samedi 13 octobre 2012

L'école privée comme moyen d'appropriation et de valorisation de l'éducation

Les parents qui désirent envoyer leur enfant dans une école privée, qui le prépare aux examens, qui visitent différentes institutions, qui attendent les résultats avec impatience, qui bien souvent se serrent la ceinture pour intégrer cette nouvelle facture à leur budget annuel, eh bien, ces parents envoient un message à leur enfant. Ils disent: l'école, l'éducation, ta réussite nous tiennent à cœur. Ces enfants sont bien souvent des élèves moyens, mais des élèves moyens conscients des sacrifices et des coûts consentis par leurs parents. Ce sont des adolescents à qui l'on répète: wow, tu es chanceux, tu as une bonne école, de bons profs, de bons amis! Profites-en, ce sont de belles années!

Et ces jeunes s'identifient à cette culture scolaire, à ses couleurs, à ses équipes sportives, à sa réussite à laquelle ils sont fiers de contribuer; voilà ce qu'on appelle communément le «sentiment d'appartenance» et qui est si flou quand on fréquente une polyvalente qui rassemble quelques milliers d'élèves.

Si, dans les années 1960, le Québec avait un urgent besoin de se moderniser et de mettre en place de grandes écoles pour accueillir rapidement tous ces jeunes que le rapport Parent se promettait de scolariser, aujourd'hui, la donne a passablement changée, car on a pu constater que l'idée, bonne sur papier, ne réussissait qu'à «produire» 60% de diplômés. Tous n'ont pas su se conformer à ce moule, à cette usine à adolescents souvent bien impersonnelle. Le Québec d'aujourd'hui commence à souffrir de «structurite» aiguë comme l'illustre le discours caquiste et sa volonté de faire le ménage dans les régies régionales et les commissions scolaires. Les gens ont soif de proximité, d'emprise et d'imputabilité. Les écoles primaires ont été bien moins touchées par la concurrence des établissements privés et à mon avis, c'est leur petite taille et leur aspect «école de quartier» qui ont joué à leur avantage. Alors privé ou public, ce que les parents souhaitent par-dessus tout, c'est que leur enfant s'intègre dans un milieu chaleureux, où il développera un sentiment d'appartenance de sorte qu'il aura envie de s'y rendre chaque matin, retrouver les siens et des activités stimulantes.

L'école privée, tout comme les programmes spécialisés au public, c'est bien plus qu'une question de sélection des élèves, c'est une implication des parents dans la vie de leur enfant, car avant l'école, il y a la famille. Et l'éducation, ça se promeut dès le berceau.

Source: Kathleen Shannon




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France — Appui à l'adoption par les homosexuels en net déclin


L’institut Ifop vient de réaliser un sondage pour Le Figaro, qui montre que l’approbation du l’adoption par les homosexuels est en chute libre en France : on passe de 58 % d’opinions favorables en juin 2011 à 48 % en octobre 2012 ! C’est moins qu’en mai 2004 où l’adoption était approuvée par 49 % de Français.

Une tendance à la baisse déjà observée cet été et très forte chez certains groupes d’électeurs comme les sympathisants UMP (centre-droite de Sarkozy), dont la minorité favorable à l’adoption passe de 38 % en août 2012 à 21 % ce mois-ci.



L'appui au « mariage » fléchit lui aussi. Le sens de l’Histoire des progressistes n’existerait-il donc pas ?


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Fermer toutes les écoles privées ne suffit pas à assez abaisser le nombre d'élèves en difficulté pour satisfaire Mme Malavoy !


« Quand vous êtes rendu à 25 %, voire 30 % des élèves qui ont des difficultés ou qui sont à risques, vous comprenez que la situation devient extrêmement lourde. Si vous en aviez peut-être 10 %, là vous êtes capables avec de l'aide de faire fonctionner votre classe. » 
La ministre Madame Malavoy
à l'antenne de Radio-Canada ce vendredi (voir début vidéo)
Voyons voir.

