007
Le Québec, un modèle d'intolérance
Article intéressant du Journal de Montréal du 3 septembre 2007 sur les libertés scolaire et religieuse (ou plutôt sur le manque de libertés) au Québec :
Le Québec est laïque, la liberté individuelle y est la valeur absolue
En exergue, dans le numéro du 15 septembre 2007 de l’Actualité, à la page 40, le traducteur Éric Poirier déclare en gros caractères (22 points typographiques):
Cette déclaration semble assez représentative d’une frange de la population québécoise qui s’exprime souvent dans les médias. Si on peut bien comprendre ce qu’est une institution laïque (elle ne favorise aucune religion, elle incarne la séparation de l’État et de la religion d’ailleurs préconisée par le Christ), qu’est-ce qu’une personne laïque ? Une personne qui ne favorise aucune religion ? Un athée ou un agnostique pour être clair ? Pourquoi cet euphémisme de « laïque » qui paraît neutre et bienveillant en première analyse ?
Il est vrai que la société québécoise est dominée par ces areligieux (sans qu’ils ne représentent nécessairement la population), mais il y a un pas à conclure ensuite, comme s’il s’agissait d’une conséquence logique, que la liberté individuelle est absolue au Québec. C’est bien évidemment faux puisque les libertés religieuses ne sont pas respectées comme l’exemple des mennonites de Roxton Falls l’a montré à l’envi, ce qui a d’ailleurs mérité au Québec une place au palmarès des libertés religieuses menacées (International Religious Freedom News).
Enfin, ces « laïques » se sont-ils jamais demandé si leurs valeurs hédonistes et progressistes ne sont pas responsables du manque de conscience linguistique de la part de nombreux francophones que certains « laïques », comme M. Poirier, regrettent amèrement ? Car, enfin, le matérialisme ambiant s’accorde bien avec l’anglais qui rapporte plus en Amérique du Nord que le français. De même l’hédonisme des « laïques » n’explique-t-il pas en partie la dénatalité québécoise (la maternité enchaîne pour eux les femmes au foyer) qui mine la force du français au Québec ? Rappelons que les Américains blancs non hispaniques, « intégristes » et « laïques » confondus, ont nettement plus d’enfants (1,84 enfant/femme en 2004 et 2005) que les Québécois, toute ethnie confondue, qui n’ont que 1,5 enfant/femme en 2004 y compris les Amérindiennes et les immigrantes plus fécondes que les Québécoises de naissance. Pire, les États américains les plus conservateurs et les plus religieux ont encore plus d’enfants que les États démocrates ! Et tout cela sans politique familiale ni garderies ruineuses dont l'incidence sur la natalité est minime si tant est qu'elle soit même observable. Les areligieux québécois devraient vraiment se poser la question de savoir si leurs « valeurs laïques » ne conduisent pas au lent déclin de la spécificité de la société québécoise en Amérique du Nord : sa langue et non son progressisme commun à une bonne partie des villes anglophones du Nord-est du continent. Incidemment, la Nouvelle-Angleterre progressiste voisine du Québec a également un des taux de fécondité les plus bas des États-Unis (1,5 enfant/femme), tiens comme le Québec!
« Ceux qui dominent dans notre société sont laïques. Et, au Québec, la liberté individuelle est absolue. »M. Poirier, qui regrette par ailleurs l’emprise grandissante de l’anglais au Québec, justifiait ainsi sa confiance dans l’avenir « laïque » du Québec, il ne craint pas les « intégristes [qui] mènent un combat d’arrière-garde. »
Cette déclaration semble assez représentative d’une frange de la population québécoise qui s’exprime souvent dans les médias. Si on peut bien comprendre ce qu’est une institution laïque (elle ne favorise aucune religion, elle incarne la séparation de l’État et de la religion d’ailleurs préconisée par le Christ), qu’est-ce qu’une personne laïque ? Une personne qui ne favorise aucune religion ? Un athée ou un agnostique pour être clair ? Pourquoi cet euphémisme de « laïque » qui paraît neutre et bienveillant en première analyse ?
