mercredi 3 mai 2023

Ces petites villes pleines d'enfants, le rôle du mimétisme et de la religion

La une de l'hebdo italien Panorama:
Une Italie sans Italiens


La dépopulation n’est pas uniforme dans les pays riches
 
Quelle est l’apocalypse la moins médiatisée au monde ? Le changement climatique censément incontrôlé ? La menace d’une guerre nucléaire ? La possibilité d’une nouvelle pandémie plus meurtrière ? Tous ces éléments pourraient faire disparaître des millions, voire des milliards de personnes de la surface de la planète. Mais, encore une fois, cela ne s’est pas encore produit.

Le plus inquiétant est certainement la crise de réduction de la population qui est déjà en cours. Dans tous les pays du monde, y compris les pays riches, les naissances ont chuté.

Certains gouvernements ont tenté de renverser la situation en adoptant des politiques natalistes. Mais, dans le meilleur des cas, les résultats sont mitigés. Au lieu de chercher une nation qui a rétabli son taux de natalité au niveau de remplacement (aucune n’y est parvenue vraiment, à l’exception peut-être de la Géorgie), des exemples plus locaux sont sûrement dignes d’attention.

C’est le cas de la petite ville de Nagi, au Japon. Les estimations de l’indice synthétique de fécondité (ISF) de la ville varient. Un article paru en 2022 dans l’Asahi Shimbun cite un chiffre de 2,95 enfants par femme, ce qui est certainement bien supérieur à la moyenne japonaise de 1,4.

Qu’est-ce qui a fait la différence ? L’explication classique est que les autorités locales ont offert diverses formes de soutien matériel aux jeunes familles, notamment une aide pour la garde des enfants et l’accès à des logements abordables. Sans écarter ces facteurs, un article d’opinion paru dans le New York Times propose une autre théorie. L’auteur, Peter Coy, suggère que « peut-être les gens de Nagi ont des bébés parce que d’autres gens de Nagi ont des bébés ».

La grossesse n’est évidemment pas contagieuse, mais, comme le souligne M. Coy, « nous sommes des animaux sociaux et nous nous inspirons de notre famille, de nos amis et parfois même des passants ». Si l’offre de soutien aux parents de Nagi a pu lancer le mouvement, l’effet d’imitation aurait pu avoir un effet multiplicateur.

Manifestation religieuse à Larsmo au printemps 2011
 

Larsmo, en Finlande, est un autre exemple de ville qui défie la crise mondiale de la natalité. Pendant longtemps, la Scandinavie a été présentée comme un exemple de pro-natalité grâce à des prestations sociales généreuses. La Finlande, avec son célèbre programme de boîtes à bébés (un trousseau de produits pour bébé donné à sa naissance), est considérée comme particulièrement douée pour donner à ses citoyens les plus jeunes un bon départ dans la vie. Pourtant, cela n’a pas empêché l’indice synthétique de fécondité finlandais de chuter. L’année dernière, il est tombé à 1,32 enfant par femme, ce qui constitue un nouveau record, un nadir.

Toutefois, les nouvelles sont meilleures à Larsmo : selon Birth Gauge, la communauté côtière a maintenu son ISF à un niveau plus de deux fois supérieur au niveau national.  

 
Qu’est-ce qui fait la particularité de Larsmo ? La plupart de ses habitants appartiennent à la minorité suédophone de Finlande ; mais si l’ISF de l’ethnie suédoise est un peu plus élevé que celui de l’ethnie finlandaise, cela ne suffit pas à expliquer les excellents résultats de la ville en matière de natalité. Le facteur crucial semble plutôt être d’ordre religieux. Larsmo est un bastion du mouvement laestadien, une ramification revivaliste de l’Église luthérienne.

Bien qu’ils ne soient pas étroitement liés aux Amish des États-Unis — qui sont également connus pour leur taux de fécondité élevé — les Laestadiens mettent l’accent sur la simplicité et les valeurs familiales.

Il est facile pour les urbains des grands centres de se moquer des petites communautés isolées, surtout si elles sont religieuses. Mais l’isolement, qu’il soit géographique ou idéologique, est peut-être nécessaire pour isoler les gens d’une culture qui a normalisé l’absence d’enfants, le refus de la descendance, le refus d’un avenir si ce n’est par l’hypothétique assimilation de population importée en masse.