Le nombre d'EHDAA est passé de 14,8 % en 2003-2004 à 20,1 % en 2011-2012 dans le réseau public. Notons d'abord que le nombre des enfants en difficulté (les EHDAA) a augmenté de 36 % en 8 ans... Il serait bon d'avoir une explication sur ces chiffres. Notons aussi la notion subjective d’élèves « à risques ».  Pour la même période, selon la Presse, ce taux est passé de 2,5 à 2,6 % dans les écoles privées. Selon Jean-Marc St-Jacques, dans la même émission de Radio-Canada, ce taux serait plutôt de 10 % dans le privé (bien qu'il ne soit pas clair si cela comprend les enfants à risques ou non). Le représentant des écoles privées déclare également que la proportion d'enfants en difficulté au primaire dans le réseau (semi-) privé est supérieure à celle du réseau gouvernemental. Comme le souligne M. St-Jacques, parmi ces enfants en difficulté et à risque, on trouve des enfants immigrés (ils maîtrisent parfois mal le français) qui vont dans les écoles semi-privées comme les écoles gouvernementales.

Mais, admettons le 25 % d'élèves qui ont des difficultés ou qui sont à risques de Madame Malavoy et faisons comme si les écoles privées n'avaient aucun élève en difficulté ou à risque.

Que se passe-t-il si tous les élèves du privé venaient renforcer le système gouvernemental ? Étant donné le nombre des jeunes élèves au primaire et au secondaire dans les deux réseaux que l'on retrouve au Tableau 2, page 134, d'Indicateurs de l'éducation, édition 2011.

Primaire
 Secondaire 
(jeunes)
Primaire + 
Secondaire
Commissions scolaires
429 950 369 759 799 709
Établissements privés
32 136 88 779 120 915
Total 920 624
25 % en difficulté et à risques au public 199 927
Pourcentage en difficulté et à risques après fusion 21,72 %

On observe que même si tous les élèves du semi-privé rejoignent le système gouvernemental et qu'aucun de ces élèves du privé n'est en difficulté ni à risques, le taux des élèves en difficulté ou à risques ne tombe qu'à 21,72 %. Loin, très loin des 10 % de Madame Malavoy. Le nombre d'élèves dans le semi-privé n'est tout simplement pas suffisant pour peser assez à la baisse et satisfaire les conditions de Mme Malavoy.

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vendredi 12 octobre 2012

L'école gouvernementale coûte deux fois plus cher que l'école (semi-)privée

Le projet évoqué par le gouvernement Marois de restreindre l'accès à l'école privée subventionnée en limitant toute forme de sélection des élèves pourrait faire du tort au Trésor public et entraîner des ponctions supplémentaires dans les poches des contribuables.

C'est ce qu'a dit craindre Jean-Marc St-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FÉEP), au cours d'une entrevue accordée à Argent.

M. St-Jacques a mis en évidence le fait qu'il coûtait beaucoup plus cher au gouvernement de financer l'éducation d'un élève dans le réseau gouvernemental (dit "public") que dans le réseau semi-privé. « Un élève au privé, le gouvernement paie 60 % des coûts. Au public, c'est 100 % », a-t-il expliqué.

Selon la FÉEP, en tenant compte des coûts administratifs plus bas, un élève dans le privé coûte à Québec 48 % de ce que coûte un élève dans le réseau gouvernemental, soit deux fois moins cher. En moyenne, un parent paie 3000 $ pour envoyer son enfant dans une école privée subventionnée, et 7000 $ dans une école non subventionnée.

Résultats pernicieux

Selon M. St-Jacques, la mesure pourrait avoir l'effet pernicieux de rendre l'école privée élitiste, réservée seulement à des élèves non seulement bons, mais ayant aussi des parents très riches.

Douzaine d'écoles privées dédiées aux élèves en difficulté

En ce moment, selon M. St-Jacques, l'école semi-privée dessert surtout la classe moyenne et dans force régions, elle ne pratique aucune sélectivité, en raison de la diminution du nombre d'enfants. Une douzaine d'écoles privées au Québec sont même dédiées aux élèves en difficulté.

