lundi 9 octobre 2023

Québec — les élèves « assument avec une étrange fierté de mal écrire en français et de ne pas le maitriser »

Un texte de Frédéric Lacroix qui reproduit une lettre d'un enseignant du collège Montmorency qui veut rester anonyme. 


J’ai publié récemment un texte intitulé « L’anglicisation de Laval », texte qui faisait le tour de certains indicateurs démolinguistiques issus des recensements canadiens. J’y démontrais que le recul du français-et l’avancée de l’anglais- était proprement spectaculaire à Laval depuis une vingtaine d’années.

Un lecteur qui est également professeur au collège Montmorency à Laval et qui souhaite rester anonyme m’envoie ce témoignage sur la situation du français dans son cégep. Comme souvent, ce genre de témoignage, branché directement sur le terrain, donne une vision qu’un tableau statistique peine à fournir. On peut y constater que les données statistiques issus des recensements sont probablement bien en retard sur la réalité et que l’état de déliquescence du français à Laval est probablement beaucoup plus avancé que plusieurs ne veulent l’admettre ou que ne le reflètent les indicateurs linguistiques.
 

À Laval, le français est une langue en chute libre sur le plan symbolique, au point où les jeunes francophones, socialisés dans un univers numérique anglophone et dans une « province » qui dévalorise implicitement et presque ouvertement sa seule langue officielle, subissent déjà, à 17-18 ans, une érosion de leur vocabulaire de base dans cette langue alors qu’ils trouvent facilement les mots en anglais. Disons-le : à Laval, chez les jeunes, l’assimilation collective à l’anglais est en marche.

Quant aux allophones, leur intégration à la « majorité francophone » est, disons, de plus en plus sujet à caution. À lire ce texte, l’on comprend que le gouvernement Legault a probablement une vingtaine d’années de retard dans sa lecture de la dynamique linguistique.

Au cégep Montmorency

 Au collège Montmorency où j’enseigne, le français est dans un sale état.

Oubliez l’intégration d’anglicismes au sein de discussions ou de travaux en français : il y a belle lurette que la régression du français a largement dépassé la simple notion de vocabulaire emprunté de l’anglais.

Aujourd’hui, on fait passer pour des « anglicismes » des termes qu’on refuse simplement de traduire adéquatement. Ainsi, dans certains travaux étudiants, on peut lire des phrases comme : « C’est à ce moment que le policier a pris son « gun » » ou encore « Elle marchait tout bonnement sur le « sidewalk ». On ne parle pas ici d’anglicismes comme « timing » ou « brainstorm », qui seraient déjà plus faciles à accepter en raison de traductions plus ou moins évidentes. On parle de termes ayant des équivalents français directs, mais pour certains, qui en oublient leur vocabulaire français, le terme en anglais leur vient naturellement et ils n’essaient même pas de le retraduire vers le français.

Une aliénation linguistique

Remarquez le processus d’aliénation linguistique : une personne francophone, qui a grandi en français toute sa vie, finit par oublier des termes de vocabulaires aussi simples que « fusil » et « trottoir », mais les identifient très facilement en anglais. Déjà, on peut repérer un problème majeur, mais c’est pire que cela : la personne en vient à ne même plus tenter une traduction en français pour réappliquer le vocabulaire qu’elle a pourtant toujours su. Lorsque questionnés sur ces mots anglais intégrés au sein d’une phrase en français, certains étudiants se défendent candidement : « Mais monsieur, c’est ok, j’ai mis des guillemets! » ou encore « Mais monsieur, vous avez compris ce que je voulais dire! »

Lorsque réprimandés pour ces erreurs linguistiques (rappelons une évidence que plusieurs aimeraient ignorer : le collège Montmorency est un cégep francophone où la langue d’usage est le français et où les travaux sont réalisés en français), les étudiants ne se gênent pas pour émettre de profonds soupirs d’insatisfaction et de découragement, ni de rappeler à voix haute, devant toute la classe, que « ça serait tellement plus simple en anglais! »

Ce type de réflexion est répandu, et pas que chez les étudiants immigrants : plusieurs jeunes francophones y adhèrent.

