mercredi 7 février 2024

Critères de discrimination négative du groupe Disney, Elon Musk promet d'aider les victimes

Mise à jour du 7 février

Disney envisagerait de confier à Ayo Edebiri le rôle principal de "Pirates 6", un film qui mettrait en scène des pirates plus jeunes à la recherche d'un trésor caché. Ayo Edebiri est une actrice hollywoodienne relativement peu remarquée.

Johnny Depp à gauche, Ayo Edebiri à droite

Le personnage pour lequel elle est pressentie s'appelle Anne et il est possible que ce personnage soit basé sur la pirate Anne Bonny, qui était une Irlandaise (une blanche donc...)

Ayo Edebiri est née à Boston dans l'état du Massachusetts en 1995. Elle grandit dans une famille pratiquant le pentecôtisme avec une mère originaire de la Barbade et un père du Nigeria.



Billet du 6 février

Le milliardaire Elon Musk s’est insurgé contre les normes de discrimination négative du groupe Disney (c’est-à-dire Disney même, la chaîne généraliste ABC, National Géographique, Marvel, FX et d’autres filiales) : « C’est du racisme et du sexisme obligatoires et institutionnalisés ! ». Nous reproduisons ces « normes » traduites ci-dessous.

Elon Musk a promis d’aider les victimes de cette discrimination.


NORMES D’INCLUSION
NORME A

REPRÉSENTATION À L’ÉCRAN

Au moins TROIS des CINQ domaines suivants doivent être remplis pour satisfaire à la norme A :
 
  • A1 Personnages : 50 % ou plus des personnages écrits réguliers et récurrents sont issus de groupes sous-représentés.
  • A2 Acteurs : 50 % ou plus des acteurs réguliers et récurrents sont issus de groupes sous-représentés.
  • A3 Personnages secondaires : Inclusion significative des groupes sous-représentés en tant que personnages secondaires ou moins importants à l’écran, y compris les acteurs de second plan.
  • A4 Prémisses de la série : intégration significative des groupes sous-représentés dans les thèmes et récits généraux.
  • A5 Récit épisodique : Intégration significative et continue des groupes sous-représentés dans les thèmes et récits épisodiques.
NORME B

ENCADREMENT CRÉATIF

Au moins TROIS des SIX domaines suivants doivent être remplis pour satisfaire à la norme B :
 
  • B1 50 % ou plus des producteurs et des membres de l’équipe de scénaristes et 50 % ou plus des coproducteurs et des membres de l’équipe de scénaristes sont issus de groupes sous-représentés. Groupes sous-représentés
  • B2 Au moins 50 % des réalisateurs d’épisodes sont issus de groupes sous-représentés.
  • B3 Le directeur de la distribution des rôles est issu d’un groupe sous-représenté ou n’a jamais travaillé dans une émission de la DGE à ce titre. [Disney Disney General Entertainment, la télé Disney : ABC, Canal Disney, National Geographic, FX, etc.]
  • B4 Représentation significative des groupes sous-représentés au sein de la direction de la création.
  • B5 Promotion d’un membre d’un groupe sous-représenté dans un rôle qui constitue une progression de carrière pour au moins un membre de l’équipe de rédaction.
  • B6 Augmentation substantielle, d’une année sur l’autre, du nombre de membres des groupes sous-représentés parmi les directeurs et les rédacteurs.
NORME C

HORS MÉDIAS

Au moins DEUX des CINQ domaines suivants doivent être remplis pour satisfaire à la norme C :
 
  • C1 50 % ou plus des producteurs délégués et/ou des chefs de département de production (directeur photo, compositeur, costumier, monteur, concepteur de production, superviseur de la musique, etc., concepteur de production, superviseur musical…) sont issus de groupes sous-représentés.
  • C2 50 % ou plus des autres rôles clés (tous les postes techniques et d’équipe de niveau intermédiaire) sont issus de groupes sous-représentés.
  • C3 50 % ou plus de l’ensemble de l’équipe ou du personnel du projet sont issus des groupes sous-représentés.
  • C4 Promotion d’un membre du groupe sous-représenté dans un rôle qui constitue une progression de carrière pour au moins un membre de l’équipe.
  • C5 Embauche d’un producteur délégué et/ou d’un chef de département de production qui n’a pas été employé auparavant dans ce rôle pour une émission de DGE.
NORME D

ACCÈS À L’INDUSTRIE ET DÉVELOPPEMENT DE CARRIÈRE

Au moins TROIS des SIX domaines suivants doivent être remplis pour satisfaire à la norme D :
 
  • D1 Possibilités d’emploi rémunéré telles que des apprentissages, des stages, des conseillers experts pour faciliter l’éligibilité syndicale des membres des groupes sous-représentés (le programme CTDI PA remplit les conditions requises).
  • D2 Possibilités de formation et/ou de développement des compétences (artisanat, création et commerce), y compris des possibilités ponctuelles d’expérience professionnelle pour les étudiants issus de groupes sous-représentés (à coordonner par l’intermédiaire de Current Executive & Corporate Social Responsibility).
  • D3 « Premier emploi » pour un membre d’un groupe sous-représenté dans un rôle qui constitue une progression de carrière à partir d’une formation antérieure (le recrutement dans le cadre du programme d’écriture ou de réalisation du CTDI est admissible).
  • D4 Au moins 50 % des fournisseurs ou sous-traitants externes employés par la production offrent un accès à l’industrie ou des perspectives d’emploi aux membres des groupes sous-représentés tels que définis aux points D1 à D3.
  • D5 Participation du producteur ou du chef de département à l’initiative de développement des talents de la DGE, à une guilde ou à un autre programme de mentorat approuvé (la participation en tant que panéliste/présentateur à un événement de la CTDI est admissible ; le mentorat sera vérifié par le cadre actuel).
  • D6 Le producteur développe/exécute un programme de D&I spécifique à l’émission, sous réserve de l’approbation du réseau.

Le contexte est essentiel pour déterminer si un groupe est « sous-représenté ».

Il est interdit à toute personne impliquée dans les décisions d’embauche de poser des questions aux candidats et aux talents sur leur race, leur religion, leur couleur, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur genre, leur identité sexuelle, leur statut de militaire ou d’ancien combattant, leur âge, leur handicap ou toute autre catégorie protégée par la loi, qu’ils soient réels ou perçus comme tels.