Voir aussi

La population amish a augmenté de 110 % depuis 2000

Pays-Bas — Homosexuels fuient la diversité d’Amsterdam pour s’installer dans les régions rigoristes du pays

Les plus religieux hériteront-ils de la Terre ?  

Québec — décès dépassent les naissances, jamais aussi peu de naissances dans l’histoire récente (juillet 2022)

Muhammad serait le prénom le plus populaire pour les nouveau-nés en 2022 en Grande-Bretagne alors que le taux de natalité baisse

Rebond de la natalité juive en Israël

Démographie — Le trilemme de Morland : égoïsme, économie ou ethnie

Un pays à très faible fécondité peut-il jamais renouer avec le taux de renouvellement des générations ? (La Géorgie, peut-être ?)

Québec subventionne des projets pour rehausser la « qualité éducative » en garderies, serait-elle donc médiocre ?

Le Devoir nous apprend que :

Le ministère québécois de la Famille investira plus de 3,5 millions de dollars au cours de l’année dans 120 projets destinés à améliorer la « qualité éducative » des services de garde éducatifs à l’enfance, aussi bien en milieu familial qu’en « installation ».

Ces projets visent à développer des outils ou des stratégies qui permettront aux équipes de direction, aux éducatrices et aux responsables d’un service de garde « d’améliorer la qualité éducative dans leur milieu », indique dans un communiqué le cabinet de la ministre de la Famille, Suzanne Roy.

À la suite d’un appel de projets l’hiver dernier, 111 bureaux coordonnateurs de la garde éducative en milieu familial bénéficieront d’une subvention maximale de 25 000 $ pour améliorer la « qualité éducative » dans ces garderies. Selon le ministère, plusieurs projets portent notamment sur « la pédagogie par la nature, la gestion des émotions et le soutien émotionnel ».

La qualité des garderies laisserait-elle à désirer ?

C’est ce que plusieurs études internationales tendant à montrer quand on compare l’éducation en garderie à  la garde par un des parents à la maison (à l’exception notamment de familles dysfonctionnelles ou défavorisées).


Rappel :

Selon l’« Enquête québécoise sur le parcours préscolaire des enfants de maternelle 2017 », publiée jeudi, la fréquentation d’un service de garde n’aurait aucun impact significatif sur le développement cognitif et langagier, de même que sur la santé physique et le bien-être des enfants. Ces mêmes enfants « éduqués » en garderie sont aussi plus susceptibles d’être considérés comme vulnérables en matière de « compétences sociales » et de « maturité affective » que ceux qui restent à la maison.

Une publication récente par trois chercheurs de l’Université de Bologne, dont Andrea Ichino, suggère que les crèches et garderies ne sont pas la panacée.

Cette étude confirme qu’un temps plus important passé à la crèche entre l’âge de 0 à 2 ans pour les enfants issus de familles relativement aisées réduit de manière significative les capacités cognitives et comportementales durant l’enfance et l’adolescence.

Concernant l’intelligence, un jour supplémentaire  passé à la garderie par mois est associé à une réduction du quotient intellectuel (QI) de 0,5 %.

Ce phénomène aurait une explication claire : la crèche réduit les interactions en face à face avec les adultes, qui sont essentielles pour le développement cérébral. Les effets sont encore plus prononcés chez les filles — qui sont capables plus tôt de bénéficier de ces interactions — et dans les familles aisées, où la qualité des interactions parents-enfants est meilleure quand elle peut prendre place. 

Michael Baker, Kevin Milligan et Jon Gruber ont constaté dans leur recherche que le programme de garde d’enfants du Québec, l’accès à des services de garde subventionnés universels, aboutissait à une augmentation d’effets comportementaux défavorables chez l’enfant et de résultats préjudiciables dans la famille.