On aura beau leur offrir tous les outils du monde pour les aider en français, rien n’y fait : pour les étudiants, le français est ringard, difficile et inutile. L’indifférence et l’insouciance triomphent, quand ce n’est pas directement du dédain ou du mépris. Ils assument avec une étrange fierté de mal écrire en français et de ne pas le maitriser. Avisés qu’ils peuvent perdre jusqu’à 10% de leur note pour les fautes de français, nombreux sont ceux à préférer cette pénalité qu’à prendre 5-10 minutes pour corriger leur texte.

Dans un des cours donnés par un collègue, les étudiants avaient à élaborer une mise en scène à partir d’un court texte. En groupe, les étudiants ont demandé s’ils pouvaient traduire eux-mêmes le texte en anglais pour faciliter l’exercice. Vous avez bien lu : ils rejettent un texte en français, qu’ils comprennent clairement (puisqu’ils arrivent à le traduire), et préfèrent alourdir la tâche en effectuant une traduction vers l’anglais plutôt que de traiter le texte en français, tel qu’il est.

Dans les discussions orales, même son de cloche : les étudiants se parlent fièrement en anglais dans les corridors ou même en classe. Et avant qu’on ne réitère le sempiternel faux argument qui cherche à minimiser ce phénomène sous prétexte que « mais c’est bien qu’ils pratiquent leur anglais », mettons les choses au clair : ce n’est pas de la « pratique ». Ces conversations sont légion et n’ont rien d’un exercice formateur ou pédagogique. Exemple de conversation entendue à la cafétéria : « And then I was like, you know, oh my god! I can’t believe you just said that, you bitch! No way! That girl needs to chill out big time… »


Je peux vous garantir que ce ne sont pas des formulations apprises dans un cours d’anglais. Et il ne s’agit pas d’un moment d’imitation ou de parodie d’un extrait de film ou autre mise en scène : il s’agit d’une conversation du quotidien entre amies, qui était à 100% en anglais.

Autre phénomène en hausse : les interventions d’étudiants en classe qui incorporent de plus en plus d’anglais, avec des mots fourre-tout aussi issus de l’anglais.

Exemple de question reçue : « Monsieur, selon vous, ce serait qui le… I mean… ce serait qui le best director ever? » Et tout cela sans compter les innombrables intégrations de termes en anglais tout simplement plaqués dans une phrase, sans ajustement, sans conjugaison, sans réappropriation.

Exemple entendu le matin : « Bof rien de spécial, j’ai spread mes toasts avec du beurre de peanuts. » On acceptera évidemment sans trop de reproche les anglicismes « toasts » et « peanuts », mais les verbes repris de l’anglais tels quels ont la cote : oubliez les verbes anglais conjugués pour la syntaxe française (j’ai callé un taxi / on a switché les rôles), désormais, le verbe anglais conserve sa forme intacte, et on n’essaie même plus de lui donner une apparence francisée.

Inversion du rapport langue première/langue seconde

Il n’y pas si longtemps, les professeurs fournissaient un effort de francisation de textes issus de l’anglais pour les présenter en français aux étudiants, histoire de faciliter la compréhension et parce qu’on ne pouvait jamais présumer du bilinguisme des étudiants. Cette tendance est désormais inversée : plusieurs préfèrent étudier des textes ou des films en anglais plutôt que de lire, écouter ou réfléchir en français.

La culture américaine triomphe

Les ramifications de ce déclin du français sont très nombreuses, mais il y a fort à parier que l’hégémonie culturelle américaine, combinée à une dévalorisation du français au sein de nos propres institutions, contribuent colossalement à la perdition du français chez les étudiants.

Pour la plupart d’entre eux, ils ne consomment que de la culture anglophone : films, téléséries, musique, médias sociaux, balados, YouTube… tout est en anglais. À Montmorency, les étudiants qui consomment de la culture québécoise sont l’exception et non la règle.

L’élastique linguistique va sauter

Le déclin du français m’apparait alors comme un élastique avec deux forces qui tirent chacune de leur côté : d’un côté, la dévalorisation générale du français, et de l’autre, une admiration sans réserve de l’anglais. A mon avis, la rupture de l’élastique linguistique est donc imminente.