Dans une étude datant de 2007 menée pour le compte du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, le professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, Bernard Vermot-Desroches, souligne que le budget du Québec est accaparé à hauteur de 25 % par l'éducation.

Au total, environ 3,2 % du budget provincial de l'éducation va au secteur privé, ce qui représente seulement 4,5 % des subventions gouvernementales versées à l'ensemble des réseaux de l'éducation.

Culture « anti-excellence »

M. St-Jacques a dit ignorer ce qui arriverait d'établissements renommés comme Jean-de-Brébeuf, à Montréal, si on leur coupait leurs subventions. «&nbs^p;On a besoin d'établissements comme ça si on veut que le Québec avance », a-t-il dit.

Un cadeau aux commissions scolaires ?

Selon M. St-Jacques, il ne faut pas exclure que le gouvernement Marois veuille s'attaquer aux écoles privées pour des raisons idéologiques, puisqu'il n'existe pas d'espoirs d'économies avec cette proposition.

Diane De Courcy, ex-présidente de la Commission scolaire de Montréal, a été élue sous la bannière du PQ dans Crémazie lors de la dernière élection « On connaît bien ses positions », s'est-il borné à dire, précisant que l'affaiblissement du privé pourrait profiter à certaines grosses commissions scolaires.

En fin d'après-midi, l'attachée de presse de Mme Malavoy, Suzanne Beauvais, a tenu à minimiser l'avancement du projet, disant qu'il ne s'agissait que d'une « réflexion ».




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Les écoles « privées » doivent être financées à 100 %

Pour Nestor Turcotte, enseignant à la retraite :
L'Australie a un authentique système d'écoles privées. Certains citoyens, liés surtout par leurs croyances religieuses, s'unissent pour bâtir leurs propres écoles. Ils les subventionnent à 100 % tout en payant des impôts pour faire vivre le système public d'éducation.

Au Québec, il y a des écoles nommées privées, mais que l'État subventionne à la hauteur de 60 %. Ces écoles sélectionnent leurs élèves en leur faisant subir des examens d'admission. Ces institutions scolaires choisissent leurs élèves. Elles demandent aux parents de payer une partie les frais d'exploitation de l'école et elles demandent à l'État de fournir le reste. Il faut noter que les parents de ces élèves continuent à payer des impôts pour maintenir le système public des écoles. Les parents qui envoient leurs enfants à l'école privée paient donc à deux endroits : ils paient pour le public et ils paient aussi pour le privé.

La nouvelle ministre de l'Éducation veut que les écoles privées soient ouvertes à tous. En d'autres mots, elle demande aux écoles dites «privées» d'abandonner la sélection des élèves et de prendre tous les jeunes qui veulent fréquenter l'institution. Si cela devait advenir, la nouvelle école ne porterait que le titre d'école privée. Cette dernière serait en fait une école publique (puisqu'elle serait ouverte à tous) subventionnée à la hauteur de 60 % et subventionnée à la hauteur de 40 % par les parents. Pourquoi les parents enverraient-ils alors leurs enfants à une école privée ouverte à tous, tout en payant pour le régime public et pour le régime privé?

Si la nouvelle école privée de la nouvelle ministre de l'Éducation devient ouverte à tout le monde, elle doit demander à son gouvernement de la subventionner à 100 %. S'il n'y a aucun critère d'admission à l'école privée, pourquoi le Ministère de l'Éducation ne subventionnerait-il pas cette nouvelle école devenue publique, à la hauteur des subventions de toutes les autres écoles du Québec?

Qu'est-ce qui pousserait les parents à envoyer leurs enfants à ces nouvelles écoles privées si ces nouvelles écoles n'en portent que le nom? La qualité de l'enseignement? Le choix des professeurs? L'encadrement scolaire? Pourquoi ces écoles continueraient-elles d'exister sous un vocable qui ne veut plus rien dire?

Il n'y a qu'une façon de régler cette question : permettre la création d'écoles privées totalement subventionnées par les parents, comme c'est le cas en Australie. Les parents qui ont les moyens ou qui n'ont pas les moyens et qui souhaiteraient y envoyer leurs enfants le feraient. Il y aurait peu d'écoles privées au Québec, mais ce serait d'authentiques écoles privées.