Pour Steven Lehrer et Mike Kottelenberg,  lorsque les parents envoient leurs enfants à la garderie [ou le CPE, distinction un peu stérile parfois faite au Québec], ils finissent par s’occuper nettement moins de ceux-ci, ils lisent notamment nettement moins à leurs enfants. Les parents supposent que leur enfant bénéficie de nombre d’activités éducatives dans les garderies. Ils pensent qu’il s’agit plus d’une éducation précoce que d’une garde précoce. Ce que nous avons constaté, c’est que les enfants qui sont vraiment très peu stimulés à la maison bénéficient de la garderie qu’ils y reçoivent plus de stimulation qu’à la maison. Mais pour les autres enfants, ils finissent par s’en tirer plus mal parce qu’une garde collective n’est pas aussi efficace qu’une garde individuelle.

Voir aussi

 
 
 
 
 

La maternelle à 4 ans au Québec, étude : peu d’effets positifs

Une nouvelle étude souligne les conséquences néfastes des garderies « universelles » québécoises

mardi 2 mai 2023

« Le Pape François, promoteur de l'immigration massive » selon Mathieu Bock-Côté

Aussi sur Odysee (si le gazouillis ci-dessus disparaissait) :

 

Voir aussi

Cardinal Sarah : Dieu ne veut pas la migration, Jésus est rentré chez lui. 

Le Pape appelle à respecter les droits des peuples indigènes

Confondre hospitalité légitime temporaire et droit à l'immigration définitive

Rémi Brague : « Non, la parabole du bon samaritain ne s'applique pas aux États ! »

Église catholique et l’immigration — le grand malaise

L’Église catholique — pour qui sonne le glas ? (M-à-j)

Laurent Dandrieu : « Les souffrances des Européens sont sorties du champ de vision de l’Église » 

Immigration — Manque d’espace dans les écoles, 1400 classes modulaires à travers le Québec

Il y a actuellement 1400 classes modulaires à travers le Québec pour loger des élèves afin de pallier au manque d’espace dans les écoles causé principalement par l'arrivée d'immigrants.

On apprend par ailleurs que des infirmières sont logées dans des unités modulaires en raison de la pénurie de logements

Que le gouvernement  Québec injecte 116 M$ pour 43 nouveaux CPE préfabriqués

«Ce n’est pas l’idéal, mais la raison pour laquelle on doit procéder avec des unités modulaires, parfois, souvent même, c’est parce qu’on fait face à une augmentation de la clientèle et puis, il faut bien scolariser les enfants!», a soutenu mardi le ministre de l’Éducation en commission parlementaire, à l’occasion de l’étude des crédits de son ministère. 


Loin d’être le premier choix du gouvernement, le recours à des unités modulaires est une solution qui s’impose dans certains cas, a fait valoir le ministre. 

Le manque d’espace dans les établissements scolaires donne lieu à d’autres solutions temporaires. La députée libérale de Saint-Laurent, Marwah Rizqy, a souligné que toutes les écoles de sa circonscription débordent. Des élèves sont même logés dans une tour à bureaux, a-t-elle dénoncé. 

Ce manque de place n'est pas dû à la natalité en berne au Québec depuis 50 ans (la dernière décennie quand ils sont nés assez d'enfants pour remplacer leurs parents)...

Voir aussi

Coïncidence — Immigration : Le Québec fracasse un record, loyers records à Montréal, pénurie et surcharge de travail à l'école

Emballement démographique : pour le dernier trimestre 2022, 39.173 immigrants au Québec, plus de décès que de naissances 

Population du Canada : croissance record de 1 050 110 personnes enregistrée en 2022 (m à j Québec) 

« Trop et trop vite » : des économistes mettent en garde contre la politique d'immigration libérale « pro-affaires »

L’immigration, le remède imaginaire (Québec, 2011)

Institut Fraser : L’immigration massive nuit au bien-être des Canadiens en général ; les politiques d’immigration doivent être revues (étude de 264 pages, 2011)

L'économiste Pierre Fortin critique la politique d'immigration actuelle  (2022)

L'économiste Pierre Fortin : non, le Québec n'a pas besoin de 80 000 immigrants par an (2022)

Et si la diversité diminuait la confiance ?  