Le mouvement d'opposition à l'activisme LGBTQ2SAI+ dans les écoles prendrait de l'ampleur

Pour la chroniqueuse Barbara Kay du National Post, la fixation croissante sur le genre à l'école a suscité une vague de protestation à l'échelle du Canada - et la science serait du côté des contestataires. Sa chronique traduite ci-dessous.

En 2017, la fille de six ans de Jason et Pamela Buffone, parents ontariens, est arrivée à la maison bouleversée. Son enseignante de première année, selon l'enfant de six ans, avait informé la classe que "les filles ne sont pas réelles et que les garçons ne sont pas réels". Il a été révélé par la suite que l'enseignante novice avait profité de multiples occasions pour promouvoir l'idéologie radicale du genre auprès de ses élèves à l'aide de livres de contes et de vidéos.
 

La discussion sur le genre ne fait pas partie du programme scolaire de l'Ontario pour la première année, mais l'enseignante a contourné cette contrainte en présentant le matériel comme des " occasions pédagogiques " - des leçons spontanées basées sur le jugement personnel de l'enseignant quant à leur pertinence. Les "moments d'enseignement" sur le genre se sont poursuivis et l'anxiété de la fille a augmenté. À la fin de l'année, elle a été transférée dans une autre école.

Les plaintes des Buffone ont été bloquées par la hiérarchie. Ils ont finalement déposé une requête devant le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario au nom de leur fille, alléguant une "discrimination en matière de services éducatifs, en raison du sexe et de l'identité de genre, contraire au Code des droits de la personne". L'argument des Buffones était que "l'identité de genre" et "l'expression de genre", qui sont protégées par le Code des droits de la personne de l'Ontario, incluent les personnes dont l'identité correspond à leur sexe, c'est-à-dire la plupart des enfants. Le conseil scolaire a soutenu que la loi n'offrait une protection qu'aux personnes historiquement désavantagées. Les Buffone ont perdu leur procès.

Tout au long de leur périple, les Buffone ont reçu des encouragements privés de la part d'autres parents, mais sont restés seuls lorsqu'ils ont exprimé publiquement leurs inquiétudes concernant la pédagogie du genre lors des réunions sur le programme scolaire. Pamela Buffone a été galvanisée par son isolement et s'est plongée dans la recherche sur l'idéologie radicale du genre : ses théories, son enracinement dans la pédagogie et le modèle controversé d'« affirmation » de la transition qui en a découlé. Elle a tendu la main à des dissidents dans l'enseignement et les soins de santé qui avaient été contraints de confirmer rapidement le genre déclaré par des patients  en dépit de leur conscience et de leur bon sens.

dimanche 8 octobre 2023

France — 60 % des émeutiers mineurs ont été élevés par un seul parent, le plus souvent la mère

C’est un chiffre assez démonstratif des profils des individus ayant participé aux émeutes suite à la mort de Nahel. D’après la Chancellerie (l'administration centrale du ministère de la Justice), relayée par Le Parisien, un tiers des émeutiers étaient mineurs au moment des faits. 
 
Parmi les mineurs présentés à la justice, 60 % étaient issus d’une famille monoparentale. Quelques jours après les émeutes, l’exécutif avait émis l’idée de sanctionner financièrement les parents « dès la première connerie » de leur enfant, selon les mots d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État avait appelé à une responsabilité accrue des parents. Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, a indiqué sur FranceInfo qu’il ne pouvait y avoir de réponse générale et qu’il fallait apprécier chaque cas, indépendamment de l’autre. Selon le ministre de la Justice, il faut dissocier « les parents qui sont en mesure, et qui ne le font pas, et puis la maman débordée ».