En Australie, j'ai pu constater que ce ne sont pas uniquement les riches qui envoient leurs enfants aux écoles totalement privées. Certains parents n'hésitent pas à faire d'énormes sacrifices pour donner à leurs enfants une formation de qualité.

L'école où j'ai enseigné était catholique. Elle était totalement privée, mais ouverte à toutes les confessions. Pour ces parents, une solide instruction et une éducation de qualité n'avaient pas de prix. Un modèle que le Québec pourrait copier.

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Marie Malavoy : une « petite révolution » attend les écoles privées du Québec

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Marie Malavoy : une « petite révolution » attend les écoles privées du Québec

La Presse nous apprend que, selon la ministre du Monopole de l'Éducation, Marie Malavoy, les écoles privées devront cesser de sélectionner leurs élèves si elles souhaitent continuer d'obtenir du financement de l'État.

En entrevue à La Presse, elle a confié qu'une « petite révolution » attend les écoles privées. Elles devront abandonner les examens d'admission, qui se déroulent à cette période-ci chaque année, si elles souhaitent continuer de recevoir des subventions. « Il n'y aurait plus de sélection, sauf pour les écoles qui veulent maintenir un régime complètement privé », a déclaré Mme Malavoy.

La ministre entend ainsi mettre de l'avant les orientations que le Parti québécois a adoptées en congrès en ce qui a trait au financement des écoles privées. Pour recevoir la part de financement de 60 % [un maximum] qui provient du gouvernement, comme c'est le cas actuellement, les écoles privées devront accueillir tous les élèves, sans distinction, dit Mme Malavoy.

« Les écoles qui voudront faire de la sélection, garder seulement les meilleurs [élèves], seront entièrement privées. » La ministre compte mettre ce dossier de l'avant dès cette année. Consciente du changement de cap majeur qui se dessine, elle ne fixe pas d'échéance pour le moment. Elle dit vouloir prendre le temps de le faire « correctement » avec les établissements d'enseignement privés afin que « tout le monde soit dans le coup » [Toujours le mot pour rire].

Selon la Presse, les écoles privées ont souvent été critiquées parce qu'elles accueillent principalement des élèves qui réussissent bien. Les enseignants du réseau public se plaignent d'avoir vu leur tâche s'alourdir au cours des dernières années avec l'accroissement du nombre d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation et d'apprentissage (EHDAA) dans leurs classes. Les EHDAA regroupent les handicapés (moteurs et intellectuels), les élèves aux troubles graves du comportement et plus généralement les « élèves à risques »). Les élèves à risque présentent des difficultés variées pouvant mener à un échec (drogue, grossesse, mauvaise maîtrise du français, etc.), des retards d'apprentissage, des troubles émotifs comme l'anxiété ou des troubles légers du comportement.

Le nombre de EHDAA est passé de 14,8 % en 2003-2004 à 20,1 % en 2011-2012 dans le réseau public. Pour la même période, il est passé de 2,5 à 2,6 % dans les écoles privées. Le gouvernement Charest avait souhaité que le privé accepte davantage d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation et d'apprentissage. Un comité formé en ce sens devait remettre son rapport en décembre dernier, mais les travaux sont restés lettre morte.

Restreindre le choix, encourager la sélection financière

Les mesures envisagées par Mme Malavoy ne risquent-elles pas de mener à la fermeture de certaines écoles ou à une hausse substantielle des droits d'inscription ? Ne verra-t-on donc pas en fait augmenter la sélection, non plus basée sur les résultats scolaires, mais sur la revenu des parents ? Un résultat paradoxal pour le moins.

Il faut plutôt, comme dans les autres domaines de notre société, encourager la concurrence et la diversité de l'offre. Si trop peu d'écoles semi-privées s'adressent aux élèves en difficulté, il faut les aider sans pour cela vouloir que toutes les écoles semi-privées du Québec soient privées de sélection. Bref, sortir d'une pensée binaire (tous avec des EHDAA ou pas un sou). Il existe des mécanismes que l'on peut mettre en place pour ce faire.