Il est vrai que la société québécoise est dominée par ces areligieux (sans qu’ils ne représentent nécessairement la population), mais il y a un pas à conclure ensuite, comme s’il s’agissait d’une conséquence logique, que la liberté individuelle est absolue au Québec. C’est bien évidemment faux puisque les libertés religieuses ne sont pas respectées comme l’exemple des mennonites de Roxton Falls l’a montré à l’envi, ce qui a d’ailleurs mérité au Québec une place au palmarès des libertés religieuses menacées (International Religious Freedom News).
Enfin, ces « laïques » se sont-ils jamais demandé si leurs valeurs hédonistes et progressistes ne sont pas responsables du manque de conscience linguistique de la part de nombreux francophones que certains « laïques », comme M. Poirier, regrettent amèrement ? Car, enfin, le matérialisme ambiant s’accorde bien avec l’anglais qui rapporte plus en Amérique du Nord que le français. De même l’hédonisme des « laïques » n’explique-t-il pas en partie la dénatalité québécoise (la maternité enchaîne pour eux les femmes au foyer) qui mine la force du français au Québec ? Rappelons que les Américains blancs non hispaniques, « intégristes » et « laïques » confondus, ont nettement plus d’enfants (1,84 enfant/femme en 2004 et 2005) que les Québécois, toute ethnie confondue, qui n’ont que 1,5 enfant/femme en 2004 y compris les Amérindiennes et les immigrantes plus fécondes que les Québécoises de naissance. Pire, les États américains les plus conservateurs et les plus religieux ont encore plus d’enfants que les États démocrates ! Et tout cela sans politique familiale ni garderies ruineuses dont l'incidence sur la natalité est minime si tant est qu'elle soit même observable. Les areligieux québécois devraient vraiment se poser la question de savoir si leurs « valeurs laïques » ne conduisent pas au lent déclin de la spécificité de la société québécoise en Amérique du Nord : sa langue et non son progressisme commun à une bonne partie des villes anglophones du Nord-est du continent. Incidemment, la Nouvelle-Angleterre progressiste voisine du Québec a également un des taux de fécondité les plus bas des États-Unis (1,5 enfant/femme), tiens comme le Québec!
dimanche 2 septembre 2007
Écoles indépendantes : largeur d'esprit de la Saskatchewan
On verra ci-dessous comme il est facile de devenir enseignant en Saskatchewan dans une école dite indépendante (comprendre non subventionnée). L’extrait ci-dessous est extrait de The Independent Schools Regulations publiées par le gouvernement de la Saskatchewan, dont nous n’avons pas trouvé de traduction officielle. Nous fournissons donc ici notre traduction officieuse.
« Critères d’embauche des enseignantsEt voilà, une fois l’école religieuse inscrite et les professeurs admissibles (ce qui ne pose pas de problème habituellement s’il s’agit de personnes désignées par ces écoles religieuses), l’école indépendante peut fonctionner légalement. Elle ne bénéficiera pas de subventions, mais elle pourra choisir son programme et ses enseignants sans devoir se plier à des critères vétilleux que certains groupes religieux trouvent même contraires à leurs croyances. Personne en Saskatchewan ne semble se plaindre de cette législation libérale.
10 (1) Toute école indépendante inscrite ne peut embaucher que des enseignants du secteur indépendant :
(a) qui sont des enseignants diplômés ou
(b) qui détiennent une lettre d’admissibilité.
(2) Une école indépendante inscrite a le droit de n’embaucher que des enseignants qui partagent la foi et les coutumes du propriétaire ou du directeur de ladite école indépendante.
15 mars 91 cE-0.1 Reg 11 s10.
[…]
Lettre d’admissibilité
12 (1) Le conseil d’une école religieuse indépendante inscrite peut faire la demande au ministre, sur un formulaire prévu à cet effet par le ministre, d’une lettre d’admissibilité à enseigner en faveur d’une personne que le conseil a l’intention d’embaucher en tant qu’enseignant du secteur indépendant.