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Égalité en emploi à l’UQAM :  le recteur de l’UQAM répond à Joseph Facal dans un texte publié dans la section Faites la différence du Journal de Montréal. 

Analyse des échanges avec Joëlle Quérin, enseignante au département de sciences sociales du Cégep de Saint-Jérôme et titulaire d'un doctorat en sociologie.

Le débat autour des programmes de discrimination positive dans le système universitaire préoccupe davantage depuis les derniers mois. Un échange entre le chroniqueur Joseph Facal et une figure d'autorité de l'UQAM a suscité des opinions divergentes sur la question. Ces programmes sont-ils réellement discriminatoires? Mathieu Bock-Côté s’est entretenu avec Joëlle Quérin, enseignante au département de sciences sociales du Cégep de Saint-Jérôme afin d'approfondir la réflexion.


L' enseignante a partagé son point de vue, soulignant que l'écart de candidatures basé sur des critères non académiques constitue de facto de la discrimination.

Elle a mentionné des cas antérieurs liés aux programmes de recherche du Canada, où des quotas étaient imposés, créant des exclusions basées sur la race et d'autres caractéristiques.

Joëlle Quérin a également souligné une évolution inquiétante : l'inclusion de ces critères dans la convention collective des professeurs de l'UQAM, marquant un nouveau niveau de formalisation de ces pratiques. La discussion a abordé la question des postes réservés, où Joëlle Quérin a souligné les dangers de remplacer une discrimination par une autre, mettant en avant l'importance des compétences plutôt que de l'identité.

En conclusion, l’enseignante a exprimé la nécessité d'une critique informée et courageuse de ces programmes, reconnaissant les défis posés par la défense des privilèges perçus.

La possibilité de remettre en question ces programmes semble dépendre d'une mobilisation concertée et d'une dénonciation systématique des situations problématiques.

N.B. Ce texte a été écrit à l'aide de l'intelligence artificielle à partir de l'entrevue audio de QUB.

L'Alberta annonce l'interdiction de la chirurgie de changement de sexe pour les mineurs (m à j, vidéos)

Mise à jour du 7 février.

Pierre Poilièvre, chef du Parti conservateur du Canada, soutient que les adultes devraient être libres de faire des choix concernant leur propre corps et s'oppose à la prescription de bloqueurs de puberté aux moins de 18 ans. Voir vidéo ci-dessous (en anglais uniquement, car aucune question sur ce sujet ne lui a été posée en français lors d'un point de presse au Parlement à Ottawa).


Mise à jour du 5 février

Le ministre fédéral et libéral de la Santé (compétence pourtant provinciale), Mark Holland, est « profondément troublé » par le fait que les mineurs de l’Alberta ne pourront plus se faire charcuter des parties saines de leurs corps.

Flanqué d’un collègue à la mine catastrophée, le ministre a utilisé, à mots à peine voilés, l’éculé prétexte que sans ces mutilations les enfants se suicideront davantage.

Argument pourtant largement réfuté : À la lumière de six études, Remafedi trouve que le suicide chez les jeunes homosexuels s’explique peu par l’homophobie, mais davantage par la prostitution, la famille désunie, l’agression sexuelle en bas âge, les peines d’amour et l’étiquetage prématuré de l’orientation sexuelle.

Voir aussi cette lettre de 21 cliniciens et chercheurs de 9 pays : Aucune étude fondée sur les preuves démontre le bénéfice d’affirmer la transition de genre d’un mineur sur l’argument du risque suicidaire.

L’Alberta annonce une nouvelle loi de protection des enfants afin d’empêcher leur stérilisation ou mutilation permanente tant qu’ils sont mineurs…

Pour la gauche locale, le NPD, cette politique est une « violence » perpétrée à l’encontre des « jeunes ayant une identité de genre autre, bispirituelles ou trans.... les jeunes autochtones ». « Le placard est apparu avec la colonisation » de prétendre Blake Desjarlais.

Pour le NPD, protéger les enfants est colonialiste et raciste.


Billet du 31 janvier

Dans une annonce très attendue, la Première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a dévoilé mercredi un ensemble complet de politiques relatives à l’idéologie du genre et aux droits parentaux. 

Dans une vidéo publiée sur son compte X, la Première ministre a souligné son engagement à préserver les droits des enfants à se développer et à prendre des décisions importantes pour leur vie. Toutefois, elle a également fait part de ses appréhensions concernant les décisions irréversibles liées au sexe biologique des jeunes et a souligné les risques.

La droite canadienne applaudit cette loi (illustration traduite de The Counter Signal)

L’un des points centraux du discours de la Première ministre Smith a été la décision concernant les traitements de changement de sexe pour les mineurs. En particulier, les opérations de changement d’apparence sexuelle par le haut (ablation des seins par exemple) et par le bas (organes génitaux) ne seront pas autorisées pour les enfants âgés de 15 ans et moins en Alberta.

« Je suis d’avis que les adultes peuvent décider de modifier ou non [l’apparence de] leur sexe biologique, de prendre des décisions permanentes et irréversibles concernant leur sexe biologique, alors qu’un jeune peut gravement limiter ses choix futurs, en encourageant ou en permettant prématurément aux enfants de modifier leur biologie même ou leur croissance naturelle », a déclaré M. Smith.

« Même si elle est bien intentionnée et sincère, cette pratique présente un risque pour l’avenir de l’enfant. En tant que Première ministre, je ne suis pas à l’aise avec l’idée d’autoriser cette pratique dans notre province.

En outre, l’utilisation de bloqueurs de puberté et de thérapies hormonales à des fins de réassignation ou d’affirmation de genre sera strictement interdite pour les mineurs âgés de 15 ans et moins, des exceptions étant accordées à ceux qui suivent déjà un traitement.

Pour les mineurs âgés de 16 et 17 ans, la Première ministre a présenté une approche plus timorée. Ils seront autorisés à commencer des thérapies hormonales pour changer d’apparence sexuelle, à condition d’obtenir l’approbation explicite de leurs parents, de leurs médecins et de leurs psychologues. La condition est que le mineur soit jugé suffisamment mûr pour prendre de telles décisions.

La déclaration de la Première ministre Smith a également porté sur le domaine de l’éducation. Les parents sont désormais tenus d’être informés et de donner leur accord pour toute formation formelle sur l’identité de genre, l’orientation sexuelle ou la sexualité humaine.


