mardi 31 janvier 2012

Espagne — Victoire des parents, fin du cours d'Éducation à la citoyenneté

Le ministre de l'Éducation du gouvernement conservateur espagnol nouvellement élu vient d'annoncer qu'il allait éliminer le controversé programme d'éducation à la citoyenneté et le remplacer par un programme d'éducation civique et constitutionnelle.

Le journal La Razón annonçait ce matin la fin prochaine du controversé programme 

Jaime Urcelay, président de Professionnels pour l'éthique, a exprimé sa satisfaction à cette annonce.

« C'est une joie qui couronne de nombreuses années d'efforts et de lutte pour la liberté scolaire et contre un endoctrinement imposé par le gouvernement [socialiste] de l'époque. »

Depuis 2008, plus de 55 000 demandes d'exemption ont été soumises par des parents qui s'opposaient à la dimension d'endoctrinement politique, moral et sexuel du cours d'éducation à la citoyenneté. Plus de 3 000 procès se sont tenus en Espagne et 400 parents espagnols ont fait appel à la Cour européenne des droits de l'Homme à Strasbourg pour voir leurs droits de premiers éducateurs reconnus.

En attendant de connaître le détail du nouveau programme, Jaime Urcelay a rappelé qu'un programme qui expliquerait la Constitution espagnole et le système démocratique du pays n'avait rien à voir avec l'ancien programme malgré le titre trompeur de celui-ci. « Nous nous féliciterons de ce nouveau programme s'il ne tente pas d'influer sur les valeurs des étudiants et de façonner leur conscience et leur pensée à l'insu de leurs parents. »

Parents espagnols objecteurs de conscience

En outre, Urcelay a confirmé que le ministère de l'Éducation avait contacté les Professionnels pour l'éthique afin de tenir prochainement une réunion conjointe. Tout en se félicitant de l'élimination du cours d'éducation à la citoyenneté et ne pas s'opposer à un programme qui enseignerait des faits sur la Constitution, Jaime Urcelay a déclaré qu'il faudrait se demander s'il était opportun d'ajouter plus de matières au programme scolaire alors que d'aucuns préconisent plutôt que l'école se concentre sur les acquis de base (voir vidéo à partir de la deuxième minute). Jaime Urcelay a également tenu à féliciter tous les parents souvent fort seuls qui ont tenu bon dans cette lutte de longue haleine, malgré les menaces de la part des autorités du pays.

Le journal La Razón annonçait ce matin à la une, ainsi que dans un long article dans les pages intérieures, que le ministre de l'Éducation espagnol, José Ignacio Wert, allait annoncé aujourd'hui l'abolition du controversé programme d'éducation à la citoyenneté. Le journal saluait également cette décision dans un éditorial intitulé « Wert Acierta veut éliminer le sectarisme des salles de classe. »

Le reportage du quotidien comprenait également un résumé des principaux faits liés à ce conflit social et juridique provoqué par l'imposition du cours d'éducation civique par le gouvernement socialiste de Rodriguez Zapatero. Chaque année scolaire, près de mille familles gardent leurs enfants plutôt que des envoyer aux cours d'Éducation à la citoyenneté.

Le ministre espagnol de l'Éducation, José Ignacio Wert, annonce le 31 janvier 2012 l'abandon du controversé programme d'Éducation à la citoyenneté

Dès que l'intention du gouvernement socialiste de mettre en œuvre le programme d'Éducation à la citoyenneté fut connue, celui-ci suscita un vif débat de la part de parents espagnols pour qui l'État se transformait en éducateur moral de leurs enfants alors que ce droit revient aux parents.

Pour sa part, le gouvernement affirma que le cours permettait d'éduquer « aux valeurs démocratiques et à la tolérance » tout en concédant que le programme affichait un « sain relativisme ».