(2) Sous réserve du paragraphe (4), le ministre peut délivrer à un enseignant du secteur indépendant une lettre d’admissibilité à enseigner dans une école religieuse indépendante aux conditions que le ministre juge appropriées.
(3) Sous réserve du paragraphe (4), il n’existe pas de condition minimale à l’obtention de ladite lettre d’admissibilité à enseigner.
(4) Le ministre peut refuser de délivrer une lettre d’admissibilité à enseigner à quiconque
(a) a vu son diplôme d’enseignant suspendu ou révoqué par une administration scolaire canadienne, ou
(b) a été condamnée en vertu du Code criminel du Canada, tel qu’amendé périodiquement, d’un crime sexuel ou de tout autre délit mettant en cause un mineur d’âge.
(5) Le refus d’émettre une lettre d’admissibilité à enseigner par le ministre, s’accompagne de la part du ministre :
(a) d’une lettre informant de ce refus le conseil de l’école indépendante inscrite qui avait fait la demande, et
(b) d’une explication écrite justifiant la non-délivrance envoyée au conseil de ladite école indépendante inscrite.
15 Mar 91 cE-0.1 Reg 11 s12. »
vendredi 31 août 2007
Fermer des écoles pour imposer des « valeurs » communes ?
La lecture du journal des débats de l’Assemblée nationale est instructive, il faut le reconnaître.
M. Fournier, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport en novembre 2006, s’est exprimé en chambre assez longuement sur les enfants des écoles dites « illégales » comme l'école juive orthodoxe Taldos Yakov Yosef, à Outremont, qui avait défrayé la chronique quelque temps auparavant.
Selon le ministre de l’époque, il faut que les « parents comprennent combien il est important pour [leurs enfants] de faire partie de la société, de connaître l'ensemble des valeurs de cette société-là et de les partager avec tout le monde. » Connaître et partager... Et si les parents ne veulent pas que leurs enfants partagent les « valeurs » des fonctionnaires québécois ? Il faudra malgré tout les imposer aux enfants ?
Lors de ce débat, le ministre ne fait nulle part explicitement mention à une formation solide dans les matières de base comme les langues, les mathématiques, la géographie, des notions de physique, etc. En revanche, il revient plusieurs fois sur le fait que les jeunes qui fréquentent ces écoles religieuses n’ont pas « la possibilité de se développer pour l'ensemble de leur vie ».
Est-ce à dire que les juifs, les mennonites, les évangéliques, les catholiques qui ne sont pas passés par l’école laïque québécoise – notamment parce qu’ils n’ont immigré au Québec qu’après leur scolarité, instruction qu’ils veulent d’ailleurs donner à leurs enfants – sont aujourd’hui des citoyens québécois incapables « de se développer pour l'ensemble de leur vie » au sein de la société québécoise ?
M. Fournier, le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport en novembre 2006, s’est exprimé en chambre assez longuement sur les enfants des écoles dites « illégales » comme l'école juive orthodoxe Taldos Yakov Yosef, à Outremont, qui avait défrayé la chronique quelque temps auparavant.
Selon le ministre de l’époque, il faut que les « parents comprennent combien il est important pour [leurs enfants] de faire partie de la société, de connaître l'ensemble des valeurs de cette société-là et de les partager avec tout le monde. » Connaître et partager... Et si les parents ne veulent pas que leurs enfants partagent les « valeurs » des fonctionnaires québécois ? Il faudra malgré tout les imposer aux enfants ?
Lors de ce débat, le ministre ne fait nulle part explicitement mention à une formation solide dans les matières de base comme les langues, les mathématiques, la géographie, des notions de physique, etc. En revanche, il revient plusieurs fois sur le fait que les jeunes qui fréquentent ces écoles religieuses n’ont pas « la possibilité de se développer pour l'ensemble de leur vie ».
Est-ce à dire que les juifs, les mennonites, les évangéliques, les catholiques qui ne sont pas passés par l’école laïque québécoise – notamment parce qu’ils n’ont immigré au Québec qu’après leur scolarité, instruction qu’ils veulent d’ailleurs donner à leurs enfants – sont aujourd’hui des citoyens québécois incapables « de se développer pour l'ensemble de leur vie » au sein de la société québécoise ?