En outre, les ressources documentaires ou les présentations de tiers relatives à ces sujets dans les écoles de la maternelle à la 12e année doivent être approuvées au préalable par le ministère de l’Éducation pour s’assurer qu’elles sont adaptées à l’âge des élèves.

La Première ministre a également mis l’accent sur les mesures concernant la question épineuse des changements de noms et de pronoms dans les écoles. Les parents doivent obligatoirement être informés et donner leur accord pour tout changement concernant un enfant âgé de 15 ans ou moins, alors que seule la notification sera obligatoire pour les enfants âgés de 16 et 17 ans.

Dans le cadre d’une collaboration avec les organisations sportives, la Première ministre Smith a dévoilé son intention d’offrir aux femmes et aux jeunes filles le choix de concourir dans des divisions réservées aux femmes, distinctes de celles des athlètes qui se disent femmes et qui sont biologiquement plus forts. 

L’annonce de la Première ministre Danielle Smith s’inscrit dans une tendance plus large parmi les dirigeants provinciaux. Le Premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, et le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, ont également pris des mesures importantes pour lutter contre l’idéologie du genre. Le Premier ministre Moe a notamment invoqué la clause dérogatoire pour faire adopter l’an dernier une politique en matière de droits parentaux.

Voir aussi

 
 
 

Surdiagnostics de dysphorie de genre chez des enfants : 35 psychologues démissionnent Fonctionnaires contre père : qui décide si un enfant mineur peut subir une thérapie de transition de genre ? 
 
Père : ma fille de 14 ans a été détruite par des hormones de transition imposées par un tribunal

Trans — Médecins inquiets que des enfants s’exposent à des ‘dégâts à long terme’ en raison de groupes de pression et de parents agressifs

Endocrinologues mettent en garde contre le traitement hormonal de la dysphorie sexuelle chez l’enfant 

Zemmour : Arrêter la puberté des enfants est criminel et le ministre de l’Éducation adoube cela ! (vidéos) 

La justice britannique recommande l’arrêt des transitions de genre avant 16 ans

L’opinion sur l’utilisation des bloqueurs de puberté aux États-Unis est en train de changer

Québec — Un homme qui se dit femme, pédophile récidiviste, à nouveau arrêté pour pornographie juvénile

Écosse : Vous ne croyez pas que votre fils est trans ? On vous enverra peut-être en prison

Montréal — Médecin radié trois mois pour avoir ‘mégenré’ une femme qui se dit homme

Colombie-Britannique : ancien président d’une association LGBT accusé de crimes sexuels sur des enfants

Le gouvernement du Québec annonce un plan de 23,7 millions de dollars pour promouvoir l’idéologie LGBT

 
 
 
Gynécologue : ‘Je ne suis pas transphobe ni homophobe’, ‘je n’ai aucune compétence pour m’occuper des hommes’ 

Près de la moitié des Canadiens soutiennent que leur province utilise la clause dérogatoire pour garantir que les écoles informent les parents si un enfant souhaite utiliser en classe un nom ou un pronom différent que celui qui lui est attribué, suggère un nouveau sondage Léger.
 

Vedette transgenre de TikTok, Rachel Queen Burton, a plaidé coupable de délits sexuels sur des enfants.

La vedette transgenre de TikTok, Rachel Queen Burton (ci-contre), a plaidé coupable de délits sexuels sur des enfants. Avant de se dire femme, il a agressé sexuellement deux enfants.

Une vedette de TikTok a amassé des milliers d’abonnés en prétendant être une « fière femme trans » - mais il était en réalité un pédophile qui utilisait sa nouvelle identité comme un « masque », ont déclaré ses victimes à un tribunal.

Rachel Queen Burton, 44 ans, a agressé sexuellement deux enfants à plusieurs reprises avant de harceler leur famille et de les conduire à la rue, a appris le tribunal de district d’Adélaïde (Australie).

Burton a ensuite « revêtu un masque », selon ses victimes, et s’est transformée en femme.

Burton a plaidé coupable des chefs d’accusation aggravés de production et de possession de matériel d’exploitation d’enfants, de grossière indécence et d’attentat à la pudeur.

Les déclarations poignantes des deux victimes de Burton, un garçon et une fille, de leur frère ou sœur aîné et de la mère des enfants ont été entendues au tribunal mardi.

Burton, qui a rejoint le tribunal par liaison vidéo depuis une prison pour hommes, a sangloté tandis que la mère des enfants a détaillé les conséquences permanentes de l’abus, a rapporté The Advertiser.
La vedette transgenre de TikTok Rachel Queen Burton, 44 ans, a été arrêtée et inculpée de sévices et d’exploitation d’enfants en octobre 2022.

La vedette transgenre de TikTok Rachel Queen Burton, 44 ans, a été arrêtée et inculpée d’abus et d’exploitation d’enfants en octobre 2022.

« Vous êtes une personne grossière, fausse et complaisante qui a trompé mes enfants et leur a pris tout ce qu’ils avaient sans s’en préoccuper », a déclaré la mère.

« Dans vos délires en ligne, vous n’avez montré aucun remords pour votre mauvais comportement, tout en sachant ce que vous aviez fait… obtenir un public pour votre fausse vie était bien plus important. »

« Vous pouvez porter le masque que vous voulez, mais la vérité est connue et tout le monde sait qui vous êtes vraiment, enfin ».

L’infraction s’est produite dans divers lieux d’Australie-Méridionale en 2019, avant que Burton ne devienne une vedette TikTok en herbe.

Avant son arrestation en 2022, Burton se targuait d’avoir 34 000 admirateurs sur la plateforme de médias sociaux.

Sa bio sur TikTok la décrivait comme « une fière femme transgenre qui vit sa plus belle vie sans aucun regret ».

La mère de la victime a déclaré au tribunal que malgré le fait que la famille ait déménagé après avoir découvert les sévices subis, Burton a continué à les harceler.

Elle a déclaré qu’ils avaient séjourné dans un refuge de la police jusqu’à ce que Burton « se pointe à la fenêtre, jetant un coup d’œil à l’intérieur », ce qui les a obligés à déménager à nouveau.

Elle a décrit Burton comme un « monstre » qui lui donnait « des haut-le-cœur ».

« Être sans-abri était extrêmement épuisant, les inquiétudes étaient incessantes, mais, vous, vous étiez en ligne en train de vivre le meilleur moment de votre vie », a-t-elle lancé.