Il faudrait plutôt financer les enfants et leur progrès

Il est sans doute à la fois injuste et inefficace de ne pas établir de liens entre performance scolaire, le type de clientèle et les moyens alloués. Mais on peut neutraliser facilement les différences sociologiques entre écoles privées et publiques, d’une part, et les différences de qualité de l’effort éducatif entre les établissements, d’autre part par plusieurs mesures. Tout d'abord, comme on le fait déjà actuellement, on peut allouer plus de ressources aux écoles recueillant de nombreux EHDAA. Ensuite, pour récompenser les progrès des écoles et des élèves,  en indexant les financements non sur le nombre des élèves inscrits, mais sur la progression scolaire dans le temps des élèves d’un établissement donné. Pour cela, il suffit d’évaluer les mêmes élèves en début et fin d’année et de faire dépendre les financements reçus de leur progression, quel que soit par ailleurs leur niveau absolu.

Une autre solution, dans le contexte d'un bon scolaire universel, consiste à faire varier le chèque éducatif qui suit l'enfant et de fournir plus d'argent aux enfants en difficulté. Si plus d'argent est associé à la formation de ces enfants, des écoles privées les accueilleront. Une réticence : à nouveau financer plus et donc récompenser les comportements qui pourraient être la cause de ces difficultés. Les bons parents et contribuables civiques finançant ainsi les parents ou les élèves moins scrupuleux. Pour éviter cet écueil, peut-être faudrait-il distinguer le type de difficulté des enfants pour distinguer un handicap permanent et un facteur de risque qui peut être corrigé (la prise de drogues,  les comportements turbulents, l'absentéisme fréquent, la maîtrise du français chez les immigrants) afin de récompenser le progrès et l'effort.

Soixante pour cent de financement c'est peu

Les écoles semi-privées du Québec reçoivent au maximum 60 % de subventions, ces chiffres ne comprennent pas tous les frais que doivent payer les parents pour les activités demandées aux élèves. Soixante pour cent c'est peu et l'on peut comprendre que certaines écoles ne veulent pas accueillir trop d'élèves en difficultés avec si peu de subventions.

Rappelons que les parents qui envoient leur enfant à l'école privée payent deux fois pour leurs enfants : ils s'acquittent de leurs impôts (souvent plus élevés) et de leurs taxes scolaires comme tout le monde et puis déboursent une nouvelle fois pour choisir une école semi-privée (en réalité les écoles privés ont peu de liberté, nous y reviendrons).

L'école publique manque-t-elle de moyens ?

L'école publique manque-t-elle vraiment de moyens ? Ou s'agit-il non pas d'une question d'argent, mais d'idéologie et de ressentiment : il faut plus d'élèves difficiles, turbulents, de familles monoparentales dans les écoles privées pour éviter tout « élitisme » ?

En 2008-2009, la dépense globale d’éducation par rapport au produit intérieur brut (PIB) avait été estimée à 7,7 % au Québec ; par comparaison, ce taux est estimé à 7,1 % dans les provinces de l’Atlantique, à 6,6 % en Ontario et à 5,6 % dans les provinces de l’Ouest. Lorsque l’on considère cet indicateur, il apparaît que l’effort financier en éducation demeure plus important au Québec que dans la moyenne des autres provinces. 


Dépense globale d’éducation par rapport au PIB, Québec (le plus haut) et régions du Canada (en %)

Rappelons également que les dépenses par élève sont en hausse constante au Québec. Entre 2004 et 2008, la dépense par élève a augmenté de 18 % en dollars constants. Ces augmentations s’expliquent par de nouvelles mesures de réinvestissement et de développement (programmes de lutte au décrochage scolaire, réduction de la taille des classes au préscolaire et au premier cycle du primaire, augmentation du temps d’enseignement au primaire, soutien aux élèves à risque et aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage [EHDAA], ajout de ressources pour la formation continue, etc.) [Plus détails ici]

Dépense globale par élève des commissions scolaires québécoises en dollars courants et en dollars constants de 2008-2009

En outre, le nombre moyen d’élèves par enseignant au Québec est passé de 16,5 en 1997-1998 à 14,5 en 2008-2009. Il est le plus bas du Canada. Rappelons que les provinces de l'Ouest ont les meilleurs résultats dans les classements internationaux et interprovinciaux et que les résultats des élèves québécois baissent.