La première JIPLI aura lieu le 15 septembre 2007

Les principaux objectifs de cette manifestation sont :
- d'informer l'ensemble de la population de cette liberté fondamentale qu'est l'enseignement libre et plus particulièrement l'instruction en famille;
- de mettre en lumière la difficulté croissante pour la réalisation de ce choix;
- de mieux connaître et de respecter davantage les familles ayant choisi cette liberté.
Pour organiser une manifestation, des animations, obtenir une affiche, contactez JIPLI.
jeudi 30 août 2007
Les élèves apprendraient mieux sans ordinateur
Extrait d'un article un peu hérétique du Daily Telegraph de 2005, déterré par un bulletin reçu par courriel.
Personnellement, nous avons de l’expérience avec des enfants éduqués à la maison qui n’ont accès qu'à un ordinateur dépourvu d'accès internet et qui ne peut servir, pendant la journée, qu’à visionner des logiciels et des DVD éducatifs d'accompagnement (comme Planète maths) et nous n’avons eu qu’à nous féliciter de ces aides à l'enseignement.
« Moins les élèves utilisent les ordinateurs à l'école et à la maison, mieux ils réussissent les tests internationaux de lecture, rédaction et mathématiques, indique aujourd’hui la plus grande étude réalisée sur ce sujet.Malheureusement, cet article ne précise pas ce que faisaient ces adolescents avec les ordinateurs mis à leur disposition, ni — si les logiciels en question étaient didactiques — quelle méthode d'enseignement ces logiciels avaient adoptée.
Celle-ci soulève des interrogations quant à la décision du gouvernement, annoncée par Gordon Brown la semaine dernière, de dépenser encore 1,5 milliard de livres (3,2 milliards de dollars canadiens) pour des ordinateurs dans les écoles, en plus des 2 500 000 000 £ déjà dépensés (5,3 milliards de dollars).
M. Brown a déclaré : « L'enseignement et la révolution éducative ne sont font plus à l’aide de tableaux noirs et de craie, mais avec des ordinateurs et des tableaux blancs électroniques. »
Toutefois, l'étude publiée par la Société royale d’économie indique que « Malgré les nombreuses affirmations de politiciens et de fournisseurs de logiciels, il n’existe pas de preuve à ce stade que l’utilisation d'ordinateurs à l'école améliore considérablement l’apprentissage des élèves dans les matières de base comme les mathématiques ou la lecture. » Au contraire, plus les élèves utilisent l’ordinateur, plus leurs résultats dans ces domaines sont mauvais, ont indiqué Thomas Fuchs et Ludger Wossmann de l'université de Munich. Leur rapport souligne également que le fait de pouvoir se servir d’un ordinateur au travail – une des justifications pour consacrer tant de temps à l’enseignement de l’informatique – n’avait pas plus d’impact sur la probabilité de trouver un emploi ou sur le niveau des salaires que le fait de pouvoir se servir d’un téléphone ou d’un crayon.
Les chercheurs ont analysé les résultats et le profil socioéconomique des familles de 100 000 élèves de 15 ans dans 31 pays qui avaient participé à l'étude PISA (Programme international sur le suivi des acquis des élèves) de l’an 2000 menée par l’OCDE. À la satisfaction du gouvernement britannique et de beaucoup d’autres, PISA avait conclu que, plus les élèves utilisaient un ordinateur, plus leurs résultats étaient bons. PISA suggérait même que ceux qui avaient plus d’un ordinateur chez eux avaient un an d’avance sur ceux qui n’en avaient aucun.
L’étude de la Société royale d’économie décrit cette conclusion comme « hautement trompeuse » car l’accès à un ordinateur à la maison est lié à d’autres caractéristiques socioéconomiques, tout comme la présence d’ordinateurs à l’école est fortement corrélée à l’accès à d’autres ressources.