Voir aussi

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Éminent militant transgenre de Philadelphie accusé d’avoir violé deux enfants

mardi 6 février 2024

« Écolos-déprimants, fossoyeurs de la politique familiale... ces autres responsables du déclin démographique »

L’idée selon laquelle l’accroissement de la population serait un danger pour la planète et le dénigrement de la famille traditionnelle ont contribué à la diminution du nombre de naissances, estime le président de Nouvelle Énergie, qui plaide ci-dessous en faveur d’une politique familiale forte. David Lisnard (ci-contre) est également maire de Cannes et président de l’Association des maires de France.

Face à l’ombre grandissante du déclin démographique, la France se trouve à un carrefour critique de son histoire, après avoir longtemps résisté à la tendance observée ailleurs en Europe d’une natalité en berne.

Depuis 2010, année lors de laquelle nous avons connu le plus grand nombre de naissances depuis quarante ans, le taux de fécondité par femme a en effet glissé inexorablement de 2,11 à 1,68 en 2023. Il était encore de 1,78 en 2022. Si cette pente devait se poursuivre, les conséquences pourraient être dramatiques, tant sur le plan socio-économique que sur le devenir même de notre nation.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2023, le nombre de naissances a atteint son plus bas niveau historique, passant pour la première fois sous la barre des 700 000, pour s’établir à 678 000. L’accroissement naturel a atteint son niveau le plus bas depuis l’après-guerre, avec un différentiel positif de 43 000 entre le nombre de naissances et le nombre de décès, soit une croissance démographique insignifiante de 0,3 %, égale à celle de 2022.


Le président de la République a évoqué ce phénomène lors de sa longue conférence de presse du 16 janvier dernier. C’est une bonne chose. Mais, comme trop souvent, la réduction du problème à une unique dimension — crise de la fécondité —, l’incantation — bien stérile, elle — et l’occultation des responsabilités des politiques menées depuis douze ans ne laissent rien augurer de concret et d’efficace.

Car ce très grave effondrement démographique peut être attribué à une convergence de facteurs, mais surtout à un état d’esprit décliniste et malthusien. Il résulte également d’une propension à dénigrer et remettre en question l’institution centrale de notre société qu’est la famille.

Nos ancêtres, ces derniers siècles, étaient bien plus exposés que nous le sommes à la pauvreté, aux problèmes du logement, aux épidémies et aux guerres. Ils faisaient pourtant de nombreux enfants. Et on le constate aujourd’hui dans les pays pauvres, voire très pauvres, où la natalité est proportionnelle à la misère.

Alors, d’où vient cette chute des naissances ? Elle est le résultat de la conjonction d’une crise existentielle occidentale, que l’on pourrait qualifier de spirituelle, et de la mise à mal de la politique de la famille et de la natalité qui faisait la singularité positive de la France, jusqu’à François Hollande et Emmanuel Macron.

Vue par certains comme archaïque, la cellule familiale traditionnelle a été mise à mal par le démembrement du Code civil napoléonien et par toute une série de réformes qui ont remis en cause les fondements de la politique familiale initiée dans les années 1930.

Parmi celles-ci, l’altération du principe d’universalité des allocations familiales décidée sous François Hollande constitue une erreur fondamentale.

Elle a concerné plusieurs millions de familles, en diminuant de moitié ces allocations pour les foyers parentaux qui disposent de revenus supérieurs à 6000 euros mensuels et les divisant par 4 quand ils excèdent 8000 euros par mois.

D’autres mesures, comme la baisse du quotient familial décidée en 2013 qui a pénalisé environ 800 000 foyers de la classe moyenne, ou bien la réforme en 2015 du congé parental, ont été aussi pénalisantes.

Qu’est-ce que le quotient familial ?

La notion de foyer fiscal est utilisée dans certains pays comme la France pour le calcul de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur la fortune immobilière. Il consiste à imposer non pas les individus isolément, mais les ménages qu’ils composent.

Son principe est le suivant : « à niveau de vie égal, taux d’imposition égal ». Il est en effet destiné, dans le cadre de l’impôt progressif, à assurer l’équité fiscale entre les contribuables célibataires et ceux qui sont chargés de famille.

En pratique, chaque ménage dispose d’un certain nombre de parts : par exemple, en France, 1 part par adulte et 1/2 par enfant pour les deux premiers enfants et 1 part entière à partir du 3e enfant ou par enfant handicapé. On divise ensuite le revenu imposable par le nombre de parts, puis l’impôt est calculé sur une seule part. La somme ainsi obtenue est ensuite multipliée par le nombre de parts du foyer afin d’aboutir au montant final que le ménage aura à payer.


En obligeant un fractionnement du congé parental entre la mère et le père — s’immisçant en cela dans l’intimité des arbitrages du couple —, la loi a entraîné une baisse drastique du nombre de congés parentaux pris par les mères, sans atteindre l’objectif d’un plus grand recours au congé parental par les pères (hausse de 1,1 point).

À ce titre, les conclusions du récent rapport de France Stratégie sont sans appel sur une réforme, une fois encore plus dogmatique que réaliste.

Voilà de quoi, en France, réfléchir à deux fois avant de se lancer dans le pourtant si beau projet de fonder une famille, voire une fratrie.

Plus insidieux, un autre facteur a émergé ces dernières années, qui considère l’accroissement de la population comme un danger pour la planète. Les partisans de cette perspective alarmiste, imprégnée de millénarisme, vont jusqu’à envisager désormais l’enfant comme une menace et non plus comme une chance pour l’avenir. La résonance d’un tel discours sur les jeunes générations n’est malheureusement pas négligeable surtout quand il provient de certains scientifiques qui proclament que pour la France, « un enfant de moins, c’est 40 tonnes de CO2 de gagnées ». Le sophisme de ces écolos-tyrans (et déprimants) est le suivant : pour éviter la mort, supprimons la vie. Imparable et absurde vérité. Ce renoncement à tendance totalitaire ne voit pas la vie comme une chance, mais comme un problème, et un enfant non pas comme une joie, mais comme un producteur de CO2. Cette pensée est non seulement sordide moralement, mais inopérante pour l’écologie dont les problèmes nécessitent avant tout, pour être réglés, du développement scientifique, de nouveaux modes décarbonés de production, de l’investissement massif, donc de la croissance !