Les immigrés coûtent de plus en plus cher au Canada : ils coûtent plus de 16 [jusqu’à 23] milliards de dollars par an aux contribuables [2012]

« Trop de diversité sape les fondements de la solidarité » 

Étude — Baisse de « solidarité » corrélée à l’augmentation du nombre d’étrangers

Multiculturalisme, « hybridation », « métissage culturel », une nouvelle illusion théorique dans les sciences sociales

Afflux renouvelé de réfugiés au Québec et impact sur le réseau scolaire déjà en sous-effectif  

Crise du logement : le tabou des seuils d’immigration trop élevés

Humour — désolé d’être là

Les ⅔ des Québécois contre une hausse du nombre d’immigrants 

Immigration de masse : le Canada connaît la plus forte croissance démographique du G7

L’augmentation de l’immigration a amplifié la crise du logement

Canada — Faire passer l’immigration de 300 000 personnes par an à un million

L’initiative du Siècle (dont un des cofondateurs est Dominic Barton, actuellement ambassadeur du Canada en Chine populaire). En anglais uniquement.

Le patronat québécois reprend de plus belle sa campagne en faveur de l’immigration massive : 64 000 par année au Québec ! (1er avril 2021, ce n’est hélas pas un poisson d’avril)

L’État-providence : une pompe aspirante pour tous les immigrants « illégaux »

Biden : « La culture musulmane est présente au sein de la culture américaine depuis le tout début »

Depuis quelques années, on lit dans la presse américaine qu’une partie des esclaves noirs vendus aux États-Unis étaient musulmans principalement à cause de leur origine (Sénégal). C’est possible, mais en quelle proportion et islamisés à quel moment et à quel point ?

Les Européens achetaient les esclaves aux chefs de guerre et aux marchands sénégalais, le plus souvent musulmans. En théorie, ces musulmans ne pouvaient asservir d’autres musulmans. Il est vrai que les Maures ont parfois accusé les noirs convertis d’être hérétiques ou mal convertis pour en faire des esclaves… et que certaines populations noires se seraient converties à l’islam davantage pour échapper à l’esclavage que par conviction religieuse.

La généralisation de l’islam au Sénégal ne remonte qu’au XIXe siècle alors que la France avait mis fin au trafic négrier en 1815 au Sénégal. C’est également la France, en 1848, qui mit fin officiellement à l’esclavage au Sénégal comme dans tout son empire. Paradoxalement, cette domination européenne conduisit à des djihads en Afrique de l’Ouest lesquels firent progresser l’islam. C’est ainsi que la noblesse Djolof ne se convertit complètement à l’islam qu’à la fin du XIXe siècle. 

Il n’est donc pas clair quelle proportion des esclaves vendus aux États-Unis et provenant du Sénégal était musulmane. Affirmer qu’aujourd’hui 94 % des Sénégalais sont musulmans n’indique pas la proportion des musulmans parmi les esclaves vendus aux Européens et Américains il y a plusieurs siècles.

Et quelle influence la « culture musulmane » a-t-elle eue dans la culture américaine ? Aucune communauté musulmane née des esclaves importés d’Afrique n’avait survécu avant l’arrivée des premiers musulmans blancs (Libanais, Syriens, Bosniaques et Turcs) à la fin du XIXe siècle.

Cela n’empêche pas certains d’avancer des preuves de cette culture musulmane aux États-Unis. Parmi les preuves citées par Zaheer Ali, « historien oral » à la Brooklyn Historical Society et directeur du projet Muslims in Brooklyn, les « églises qui ont été construites face à l’est, la direction dans laquelle les musulmans font face en priant ». L’ennui c’est que les églises sont aussi orientées de la sorte, c’est même l’origine du mot « orienter »…

Pendant le même discours, le président s’en est pris à un membre de l’assistance en lui lançant : « Tais-toi, garçon (ou boy) ! »

Pourquoi il est urgent de connaître son latin

Le latin serait-il la solution pour remonter le niveau général de grammaire des élèves ? Le Figaro explique en quoi il favorise une meilleure maîtrise du français et des langues étrangères.

En Italie, par exemple, le latin est encore obligatoire au lycée classique
« pour mieux comprendre l’italien », ce n’est pas le cas des lycées scientifiques.