Le Parti populaire s'est opposé publiquement à ce cours depuis de nombreuses années. Pour reprendre les paroles d'Alicia Delibes, vice-ministre de l'Éducation de la Communauté de Madrid, en 2007 :
« C'est une éducation au contenu moral et politique très orienté. [...] La gauche prétend guider et former la conscience des enfants. »
Les manuels étaient également fortement teintés d'anticapitalisme selon La Actualidad Económica. L'OTAN c'était mal, l'ONU le bien, les ONG bien, les entreprises mal, etc. Un manuel d'éducation à la citoyenneté publié par les éditions Akal n'avait pas hésité à s'attaquer de manière frontale à l'Église catholique, avec des phrases telles que « L'Église a essayé de remplacer les lois avec ses dieux. » Il a également servi de prétexte pour donner des discussions de groupe sur la sexualité à des enfants de 12 ans sans le consentement de leurs parents. D'autres manuels faisaient la promotion de la Fierté homosexuelle ou proposait des lettres contre George W. Bush.

Des manuels d'Éducation à la citoyenneté suggéraient aux enseignants de demander aux élèves de faire « une évaluation critique de la division sociale et sexuelle du travail et des préjugés sociaux racistes, xénophobes, sexistes et homophobes » et déclarait que les professeurs devaient chercher à « réviser l'attitude des élèves envers l'homosexualité. »

L'Église catholique s'est également opposée à l'imposition du programme d'Éducation à la citoyenneté, le cataloguant de totalitarisme. Les parties du programmes les plus critiquées sont celles liées à l'éducation sexuelle, la promotion de formes familiales « multiparentales » et homosexuelles en contradiction avec les valeurs traditionnelles et plus généralement l'imposition par l'État d'un endoctrinement laïque ou areligieux. L'archevêque d'endoctrinement de Tolède, Antonio Cañizares, a déclaré les établissements qui imposaient ce programme « collaborent avec le mal ».




Voir aussi 

Espagne — le parti favori aux élections s'engage à supprimer le programme d'Éducation à la citoyenneté

Espagne — bilan désastreux pour les socialistes, il ne reste que l'idéologie et le chômage

Espagne — « sain relativisme » du programme d'éducation à la citoyenneté admis par le gouvernement

La cause ECR en Cour suprême du Canada suivie attentivement en Espagne

Espagne — Plainte contre l’éducation à la citoyenneté devant le parlement européen

L'Espagne poursuivie par des parents devant la Cour européenne






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Seize éminents savants dans le Wall Street Journal : « Réchauffement climatique ? Nul besoin de paniquer !»

Le Wall Street Journal publie un appel, signé par 16 scientifiques de grand renom, qui présentent leurs arguments en faveur d’une modération rationnelle face à l’alarmisme ambiant lorsqu’on parle du climat. Ils en appellent à une nécessaire réflexion sur le financement de la science climatique.

« Le texte suivant a été signé par les 16 scientifiques dont les noms et titres apparaissent à la fin de l’article.

Un candidat à un mandat officiel dans n’importe quelle démocratie contemporaine peut avoir à considérer ce qu’il faut faire — ou même, s’il faut faire quelque chose — au sujet du réchauffement climatique. Ce candidat devrait comprendre que l’affirmation souvent répétée, selon laquelle presque tous les scientifiques exigent que des actions décisives soient prises pour arrêter le réchauffement climatique, n’est pas fondée. En fait, un nombre important et croissant de savants et d’ingénieurs émérites contestent l'idée que des actions draconiennes doivent être menées au sujet du réchauffement climatique.

En septembre dernier, le prix Nobel de physique Ivar Giaever, un partisan du président Obama lors de la dernière élection, a démissionné avec fracas de l’American Physical Society (APS). Sa lettre de démission commençait ainsi :
Je ne renouvelle pas [mon adhésion] parce que je ne peux plus appuyer la position [politique de l'APS] selon laquelle «   Les preuves sont irréfutables, le réchauffement climatique est en train de se produire. Si aucune action n’est prise pour le contrer, des troubles significatifs des systèmes physiques, écologiques, sociaux, et de sécurité, de la planète, se produiront probablement. Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre, et nous devons commencer maintenant.   » Au sein de l’APS, on peut sans difficulté discuter pour savoir si la masse des protons change avec le temps, et comment se comporte un multiunivers, mais les preuves du réchauffement climatique seraient irréfutables   ?
Malgré une campagne qui dure depuis des décennies pour renforcer le message selon lequel l’augmentation des quantités de ce « polluant » le dioxyde de carbone va détruire la civilisation, un grand nombre de scientifiques, dont certains très proéminents, partagent les opinions d'Ivar Giaever. Et le nombre de ces scientifiques « hérétiques  » augmente chaque année.