Rapport élèves-éducateur dans les commissions scolaires, Québec et régions du Canada


Pourquoi cette croissance des EHDAA ?

Avant de réagir de manière précipitée, ne vaudrait-il pas mieux se pencher sur cette augmentation du nombre d'enfants en difficulté ? Y a-t-il vraiment crise ou inclut-on de manière plus généreuse des enfants dans cette catégorie en considérant désormais plus de facteurs comme des causes potentielles de risque ?

S'il y a vraiment augmentation de ces difficultés quelles en sont les raisons ? Ne vaut-il pas mieux traiter le mal à sa racine que de priver les gens de liberté ? Pour rappel, selon une étude de l'Université de Montréal publiée en 2009, près de 15 % des Québécois de moins de 6 ans souffrent de degrés atypiques de dépression, on assisterait à une « Épidémie de détresse chez les enfants en CPE ».

Pourquoi être contre la sélection ?

Il y a quelque chose d'étrange dans les propos de Mme Malavoy : elle semble être contre la sélection. Toute sélection ? Même l'école privée de musique qui désire prendre des élèves qui ont un bon potentiel musical ? Ce serait ridicule, la consécration de la médiocrité idéologique.  Pourquoi en irait-il autrement pour d'autres matières (sport, culture générale, sciences)  ?

Aussi contre les écoles confessionnelles ?

Dans cet entretien, la ministre parle de toute sélection, est-ce à dire qu'elle maintient sa volonté de serrer la vis aux écoles privées religieuses comme le menaçait le programme électoral du PQ ?
6.1 L’éducation 
Un gouvernement souverainiste : 
j) Cessera de subventionner les écoles privées axées essentiellement sur l’enseignement de la religion qui ne respectent pas le régime pédagogique ainsi que les écoles dont les admissions sont fondées sur l’appartenance confessionnelle;

Commissions scolaires menacées, centralisation croissante

Critiquées de toutes parts, les commissions scolaires doivent par ailleurs s'attendre à une remise en question, prévient aussi la ministre de l'Éducation. Il n'est toutefois pas question de les abolir. Les commissions scolaires représentent un palier décisionnel important, mais il faudra revoir certaines façons de faire, affirme sans plaisanter Mme Malavoy. « Je veux qu'elles demeurent, mais on ne passera pas à côté d'une réflexion en profondeur. Il en va de leur survie. » Parmi ces remises en question, Mme Malavoy propose une plus grande centralisation, notamment en diminuant le nombre de commissions scolaires, en regroupant certains services et en revoyant à la baisse la part de 5 % de leur budget alloué à l'administration. En outre, les prochains présidents des commissions scolaires seront élus et non pas nommés. « C'est un autre grand chantier, la démocratie [sic] scolaire », résume la ministre qui dit vouloir travailler dans un esprit de collaboration.  Rappelons que, déjà sous Mme Courchesne, les commissions scolaires s'étaient plaintes d'une centralisation croissante de la part du Monopole de l'Éducation.

C'est bien évidemment antinomique d'une véritable « démocratie scolaire ». Nous pensons que la démocratie scolaire viendra d'une plus grande liberté de chaque établissement et non pas d'une centralisation croissante et d'élections qui n'intéressent personne. Comment de plus grandes commissions scolaires vont-elles rapprocher les parents du fonctionnement de leur école alors qu'actuellement les élections scolaires ne réunissent pas dix pour cent des électeurs ?

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jeudi 11 octobre 2012

Regain industriel aux États-Unis grâce au gaz de schiste




Reportage de France 2 sur le gaz de schiste, un catalyseur de croissance économique, de réindustrialisation et créateur d'emplois.