« J’en ai bavé de mes années en latin, mais j’en suis devenue une fervente défenseure », déclare Diane, jeune active de 27 ans, qui a choisi d’étudier le latin jusqu’au bac. Un choix qu’elle ne regrette pas, mais qui est de moins en moins posé aujourd’hui. Depuis le passage au lycée de Diane, il y a presque dix ans, le latin a continué sa lente descente. En effet, bien qu’ils soient quelques-uns parmi les élèves à choisir cette option en 5e, ils l’abandonnent en cours de route avant même d’arriver en terminale. La raison ? Depuis la réforme du bac 2019 [sous le ministre Blanquer], trop de matières ou de spécialités arrivent en concurrence avec l’option « langues et cultures de l’Antiquité ». De plus, tous les établissements ne proposent pas cette spécialité.

En 2021, ils étaient seulement 10 % des élèves (selon les chiffres de la DEPP) — de la cinquième à la terminale — à étudier cette langue considérée comme « morte », qui constitue pourtant 80 % de notre vocabulaire actuel. Seuls 535 candidats (sur plus de 380 000) ont présenté la spécialité « langues et cultures de l’Antiquité — Latin » au bac 2022. Le latin fait désormais pâle figure à côté de matières à la mode comme l’informatique ou le codage. Mais cette désaffection du latin ne concerne pas que la France. En 2021, on apprenait avec étonnement la décision de la prestigieuse université américaine, Princeton, d’abolir l’obligation pour les étudiants de la filière « classique » d’étudier la littérature grecque et romaine. Depuis, les étudiants américains peuvent obtenir un diplôme de lettres anciennes à Princeton sans avoir lu un seul mot de grec ou de latin…

Un choix regrettable quand on sait l’apport de la langue latine qui permet une meilleure compréhension de notre propre langue et histoire. Jusqu’au milieu du XXe siècle, le latin était indispensable pour apprendre le français. « Dans les années 1960, on apprenait le français à travers cette langue. Au début du XXe siècle, il n’y avait d’ailleurs pas de matière appelée “français” », rappelait en 2021 le professeur de latin, Robert Delord, président de l’association et administrateur du site « Arrête ton char ! », dans les colonnes du Figaro. Le latin était enseigné dès la 6e jusqu’à ce que le ministre Edgar Faure abolisse son enseignement obligatoire en 1968, sous le mandat de Georges Pompidou. Un choix qui pose question quand on connaît la culture de ce ministre qui parlait parfaitement cette langue — mais qui, soucieux de répondre aux attentes de mai 1968, pensait que ces cours obligatoires étaient trop élitistes — et quand on sait que 80 % de notre vocabulaire vient de la langue latine. Aujourd’hui, face à la baisse générale du niveau de français qui touche jusqu’aux étudiants de l’enseignement supérieur, on peut s’interroger : coïncide-t-elle avec l’abandon progressif du latin au collège et lycée ?

Le latin, un bon outil pédagogique

D’ici 2070, le Japon pourrait perdre près d’un tiers de sa population

Un rapport publié cette semaine met en lumière une baisse importante de la démographie dans moins de 50 ans.


Le Japon, archipel vieillissant, ce n’est pas nouveau. Le Japon, archipel dépeuplé, ça l’est plus. L’Institut national de recherche sur la population et la sécurité sociale, un organisme rattaché au ministère de la santé, publié cette semaine un rapport alarmiste : la population japonaise pourrait bien diminuer de 30 % d’ici 2070.

Le Japon a chuté dans le classement mondial des pays les plus peuplés, passant de la septième place en 1990 à la onzième en 2022. Le pays devrait tomber au 17e rang d’ici 2050, derrière des pays tels que le Viêt-Nam ou les Philippines.

De 126 à 87 millions

Le quotidien économique, Nihon Keizai Shimbun, a publié sur son site les projections démographiques : la population japonaise, qui est actuellement d’un petit peu plus de 126 millions, devrait diminuer de 30 % dans moins de 50 ans pour atteindre 87 millions d’habitants. Cette baisse démographique s’accompagnera d’un vieillissement accru de la population, avec une estimation de 33 millions de personnes âgées de plus de 65 ans, soit près de 40 % des habitants.

En parallèle, le nombre de personnes âgées de 15 à 64 ans devrait chuter à 45 millions en 2070, contre 75 millions actuellement et les citoyens étrangers devraient représenter un peu plus de 10 % de la population, soit cinq fois plus qu’actuellement.