Un des signataires, le professeur William Happer, professeur de physique à Princeton.

lundi 30 janvier 2012

France — La « gauche » en avait rêvé, la « droite » le fait

Nicolas Sarkozy, Luc Chatel et Valérie Pécresse
Comment Valérie Pécresse [ancienne ministre de l'Éducation supérieure en France, désormais porte-parole du gouvernement] peut-elle intimer l’ordre aux Grandes écoles d’édulcorer leurs concours afin de les ouvrir à la « diversité », comme elle vient de le faire dans son discours de clôture du colloque annuel de la Conférence des Grandes écoles ? Parce qu’ils sont objectifs et anonymes, ces concours sont jusqu’à présent le seul rempart de la méritocratie républicaine et la seule vraie chance de promotion sociale pour les élèves de tous milieux ayant de bonnes capacités d’intelligence et de travail. Si Mme Pécresse réussit à casser cet outil et la juste sélection qu’il permet, elle aboutira à désorganiser l’enseignement à l’intérieur même des écoles et à dégrader ainsi les derniers centres d’excellence et d’expertise existant dans le système français d’enseignement supérieur.

Il semble, malheureusement, que la ministre ait fait sienne la pensée de la gauche, puisque c’est la gauche qui, depuis les débuts de l’« école unique », croit qu’il suffit, pour réduire les inégalités sociales, de casser tous les thermomètres et de supprimer de façon obsessionnelle toutes les filières d’excellence. Au lieu de renverser cette logique responsable tout à la fois de l’actuel recul scientifique du pays – cruellement souligné par les classements internationaux – et du blocage de l’ascenseur social, le gouvernement veut la faire valoir dans les secteurs qui étaient restés jusque ici plus ou moins hors de sa portée, les Grandes écoles et les classes préparatoires (également menacées désormais ; voir à ce sujet le dernier livre de Jean-Paul Brighelli [1]). Pourtant, au lieu d’appliquer à ces deux secteurs les principes qui ont ruiné les universités, il ferait bien mieux de faire l’inverse, c’est-à-dire de conférer aux universités un peu de la vertu des Grandes écoles en y rétablissant la sélection, en luttant contre la politisation, en développant leur autonomie (il a commencé à le faire), et surtout en créant les conditions juridiques propices à la création d’universités privées concurrentes susceptibles de redonner le la à ces grands corps malades, coûteux et stériles que sont nos universités-stationnements. Mais non, c’est au dernier système qui marche que le gouvernement s’en prend !

La France n'a jamais été la terre d'élection de la liberté scolaire. Elle en paie le prix fort.

Yves Morel, dont l’ouvrage La fatale perversion du système scolaire français vient de paraitre aux éditions Via Romana, livre dans les colonnes de Liberté scolaire sa vision personnelle et érudite de l’histoire de la liberté d’enseignement en France.

La France n’a jamais été la terre d’élection de la liberté de l’enseignement, à moins dire. Jusqu’au milieu du XVIIe siècle, l’enseignement des élites sociales et du clergé relevait des universités, cependant que l’enseignement populaire incombait aux écoles cathédrales des églises. À partir du milieu du XVIIe siècle, les collèges jésuites supplantèrent les universités de plus en plus sclérosées, cependant que, pour l’éducation du peuple, s’activaient les Frères des Écoles chrétiennes. En 1762, Louis XV ordonne l’expulsion des Jésuites, ce qui entraîne la disparition de leurs collèges. Pour les remplacer, le duc d’Aiguillon conçoit des collèges d’Etat aux mains de maîtres laïcs (ce qui ne signifiait pas que l’enseignement dût l’être) dans son Essai d’éducation nationale (1763) qui fait de lui le créateur de ce vocable. Louis XV s’inspire de lui, crée certains de ces collèges et institue le concours d’agrégation pour le recrutement de leurs maîtres. Mais d’autres préoccupations (la réforme judiciaire, l’assainissement des finances) et la mort (1774) l’empêchent d’aller plus loin, et ses idées seront ignorées de Louis XVI.