1180 mineurs ont été identifiés comme auteurs d’infractions lors des émeutes


Le gouvernement veut sanctionner le laxisme des parents

Éric Dupond-Moretti avait aussi précisé qu’il souhaitait davantage de fermeté, mais également de l’humanité en ce qui concerne les émeutiers mineurs élevés par un seul parent, qui est d’ailleurs souvent la mère. Abordé depuis la fin des émeutes, le sujet de la responsabilité des parents est toujours au cœur des discussions du côté du gouvernement. L’idée est de « mieux accompagner, mieux responsabiliser et parfois mieux sanctionner » les parents d’enfants à l’origine de violences. L’objectif est de punir un certain laxisme de la part des parents. Mais des responsables politiques, tout comme les associations familiales, ne partagent pas vraiment ce point de vue, estimant que la société délaisse les familles.

samedi 7 octobre 2023

Sondage : 75 % des Québecois pour réduire l'immigration jusqu'à ce que la pénurie de logements se résorbe

À la question posée par l’institut de sondage IPSOS : « Le Canada devrait-il réduire ses objectifs en matière d’immigration jusqu’à ce que la pénurie de logements s’atténue ».

Au Canada : 73 % répondent oui.
  • Ontario : 76 %
  • Québec : 75 %
  • Canada atlantique : 72 %
  • Colombie-Britannique : 68 %
  • Alberta : 67 %
  • Saskatchewan/Manitoba : 60 %

Si les Canadiens sont tout à fait d’accord pour dire qu’il faut construire plus de logements, ils sont partagés sur la question de savoir si cela aura un impact substantiel sur les prix de l’immobilier, 56 % d’entre eux étant d’accord pour dire que cela ferait baisser le coût d’achat d’un nouveau logement et 57 % pour dire que cela ferait baisser le coût d’un loyer. Deux tiers (65 %) des propriétaires actuels ne sont pas d’accord avec le fait que la construction de nouveaux logements entraînerait une baisse de la valeur de leur maison.

Principales raisons données quant à l’augmentation du coût du logement au Canada

  1. Augmentation des taux d’intérêt et de l’inflation (68 %)
  2. L’offre de logements est insuffisante (63 %)
  3. Augmentation du nombre de personnes immigrant au Canada (57 %)

Au sujet du sondage

Telles sont quelques-unes des conclusions d’un sondage Ipsos réalisé entre le 20 et le 22 septembre 2023 pour le compte de Global News. Pour ce sondage, un échantillon de 1 500 Canadiens âgés de 18 ans et plus a été interrogé. Des quotas et des pondérations ont été utilisés pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population canadienne selon les paramètres du recensement. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée à l’aide d’un intervalle de confiance. Dans ce cas, le sondage est précis à ± 2,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si tous les Canadiens âgés de 18 ans et plus avaient été interrogés.

Ministère du Patrimoine canadien : octobre, « mois canadien de l'histoire islamique » avec la controversée Elghawaby

La femme musulmane vue par le gouvernement fédéral (une seule « en cheveux », sans foulard, toutes les autres voilées et même une en niqab).


 
Billet du 2 octobre 
 
On parle bien du patrimoine canadien... Qui remonte à combien d'années ? Un mois au complet. dévolu au patrimoine islamique et présentée par la très controversée Elghawaby. Ne craignez rien : il n'y a pas de mois du patrimoine chrétien ou catholique.

Le 26 janvier 2023, le Premier ministre Justin Trudeau nommait la controversée Elghawaby première représentante spéciale du Canada dans la lutte contre l'islamophobie pour un mandat de quatre ans. Son bureau dispose d'un budget de 5,6 millions de dollars pour couvrir les cinq premières années d'activités. Le Conseil national des musulmans canadiens (CNMC) a qualifié sa nomination de « moment historique pour les musulmans du Canada ». 


Cette nomination provoque cependant une controverse en raison du passé journalistique de Mme Elghawaby qui avait publié en 2019, via le Ottawa Citizen, un article où elle déclarait « racistes » les Québécois en général ainsi que d’autres publications, particulièrement un gazouillis de mai 2021, lorsqu'elle avait écrit « Je vais vomir » sur Twitter en réaction à une lettre d’opinion du professeur de philosophie de l’université de Toronto Joseph Heath, qui faisait remarquer que les Canadiens français avaient été le plus grand groupe au pays à avoir subi le colonialisme britannique.