Après l’élimination de ces influences, la corrélation entre l’utilisation d’un ordinateur et les résultats en mathématiques et en lecture se réduit à zéro, ce qui démontre comment « des interprétations hardies peuvent mener à des conclusions visiblement fausses ».
Plus les élèves avaient accès à des ordinateurs à la maison, plus leurs résultats étaient bas, en partie parce qu’ils étaient détournés de leurs devoirs.
Les élèves font moins bien dans les écoles généreusement équipées d’ordinateurs, apparemment parce que l'instruction informatisée a remplacé des formes plus efficaces d'enseignement. »
Personnellement, nous avons de l’expérience avec des enfants éduqués à la maison qui n’ont accès qu'à un ordinateur dépourvu d'accès internet et qui ne peut servir, pendant la journée, qu’à visionner des logiciels et des DVD éducatifs d'accompagnement (comme Planète maths) et nous n’avons eu qu’à nous féliciter de ces aides à l'enseignement.
mercredi 29 août 2007
Texte à méditer
« Les parents ont par priorité le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants »
Déclaration universelle des droits de l'Homme, 1948, § 26-3.
États-Unis – popularité croissante de l’instruction à la maison
Brian Ray, fondateur et président du National Home Education Research Institute, évalue qu’entre 1,9 et 2,4 millions d'enfants d’âge scolaire étaient instruits à la maison aux États-Unis en 2005-06. Le National Center for Education Statistics estime pour sa part que le nombre d’enfants instruits à domicile a augmenté de 29 pour cent de 1999 à 2003. Selon la HSLDA – un groupe de pression et d’aide juridique – les jeunes instruits en famille forment un des secteurs du marché de l’éducation qui croît le plus vite avec une croissance de 7 à 15 pour cent par an, chiffres confirmés par Brian Ray. La nature indépendante de l’école à maison rend difficile la publication de chiffres définitifs.
Bien que la religion soit une des principales raisons pour lesquelles les parents s’engagent dans l’éducation à la maison, il ne s’agit pas de la seule raison. Le manque de sécurité dans les écoles, les programmes marqués à gauche et la mauvaise qualité de l’enseignement public sont également des facteurs. Le profil démographique des parents varie. Le revenu familial, l’origine ethnique et le niveau de scolarité des parents ne semblent pas avoir d’impact dans le choix de faire l’école à la maison d’après les études publiées l’année passée par Brian Ray.
Une caractéristique commune, cependant, à tous les enfants éduqués à la maison est leurs bons résultats scolaires. Selon Ray, les élèves instruits à domicile ont habituellement des résultats de 15 à 30 centiles au-dessus de leurs homologues de l’école publique, quels que soient la scolarité ou les revenus des parents.
John Wojnicki a éduqué ses quatre enfants à la maison et voit aujourd’hui ses enfants en faire de même avec leurs propres enfants. Il rappelle que, bien qu’on insiste souvent sur les résultats scolaires supérieurs des enfants instruits à la maison dans les discussions, selon lui, les avantages les plus importants de l’instruction à la maison sont la possibilité de se concentrer sur la formation du caractère des enfants, chose qui manque cruellement dans les écoles publiques. Il ne faut pas non plus, à son avis, faire passer les enfants éduqués à la maison pour des intellos ringards mal dans leur peau.
Mbuyi Khuzadi savait qu’il allait éduquer ses enfants à la maison avant même de rencontrer et d’épouser sa femme, Mong-Tham. Le fait que l’école publique se soit de plus en plus écartée de l’enseignement des matières de base pour enseigner des cours plus orientés moins neutres n’a fait que renforcer sa conviction initiale. L’idée récente de généraliser la maternelle (garderie) à tous les enfants n’a fait qu’augmenter ses inquiétudes à ce sujet.