La Convention ferme les vieilles universités en octobre 1793, puis, après divers projets avortés, crée, par la loi Daunou du 3 brumaire an IV (25 février 1795), un enseignement public à trois degrés, primaire (non obligatoire), secondaire (écoles centrales), et supérieur (écoles spéciales). L’enseignement primaire reste embryonnaire. Les écoles centrales et spéciales sont jugées trop libérales d’esprit et trop autonomes par Bonaparte, qui les ferme et les remplace par les lycées et facultés de son Université de France, calquée sur le modèle jésuitique et donc axées sur les humanités (les écoles centrales et spéciales accordaient, elles, une large place à l’enseignement scientifique et technique, à l’histoire et à la géographie). Cette Université d’État, centralisée suivant le modèle jacobin, a le monopole de l’enseignement.

Malheureusement, 80 % des familles québécoises sont encore plus pauvres que 80 % des familles américaines

Du carnet de Martin Coiteux :
« À mon grand déplaisir, mais non à ma plus grande surprise, Jean-François Lisée continue d'affirmer sur toutes les tribunes que 99 % des Québécois sont plus riches que 99 % des Américains. Tout occupé qu'il est à faire la promotion de son dernier pamphlet politique, il a complètement oublié que les calculs sur lesquels il base cette affirmation ont été sévèrement critiqués[.]
[...]

Justement, que disent-elles ces statistiques ? Le Census Bureau des États-Unis publie des données sur le revenu des familles américaines en fonction du quintile de la distribution des revenus auquel elles appartiennent. Statistique Canada (banque de données CANSIM, matrice 2020703) fait de même pour toutes les provinces canadiennes dont, bien entendu, le Québec.

Les chiffres comparables portent sur le revenu total des familles avant impôt, mais après transferts gouvernementaux. Les données américaines sont en dollars américains tandis que les données canadiennes sont en dollars canadiens. Il faut donc convertir l'une ou l'autre des deux séries en dollars comparables. C'est que ce j'ai fait pour l'année 2009, année la plus récente pour laquelle il est possible de faire des comparaisons, en convertissant les données américaines en dollars canadiens « équivalent pouvoir d'achat québécois ». J'ai utilisé pour ce faire le taux de change PPA calculé par Statistique Canada pour la consommation individuelle effective, taux PPA que j'ai ensuite corrigé pour tenir compte du coût de la vie relativement plus faible au Québec que dans l'ensemble du Canada. La méthode générale utilisée pour ce faire est décrite ici. Le taux de change PPA utilisé pour transformer les données américaines en $ canadiens équivalent pouvoir d'achat québécois est donc 1,14896. Voici ce que cela donne:


Jean-François Lisée a au moins raison sur une chose: nos pauvres sont moins pauvres qu'aux États-Unis. En 2009, les 20 % les moins riches de nos familles touchaient un revenu supérieur à celui des 20% les moins riches des familles américaines. L'écart en faveur des familles québécoises était dans ce cas de 627 $. Pour toutes les autres familles cependant, l'écart de revenu était nettement en faveur des Américains. Au niveau du troisième quintile de la distribution des revenus, quintile souvent jugé représentatif de la classe moyenne, l'écart en faveur des familles américaines atteignait pas moins de 9 513 $. Et au niveau des classes moyennes supérieure et supérieure, l'écart favorable aux familles américaines explosait littéralement. Pour l'ensemble des familles, on parlait d'un écart moyen de 17 704 $ favorable aux Américains.