Le risque qui pèse aujourd’hui sur nous n’est plus le baby-boom, mais le baby-bust. Toutes les études démontrent que le nombre de naissances sur la planète va passer d’environ 140 millions par an à 110 millions à la fin du siècle, essentiellement dans les pays développés.

Par ailleurs, il ne faut pas négliger une forme d’individualisme croissant au sein de la société qui explique qu’une partie de la population, en quête de réalisation personnelle, peut hésiter à assumer les responsabilités et les charges associées à la parentalité.

Toutes ces raisons doivent nous alerter pour éviter de suivre la voie de pays comme l’Italie, l’Espagne, le Japon [, le Québec] ou la Corée du Sud, touchés de plein fouet par un vieillissement démographique qui menace leur existence même. À plus court terme, cette proportion croissante de personnes âgées par rapport aux jeunes actifs signifie un moindre dynamisme économique, une régression de l’audace et de la prise de risque, ainsi que de moindres rentrées fiscales tandis que les dépenses liées aux soins de santé, aux retraites et à la dépendance ne cesseront d’augmenter. La place de la France recule encore et les comptes publics, déjà désastreux, continuent de se détériorer. Sans même parler de la menace existentielle sur notre mode de vie et notre organisation sociale.

Pour inverser cette tendance, certains voient la solution dans l’immigration. De fait, les chiffres sont éloquents : en vingt ans, le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont Français a diminué de 13,7 % quand le nombre de naissances d’enfants dont au moins un des deux parents est étranger a augmenté de 63 % et le nombre de naissances d’enfants dont les deux parents sont étrangers a augmenté de 43 %. Or, avant d’aller chercher de la main-d’œuvre peu ou très peu qualifiée à l’étranger, il serait opportun de former nos jeunes dont près de deux millions de18 à 30 ans n’ont ni formation ni diplôme et aussi de lutter contre l’émigration qui prive notre pays de jeunes talents qui partent travailler et fonder une famille à l’étranger.

Pour éviter les conséquences profondes et durables sur l’économie et la société de la dégradation continue de la natalité, il convient, surtout, de renouer avec une grande politique de la famille. Alors que le désir d’enfants reste fort — en moyenne 2,39 enfants par couple selon les dernières enquêtes — il est du devoir des pouvoirs publics de lever les obstacles qui entravent la réalisation de ce souhait de fonder une famille.

À Nouvelle Énergie, nous proposons quatre mesures fortes.
  • D’abord, il faut commencer par rétablir le quotient familial, intégralement. 
  • Ensuite, les allocations familiales doivent être considérées comme une politique familiale et non sociale, donc échapper à toute condition de ressources. Lesdites allocations familiales ne doivent, en effet, pas être considérées comme un outil de correction des inégalités de revenus mais comme un outil en faveur de l’équilibre intergénérationnel qui relève du pacte fondateur de notre système de protection sociale.
  • Troisième mesure, l’effort devra porter exclusivement sur le deuxième et le troisième enfant. 
  • La question devra par ailleurs se poser du nombre d’années de présence sur le territoire national et du total de cotisations requis pour les étrangers qui pourront en être bénéficiaires. La polygamie devra être enfin réprimée de façon systématique et les conséquences de la « décohabitation » bien analysées, et traitées notamment dans le parc de logement social.
Parallèlement à ces quatre mesures, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale doit constituer une politique publique prioritaire et transversale. Cette question reste un défi majeur pour de nombreux parents. De ce point de vue, le manque de solutions d’accueil et de garde du jeune enfant, estimé à 200 000 dans la convention d’objectifs et de gestion que viennent de signer entre la Caisse nationale des allocations familiales et le gouvernement, exerce une pression énorme sur les parents qui travaillent, les obligeant parfois à faire des choix difficiles entre leur carrière et leur rôle parental. Ce sous-équipement en crèches — tout comme en maternités de proximité — est à mettre en rapport avec l’échec patent de la réforme du congé parental abordé plus haut. Certes, une telle politique familiale réclame des moyens. Mais il s’agit là d’un investissement dans l’avenir de la France, dans la préservation de notre mode de vie et dans la garantie d’une nation dynamique et prospère.

Ouvrir la voie à une renaissance démographique est un devoir politique. Elle ne se fera pas avec des incantations mais avec des choix assumés par une politique de la famille et de la natalité, prioritaire, cohérente et massive. Il nous incombe de créer les conditions de l’espérance telle qu’elle apparaît dans chaque enfant qui vient au monde.

dimanche 4 février 2024

Des cardinaux choisis par l'argentin François éliront-ils un pape conservateur ?

C’est ce que pense possible l’historien des religions et théologien italien Massimo Faggioli interrogé par La Vie.

Alors que les Églises d’Afrique ont annoncé un « non » continental à la possibilité de bénir des couples homosexuels, ouverte par le pape François, une page difficile s’ouvre pour la gouvernance de l’Église.

Au-delà des oppositions habituelles au pontificat de François, les réactions au document publié en décembre dernier par le Dicastère pour la doctrine de la foi sur la possibilité de bénir des couples homosexuels, et notamment le « non » du continent africain, ouvre une crise riche d’enseignements sur la gouvernance de l’Église et les enjeux de la synodalité.

— Une nouvelle forme d’opposition au pape François est-elle en train d’émerger ?

Au cours des derniers mois, nous avons été témoins de nouveaux cas d’opposition, comme de ce prêtre en Italie qui a été excommunié latae sententiae après avoir déclaré que le pape était un « imposteur ». Cet épisode est survenu en même temps que des évêques et des cardinaux prenaient position contre le document du Vatican sur les bénédictions, Fiducia Supplicans. La séquence donne l’impression qu’il existe un mouvement contre le pape François qui est en train d’éclater.

— Est-ce vraiment le cas ?

La seule chose que l’on puisse dire est qu’il s’agit d’un moment très délicat de son pontificat, car pour la première fois depuis dix ans, le pape François pouvait rédiger des documents et légiférer avec un cardinal proche de sa sensibilité, Victor Manuel Fernandez, qu’il a nommé en assortissant son choix d’une lettre de mission personnelle. Ses prédécesseurs étaient marqués par une sensibilité différente, plus proche de celle de Joseph Ratzinger. Avec Fernandez, il pouvait aller plus loin dans la mise en œuvre de sa vision des choses, et le premier test ne s’est pas très bien passé.