Plusieurs groupes réclament sa démission ou son renvoi, notamment le Mouvement laïque québécois, ainsi qu'un groupe de plus de 200 signataires, comprenant Nadia El-Mabrouk, présidente du Rassemblement pour la laïcité, et la militante Ensaf Haïdar, femme de Raïf Badawi qui déclarèrent « refuser d'être associées à une communauté musulmane représentée par des personnes qui adhèrent à une vision intégriste de l'Islam. » Le ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, lui avait demandé de retirer ses propos, le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilièvre, avait pour sa part réclamé le retrait d’Amira Elghawaby, enfin le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, avait déclaré lundi que Mme Elghawaby « n’a fait que tenter de justifier ses propos odieux » au cours des derniers jours. Lire la réaction de Jean-François Lisée à l'époque.

Calendrier liturgique du Canada multiculturaliste

  1. Mois de l’histoire des Noirs (février).
  2. Mois de l’histoire irlandaise (mars). 
  3. Mois du patrimoine sikh au Canada (avril)
  4. Mois de l’histoire asiatique (mai). 
  5. Mois de l'histoire juive (mai) .
  6. Mois du patrimoine autochtone (juin).
  7. Mois de la fierté LGBTQ+ (juin).
  8. Mois du patrimoine italien (juin). 
  9. Mois du patrimoine portugais (juin).
  10. Mois du patrimoine philippin (juin).
  11. Mois du patrimoine ukrainien (septembre).
  12. Mois de l'Histoire des femmes (octobre) .
  13. Mois de l’histoire hispanique (octobre).
  14. Mois du patrimoine islamique (octobre). 
  15. Mois du patrimoine allemand (octobre).

Écoles de Pennsylvanie interdisent aux garçons l’accès aux toilettes des filles après une grève de protestation des élèves

Un conseil scolaire de Pennsylvanie a accepté de limiter les toilettes des écoles aux seuls véritables membres du sexe désigné, quelques semaines après que des étudiants aient organisé une grève pour protester contre le fait de forcer les filles à partager des installations intimes avec des hommes.

Plus de 300 élèves du district scolaire de Perkiomen Valley ont manifesté le 15 septembre pour protester contre la décision du conseil scolaire de Perkiomen Valley de ne pas adopter la Politique 720, qui aurait empêché les garçons qui se disent filles d’utiliser les toilettes des filles en obligeant les élèves à utiliser les toilettes correspondant à leur véritable sexe.

Tim Jagger, un père de famille de la région, a déclaré que sa fille était « trop bouleversée et trop perturbée émotionnellement pour entrer dans les toilettes » dans le cadre du statu quo. « Des changements s’imposent. Il est tout simplement désagréable de voir des hommes de 18 ans ou de 19 ans dans les toilettes », a ajouté Victoria Rudolph, une étudiante.

Cette réaction a conduit le conseil d’administration de l’école à réexaminer le sujet le 2 octobre, et à adopter cette fois la Politique 720 par 5 voix contre 4, rapporte la chaîne locale ABC WPVI. Don Fountain, membre du conseil d’administration, qui s’opposait auparavant à la politique, a changé d’avis pour voter en faveur de la politique.

Le Pottstown Mercury ajoute que M. Fountain avait précédemment proposé un compromis visant à créer de nouvelles toilettes « non binaires » spécifiquement pour les personnes souffrant de dysphorie de genre, mais un accord a finalement été trouvé en ajoutant un aménagement plus simple, en vertu duquel tous les élèves et le personnel pourront désormais utiliser les toilettes à occupation unique qui étaient auparavant réservées aux enseignants. Le nombre et l’emplacement de ces installations varient selon les bâtiments scolaires.

Les critiques font valoir que le fait d’obliger les filles à partager des installations intimes telles que les salles de bains, les douches ou les vestiaires avec des membres du sexe opposé viole leur droit à la vie privée, les soumet à un stress émotionnel inutile et donne aux prédateurs masculins un prétexte trop facile pour pénétrer dans les salles de bains ou les casiers des femmes en prétendant simplement être transgenres.