« Notre rôle en tant que parents est de préserver chez nos enfants notre relation en Christ, de les aider à connaître le Christ et à l’accepter » de déclarer Khuzadi, père de six enfants. « Quand l’État prend vos enfants à l’âge de 4 ans, les garde toute la journée et vous dit qu’on ne peut pas vraiment parler de votre religion, ce n’est pas possible. »
Khuzadi est convaincu que les parents chrétiens ne peuvent compter sur un culte dominical pour contrecarrer les cinq jours d’enseignement « progressiste » et « laïque » qui émanent des écoles publiques. Selon l'étude Homeschoolers Grown Up 2004 de B. Ray citée par l'association de M. Khuzadi, Exploring homeschooling, 94 % des enfants instruits en famille gardent la foi et 93 % continuent d'aller à l'église après la fin de leurs études secondaires, alors que seuls 15 à 25 % des enfants qui ont fréquenté l'école publique font de même.
Bien que la religion soit une des principales raisons pour lesquelles les parents s’engagent dans l’éducation à la maison, il ne s’agit pas de la seule raison. Le manque de sécurité dans les écoles, les programmes marqués à gauche et la mauvaise qualité de l’enseignement public sont également des facteurs. Le profil démographique des parents varie. Le revenu familial, l’origine ethnique et le niveau de scolarité des parents ne semblent pas avoir d’impact dans le choix de faire l’école à la maison d’après les études publiées l’année passée par Brian Ray.
Une caractéristique commune, cependant, à tous les enfants éduqués à la maison est leurs bons résultats scolaires. Selon Ray, les élèves instruits à domicile ont habituellement des résultats de 15 à 30 centiles au-dessus de leurs homologues de l’école publique, quels que soient la scolarité ou les revenus des parents.
John Wojnicki a éduqué ses quatre enfants à la maison et voit aujourd’hui ses enfants en faire de même avec leurs propres enfants. Il rappelle que, bien qu’on insiste souvent sur les résultats scolaires supérieurs des enfants instruits à la maison dans les discussions, selon lui, les avantages les plus importants de l’instruction à la maison sont la possibilité de se concentrer sur la formation du caractère des enfants, chose qui manque cruellement dans les écoles publiques. Il ne faut pas non plus, à son avis, faire passer les enfants éduqués à la maison pour des intellos ringards mal dans leur peau.
Mbuyi Khuzadi savait qu’il allait éduquer ses enfants à la maison avant même de rencontrer et d’épouser sa femme, Mong-Tham. Le fait que l’école publique se soit de plus en plus écartée de l’enseignement des matières de base pour enseigner des cours plus orientés moins neutres n’a fait que renforcer sa conviction initiale. L’idée récente de généraliser la maternelle (garderie) à tous les enfants n’a fait qu’augmenter ses inquiétudes à ce sujet.
« Notre rôle en tant que parents est de préserver chez nos enfants notre relation en Christ, de les aider à connaître le Christ et à l’accepter » de déclarer Khuzadi, père de six enfants. « Quand l’État prend vos enfants à l’âge de 4 ans, les garde toute la journée et vous dit qu’on ne peut pas vraiment parler de votre religion, ce n’est pas possible. »
Khuzadi est convaincu que les parents chrétiens ne peuvent compter sur un culte dominical pour contrecarrer les cinq jours d’enseignement « progressiste » et « laïque » qui émanent des écoles publiques. Selon l'étude Homeschoolers Grown Up 2004 de B. Ray citée par l'association de M. Khuzadi, Exploring homeschooling, 94 % des enfants instruits en famille gardent la foi et 93 % continuent d'aller à l'église après la fin de leurs études secondaires, alors que seuls 15 à 25 % des enfants qui ont fréquenté l'école publique font de même.
Un évêque irlandais invite le gouvernement à soutenir les mères au foyer
Selon une dépêche de CWNews.com, un évêque irlandais a invité le gouvernement du pays à mettre en place des politiques qui récompenseraient les parents qui s'occupent de leurs propres enfants.
L’évêque irlandais Christopher Jones d'Elphin a suggéré que les gouvernements incitent, par la fiscalité, au moins un parent à demeurer à la maison avec ses enfants en bas âge.