— Étonnamment, il y a eu assez peu de réactions d’opposition au document dans l’épiscopat américain…

C’est effectivement un constat intéressant. Aux États-Unis, l’opposition au pape François a commencé dès le début de son pontificat. Un mouvement assez large a commencé à se structurer, porté par des intellectuels, quelques évêques et quelques cardinaux, une grande partie du clergé américain et surtout des laïcs dotés d’importants leviers financiers. Des équivalents américains de Vincent Bolloré, mais bien plus nombreux et organisés. Ainsi, après la publication de ce document sur les bénédictions homosexuelles, il n’y a pas eu de grand tollé, parce que ceux qui auraient pu s’y opposer sont occupés à mener une stratégie différente.

Ils travaillent sous la surface de l’eau, ils créent de nouvelles écoles, des centres de formation et des universités. Ils financent des médias catholiques et travaillent à l’après-François. De la même manière, en Europe de l’Est, en Pologne, en Ukraine, en Hongrie, cette affaire de bénédictions vient renforcer des mouvements de fond silencieux très stratégiques, où les regards sont déjà tournés vers la prochaine étape : le conclave et l’élection du prochain pape. Dans ce contexte, il n’est pas à exclure que le prochain conclave, et donc des cardinaux choisis par François, élisent un conservateur ou un ultraconservateur.


 
— Une nouvelle forme d’opposition silencieuse, donc ?

Oui, un certain nombre d’évêques, de prêtres et de théologiens ont cessé de dire les choses en public et de s’opposer frontalement à François. [L’Argentin punissant mesquinement les opposants trop bruyants… Voir Le cardinal Burke (en opposition aux dérives du Vatican) aurait été officiellement sommé de quitter son appartement en février] Aux États-Unis, certains évêques et cardinaux craignent que ce pontificat ne devienne une sorte de papauté fantôme dans le pays, au sens d’un pape que l’on aurait cessé d’écouter. La manière dont certaines des dernières mesures ont été prises n’a pas aidé. Si Fiducia Supplicans avait été publié à la fin du synode, elle aurait eu davantage de légitimité. La situation est donc très compliquée. Je n’ai jamais vu un document du Saint-Office être bombardé de la sorte. Et ces réactions pourraient changer la dynamique au Synode en donnant aux gens l’impression que quoi que disent les participants, tout sera décidé à la fin par le Vatican et le pape. Pour la synodalité, c’est un passage délicat. Mais pas seulement.

— C’est-à-dire ?

Depuis quelques années déjà, François s’appuie davantage sur ses contacts personnels pour s’informer et prendre ensuite des décisions, en contournant le système institutionnel, le collège des cardinaux, les services diplomatiques… Au moment où le Dicastère pour la doctrine de la foi publiait sa note, le Conseil de cardinaux (C9) tenait une réunion à Rome sur un autre thème. Et comment le Dicastère pour la liturgie a-t-il été impliqué, dans la mesure où cette note porte sur la nature des bénédictions ? Par ailleurs, dans sa nouvelle constitution de la Curie, le pape a placé l’évangélisation avant la doctrine de la foi, qui, ces jours-ci, est placée sous les feux des projecteurs. Quel est le sens de tout cela ? Chacun semble jouer sa propre partition de son côté et cette manière de faire isole le pape dans son gouvernement.

— Quelles pourraient être les conséquences du rejet par le continent africain de Fiducia Supplicans, après la consultation lancée aux conférences épiscopales par le cardinal Ambongo ?

Il est difficile de répondre à cela, car cette crise est plus profonde que l’opposition au pape François que l’on a connue au cours des premières années. Je ne m’inquiète pas tant en raison des quelques extrêmes qui crient à l’hérésie à chaque décision du pape — parce que ce sont toujours un peu les mêmes, les suspects habituels — que face à cette nouvelle lame de fond. Dans les années 1960 ou 1970, vous aviez une liste limitée de questions sensibles (la contraception et les femmes, questions qui préoccupaient essentiellement les Européens et les Nord-Américains).

Désormais émergent des questions qui n’affectent pas seulement une petite partie de la population catholique, mais le continent en croissance pour le catholicisme, qui est l’Afrique. C’est un problème systémique. Je ne parle pas seulement en termes de quantité, car l’Église catholique ne raisonne pas en termes de clientèle à développer. En revanche, cela touche à la capacité de l’Église catholique à se connecter avec son peuple. A fortiori le Sud, envers lequel François n’a cessé de manifester sa proximité depuis le début du pontificat.

— La synodalité pourrait-elle résoudre cette crise ?

Je pense que la synodalité reste encore une grande occasion. Le plus grand problème de l’Église est le suivant : comment rester unie en acceptant l’idée et la réalité qu’il existe différentes situations et différentes manières d’aborder les questions dans le monde ? Les Églises locales ont acquis un peu d’autorité et de liberté en matière de liturgie, mais pour le reste, du chemin reste à faire. Personnellement, je peine à imaginer que l’Église catholique ait la même politique sur la manière de traiter le rôle des femmes dans l’Église en tous points du monde. Certains pays vivent sur des planètes différentes au regard de ces questions.

Le pape doit maintenant faire face au problème de l’unité dans la foi, unité dont plus que jamais il doit être le signe visible face à cette diversité qui existait déjà, mais qui apparaît désormais en pleine lumière. Ainsi, l’impératif est double : reconnaître la spécificité des contextes et rester un signe visible d’unité. Sinon, les gens se tournent vers de faux prophètes, des politiques ou des figures médiatiques qui se présentent comme plus papistes que le pape.

— La question de l’autorité des Églises locales devrait-elle être selon vous davantage prise à bras-le-corps en octobre prochain ?

Ce serait souhaitable, mais sur ce point, François se heurte à une de ses peurs : que le synode devienne un parlement. Plus que de conversion des structures et des institutions, il a placé le style de la « conversation spirituelle » au cœur du premier synode. On touche ici à un des paradoxes du pontificat : un pape qui a cette grande intuition de la synodalité tout en ayant un gouvernement qui devient plus centralisé.

Voir aussi

M à j : François recule un peu (Bénédiction des couples homosexuels : une révolution qui ne dit pas son nom et qui divise)

Sondage — Une majorité d'électeurs américains soutient les lois protégeant les enfants des procédures transgenres

La majorité des électeurs américains soutiennent les lois interdisant les opérations de changement de sexe sur les enfants et font davantage confiance aux parents qu’aux enseignants sur les questions de genre et de sexualité, selon un sondage. 
 