Je regrette donc d'informer les « néo-jovialistes » qu'il est « faux, archi-faux », pour reprendre l'expression chère à Jean-François Lisée, de dire que 99 % des Québécois sont plus riches que 99 % des Américains. En réalité et bien malheureusement, 80 % des familles québécoises sont plus pauvres que 80 % des familles américaines. Je ne m'en réjouis pas. Je ne fais qu'informer.
Pour rester dans le domaine de l'information, je tiens aussi à attirer l'attention des lecteurs sur deux choses :
  1. L'année 2009 représente une année particulièrement difficile pour les États-Unis [et note du carnet : bonne pour le Québec, depuis la situation du chômage hier favorable au Québec s'est inversée]. Les données présentées sous-estiment donc probablement l'écart de revenu favorable aux familles américaines.
  2. Les données utilisées incluent les transferts gouvernementaux et donc, dans le cas du Québec, les transferts fédéraux aux personnes. Les Québécois sont moins riches en moyenne que les autres Canadiens. Ils paient donc en moyenne moins d'impôt personnel fédéral que ce que justifierait leur poids démographique. Conséquemment, ils reçoivent un transfert personnel net en provenance du reste du pays. En cas d'indépendance, ce transfert personnel net n'existerait plus et l'écart de revenu favorable aux familles américaines serait donc encore plus grand.

En somme, il n'y a pas lieu de pavoiser. Évidemment, cela ne constituera une surprise pour personne, mis à part Jean-François Lisée et quelques-uns de ses admirateurs. À ceux-là je dis tout simplement : les lunettes roses c'est bien, mais les lunettes claires c'est beaucoup mieux. »

(Quelques changements typographiques)




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Après l'homophobie, l'islamophobie... l'athéophobie ?

L’évêque de Raphoe, Mgr Philip Boyce, est poursuivi par un militant laïciste suite à une homélie prononcée lors d’une retraite au sanctuaire marial de Co Mayo en août dernier. Dans ce sermon, intitulé Avoir confiance en Dieu, l’évêque a décrit le catholicisme comme « attaqué de l’extérieur par les flèches d’une culture laïque et athée » puis, plus loin, que « la marque distinctive des chrétiens, c’est le fait qu’ils ont un avenir, non qu’ils connaissent tous les détails qui les attendent, mais ils savent en termes généraux que leur vie ne finira pas dans le vide .

Ces deux passages sont mentionés dans la plainte de John Colgan, un militant athée qui affirme que « des déclarations de ce genre sont une incitation à la haine des dissidents, des en-dehors de l’Église, des laïques.»

Le ministère public irlandais a reçu la plainte et mène actuellement une enquête.

Source : Irish Central




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Prochainement : mariage forcé à la canadienne par juges suprêmes interposés ?

Mathieu Bock-Côté et l'emprise croissante des juges qui devront prochainement statuer pour savoir si les conjoints non mariés ont les mêmes droits que les époux.

« Le mariage forcé pourrait bientôt s’imposer au Canada. Vous ne le savez pas? C’est que vous n’avez pas suivi l’affaire Éric et Lola. Je la résume.

Éric est un milliardaire. Lola était sa concubine. Ils ont eu des enfants. Sans se marier. Ils se sont séparés. Lola veut une pension pour ses enfants. Ça va de soi. Mais aussi pour elle-même. L’enjeu: est-ce que les conjoints de fait devraient avoir les mêmes droits que les couples mariés?

Tout un débat de société, non? Justement pas. Parce que la société n’a rien à dire. Les gens peuvent bien penser ce qu’ils veulent. Cela ne compte pas. Tout se passe devant les tribunaux. Et maintenant devant la Cour suprême. C’est elle qui décidera.

Pouvoir démesuré

On parle souvent du gouvernement des juges. Depuis 30 ans, ils se sont donné un pouvoir démesuré. Au Canada, certes. Mais partout ailleurs en Occident. Le plus souvent au nom des « droits de la personne » et du « droit à l’égalité ». Évidemment, eux-seuls se donnent le droit de les définir.

Le gouvernement des juges est fondé sur un paradoxe: il se prétend démocratique, mais il méprise le peuple. Car le peuple serait dangereux et immature. Laissé à lui-même, il brimerait les minorités. On va donc le déposséder. Et castrer ses élus.