L’évêque Jones a dénoncé le manque d'attention du gouvernement par rapport au bien-être des familles, plus particulièrement les familles ayant des enfants en bas âge. Mgr Jones relève que les nouvelles politiques gouvernementales encouragent les parents à intégrer le marché du travail, « c’est une bonne chose pour l'économie, mais pas pour les enfants en bas âge ou pour leur formation comme futurs citoyens de notre pays. »
L’évêque irlandais Christopher Jones d'Elphin a suggéré que les gouvernements incitent, par la fiscalité, au moins un parent à demeurer à la maison avec ses enfants en bas âge.
L’évêque Jones a dénoncé le manque d'attention du gouvernement par rapport au bien-être des familles, plus particulièrement les familles ayant des enfants en bas âge. Mgr Jones relève que les nouvelles politiques gouvernementales encouragent les parents à intégrer le marché du travail, « c’est une bonne chose pour l'économie, mais pas pour les enfants en bas âge ou pour leur formation comme futurs citoyens de notre pays. »
L'Alliance évangélique du Canada écrit à la ministre Courchesne
Alors que le Québec figure en première place cette semaine au palmarès des libertés religieuses menacées (International Religious Freedom News), l'avocat de l'Alliance évangélique du Canada envoie une lettre à la Ministre de l'Éducation, Mme Courchesne, au sujet des menaces judiciaires qui planent sur les mennonites de Roxton Falls.
Dans celle-ci, l'avocat-conseil de l'association qui représente les évangéliques du Canada (12 % des Canadiens sont évangéliques) signale qu'il n'agit pas à la demande des mennonites qui refusent, par conviction religieuse, d'engager des poursuites. Il rappelle que, si les reportages sont exacts, les croyances religieuses des mennonites peuvent légitimement s'opposer à plusieurs parties du programme pédagogique que veut lui imposer Québec.
Don Hutchinson rappelle également que la suppression des écoles mennonites, dans les années 1920 au Manitoba et en Saskatchewan, força à l'exil des milliers de mennonites qui s’installèrent en Amérique latine. (Le prix du jury ex aequo 2007 de Cannes, Stellet Licht, se passe dans une colonie mennonite de l’État de Chihuahua au Mexique fondée à la suite de cet exil forcé.) Il s’agit d’un moment embarrassant de l’histoire du Canada qu’il ne faut pas répéter.
L’avocat-conseil termine sa lettre en demandant au Ministère de l'Éducation de surseoir à sa décision, de lever la menace de sanction judiciaire à l'encontre des parents mennonites et de laisser les mennonites éduquer leurs enfants dans leur école, au moins jusqu’à ce que la Commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement ait terminé son travail. En cela il rejoint les demandes du maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante, effectuées auprès des différentes autorités provinciales.
Dans celle-ci, l'avocat-conseil de l'association qui représente les évangéliques du Canada (12 % des Canadiens sont évangéliques) signale qu'il n'agit pas à la demande des mennonites qui refusent, par conviction religieuse, d'engager des poursuites. Il rappelle que, si les reportages sont exacts, les croyances religieuses des mennonites peuvent légitimement s'opposer à plusieurs parties du programme pédagogique que veut lui imposer Québec.
Don Hutchinson rappelle également que la suppression des écoles mennonites, dans les années 1920 au Manitoba et en Saskatchewan, força à l'exil des milliers de mennonites qui s’installèrent en Amérique latine. (Le prix du jury ex aequo 2007 de Cannes, Stellet Licht, se passe dans une colonie mennonite de l’État de Chihuahua au Mexique fondée à la suite de cet exil forcé.) Il s’agit d’un moment embarrassant de l’histoire du Canada qu’il ne faut pas répéter.
L’avocat-conseil termine sa lettre en demandant au Ministère de l'Éducation de surseoir à sa décision, de lever la menace de sanction judiciaire à l'encontre des parents mennonites et de laisser les mennonites éduquer leurs enfants dans leur école, au moins jusqu’à ce que la Commission Bouchard-Taylor sur les pratiques d'accommodement ait terminé son travail. En cela il rejoint les demandes du maire de Roxton Falls, Jean-Marie Laplante, effectuées auprès des différentes autorités provinciales.
Inscription à :
Articles (Atom)