Certains États adoptent des lois qui obligent les jeunes à attendre l’âge de 18 ans pour bénéficier d’une thérapie hormonale transsexuelle et de traitements de changement de sexe. Êtes-vous favorable ou opposé à ces lois ?
Comment lire : Hommes (48 %), c’est-à-dire 48 % de l’échantillon sondé était composé d’hommes. 70 % des hommes approuvent les lois interdisant les procédures transgenres aux enfants. 

Ce sondage, réalisé par CRC Research pour le 85 Fund, révèle que 67 % des électeurs sont favorables à des lois interdisant aux mineurs de prendre des hormones du sexe opposé et de subir des opérations chirurgicales de changement de sexe. Le sondage a été réalisé auprès de 1 600 électeurs inscrits dans tous les États-Unis entre le 3 et le 7 janvier, dont 30 % de républicains, 34 % d’indépendants et 35 % de démocrates.

Tous les groupes démographiques interrogés, qu’ils soient républicains (73 %), indépendants (71 %) ou démocrates (61 %), se sont déclarés favorables à l’adoption par les États de lois protégeant les enfants contre les interventions chirurgicales visant les enfants qui se disent transsexuels. Plus de 20 États ont adopté des lois protégeant les enfants des procédures transgenres, les tribunaux confirmant certaines de ces lois et en bloquant d’autres. 

Certains États adoptent des lois qui obligent les jeunes à attendre l’âge de 18 ans pour bénéficier d’une thérapie hormonale transsexuelle et de traitements de changement de sexe. Êtes-vous favorable ou opposé à ces lois ?

 

L’enquête a également révélé que les électeurs s’opposent massivement à la création de centres de santé indépendants dans les écoles qui encouragent les thérapies hormonales transsexuelles et d’autres procédures transgenres.

« Ce sondage confirme que l’idéologie du genre est une question qui rassemble tous les partis et qu’une grande majorité d’Américains soutient les droits parentaux et la restriction des interventions médicales irréversibles de transition pour les mineurs. Les Américains s’opposent également à ce que le gouvernement mette en place des dispensaires scolaires communautaires qui menaceront encore davantage les droits parentaux », a déclaré January Littlejohn, défenseur des droits parentaux au sein de Do No Harm, un groupe qui cherche à mettre fin à la politisation de la médecine, en réponse aux résultats du sondage.

Quatre-vingt-un pour cent des personnes interrogées se sont déclarées favorables à ce que les parents soient informés des discussions sur la dysphorie de genre et les sujets connexes, tandis que 10 % n’étaient pas d’accord avec ce sentiment.

Une autre question portait sur une affaire survenue dans le Michigan, dans laquelle des responsables scolaires auraient traité une fillette de 11 ans comme un garçon sans que les parents en aient été informés ou aient donné leur consentement. Soixante-quatre pour cent des personnes interrogées ont déclaré que les parents avaient raison de poursuivre le district pour cet incident, tandis que 24 % ont déclaré que les écoles devraient peut-être garder certaines informations sur les élèves confidentielles.

Une majorité de républicains (88 %), d’indépendants (76 %) et de démocrates (71 %) ont déclaré qu’ils faisaient davantage confiance aux parents qu’aux enseignants et aux responsables scolaires pour aborder les questions d’identité de genre et de sexualité.

« Ces chiffres démontrent de manière décisive que les électeurs soutiennent la participation des familles à la vie de leurs enfants, au-delà de toute idéologie politique. C’est pourquoi il est absolument ahurissant que les autorités éducatives semblent considérer qu’il est de leur devoir sacré de dépenser les ressources limitées des contribuables pour inciter les élèves à dissimuler des secrets à leurs proches, sapant ainsi la relation parent-enfant », a déclaré Nicole Neily, présidente de Parents Defending Education (PDE).

Le sondage contient également de mauvaises nouvelles pour le président Joe Biden, avec seulement 41 % d’opinions favorables et 56 % d’opinions défavorables. Près des deux tiers des personnes interrogées ont également déclaré que le pays allait dans la mauvaise direction, tandis que 32 % ont déclaré qu’il allait dans la bonne direction.

samedi 3 février 2024

Le taux de natalité de l’Ukraine s’effondre alors que sa population décroît rapidement

L’Ukraine a désormais le taux de fécondité total le plus bas du monde, avec une moyenne de 0,7 enfant par femme en âge de procréer, a révélé un groupe de réflexion financé par le gouvernement au Times de Londres. Ce manque d’enfants, aggravé par les morts violentes massives et l’exode de millions de réfugiés, remet en question la survie de la nation. Selon les spécialistes, le tableau démographique est sombre. 


 « L’espérance de vie des hommes est passée de 66-67 ans avant la guerre à 57-58 ans, selon les estimations de nos experts », explique Ella Libanova, directrice de l’Institut de démographie et d’études sociales de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine. Seuls le Tchad (54), le Nigeria (54), le Lesotho (55) et la République centrafricaine (55) ont une espérance de vie inférieure.

Avant la guerre, l’Ukraine comptait déjà une infime proportion de personnes âgées de 20 à 40 ans

 Les pertes militaires sont tenues secrètes en Ukraine, mais une équipe de 12 universitaires spécialistes de la démographie a calculé leur impact sur la société ukrainienne en utilisant un éventail de sources différentes. « L’information fuit et nous avons connaissance de l’âge des personnes tuées. Nous nous penchons sur l’expérience de la guerre des Balkans, nous examinons nos données antérieures et nous utilisons toutes les sources disponibles pour estimer la situation actuelle. Nous discutons avec les maires et comprenons la situation du taux de mortalité dans les grandes villes, comme Kiev, Kharkov, Zaporijié, Dniepropetrovsk (Iekaterinoslav), etc. », explique Mme Libanova.

L’Ukraine connaissait déjà une profonde crise démographique avant la guerre, avec un taux de natalité de 1,16 et une infime proportion de la population âgée de 20 à 40 ans, la tranche la plus susceptible de mourir au combat.

Aujourd’hui, la crise est devenue si grave que les ministres ukrainiens ont dû élaborer une stratégie de repeuplement pour 2040, révèle Mme Libonova, mais il n’y a pas de plan concret pour contrer la tendance.