Les juges ne se contentent plus d’appliquer la loi. Ils l’inventent

Les juges ne se contentent plus d’appliquer la loi. Ils l’inventent. La fabulent. Au nom de la sacro-sainte Charte des droits. On sait déjà qu’ils décident en matière d’accommodements raisonnables. Qu’ils interdisent ou non la prière dans les conseils municipaux. Maintenant, ils veulent définir la famille derrière des portes closes.

Chose de plus: le gouvernement des juges a fait alliance avec celui des faux-experts. Ils se croient scientifiquement supérieurs. Ils peuplent la bureaucratie. Cette dernière a un objectif : mettre en tutelle une population qu’elle infantilise. Au nom de l’évolution des mentalités.

Bric-à-brac étouffant

Lorsque le bureaucrate entend parler du bon sens, il n’y voit qu’un bric-à-brac étouffant de préjugés vieillis sentant le moisi. Il est fait pour s’entendre avec le juge : lui aussi pense que le peuple, laissé à lui-même, se vautrera dans la bêtise.

Cela nous ramène à notre question : est-ce vraiment aux tribunaux de révolutionner d’un jugement tout le droit familial ?

Si la Cour suprême tranche en faveur de Lola, elle mariera de force des centaines de milliers de couples. Il s’agirait d’une décision de portée révolutionnaire. Il s’agirait d’une décision autoritaire. Et profondément antidémocratique.

Sans tuteurs
Les conjoints de fait devraient-ils avoir les mêmes droits que les couples mariés? Peut-être. Ou peut-être pas. À mon avis, les individus devraient avoir le droit de s’associer librement et de décider s’ils veulent ou non se marier.

Nous devons cesser de croire que les gens ne savent pas ce qu’ils font. Vivre dans une société libre, cela implique de croire au moins minimalement que les gens sont capables de mener leur vie sans tuteurs.

Mais surtout, ce n’est pas aux tribunaux à nous imposer leur conception de la famille.

Ce n’est pas aux juges en croisade et aux avocats qui voient venir le marché lucratif des divorcés-non mariés de décider des règles de la société dans laquelle nous vivrons. »




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samedi 28 janvier 2012

« Ex-adéquistes peu séduits par le nouveau Parti conservateur »

« Ex-adéquistes peu séduits par le nouveau Parti conservateur » c'est le titre d'un article de La Presse de cette semaine. Un de ces articles de la presse sérieuse, rémunérée mais déclinante.

Remarquons d'abord l’ambiguïté du titre : s'agit-il de tous les ex-adéquistes, de la majorité, de quelques-uns ? À la lecture de l'article, on se rend compte que le journaliste professionnel, Paul Journet, relate en tout et pour tout l'opinion de TROIS ex-adéquistes : Claude Garcia, Adrien Pouliot et  Joanne Marcotte.

Or que reprochent Claude Garcia et Adrien Pouliot au Parti conservateur du Québec (PCQ) ? La « question religieuse » ! Ajoutons tout de suite qu'Adrien Pouliot déclare : « Je dois me familiariser avec leur programme ». Bref, il s'agit de l'avis de trois personnes peu renseignées sur l'objet de leur critique. Certains esprits mal intentionnés pourraient se demander pourquoi elles en parlent alors et si le journaliste n'a pas posé la question de la « religion » à ces trois ex-adéquistes, afin de diviser les orphelins de l'ADQ.

Car, dans le programme encore préliminaire du PCQ auquel font référence ces trois anciens adéquistes, le seul point lié à la religion est la liberté de choix des parents en matière d'éducation éthique, philosophique ou religieuse. C'est la seule mention à un aspect religieux dans l'esquisse de programme du PCQ dévoilé lors d'une précédente conférence de presse.