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Ontario — Pour la ministre de l'Éducation, les écoles catholiques ne peuvent pas enseigner que l'avortement est un mal

La ministre Laurel Broten lors d'une « subtile » campagne  précédente
Selon une dépêche de l'agence de Presse canadienne, la ministre de l'Éducation de l'Ontario, Laurel Broten, a déclaré que les écoles catholiques subventionnées de l'Ontario ne doivent pas enseigner à leurs élèves que l'avortement est mauvais parce que la nouvelle loi anti-intimidation interdit la misogynie.

« Le fait de retirer le droit d'une femme de choisir [l'avortement] pourrait sans doute être considéré comme l'une des actions les plus misogynes que l'on puisse entreprendre », a-t-elle déclaré.

Elle a conclu en ajoutant « Je ne pense pas qu'il existe un conflit entre le choix d'une éducation catholique pour ses enfants et le fait soutenir le droit des femmes de choisir [l'avortement]. »

La docteur Margaret Somerville, directrice fondatrice du Centre de l'Université McGill pour la médecine, l'éthique et le droit, a décrit cette déclaration de la ministre comme une « épouvantable » violation de la liberté religieuse. « Si le projet de loi 13 [la loi anti-intimidation ontarienne] devait être interprété de la manière que le ministre indique, à mon avis, il serait inconstitutionnel parce qu'il contreviendrait à la liberté de religion, la liberté de conscience et la liberté d'expression, il serait également contraire aux obligations des parents et à leurs droits à l'égard de leurs enfants ».

Rappelons que, pour  le renommé spécialiste en droit constitutionnel Eugene Meehan dans le dernier numéro de LexView (en anglais), la nouvelle Loi pour des écoles tolérantes de l'Ontario est sujette à une contestation juridique parce qu'elle viole les droits des catholiques de la province. (Plus de détails).





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Requête en « déclaration de poursuite abusive » à l’encontre de M. Raymond Gravel

De gauche à droite, Svend Robinson (ex-NPD),
Amir Khadir (QS) et Raymond Gravel lors du gala 2009
du Conseil québécois des gais et lesbiennes
Une requête en « déclaration de poursuite abusive » à l’encontre du demandeur Raymond Gravel, sera entendue lundi les 15 et 16 octobre 2012, à 9 h 00, au Palais de Justice de Joliette.

Parmi les personnes poursuivies par M. Gravel : LifeSiteNews, Campagne Québec-Vie et une dizaine d'autres personnes.

On est en droit de se demander si ce personnage qu'attire la controverse ne vise simplement pas à bâillonner des opposants idéologiques en les ruinant. Rappelons que M. Gravel demande un demi-million en dommages et intérêts pour atteinte à sa réputation !





Palais de justice de Joliette, salle 1.30

200, rue Saint-Marc
Joliette QC J6E 8C2

Comment s'y rendre

Téléphone : 450-753-4807

Cette audience est ouverte au public.


Voir aussi

Raymond Gravel c. Life Site News – chronologie et sommaire de la défense

L'abbé Raymond Gravel poursuit des organisations pro-vie pour 500 000 $





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Deux millions pour apprendre aux enfants immigrés leur langue maternelle

Le ministère de l’Éducation dépense environ deux millions $ par année pour enseigner aux enfants de l’immigration leur langue… maternelle.

Le programme d’enseignement des langues d’origine (PELO) a été créé par le PQ en 1978, sans doute pour dorer la pilule de la loi 101. Aujourd’hui, 23 langues sont enseignées dans une centaine d’écoles publiques, dont l’ourdou, le créole, le turc, le vietnamien, l’algonquin, etc. Sept commissions scolaires y participent, jusqu’en Abitibi. En 2008, 6 832 enfants étaient inscrits à ces cours qui sont ouverts à tous. À raison de 2 ½ heures par semaine, les enfants se familiarisent avec la langue et la culture de leur pays d’origine, de la maternelle à la sixième année.

L’arabe, la plus populaire

En raison de l’immigration maghrébine au Québec, c’est l’arabe qui est le plus souvent enseigné dans les écoles francophones. Selon Lise Ravary, beaucoup de parents refusent d’inscrire leurs enfants au PELO, de crainte de retarder leur intégration.




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