En Virginie, l’ancien directeur des écoles publiques du comté de Loudoun, Scott Ziegler, est actuellement accusé d’avoir dissimulé le viol d’une élève par un camarade de classe « transgenre » dans les toilettes des filles en raison des répercussions néfastes pour le mouvement LGBT. La semaine dernière, il a été reconnu coupable d’avoir « utilisé sa position officielle pour exercer des représailles contre quelqu’un qui avait exercé ses droits » en licenciant un enseignant qui avait témoigné de la situation devant un grand jury.

Source

Entrevue avec le Dr Didier Raoult de passage à Montréal

Amusant de voir Richard Martineau, lui qui aimait prendre de haut les « covidiots », dans ses petits souliers face au professeur Didier Raoult.

QUB Radio a supprimé la version originale de cette vidéo où l’on entendait l'équipe de régie (en voix hors champ) qui soufflait à Martineau son point de vue sur les propos du Dr. Raoult.

Quelques passages soufflés : 

Présentation par l'éditeur de l'ouvrage qui sert de prétexte à cet entretien:

 

« Je n'ai pas toujours été le Didier Raoult que l'on décrit aujourd'hui. Parce que cet homme que je suis fait peur malgré lui et l'a compris un peu tard. Je sais que cela est dû à mon apparence et à une certaine dureté dont je n'ai pas conscience, mais j'aime me bercer de l'illusion que je fus un temps un être doux »


Que sait-on vraiment de Didier Raoult ? S'il a défendu avec verve ses convictions durant la crise du COVID, le célèbre professeur est toujours resté secret sur son passé et sa vie privée. Pourtant, ceux-ci sont dignes d'un roman d'aventures : son enfance au Sénégal, son illustre histoire familiale (que ce soient ses ancêtres résistants ou bien sa mère, fiancée un temps à Henry de Montherlant), sa personnalité fière et indépendante qui l'a toujours poussé à défier l'autorité, ses rêves déçus de devenir marin au long cours avant de se rabattre sur une brillante carrière de chercheur... Résolument engagé dans la lutte contre les pathologies ces maladies de pauvres, infectieuses et tropicales, celui qui ne déteste rien tant que les fils à la patte a toujours refusé d'avoir le moindre lien avec l'industrie pharmaceutique. Dans ces mémoires d'un homme aux racines multiculturelles, Didier Raoult nous livre pour la première fois le récit de sa vie, celle d'un homme qui aura marqué à jamais le monde de la recherche scientifique.

Didier Raoult : autobiographie
par Didier Raoult,
chez Michel Lafon,
à Paris,
329 pages,
ISBN : 9782749952369 (27499523611)
29,95 $ (prix indicatif)

jeudi 5 octobre 2023

Statistiques Canada : au rythme actuel, la population du Canada devrait atteindre 80 millions d'habitants dans 25 ans (2048)

Après avoir atteint 40 millions d'habitants le 16 juin dernier, la population du Canada était estimée à 40 097 761 au 1er juillet 2023, soit une augmentation de 1 158 705 personnes (+2,9 %) depuis le 1er juillet 2022.

Le 16 juin 2023, Statistique Canada a annoncé que la population du Canada avait franchi la barre des 40 millions de personnes selon l'Horloge démographique du Canada (modèle en temps réel, voir ci-dessous). La diffusion d'aujourd'hui sur les estimations démographiques de la population totale, et les tableaux associés, en date du 1er juillet 2023 est la première depuis l'atteinte de ce jalon.

Le Canada est demeuré en tête pour l'accroissement démographique parmi les pays du G7 et se classait probablement parmi les 20 premiers à l'échelle mondiale. La croissance de la population au 1er juillet 2023 est la plus forte enregistrée sur une période de douze mois depuis 1957 (+3,3 %), au moment où la crise des réfugiés hongrois sévissait et où le baby-boom était à son sommet. En nombres absolus, l'augmentation observée l'année dernière est plus de deux fois supérieure à celle observée en 1957 (+555 000). Si le taux d'accroissement démographique observé au cours de la dernière année devait demeurer au même niveau dans le futur, la population du Canada doublerait en 25 ans.