Mais
  • L'ADQ avait la même position, ces ex-adéquistes étaient-ils déjà déçus de l'ADQ ?
  • Ces ex-adéquistes disent défendre plus de liberté et de responsabilité personnelles et sont pour moins d'intervention de l'État. Comment peuvent-ils s'opposer alors à ce que des parents, religieux ou non, puissent avoir le choix de la formation morale, philosophique ou religieuse de leurs enfants ?
Lassé de ces accusations et de ces amalgames, dignes de Radio-Canada à l'encontre des parents de la CLÉ, Luc Harvey, président du PCQ, a réagi : « Je suis tanné de ces niaiseries-là » en faisant référence à ces réserves d'ex-adéquistes. « Tout ce qu'on dit, c'est que c'est aux parents de faire l'éducation morale de leurs enfants. On respecte la séparation entre l'Église et de l'État », a-t-il lancé. M. Harvey dit n'aller à la messe que pour les funérailles ou Noël. Il ajoute ne pas se positionner sur l'avortement, le « mariage » homosexuel et l'euthanasie. « C'est de compétence fédérale, et on respecte ça », dit-il.

Mais on croit comprendre que cet article et ces réflections trahissent davantage des préjugés liés à la présence de certaines personnes au sein du PCQ (notamment, « Jeff » Plante) et non pas une critique objective basée sur des faits et sur le programme réel du Parti conservateur du Québec.






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vendredi 27 janvier 2012

Jacques Brassard sur le PQ et son abandon de l'école et de la défense de l'identité québécoise

Chronique de l'ancien ministre péquiste Jacques Brassard sur le PQ et sa radicalisation à gauche :
« Comment les électeurs peuvent-ils faire confiance à un parti qui s'entredéchire brutalement sur la place publique ?

On comprend alors pourquoi Pauline Marois n'a pas voulu guerroyer sur deux fronts et qu'elle n'a pas résisté à l'autre aile radicale, l'écolo-gauchiste. Le programme est donc resté un programme social-démocrate orthodoxe, fondé sur l'interventionnisme étatique et de nouvelles dépenses massives. Par conséquent, un programme déconnecté de la réalité du Québec contemporain faite d'un endettement incontrôlé et d'une fiscalité excessive. On y a ajouté, pour faire tendance, le bric-à-brac de l'idéologie verdoyante.

Cet ancrage à gauche explique, par exemple, le recrutement de candidats écolos « pur jus ». Et aussi, chez certains députés paniqués, cette tentation délirante de s'allier avec Québec Solidaire, un parti résolument socialiste, pour ne pas dire communiste. Tant qu'à déraper, faisons-le plus grand-guignolesque possible, n'est-ce pas ?

Mission oubliée

Et pendant que le PQ se préoccupe de conserver la corpulence de l'État et s'engage à donner vie aux lubies écolos hostiles au développement, il oublie la mission d'origine du nationalisme québécois, soit la défense et le renforcement de l'identité nationale.

Notre langue est de nouveau en position de recul. L'école est devenue la proie d'une technocratie déracinée qui en a fait un laboratoire du multiculturalisme ou l'on inculque à nos enfants le relativisme moral, l'oubli de notre parcours historique et le rejet du patrimoine et des valeurs issus de notre appartenance à l'Occident judéo-chrétien. De plus, nous sommes incapables d'intégrer convenablement les nouveaux venus, ce qui accentue le processus de minorisation dans la région de Montréal.

Dans ces heures sombres que nous vivons comme nation, en plein désarroi identitaire, on aurait pu espérer que le PQ, plutôt que de s'engluer dans l'écolo-gauchisme, retrouve sa raison d'être et son âme et mette en branle une grande offensive contre le multiculturalisme d'État dans le but de renforcer l'identité nationale. Si l'on veut que la souveraineté demeure une option d'avenir, il est impérieux de stopper le dépérissement identitaire qui mine la nation. »




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Élève intimidé par la direction de son école après un article où il donne son avis sur l'adoption par des homos

Plus tôt ce mois, Brandon Wegner, 15 ans, un élève en secondaire IV (3e ou seconde système français) dans une école du Wisconsin a écrit, à la demande de la rédaction du journal étudiant de son école, un article où il s'opposait à l'adoption d'enfants par des homosexuels. Une autre élève, Maddie Marquardt, adoptait la position inverse dans un article placé en vis-à-vis de l'opinion du jeune Wegner. Mlle Marquadt adoptait le point de vue qu'on ne peut déterminer si quelqu'un est un parent convenable en considérant son  « orientation sexuelle ».