« Il existe des objectifs stratégiques : augmentation du taux de natalité, élimination de la mortalité précoce, croissance des migrations, adaptation de la société au vieillissement de la population. Mais aucune mesure n’est préconisée. Pour parler franchement, ils ont essayé de sauter tout ce qui devait être fait ».

 Quelque six millions de personnes auraient fui le pays pour l’Europe (1,2 million en Russie), et environ quatre millions d’autres dans les territoires qui font désormais partie de la Russie (Zaparojié, Kherson, Donetsk, Lougansk et Crimée). Les hommes en âge de servir dans l’armée n’ont pas le droit de quitter le pays et beaucoup d’entre eux servent au front, de sorte que les sexes sont largement séparés.

Selon une étude réalisée par Gradus, une société de recherche ukrainienne, seuls 57 % des familles de réfugiés ukrainiens déclarent qu’elles retourneront en Ukraine à la fin de la guerre.

La population de l’Ukraine a diminué d’environ 11 millions de personnes en raison des pertes dues à la guerre et de l’émigration, selon des chercheurs

Selon des chercheurs, la population de l’Ukraine a diminué d’environ 11 millions de personnes en raison des pertes dues à la guerre et de l’émigration.

« Ils disent qu’ils vont revenir maintenant — mais s’ils restent assez longtemps, ces enfants vont dans des jardins d’enfants et des écoles, ils s’intégreront et finiront par perdre la motivation de revenir », déclare Timofiy Brik, recteur de l’École d’économie de Kiev et chercheur invité à l’École d’économie et de sciences politiques de Londres (LSE).

« Avant la guerre, la population était estimée à 36 millions d’habitants, et l’on pense qu’elle est tombée à environ 25 millions aujourd’hui. C’est une chute énorme. Même si la guerre prend fin, l’émigration devrait se poursuivre », estime M. Brik. À titre de comparaison, la population de la Russie au 10 décembre 2023 était d’environ 146 115 376 personnes, soit 5,8 fois plus.

« Si les hommes sont libérés du service militaire, les familles reviendront-elles ou ces hommes iront-ils les retrouver à l’étranger ? L’émigration se poursuivra. »


« L’immensité du territoire ukrainien entraînera des problèmes de densité de population qui laisseront les gens dispersés dans tout le pays et nuiront aux perspectives de redressement économique », ajoute-t-il.

« Il faut du capital humain pour reconstruire le pays et pour investir. Qui va ouvrir une nouvelle société informatique ou une nouvelle banque dans un pays aussi peu peuplé ? »

« Tout gouvernement d’après-guerre devra ouvrir ses frontières afin d’accueillir de nouveaux migrants si le pays veut se redresser », ajoute-t-il.

Selon lui, « politiquement, l’Ukraine doit être prête à accepter cette réalité et mener une politique migratoire très intelligente. Nous devrons attirer de nombreux migrants d’autres pays, notamment des pays asiatiques post-soviétiques, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, ainsi que des pays européens comme la Pologne, tout en nous efforçant de faire revenir la diaspora ukrainienne. Cela implique également des changements culturels. »

Source : Le Times de Londres

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Ukraine — sa population est tombée à 29 millions (à la mi-2023, elle était de 37,6 au début 2022)

« Le déclin démographique de l’Ukraine risque d’amenuiser ses capacités de résistance à la Russie » 

L’Ukraine se vide, le taux de fécondité y serait à 0,7 enfant/femme (la moitié du russe)

« La France sera islamisée d'ici la fin du siècle »

Mathieu Bock-Côté sur l'idée que la France sera islamisée d'ici la fin du siècle selon un ancien de la DGSE. Émission du 16 janvier 2024.

Pierre Martinet, un ancien agent du Service action de la DGSE et du 3e RPIMa, partage son expérience unique, de son temps passé dans les rangs de l'élite militaire française à son rôle crucial dans le renseignement. Entretien complet de 2 h.

Plusieurs États américains définissent par la loi ce qu'est une femme et un homme sur base biologique

Le 29 janvier, le Gouverneur de l’Etat de Virginie-Occidentale a apporté son soutien à la Charte des droits de la femme et annoncé qu’il signerait le projet de loi 5243 s’en inspirant lorsqu’il aura été adopté par la Chambre des représentants et le Sénat. Ce projet de loi, présenté par Kathie Hess Crouse, membre de la Chambre des délégués de Virginie-Occidentale, définit les termes « homme » et « femme » sur la base du sexe biologique à la naissance. Il n’existe « que deux sexes et chaque individu est soit un homme soit une femme » complète-t-il tout en précisant que les personnes « intersexes » « ne constituent pas un troisième sexe ».

Cette mesure ne modifie pas la législation de l’État mais permettra d’« éviter des interprétations différentes » alors que les mots « femme » et « féminin » apparaissent à au moins 120 reprises dans les lois de l’État.

La Charte des droits de la femme a été rédigée et publiée en 2022, « en réaction au mouvement transgenre », par deux organisations, Independent Women’s Voice et Independent Women’s Law Center, en collaboration avec Women’s Liberation Front, une organisation de gauche.

Mêmes lois au Kansas, Tennessee, Oklahoma et Nebraska

Le premier État à adopter une loi s’en inspirant a été le Kansas en avril, avant le Tennessee en mai. En 2023, des décrets promulguant la Charte ont été signés par les gouverneurs de l’Oklahoma et du Nebraska
 
Dans le Montana, la loi indique qu’une femme est une «  personne qui produit des ovocytes » alors que « l’homme produit des spermatozoïdes ». Le Kansas reprend en partie cette définition en précisant que « le système reproducteur de l’homme » est conçu pour féconder l’ovule.

Quant au Tennessee, le sexe y est défini comme « le sexe biologique immuable d’une personne tel que déterminé par l’anatomie et la génétique au moment de la naissance ».

Deux lois, au Montana et au Tennessee, devraient arriver sur le bureau du gouverneur incessamment. Quant à la loi du Kansas, les législateurs ont annulé le veto du gouverneur.

De son côté, un district scolaire du Vermont, pour favoriser « une éducation sexuelle non sexiste », a souhaité supprimer les termes « masculin » et « féminin » en les remplaçant par « personne qui produit des spermatozoïdes » ou « personne qui produit des ovocytes ».

 

Source : Washington Times, Valérie Richardson, Généthique