Voir aussi

Immigration, les classes d’accueil mobilisent l’équivalent de 1000 classes au primaire et au secondaire au Québec

Prof. Marc Termote (UdeM, démographe) — L'immigration n'a d'impact positif ni sur la richesse ni sur le vieillissement

Étude — L’immigration de masse aurait appauvri les Canadiens (PIB/habitant)

Pénurie de la main-d’œuvre et immigration — attention aux sophismes

La politique migratoire massive contribue fortement à la pénurie de logements

L'afflux des « réfugiés » à l'aéroport de Dorval (Montréal) engorge le contrôle aux frontières

Assiste-t-on à l'effritement de l'alliance entre la gauche libérale woke et l'islam politique au Canada ?

Canada — L'immigration de masse masque la chute du PIB/habitant

Genre : des centaines de mastectomies d’adolescentes au Canada

Une nouvelle analyse montre que « des centaines d’adolescentes » au Canada ont subi une « chirurgie du haut », autrement dit une double mastectomie, au cours des cinq dernières années.
 
Selon des données compilées par le Canadian Institute for Health Information, les hospitalisations et les visites en chirurgie ambulatoires pour des mastectomies bilatérales demandées par des femmes se déclarant transgenres sont passées de 536 en 2018-19, à 985 en 2022-23. Sur les 4071 visites au total impliquant des mastectomies ou des réductions mammaires recensées depuis 2018, 602 concernaient des jeunes de 18 ans et moins. Les plus jeunes adolescentes avaient 14 ans.

Des données partielles


Ces données ne tiennent pas compte des hôpitaux québécois, ni des chirurgies effectuées dans des cliniques privées comme la McLean Clinic à Mississauga, qui présente ses chirurgiens comme des « pionniers de l’industrie » pour la chirurgie du haut. Entre 50 et 70% des personnes ayant demandé un financement auprès de l’Ontario Health Insurance Plan s’adressent à cette clinique.

Par ailleurs, une étude portant sur 174 enfants et adolescents se déclarant transgenres ou non binaires orientés vers dix « cliniques d’identité sexuelle » au Canada a révélé que 34% des enfants nés filles ont été orientés vers une chirurgie du haut. La plupart avaient 15 ou 16 ans au moment de la consultation.

 

Source : National Post, 29/IX/2023

mercredi 4 octobre 2023

Vivre-ensemble — Élève agressé parce qu'il aurait voulu enlever le hijab d'une élève musulmane

Sur la vidéo ci-dessus, on peut voir un attroupement de six adolescents qui l’entourent, scène qui se déroule à Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie.  Banlieue pavillonnaire cossue éloignée de Montréal.

Il semble y avoir des discussions. Le jeune pris pour cible s’agenouille devant ceux qui semblent l’intimider et lui demandent de prier, il reçoit trois coups de poing très violents au visage.

Tout aurait commencé avec un malheureux accrochage dans l’autobus. L’élève frappé a été accusé d’avoir voulu enlever le hijab à une jeune élève musulmane.  Le Journal de Montréal ajoute « ce qui est faux ».

L’assaillant aurait ensuite voulu venger la jeune fille.

L'agressé souffre d’une blessure à la mâchoire, il a perdu une dent, et une autre est presque arrachée. Il souffre également de séquelles psychologiques. 

Les quatre suspects en lien avec les événements pourraient faire face à des accusations de voies de fait causant des lésions et de séquestration.
 
Plusieurs élèves de l'école Mont-Bruno ont affirmé au micro de Noovo Info que l'établissement était aux prises avec des problèmes de violence. «Il y a beaucoup d'intimidation», a confirmé un jeune sous le couvert de l'anonymat.

La direction de l'école n'a pas commenté la situation. Le Centre de services scolaire des Patriotes, dont fait partie l'établissement, a toutefois réagi par voie de communiqué. «Depuis hier, les élèves impliqués ont tous été rencontrés par la direction de l'école et des actions ont été prises tant pour la victime, les auteurs de ce geste et les témoins», peut-on lire dans celui-ci.