Impacts sur l'économie, la sécurité sociale

Ces projections soulèvent des préoccupations majeures pour l’avenir du Japon, notamment en termes de durabilité économique et de pression sur les systèmes de sécurité sociale. «Comme nous l’avons vu avec le déclin de l’économie régionale [qui est frappée davantage par le dépeuplement et a du mal à s’en sortir], la société japonaise entière et les structures de base de celle-ci risquent de s’effondrer» estime l’économiste japonais Hideo Kumano dans le journal Mainichi Shimbun.

Ces prévisions sont peut-être encore trop optimistes

Néanmoins, selon le Japan Today, ce rapport officiel ne serait pas totalement exhaustif. Les dernières données «surestiment l’augmentation de la population étrangère et ne tiennent pas compte de la baisse du désir de la jeune génération de se marier ou d’avoir des enfants, causée par la pandémie» estime dans ses colonnes Masashi Kawai, directeur d’un centre de recherche sur la prévention du déclin démographique.

Le rapport souligne également l’importance pour le pays de non seulement revoir les systèmes de sécurité sociale mais aussi de restructurer les communautés urbaines afin de mieux répondre aux besoins des Japonais. Notamment la création de villes qui ne compteraient pas plus de 100 000 habitants, offrant ainsi des services centralisés.

Le Japon n’est pas le seul pays à faire face à une chute importante de la démographie. La Corée du Sud fait également face à une chute drastique du taux de natalité. Sa population, qui est actuellement d’environ 51,8 millions d’habitants, devrait tomber à 45,8 millions d’ici 2050.

Voir aussi

Les économies avancées d'Asie ont désormais des indices de fécondité inférieurs à ceux du Japon 

Le Premier ministre japonais : le pays est au bord du gouffre en raison de la baisse du taux de natalité 

Pierre Vermeren : « Après la guerre, nous avons voulu devenir l’Amérique, le Japon a voulu rester le Japon »

En manque de bébés, la Chine annonce de nouvelles aides aux jeunes parents

Démographie — Le trilemme de Morland : égoïsme, économie ou ethnie  

Le Japon relève l’âge de la retraite à 70 ans [un quart des 128 millions de Japonais ont plus de 65 ans.] Conséquence de la faible natalité depuis 50 ans : le Japon a perdu un demi-million d’habitants en 2019. En ce début d’année 2020, les autorités japonaises craignent une nouvelle récession. Le PIB nippon du dernier trimestre 2019 s’est contracté de 1,6 %.  

La population en âge de travailler a déjà baissé dans un quart des pays du monde

Sur fond de pandémie, la crise démographique au Japon s’accélère en 2020

lundi 1 mai 2023

Québec accuse de nombreux immigrants d’avoir menti sur leurs compétences linguistiques en français

Québec accuse de nombreux immigrants d’avoir menti sur leurs compétences linguistiques et les recale lors d’une entrevue orale, en dépit d’une preuve attestant qu’ils ont déjà réussi le niveau requis en français, a appris Le Devoir. Plusieurs d’entre eux peuvent même être « bannis pour cinq ans » du processus de sélection du Québec, dénoncent des avocats. Ces derniers — et leurs clients — déplorent ce qu’ils qualifient d’acharnement de la part du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI). 

Le Devoir s’est entretenu en français, à l’oral et à l’écrit, avec plusieurs candidats à l’immigration n’ayant pas le français comme langue maternelle qui ont été convoqués à une entrevue. Il préserve leur anonymat pour ne pas nuire à leurs démarches. Le Devoir ne donne pas son appréciation du niveau de compétence en français des gens avec qui il a parlé.

D’origine chinoise, Chang déplore la façon dont il a été traité par le MIFI, qu’il qualifie d’« arrogant » et d’« irresponsable ». Le jeune homme a fait une maîtrise dans une université anglophone d’ici et dit être « tombé en amour » avec le Québec. Le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) lui permettait de réaliser son rêve d’immigrer, mais il devait apprendre le français et obtenir l’équivalent du fameux « niveau 7 » sur l’Échelle québécoise des niveaux de compétence en français. Au printemps 2022, après avoir réussi tous les tests de français oraux et écrits agréés par le MIFI, il a demandé le Certificat de sélection du Québec (CSQ), le précieux sésame lui permettant de demander la résidence permanente au gouvernement fédéral. 