Le journal étudiant est paru comme encart dans le journal local de Shawano, le Shawano Leader (7 000 exemplaires quotidiens). Peu après, la direction de l'école décida de supprimer ces deux textes des derniers exemplaires du journal étudiant qui devaient être distribués à l'école. Cette décision faisait suite à la plainte d'un homosexuel de Shawano à qui l'article de Wegner avait déplu. Les administrateurs de l'école ont présenté leurs excuses pour ce texte et décidé de retirer la page au complet du journal de l'école.

Mais voilà qu'un avocat auprès du Conseil pour la liberté (Liberty Counsel), un cabinet d'avocats à but non lucratif spécialisé dans la protection des droits garantis par le premier amendement de la Constitution américaine (liberté d'expression, de religion), a décidé de défendre le jeune Wegner.  Me Harry Milhet a déclaré que la liberté d'expression de l'étudiant avait outrageusement été violée.

Selon Me Mihet, la rédaction du journal a demandé à Wegner de s'exprimer sur l'adoption par des homosexuels. Dans son article d'opinion, l'élève de 15 ans déclare qu'un enfant à droit à avoir un père et une mère. Il cite également la Bible et conclut que « permettre l'adoption par des couples homosexuels est une abomination dans une société chrétienne. »

Pour Me Mihet, peu importe si on est d'accord avec l'adoption d'enfants par des couples homosexuels  : «  Il n'a fait qu'exprimer son opinion sur un sujet particulier, une opinion que certains approuveront et d'autres désapprouveront, mais une opinion qui est protégée de façon absolue par le premier amendement de la Constitution. »

Todd Carlson, directeur de l'école, aurait également forcé Wegner à rater des cours pendant des heures, l'aurait retenu pendant ce temps dans son bureau en compagnie d'autres adultes et aurait tenté de l'humilier pour avoir écrit cet article. Le tout sans avoir prévenu les parents de Brandon. En ce faisant, Wegner aurait raté un examen.

« Le directeur  lui a dit qu'il avait violé la politique de non-intimidation de l'école » de déclarer Mihet. « Le directeur l'aurait qualifié d'une kyrielle de qualificatifs humiliants. » Todd Carlson a demandé à Brandon Wegner s'il « regrettait » ce qu'il avait écrit. Lorsque Brandon a déclaré qu'il ne regrettait rien et qu'il maintenait son point de vue, le directeur Carlson lui a dit qu'il « devait être l'un des enfants les plus ignorants avec qui il avait jamais eu à discuter de ce sujet » et que « nous avons le droit de te renvoyer si nous le voulons » et que sa colonne l'avait « personnellement offensé, je sais donc que tu as offensé d'autres personnes ! »

Le bureau d'avocats menace désormais de poursuivre le district scolaire de Shawano si celui-ci ne présente pas des excuses au jeune Wegner intimidé d'une manière inacceptable par le directeur de son école. Le Conseil pour la liberté exige également que le district garantisse clairement aux élèves et aux parents qu'il respectera à l'avenir la liberté d'expression  des élèves journalistes, liberté enchâssée dans le premier amendement.

Le directeur Carlson affirme que la seule mesure qu'ait prise l'école est de supprimer les points de vue en faveur et contre l'adoption par des homosexuels dans le journal de l'école.

Toutefois, Me Mihet affirme que l'école de Brandon Wegner l'a informé qu'il ne pouvait plus écrire dans le journal étudiant, ce qui est évidemment une très mauvaise nouvelle pour tous les élèves en journalisme : « les jeunes élèves en journaliste doivent tous craindre aujourd'hui d'être punis s'ils abordent un sujet controversé, car leur sort pourrait être le même que celui de Brandon » a-t-il conclu.



Reportage de Fox News sur le sujet (en anglais)







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