Or, son rêve s’est effondré lorsqu’il a été convoqué quelques mois plus tard à une entrevue de contrôle par le ministère de l’Immigration du Québec. Celui-ci lui a dit avoir des raisons de croire qu’il avait soumis des « documents faux ou trompeurs » pour attester de son niveau de français, ce que nie le principal intéressé. Au terme de l’entretien, qui « s’est très mal passé », Chang s’est vu octroyer un niveau 4. 

Dans la lettre du MIFI, on l’informe aussi que sous prétexte qu’il a menti sur ses compétences en français, toute nouvelle demande qu’il voudrait soumettre pourrait ne pas être évaluée, et ce, pour les cinq prochaines années. « J’étais dévasté », a-t-il dit. En 2016, des soupçons de fraude et de production de faux documents avaient mené l’Unité permanente anticorruption à ouvrir une enquête, ont révélé des documents de cour. C’est ce qui avait incité le ministère de l’Immigration du Québec à prendre les devants et à vérifier davatange le niveau de français oral des candidats au PEQ en les convoquant pour un entretien. D’après les données du MIFI, plus de 2000 personnes se sont soumises à cette entrevue depuis l’automne 2016. Les convocations ont connu une augmentation et sont en voie de rattraper le niveau prépandémique. Quant au taux d’échec, il varie beaucoup, allant de 16 % à 84 % selon les années. 

Source

Brice Couturier : Submersion des francophones du Québec par l'immigration et le multiculturalisme canadien

Avec Paul Saint-Pierre Plamondon, Président du Parti Québécois et Brice Couturier, journaliste, essayiste et auteur de Ok millénials (Ed. Les Éditions de l'observatoire). Émission complète.


Paul Saint-Pierre Plamondon:

 

 

Transcription des propos de  Paul Saint-Pierre Plamondon :

« Le français et la culture québécoise en français est en chute libre au Québec. C'est mesuré de toutes sortes de manières. Cette conjoncture ramène avec vigueur la question de l'avenir du Québec et ma thèse c'est que nous n'avons pas d'avenir si nous demeurons dans le Canada. Le sort qui nous attend c'est celui de l'assimilation comme on l'a vu pour les francophones des autres provinces canadiennes. Et évidemment, avec le déclin, mais vient beaucoup de mépris, vient beaucoup de tristesse. Ce n'est pas un avenir radieux et c'est pourquoi je viens parler en France de notre volonté de reprendre le flambeau de René Lévesque et de Jacques Parizeau et de finalement obtenir justice dans cette quête qui dure rappelons-le depuis des siècles. »



Éric Zemmour sur BFMTV : Pap Ndiaye tombe enfin le masque

Éric Zemmour était l'invité de Jean-Baptiste Boursier dans BFM Politique (chaîne très peu pro-Zemmour...)

Éric Zemmour a parlé de son opposition à Pap Ndiaye et à son projet de « mixité sociale » dans les écoles privées qui est en réalité un projet de mixité migratoire. Il a également abordé le sujet de Mayotte et des tensions avec les Comores. 10 ans après le mariage pour tous, Éric Zemmour a renouvelé son opposition à cette loi, véritable cheval de Troie de l'agenda militant des lobbys LGBT. Pour finir, il a vivement critiqué la politique des échecs d'Emmanuel Macron et son mépris envers les Français avec qui il n'a pas voulu débattre durant la campagne présidentielle 2022.

Voir aussi

France — Demain, la classe moyenne n’aura-t-elle plus aucun moyen de protéger ses enfants de l’effondrement de l’école publique ?

France — Le ministre de l'Éducation, Pap Ndiaye, a placé ses enfants dans une école privée élitiste pour avoir une « scolarité sereine »

Le Macron nouveau : Ndiaye militant communauriste noir à l'Éducation nationale française

France — Malgré un budget de l'éducation publique en hausse constante, l’enseignement privé remporte la mise